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Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Les nouveaux concerts Live Nation (update 5/10/2025)

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Samedi 07 février 2026 – Apasche – ING Arena, Bruxelles

Dimanche 19 avril 2026 – Altin Gün – De Roma, Avers

Dimanche 19 avril 2026 – Louis Tomlinson – Lotta Arena, Anvers

Mardi 21 avril 2026 – Candace Bushnell – Stadschouwburg, Anvers

Mercredi 22 avril 2026 – Evgeny Grinko – De Vooruit, Gand

Lundi 27 avril 2026 – Skillet – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 05 mai 2026 – Sofia Isella – La Madeleine, Bruxelles

Jeudi 14 mai 2026 – Steve Hackett- Cirque Royal, Bruxelles

 Samedi 12 septembre Hainvin – Cirque Royal, Bruxelles

Vendredi 20 novembre 2026 – Mo Gilligan - La Madeleine, Bruxelles 

http://www.livenation.be/

 

 

 

Yungblud

L’idole au sang neuf…

Écrit par

Ce 5 octobre 2024, Forest National accueille Yungblud pour un concert événement à Bruxelles, dans le cadre de sa tournée mondiale baptisée ‘Idols EU Tour’. Le jeune Britannique, figure montante du rock contemporain, vient présenter son cinquième album, « Idols », un double opus dont la première partie est sortie en juin 2025. Accompagné en première partie par Palaye Royale et Weathers, Yungblud promet une soirée explosive à ses fans belges. La salle affiche complet, témoignant de l’engouement autour de l’artiste, reconnu pour son authenticité, son énergie brute et sa capacité à créer un lien unique avec son public. Après avoir déjà enflammé Forest National en 2022 et la Main Stage de Rock Werchter en 2023 et 2025, Yungblud revient avec un show intense, porté par une créativité sans limite et une volonté de repousser les codes du genre. Un rendez-vous immanquable pour tous les amateurs de rock moderne.

A l’entrée, le personnel de la sécurité semble débordé, et invite la foule à transiter à travers des couloirs balisés par des barrières Nadar, de manière quelque peu chaotique. C’est la première fois que votre serviteur assiste à une telle situation.

Le son, à Forest, c’est tout ou rien. Pour les deux premières parties, il sera exécrable, les infrabasses remontant du sol jusqu’aux sièges. Intenable ! Pour Yungblud, il sera, comme par hasard, parfait.

Premier groupe à ouvrir la soirée, Weathers est un quatuor originaire de Los Angeles, récemment invité à rejoindre Yungblud pour sa tournée européenne. La formation se compose du chanteur Cameron Boyer, du guitariste Cameron Olsen, du bassiste Brennen Bates et du batteur Christian Champion. Sa musique se distingue par des hymnes entraînants et rythmés, portés par des paroles introspectives abordant le passage à l’âge adulte et la santé mentale. On retrouve dans leurs influences des groupes comme The Kooks, Green Day ou Blink-182. Sur les planches, les Américains affichent une étonnante assurance, malgré leur relative inexpérience de ce type d’événement. Ils surprennent en reprenant « Famous Last Words » de My Chemical Romance, en adress      ant un clin d’œil à leur inspiration. S’ils n’atteignent pas encore ce niveau, ils s’en sortent néanmoins très bien pour un combo peu habitué à de telles scènes. En fin de concert, pendant « C’est La Vie », ils prennent le pari de faire chanter le public, un risque largement récompensé. Ils présentent de larges extraits de leur troisième album, « Are We Having Fun ? », sorti en 2023. Avec un meilleur son, ce quatuor mérite d’être revu, tant son énergie en ‘live’ est communicative (page Artistes ). 

Setlist : « Happy Pills », « I'm Not Ok », « Lonely Vampire », « Famous Last Words » (My Chemical Romance cover), « Ugly », « Where Do I Sign ? », « All Caps », « C'est La Vie »

Surprise ! On a droit à une deuxième mise en bouche : le trio Palaye Royale. Et il compte bien faire monter l’ambiance d’un cran. Dès le premier morceau, Remington Leith invite la fosse à se baisser puis à bondir ; et elle s’exécute avec enthousiasme. Véritable tornade, le leader de Palaye Royale entraîne le public dans son sillage, soutenu par ses complices qui jouent avec charisme et énergie, distillant des mélodies accrocheuses et incitant la foule à chanter, notamment sur « Mr. Doctor Man ». Le band canado-américain, toujours en tournée, ne connaît pas le repos et adapte chaque soir son set à l’énergie de l’auditoire ; ce qui rend chaque performance unique et vivante. Malgré un son perfectible, l’émotion brute passe sans filtre. Le public, conquis, accueille les Américains comme de véritables têtes d’affiche. Remington, vêtu d’un kilt, escalade la barrière du gradin pour galvaniser la foule, puis descend dans les pogos et s’immerge dans les premiers rangs. La communion est totale : on vit l’instant présent à fond, et ça fait du bien. Après une demi-heure d’énergie pure, Palaye Royale quitte le podium, laissant un auditoire conquis et prêt à accueillir la star de la soirée (page ‘Artistes’ ici

Setlist : « Mister Devil », « Death Or Glory », « No Love In L.A. », « Addicted To the Wicked & Twisted », « Dying In A Hot Tub », « Fucking With My Head », « You'll Be Fine », « Mr. Doctor Man », « For You ».

