La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Pink Floyd

Une compile pour Pink Floyd période 71-79

Une nouvelle compilation officielle de Pink Floyd intitulée « 8-Tracks », comprenant huit classiques incontournables issus de la période 1971-1979 du groupe, vient de paraître chez Sony Music.

La liste des titres comprend des morceaux immédiatement reconnaissables tels que                       « Money », « Wish You Were Here », « Another Brick in the Wall, Part 2 », « Time » et                        « Comfortably Numb », ainsi que des titres plus anciens comme « One Of These Days » et « Wot’s… Uh The Deal », ainsi qu’une version intégrale exclusive de « Pigs On The Wing », précédemment disponible sur la cassette 8 pistes « Animals » de 1977. L’ordre des morceaux a été édité par Steven Wilson à l’aide d’effets sonores tirés des multipistes originaux afin d’offrir une expérience d’écoute continue dans le style classique de Floyd.

« 8-Tracks » retrace toute l’évolution de Pink Floyd vers leur ère de percée, qui les a propulsés au rang de superstars tout au long des années 1970. La période de huit ans célébrée par cette édition spéciale englobe des morceaux issus de certains des albums les plus réussis et les plus célèbres du groupe. » Meddle » (1971), « Obscured by Clouds » (1972), « The Dark Side of the Moon » (1973), « Wish You Were Here » (1975), « Animals » (1977) et « The Wall » (1979). Six albums monumentaux et classiques à part entière. Dans leur ensemble, ces long playings constituent une œuvre qui voit Pink Floyd s’éloigner considérablement de la période pop psychédélique des débuts avec Syd Barrett et de leur production post-expérimentale, consolidant ainsi leur statut mondial comme l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps.

« 8-Tracks » offre un aperçu saisissant de cette incroyable période de créativité. C'est un point de départ idéal pour les nouveaux auditeurs qui souhaitent découvrir la richesse et l'étendue de la discographie inégalée de Pink Floyd, mais aussi une sélection soigneusement élaborée que les fans de longue date sauront apprécier.

La sortie de « 8-Tracks » en 2026 fait suite à une année remarquable pour Pink Floyd. La réédition pour le 50e anniversaire de « Wish You Were Here » s’est classée dans le Top 10 des ventes d’albums à travers le monde, 50 ans après avoir atteint la première place du classement. Sept mois auparavant, la sortie en salles de « Pink Floyd at Pompeii – MCMLXXII » s’était classée dans le Top 10 du box-office, et l’album de la bande originale avait valu au groupe son premier album n° 1 au Royaume-Uni depuis « The Endless River » en 2014, leur dernier album studio.

Graham Coxon

La vie de château de Graham Coxon

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Enregistré en 2011, Castle Park, nouvel opus studio inédit de Graham Coxon, paraîtra le 19 juin 2026 chez Transgressive Records. Cette publication inaugure une vaste réédition de son catalogue solo, qui comprendra, au cours des douze prochains mois, neuf disques studio et trois bandes originales.

Produit par Ben Hillier, déjà associé à Think Tank de Blur, Castle Park a vu le jour durant les sessions de A+E en 2011. D’abord envisagé comme le successeur de ce long playing, il a finalement été mis en attente lorsque Blur a repris ses activités en 2012, avant que Coxon ne s’oriente vers d’autres projets. Le disque réunit dix titres fidèles à son goût pour une pop mod nerveuse et mélodique. Parmi eux, « Billy Says », longtemps joué en concert, bénéficie enfin d’une sortie officielle.

Le premier extrait, « Billy Says », en donne un bon aperçu, tandis que « Alright » prolonge cette veine douce-amère dans la lignée de « Coffee & TV ». Coxon défendra par ailleurs ce répertoire lors d’un concert exceptionnel prévu le 28 novembre 2026 à l’O2 Forum Kentish Town, à Londres, sa première date sur scène entouré d’une formation complète depuis plus de dix ans.

Wishy

Le remède de la nature de Wishy

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Wishy annonce Nature’s Pill, son deuxième long format, attendu le 2 octobre via Winspear/Konkurrent. Pour ouvrir ce nouveau chapitre, la formation d’Indianapolis dévoile « Lovesick », un single lumineux chanté par Nina Pitchkites, accompagné d’un clip officiel réalisé par Trent Wayne. Entre guitares dream-pop, élan indie rock et refrains immédiats, le morceau prolonge l’énergie mélodique qui avait installé le quintette parmi les noms à suivre de la scène alternative américaine.

Après les EP Mana et Paradise parus en 2023, puis le remarqué Triple Seven en 2024, Wishy a confirmé son ascension grâce à Planet Popstar et à plusieurs tournées nord-américaines. Cette trajectoire nourrit aujourd’hui Nature’s Pill, disque conçu de manière plus collective que ses précédents. Kevin Krauter et Nina Pitchkites y associent pleinement Dimitri Morris, Mitch Collins et Conner Host, auprès du coproducteur Ben Lumsdaine, déjà présent sur Triple Seven.

Enregistrée pour moitié live dans un petit studio de Los Angeles, cette nouvelle salve gagne en spontanéité sans perdre le goût du détail. Les textures shoegaze et l’alt-rock des années 90 y croisent le college rock des années 80 et l’indie des années 2000, tandis que les textes abordent la frustration amoureuse, le désir nerveux et l’absurdité du quotidien sans surenchère. « Lovesick » en donne un premier aperçu : une chanson de romantisme assumé, vive et légèrement espiègle, où la pop la plus directe dialogue avec des guitares brumeuses.

Le clip de « Lovesick », disponible sur YouTube, accompagne cette annonce et inscrit le morceau dans l’esthétique colorée du band. Il précède une série de concerts programmés aux États-Unis, ainsi que des dates partagées auprès de The Beths et Beach Bunny. Sans chercher l’effet grandiloquent, Wishy affine ici une formule où l’urgence des mélodies sert des sentiments instables, entre nostalgie, nervosité et envie d’avancer malgré le chaos ambiant.

Le clip de « Lovesick » est à voir et écouter là.

 

Kristin Hersh

Flashback sur l’enfance de Kristin Hersh

Écrit par

Après Clear Pond Road paru en 2023, Kristin Hersh signe son retour en solo par Sugar On Blackstone, attendu le 18 septembre chez Fire Records, avant une tournée automnale au Royaume-Uni, en Europe et en Australie.

Plus sombre que son précédent LP, mais d’une finesse constante, ce nouvel opus explore la vie, la mort, l’aisance, le manque et ces instants décisifs de l’enfance qui continuent d’irriguer l’âge adulte. Très personnel, le disque s’attarde aussi sur la persistance des liens entre musiciens, proches et amis, ainsi que sur la façon dont un son, un lieu ou un souvenir peut ramener quelqu’un au premier plan.

nDévoilé aujourd’hui, Dark Eyed Junco, second extrait après Sundial, donne un premier accès à cet univers. Le titre déploie des mélodies sinueuses et un arrangement minutieux pour revenir sur l’enfance de Kristin Hersh et celle de son frère.

Kristin Hersh précise : ‘Il était un “Dark Eyed Junco” et moi, une marginale aux yeux clairs. On jouait au basket jusqu’à la nuit tombée et, lorsqu’on ne distinguait plus le panier, on continuait encore pour éviter de rentrer. Après l’arrivée de notre beau-père, cela n’avait plus grand-chose d’un foyer.’

Enregistré cette année aux Stable Sound Studios, le long playing réunit Rob Ahlers (50FOOTWAVE) derrière les fûts et Pete Harvey (Throwing Muses) au violoncelle, deux fidèles compagnons de route. De cette configuration naît un ensemble dépouillé mais chaleureux, où la fragilité dialogue sans cesse avec la tension.

Ancré à Providence, Sugar On Blackstone puise dans les thèmes du foyer, du déplacement et de la mémoire. En revenant vers les rues et les parcs de son enfance, Hersh y suit les traces laissées par le deuil, la survie et une forme de résistance intime.

