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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Mira Calix

Eyes Set Against the Sun

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L’ancienne Djette résidente des clubs londoniens (sponsorisés par Warp) se peaufine dans une complexité sonore éprouvante qu’offre son troisième album « Eyes Set Against the Sun ». Boucles bruitistes, breaks minimalistes et nappes orchestrales, synthétiques ou instrumentales matérialisent une humeur dénudée, cyclique et fusionnelle. Mira Calix (aka Chantal Passamonte), dame de cœur, pique dans le ressenti et dévoile son être sous des compositions sensibles parcourues de chœurs et de cordes (l’archet de Ciaran Mc Cabe). Une musique de phase, contemporaine et expérimentale où l’alliance de l’école classique (Streetwise Opera, Britten-Pears Orchestra, Woodbridge School Junior Chair) et de tonalités électroniques se projette dans une dimension bipolaire. L’apprentie surdouée, élevée à l’electro de Ninja Tune et Warp (Strictly Kev et ses mentors Derrick May, Aphex Twin, Boards of Canada), module les tonalités dans une sphère de performance symbolique pour en libérer des compositions parfaitement abouties.

 

 



Le Singe Blanc

Strak

Écrit par

Fruit illégitime de la fornication clandestine entre Magma et Nina Hagen et de leurs scandaleux ébats dans les divans de Frank Zappa, où ils séquestrèrent la basse de Jean-Jacques Burnel (Stranglers) à des fins perverses, Le Singe Blanc est bien ce mutant névrotique qui exigea un jour un prélèvement génétique sur Rita Mitsouko afin d'en obtenir un aveu de paternité (NDR : promesse solennelle à notre vénéré rédacteur en chef : je m'engage à ne plus jamais lui infliger une si longue phrase, sauf si LSB ressort un CD). Débouté, il se tourna vers la musique sans savoir si c'était pour s'évader ou se venger du monde. Son indie free rock alien est certes plus allumé qu'un pétard de marijuana aromatisé aux stéroïdes, mais quand même beaucoup moins nocif qu'une soirée Starac'. Il est en fait aussi savoureux que la morue aux fraises assaisonnée de mayonnaise chantilly aux câpres ; celle que Gaston Lagaffe flambait au pastis. Je m'en ressers une seringue. Tot straks!

Tutty Moreno featuring Joyce

Magica

Écrit par
Saluons la réédition de « Tocando Sentindo Suando », initialement sorti en 1981 sous l'enseigne Tutty Moreno and Friends et depuis longtemps épuisé. A l'époque, l'illustre batteur Tutty Moreno était surtout connu chez nous pour ses contributions aux travaux de divers jazzmen respectés, comme Ernie Watts. Mais il était aussi une figure importante de la musique populaire brésilienne et ne fut pas étranger aux divers métissages dont le jazz s'enrichit dans les années 70 et 80. Cet album constituait d'ailleurs l'acte de naissance du samba-jazz. Retour d'ascenseur, Tutty avait à l'époque bénéficié de la collaboration de sa compagne Joyce, elle-même reine du folk-jazz, à la guitare. La carrière de Joyce sera finalement plus profitable que celle de Tutty d'un point de vue commercial. Et cette dernière a souvent interprété sur scène la première plage de ce CD (« Magica »). Ce qui explique les très opportunistes changements de nom et de titre de cette réédition. Aux actuels amateurs de samba, de jazz fusion et de belles percussions, l'oeuvre ne paraîtra plus aussi innovante, bien sûr. Mais elle reste un jalon essentiel de l'histoire du jazz.