Les lumières s’éteignent et la foule se déchaîne en hurlant lorsque Yungblud débarque. Pendant que le morceau d’entrée préenregistré, « War Pigs » de Black Sabbath, accompagne l’arrivée des musiciens sur les planches, l’excitation monte. Vêtu de cuir et de lunettes fumées, il ouvre le bal par le titre épique « Hello Heaven, Hello », issu de son dernier elpee « Idols ». Visiblement, les fans vont se régaler ce soir. De la joie aux larmes, la palette des émotions est vaste, mais toujours authentique. Enlevant sa veste, il se verse de l’eau sur la tête et secoue ses cheveux, les projetant en l’air, avant d’asperger la foule. Les fans adorent. Yungblud reste rarement immobile : il s’avance sur les enceintes, se déplace d’un côté à l’autre et multiplie les sauts. Il sait vraiment divertir et captiver son public. Débordant d’adrénaline et d’enthousiasme, il conquiert la salle dès son arrivée. Son nouvel LP confirme et consolide sa réputation d’idole du rock. Mais cela ne change en rien son engagement : il saute et se balance sur scène tel une pile Duracell fraîchement chargée, inépuisable. Le public, debout sur les gradins, depuis le morceau d’ouverture, est en transe. Harrison n’a jamais été du genre subtil. Des mots comme ‘fuck’ lui échappent des dizaines de fois par concert, et ‘jump, jump, jump’ ou ‘Let Me See Your Hands’ appartiennent au vocabulaire et constituent la marque de fabrique, depuis des années. Même un morceau plus calme, comme « Idols Pt. 1 », sublimé par un quatuor à cordes, dégage une énergie communicative : le public chante à tue-tête. Des cordes vocales vibrantes à la salle tremblante, l’effet de « Lovesick Lullaby » sur la foule fait sursauter tout le monde et crée des tableaux rares pour un concert de rock. Il faut dire que, grâce à sa formation, la compo prend, en live, un côté nerveux qui peut manquer sur disque. Ce qui montre bien ce qu’un ensemble bien rôdé peut apporter. Pendant « Fleabag », Yungblud, fidèle à la tradition, offre à un fan la possibilité de rejoindre brièvement le band sur l’estrade. Cet honneur est revenu hier à Simon, de Bruxelles. Cependant, après le premier refrain, sa guitare s’est éteinte, laissant la place à Adam Warrington, qui a livré un excellent solo et s’est, une fois encore, révélé indispensable au spectacle. L’artiste termine debout au-dessus de la fosse, poing levé, filmant la marée humaine qui s’étend devant lui. Puis, avant d’entamer sa reprise de « Changes » de Black Sabbath, il évoque son amour et son profond respect pour la légende Ozzy Osbourne (disparu en juillet 2025). Cette chanson, qui met particulièrement en valeur sa voix et son talent d’interprète, captive l’assistance, qui chante en chœur. Il la conclut, électrisé, face à une mer de cœurs formés avec les mains. ‘Yungblud Is about love !’ lance-t-il, comme une affirmation. À plusieurs reprises, les jets de confettis, les fumigènes et les effets pyrotechniques viennent dynamiter et électriser le show. Sur presque chaque morceau, Yungblud trouve un moment pour faire chanter, crier ou sauter le public — et aussi pour le remercier.

Décidé à tout donner jusqu’au bout, il entame son rappel par « Ghosts », où il fait virevolter son micro filaire autour de lui avant de s’allonger au sol. L’ultime morceau, « Zombie », vient clore le set sur une note sombre et puissante.

Véritable bête de scène, il sait susciter l’émotion en se donnant entièrement, avec une sincérité palpable, pour un public qu’il chérit profondément. N’hésitant plus à exposer ses fragilités au fil de ses morceaux, l’expérience a gagné en intensité et en profondeur. L’artiste réussit la prouesse de créer à la fois proximité et explosion d’énergie. Ce soir, ce n’était pas un simple concert : c’était une véritable expérience de vie, gravée dans les mémoires de chacun.

Setlist : « War Pigs » (Black Sabbath song) (chanson d’entrée pré-enregistrée), « Hello Heaven, Hello », « The Funeral », « Idols Pt. I », « Lovesick Lullaby », « My Only Angel » (Aerosmith & Yungblud song), « Fleabag » (With a fan à la 6 cordes), « Lowlife », « Changes » (Black Sabbath cover), « Fire », « War », « Tin Pan Boy » (With A Tease To “I Love You, Will You Marry Me”), « Braindead ! », « Loner ».

Rappel : « Ghosts », « Zombie »

(Organisation : Live Nation)

 

Nightbus

L’ascension de Nightbus

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Le duo mancunien Nightbus sortira son premier album, « Passenger », ce 10 octobre. Après avoir gravé plusieurs singles, il en a partagé un nouveau « Ascension ». Ce morceau, inspiré des beats new-yorkais des années 2000, explore des thèmes sombres tels que la mort, le suicide et l'héritage. Le duo décrit son opus comme un voyage à travers des espaces liminaux où tout est possible, abordant des sujets comme la dissociation, la codépendance et l'addiction, tout en offrant une lueur d'espoir.