Le titre du disque renvoie à Blackstone Boulevard et Hope Street, deux lieux qui deviennent ici les repères d’un récit traversé par la perte autant que par l’endurance. Écrit dans le sillage d’un drame personnel et sur fond de déplacements constants, l’elpee conserve une instabilité sourde, sans jamais renoncer à la tendresse.

Cette matière biographique nourrit des chansons qui touchent juste. Hersh y conjugue dépouillement, netteté mélodique et densité émotionnelle, dans une forme qui préfère la précision à l’effet.

À l’arrivée, Sugar On Blackstone s’annonce comme une nouvelle étape marquante dans le parcours de Kristin Hersh : un recueil sobre, dense et habité, qui transforme la vulnérabilité en énergie d’écriture plutôt qu’en posture.

En amont de sa sortie, Dark Eyed Junco en offre déjà un aperçu convaincant : un single à écouter pour entrer dans ce nouveau chapitre signé Kristin Hersh. ‘Les qualités d’observation de Hersh et sa manière d’habiter son art, alliées à son aptitude à transmettre une émotion sincère, expliquent largement la fidélité qu’elle inspire’, relevait The Quietus.

Le single est disponible sous forme de clip là

 

 

Le miroir massif d’Interpol

Quatre ans après leur dernière sortie, Interpol fait son grand retour en annonçant son nouvel album, *This Mirror Weighs a Ton*, qui paraîtra le 28 août 2026. Il s'agit de leur toute première sortie sous le label Partisan Records. Pour fêter cette annonce, le trio new-yorkais dévoile aujourd'hui les deux premiers titres d'ouverture : la chanson titre et l'incontournable « See Out Loud ».

L'album a été produit par Andrew Wyatt (ROSALÍA, Charli XCX) et mixé par David Fridmann (MGMT). L'enregistrement a eu lieu dans le Lower East Side de Manhattan. C’est la première fois en plus de dix ans que le groupe enregistre un album dans son fief d'origine. Interpol conserve la tension rythmique et les guitares tranchantes qui constituent l’ADN du groupe, mais enrichit considérablement son son grâce à l’ajout de cordes, de cuivres, d’harmonies vocales superposées et de textures acoustiques. Le morceau « See Out Loud » se distingue par une rare contribution vocale du guitariste Daniel Kessler (pour la première fois depuis le titre culte « PDA » en 2002).

Le groupe new-yorkais connaît actuellement un moment fort de sa carrière après un concert historique devant 200 000 fans à Mexico et une prestation très remarquée à Coachella. Interpol fera deux grandes étapes en Belgique : le 19 juillet 2026 au Dour Festival et le 18 novembre 2026 à Forest National pour un concert exclusif en co-tête d'affiche avec Bloc Party

Le single « See Out Loud » est disponible sous forme de clip là et celui de « This Mirror Weighs a Ton » ici

 

 

De Staat

Un éponyme pour De Staat

Écrit par

Deux ans après une pause médiatique et quelques mois après leur retour avec le single « The King », les Néerlandais de De Staat annoncent leur septième album studio, « De Staat », attendu le 18 septembre chez V2 Records. Dévoilé aujourd'hui, le nouveau single "The Fire" offre un premier aperçu de ce disque ambitieux et frontal.

Depuis ses débuts, le groupe de Nimègue explore les thèmes du pouvoir, de la manipulation, de la croyance et du brouillage entre réalité et fiction. Des sujets déjà présents dans leur discographie, mais qui prennent aujourd'hui une résonance particulière. Comme l'explique le chanteur Torre Florim, le monde actuel semble avoir donné un nouveau sens au nom choisi par la formation il y a vingt-cinq ans. Une réflexion qui irrigue l'ensemble de ce nouvel opus éponyme. Porté par une énergie nerveuse et des rythmiques implacables, "The Fire" s'attaque à une forme d'indifférence contemporaine face aux crises qui semblent se dérouler loin de nous. Entre urgence rock, tension permanente et regard acéré sur notre époque, le morceau illustre parfaitement la direction empruntée par le combo sur ce nouveau long playing.

L'album s'accompagnera également d'un ambitieux projet artistique intitulé 'De Staat Becomes De Staat', mêlant installation visuelle et expérience scénique immersive. Développé avec le metteur en scène « Floor Houwink Ten Cate », l'artiste audiovisuel Boris Acket, le créateur visuel Tarik Barri, le concepteur lumière Freek Ros et le designer sonore Reinier Rietveld, ce projet prolongera sur scène les thèmes centraux du disque. Considéré comme l'un des groupes les plus inventifs de la scène alternative européenne, De Staat s'est imposé au fil des années grâce à des performances remarquées sur les scènes du SXSW, de Glastonbury, Sziget, Lowlands ou Pukkelpop, ainsi qu'aux côtés de The Rolling Stones, Muse et Biffy Clyro. Leur musique, qui navigue entre grooves industriels, riffs massifs, expérimentations électroniques et sens aigu de la mélodie, leur a valu de nombreuses distinctions et une reconnaissance internationale.

Le groupe défendra De Staat sur les routes européennes à l'automne, en accordant notamment 2 dates en Belgique :

-Le 25 septembre 2026 – De Casino, Sint Niklaas

-Le 07 novembre 2026 - Cactus Festival, Brugge

La vidéo de « The Fire » est disponible là

 

Ancienne Belgique : les nouveaux concerts (update 10/06/2026)

Écrit par

jeu. 24 sept. | ->
(John) Coltrane 100: Flat Earth Society - The Coltrane Mutations

jeu. 01 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Aaron Parks & Walter Smith III

sam. 03 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Harmony Holiday meets John Coltrane

mar. 06 oct. | ->
Cory Hanson

dim. 18 oct. | ->
Sunday Morning concert: Ignatz presents 'I Don't Know'

ven. 23 oct. | ->
Walk off the Earth

mer. 11 nov. | ->
(John) Coltrane 100: Joe Lovano x Melissa Aldana x Nduduzo Makhathini x ...

dim. 13 déc. | ->
Sunday Morning concert: Catharina Evens

jeu. 17 déc. | ->
75th Birthday Party with Horace Andy & Dub Asante Band, Matic Horns & Youth

lun. 29 mars | ->
Nouvelle Vague

mar. 13 avr. | ->
Rodrigo y Gabriela

http://www.abconcerts.be

Erato

Je vis au présent, pas dans le passé (Bolle)

Erato trace sa route depuis 1993 et n’a jamais caché son amour pour la new wave typique des années 80, jusqu’à l’EBM. Au fil des décennies, le groupe bruxellois a gravé d’excellents opus, tels que A Killed God, The Irreplaceable One, Erato - III et NaIVe. Mais à partir de 2015, le silence le plus complet s'installe. Puis, le 10 août 2023, Erato ouvre la soirée new wave des Fonnefeesten, à Lokeren, avant Arbeid Adelt et A Split Second. La formation refait ainsi surface, comme si elle n’avait jamais disparu. Après avoir enregistré l’EP Android Suicide en juin de l’année dernière, elle le sort en vinyle en mai dernier, puis vient le défendre sur scène le 30 du même mois, à Asse. Elle semble donc retrouver sa vitesse de croisière. Au cours d’un agréable entretien, Bolle, le chanteur, nous a parlé du passé, mais surtout du présent et de l’avenir d’Erato, ainsi que de l’ensemble de la scène liée à l’EBM. 

Depuis la naissance d’Erato au cours des nineties, le chemin s’est révélé parfois difficile, mais vous signez votre retour aujourd’hui. Comment expliquez-vous cette renaissance ? 

