Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Sick Of It All

Outtakes for the outcast

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L’heure est aux fonds de tiroir pour les grands-pères du hardcore new-yorkais. Tout y passe : reprises, titres sortis d’obscures compiles, B-sides et inédits. Soit 15 titres en moins de trente minutes de ‘zique’. Les New-yorkais n’ont jamais donné dans le double album. A l’image de leur discographie, “Outtakes...” aligne des brûlots dans la grande tradition hardcore punk de la côté Est, largement influencée par les Ramones, Agnostic Front ou encore les Bad Brains. Intensité, mélodies et sing-a-long figurent au menu. Le pied au plancher ! Amusant de constater que nonobstant la sélection d’un tracklist qui couvre une période de près de 10 ans, tous les titres réunis sur cet elpee auraient pu constituer un nouvel album. Question : SOIA composerait-il toujours la même chanson ? Réponse : ben oui.

Sigur Rós

Ba Ba Ti Ki Di Do

Trois instrumentaux composés en l’honneur du chorégraphe Merce Cunningham, pour son ballet « Split Sides » : d’une joliesse abstraite et féconde, on s’y love avec délicatesse, comme un bébé dans son enveloppe amniotique. Dehors crépitent d’étranges bruits aquatiques, un piano fantomatique, des voix abyssales qui nous appellent à l’aide. Première sortie pour une major, « Ba Ba Ti Ki Di Do » montre des Sigur Ros aphones mais toujours inspirés. Une musique de rêve, d’avant la naissance : de cette innocence sereine on retiendra la plénitude contemplative, loin du déluge, du monde et de ses malheurs. « Ba Ba Ti Ki Di Do » : vingt minutes de balbutiements humains, de tâtonnements sonores. 2004, l’odyssée de l’espèce : sous la calotte glaciaire, la vie s’étire, éternelle… Jusqu’au prochain big bang universel, et le retour du rien, le silence, d’une beauté apaisante.

Silver Sunshine

Silver Sunshine

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Attention le virus Nostalgia a encore frappé ! A l’occasion de ce premier album, les quatre Californiens de Silver Sunshine déclarent leur amour immodéré pour la scène britannique psychédélique circa 1966-1967. Richard Vaughn, Conor Riley, Stuart et Ian Sclater vouent une véritable passion pour les groupes mythiques The Move, The Kinks, The Who ou The Beatles. On ne peut les blâmer, bien sûr. Par contre on peut leur reprocher de ne prendre aucune distance avec leurs influences. Tout au long de ces onze plages Silver Sunshine joue son rock avec du papier carbone. Mêmes harmonies vocales, guitares virevoltant à l’identique, instrumentation piano – clavecin semblable, le tout enrobé dans une production bien trop polie et sage. Si au moins le son avait été plus rock, brut, direct… C’est mou du manche, faible du poignet. On se lasse très vite, et se demande surtout à quoi peut bien servir un tel disque de la part de disciples, quand on connaît la qualité et le statut de classique de leurs maîtres. Ne vaut même pas le détour!

Le Singe Blanc

Witz

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Après une mise en bouche atterrie sur mon lecteur et par extension sur ce site, je me décide enfin à pianoter un commentaire (presque) tout aussi flatteur que celui sué sang et eau voici quelques semaines (mois ? déjà ?). A ce propos, quelle ne fut pas ma surprise de voir ma boîte vierge de mails furieux crucifiant l’hominus criticus que je suis en hurlant haut et fort que Belly Bottom n’est pas un groupe à 2 basses, mais un groupe sans basse... Impardonnable ! Où allons-nous si même vous, chers lecteurs, ne vérifiez pas vos sources et ne remplissiez pas votre devoir civique en rétablissant la vérité??? Bref, tout ceci ne fait que nous réconforter dans notre souci d’information et d’exactitude auprès du grand public. Bon, bon, bon ! Musique mæstro ! Alors voici la pirouette de la semaine : pour mieux apprivoiser l’animal blanc, courrez les voir en concert ; et avant de vous déplacer inutilement, je vous renvoie à la précédente chronique du dit animal. Voilà ! Sus à l’intox !