Carrie Rodriguez

Seven Angels on a Bicycle

Écrit par

La vieille bagnole attaquée par la rouille et le mobile-home défraîchi qui ornent la pochette annoncent la couleur. Et les bottes de la superbe Carrie Rodriguez ne démentiront cette impression première ; pas plus que les premières plages de ce CD. On glisse d'un folk/country tranquille à un traditionnel western au violon contagieux, avant de savourer deux ballades paresseuses, écrasées de soleil et teintées de banjo ou de slide guitar. On a bien affaire à un très classique album de rock sudiste au parfum du bayou. Si Carrie ne révolutionne pas le genre, elle ne démérite pas non plus, signant elle-même quatre des douze compositions qu'elle chante avec talent et conviction. On pense parfois à l'une de ses aînées. : Emmylou Harris. Ou encore Linda Ronstadt. Mais aucune référence ne vient réellement encombrer cette œuvre authentique et sincère, sans artifice, souvent intimiste et discrète. Me concernant, j'avoue un petit faible pour les titres « Big Kiss », « Got your Name on it » et « 50s french Movie ».

 



Seeed

Next!

Écrit par

Jouissant d’un solide succès au sein de son Allemagne natale, les Seeed sortent la version internationale de leur troisième album. Ils explorent la plupart des styles créés en Jamaïque, principalement du ragga mais aussi un peu de ska et de reggae ‘one drop’. Les trois mc’s du groupe (Enuff, Ear et Eased) sont soutenus par une large formation de musiciens dont l’apport est solidifié par une grosse dose d’électronique diligemment utilisée. Un disque copieux où les invités de marque se bousculent : Cee-Lo Green (Goodie Mob, Gnarls Barkley), Saïan Supa Crew, Anthony B, Lady Saw, Angelo Moore (Fishbone). Même si leur ragga ne manque pas d’efficacité et doit faire mal sur les dancefloors, il est un peu trop convenu pour passionner. Les titres davantage orientés vers le format ‘chanson’ se révèlent d’ailleurs les plus passionnant. « Double Soul », « Rise & Shine », « Waterpumpee », « She Got Me Twisted », « Slowlife » ou encore le ska de « Goosebumps » pourraient même rencontrer un certain succès si les radios se risquaient encore à passer du reggae. Reste que ce « Next ! » est un travail de qualité. Caractérisé pat un son énorme et une production imaginative, il mérite manifestement l’écoute.

 

 

 



Arpia

Terramare

Écrit par

Au fil des 20 années écoulées, le projet Arpia, à l'écho philosophique et existentiel, a trouvé son expression au travers de spectacles où se mêlent musique, mais également théâtre et mime, suivant un modèle proposé dans la littérature du XIXe siècle. Le titre de cet opus fait référence à la mer et la terre, envisagées comme partenaires de l'expérience érotique et sexuelle universelle (sic!). Musicalement, ce CD propose un néo-progressif italien assez sobre et accessible, à raisonnable distance du CV mystico-pédant du groupe, acoquiné à un métal discrètement dark mais toujours très bien élevé. Le côté théâtral du chant, en italien, passionné mais sans outrances et servi par une bonne voix, vient en contrepoint de la guitare grasse et d'une rythmique souvent puissante et mélodique. Plus rarement, la lead guitar intervient en longues notes lyriques. Les claviers, quant à eux, restent toujours très discrets et le groupe invite une chanteuse en duo sur plusieurs titres. Malgré une facture très classique et l'absence de véritable trait de génie, ce CD tient plutôt bien la distance. On pointera même plusieurs titres, dont « Piccolina » et son beau crescendo, la lancinante « Mari », ainsi que « Monsieur Verdoux » et sa paradoxale joyeuse énergie. Par contre, on peut toujours chercher une concordance entre le thème général et son expression musicale. A moins que ces Italiens aient un humour second degré qui m'échappe. Ce dont je m'excuse par avance. En définitive, une agréable découverte.