Bolle : À l’origine, nous projetions de publier cet EP beaucoup plus tôt. C’est précisément sur ce point qu’Erato s’est retrouvé bloqué. À cette époque, les concerts n'existaient plus et toute la dynamique semblait s’essouffler. Certains membres ont développé d’autres centres d’intérêt et se sont lancés dans des projets parallèles. Frank, notre guitariste de la première génération, a heureusement rallumé la flamme. Nous avons repris les répétitions et nous voulions enfin publier toutes ces chansons qui étaient déjà prêtes mais n’avaient jamais vu le jour. Ce processus a demandé beaucoup de temps, mais nous nous réjouissons que l’EP soit enfin paru. 

Les nouveaux morceaux semblent refléter davantage de profondeur et de douceur. Est-ce le signe d’une évolution naturelle du groupe ? 

Bolle : Cela prouve surtout que nous avons mûri et que les textes manifestent effectivement plus de vécu qu’auparavant. Divers éléments, comme les parties de batterie, ont été réenregistrés sous la houlette de Marjo derrière les fûts. Nous avons donc certainement retravaillé certains arrangements, mais cela ne signifie nullement que nous sommes devenus plus doux, et cela ne découle pas non plus de frustrations enfouies. Enfin, je ne pense pas. Mais il est possible que certains de ces sentiments se soient glissés inconsciemment dans les morceaux. 

Cette facette plus sombre convient particulièrement au groupe. Mais s’avère-t-il nécessaire de chercher une signification précise à ces compositions ? 

Bolle : Nous n’avons pas consciemment décidé de redevenir plus sombres. Nous avons toujours revendiqué un style assez éclectique. On ne peut pas vraiment enfermer notre musique dans une seule case. Nous nous situons quelque part entre le gothic rock typique, à l'instar de Sisters of Mercy et Killing Joke, et d’autres styles plus électroniques, teintés parfois d'influences punk ou post-punk. Mais cette alchimie se crée très naturellement. Nos influences demeurent très larges et nous composons les morceaux que nous aimons, ceux que nous éprouvons l’envie d’entendre ou qui nous amusent, indépendamment des genres. Nous restons bien sûr toujours ancrés dans ce registre sombre typique qui a bercé notre jeunesse et qui forge notre identité. Cela fait partie intégrante de notre ADN. 

Est-il devenu plus difficile, aujourd’hui, de diffuser votre musique ? Des festivals comme le BIMfest ou les Fonnefeesten et les Lokerse Feesten accordent pourtant une place à la new wave. Ces initiatives suffisent-elles à élargir votre public ?

Bolle : C’est à la fois plus difficile et plus facile. Nous évoluons évidemment dans une niche. Du moins en Belgique, elle ne rassemble pas des millions de personnes. À l’étranger, en Allemagne par exemple, le public se montre un peu plus nombreux. D’un autre côté, grâce à Internet, aux réseaux sociaux et aux outils numériques actuels, le monde s’est rétréci. La musique peut se diffuser beaucoup plus largement.
D’ailleurs, à l'occasion de la tournée d’adieu de Front 242, j’ai l’impression qu’on assiste à une sorte de revival. Les formations qui évoluent dans le post-punk contribuent également à cette nouvelle dynamique. C’est aussi la raison pour laquelle les Fonnefeesten et les Lokerse Feesten programment une journée dédiée à la new wave. Cela prouve qu’il existe un regain d’intérêt et qu’une partie du public reste toujours ouverte à ce genre musical. 

Ce regain d’intérêt peut-il permettre à Erato de franchir enfin un nouveau cap ? Malgré la qualité et la longévité du groupe, vous êtes souvent restés aux portes d’une véritable éclosion. Comment expliquez-vous cette situation ?

Bolle : Je ne peux pas vraiment me prononcer de manière absolue sur le sujet, puisque j’ai rejoint le groupe en 2000. Je pense que nous avons toujours été meilleurs en live que sur disque. À la fin des années 90, Erato a un peu raté le coche au moment où il aurait fallu franchir un cap, à une période où pas mal de groupes de la scène commençaient à percer. Par conséquent, nous évoluons toujours en deuxième ou troisième division aujourd’hui (rires).
Mais depuis la reformation d’Erato, nous avons tout de même pu décrocher quelques grands concerts. En 2023, aux Fonnefeesten, nous avons ainsi pu jouer devant un large public. Nous revenons également de Malte, où nous nous sommes produits face à un auditoire international et où nous avons reçu un accueil très chaleureux.
Pourtant, le grand succès et les scènes majeures nous échappent encore. Je pense que nous restons encore un peu trop méconnus du grand public pour y prétendre. Nous ne disposons d’aucun booker et nous gérons tout par nous-mêmes, si bien que les démarches prennent parfois un peu plus de temps. De plus, nous concilions tous un travail et une famille. La musique ne constitue pas notre gagne-pain. Notre groupe compte six membres et lorsqu’une proposition arrive, nous devons réussir à nous libérer. Tous ces facteurs jouent évidemment un rôle.
Pour le moment, nous bénéficions d'un bon élan et de belles perspectives se profilent. Nous avons présenté notre EP au ’t Smiske à Asse, une petite salle capable d'accueillir quelques centaines de personnes. C’est tout aussi agréable que de se produire devant mille ou deux mille personnes. Nous jouons pour le plaisir, pour transporter les gens dans notre univers et les divertir. Telle est notre ambition. Tant que nous pourrons poursuivre ainsi, nous continuerons.

Est-ce cette manière d’aborder la musique qui vous a permis de traverser les périodes plus difficiles ? Qu’est-ce qui vous a empêchés de jeter l’éponge ?

Bolle : Erato s’apparente tout simplement à une drôle de bête qui nous a mordus. Le line-up a évolué plusieurs fois au fil des années. Durant ces trente ans d'existence, les occasions de laisser Erato s’éteindre ou de tout abandonner n'ont pas manqué.
Mais d’une manière ou d’une autre, nous ressentions toujours cette volonté de maintenir le projet en vie et de le relancer. Erato constitue un ancrage vers lequel nous revenons systématiquement. La musique représente une véritable passion, un moyen d’expression indispensable. Nous n’avons jamais réellement tiré notre révérence, même durant les phases de silence du groupe. Jacques et moi poursuivions sans cesse l’écriture de nouveaux morceaux. Erato fait partie intégrante de notre vie, il incarne un projet vers lequel nous pouvons nous tourner à tout moment. Cette dynamique persistera probablement.

En prenant du recul, y a-t-il des choix ou des décisions que vous poseriez différemment aujourd’hui ?

Bolle : Évidemment, certains choix auraient pu prendre une autre direction. Cela s’avère inévitable dans un parcours de vie. Nous avons probablement négligé quelques opportunités par manque d’envie ou de temps à ces instants précis. Mais comme le veut le dicton, les regrets surgissent toujours après coup…
Erato se produit toujours sur scène. Nous savourons ces instants et nous continuons de nous consacrer à ce qui nous anime. Cette quête de notoriété n’a d'ailleurs jamais constitué un réel objectif en soi. Des occasions se sont présentées, mais nous les avons écartées car elles auraient exigé des concessions ou nous auraient contraints à sacrifier une part de notre intégrité. Peut-être jouirions-nous d'une plus grande popularité aujourd’hui. Pour autant, nous n’éprouvons aucun remords.
Bien sûr, nous aimerions fouler de plus grandes scènes, car nous pensons sincèrement que nos compositions le méritent. Mais la qualité artistique s'avère souvent le dernier critère qui détermine votre place sur les grands festivals… Et Erato fait systématiquement passer sa musique au premier plan. Il y a donc peu de regrets à nourrir. De toute façon, ils s'avèrent stériles. Je vis au présent, pas dans le passé. 

Revenons au présent : comment avez-vous accueilli les réactions suscitées par l’EP et sa date de « concert release » ? 