Olive Rees et Jake Cottier, les membres de Nightbus, expliquent que leur musique est influencée par leurs expériences personnelles et leurs alter-égos, créant un paysage sonore unique qui mélange trip-hop des années 90, indie sleaze et electronica. Leur son est le résultat de collaborations créatives et de tensions, reflétant leur environnement musical à Manchester et Stockport. Avant même de jouer en concert, le single 'Mirrors' a déjà attiré l'attention et montré une capacité à offrir une expérience immersive et personnalisée aux auditeurs.

Le clip consacré à « ‘Ascension » est disponible ici et celui à « Landslide »

 

 

Witch Post

Witch Post signe chez Partisan Records

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Réunissant Alaska Reid et Dylan Fraser, Witch Post, vient de signer chez Partisan Records et dévoile un nouveau single, « Changeling », qui fait suite à un premier Ep baptisé « Beast ». Sa musique mélange des sonorités grunge-rock des années 90 à une touche personnelle, à la fois envoûtante et brute. Le groupe s’est fait remarquer en gravant des titres comme « Chill Out » et « Rust ». Sa capacité à surprendre se confirme lors de versions acoustiques de leurs morceaux.

« Changeling » est disponible sous forme de clip ici

 

Glass Museum

La cité analogue de Glass Museum

Écrit par

Après deux albums inspirés par des paysages nordiques et les forces de la nature, Glass Museum élargit ses horizons en gravant "4N4LOG CITY". Le duo, réunissant le pianiste Antoine Flipo et le batteur Martin Grégoire, est rejoint par le bassiste Issam Labbene, formant ainsi un trio dynamique. Cet elpee marque une transition importante dans leur carrière, mélangeant les codes de la musique électronique et les profondeurs du jazz avec un groove unique.

Signé sur le label Sdban Records, le groupe a enregistré cet opus entre la Drôme, le Volta et un ancien site industriel bruxellois. Il a collaboré avec des artistes prestigieux comme le batteur suisse Arthur Hnatek et le chanteur JDS. "4N4LOG CITY" explore des sons et des idées nouvelles, allant de l'ambient au breakbeat, et inclut une épopée hip-hop à travers "Jazz Brak".

Produit par Antoine Flipo et mixé par Elsa Grelot, cet LP cinématographique capture les rythmes et les fréquences de la ville, racontant les histoires anonymes qui se déroulent dans la métropole. "4N4LOG CITY" affirme ainsi la place de Glass Museum sur la scène musicale européenne.

Pour en connaître davantage sur Glass Museum, cliquez sur le nom du groupe, en vert, dans la rubrique ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

The Saxophones

The Saxophones n’ont pas de temps pour la poésie…

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Le groupe The Saxophones annonce la sortie de son quatrième album studio, « No Time For Poetry », prévu pour le 7 novembre. Cet elpee, inspiré par Leonard Cohen et marqué par une ambiance à la fois légère et anxieuse, aborde des thèmes sociaux et politiques actuels, notamment la crise des sans-abris et les incendies en Californie. Le duo, composé d’Alexi Erenkov et Alison Alderdice, s’entoure de collaborateurs réguliers pour enrichir le son. Les chansons mêlent satire et réflexion sur la société américaine, la perte d’influence des groupes dominants et la montée d’une culture de la peur. L’opus se veut à la fois critique, personnel et porteur d’un certain optimisme, tout en restant accessible et musicalement plaisant.

En attendant, la formation a partagé deux titres, Wayward men » (en écoute ici

 

)

et « Too Big for California », sous forme de clip, là

 

Oproer

Oproer pris au piège…

Écrit par

Le groupe belge Oproer s’apprête à sortir son deuxième album, « The Catch », après avoir dévoilé le single « Something To Die For ». Ce morceau évoque l’impact d’un simple regard qui peut bouleverser une vie. Oproer, reconnu pour son mélange énergique de rock alternatif pop et de post-punk funky, a su conquérir un large public grâce à des concerts dynamiques et des morceaux accrocheurs. Après un premier elpee remarqué et des prestations dans des salles emblématiques, ce nouvel opus est annoncé plus profond, inspiré par les épreuves personnelles du chanteur Dries van der Schueren. Le long playing été enregistré sous la houlette du producteur Mathias Stal et bénéficie d’une nouvelle identité visuelle signée Studio Koevoet. La sortie officielle de « The Catch » aura lieu lors d’un concert à l’Ancienne Belgique, le 6 décembre.

Le clip de « Something To Die For » est disponible sous forme de clip

 

 

SANAM

Un second album pour le band libanais SANAM

Écrit par

Le groupe avant-rock SANAM, basé à Beyrouth, sortira son deuxième album, « Sametou Sawtan », le 19 septembre 2025 sur le label Constellation. Sur ce nouvel elpee, le sextuor poursuit son exploration musicale en fusionnant rock expérimental, jazz, électronique et traditions arabes. L’opus, dont le titre signifie ‘J’ai entendu une voix’, aborde les thèmes de la distance et du déracinement, inspirés par la situation au Liban. Les morceaux mêlent textes empruntés à la poésie arabe et persane, chansons traditionnelles et paroles originales. Le long playing a été enregistré entre Beyrouth, Byblos et Paris, et capture l’intensité du groupe sur scène.

