Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Arman Méliès

Les Tortures Volontaires

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Ex-leader de la formation française Enola, Arman Méliès nous inflige des « tortures volontaires » exquises, résultantes de ses nombreuses influences. Comme sa bio nous le laisse entendre, Arman s’est avalé des caisses de Low, Shannon Wright, Sufjan Stevens, Yo La Tengo et consorts. Et cela s’entend. Mais peut-être a-t-il oublié (sciemment ?) d’ajouter un nom à sa liste. Celui d’Alain Souchon, dont il semble être le digne héritier (« Low Cost », « Ivres »). Un héritier qui aurait cependant penché pour l’indie plutôt que la varièt’. De ce second essai, entre exercice lyrique et introspection, émane une séduisante force tranquille. Cette énergie flegmatique est essentiellement dégagée par les quelques morceaux instrumentaux (« Géopolitique des Brumes », « Roma Troma », « Le Retour des Caravelles ») qui font, à elles seules, tout le charme de cet opus. Ce qui nous laisse penser que ces tortures auraient pu être d’autant plus savoureuses si elles n’étaient pas corrompues par des vocalises qui, à de rares mais manifestes instants, peuvent se faire crispantes. Plus particulièrement lorsqu’elles évoquent le père spirituel susmentionné. Les « Tortures Volontaires » d’Arman Méliès charmeront les masos mais laisseront probablement de marbre les tenants du paysage audio-visuel français.

Lansing Dreiden

The Dividing Island

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Que sait-on des Lansing Dreiden ? Qu’ils sont essentiellement un projet d’art multimédia ‘qui ne voit aucune distinction entre art et commerce’, qu’ils ne jouent jamais live et refusent les interviews en tête à tête. Directement sortis de l’école Residents en d’autres termes. « The Incomplete Triangle », premier album, était divisé en trois sections indiciblement reliées. Sorte de new wave froide et visqueuse, franchement difficile à saisir et donc, forcément digne d’intérêt. Pour ce nouvel essai, les New-yorkais ont un peu lâché la bride. Mise en bouche plutôt glauque, batterie tribale à la « Pornography », avant que le morceau ne mute en fanfare que ne renieraient pas des Psychedelic Furs sous acide. Se sont peut-être même amusés, les bougres ? Et bien non, pas trop. Une pop nébuleuse à souhait, envahie de claviers et férocement influencée par les années quatre-vingt. Quelques joyeux soubresauts dispersent la brume en de rares instants mais c’est pour la refermer plus encore après leur passage. Souvent trop enflée (ces nappes de synthés) et emphatique, leur mixture sonne invariablement datée. Un choix comme un autre, certes, mais un choix pour un autre également. Des clients ?

I Like Trains (iLiKETRAiNS)

Progress - Reform

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iLiKETRAiNS ou quand les divisions de la joie se font joie de la multiplication. Depuis Interpol, les vocalises caverneuses unies à de sombres mélodies sont légion. Ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise idée. Sauf lorsqu’on sert à peine sept morceaux sans être capable de tenir la distance. Ce qui est malheureusement le cas pour ce « Progress – Reform » plein de promesses. Des promesses parfois tenues ("Terra Nova", "Citizen"), souvent brisées ("The Accident", "Stainless Steel", "No Military Parade"). Pour expliquer cette faiblesse, on pointera délicatement du doigt David Martin ainsi que la profondeur abyssale et lubrique de ses cordes vocales, d’un naturel illusoire. Le leader de la formation en fait des tonnes, ce qui résulte sur un essai bien trop étudié pour être honnête. « Progress – Reform » tient cependant la route grâce au brio du reste de la troupe qui, de ses instruments, concède à l’ensemble une intensité respectable. Ne lui reste donc plus qu’à se débarrasser de son frontman. iLiKETRAiNS pourra peut-être alors jouer dans la cour des grands.

Daniel Hélin

Mécréant

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Adieu vaches, cochons et limaces, Daniel Hélin interrompt ses revendications écolos pour s’interroger sur l’Homme. En compagnie des Velvet Sisters (essentiellement Cloé Defossez et Isabel Rocher), il présente le spectacle « Mes restes humains » au Théâtre de Poche. Suite à cette représentation, il enregistre cet album. Musicalement plus agréable que les précédents, « Mécréant » passe du blues au rock, de la bossa au jazz, du reggae afro au fanfaresque ; le tout ponctué de quelques touches kitsch. Mais l’essentiel n’est pas là. Fabuleux conteur, Daniel Hélin est la pincette pour arrêter de rêver. Joyeusement acide de nature (« Le fou qui »), tendrement cruel lorsqu’il parle d’amour (« On aurait dû »), maître de l’autodérision (« Je suis laid »), cet observateur cultive l’art du mot le plus juste possible. On ne parle pas n’importe comment de ‘ce désir répressible de tuer ses voisins ou des étrangers pour résoudre des problèmes’, l’exercice exige du style. Facile, sans doute, pour le poète génial qu’il est (le titre « Mécréant » en est la plus belle preuve). Et lorsqu’il fait l’apologie de la frite (« Fritounette »), l’envie nous prend de s’arrêter au premier fritkot venu sur l’autoroute en direction d’Ottignies, sa ville, où l’on s’ennuie comme ‘un western à Neufchâteau’ ou ‘tout Iglesias en Allemand’, mais… ‘Wavre c’est pire’. Il le dit : ‘Moi j’aime bien… les restes humains’, et il nous les fait aimer. Toutes ces petites vérités qui blessent, ça fait du bien. Puis c’est si bien fait.