 

 

 

Tin Hat

The Sad Machinery of Spring

Écrit par
Quand cinq multi instrumentistes géniaux se rencontrent, une explosion se produit instantanément. Tout comme le regard surréaliste que portait Bruno Schulz sur le monde, l'imaginaire prend la parole. Fruit d'une connexion télépathique, « The Sad Machinery of Spring » est un hommage fidèle à cet artiste judéo polonais, peintre et écrivain solitaire, qui brandissait sa république des rêves. Transgressant les frontières pour une lecture écorchée de virtuosité, le quintet new yorkais bouleverse les mesures dans un génie d'orchestration. L'oeuf que forment Mark Orton et Carla Kihlstedt (accordant leurs pianos, guitares, violons ou harmonicas) éclot sur une paille brûlante d'éclectisme sous l'égide de l'école classique trempée de jazz, de folk et d'ethnique. Ils seront rejoints par Ara Anderson (trompette, piano, clavier, sax baryton), Ben Goldberg (clarinette alto et contre alto) et l'hallucinante harpiste Zeena Parkins (présente sur la scène rock aux côtés de Mike Patton) pour un voyage poignant en plein coeur de la poésie sonore. Utopiste, fabuleux et riche de perceptions, le vaisseau Tin Hat ballotte sur des eaux ensorcelantes (« The Secret Fluid Of Dusk », « « Daisy Bell » et la voix nourricière de Kihlstedt), à l'énergie captivante (les vibrations balkaniques de « Blind Paper Dragon ») voire dévorante (« Dead Season », « Janissary Band »). L'opus s'ouvre telle une tragédie baroque et sublime. A l'instar de l'oeuvre de Schulz. Ad vitam æternam. `Aucun rêve, si absurde soit-il, ne se perd dans l'univers. Il y a en lui une faim de réalité, une aspiration qui engage la réalité, qui grandit et devient une reconnaissance de dette demandant à être payée.'

Various Artists

Back to mine "Mercury Rev"

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Le principe est simple. Un artiste expose ses influences en obtenant carte blanche à l’élaboration d’une compilation séminale. Voici venu le tour des schizophrènes de Mercury Rev. Tout d’abord chantres d’une musique psychédélico-psychopathe, à faire pleurer d’effroi Travis Bickle en personne, les Américains ont muté en orfèvres dream-pop envahissant les ondes presque à leur insu. Une route pavée de succès. Mais à trop vouloir se prendre pour l’Alice de Lewis, Jonathan a récemment provoqué chez nous un vif et malheureux écœurement. Quoi qu’il en soit, cette compilation fait preuve d’un bon goût manifeste passant du Bowie de « Low » à Nico via les allumés Suicide. Des sélections évidentes comme Spacemen 3 ou Galaxie 500 côtoient d’autres plus inattendues comme Georges Jones et le très grand Pharoah Sanders. Le groupe, sympa (ou malin, c’est selon), dépose une ritournelle rare au bord du chemin. Tout au long du disque, une musique inspirée et inspirante. Voyager aux frais du groupe sans bouger de chez soi en quelque sorte.

 



The Heritage Orchestra

The Heritage Orchestra

Écrit par

The Heritage Orchestra renoue avec la grande tradition des 'big bands', puisqu'il compte en ses rangs jusqu'à 43 musiciens, essentiellement partagés entre cordes et cuivres, mais incluant aussi une solide section rythmique électrifiée tout en laissant de l'espace à l'un ou l'autre soliste. En moins de deux ans, les prestations scéniques du band (notamment au festival de jazz de Montreux) ont éveillé suffisamment d'intérêt auprès du public pour entraîner un enregistrement studio. Le répertoire jazz/funk/soul de ce CD associe des reprises (Chris Bowden de Ninja Tunes) et des compositions propres du leader Jules Buckley, toutes drapées de grandes orchestrations. Même si on est très loin du mémorable « Apocalypse » de Mahavishnu Orchestra (NDR : malgré ses trente ans d'âge il paraîtra fort expérimental par rapport à cet opus éponyme), avouons que ce disque assène un coup de jeune au genre tout en respectant son héritage.