En attendant cette sortie, le combo a partagé un titre, « Hatik », sous forme de clip ; et il est à voir et écouter

 

Chat Pile & Hayden Pedigo

Une collaboration entre Chat Pile et Hayden Pedigo

Écrit par

Chat Pile et Hayden Pedigo sortiront l’album collaboratif, « Earth Again », ce 31 octobre 2025. En attendant, ils ont partagé le single « Demon Time ».

Ce morceau marque un changement de style pour Chat Pile, adoptant une ambiance plus calme et atmosphérique grâce à la guitare de Pedigo. L’opus qui explore des thèmes sombres et la ruine du monde moderne. Porté par la voix envoûtante de Raygun Busch, la percussion de Cap’n Ron et la basse de Stin, ce morceau délivre un avertissement sombre sur les conséquences inévitables et l’obscurité, reflétant les thèmes de la ruine qui définissent l’exploration de la terre désolée moderne par l’elpee.

Le clip de « Earth again » est disponible

 

Ana Popovic

Ana Popovic dans le tempo

Écrit par

Guitariste de blues primée par 7 blues music Awards, Ana Popovic sortira un nouvel elpee, ce 31/10/2025. Un opus au cours duquel elle fusionne funk électrique et guitare slide, instrumentaux jazzy et groove blues avec des accents soul à la touche gospel. Outre son incroyable présence scénique, Ana repousse encore les limites, transcende les genres et se réinvente tout au long de « Dance To The Rhythm ». Cette œuvre succède à « Power » qui, en 2023, a atteint la première place du Billboard Blues Charts.

Qualifiée de ‘sacrée guitariste’ par Bruce Springsteen, Ana Popovic était la seule guitariste féminine à participer à la tournée All-Star Experience Hendrix de 2014 à 2018 qui célèbrait la musique et l'héritage de Jimi Hendrix avec Buddy Guy, Eric Johnson, Kenny Wayne Shepherd et bien d'autres artistes de renommée mondiale.

Ana déclare : ‘Là où « Power » s'arrête, « Dance To The Rhythm » prend le relais en poussant le groove et la fluidité encore un peu plus loin. Nous voulons porter la musique plus haut, là où elle nous touche vraiment, avec la sensation juste, un groove puissant (« Sho Nuf », « Worked Up », « Dance To The Rhythm ») et des paroles profondes en apportant une touche bluesy ‘(« Dwell On The Feeling », « California Chase », « Soul'ution »). Avec des arrangements presque à la Steely Dan dans « Sisters and Brothers », « Soul’ution » à la fois branché et contemporain, « Hottest Ticket » funky et « Hurt So Good » sonnent plus mainstream mais l’ensemble ne fait qu’un. Le morceau ultime est le remake de « 50 Ways To Leave Your Lover » de Paul Simon. ‘Sur scène, mon but est de proposer une musique qui donne envie de danser, qui vous fait bouger. Là où la musique vous emmène, où vous pouvez vous laisser aller et vous imprégner du groove dans une immersion irrésistible’.

« Worked Up » est disponible sous forme de clip ici

 

 

Twenty One Pilots et Orelsan au Main Square 2026 ! (update 3/10/2025)

Écrit par

Premiers noms de la 20ᵉ édition du Main Square Festival !

Pour marquer sa 20ᵉ édition, le Main Square Festival annonce un premier invité de taille : le groupe TWENTY ONE PILOTS !

Le duo américain s’y produira le dimanche 5 juillet.

Et Orelsan sera également de la partie. Il s’y produira le 4 juillet.

https://mainsquarefestival.fr/

Damiano David

Un charisme déroutant, mais irrésistible…

Écrit par

En 2021, l’Italie remporte le Concours Eurovision de la chanson à Rotterdam. Ainsi débute le spectacle international de Måneskin. Extravagante et rock, la formation prend d’assaut les radios, les grandes salles, les festivals et les stades. Il y a quelques années à peine, Damiano Davids, le leader, prend du recul par rapport à son groupe et enregistre ce premier album, « Funny Little Fears », dont l’intégralité nous est présentée ce soir. En tournée, il fait salle comble en Europe et monte sur scène chaque fois plus à l’aise que jamais. Depuis longtemps, ce dernier est une bête de scène et, s’il est facile de manquer l’énergie intense et déchaînée qu’il dégage au sein du combo, son épopée pop sur ce premier elpee solo est tout aussi captivante. Il va électriser un Forest National comble grâce à son charisme déroutant et si attachant. Pas de première partie : le concert débute à 20 h précises et se termine à 21 h 30. Sueur, émerveillement et étoiles dans les yeux. Le son est nickel.

Lumières clignotantes et musicos en costume-cravate forment le décor de l’entrée de Damiano, et la foule est en effervescence. On pointe du doigt, avec empressement, le podium, cherchant à le repérer, mais dès qu’il tourne au coin, il devient indéchiffrable. Il a cette aura que l’on possède naturellement, sortant en pantalon de soie, avec des ceintures nouées façon pirate, secouant la tête et inclinant le pied de micro comme un amoureux.

« Born With A Broken Heart » ouvre le concert, et la salle s’emballe. Puis « The First Time » retentit, et le son monte encore plus fort. « The First Time » est naturellement entraînant, une compo au cours de laquelle les paroles s’enchaînent à l’infini. On n’entend même pas les premières phrases, couvertes par les cris enthousiastes du public. Damiano David suit cet élan : pendant les premières chansons, il reste immobile, débitant ses mots à toute vitesse, ce qui empêche des morceaux énergiques comme « The First Time » et « Voices » de trouver leur place.