Skeletor

Hellfire Rock Machine

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Vu la pochette et le titre aussi customisé, on se doute bien que Skeletor ne fait pas dans le hard fm à la Bon Jovi. Fans de Motorhead et de Monster Magnet ces musicos teutons viennent grossir les rangs d'une scène stoner-garage en pleine expansion, même si le style semble avoir connu le creux de la vague ces derniers mois aux States. L'Europe serait-elle le bastion du stoner rock? Vu le nombre de groupes qui naissent aux quatre coins du continent on pourrait bien le penser. Underground et fier de l'être, Skeletor ne va pas révolutionner le genre, mais pourrait bien gonfler l'affiche de certains festivals belges spécialisés dans le ‘garage’, le ‘psychobilly’ et le ‘stoner’. Tout simplement rock, axé à fond sur les bonnes guitares et les grosses mécaniques, ce groupe ferait sans aucun doute une excellente première partie pour les concerts de Peter Pan ou même de Fifty Foot Combo. Dès le décapant "Rockit!" les boys se retroussent les manches et dévoilent leurs batteries à mesure que l'album défile. "Losin my Mind", "Spader", "Rat Race", sont autant d'hymnes au vrai rock n' roll : celui d'Elvis, de Lemmy, d'Iggy et d'autres givrés qui ont forgé la légende.

R.E.M.

Around the sun

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“Around the sun” constitue le 13ème album de R.E.M. et leur troisième depuis que Bill Berry a jeté l’éponge. Si en 1998, le trio avait opté pour une formule aussi expérimentale qu’électronique (« Up »), trois ans plus tard, « Reveal » en revenait à une expression sonore plus basique, même si la technologie moderne était encore bien présente. Il faut croire que depuis, le groupe se trouve devant une impasse. Et « Around the sun » en est la plus belle illustration. L’électronique est toujours bien présente. Y compris la boîte à rythmes. La guitare acoustique omniprésente. Il y a du piano ou des claviers. Peu ou pas d’intensité électrique. Des arrangements de cordes. Pour un opus empreint d’une mélancolie presque maladive. Qui ne recèle donc pratiquement que des ballades. Parfois hymniques. Britpop, « Wanderlust » aurait même pu figurer au répertoire d’un Snow Patrol ou d’un Keane. Il y a heureusement l’une ou l’autre exception qui confirme la règle. Et je pense tout particulièrement à « The outsiders » dont l’incursion dans le hip hop procède de la collaboration de Q-Tip de A Tribe Called Quest. Du jazzyfiant et arythmique « Boy in the roll ». Du cosmique « High speed rain ». Et puis surtout de « The final straw ». La meilleure chanson de l’elpee. Réponse à l’alt country de Wilco et sculpté dans des cordes en picking, son folk alternatif s’enfonce progressivement dans les abysses d’un orgue fluide. Dommage que toute la plaque ne soit pas de cette trempe. Bref, Michael Stipe n’a pas l’air de nager dans le bonheur. On savait qu’il avait une dent contre Georges Bush. Qu’il avait manifesté son opposition à la guerre en Irak. Mais pas au point d’inoculer ce spleen tout au long de cet elpee. Parfois, on a l’impression qu’il cherche absolument à reproduire un nouveau hit de la trempe de « Man on the moon ». Mais il a sans doute oublié que la terre continue de tourner « Around the sun »…

Robots In Disguise

Get rid

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Très trendy pour l’instant, les Robots in Disguise tentent par « Get Rid » de prendre les échappements de la nouvelle vague électro-rock (peut-on vraiment dire electro-clash ?) afin de se tailler une place au soleil, tout près de la grosse boule disco. Manifestement destiné à enflammer les dance –floor, cet opus devrait d’ailleurs remplir parfaitement son contrat, pourvu qu’on ne soit pas trop exigeant sur la marchandise. Par contre, pour l’auditeur à la recherche d’un projet plus abouti, il y a fort à parier que cet album ne laissera pas un souvenir impérissable. En effet, hormis les efficaces « Mirror et « La nuit », les autres compos finissent par agacer tant elles sont truffées de clichés. Desservies, de plus, par des voix assez agaçantes sur la durée et une production grosse mais manquant d’idées, les chansonnettes présentées à vos petites oreilles se révéleront donc un peu ennuyeuses sur la durée d’un album (et ce n’est pas une reprise très moyenne du « You really got me » des Kinks qui changera quelque chose). Isolées au sein d’un dj set, au cours d’une soirée, et bien entourées par des titres plus accrocheurs, certaines d’entre-elles devraient malgré tout faire mouche. Taillé pour le dance-floor on vous disait…