 

Various Artists

Goovadelia : 21st century spanish groove

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Enlace Funk fête ses dix ans dans le business et s’associe à Vampisoul pour publier ce double aperçu de la scène groove espagnole émergente. Nous retrouvons ici une ribambelle de groupes plongés en apnée la plus totale dans la musique black estampillée seventies. On imagine volontiers cette clique de fervents en admiration devant leurs posters de Georges Clinton et de Curtis Mayfield, tout en trippant sur Sly et sa famille, complètement ‘stones’. On a donc droit à un festival de guitares syncopées, d’orgue Hammond charnel et de cuivres enjoués. Avec plus ou moins de succès. Certes, certains s’en sortent admirablement dans leur tambouille funky salace alors que d’autres s’enlisent dans une soupe fade et indigeste. Ces derniers manquant singulièrement de… groove. Un peu con, non ? Plutôt qu’un lapidaire copier-coller, une réactualisation du propos eut été plus captivante. Un disque simple aurait largement suffi à nos oreilles curieuses. En conséquence, et même si la démarche ne manquait pas d’attrait, voici ce que Vampisoul nous a proposé de moins convaincant depuis bien longtemps.



Foo Fighters

Skin And Bones

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A priori, renaître des cendres d’une formation aussi mythique que Nirvana était un pari risqué. Dave Grohl ayant évité les abîmes de l’oubli et, d’une main de maître, mené ses Foo Fighters au sommet de l’affiche, il est aujourd’hui quasi inutile de tergiverser sur une success story que tout le monde connaît par cœur. On rappellera simplement que le 3 juillet 1995 paraissait le disque éponyme de la formation. C’est donc 11 ans plus tard que « Skin And Bones », premier témoignage ‘live’, fait son apparition dans les bacs. En général, le gros problème des enregistrements en public réside en leur manque d’intérêt. Il s’agit en effet souvent d’une répétition sommaire des gros tubes. A la différence qu’ils sont, pour la circonstance, couverts par des cris de fans en extase. Sans oublier, bien entendu, l’ajout d’un ou deux inédits dans la playlist, pour faire bonne mesure.

« Skin And Bones », enregistré en août 2006 à Hollywood, déjoue brillamment les pièges du ‘live’ sans âme. A cette fin, la bande à Dave Grohl s’est déniché trois musiciens supplémentaires et a également fait appel à un ami de longue date. L’ex-guitariste déjanté de la formation, Pat Smear, a répondu présent à l’appel et est donc venu prêter main forte à ses anciens camarades. Grosses saturations au placard, les Foo Fighters sont alors montés au créneau afin d’offrir à leur public un délicieux set semi-acoustique. Le résultat, compilé en 15 titres sur la version audio de « Skin And Bones », est magistralement orchestré et produit. Dépouillés de tout artifice, les classiques « My Hero », « Big Me » « Everlong », « Times Like These », « Next Year » et « Walking After You » prennent une nouvelle dimension. Hormis sur « Best Of You », où Grohl en fait vocalement un peu trop, on redécouvre avec plaisir un Foo Fighters tel qu’on l’avait rarement entendu : sobre, apaisant et, surtout, captivant de la première à la dernière note. Un must pour tous ceux qui n’ont pas encore snobé la formation et, pour les autres, une bonne occasion de renouer.

 

I-tunes:

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MSN-music:

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Field Music

Tones of Town

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On se surprend à remettre les pendules à l’heure anglaise à l’écoute de cette ‘musique de champs’. Et pourtant il ne s’agit nullement de comptines pour sachets de thé et encore moins de chansonnettes poussées au comptoir comme pourrait le suggérer la pochette (et l’ouverture). Que nenni ! Sorti de la trappe, évacué du grenier, on tape dans la folk psyché aux détours d’un opéra rock, déguisé sous des arômes sixties. Andrew Moore et les frères Brewis reprennent ainsi le flambeau de Pete Townshend, David Byrne et comparses, en se plaçant dans la descendance d’un rock hallucinogène. Suivant à la lettre l’emploi du ‘do it yourself’ tapissé dans leur Eight Music Studio, le trio habille de couleurs vagabondes leur nouvel opus « Tones of Town », cadet d’un premier album éponyme aux critiques jubilatoires. Accommodant l’appareil affamé d’avant-gardisme, le trio enlace par une instrumentation mesurée, masse avec technique et stylise la pâte, dévoilant davantage un pragmatisme calculé. La retenue est mise au coin, l’absence de charisme pèse, et Field Music rate la marche de l’authenticité. Ce ne sera donc pas un retour aux sources espéré dans la lignée d’un Television, mais plutôt un survol dans une homogénéité confortable.