Caractérisées par des ponts et des paroles ouvertes, « Next Summer », « The Bruise » et « Sick Of Myself » sont plus lents. Sa voix est addictive : elle se brise aux bons endroits, son timbre crépite comme du miel. Et il se montre particulièrement vulnérable sur « Perfect Life ».

Avant de chanter, il change de tenue sur scène, enfilant des vêtements tout en expliquant ce que ceux-ci représentent pour lui — c’est très frappant, sincère. Il nous confie que le concert, jusqu’alors, a retracé les dix dernières années de sa vie, quand tout filait à toute vitesse et qu’il vivait des choses incroyables, comme la tournée des stades. ‘Quelque chose a craqué’, admet-il. Cette honnêteté est rafraîchissante.

On ne veut pas comparer inutilement la musique solo de Damiano à celle de Måneskin, car, comme ‘artiste l’a déclaré pendant le spectacle, c’est une étape qu’il souhaite franchir et une décision qu’il était libre de prendre. Il est fier du travail de la formation, mais a besoin d’un nouveau chapitre. Pourtant, on sent dans sa présence scénique qu’il ne perd rien de sa nonchalance rock. Un véritable loup déguisé en mouton. Globalement, la musique est soignée et rendue plus lourde ; ce qui améliore la performance live et la rapproche de l’indolence de Damiano. « Cinnamon » a même une touche légèrement rock. Le tableau colle, et on s’imagine brièvement le Damiano d’antan.

Il révèle adorer les reprises et en interprète deux. Celle de « Sex On Fire » de Kings Of Leon constitue la partie la plus lourde du set, cette fois sans t-shirt, tandis que celle de « Nothing Breaks Like A Heart » de Mike Ronson, que chante Miley Cyrus, est plus douce et plus fragile. Ce qui met également en valeur sa voix.

Damiano se lance alors dans la paisible « Perfect Life » ; mais au bout de quelques morceaux plus calmes, le set menace de s’essouffler, mais non. Heureusement, l’énergie sensuelle de « Tangerine » relance l’ambiance. Cependant, c’est la ligne de synthé entraînante de « Zombie Lady » qui captive véritablement l’attention. Et Damiano lance son sprint final. Sur « Tango », l’Italien assume enfin pleinement son rôle d’interprète, s’adaptant à l’énergie de la musique. Après le significatif « Mars », il quitte la scène.

Pour le rappel, c’est dans des cris et des hurlements à tue-tête que les fans accueillent le chanteur et le groupe sur les planches. À la grande joie de tous, Damiano enchaîne ensuite « The First Time ». Cette fois, c’est encore mieux qu’au début. Le double titre « Naked, Solitude » sonne le glas du spectacle. Un final explosif : le chanteur clôture le spectacle et passe du calme à la vitesse supérieure. Alors que le band donne encore tout son possible, Damiano quitte brièvement l’estrade pour rejoindre l’auditoire, dans les bras de ses fans dévoués. Mille baisers, remerciements sincères et poignées de main viennent clore le show.

Une superbe soirée se termine. À la prochaine, Damiano ; en espérant que ce soit au sein de Måneskin !

Setlist : « Born With A Broken Heart », « The First Time », « Mysterious Girl », « Voices », « Cinnamon », « Sex on Fire » (Kings of Leon cover), « Talk To Me », « Nothing Breaks Like a Heart (Mark Ronson cover), « Perfect Life », « Next Summer », « Sick Of Myself », « The Bruise », « Tangerine », « Zombie Lady », « Tango », « Angel », « Over », « Mars ».

Rappel : « The First Time » (Reprise), « Naked, Solitude (No One Understands Me) ».

(Photos Vincent Dufrane ici

 

(Organisation : Gracia Live)

Live Nation : les nouveaux concerts (update du 28-09-2025)

Écrit par

Dimanche 21 décembre 2025 – Goose – De Roma, Anvers

Mardi 17 février 2026 – Christian Loffler -Cirque Royal, Bruxelles

Mercredi 11 mars 2026 – Mods Sleaford – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 03 mars 2026 – Jade – La Madeline, Bruxelles

Mercredi 04 mars 2026 – Jade – La Madeline, Bruxelles

Jeudi 05 mars 2026 – Audrey Hobert – La madeleine, Bruxelles

Mercredi 25 mars 2026 – Kreator – Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 18 avril 2026 – Alex Warren - AFAS Dome (Sportpaleins), Anvers

Mardi 21 avril 2026 - Candace Bushnell – Stadschouwburg, Anvers

Samedi 25 avril 2026 – Jioying Summers – Aremberg, Anvers

Jeudi 05 mai 2026 – Tame Impala – AFAS Dome (Sportpaleins), Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Greenhouse Talent : les nouveaux concerts (update 26/09/2025)

Écrit par

AXELLE RED annonce une tournée en clubs

Les billets seront en vente à partir du vendredi 26 septembre à 10h00 via greenhousetalent.com.