Rocket From The Tombs

Rocket Redux

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Doivent pas être peu fier chez Glitterhouse. Car ce que vous allez lire est en quelque sorte une leçon d’histoire. Rocket Redux compte dans ses rangs les membres fondateurs de deux groupes légendaires : Pere Ubu et les Dead Boys. Rewind. En 1975, RFTT écume les planches de manière drolatique, dans les excès qui accompagnent l’époque et se consume littéralement en un feu de paille. Ephémère, le groupe se scinde donc en deux. David Thomas et Steve Mehlmann partent fonder Pere Ubu ; Cheetah Chrome les Dead Boys. Nous sommes vers 76 et le punk pointe le bout de son nez. Notons que ces deux groupes influenceront d’une manière ou d’une autre les 30 années qui suivirent : de Birthday Party, au Pixies, en passant par les TV on the radio, P.I.L. ou Julian Cope, mais aussi Thurston Moore (Sonic Youth), grand fan des deux formations. Vous l’aurez compris cette plaque est un document. Aujourd’hui, les fonds de tiroir sont toujours bons à récupérer. Et la reformation est dans l’air. Chose faite. Autour des membres originels vient se greffer Richard Lloyd, ni plus ni moins le guitariste de Television, dont les Wire ou les Talking Heads doivent (presque) tout. Le gratin. Le haut du panier. Maintenant à vos oreilles de se faire une opinion. Gare au retour vers le passé...

The Rocks

Asking for trouble…

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Les oreilles grandes ouvertes, nous découvrons "Eyes Wide Open", titre d’ouverture. L’inquiétante intuition de se reprendre une mauvaise dose de castrat ‘sexophile’ sauce Darkness nous envahit. Au chant, la voix de James Taylor grimpe maladroitement dans les tonalités aiguës, tel un chat de gouttière dans un arbre. Un coup de vent fait vaciller le félin de son perchoir, James Taylor abandonne alors ses apparats de petit gredin à la croix de bois et lâche un cri primal dès "Can you hear me ? ", seconde livraison de l’album de The Rocks (NDR : quel nom !). Le quatuor enclenche la vitesse supérieure. "We Got It" et sa sinusoïde hypnotique verse du côté dansant de la force obscure de la formation britannique. Mauro Venegas perpétue des riffs tranchants alors que cette chère Sarah Bacon dépose ses jolis doigts sur le manche de sa guitare rythmique. Illusion nostalgique : la belle guitariste ressemble à s’y méprendre à un clone de Deborah Harry. Cette sensation est curieuse mais guère déplaisante. Sur "I won’t need you when you’re dead", le chant s’emballe et croise désormais le fer à la mémoire de Sid Vicious. Bref, le timbre de Taylor dérape et part méchamment en cacahouète. Vrille gutturale incontrôlée jusqu’au rageur "Everybody in the place" qui plonge le groupe dans un chaos revigorant, enivrant. A la basse, Chris Mann tente inlassablement d’insuffler une ligne de conduite à ses confrères indisciplinés mais éprouve visiblement toutes les peines du monde à soutenir l’élan suicidaire entamé par ce flot de décharges électriques. Mais cuivrée et costumée, cette bande de sales gosses est également capable de retrouver son calme, de s’appliquer et de signer quelques titres intemporels, à l’image de ce simple et mélodieux "What have you done". The Rocks joue dans la catégorie punk désinvolte. A ce jour, la sincérité qui anime ces quatre-là demeure leur plus furieux atout dans la perspective de conquérir un auditoire laissé en jachère, suite au passage manqué du second album de The Eighties Matchbox B-Line Disaster.

The Rocks

Yessssssss ! ! ! !

En vingt minutes, les cinq Anglais de The Rocks se déchaînent, ne laissant après leur passage qu’une traînée de poudre rock’n’roll encore fumante. En vingt minutes, ces types s’improvisent les maîtres du monde, parce qu’il suffit parfois d’un riff maousse costaud pour remporter le pactole. The Rocks crie, crisse. The Rocks, c’est Gang of Four, les Replacements et les Libertines coincés dans un ascenseur, se foutant des coups de poing pour appuyer sur « Stop ». Rester entre deux étages : le garage au sous-sol, le punk au premier, puis le ciel, le vertige, la nausée. Woosh ! Un appel d’air. Les mecs tentent de coincer leurs guitares entre les deux portes, mais déjà le mécanisme s’enraye. Ne leur reste plus qu’à gueuler à l’aide, en espérant qu’on vienne les sortir de ce mauvais pas. Il faut les libérer. Il faut faire leur publicité. Parce que The Rocks rocke ( ! ! ! !), et l’on crie « Yeeeees ! ! ! », comme eux, jusqu’à l’extase, dernier étage, le septième ciel.