 

 

 

Pronghorn

Londis Calling

Écrit par

Titre et pochette interpellent : pastiches du mémorable « London Calling » de Clash, ils semblent annoncer une grosse farce. En fait, on a affaire à une bande de déjantés pratiquant un folk-punk anglo-saxon amusant où le banjo côtoie notamment l'accordéon, la mandoline et la trompette. La joyeuse énergie de ces saltimbanques modernes doit être un atout de taille pour mettre de l'ambiance lors de leurs prestations scéniques, et plus d'un club en Albion doit en garder le souvenir. Reste que sur CD, la relative stéréotypie de l'ensemble n'est sauvée que par cet iconoclaste et absolument hilarant « Smells like white spirit », basé sur un morceau phare de Cobain.



Brazen

Aura, Dora

Écrit par

Deuxième album de ce groupe suisse, « Aura, Dora » s'introduit en douceur et nous convie à un voyage musical parsemé d'émotions discrètes et longues en bouche. Délibérément assises sur leurs fondations sixties/seventies, volontiers psychédéliques, dix plages finement tissées entrelacent harmonies vocales, mélodies suaves et une instrumentation riche où les guitares se taillent la part du lion. A l'auditeur le privilège de jouir du défilement très fluide d'une pop progressive délicate, élégante et audacieuse malgré, parfois, son apparente légèreté. Croisement improbable entre les Byrds et Pineapple Thief, cousin éloigné d'un Coldplay libéré de tout formatage, Brazen se soucie plus d'authenticité et de créativité que d'entrée en bourse. Ici, le groupe convie un quintet de cuivres du plus bel effet (magnifique « Calling Seasons »). Là il parfume ses mélopées de sitar. Et ses plages les plus nonchalantes côtoient l'une ou l'autre séquence effervescente (« Ordinary Song », « Fuzzy Cloud ») ou contrastée (« The Escapist »). Cet elpee ne vous bouleversera sans doute pas à la première écoute. Mais accordez-lui plusieurs auditions et il ne vous quittera plus.

 

 

 



Pain Of Salvation

Scarsick

Écrit par

Pain Of Salvation est tout, sauf un groupe fédérateur. Il faut bien avouer qu’on ne rencontre pas à chaque coin de rues un combo de progressif n’hésitant pas à inclure dans ses compositions des influences néo-métal, world, emo et même disco ! (Le titre « Disco queen », parodie des Scissors Sisters, fera dresser les quelques cheveux qui restent sur les crânes des fans de Yes et du Roi cramoisi!)

Exit les concepts complexes teintés de funk, « Scarsick » démarre sur les chapeaux de roues sur un riff limite industriel, aromatisé d’effluves arabisantes et de couplets chantés à la Korn ! Et la suite confirme la nouvelle orientation empruntée par le concepteur d’un « Be », œuvre préludant une nouvelle orientation sonore. On se demande ainsi parfois si la totale remise en question du groupe n’a pas été planifiée pour séduire les jeunes générations chez qui Pink Floyd et Porcupine Tree riment avec ‘ringard’ et ‘pétard’. Plus atypique, le titre « America » permet de goûter au jeu du nouveau bassiste de Pain of Salvation. Chargé de groove et d’accents ‘humoristiques’, le skeud dévoile encore une autre facette de la formation qui ne craint pas les retours de manivelle des ‘intégristes prog’ du genre : ‘Nous on écrit ce qu’on veut car la liberté artistique est notre credo, un peu comme les rédacteurs de Musiczine !!’ Des morceaux comme « Kingdom of Loss » et « Idiocracy » apportent sans nul doute le pain quotidien aux fans habituels de POS. Plus classiques dans leur construction, parcourus de solos de guitares aériens voire floydiens, ils s’inscrivent dans la lignée de « The Perfect Element Pt.1 ». Mais « Enter Rain », (NDR : une conclusion de près de onze minutes) révèle des musiciens unis, talentueux et diablement anticonformistes ! Pain Of Salvation a peut-être, sans le vouloir vraiment, créé un nouveau style musical : le métal sans frontières. Avant de digérer cette aventure d’un genre nouveau, plusieurs écoutes s’avèrent indispensables. Du ‘space’ de chez ‘space’ !