 

Club AFF, Hasselt
samedi, 17 janvier 2026

De Casino, Saint Nicolas
dimanche, 18 janvier 2026

Het Depot, Louvain
mercredi, 21 janvier 2026

Ha Concerts, Gand
jeudi, 22 janvier 2026

Cactus Club, Bruges
vendredi, 23 janvier 2026

Lux, Herenthout
samedi, 24 janvier 2026

Mais aussi…

ONE VISION OF QUEEN
Stadsschouwburg, Anvers 01.10.2025
Trixxo Theater, Hasselt 02.10.2025

PHILIP GLASS ENSEMBLE
Salle Reine Elisabeth, Anvers
13.10.2025

HET ZESDE METAAL
Capitole, Gand
22 & 23.10.2025

GRAHAM NASH
Cirque Royal, Bruxelles
24.10.2025

TONY HADLEY
Casino Kursaal, Ostende 27.10.2025
Het Depot, Louvain 29.10.2025

HATARI
Ancienne Belgique Club, Bruxelles
14.02.2026

PORTUGAL, THE MAN
De Roma, Anvers
02.03.2026

THUNDERCAT
Ancienne Belgique, Bruxelles
23.03.2026

WET WET WET
De Roma, Anvers
05.05.2026

ROBERT JON & THE WRECK
Ancienne Belgique, Bruxelles
09.05.2026

TUBULAR BELLS
Capitole, Gand
20.09.2026

https://www.greenhousetalent.com

 

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 25/09/2025)

Écrit par

sam. 04 oct. |
Bazart

dim. 16 nov. |
KETCLUB: Kipgeweer + Madd9

mar. 25 nov. |
Double Bill: Lea Bertucci & John Also Bennett

sam. 06 déc. |
Vieze Meisje

mar. 16 déc. |
Sef      

sam. 14 févr. |
Hatari

dim. 15 févr. |
Wallners

mer. 25 mars |
Kreator

lun. 27 avr. |
Skillet

http://www.abconcerts.be

 

The Clockworks

Les meilleurs jours de The Clockworks

Écrit par

Originaire de Galway et établi à Londres, The Clockworks a partagé un nouveau single baptisé "Best Days". Le groupe s'est fait connaître grâce à la sortie d’un premier album "Exit Strategy", en 2023, et d’un Ep éponyme, en 2022. L’expression sonore est le résultat d’un cocktail unique d’influences variées qui oscillent de Daft Punk aux Pixies, en passant par Ennio Morricone, le cinéma et la littérature. Le chanteur et parolier James McGregor écrit des paroles poétiques et émotionnelles, équilibrant lumière et obscurité.

"Best Days" marque un nouveau chapitre pour la formation. La compo, autoproduite par Sean Connelly, aborde pour thématique une relation destructrice avec intensité et émotion. Le combo a déclaré que cette chanson a été difficile à finaliser, mais il savait dès le début comment elle devait se sentir et s'intégrer dans sa nouvelle musique.

Le clip de "Best Days" est disponible

 

Goudi

Goudi sur les traces d’Arno ?

Écrit par

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître avec les groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo qui lui vaut d’être comparé à des artistes tels qu’Arno, Leonard Cohen ou encore Gainsbourg.

Son univers musical riche et profond l’a conduit à collaborer avec des musiciens prestigieux. Polyglotte, Goudi chante en plusieurs langues et aborde des thèmes inspirés de la vie quotidienne, qu’il transcende avec une poésie singulière.

Son cinquième album, “Parfum De Vie”, interprété dans la langue de Molière, marque une étape importante de sa carrière. Cet opus inclut une collaboration marquante avec l’actrice belgo-française Lubna Azabal, ajoutant une dimension unique à son œuvre.

Goudi est un artiste à la croisée des genres, dont le charisme et la créativité séduisent un public toujours plus large.

Les clips suivants sont disponibles

“Tango de l’envie” https://youtu.be/quBeAXVuxfE?si=XmsJ5fbEGj3WEMlj 

“Ooh darling” https://youtu.be/AexbWL2cyds?si=0hFXqeLTriYQuNJI 

“Les talons à l’envers” https://youtu.be/WIKE3rLITk4?si=5ggQCk78iOZdKkT0

Your Inland Empire

Un éponyme pour Your Inland Empire

Écrit par

La musique de Your Inland Empire est issue d’une fusion audacieuse de sons bruts et d'angoisse industrielle, explorant des territoires sonores inexplorés. Son dernier elpee, « The End of All Things », a révélé la diversité et la profondeur de sa capacité musicale.

Stéphane Azam et David Husser ont transformé leur vision en une révolution musicale. Azam, le fondateur, a travaillé avec des artistes comme Alcest et Abbath, apportant une large gamme de compétences vocales. Husser, vu son expérience de travail avec des artistes comme Alan Wilder et Peter Gabriel, a perfectionné ce son unique.

Leur collaboration a donné naissance à Your Inland Empire, une formation qui repousse constamment les limites musicales grâce à une expérimentation auditive pure, une composition complexe et un lyrisme émouvant. Sar musique est introspective, explorant les conflits internes et les luttes humaines, tout en restant lumineuse malgré des paroles sombres.

Le duo est complété par Nicolas Uhlen à la batterie et Marc Strebler à la basse, et ils sont prêts pour leur couronnement musical sur un opus qui promet d'être une symphonie de triomphe artistique.

Eponyme, son nouveau long playing paraîtra ce 14 novembre 2025.

Cliquez sur le nom du groupe (en vert), dans le cadre informations complémentaires ci-dessous pour den connaître davantage sur l’artiste.