Inara George

All Rise

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Coupe garçon, voix d’ange, regard féminin, Inara George à tout pour plaire. Cette jeune Américaine confectionne une ectro-folk radieuse, confortable : une musique pour rêvasser en admirant la chute des derniers rayons solaires. « All In Rise », premier album de cette belle petite princesse, contient de jolies graines de tubes. Balayées de piano et de doux arpèges, la musique d’Inara George est légère. Comme l’air, elle pourrait faire le tour du monde. Passer par l’Islande pour embrasser Emiliana Torrini. Rendre visite à Feist en se promenant au Canada ou s’échapper en Angleterre, le temps d’une ballade, en compagnie de Beth Orton. Inara George a du talent. Pour preuve, la beauté d’une chanson comme « Fools Work ». L’énergie positive puisée au cœur d’une nature mélancolique, un mode de vie ancré dans la quiétude : les chansons énamourées d’Inara George détiennent la clef du bonheur. Plaisirs instantanés, « What a Number » et « Everybody Knows » émerveillent nos sens. Inara George chante ses songes d’une nuit d’été. Nous nous laissons bercer.

Faun Fables

The Transit Rider

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Entre magie noire, conte de fée et tragédie médiévale, le folk magique des Faun Fables apporte ses surprenants ingrédients à la confection d’une potion psychédélique. A la base de ce projet, deux ensorceleuses : Nils Frykdahl et Dawn McCarthy. Tels de jolis fantômes sortis d’une forêt spectrale, les deux complices déposent un hypnotisant quatrième album dans les jardins citadins. Plus fascinant que charmant, ce nouveau disque s’inscrit dans la lignée de leurs œuvres précédentes. Soit, un folk enrichi de mythiques instruments : harpe, accordéon, flûte, glockenspiel, vibraphone, etc. Ces orchestrations confèrent à « The Transit Rider » une tension permanente.

Entre célébration folklorique et commémoration mystique, les Faun Fables instaurent un climat musical transcendantal. A l’écoute de « House Carpenter » ou « Taki Pejzaz », on ne peut s’empêcher de tourner la tête pour se rassurer. Et s’assurer qu’une gargouille n’a pas fait son entrée, profitant de la faille spatio-temporelle ouverte par ces psaumes incandescents. « The Transit Rider » n’est donc pas un disque à mettre entre toutes les oreilles. Il conviendra aux admirateurs de White Magic, Joanna Newsom et de Frodon le Hobbit.

Eagle Seagull

Eagle Seagull

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Les membres d’Eagle Seagull nous viennent du Nebraska. De Lincoln, très exactement. Un groupe qui a rencontré pas mal de difficulté à se faire connaître. A cet égard, il doit une fière chandelle à Internet. Et en particulier au portail Myspace, devenu aujourd’hui une véritable porte de sortie pour les groupes émergents. Et il n’y a pas un jour sans qu’on y découvre un nouveau talent. Eagle Seagull en est un nouvel exemple… Eagle Seagull pratique une pop rock qui doit autant à Arcade Fire qu’à Roxy Music. En beaucoup plus mélancolique. Incontournable, le piano sert de base à la plupart des compositions. Et en particulier tout au long de cet opus éponyme. Un titre phare : "Photograph". Le meilleur fragment de l’elpee, bien évidemment. Le plus dynamique. Le plus intense aussi. L’émotion y est alors à son paroxysme. Nonobstant le peu de notoriété, la formation s’est quand même produite lors de la dernière édition du festival de Dour. Et il faut reconnaître qu’elle possède tous les atouts nécessaires et indispensables pour faire la différence. Suffira simplement de mieux doser son flux d’émo et de mélo. Et pourquoi pas d’injecter davantage de rythme dans son expression sonore. Dans le cas contraire, le projet risque de disparaître aussi vite qu’il n’est apparu… Leur prochain album devrait pouvoir nous fixer à ce sujet.

 

 

Duels

The Bright Lights & What I Should Have Learned

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A Leeds, on aime les histoires de famille. Après les frangins des Cribs, voici les frères des Duels. Depuis leur plus jeune âge, Jon et Jim Foulger entretiennent des rêves de gloire. Jon se voit chanteur. Pour sa part, Jim préfère la guitare. Accompagnés de leur cousine Katherine Botterhill (claviers), de Jon Mayer (basse) et de James Kirkbright (batterie), la fratrie ne s’en laisse pas compter. D’emblée, la formation lance un grandiloquent « Brothers & Sisters ». Petit clin d’œil fraternel ou simple envolée lyrique ? Emmitouflé dans son caban de star, Jon porte sa voix vers l’avant. Evidence confondante : l’homme a été bercé aux hymnes du Floyd et de Bowie. Ensuite, c’est l’histoire de quelques pop-songs bien troussées mais sans grande originalité. Ces Duels ne sont guère dangereux. Juste malicieux.

« The Bright Lights & What I Should Have Learned », premier album du groupe, limite ses moments forts à quelques joutes de spadassin (« The Show Build », le jouissif « Pressure On You »). Pièce manquante dans ce combat inégal : le tube imparable, nécessaire artillerie pour tirer ce disque vers le haut. A l’avenir, la formation devra retravailler ses offensives. Sous peine de perdre d’autres « Duels »...

Various Artists

BO Appelez-moi Kubrick

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Film inédit sur les écrans belges, « Appelez-moi Kubrick » narre l’histoire vraie d’un olibrius qui, sans aucune ressemblance apparente, est parvenu à se faire passer pour le grand Stanley (peu de gens savaient à quoi ressemblait le cinéaste, plutôt reclus). La bande originale fait donc appel aux thèmes chers à Kubrick, « Also Sprach Zarathustra » de Richard Strauss, « Sarabande » d’Haendel ou le « Le Beau Danube Bleu » de Johann Strauss. Le « Twilight Time » du Glenn Miller Orchestra flatte toujours autant l’ouïe, rien à redire jusque là. Surgit alors une version de « L’Ode à la Joie » interprétée au Moog, qui doit même faire tressaillir de douleur le fantôme de Ludwig. Annoncés aussi, deux inédits de Bryan Adams, ce qui, pour sûr, vous font déjà tous sauter de joie. Mentionnons également une reprise du « Hello » de Lionel Ritchie. Franchement le monde a-t-il besoin de ça ? N’en jetez plus, la coupe est pleine. Un conseil ? Allez de préférence vous retaper l’intégrale de ses films. Le génie était, là, bel et bien au rendez-vous.