Bolle : Dans l’ensemble, nous recueillons d'excellents retours. Nous avons également vendu pas mal de disques, ce qui m’étonne parfois. Lors du concert de release, par exemple, j’ai dû dédicacer de nombreuses pochettes de vinyles. J’ai aussi entendu beaucoup de demandes pour un format CD, car certaines personnes ne possèdent pas de platine.
Nous tenions justement à presser un elpee, ce qui représentait une première pour nous. Il reste également possible d’écouter ou de télécharger l’EP sur Spotify, même s’il manque deux plages sur la plateforme. En revanche, les chroniques ne pullulent pas encore, en tout cas pas vraiment en Belgique. 

Lorsqu’un groupe belge souhaite franchir un nouveau cap, sa nationalité freine-t-elle sa progression ? 

Bolle : C’est une réalité sur laquelle nous n’avons finalement que peu de prise. Il est vrai que la scène électro bénéficie d'un développement plus important en Allemagne que chez nous. Nous faisons également figure d’oiseaux rares dans ce paysage : les amateurs de musique texturée par les guitares se tournent plus facilement vers nous.
Grâce à la version digitale, nous constatons que nous fédérons beaucoup d’auditeurs au Brésil, en Pologne, en Grèce… un peu partout dans le monde. Ces retours s'avèrent vraiment très chaleureux, même s’il n’est évidemment pas simple d’aller jouer dans tous ces pays.
Par conséquent, nous commençons à concentrer nos efforts sur la Wallonie et Bruxelles, car un public y existe et les gens ne nous connaissent pas encore. Cette situation semble assez étrange et nous voulons y remédier. Nous prospectons également du côté des pays voisins, mais ces dates de concerts doivent rester compatibles avec nos emplois et nos vies personnelles… Nous ne pouvons tout simplement pas partir n’importe où. 

Il est étonnant qu’un groupe bruxellois rencontre autant de difficultés à se faire connaître en Wallonie. La frontière entre les deux communautés linguistiques reste-t-elle aussi marquée dans le secteur musical ? 

Bolle : C’est effectivement assez curieux, et nous ne nous étions jamais vraiment posé la question auparavant. Nous nous sommes orientés presque automatiquement vers la Flandre.
Ce n’est que récemment, en renouant le contact avec nos anciens amis de The Breath of Life et en nous liant d’amitié avec The Ultimate Dreamers, que nous avons pris conscience de l’existence de ce public de l’autre côté de la frontière linguistique.
Nous avons récemment livré une très bonne prestation à Tubize. Nous étions inconnus du public francophone et ces spectateurs l'étaient tout autant pour nous, mais le courant est immédiatement passé. D’ailleurs, lors de la présentation de notre EP à Asse, beaucoup de nos nouveaux amis wallons avaient fait le déplacement. L’objectif consiste donc clairement à partir à la conquête du sud de la Belgique. Nous avons d’ailleurs déjà un concert programmé prochainement à Charleroi. 

Le numérique et les réseaux sociaux vous ouvrent-ils aujourd’hui des portes qui seraient restées fermées auparavant ? 

Bolle : Génèrent-ils directement de nouvelles opportunités ? Pas nécessairement. En revanche, votre musique bénéficie d'une diffusion beaucoup plus large, et ce rayonnement multiplie effectivement les débouchés. Les morceaux circulent plus facilement et les auditeurs peuvent nous repérer partout.
L’inconvénient réside dans l'immensité de l’offre actuelle : il devient difficile de sortir du lot au milieu d'une telle multitude de formations au sein de ce grand océan numérique. Cela demeure un défi permanent. Mais il y a vingt ans, nous n’aurions jamais imaginé conquérir un public en Pologne ou à Malte. Et pourtant, nous nous sommes produits récemment à Malte. Donc oui, grâce à ces outils, un programmateur peut nous repérer, alors que cette démarche s'avérait beaucoup moins évidente auparavant. 

La new wave, l’EBM et la scène gothic attirent encore un public largement composé de fidèles de longue date. Ce vieillissement des passionnés menace-t-il le renouvellement du genre, ou observez-vous l’arrivée d’une nouvelle génération ? 

Bolle : Cette réalité nous frappe également. Dans le milieu Gothic, EBM et New Wave, les concerts rassemblent généralement des personnes âgées de quarante à soixante ans. Il s'agit souvent de nostalgiques qui replongent dans la musique de leur jeunesse.
Cependant, des jeunes grandissent également bercés par ces sonorités et découvrent le genre aujourd’hui. Quelques nouvelles formations s’en inspirent d’ailleurs, ce qui contribue à une certaine renaissance. Comme je le mentionnais, certains festivals grand public programment désormais des groupes de new wave ou de styles apparentés, offrant ainsi aux jeunes l'occasion de s'initier à cet univers.
Il existe également des émissions de radio comme Meurissey sur Willy, où Stijn Meuris diffuse aussi bien les classiques du genre que de nouvelles compositions et des artistes moins médiatisés. Erato a déjà partagé l’honneur d’y être diffusé. Ce canal permet également de toucher un public plus jeune. Si l’on compare avec le metal, le Gothic s'apparente un peu à son petit frère. Le metal possède aussi son public, mais sa communauté s’est davantage élargie aux jeunes générations. Existe-t-il une explication à cette différence ? Non, pas vraiment. 

Comment expliquez-vous que, malgré votre longue absence, Erato ait conservé des sympathisants aussi fidèles ? 

Bolle : Ce constat s'est révélé particulièrement chaleureux. Malgré notre absence pendant plusieurs années, un public fervent a continué de suivre notre parcours et nous accompagne encore aujourd’hui.
À cet égard, le concert des Fonnefeesten a constitué un véritable moment fort. J’en suis reparti très ému. Après une si longue éclipse, je reconnaissais énormément de visages dans les rangs et j’apercevais beaucoup d’anciens T-shirts d’Erato. Les fans de l’époque avaient visiblement répondu présent, heureux de nous retrouver enfin. Ils sautaient, criaient et scandaient nos morceaux à nos côtés. C’était fantastique.
Ils se sont également déplacés en nombre lors de notre release à Asse, tout comme des figures de la scène que nous côtoyions autrefois. Nous pensions les avoir perdus de vue, mais il n’en était rien. Quelques fidèles de Waregem — you know who you are — assistent même à chacun de nos concerts, effectuant le déplacement jusqu’au Limbourg. Cet élan nous touche et nous leur en vouons une profonde reconnaissance. 

Après la présentation de l’EP, quelles sont les prochaines étapes pour Erato ? 

Bolle : Nous partagerons bientôt la scène avec WegSfeer à Westrand, un excellent groupe de reprises. Nous espérons ainsi séduire des spectateurs qui ne nous connaissent pas encore. Nous entretenons également quelques contacts en Belgique et à l’étranger pour décrocher de nouvelles dates. Par ailleurs, nous ambitionnons de nous produire sur de plus grandes scènes.
Parallèlement, nous retravaillons quelques anciens morceaux. Notre nouveau bassiste s’est intégré avec une rapidité incroyable en quelques mois. Marjo a également trouvé parfaitement sa place. Jacques et moi venons d'écrire de nouvelles compositions. Nous espérons les enregistrer prochainement et, cette fois, accélérer la cadence afin de publier plus rapidement un nouvel album. Le train est en marche… 

En parallèle d’Erato, menez-vous actuellement d’autres projets personnels ou artistiques ? 

Bolle : Lorsque Erato se trouvait un peu sur une voie de garage, j’ai commencé à chanter pour une formation tribute de punk rock, The Dirty Harries. Cette expérience s'est révélée très réjouissante. Elle exigeait une approche complètement différente d’Erato, mais procurait un pur plaisir et m’a permis de perfectionner ma technique vocale. Cette aventure touche maintenant à sa fin.
Pendant cette période, je me suis également lancé dans le stand-up. En tant que frontman, j’avais déjà remarqué ma capacité à faire rire le public, et j’aime faire le pitre en coulisses. Sous le pseudonyme de Gery La Boule, je présenterai bientôt mon premier spectacle complet dans les salles. Après avoir assuré pendant des années les premières parties d’artistes comme Nigel Williams, Raf Coppens ou Erhan Demirci, ce nouveau défi s'annonce particulièrement excitant.