 

 

La 500e de l'émission de radio WAVES: un festival d'exclusivités

Vous connaissez sans doute WAVES, l'émission de radio qui collabore souvent avec votre webzine favori. Diffusée à Bruxelles sur les ondes FM et partout via internet, elle se consacre à la “wave”, le style héritier de la new-wave qui va de la synth-pop à la dark techno, en passant par la darkwave, l'ebm, le post-punk, etc. 

L'émission vient de célébrer son 500e épisode et, dans ce numéro exceptionnel, les deux animateurs, Fernando Wax et Phil Blackmarquis, ont proposé un festival d'exclusivités, de premières radio, de tracks ultra-rares et de messages de félicitations. On y retrouve, entre autres, Front 242, Position Parallèle, The Horrorist, Simon Jones (And Also The Trees), Adan & Ilse, Automelodi, Martial Canterel, Luminance, Agent Side Grinder, Zanias, etc.

On épinglera un inédit de Front 242: la reprise de “Tainted Love”, le hit new-wave de Soft Cell (NDR: lui même, une reprise d'un morceau de Gloria Jones), proposé en version instrumentale. C'est lors du festival “Euro-Rock”, qui se tenait à Lommel en 2002, qu'a germé l'idée de cette reprise, lorsque le groupe belge a dû remplacer au pied levé Soft Cell. On retiendra également les véritables 'bombes' que sont le titre exclusif accordé par Luminance, 'Passé Décomposé” et la version en français par Position Parallèle du morceau “Insecticide”, de Fad Gadget, sorti à l'origine en 1980. Autre jolie surprise: le petit audio envoyé par Simon Jones, le chanteur d'And Also The Trees (NDR: un des chouchous de musiczine), où il présente le morceau qu'il écoutait en boucle il y a presque 40 ans, quand son groupe traversait la Manche pour venir jouer en Belgique. Un beau moment!

Mais pour découvrir toutes les pépites exclusives, rien de tel que d'écouter le podcast de l'émission:

 L'émission est aussi disponible en anglais, pour les 'followers' du monde entier:

WAVES est diffusée sur Radio Vibration 107.2 FM tous les dimanche à 20h et sur Radio Panik 105.4 FM tous les mardis à 14h.

Pour célébrer cet anniversaire, nous vous offrons des vinyles de la dernière compilation de WAVES: “My Precious Vol. 5”, publiée par Red Maze Records.

Pour participer, c'est ici.

 

Die Krupps

Un concert dans un bunker !

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Cette soirée est une double opportunité. Celle de revoir Die Krupps, l’un des plus grands groupes allemands qui a manifestement influencé Rammstein. Fer de lance du metal-indus-EBM, il fête ses 45 ans d’existence. Et d’autre part, celle de découvrir la superbe salle du MuzikBunker, à Aix-la-Chapelle, situé à une cinquantaine de kilomètres de Liège, et 150 de Bruxelles.

Comme son nom l’indique, le MuzikBunker est un authentique bunker de la deuxième guerre mondiale qui a été restauré. En 1987, la ville décide de transformer cet ancien abri anti-aérien en salle de répétitions (NDR : les combos locaux les utilisent encore), puis en 1994 en salles de spectacle. Une bonne centaine de concerts et événements y sont alors organisés chaque année. Un décor qui cadre finalement bien avec la formation programmée ce soir. Il faut d’abord longer un long couloir sous-terrain, éclairé de lumières bleu électrique et fluos, avant de pénétrer dans la salle où une bonne centaine de spectateurs sont amassés. Sur le côté gauche du local, un long bar permet de se rafraîchir avant la tornade musicale.

Le batteur Paul Keller et le claviériste Ralf Dörper (NDR : membre originel du band et compositeur hors pair, il a notamment lancé Propaganda, au cours des 80’s), débarquent en catimini. Du haut de ses (presque) deux mètres, l’imposant guitariste australien, Dylan Smith arrive à son tour. Il a intégré le line up, il y a un peu plus d’un an, après s’être brouillé avec Andrew Eldritch et quitté les Sisters of Mercy. Et enfin, Jurgen Engler, chaussé de lunettes fumées, qu’il ne quittera jamais, lors du concert, les rejoint.

« Nazis auf speed » et son refrain répétitif ‘Rammt sie !’ ouvre le bal. Le dansant « Schmutzfabrik », issu de l’elpee incontournable « Machinists of joy », embraie. Un morceau qui permet déjà au leader de venir frapper sur ses colonnes de tubes métalliques, comme s’il assurait une percussion martiale. Une singularité qui permet au band de se distinguer de ses pairs, au sein du mouvement EBM voire metal-indus, outre ses multiples influences qui enrichissent ses nombreux long playings.

De bonne humeur. Dylan balance ses riffs avec enthousiasme. « On collision course » préfigure un nouvel Ep. Quant à « The dawning of doom », il nous rappelle combien Die Krupps a pu marquer Rammstein de son empreinte.

La suite du set ne connait pas vraiment de temps morts : « Cross fire », « Fatherland », « To the hilt » constituent autant d’uppercuts assenés à la chaîne. « Robosapien » et son intro ‘wo-ho-ho’ scandée par le public nous emmène jusqu’au rappel.