Various Artists

Fargo : Collection Eté 2006

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Vive les vacances, vive la musique ! On s’installe : doigts de pieds en éventail, les yeux fermés derrière les verres enfumés de nos lunettes de soleil. On se fait plaisir : la « Collection Eté 2006 » du label Fargo dans les oreilles. Les sens sont en éveil. Voici une compilation essentielle à la culture des non-initiés. Activiste, à la pointe de la qualité, le label parisien nous propose ici de revisiter son répertoire par le prisme de ses dernières sorties. En un double album et vingt titres, découvertes et valeurs sûres se côtoient.

Sur le premier volet du diptyque, les ombres de Great Lake Swimmers et la bouille de l’impeccable Andrew Bird se profilent. C’est également l’occasion de s’émerveiller face à l’un des joyaux ignorés de la pop énergique et ensoleillée : Alamo Race Track. Ces quatre Hollandais ont les armes nécessaires pour faire tomber des bataillons de fans de Radiohead, des Strokes, de Weezer et de Pavement. Aujourd’hui, il est plus que temps de les encenser à leur juste valeur. « Birds At Home », le premier album d’Alamo Race Track est une tuerie de pop moderne. Alors, pourquoi se priver ? Une compilation, c’est aussi un moyen d’appuyer des artistes par le biais d’un titre phare de leur discographie. On pense notamment à la collaboration entre White Hassle et la délicieuse Ambrosia Parsley (Shivaree) sur « You’d Be Surprised », grand moment de « Your Language », dernier album des New-Yorkais. On se laisse également porter par les comptines folk-rock de Danny George Wilson, Jesse Sykes et par la country épurée de Clem Snide. Et il faudra encore goûter au rock’n’roll burné des Lords Of Altamont.

Le deuxième disque s’ouvre en chanson française sur notre coup de cœur 2006 : Emily Loizeau. Elle chante « L’autre Bout Du Monde », chanson issue de son superbe album du même titre. Dans cette deuxième partie discographique, on reconnaît aussi les figures familières du label : Neal Casal et Shearwater. On se réjouit de rencontrer Luke Temple, nouvelle signature du label. A ranger entre les disques d’Elliot Smith et ceux de Belle & Sebastian. Plus rock mais tout aussi subtiles, les sorties de Lauren Hoffman et de Beulah (dont l’album « Yoko » est à écouter d’urgence pour tous les retardataires !). Cette « Collection Eté 2006 » nous sied à merveille ! Une compilation parfaite pour nos vacances.

Various Artists

Luaka Bop Remix

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Petit mais costaud, le label US de World Music, Luaka Bop, compte dans ses rangs le grand Tom Zé, la légende de la soul 70's Shuggie Otis, nos chères et tendres Zap Mama, la désormais prestigieuse Nouvelle Vague, ou encore la Péruvienne Susana Baca. Afin de faire parler de sa jolie galerie d’artistes, le label s’est offert les services de quelques remixeurs renommés afin de concevoir cette compilation ‘de luxe’. Nightmare On Wax, Dee-Lite, Money Mark ou encore Fila Brazilia, tous ont répondu à l'appel. Accompagnateur idéal des soirées cocktails un rien guindées, « Luaka Bop Remix » regorge de perles electro-lounge ensoleillées. On regrettera cependant l’absence des français de Nouvelle Vague dans une compilation qui aurait gagné à s’abstenir d’inclure deux remixes, tout aussi dispensables l’un que l’autre, d’un seul et même titre (« Button Down Disco » de Clinton). Quant aux morceaux de Los Amigos Invisibles revus par Masters At Work (« Bruja ») et Dimitri From Paris (« Ease Your Mind ») ainsi que ceux de Zap Mama corrigés par King Britt (« Poetry Man ») et Aaron Jerome (« Bandy Bandy »), ils devraient enchanter les patrons de bars chics désireux de renouveler la discothèque du coin ‘Chill Out’ réservés aux VIP.

Various Artists

Now That’s What I Call Memphis

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Tour de piste en compagnie de l’excellent label Memphis Industries. En neuf titres, cette compilation nous présente les différentes facettes du label. L’énergie juvénile et contagieuse de The Go ! Team, les broderies psychédéliques des Suédois de Dungen, les (dé)constructions pop (dé)complexées de Field Music et les robes à pois des Pipettes nous avaient déjà convaincu. Il faut donc chercher ailleurs... Du côté des nouveaux pensionnaires du label. Parmi ceux-ci, The Russian Futurists. Quatre Canadiens convaincus que Brian Wilson devrait remplacer Wayne Coyne à la destinée des Flaming Lips. Ensuite, c’est le dandy Toby Jenkins, alias The Squire Of Somerton, qui nous convie à la découverte de son funk rock méchamment overdosé. Pour sa part, Absentee laisse entendre la voix grave de Dan Michaelson. Mais rien de grave ! Juste une rencontre inopinée entre Johnny Cash et les Magic Numbers... En queue de compilation, la douceur d’El Perro Del Mar nous invite au voyage. Le timbre espiègle de la jolie Sarah Assbring est un appel au coup de foudre. Eperdus, nous pourrions accompagner l’amour de notre vie au son d’El Perro Del Mar. Et s’arrêter là-bas, quelque part dans le Tennessee. A Memphis peut-être...

Various Artists

The Kings of Diggin´ (Compiled by Kon & Amir and DJ Muro)

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« The Kings Of Diggin’ » ne pouvait être mieux nommé. Pour arriver à une telle tracklist, Kon, Amir et DJ Muro ont, sans doute, dû creuser au plus profond des caves de leurs disquaires et de la discographie de leurs parents ! Un seul coup d’œil aux titres qui composent ce mix suffit à faire pâlir tout mélomane qui se respecte. Du moins tous ceux persuadés de posséder une culture musicale approfondie. Aux manettes du premier disque de cette double compilation, les mixeurs new-yorkais Kon & Amir. En 17 titres, le duo explore une partie obscure de l’histoire de la soul, du disco et du funk. Emergent donc de l’ombre des morceaux oubliés, interprétés par de sombres inconnus tels que Unico Black, Ricardo Marrero, Soul Dazz Band ou Janet Dubois.