Après toutes ces années dans l’underground, quelle ambition anime encore Erato ? Les grandes scènes restent-elles un objectif, ou cherchez-vous avant tout à poursuivre l’aventure à votre manière ? 

Bolle : Se produire sur de plus grandes scènes constitue certainement une ambition et représenterait une magnifique opportunité. Fouler les planches des Fonnefeesten ou des Lokerse Feesten, par exemple, s'annoncerait formidable. Nous visons également une participation accrue aux grands festivals capables de rassembler un large public.
Notre récente prestation à Malte a d'ailleurs stimulé notre envie d’aller plus loin. C’est pourquoi des événements d'envergure tels que le Wave-Gotik-Treffen de Leipzig, le M’era Luna ou le Castlefest figurent en bonne place sur notre liste de souhaits. Ce rêve ne semble absolument pas irréalisable, et nous comptons bien déployer les efforts nécessaires pour y parvenir. En attendant, nous souhaitons multiplier les concerts dans un maximum d'endroits chaleureux. Rencontrer de nouvelles têtes, monter sur scène et pérenniser cette dynamique définissent, en fin de compte, notre principale aspiration. 

Vous semblez encore avoir de belles années devant vous. Qu’est-ce qui pourrait, un jour, vous résoudre à mettre un terme à l’aventure Erato ? 

Bolle : Si mes capacités physiques s'amenuisaient, ou si ma voix venait à me faire défaut, l'aventure prendrait nécessairement fin.
L'épilogue d'Erato dépend donc de deux facteurs précis : une incapacité physique majeure ou la perte de notre enthousiasme. Monter sur scène doit impérativement demeurer une source de joie. J’essaie systématiquement de privilégier mes passions et de rejeter les contraintes contraires à mes aspirations. Par conséquent, si l’envie s’évanouissait complètement, le rideau tomberait définitivement. Mais tant que le plaisir nous anime, que le divertissement reste au rendez-vous et que notre santé nous le permet, nous poursuivrons la route d'Erato. 

Merci pour cet entretien.

Pour approfondir votre connaissance du groupe, explorer sa discographie et suivre son actualité, n’hésitez pas à visiter sa page « Artistes » en sélectionnant le lien Erato, mis en évidence en vert, au sein de l’encadré « Informations complémentaires » ci-dessous.

 

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 08-06-2026)

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Jeudi 18 juin 2026 - Ice Nine Kills- Graspop Metal Meeting, Dessel

Dimanche 01 octobre 2026 - The Afghan Whigs - OM, Liège

Mercredi 04 octobre 2026 - The Afghan Whigs - De Roma, Anvers

Jeudi 05 octobre 2026 - The Afghan Whigs- Ancienne Belgique, Bruxelles

Dimanche 11 octobre 2026 - Masego - Forest National, Bruxelles

Mercredi 14 octobre 2026 – FKJ – De Roma, Anvers

Vendredi 23 octobre 2026 - Walk Off The Earth - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 21 novembre 2026 - Hermanos Gutiérrez – La Madeleine, Bruxelles

Dimanche 22 novembre 2026 - Hermanos Gutiérrez - De Roma, Anvers

Dimanche 22 novembre 2026 - Wasia Project - La Madeleine, Bruxelles

Samedi 28 novembre 2026 - Bryan Tiller - Forest National, Bruxelles

Samedi 05 décembre 2026 - Phoebe Bridgers - Forest National, Bruxelles

Mardi 23 février 2027 - The Australian Pink Floyd Show – Stadsschouwburg, Anvers

Vendredi 26 février 2027 – Tylacine - Ancienne Belgique, Bruxelles

Samedi 27 février 2027 – Tylacine - Ancienne Belgique, Bruxelles

Lundi 15 juin 2027 - Ice Nine Kills - Forest National, Bruxelles

25 juin 2027 - Bazart - De Roma, Anvers

http://www.livenation.be/

 

 

 

Humbe

Humbe, maître de son ciel à l’Ancienne Belgique

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Humbe, de son vrai nom Humberto Rodríguez Terrazas, s’impose comme l’une des figures marquantes de la pop mexicaine contemporaine. Alors que la musique régionale mexicaine domine encore le paysage grand public, l’artiste façonne discrètement un univers singulier, entre R&B en espagnol et pop mélodique. Il affine un son intime, ample, nostalgique et moderne, nourri par une écriture où la vulnérabilité devient force.

L’ascension de Humbe ne relève pas du hasard. De sa nomination aux Latin Grammy Awards dans la catégorie Meilleur nouvel artiste lors de la 22e cérémonie annuelle à son statut actuel, il a bâti sa carrière sur l’authenticité et la constance. Des disques comme « Aurora » et « Esencia » consolident sa place dans le paysage musical, tandis que son projet indépendant « Armagedón » prouve qu’il peut progresser sans grande maison de disques. En 2025, plus de 2,14 millions d’unités équivalent album certifiées par « AMPROFON » confirment l’ampleur de son audience.

Son nouveau projet, « DUEÑO DEL CIELO », prend la forme d’un double opus de 22 titres, enregistré en Islande. L’œuvre se présente comme une expérience cinématographique, entre paysages sonores éthérés, passages plus intenses et moments de vulnérabilité, reflet d’un processus de réinvention personnelle et artistique. Ce long playing clôt la trilogie conceptuelle amorcée par « ESENCIA » (2023) et prolongée par « ARMAGEDÓN » (2024), récit symbolique autour de la vie, de l’amour, de la perte et de la reconstruction. Dans « DUEÑO DEL CIELO », Humbe transmet un message d’espoir : lorsque tout s’effondre, le ciel demeure un espace où recommencer.

Au vu de l’affluence et de la forte demande de tickets — 450 places —, le concert quitte l’AB Club pour la grande salle, configurée en AB Box. La soirée démarre quinze minutes plus tard que prévu. Pas de setlist visible, pas de première partie, pas de musiciens : seulement Humbe, un danseur et une danseuse. Dans la salle, une foule multiculturelle et intergénérationnelle, majoritairement composée de jeunes adolescentes et de spectateurs latinos, se presse sur le dance floor. Le concert se déroule dans la langue de Cervantes. Sur les planches, un tapis d’ouate recouvre l’espace, tandis que d’immenses rideaux blancs en satin plissé descendent du plafond et installent un décor vaporeux.

La salle se transforme peu à peu en décor presque céleste, comme si l’artiste invitait la foule dans un paysage onirique conçu à son image. Lorsqu’il rejoint le podium, entouré de ses danseurs, puis lance « ASTROS », la réaction éclate aussitôt. Les cris remplissent l’AB Box, mais derrière l’intensité sonore se dessine surtout une connexion réelle.

Cette relation se mesure à la manière dont l’auditoire connaît chaque parole. Des morceaux comme « Fantasmas » — devenu viral sur TikTok et souvent associé aux thèmes de la perte et de l’identité — résonnent particulièrement en live. On l’entend dans les voix qui se fragilisent au milieu des refrains, dans l’attention accordée à chaque phrase, comme si chacune trouvait un écho intime. Les titres plébiscités par les fans suivent : « Morfina », « Vegas », « 50mm » et « HIMNO » modifient tour à tour l’atmosphère de la salle. Le set progresse comme un récit, entre tristesse, espoir et amour, sans rupture inutile.

Côté production, le spectacle privilégie la simplicité et laisse respirer l’essentiel. La voix de Humbe, brute et expressive, occupe le centre, tandis que des visuels immersifs dessinent un arrière-plan aux tons doux. Les danseurs insufflent du mouvement et de la texture sans détourner l’attention ; ils renforcent l’atmosphère plutôt qu’ils ne la dominent. Chaque élément semble pensé pour soutenir l’émotion. Reste un bémol : les instruments sont reproduits sur bandes, peut-être par souci d’économie, et le volume s’avère parfois trop élevé. L’ensemble conserve toutefois l’énergie d’un concert dansant, latino et bon enfant.