Josh Groban

Awake

Écrit par

On avait Bocelli, on a désormais Groban. Josh Groban est l’un de ces rares tenants de l’art lyrique à se tenir sur le devant de la scène, du fait d’une exposition médiatique relativement importante. Découvert il y a quelques années dans la série « Ally McBeal », il doit surtout son succès au single « You Raised Me Up », une reprise de la formation celtique Secret Garden, qui a réussi à se hisser au sommet des charts pour devenir un classique au pays de l’Oncle Sam. « Awake », troisième essai studio, reprend les mêmes principes que ses prédécesseurs : trois ou quatre titres originaux perdus dans une mer de reprises. Groban suit également à la lettre les règles du genre : interpréter les compos de la manière la plus mielleuse qui soit et utiliser la puissance de sa voix au bon moment. De quoi faire frissonner les demoiselles. Pour « Awake », le jeune homme a également fait appel à de grands noms tels que Herbie Hancock (un « Machine » aux accents 80’s r’n’b assez moyen), Ladysmith Black Mambazo (les ritournelles « Weeping » et « Lullaby ») ou encore Imogen Heap. Coécrit par cette dernière, « Now Or Never » est, par ailleurs, l’un des seuls titres à véritablement sortir du lot, aux côtés du resplendissant « So She Dances ». Même s’il est ici rendu plus accessible par un ton majoritairement pop, le genre lyrique peut très vite devenir barbant pour une oreille peu habituée. Mais on ne peut que saluer l’interprétation magistrale de Groban qui atteindra sans aucun doute le cœur de sa cible, au propre comme au figuré.

 

 

 

 

 



Thot

The huffed hue

Écrit par

Thot, dieu égyptien de l'écriture et de la science. Patronyme adéquat pour un projet radicalement expérimental, affilié à l'electro-garage. Même si elle a pu compter sur de précieuses complicités, cette réalisation belge est essentiellement portée par un seul homme, Greg Fray. Le bonhomme lance des idées intéressantes et ne manque pas d'audace dans les aventures sonores et le développement réussi d'ambiances post-rock parfois envoûtantes. Mais le tout est fort handicapé par un chant systématiquement exaspérant. On ne peut que souhaiter à Thot de maintenir le cap d'une voie musicale intéressante, tout en concédant à l'esthétique quelque partage du pouvoir. A surveiller.



Pitbull

El Mariel

Écrit par

Originaire de Miami, cet emcee aux racines cubaines avait écoulé 600 000 exemplaires de son premier opus « M.I.A.M.I. ». Rappé en espagnol et en anglais, ce disque risque fort d’en faire autant. Une œuvre dont le patronyme a été emprunté au bateau qui amena des milliers de réfugiés cubains sur les côtes américaines, en 1980. Le même navire qui embarqua Tony Montana jusqu’aux USA lors du sanglant « Scarface » de Brian De Palma. « El Mariel » porte à son bord les productions musicales chères à Lil Jon, le roi du crunk, les inévitables Neptunes, le revenant Wyclef Jean et même le Jamaïcain Don « Vendetta » Bennet (Sean Paul, Sizzla, etc.). Pitbull possède un flow tout terrain capable de surfer -et à merveille- sur les rythmiques très électros qui composent ce disque, habile recyclage des sonorités d’Afrika Bambaata en beaucoup plus dansant. L’essentiel d’ « El Mariel » a été taillé pour les pistes de danse ou les clubs de fitness ; et il faut avouer que la mission est largement accomplie. Ce disque recèle une sacrée fournée de tubes, et même si la médiocrité des paroles (biatches, gangsters) révèle la vacuité grandissante du rap U.S., on ne peut que s’incliner face à cette machine de guerre alliant reggaeton, hip hop et crunk.