Même principe pour le second disque, mixé d’une main de maître par DJ Muro. Sauf que, dans le cas présent, le japonais pousse la barre un cran plus haut. Recelant pas moins de 44 titres, la seconde partie de « The Kings Of Diggin’ » ferait de n’importe quel blind-test un véritable enfer. Mine d’or pour tout amateur de sonorités funky, cette compilation d’une incroyable richesse s’inscrit dans la droite lignée de la série « The Kings Of… » (NDR : qui compte les kings of disco, house, hip hop ou encore jazz) mais s’avère être l’édition la plus intéressante et la plus instructive. Une belle leçon d’humilité pour ceux qui pensent tout savoir.

Yonder Mountain String Band

Yonder Mountain String Band

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Si les aventures de Lucky Luke étaient transposées à notre époque, le lonesome cow-boy délaisserait certainement son vieux Jolly Jumper au profit d’un vieux pick-up dans lequel les ritournelles de Yonder Mountain String Band seraient diffusées à plein tube. Et il serait certainement le seul à les apprécier. Même les Daltons n’en voudraient pas. Entre bluegrass et pop, ce quatrième essai nous transporte dans un Sud rustique où règne une simplicité d’esprit à faire peur. Une simplicité traduite ici par des textes peu recherchés et des vocalises de salles de bain. Les membres de la formation sont pourtant d’excellents musiciens. Il est donc assez triste de voir un tel talent gaspillé sur une galette qui n’aurait d’intérêt qu’en fond sonore de la section ‘Far West’ de Walibi.

Wovenhand

Mosaic

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16 Horsepower ayant splitté, David Eugene Edwards, le chanteur/compositeur/multi- instrumentiste/frontman a donc décidé de poursuivre ses aventures musicales au sein du projet Wovenhand, un projet qu’il avait entamé en parallèle avec 16HP. « Mosaic » constitue d’ailleurs déjà le 4ème opus de Wovenhand. Une formation à géométrie variable qui semble aujourd’hui s’être stabilisée à un trio : DEE, le claviériste Daniel MacMahon et le drummer Ordy Garrison. Evidemment, les réminiscences du défunt combo de Denver sont toujours bien présentes. Notamment à cause de la voix de David. Des influences que le combo puise dans la musique gothique, l’Americana, l’alt country, le bluegrass et le folk apalachien. Et enfin des thèmes philosophiques et spirituels abordés par Edwards : la foi, le péché, le salut, la rédemption et l’Esprit Saint. Amen ! Changement de cap quand même, puisque la musique médiévale est venue s’immiscer dans le décor sonore. Notamment à cause de la présence d’un harmonium et de chœurs monacaux. Et le résultat est tout à fait concluant. La plaque recèle même des compos absolument remarquables. Et je pense tout particulièrement à « Whistling girl » dont la délicatesse et la subtilité, appliquées aux instruments à cordes rappellent un Sun Kill Moon qui aurait décidé d’élever quelque peu le tempo. A « Dirty blue », dont la mélodie superbe, caressée par les accents du violon, vous flanque des frissons partout. Et le reste de l’opus est également au diapason. Parfois plus dramatique (« Deerskin doll »), martial et sinistre même (« Elktooth »), tribal (« Winter shakes »), complexe et incantatoire (NDR : sorte d’exorcisme, « Slota prow – Full armour » évoque à la fois Joy Division et Brian Eno) ou encore moyenâgeux (« Swedish purse »). Vraiment un excellent album !

 

 

Festival Octopus 2006 : dimanche 30 juillet

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Le troisième jour, l'Octopus a embrassé une affiche presque exclusivement belgo-belge…

Et la foule d'affluer lors de cette journée de clôture. De doubler même ! Une mauvaise nouvelle quand même : le désistement d'Ozark Henry. En coulisses (NDR : pardon, en backstage), filtrait une info par laquelle son cachet n'avait pas été honoré dans les délais impartis. Raison pour laquelle, il avait décidé de ne pas se déplacer. Il a donc fallu déchanter…

Vainqueurs du dernier concours 'Inc'rock', Ravenne a entamé les réjouissances du dimanche. Un groupe local, puisque tous ses membres sont issus de la région de Nivelles. Leur rock allie puissance, élégance et précision. Raffinés, rédigés dans la langue de Molière, leurs textes libèrent une fameuse dose d'émotion. Pour l'instant, le band est occupé de terminer l'enregistrement de son deuxième album, dont il interprète déjà une bonne partie en 'live'. A revoir absolument !

Pornorama est un ensemble issu du nord du pays. Les mélodies sont limpides. Leur rock séduisant. Et leur set, s'est avéré, ma foi, de bonne facture.

Une bonne surprise : Elvis Ghettoblaster. Des Bruxellois drivés par un chanteur complètement déjanté. Un personnage capable de mettre une ambiance pas possible. Cependant, les spectateurs sont restés sur leur faim. Motif ? La régie a coupé unilatéralement le courant avant la fin des hostilités. Pas très cool, même si on comprend que le planning doit être respecté...

Encore une révélation du rock noir jaune rouge : The Tellers. Leur line up réunit également les musiciens les plus jeunes du festival. Ce qui ne les empêche pas d'afficher un très grand professionnalisme, pour leur âge. Sculptées dans le pop rock, leur compos sont d'ailleurs fignolées à l'extrême. A l'instar des titres de leur premier EP qu'ils ont, bien sûr, exécutés. Et en particulier « More », « I lie » et surtout le fameux « Jacknife » que vous avez certainement déjà eu l'occasion d'écouter ou d'entendre sur l'une ou l'autre station radiophonique. Honnêtement, il faut admettre que ce combo est promis à un bel avenir...

Originaire du Brabant flamand, Elysian figurait également parmi les découvertes du festival. Pourtant ils ont déjà commis deux albums dont le dernier, « Blend » est paru début de cette année. Tout en subtilité et sophistication, leur pop/rock ne maque pas d'allure. Et la conversion en 'live' est tout aussi soignée. D'ailleurs des morceaux comme « Confidential information » et « Nothing's changed » dévoilent alors toute leur splendeur. Une prestation de toute bonne facture.