(Organisation : Gracia Live)

Les Nuits Secrètes

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Les Nuits Secrètes, c’est un festival indépendant de musiques actuelles ancré dans son territoire où se rassembleront plus de 50.000 festivalier•es.
Où ? À Aulnoye-Aymeries.
Quand ? Les 10, 11&12 juillet 2026.

La musique, la majorité d’entre nous peut la ressentir, la voir et l’écouter. Plus que toute autre chose, elle favorise et contribue à préserver un état d’esprit collectif.

Mais plus largement, depuis sa création, l’association Les Nuits Secrètes participe activement au développement culturel, économique et social de son territoire au travers des festivals de musique qu’elle produit (Les Nuits Secrètes à Aulnoye-Aymeries depuis 2002, La Bonne Aventure à Dunkerque depuis 2017) et des actions culturelles qu’elle réalise.

L’engagement des Nuits Secrètes dans le domaine musical s’appuie le plus souvent sur l’expérience live. Mais au-delà de ses festivals, l’association encourage la diffusion et l’émergence de la musique, elle développe des créations musicales à partir d’envies artistiques et par le biais des résidences de création proposées dans l’année. 

Une édition 2026 sous le signe de la découverte. Fidèle à son ADN, Les Nuits Secrètes affirme son rôle de défricheur artistique. À contre-courant des algorithmes et des programmations standardisées, le festival défend la rencontre, la surprise et la curiosité. Indie rock belge, grime britannique, astro techno bruxelloise, dub jamaïcain, néo-soul française, house new-yorkaise, influences latines, techno breaks, DJ sets à vélo ou sono mobile reggae… 

L’édition 2026 célèbre la pluralité des scènes et la liberté des formes. 

Vous y verrez donc : MIKA - Bigflo et Oli - Madness - Feu! Chatterton - Disiz - Adèle Castillon - Mosimann - Gaël Faye - Thylacine - Yelle - Queen Omega & The Royal Souls - Ino Casablanca - Sam Sauvage - Rio Kosta - Didier Super - Habibi Sly - Lynx IRL - Johnny et Wallace - Ofenbach · Sebastien Tellier · ascendant vierge · ANNA · The Haunted Youth · Barbara Butch · Flava D · Frànçois and The Atlas Mountains · Mad Professor · Juste Shani · Planete Boum Boum · Radio Meuh · EV · Bleech 9.3 · Hyas · Debasement · Ensemble National de Reggae · Bankra Bike Soundsystem · Lauravioli · Furie · EG · Dj Keutch · Kaleidos Club et bien d’autres encore … 

Sans oublier évidemment, le fer de lance des Nuits Secrètes ! Oui, c’est le secret le mieux gardé du Nord, et pourtant, tout le monde se passe le mot... Aux Nuits Secrètes, la plus belle des traditions, c'est de se laisser surprendre : fermer les yeux, oublier la programmation et se laisser guider par son instinct. Oui, nous parlons bien des Parcours Secrets. 

Le deal n'a pas changé : on vous embarque pour une destination inconnue parmi 6 au choix pour un live hors du temps dont vous ne saurez rien à l'avance. 

Alors, suivez Facette, la mascotte, votre curiosité s'occupe du reste. 

Plus d’info ici.

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 5/06/2026)

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Sa 06.02.2027
The Bootleg Beatles

Ve 30.10.2026
Camille Camille

Sa 26.09.2026
Closing Party Leuven Pride

Di 06.12.2026
Sofie Lemaire

Sa 20.02.2027
Wouter Deprez & Tcha Limberger

https://www.hetdepot.be

 

 

Isolde Lasoen

Isolde Lasoen : et si "Nothing Is Forever" était tout sauf éphémère ?

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Après avoir été pendant des années une musicienne accompagnatrice, la batteuse et chanteuse Isolde Lasoen s'est émancipée pour créer son propre groupe et écrire sa musique. Elle a sorti un premier EP en 2012 puis deux albums, dont Oh Dear en 2023 qui a fait le tour du monde. Isolde s'illustre à travers une pop cinématographique, mélancolique et éclectique. On reconnait chez elle des percussions élégantes et raffinées, une voix et des choeurs saisissants, des arrangements fins et des parties instrumentales riches.

Tous ces ingrédients sont ceux qu'Isolde elle-même apprécie dans la musique qui l'inspire depuis toujours, comme les bandes originales emblématiques et méconnues, le psychédélisme des années 60 et 70, la pop baroque, la French Touch ou la musique symphonique grandiose

Après "Egoland", "My Kind of Drama" et "Love Language", Isolde Lasoen présente un nouvel extrait de son album My Kind of Drama attendu le 28 août chez Mayway Records.

Avec ses rythmes rétro brumeux et son refrain notable, "Nothing Is Forever" est un voyage kaléidoscopique qui évoque l'esprit doré d'Aphrodite's Child ou de Love : une musique riche et onirique, d'une grande vitalité.

Isolde Lasoen est la reine de son propre univers depuis une dizaine d'années, donnant une dimension cinématographique à la musique pop et faisant scintiller la mélancolie. Dans son troisième album solo My Kind of Drama, elle ajoute une touche de brillant à son univers musical sur dix titres qui mêlent pop baroque, synthés rétro-futuristes et French touch.

Fidèle au style DIY qui caractérise Isolde Lasoen, elle écrit et compose toutes ses chansons, crée les arrangements et co-produit l'album. Pour la production et le mix, elle s'est tournée vers le maestro français Michael Declerck (connu pour ses collaborations avec Kavinsky, Justice, Jungle, Daft Punk...) qui est tombé sous le charme de ses démos.

Les musiciens invités au studio ont apporté des textures, des idées et des couleurs supplémentaires aux chansons. Ainsi, les instruments live et les synthétiseurs vintage revêtent un son rétro des années 70 et 80, les arrangements se montrent ludiques, les sons chics et la batterie entraînante.

L’artiste est à écouter ici.

Damso

Damso convoque ses fidèles : deux festivals au programme !

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Damso invite ses fans à une expérience unique au Dour Festival et aux Ardentes.

L'artiste l'a annoncé lui-même ce mercredi : ce ne sera finalement pas une mais deux dates qu'il offrira à ses fans en Belgique cet été.

Damso, déjà annoncé le samedi 18 juillet au Dour Festival, sera également présent le dimanche 5 juillet aux Ardentes pour clôturer l'édition anniversaire du festival.

Et ce n'est pas tout...

Dans ce cadre, Damso a imaginé, en collaboration avec Dour Festival et Les Ardentes, deux piliers incontournables de la scène musicale belge et européenne, une opération spéciale inédite dans l'histoire des festivals : une offre billetterie commune pensée pour proposer aux fans une expérience unique et inoubliable.

Dour Festival et Les Ardentes unissent leurs forces autour d'une offre billetterie commune, disponible le jour des performances de Damso. Celle-ci permettra aux festivaliers d'assister aux deux concerts de l'artiste, mais aussi de profiter de l'ensemble des programmations des journées concernées.

CONCRÈTEMENT ?

Côté Ardentes : le « Pass Duo Damso » offre un accès aux Ardentes le dimanche 5 juillet et au Dour Festival le samedi 18 juillet, permettant aux festivaliers de vivre les deux performances exceptionnelles de Damso.

Côté Dour Festival : grâce au « Pass Duo Damso », les festivaliers bénéficieront d'un accès au Dour Festival le samedi 18 juillet ainsi qu'aux Ardentes le dimanche 5 juillet.

COMMENT ?