Rogue Wave

Out Of The Shadow

Une brise d’air frais, au loin le ressac d’une mer amicale, un cocktail à la main et Rogue Wave dans les oreilles : les vacances parfaites, loin des remous de notre pied-à-terre existentiel, à fredonner de jolies mélodies pop sous le soleil. La Californie ? Presque, mais sans la frime de rigueur. Sorti en 2002 mais réédité par Sub Pop l’année dernière, le premier album de Rogue Wave nous rappelle qu’une bonne chanson pop, c’est d’abord une chanson (max. 3 minutes) qu’on peut fredonner sous la douche, surtout si elle est sur la plage. Ces 12 vignettes pop bricolo s’écoutent les pieds en éventail, comme à l’époque des premiers Elliott Smith et Lemonheads. Pus proches de nous, on pense aux Shins et à Tahiti 80 ; et sûr que ces gars-là aiment aussi ce disque. Du tubesque « Sewn Up » à l’aérien « Perfect », « Out Of The Shadow » est un petit bonheur, qu’on partage comme l’hostie. Et pour une fois on verra dans ce titre d’album un vœu qu’on espère voir exaucé, au plus vite : Rogue Wave sur toutes les lèvres, et leurs chansons dans notre I-Pod, direction le soleil, l’eau turquoise et les gros bigorneaux.

Rohff

La Fierté des Nôtres

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« Less Is More » constitue une précieuse expression anglaise que les hip-hoppers semblent ne pas apprécier. La preuve par ce double nouvel album de Rohff, un des exposants du collectif Mafia K1 Fry, qui compte en son sein des gens comme 113 et Kéry James. Rohff évolue dans le rap hardcore sans concessions. Des beats électro servent de tapis sonore à ses paroles sombres et son excellent flow. Il décrit sans fioritures le ‘milieu de la voyoucratie’ sans céder à une apologie de plus en plus fréquente dans le rap. Un message positif et responsable qui puise ses sources dans l’Islam, un peu comme Kery James, convié par ailleurs à un featuring sur « Mal Aimé ». Quelques touches d’humour salvatrices (comme l’imitateur de Tony Montana) éclaircissent les obsessions morbides qui jalonnent ces deux heures et demies de musique. Il y a évidemment à boire et à manger dans cette « Fierté ». Les morceaux où le style américain est singé sans vergogne tombent totalement à plat. Cependant, cet opus recèle plusieurs excellents titres : « Nouveau Rap », « Ca Fait Plaisir » ou encore « Souvenir ». Des bons beats et des chouettes textes qui risquent de faire mal dans les « charts ». Malheureusement, la qualité variable des morceaux aurait dû éconduire une bonne moitié de l’elpee… « Less Is More » qu’on vous dit !

The Rolling Stones

Live Licks

Cet énième live des Stones compile 23 titres enregistrés lors de leur tournée triomphante qui dura plus d’un an (« Licks World Tour », 2002-2003) : bref le cadeau parfait pour Noël, surtout que sur ce double cd figurent certains titres joués pour la première fois en live, et même deux inédits (« Rock My Baby », cover de BB King, et « The Nearness of You », vieille rengaine blues chantée par Keith Richards). Sur le premier disque on retrouve les grands classiques du groupe, de « Brown Sugar » à « Satisfaction », avec les gens qui chantent et Jagger qui s’essouffle, et sur l’autre des titres moins connus, pour contenter le vrai fan. Ceux qui les ont vus à Werchter savent en tout cas que les Rolling Stones en concert, c’est d’abord de l’esbroufe visuelle (‘Putain, t’as vu l’écran géant !’), et vu l’âge de ses membres même « Gimme Shelter » et « Paint It, Black » finissent par grincer comme un vieux rocking-chair. ‘Mais quand s’arrêteront-ils ?’, semble être la question que beaucoup de gens se posent. Le plus tôt sera le mieux parce qu’au prochain ‘World Tour’ ça risque d’être l’hécatombe. Y a plus de vieillesse !