Auteur d'un nouvel album, voici quelques semaines, Yel a également enregistré l'arrivée d'un nouveau bassiste. Les Hutois sont doués, c'est manifeste. Ecrits dans la langue de Voltaire, les lyrics dégagent énormément de puissance et d'émotion. Des morceaux comme « Sans idéaux » ou « Est-ce que tu l'entends » en sont les plus beaux exemples Malheureusement, le chanteur est en petite forme et n'a pas le rayonnement habituel. Quelques fausse notes vont même ternir un set à oublier au plus vite. Car Yel est capable de beaucoup mieux. Ce n'est sans doute que partie remise...

Sur les planches, Malibu Stacy est particulièrement percutant. Bien plus que sur disque. Et il l'a une nouvelle fois démontré lors de son passage à l'Octopus. Un show énergique, au cours duquel on a bien sûr eu le plaisir de savourer leurs incontournables tubes «LosAngeles » et bien sûr « Sh sh » !!!

Chapeau bas à Janez Detd. Non seulement il a accordé un concert mémorable en parvenant à faire 'jumper' la foule, nonobstant la drache nationale qui s'était mise à tomber et la bagatelle de quatre coupures de courant. Mais en plus, à l'issue de chaque interruption, la formation est remontée sur les planches le sourire aux lèvres et en pleine forme. Et pourtant, vu les circonstances, il était en droit de se plaindre voire de râler. Leur punk-rock énergique frise parfois le délire. Les covers sont nombreuses. Une chose est sûre, le public vibre. Et a applaudi et salué comme il se doit la performance de ce groupe...

Eté 67 sillonne les festivals belges et du sud de la France depuis plusieurs mois. Aussi, on les sent fatigués et leur prestation en pâtit. Mais le romantisme a ses raisons que la raison ne connaît pas. Ce qui explique pourquoi de jeunes demoiselles n'ont eu de cesse d'acclamer le chanteur. Mais était-ce pour sa voix suave ou son joli minois ? La question reste posée...

Les sonorités électro de Daan sont habituellement destinées à entretenir une certaine ambiance. Complètement trempés, les festivaliers on pu découvrir, chez cette formation, de nouvelles spécificités. Et notamment celle du séchoir. Complètement trempés, ils ont pu éliminer cette 'aquasité' en se tordant dans tous les sens. Et en particulier lorsque le combo s'est attaqué à « Housewife », son meilleur titre...

Millionnaire a déçu. Le band a pourtant interprété la plupart des compos issues de son dernier opus. Mais sans y mettre l'expression. Un set plat et sans surprise qui contraste avec le potentiel du groupe. Franchement, vu l'expérience de Tim on était en droit d'attendre beaucoup mieux.  

Auteur d'une prestation digne des Inconnus, les Wampas ont rempli leur contrat : c'est-à-dire mettre de l'ambiance. Car, il faut le reconnaître, la musique de cet ensemble français légendaire a mal vieilli. En outre, Mister Didier chante comme une casserole. Ce qui ne l'a pas empêché d'enflammer la foule, de ses frasques. Se jetant dans le public ou grimpant sur le toit des chapiteaux réservés au 'merchandising'.

Flanquée du White Velvet, An Pierlé a accordé un set remarquable. Sa beauté et son talent lui permettent de rayonner autour d'elle. D'envoûter le public. Et sa voix fait le reste. Bien soutenue par son backing group, elle est tout simplement parvenue à enchanter son public. Un véritable plaisir pour les yeux et les oreilles. Que du bonheur !

Archive clôturait la deuxième édition du festival Octopus. La formation britannique n'a pas confirmé son set accordé lors du festival de Dour. En méforme ? Fatiguée ? Pas assez concentrée sur son sujet ? A mon humble avis, une majorité du public avait déjà assisté à leur prestation accordée le 15 juillet dernier. Et au fil du concert, il a commencé à vider les lieux. Dans ces conditions, difficile de rester motivé. Aussi bien du côté des spectateurs que du groupe. Résultat des courses : Archive n'a jamais été dans le coup... 

Festival Octopus 2006 : samedi 29 juillet

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Le deuxième jour, l'Octopus s'est réveillé sous les rayons du soleil…

Bien plus de monde, ce samedi. A la même heure que la veille, on dénombrait plusieurs milliers de festivaliers en sus !

Il revenait à Marvin Marvin de donner le coup d'envoi de cette deuxième journée. La formation parisienne en était à sa troisième apparition en Belgique. Et il faut reconnaître que leur set de 30', constitué des meilleurs fragments de leur opus, a fait mouche. Essentiellement inspirée par Blur et Radiohead, leur musique ne maque pas de charme. Et le public leur a réservé un accueil chaleureux.

La musique de Sidilarsen (NDR : un ensemble issu de Perpignan !) agrège néo-métal, reggae et electro. Et sur scène, la formation pyrénéenne pète littéralement des flammes. De leur répertoire, des morceaux comme « Fluidité », « Surhomme » ou encore « De temps à autre » passent vraiment bien la rampe. Un moment très apprécié par le public, il faut le souligner...

Le ska-reggae des 100 gr de têtes (NDR : encore des Perpignanais !) met de l'ambiance sur le site et du soleil dans le cœur des festivaliers. Une passion que le combo est parvenu à communiquer à la foule. Et pour cause, au fil de leur concert, le public est devenu chaud, puis fiévreux et enfin bouillant. Résultat des courses : il bougeait dans tous les sens.

Une ambiance qui est encore montée d'un cran lors du passage de Kill The Young. Très pro, le trio anglais a fait un tabac. Leur prestation a incité les festivaliers - de plus en plus nombreux - à danser. Notamment devant la scène. Les frères Gorman on le vent en poupe dans l'Albion ; mais après avoir envahi nos ondes radiophoniques, ils ont décidé de se produire le plus souvent possible sur notre territoire. Et il faut reconnaître que leur rock endiablé fait recette. En particulier lors de titres tels que « Addiction », « Origin of illness », « Fragile » ou encore « Radio ».