Un encore d’une seule compo, « Machineries of joy », au cours duquel la communion entre l’auditoire et la formation atteint son point d’orgue, celui-ci scandant en chœur, le slogan ‘Arbeidt ! Lohn !’ du refrain final. Avant de prendre congé du public, le band prend encore le temps de le saluer et de poser pour quelques photos…

(Organisation : Muzikbunker)

Agnes Obel

Un voyage sonore toujours aussi enchanteur…

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Partout où elle passe, Agnes Obel affiche complet. Pour cette tournée, tous les concerts sont sold out, parfois même plusieurs fois dans des salles somptueuses et magiques. Ce soir, c’est au tour du Cirque Royal, évidemment plein à craquer. Votre serviteur est un aficionado d’Agnes et ne manque jamais un de ses concerts, toujours mémorables et marquants. Sa voix aérienne évoque les fjords, les elfes et les gnomes. Aucun supporting act n’est prévu.

En seulement quatre long playings parus en dix ans, la Danoise s’est imposée véritablement comme une figure incontournable de la ‘chamber pop’ contemporaine. Compositrice hors pair, auteure surdouée, talentueuse pianiste et chanteuse à la voix ensorcelante la native de Gentoffe séduit de nombreuses oreilles grâce à ses mélodies envoûtantes, mêlant musique néo-classique et sonorités électroniques aux ambiances cinématographiques. Elle peut compter sur une solide base de fans. Elle a présenté le même spectacle au même endroit peu après la pandémie. Pas beaucoup de différence par rapport à 2023 : même line-up, même concept visuel, même setlist, à l’exception de trois nouvelles compos. À l’époque, il y avait un nouvel opus à défendre, « Myopia ». Aujourd’hui, il s’agissait surtout d’attendre impatiemment de nouveaux morceaux. Pendant le concert, Obel confie avoir passé les trois dernières années en studio et précise que son nouvel LP n’a plus qu’à être mixé avant sa sortie. C’est une expérience merveilleuse d’être au Cirque Royal à ce moment charnière, entre l’univers actuel de l’artiste et le nouveau chapitre qu’elle s’apprête à ouvrir.

Après avoir patienté au son du chant des oiseaux, c’est à 20 h 30 qu’Agnes Obel et ses 3 musiciens font leur entrée sur les planches, dans une salle plongée dans le noir. Contrairement à de nombreux artistes qui optent pour la couleur noire, la Danoise et ses acolytes illuminent la scène en portant des tenues immaculées de blanc. Après quelques petits ajustements, le concert débute enfin. Et c’est par l’instrumental « Red Virgin Soil » qu’Agnes Obel choisit d’ouvrir le spectacle. Derrière son piano droit, elle semble légèrement stressée et tendue ; mais elle se détendra progressivement, au fil du set.

Arrivent ensuite le sublime « Dorian », le captivant « Fuel To Fire » et le saisissant « Camera’s Rolling ». La voix éthérée d’Agnes nous fait inévitablement voyager. Incroyablement transcendante, elle se marie à la perfection à celles de ses deux talentueuses musiciennes, l’une au violoncelle et l’autre aux machines. Alors qu’elle nous envoûte, des ombres et des images de la scène — avec effets — se projette sur l’écran en arrière-plan. On se laisse alors facilement porter par cette scénographie intimiste et épurée. Au bout de quelques titres, elle prend enfin la parole pour remercier le public en français. ‘Bonsoir. Je m’appelle Agnes’, lâche-t-elle encore dans la langue de Molière avant de revenir à celle de Shakespeare. Trois nouveaux titres sont prévus dans la setlist. En revanche, petite déception concernant le troisième et dernier morceau, « Gemini », plus éloigné de son univers.

L’ambiance monte d’un cran lorsque retentissent les premières notes de « Familiar ». Debout derrière son clavier, au milieu du podium, elle fascine par son interprétation. Viennent ensuite les bouleversants « Run Cried the Crawling » et « It’s Happening Again ». On applaudit les réorchestrations de certains titres proposés pour l’occasion, qui offrent ainsi un nouveau visage. Mention spéciale à la violoncelliste d’origine allemande, qui nous a véritablement conquis par son talent et ses loops parfaitement maîtrisés.

Et le charme se poursuit par « Philharmonics » et « Stretch Your Eyes », puis « Words Are Dead », joué en solo au piano par Agnes Obel lors du rappel. Bien sûr, l'auteure ne peut pas oublier d'interpréter son hit posé et mélancolique « Riverside », chaleureusement acclamé par le public. La voix fragile et douce de l’interprète nous transperce au plus haut point.

Et c’est par l’envoûtant « The Curse » qu’Agnes Obel termine ce très beau show d’1h30 environ. Une fois encore, la pianiste et chanteuse scandinave a prouvé qu’elle faisait partie de ce cercle restreint d’artistes incontournables de la scène néo-classique et chamber pop, grâce à ses compositions modernes et audacieuses qui continuent de nous enchanter et de nous faire voyager.

Setlist : « Red Virgin Soil », « Dorian », « Fuel To Fire », « Camera's Rolling », « Laymelli » (nouvelle chanson), « Familiar », « Run Cried the Crawling », « It’s Happening Again », « Faustian Deal (nouvelle chanson), « Gemini » (Nouvelle chanson), « Philharmonics », « Stretch Your Eyes »

Rappel : « Words Are Dead » (en solo), « Riverside », « The Curse ».

(Organisation : Live Nation)

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