Katy Rose

Because I can

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Une jouvencelle de plus dans le monde du Rock and Roll… ! ! ! Suivant la piste encore toute chaude tracée par Avril Lavigne, une certaine Katy Rose semble vouloir s’enfoncer à son tour dans la jungle du music business. Si notre jeune aventurière (vu les photos elle ne doit pas avoir plus de 18 ans) devra faire preuve d’une grande prudence pour ne pas s’égarer dans cet environnement aux dangers mortels, elle nous paraît malgré tout mieux préparée que sa fougueuse concurrente. Bien sûr, la célèbre Avril possède plusieurs longueurs d’avance sur la pauvre Katy et, déjà, elle semble apercevoir l’ouverture dans la cathédrale de verdure hostile. Au delà, s’imagine-t-elle, se trouve la charmante clairière dont les guides du label lui ont tant parlé ; celle où les gentils fans de la forêt viennent se rafraîchir à l’eau d’une petite cascade cristalline…Et de s’imaginer gambadant pour de longues années au milieu d’un Eden musical…Pourtant, peut-être aurait-elle mieux fait d’écouter les vieux sages qui, lorsqu’elle n’était encore qu’une petite musicienne, lui susurraient à l’oreille que le chemin le plus droit et le plus dégagé n’est pas toujours le meilleur. La trouée dans les feuillages est encore bien étroite et la petite Lavigne apprendra sans doute douloureusement que ce qui se cache derrière n’est peut être pas aussi bucolique qu’elle le pense. Certains crocodiles, tapis aux pieds de chutes vertigineuses doivent déjà se pourlécher les babines… Pendant ce temps, Katy Rose risque d’en baver. Les picots qui viendront immanquablement lui déchirer la peau seront probablement bien plus dangereux que ceux recouvrant la fleur dont elle porte le nom. Ses beaux vêtements finiront en pièces, c’est sûr, mais notre Miss s’en sortira malgré tout…Pourquoi ? Parce que la petite Katy est une maligne et que, dans la jungle, les futés s’en tirent toujours mieux que les fonceurs aux techniques balourdes…Katy a su écouter la voix des anciennes, dirigées par une certaine ‘PJ’, et elle a compris que des cicatrices et des frusques en piteux état sont quelques fois plus jolies qu’un baldaquin porté par de puissants nababs. Bien sûr, elle hésite encore et, durant une bonne partie de ce périple qu’elle a choisi de nommer «Because I can », elle semble vouloir suivre la trace de l’imprudente Avril. Et puis, tout d’un coup, elle se ravise, revient sur ses pas et emprunte ce qui nous semble être la bonne voie. En entonnant, coup sur coup, un « Original Skin » et surtout un « Lemon » d’une voix affirmée (au propre comme au figuré) prouvant qu’elle a enfin compris où elle devait aller. Katy Rose n’est pas encore sortie de la jungle, loin de là, mais la clairière, la vraie, se rapproche…

JW Roy

Kitchen table blues

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JW Roy est un singer songwriter batave. Un roots singer, si vous préférez. Bien qu’âgé de 33 ans, il est déjà parvenu à se tailler une solide réputation. Et pour cause, il a déjà été comparé, ni plus ni moins, à John Hiatt, Jackson Browne et Van Morrison. A ce jour, il avait commis trois albums, dont deux flanqués du One Night Band, une formation impliquant le claviériste Roel Spanjers et le bassiste Kees Spruijt : "Round here" en 1997 et "Deeper shades" en 99. Il cesse cette expérience en 2001, pour se concentrer sur sa carrière solo. En 2003, il grave "Keep it coming", un elpee dont la démarche est plus rock. "Kitchen table blues" célèbre le JW Roy nouveau!
 