Véritable chouchou du public lors de cette deuxième journée, Montevideo est responsable d'une solution sonore essentiellement préparée à base de rock. 2006 est leur année : un album et puis la participation à la majorité des festivals estivaux du pays. Originale, leur musique est épisodiquement traversée, tantôt d'un clavier electro élégant, tantôt d'une trompette fugitive. Et puis les musiciens manifestent une sympathie contagieuse.

Aqme s'était déjà produit lors de la première édition de l'Octopus. La formation était donc très attendue par les Nivellois. Et elle n'a pas déçu ses fidèles aficionados. En particulier les jeunes ados, particulièrement sensibles à ce style de musique… très accessible, pour ne pas dire commerciale. N'empêche, tout au long de leur set, ce public était vraiment déchaîné...

La Ruda a signé la prestation la plus festive de tout le week-end. Le public était véritablement survolté. Un moment privilégié au cours duquel le public a chanté, s'est défoulé, a pris du bon temps, a fait la fête. Comme quoi, le ska a encore de beaux jours devant lui...

Entre rap, rock et techno, Enhancer est un véritable cauchemar pour les photographes. On ne parvient même pas à déterminer leur nombre. Ils ont plus d'une dizaine, c'est sûr. Dont trois chanteurs qui bondissent dans tous les sens et des danseuses. Encore une fois, c'est la frange la plus jeune du public qui s'est montré la plus réceptive. En vérité, ce set m'a paru plutôt brouillon ; et il fallait vraiment être fan pour accrocher...

Keaton Simons est américain. Agé de 26 ans, c'est également un ami de Ben Harper. Pas étonnant que son style soit proche du Californien. Au cours de ce remarquable concert, il a interprété quelques titres de son premier opus, dont les excellents « Exes & whys » et « Nobody knows ». Sa prestation cinq étoiles a séduit l'ensemble du public. Toutes générations confondues. Ce virtuose de la guitare est à l'aube d'une très belle carrière internationale. Ceux qui ont eu le bonheur de le découvrir à l'Octopus peuvent en attester...

La suffisance de Sinsemilia agace. Peu convaincants, il se sont quand même rappelés à notre bon souvenir en interprétant leur compo la plus notoire : « Tout le bonheur du monde ». Une grosse déception !

Stupeur et effroi : Punish Yourself a achevé le journée du samedi en accordant une show aussi théâtral que celui d'un Rammstein. Leur musique brûle d'ailleurs dans le même enfer sonore que celui des Allemands. Une différence ; mais elle est de taille : il n'ont pas le même talent ! Ce qui n'a pas empêché le public d'ovationner leur spectacle particulièrement coloré. Et puis le groupe de marquer les esprits. 

Festival Octopus 2006 : vendredi 28 juillet

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Le premier jour, il y eut beaucoup d'appelés, mais peu d'élus...

Fort d'une première expérience, vécue l'an dernier, au cours de laquelle il a rencontré de multiples problèmes d'organisation, l'Octopus avait tous les atouts en main pour que cette seconde édition soit une réussite : une équipe bien préparée et une promo bien réussie faisaient même souffler un vent d'optimisme sur cet événement. Malheureusement, on ne peut pas dire qu'il se soit soldé par un succès de foule. Et il faut admettre qu'on ne s'est pas bousculé devant les scènes. Une explication ? Le festival est programmé après ceux de Werchter et de Dour ; et avant celui du Pukkelpop. Trois rendez-vous devenus incontournables en Belgique, dans le domaine de la pop et du rock. Les bourses ne sont pas sans fond. Mais si les poches des festivaliers sont presque vides fin juillet, il faut aussi reconnaître que l'Octopus manquait cruellement d'une grosse tête d'affiche... En outre, une bonne partie des artistes ou groupes invités s'était déjà produite lors des premiers festivals d'été. Et pourtant, c'est une des seules manifestations du style qui permet d'assister à l'ensemble de la programmation...

L'Octopus privilégie le rock. Il s'est donc ouvert par une formation très représentative de ce style : The Arrs. Très peu connue chez nous, elle pratique un néo-métal particulièrement redoutable. Nonobstant un site quasi désert, elle a accordé un set d'une bonne demi-heure, de très bonne facture, parvenant même à déclencher un petit 'pogo' au sein du maigre public. De quoi se réchauffer...

Pendant tout le festival, les spectateurs sont arrivés au compte-gouttes. Place à Curtiss, ensuite, qui avait investi la deuxième scène. Un combo issu du Sud de la France qui signait ici son seul passage en Belgique. Responsable d'un premier EP assez surprenant, dont ils ont d'ailleurs interprété l'intégralité, ils ont été accueillis avec enthousiasme par jeune public nivellois. D'ores et déjà, on peut affirmer qu'il s'agit d'une des découvertes de l'année 2006 !

Grand National était un des groupes les plus attendus du week-end. Sa présence était même plus qu'incertaine. Il n'était pas libre le samedi et avait décidé d'annuler sa prestation pour finalement accepter de se produire le vendredi. Malheureusement l'information semble être mal passée. Ou beaucoup trop tard. Uniquement trois guitares de front. La formation va passer ses tubes en revue : de « Playing the distance » à « Cherry Tree » en passant par « Peanut dream ». Sans oublier la cover du « Message in a bottle » de Police. Et manifestement la voix de Rupert Lyddon est très proche de celle de Sting. La formation londonienne y a démontré toute l'étendue de son talent...

Le soleil est encore au rendez-vous lorsque Vegastar monte sur le podium. Ces rockers de salon attirent surtout les jeunes adolescentes. Chez Vegastar, tout est étudié : depuis le look jusque la musique. Et les règles du marketing y sont scrupuleusement respectées. Ils ont donc joué toutes les plages de leur album. Sans oublier leur morceau phare « Au centième étage ». Et leur prestation alors ? Ni mauvaise, ni bonne. Tirez-en donc les conclusions qui s'imposent.

La pluie fait son apparition lorsque Pierpoljack ouvre son set. Il est en constante interaction avec le public. Impossible de rester de marbre lorsque, les pieds dans le sable, des airs de reggae aussi contagieux vous invitent à la fête. Le chanteur avait promis que la pluie cesserait à la fin de sa prestation. Sa prédiction s'est révélée exacte...