Vous avez déjà un pass jour pour les Ardentes le dimanche 5 juillet ? Une newsletter dédiée sera envoyée à tous les détenteurs de billets. Elle leur permettra d'upgrader leur ticket vers l'offre combinée Ardentes + Dour Festival. L'upgrade est possible via l'espace client, moyennant 1,50€ de frais de dossier : https://tickets.lesardentes.be/client.html

Vous avez déjà un pass jour pour le samedi 18 juillet au Dour Festival ? Une newsletter dédiée sera envoyée à tous les détenteurs d'un billet pour le samedi 18 juillet. Elle leur permettra d'upgrader leur ticket vers l'offre combinée Dour Festival + Ardentes, moyennant un supplément de 30€. La procédure est détaillée sur : www.dourfestival.eu/infos/upgrade

Ces tickets combinés seront disponibles dès le vendredi 5 juin à 11h, en quantité très limitée.

Toutes les informations pratiques sur lesardentes.be et dourfestival.eu.

Beans (Australia)

Beans baisse le son

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Le groupe australien Beans sortira son quatrième elpee, « Less louder », ce 11 septembre. Et cette annonce devrait retenir l’attention des amateurs de psych-pop aventureuse. En attendant, i a partagé le single Resister. Mené par Matt Blach, également batteur de The Murlocs, le quintette de Geelong/Melbourne confirme ici une facette plus apaisée de son univers, sans rien perdre de sa personnalité. Écrit et enregistré à la même période que Boots N Cats, ce nouveau disque en apparaît comme le contrechamp naturel : moins frontal, plus cotonneux, plus mélodique aussi, laissant une place plus importante aux harmonies, au piano et aux textures feutrées. Là où Beans excellait déjà dans les grooves garage-psych nerveux, Less Louder semble choisir la lumière douce de la fin d’après-midi, entre pop psychédélique, surf et inflexions doo-wop. Premier aperçu de cette nouvelle direction, Resister se distingue par une écriture sensible autour des sentiments naissants, de ce moment fragile où l’on hésite entre élan et retenue. Cette tension émotionnelle se retrouve aussi dans le clip, réalisé par Willem Kingma et Kel Blackmore, qui accompagne le morceau en prenant une distance volontairement comique et en soulignant, sans lourdeur, la part d’absurdité que l’amour peut parfois révéler. Resté plusieurs années dans les cartons avant de trouver sa forme définitive, l’opus bénéficie d’un mix de Jesse Williams et d’un mastering signé John Lee. En ouvrant ce nouveau chapitre, Beans ne cherche pas à faire plus fort, mais plus juste : un disque qui promet d’installer durablement son atmosphère brumeuse et ses mélodies accrocheuses dans le paysage psych actuel.

Comme ‘Boots N Cats’, ‘Less Louder’ a été écrit durant cette période surréaliste de limbes prolongés et auto-enregistré chez Blach en 2021 : ‘Cela m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de me sentir productif en continuant à écrire / enregistrer et à accomplir quelque chose ; avoir cette opportunité, ce temps et cet espace a vraiment mis ma créativité en mouvement’. Cependant, là où le premier des deux voyait Blach jouer lui-même tous les instruments, le line-up complet de Beans est de retour ici : Blach à l’écriture et pour une grande partie des voix / guitare / batterie, accompagné de Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

Le clip de ‘Resister’ est à découvrir là.

 

 

Downtown Boys

Le luxe public des Downtown Boys

Les Downtown Boys, groupe à la fois sauvage et puissant, sortiront « Public Luxury », leur nouvel album et successeur de « Cost of Living », le vendredi 26 juin 2026. Ce nouvel opus recèle les titres phares « The City Begins », « Sirena », « Viva La Rosa », « You’re a Ghost » et l’imposant « No Me Jodas ». Dans le clip de « No Me Jodas », les Downtown Boys se produisent avec une énergie explosive devant un public en extase dans un petit club de Brooklyn.

La chanteuse Victoria Marie commente ainsi la vidéo : ‘Le clip de “No Me Jodas” (traduction : ‘ne me cherche pas’) s’inspire de l’esthétique de la ‘chicha’, une culture musicale originaire du Pérou qui traite également d’économie, de travail, de fête, de vie, de désir et de vie nocturne. L’éthique, comme l’explique Chacalón, un musicien de chicha, se résume en deux mots : chamba et vacilón (travail acharné et fête)’.

Depuis leur création, les Downtown Boys n’ont cessé d’aller de l’avant en tant que projet artistique et politique. La chanteuse Victoria Marie et le guitariste et chanteur Joey La Neve DeFrancesco se sont rencontrés pour la première fois lors de réunions syndicales alors qu’ils travaillaient ensemble dans un hôtel de Providence, dans le Rhode Island, et ont écrit bon nombre des premières chansons du combo, qui évoquaient leurs efforts de mobilisation et les conditions de travail abusives auxquelles ils étaient confrontés. Le quintette est complété par le saxophoniste et synthétiste Joe DeGeorge, la bassiste Mary Jane Regalado et le batteur Joey Doubek. Au fil des années passées à créer et à tourner, Downtown Boys n’a cessé de grandir en tant qu’artistes, musiciens et militants. Leur nouveau long playing place la politique au premier plan tout en déployant le son le plus urgent et le plus puissant que le groupe n’ait jamais produit.

‘Cet album est plus ambitieux et plus riche que tout ce que nous avons fait auparavant’, explique DeFrancesco. ‘En composant cette musique, j’ai essayé de me rapprocher de l’ambiance et du son de nos concerts, car c’est là que l’on apprécie le mieux Downtown Boys. Quand nous jouons, les guitares, les claviers, les saxophones, les chants et les intros, ainsi que la foule qui crie avec nous, se fondent en une énergie magnifique et cathartique. Nous voulions que ces chansons transmettent toute la profondeur de cette expérience live à l’enregistrement lui-même’.

Le nouveau single « No Me Jodas » est disponible sous forme de clip là

 

 

Holy Wave

Le dadaïsme de Holy Wave

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Acteur majeur du rock psyché d’Austin depuis plus d’une décennie, Holy Wave annonce la parution de « i’m DADA » le 10 juillet 2026 chez Suicide Squeeze Records. Pour accompagner cette annonce, le quatuor texan dévoile « s33.u.in/HAL », un premier extrait désormais doté d’un clip. Le morceau, enregistré au Mexique, glisse de couplets souples vers une montée plus dense et donne déjà une idée d’un disque plus direct, sans renoncer à l’étrangeté qui caractérise la formation.

Ryan Fuson revient sur la genèse du single : ‘“s33.u.in/HAL” est comme une prière au Dieu des insuffisances, un dieu enfant que nous élevons pour qu’il devienne un jour notre sauveur. C’était l’une des premières idées liées au disque, mais aussi l’un des derniers titres achevés. J’écoutais beaucoup Wagon Christ à l’époque et je voulais en retrouver l’esprit, sans parvenir au résultat espéré. Le morceau a donc été mis de côté, avant que Joey et Julian n’arrivent en répétition munis de nouvelles pistes. À partir de là, la chanson s’est presque écrite d’elle-même et elle est vite devenue l’une de nos préférées.’

Le long playing a pris forme à Ensenada, sur la côte pacifique mexicaine. Ce déplacement hors des États-Unis a offert au combo le recul nécessaire pour préciser sa direction : un son plus franc, plus tendu et plus construit que par le passé. L’enregistrement au studio El Derrumbe, sous l’impulsion du duo expérimental Lorelle Meets the Obsolete, a nourri cette évolution sans gommer la fibre rêveuse qui traverse toujours les compositions.

Cette session mexicaine ne relève pas du simple décor. La moitié de Holy Wave possède des attaches dans la région frontalière d’El Paso, ce qui rendait ce choix presque évident. Le mixage confié à Joo Joo Ashworth, ami de longue date du band, affine encore les contours de l’ensemble. Sur le fond, les chansons abordent la paternité, la vie à deux, les séparations, l’éloignement et l’accélération troublante de l’IA.