 

 

 

Les Tisserands

Les Tisserands

Écrit par
Les Cathares, religieux aux principes élevés et à la spiritualité radicale, prospérèrent pendant les onzième et douzième siècles, notamment dans le sud de la France, et furent persécutés et anéantis lors d'une croisade orchestrée par l'église catholique associée au pouvoir. Comme leurs idées étaient en vogue parmi les marchands d'étoffe, ils reçurent le sobriquet de 'tisserands'. C'est à eux que ce CD rend hommage. Des musiciens issus de trois formations (Amorroma, Traces, Zefiro Torna) se sont associés à ce projet. Les textes sont de quelques troubadours d'époque. La musique, regroupant une majorité de créations originales, respecte scrupuleusement les musiques anciennes et traditionnelles, qu'elle célèbre aux sons d'instruments acoustiques (flûtes, cornemuse, harpe celtique, bouzouki, vielle, luth, etc.). Elle puise sa variété dans l'étendue géographique de son inspiration. A peine ose-t-elle très rarement une concession à la modernité via une légère coloration jazz. Souvent dépouillée et mélancolique, cette oeuvre bien documentée fait place à quelques bourrées à la vocation plus festive. Si vous êtes adepte de ce genre d'approche musicale, le résultat est ici hautement digne d'intérêt.

Johnossi

Johnossi

Écrit par

Si Johnossi était le nom d’un animal, ce serait celui d’un diptère ailé crachant des plumes. Suspendus aux écailles douillettes de leurs amplis, John Engelbert et Ossi voltigent. Et le duo suédois adhère sans mal aux cordes acoustiques, délivrant leur premier numéro éponyme et cupidonesque sur une piste pop rock friande de bons sentiments. Les mains se touchent, les cœurs chavirent et les flèches fusent. Sous la coquille d’une instrumentation épurée (guitare-batterie), habitent des figures mélodiques maquillées de poudre batelée qui laissent un sourire béat. La critique scandinave s’y est abonnée et Soundtrack of Our Lives l’a supporté. En à peine 3 mois de formation, le contrat était signé (V2 Records), la bulle était gonflée et l’envolée comblée de bonne volonté. Parti d’un paysage tamisé, l’opus remplit toutes les fonctions de la perle pop, efficace et légère, ornée de petits trophées (« Man must Dance », « Family Values ») propices à l’invasion médiatique. Saluant au passage les Velvet Underground, Jack Johnson et Jeff Buckley, l’équipe gagnante de Stockholm gravit les échelons du rock romantique et prend la pause dandy pour se caser dans la gueule grande ouverte d’une discothèque affamée.

 



Lister

Elektrisch vuur

Écrit par

Ce trio hollandais guitare/basse/violon s'aventure sur un terrain en friche, seulement foulé très partiellement par les belges de DAAU.

La musique, essentiellement instrumentale, est d'inspiration traditionnelle. Alors que la plupart des formations officiant dans le genre adaptent des oeuvres existantes, Lister propose 10 créations originales sur les douze plages que comporte l'album. Et s'éloigne très souvent de ses racines par son approche très moderne. Furtivement, on a l'impression d'entendre une production post-rock à la Anathema (première partie de « Rooibos », la cinquième plage), du rock atmosphérique acoustique à la Antimatter, voire l'une de ces oeuvres minimalistes chères à Wim Mertens ou Henry Krutzen. Guitare et violon se font tour à tour rythmiques (parfois de façon fort hypnotique), aventureux ou mélodiques, réservant quelques évolutions expérimentales que le King Crimson des seventies lui-même n'aurait pas reniées. Le propos est en fait rarement enjoué (Suite de Muntenië-gigue). Bien qu'irréprochable, ce CD n'intéressera donc qu'un public très ciblé, lequel se sera reconnu dans cette chronique.