Toujours pas fatigué, nonobstant sa participation aux Francofolies de Spa, Mass Hysteria a célébré le retour de l'astre solaire. Et ils ont mis le feu !!! Pour leur dernier concert de l'année, ils ont embrasé l'audience qui s'est littéralement déchaînée. Et le groupe ne l'était pas moins. Ils ont aligné la quintessence de leur répertoire : « Respect to the dance floor », « L'effet Papillon » et surtout le fameux « Donnez-vous la peine ». Un morceau qui prend toute sa dimension en 'live'. Une véritable bombe sonore au cours de laquelle tous le musiciens bondissaient en même temps. Ce qui n'empêche pas Mouss d'injecter dans les chansons des textes engagés. Des lyrics qu'il interprète avec grande conviction. Une chose est sûre, le public semblait ravi. C'est d'ailleurs au cours de leur show qu'il a le plus déménagé. Un regret, leur set-list est quasi identique à celle de l'album « Live at Montréal ».

Et puis direction l'autre scène pour aller applaudir Nashville Pussy. Des applaudissements amplement mérités pour ces Ricains dont la musique semble directement inspirée par Motörhead. Ils ont une pêche d'enfer. Et leur show est explosif. En outre, tous les regards des mâles convergent vers la guitariste. Particulièrement sexy, elle arbore un décolleté profond. Et l'engouement suscité par la rockeuse auprès des photographes masculins en est la plus belle démonstration...

Therapy ? s'était fait plutôt discret depuis la fin des nineties. Il vient cependant de commettre - enfin - un nouvel album, « One cure fits all », une œuvre qui n'a sans doute pas retrouvé toute l'intensité de leurs débuts, mais dont le niveau est quand même plus qu'honorable. Nonobstant cette petite parenthèse, ouverte dans leur carrière, le combo irlandais n'a pas perdu la forme. Il est parvenu, en deux temps trois mouvements, à mettre le public dans sa poche. Un public qui chante, crie et se trémousse. Impossible de rester en place à l'écoute de « Church of noise » ou « Die laughing ». Et surtout de « Nowhere » morceau qui a clôturé un set, ma foi, fort agréable ... Toujours aussi allumé Andy Cairns, est même parvenu à entrer en complète interaction avec les plus jeunes spectateurs. Et je dois avouer avoir été heureux de le revoir aussi pétillant, après autant d'années d'absence...

Nostalgie, nostalgie : Front 242 et Louis Bertignac étaient les têtes d'affiches de ce vendredi. L'ex-leader du groupe Téléphone a déçu. Par sa prestation d'abord. Pas exceptionnelle pour un sou. Fatigante, même. Et qui a commencé avec plus de 30 minutes de retard. Motif ? Il exigeait d'être payé avant de monter sur les planches. Non seulement ce Monsieur a le gros cou, mais en outre, tout au long de son spectacle, il s'est contenté de se dorer la pilule. La honte ! Et la foule lui a bien rendu ce manque de respect.

Les papys font de la résistance. Front 242 par exemple. Qui apparemment en a encore sous le coude. Comme par enchantement, le public avait vieilli de 20 ans pour suivre l'unique date du mythique groupe belge. Malgré le poids des années, il continue d'assumer. Même les plus jeunes ont été emballés par leur prestation. Un set accordé dans la pure tradition hybride, au cours duquel on a eu droit aux inévitables « Rhythm of time » ou encore « Animal ».

Ezekiel et Joshua ont conjugué leurs talents de guitaristes pour clore la première journée. Mais plutôt las, le public avait plutôt envie d'aller roupiller... 

Festen

Festen

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Une belle petite claque dans la figure... Dans l'univers très peu riche du rap 'décalé' belge apparaît enfin une petite lumière au bout d'un tunnel jusqu'alors fréquenté par le seul James Deano... Originaire de Bruxelles, ce quatuor délivre ici 8 morceaux clairement influencés par ce qui se passe pour le moment du côté de la France... TTC, Le Klub des Loosers ou encore La Caution semblent avoir inspiré les compères qui, à coup de productions électros malicieuses et de textes dépassant les clichés habituels du hip hop, mettent tout le monde d'accord en 26 minutes chrono. On avouera une petite préférence pour des titres comme "Sherlock Holmes" et son loop complètement tordu, "Salope" et sa fausse mysoginie ou encore un "Festen" diablement mélodique. Il est à noter que le groupe n'a pas encore de label et qu'il assure en live... A bon entendeur...



JW-Jones

Kissing in 29 days

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Agé de 25 ans, JW Jones est un jeune chanteur/guitariste canadien. D'Ottawa très exactement. Il avait tapé dans l’oreille de Kim Wilson en personne. Pas pour rien que ce dernier avait participé à l'enregistrement de ses deux derniers albums : "Bogart's bounce" en 2002, et "My kind of evil" en 2004, deux opus parus chez Northern Blues Music de l'autre côté de l'Atlantique et Crosscut en Europe. Le backing band de JW implique toujours l’excellent bassiste Nathan Morris et le pianiste Geoff Daye ; mais c'est désormais Artie Makrie qui se réserve les baguettes. Et puis surtout la production. L'album est dédié à la mémoire de son jeune frère, Gabriel Wynne-Jones, décédé en 2005, à l’issue d’un accident de la route. Il n’avait alors que 22 ans.