« i’m DADA » accentue l’usage des boucles et des échantillons, tout en misant sur des rythmes cycliques et une pulsation plus nette. Certains titres empruntent au dub son goût de l’espace ; d’autres adoptent une gravité downtempo presque cinématographique. L’ensemble gagne ainsi en cohésion et en impact, sans perdre la brume psychédélique propre au quatuor.

Parmi les morceaux déjà évoqués, « dewey’s dirge » évolue sur des guitares vaporeuses et une pulsation motorik assourdie, tandis que le titre éponyme repose sur une boucle serrée de batterie, basse et guitare. « s33.u.in/HAL », lui, agit comme une transmission brouillée : la chanson progresse sans jamais se refermer complètement, dans une forme de tension contenue qui résume assez bien l’esprit du disque.

Là où les précédents opus de Holy Wave laissaient volontiers place à la dérive, « i’m DADA » paraît plus ancré. La formation n’abandonne pas l’immersion ; elle la canalise. Le résultat n’a rien d’une rupture, plutôt celui d’un affinement sensible de son langage.

Le clip de « s33.u.in/HAL » accompagne également cette mise en orbite de i’m DADA et prolonge l’atmosphère trouble du morceau. Et il est disponible ici

 

 

 

MAQUINA.

La transmission par le corps de MAQUINA.

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Le trio portugais MAQUINA. sortira son nouvel elpee, « Body Transmission », le 10 juillet via Fuzz Club. Alimenté par l’énergie brute de ses concerts et par une esthétique à la croisée du noise-rock, du metal motorik et du punk industriel, le groupe confirme ici son goût pour les formats tendus, physiques et taillés pour le mouvement. La récente session live du groupe pour KEXP, captée dans la foulée de sa participation aux Trans  Musicales, donne un aperçu particulièrement convaincant de cette intensité scénique. Et elle est à voir et écouter ici 

Comptant plus de 250 concerts et de nombreuses apparitions en festival à travers l’Europe, MAQUINA. s’est forgé une solide réputation en live, entre transe collective, tension rythmique et décharges frontales. Sur « Body Transmission », le trio lisboète cherche moins l’improvisation que sur son premier opus et privilégie une écriture plus resserrée, capable de condenser l’urgence de longues montées en morceaux plus directs, sans rien perdre de leur impact.

Pour accompagner cette annonce, MAQUINA. a également dévoilé les titres « pressure/pleasure » et « agony », deux morceaux qui prolongent cette dynamique nerveuse et sans temps mort. Entre pulsation club, abrasions punk et frappe rock, « Body Transmission » s’annonce comme un disque compact, tendu et résolument pensé pour l’impact immédiat.

 

 

 

The Afghan Whigs

Le contrôle tout en douceur de The Afghan Whigs

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The Afghan Whigs annonce la parution un nouvel elpee intitulé « Soft Control », attendu le 21 août 2026 chez Royal Cream/BMG. En éclaireur, la formation américaine présente « Jungle Roux », un nouveau titre désormais disponible sur les plateformes de streaming, accompagné d’un clip vidéo à découvrir ici

Un dixième elpee tendu et concis, façonné en dix morceaux pour 37 minutes. Enregistré entre Joshua Tree, La Nouvelle-Orléans, East Hollywood et Cincinnati, le disque rassemble 22 titres composés au départ, avant une sélection resserrée au profit d’un ensemble cohérent. Au fil de ce long playing, Greg Dulli laisse apparaître une écriture plus apaisée, sans renoncer à la tension, au tranchant des guitares ni aux reflets soul et R&B qui distinguent depuis longtemps le band de Cincinnati.

Cette évolution, Dulli la résume simplement : ‘J’ai beaucoup travaillé sur ma paix intérieure. J’étais un jeune homme en colère, et cela nourrissait mon art, mon ambition et mon élan. (…) Aujourd’hui, je sais ce que je fais et une confiance tranquille naît du fait de pouvoir le prouver’. Une déclaration qui éclaire bien l’esprit de ce nouvel opus : un disque moins gouverné par l’urgence destructrice, mais toujours habité par la même intensité.

« Jungle Roux », morceau d’ouverture, donne immédiatement le ton. Le titre évolue sous des guitares nerveuses, un groove sombre et des lignes vocales qui mêlent rudesse et élégance. La vidéo prolonge cette atmosphère et offre un premier aperçu de l’univers du disque. Parmi les invités figurent notamment l’ancien batteur Patrick Keeler, Petra Haden et Bo Koster de My Morning Jacket.

Parallèlement à cette annonce, The Afghan Whigs confirme une nouvelle série de dates en Europe, au Royaume-Uni et en Amérique du Nord pour l’automne. Ed Harcourt accompagnera la tournée britannique et européenne, tandis que Night Moves rejoindra le combo sur le versant nord-américain. Les billets seront mis en vente ce vendredi 5 juin. Après quarante ans de parcours, The Afghan Whigs n’enjolive rien : il affine son langage, resserre son propos et livre, par « Soft Control », un retour à la fois maîtrisé, habité et pleinement actuel.

Gilla Band

La ‘Giraffe’ du Gilla Band…

Le Gilla Band est ravi de partager son premier titre depuis près de quatre ans. Son nouveau single, « Giraffe », sort chez Rough Trade Records. Ce groupe dublinois, extrêmement original et influent, partira également en tournée au Royaume-Uni et en Europe début 2027.

Depuis plus de dix ans maintenant, le quatuor (le chanteur Dara Kiely, le guitariste Alan Duggan Borges, le bassiste Daniel Fox et le batteur Adam Faulkner) redéfinit ce que l’on pourrait vaguement appeler la ‘musique rock’ du XXIe siècle, influençant au passage un large éventail de groupes de guitare tout aussi avant-gardistes.

La formation a perfectionné une vision qui n’était pas tout à fait du post-punk, ni tout à fait du noise-rock, ni tout à fait quoi que ce soit d’autre qu’un hybride singulier et révolutionnaire qui ne pouvait venir que d’eux quatre, et « Giraffe » constitue sa nouvelle création audacieuse.

Le leader Dara explique : ‘Dans ce morceau, les premières sections représentent mon état d’esprit général. C’est un endroit qui peut être très dispersé et parfois solitaire. Je me sens mal aimé et j’ai du mal à exprimer ce que je pense réellement’.

Le single « Giraffe » est disponible sous forme de clip là

 

Quintana Dead Blues eXxperience

Quintana Dead Blues eXperience revisite « School » de Nirvana : nouveau single et vidéo disponibles depuis le 22 mai 2026

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Le duo bordelais Quintana Dead Blues eXperience frappe fort en osant une reprise de « School » de Nirvana, accompagnée d’une nouvelle vidéo. Fidèle à son ADN fait de Rock’n’roll, de Grunge et de Heavy Blues, le groupe livre une version brute, tendue et habitée de ce classique, dans la droite ligne de son univers sonore intense et sans concession.

Réunissant Piero Quintana à la guitare et Adrien Schiavone à la batterie, Quintana Dead Blues eXperience cultive une énergie viscérale, entre riffs massifs, tension garage et déflagration grunge. Leur son, abrasif et organique, évoque autant la lourdeur du heavy blues que l’urgence du rock le plus sauvage.

Pour cette relecture de « School », le groupe s’est entouré de Coni Duchess au chant, tandis que Martin de Capsula signe un solo psychédélique marquant. Ce morceau a été enregistré à Bilbao, dans le cadre des sessions du prochain album, mises en boîte en janvier sous la houlette de Martin. Une collaboration qui confirme l’orientation grunge et garage du futur elpee. Il s'intituler "ASHES" et paraîtra ce 26 juin.

Cette cover annonce clairement la couleur : un rock incandescent, sale, direct, pensé pour secouer autant que pour happer. Une proposition sans filtre qui devrait parler aux amateurs de textures fuzz, de grooves lourds et de sensations fortes.

La vidéo de « School » est à découvrir ici

 

 

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