Folk intense "Kitchen table blues" ouvre l’opus. Epaulé par le piano de Chuck Leavell (NDR : cet ex Allman Brothers Band participe aux tournées des Stones depuis belle lurette) et du violon de Carrie Rodriguez, il chante d'une voix triste, en s’accompagnant d’une guitare acoustique. Epicée par la guitare électrique de Ruud Van den Boggaard, "Next stop" est une roots song. Le chant est toujours aussi plaintif. Au coeur de cette musique intimiste, la six cordes véhicule beaucoup de tristesse mais aussi de beauté. "Straight back to you" hausse le rythme et s’anime. Le chant et l’atmosphère évoquent Bruce Springsteen. Chuck Leavell est au piano et à l'orgue Hammond. Plus proche du country blues et même de l’outlaw folk blues, le contestataire "These are you" marche sur les traces du Bob Dylan de naguère. Une excellente plage rehaussée par la présence de la slide de Richard Van Bergen. La très belle reprise du "No expectations" des Rolling Stones est interprétée en duo : JW et le piano de Leavell. "Thrill has gone" et "Leave on a light" sont de bien jolies mélodies pop, des mélodies soulignées par l’orgue Hammond du vétéran hollandais Roel Spanjers. Et quoique plus musclé, "Later" ne néglige pas pour autant cette ligne mélodique. La guitare de Gabriel Peeters y est éclatante. En fin d'album, JW signe encore une reprise séduisante du "Better days" de Bruce Springsteen. Les amateurs de musique roots (NDR : ou d’americana, si vous préférez) aux mélodies soignées et agréables, vont beaucoup apprécier cet elpee

Royal City

Little Heart´s Ease

« Alone at the Microphone » était l’un des disques country-folk les plus aboutis qu’il nous fût donné d’entendre l’année dernière : à ranger tout près (et au chaud) des disques d’Iron & Wine, de Timesbold et de Fruit Bats, d’autres groupes au talent bucolique hors pair, capables d’égrener de douces mélodies avec une facilité confondante. Ce nouvel album du quatuor de Toronto ne déroge pas à la règle : encore une fois, on a ici affaire à du folk classieux et pas geignard, en droite lignée des meilleurs Neil Young et Leonard Cohen. C’est pourtant simple comme bonjour : chez Royal City on vise la discrétion des arrangements, la luminosité d’une mélodie comme apparue dès les premiers rayons du soleil. Un soleil hivernal, qui réconforte même si dehors il fait plutôt frais. Il faudrait rendre justice à cette country d’une souplesse admirable, qui n’ennuie jamais même si ses airs évoquent parfois des lendemains qui déchantent. En fait on aimerait que tel disque bouleverse plus souvent nos petites habitudes mélomanes : au premier abord ça ne mange pas de pain, et pourtant on y retourne sans cesse, parce que ça nous rassure. Royal : tenez ce mot pour dit.

RTX

Transmaniacon

Écrit par
Pussy Galore est né au beau milieu des années 80. En cinq années et autant d’albums, le groupe peut se targuer d’avoir influencé une cohorte de formations, de Beck au Yeah Yeah Yeah’s. A l’issue du split de ces furieux punk/rockers, deux entités aux destins et à la reconnaissance inégale vont naître : Jon Spencer Blues Explosion et Royal Trux. L’un pour y macérer dans les marais suintants du blues, mais pimentés de rock; l’autre pour y plonger dans les caves poisseuses de l’undergound punk. C’est au sein de cette branche radicale que Royal Trux a poursuivi son aventure jusqu’en 2001, année où ces compagnons d’infortune se sont séparés après moult remous, en laissant une discographie intègre, mais empreinte du Do It Yourself propre aux structures keuponnes. Et comme, on est (naît ?) musiciens pour la vie ou on ne l’est pas, chacun y est allé de son nouveau projet. D’un côté Weird War (voir quelque part sur le site) et… RTX. Focalisé sur Jennifer Herrema, femme qui nous donne la quasi certitude qu’Axl Rose n’est peut-être pas tout à fait l’homme qu’il prétend (la bosse dans le short...?), “Transmaniacon” a le mérite de faire patienter, dans sa première moitié tout au moins, tous les fans de Guns and Roses en mal d’un nouveau “Appetite for destruction”, la guitare de Slash en moins. Ensuite, le groupe livre un tout autre paysage musical, passant d’un rock alternatif mélodique digne du moins bon Dandy Warhols à un rock punk digne d’une b.o. d’un jeu de planche à roulettes. 20 ans pour en arriver là !