JW a composé onze des quatorze plages de ce nouvel elpee. "Kissing in 29 days" ouvre la plaque. Une compo explosive. Le tempo est très enlevé. La section de cuivre des Wind-Chill Factor Horns soutient le quartet de base. JW délivre un premier solo redoutable face à Geoff qui s'acharne sur les ivoires. L'étreinte ne se desserre toujours pas lorsque le Band attaque "Hey girl!", un fragment composé par le regretté Little Milton Campbell. Sculpté dans un rock'n'roll tout droit sorti des années 50, ce morceau autorise des sorties à haut niveau de la guitare. Tout d’abord rudimentaire, elle s'affine progressivement avant de laisser le Canadien manifester tout son savoir-faire. Ce qui n’empêche pas Brian Asselin de déménager sur son sax ténor. Little Milton avait été invité pour participer aux sessions d’enregistrement. Il n’a malheureusement pu y participer. Et pour cause, il est décédé peu de temps auparavant. Le niveau monte encore d'un cran lorsque "All my money" cherche à recréer le big band blues du Beale Street de Memphis, immortalisé dans les 50s. Au sommet de son art, JW se met dans la peau de BB King qui aurait conservé toute son agressivité, sa pugnacité. L’attaque est permanente. Particulièrement brillant, Mr Wynn-Jones prouve ici qu'il a bien trouvé son style en synthétisant le meilleur des autres. Pour "I don't want to hear", Geoff est passé à l'orgue Hammond. Un fragment de pur R&B au cours duquel la section de cuivres libère un maximum de groove. Et pour cause, Nathan s'acharne sur sa basse. Pourtant, chaque instrument demeure bien distinct. Patrick Camiré parvient même à s'isoler à l’aide de sa trompette. Soutenu par l'orgue, "Games" épouse une rythmique funky, une plage au cours de laquelle les cuivres se montrent de plus en plus nerveux. L’effervescence gagne les cordes de JW qui nous délivre un solo particulièrement torride et fiévreux. Instrumental, "Parasomnia" est imprimé sur un tempo vivifiant. Un interlude empreint de jazz et de swing. Infernale, la partie de guitare libère un maximum de notes ; mais pas une de trop. Les musiciens se présentent successivement. La basse et la batterie échangent leurs points de vue. Invité, David "Fathead" Newman polarise le devant de la scène en soufflant alertement dans son sax ténor. Michael Dalrymple le seconde au baryton. Fathead Newman est un jazzman remarquable. Agé de plus de 70 ans, ce merveilleux saxophoniste a longtemps joué au sein du Ray Charles Band. Il vient également de sortir un tout nouvel album, "Cityscape", chez Blue Note. Il a manifestement une pêche d’enfer et une classe inimitable. Swing et ambiance cabaret envahissent le climat musical de "Fly to you". Jones a accompli des progrès remarquables au niveau du chant. Il a bien écouté et surtout retenu la quintessence de Wynonie Harris, Little Milton, Roy Brown et de quelques autres… Shuffle de bonne facture, le classique "Got me chasin" marque un retour au blues urbain. La rythmique est classieuse. L’esprit de Jimmy Reed est tout proche. Ceux d’Eddie Taylor et du grand Jimmie Rogers ne sont pas loin non plus. Nous sommes dans le Southside de Chicago. Bien trempée dans le style urbain des 50s, la voix est à nouveau impeccable. Franck Scanga a troqué son saxophone contre un harmonica. Cet instant est un moment de bonheur absolu pour les fans de blues. Pour la première fois, le tempo est indolent. Très indolent. Les lumières s'éteignent. On baigne dans une atmosphère fin de soirée. Les couples se soudent sur la piste. Jones chante le slow blues "Way too late, dans un registre aussi paresseux que celui d'Eddie King. Le célèbre "Hallelujah I love her so" de Ray Charles célèbre le retour du sémillant Fathead Newman au saxophone. Il est ensuite confronté à Brian James Asselin pour le "Pretty little sweet thing" de Jimmy Mc Carcklin. Son honky sax fait la différence, alors que la guitare déborde de vivacité. Que du bonheur ! "Standing in line" opère un retour au blues rock shuffle. Un titre percutant au cours duquel Jones et sa bande nous entraînent dans le rythme. Un autre hommage à feu son jeune frère, parcouru de riffs immortalisés par Howlin' Wolf. Pas de temps de musarder sur cet opus. Même en fin de parcours. A croire que le souffle de cet ensemble est inépuisable. A l’instar de "No love", caractérisé par un solo de cordes tout bonnement impressionnant. Et puis du final "Here she comes". Inspiré de nouveau par Ray Charles, il est ponctué par une dernière apparition de Fathead Newman. Un superbe album !

 

Moloko

Catalogue

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Danser, chanter, se déhancher. Les hymnes dance-pop du duo de Sheffield ont toujours rempli leur mission. En festival, en boîte de nuit ou sur un best of en forme de « Catalogue », les tubes de Mark Brydon et de l’élégante Roisin Murphy ne manquent jamais leur cible. Véritables archers du dance floor, ces deux là tricotent des hits depuis plus d’une décennie.

Hiver 1995. « Do You Like My Tight Sweater ? », premier album de la paire incandescente de Sheffield vient réchauffer les chaumières de cette Angleterre postindustrielle. Quelques mois plus tard, c’est sous un soleil estival que l’Europe se trémousse aux rythmes des « Fun For Me » et autres « Day For Night ». Tous les regards se tournent alors vers les voluptueux dandinements de Roisin Murphy. Lorsqu’en 1998 sort l’album « I Am Not A Doctor », la presse s’enflamme. Le single « Sing It Back » en appelle au sex-appeal d’une génération dévouée aux battements mécaniques de la musique électronique. Deux ans plus tard, Moloko dépasse toutes les attentes. Rockers, go go dancers, surfeurs, clubbers : tous succombent à l’imparable ligne de basse de cet hymne à la joie. Peu avant de pénétrer dans l’antre d’un nouveau millénaire, Moloko signe encore « Indigo » et « Pure Pleasure Seeker », acid-jazz robotiques pour cabarets érotiques. Dernière livraison du duo, « Statues » (2002) s’inscrit dans la lignée discographique de Moloko. On chantonne sur « Familiar Feeling », on se balance sur « Cannot Contain This », on sautille le point levé sur « Forever More ».

En définitive, ce ‘best of’ vient consacrer les mérites d’une machine à danser atypique. Ce « Catalogue » s’apparente à un pas sur la piste de danse, à une scintillante porte d’entrée dans l’univers du duo. D’ailleurs, les autorités de Sheffield ne devraient plus hésiter : il est grand temps de leur ériger des « Statues » !