Rude Rich And The High Notes

Soul Stomp

Écrit par
Authentique ‘tribute band’ que ces High Notes ! Ces Bataves se sont déjà fait la main en commettant un album en compagnie de la légende du ska, Derrick Morgan. Pour cette première sortie sous leur propre label, ils reconduisent leur déclaration d’amour au ska et au rocksteady. Pour tenter d’y parvenir, ils adaptent quelques bijoux composés au cours des sixties par Prince Buster, les musiciens de Studio One, Lee Perry, Alton Ellis et quelques autres. Par la même occasion, ils prennent l’initiative de placer quelques compos de leur cru. Reproduites fidèlement (à la reverb près !), les reprises alignées n’apportent absolument rien aux versions primitives ; mais on se doute bien que ce ne soit pas le but de l’entreprise. En ce qui concerne les compos originales, le ska et le rocksteady sont privilégiés ; on a d’ailleurs quelquefois l’impression d’entendre un inédit d’époque tant le mimétisme est grand. Bref, comme le dit le slogan de ces sacrés Bataves, « Invented in Jamaica, now made in Holland ». Totalement anecdotique sur disque (sauf si vous ne connaissez pas les originaux), ce groupe doit sûrement prendre toute sa dimension sur scène. Il ne reste donc plus qu’à attendre qu’un festival les invite...

Calvin Russell

A man in full

Écrit par
Avec son mélange de blues, de rock sudiste et de country, qu’il chante d’une voix âpre et gutturale en s’accompagnant d’une six cordes, Calvin a seulement commencé à être reconnu à sa juste valeur à plus de 40 balais. Et pas dans son Texas natal ! En France. Puis en Europe. A cause de Patrick Mathé, un véritable passionné de la musique qui était à l’époque un des patrons du mythique et défunt label New Rose (NDR : il a rebondi depuis chez Last Call et continue sa mission de défricheur de talents). Bref, rongé par l’alcool et la drogue, Russell avait alors déjà croupi en taule. Hormis sa musique, il n’avait plus qu’un seul objectif : vagabonder sur les routes du Texas. Et puis le vent a tourné… A cause de ce fameux « Crack in time », qui figurera d’ailleurs sur son premier elpee. On ne va pas refaire l’histoire de Calvin ; mais depuis, il sort régulièrement des disques et surtout parvient à vivre de son métier. Découpé en 17 fragments, le Cd réunit inévitablement ses succès les plus connus. Une bien belle manière de le découvrir, si vous n’avez jamais entendu parler de son parcours. L’opus est accompagné d’un DVD partagé entre 7 clips et surtout un set live accordé aux Séquentielles de Lyon, en 1995. Fabuleux, mais trop court ! Sur les cinq compositions sélectionnées, les versions très électriques de « It’s my life » et la cover d’« All along the watch tower » de Neil Young, sont dignes du meilleur Crazy Horse. Une slide en plus. Bref, de quoi effectuer un bon nettoyage des tympans. Dommage que le document soit de si brève durée. Mais de quoi vous donner l’envie d’aller l’applaudir sur scène, lorsqu’il se produira près de chez vous…

The Radio Dept

Lesser Matters

Tiens, du shoegazing… Les murs de guitares ouateuses et les vocalises embrumées qui firent les beaux jours de l’indie du début des nineties seraient-ils en train de redevenir à la mode ? Sommes-nous les témoins d’un nouveau revival, qui verrait My Bloody Valentine, Slowdive et Ride sortir de leur tanière et repartir à l’attaque ? C’est en tout cas ce qu’on imagine à l’écoute de ce premier album de Radio Dept., quatuor suédois qui n’invente rien mais plagie bien. Que dire sinon que « Lesser Matters » plaira sans doute aux fans des groupes susmentionnés, à défaut d’autre chose ? Parce que de fait il n’y a rien d’autre à dire concernant ces treize titres : du bon travail de copistes, sans plus. Ici ce qui importe c’est d’avoir l’impression, en écoutant ce disque, d’avoir quinze ans de moins. Merci pour la cure de jouvence.

Rain

Metric for the drops !

Écrit par
Artiste français, Rain nous propose ici son deuxième album. Pratiquant une électro-pop (plus pop qu’électro) assez proche de Tarwater, notre bonhomme n’est guère convainquant. Si l’ensemble est plutôt de ‘bon goût’, les compositions manquent cruellement de relief et finissent par se ressembler un peu toutes. En outre, le chant (en anglais) souffre d’un accent français, pas toujours de très bon aloi. Moyen…