Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Fufanu

The Dialogue Series

Écrit par

Malgré un patronyme cartoonesque qui prête presque à sourire, cette formation islandaise est responsable d’une musique plutôt sombre qui mêle techno et post-punk… Ciselées, les cordes de guitares et les programmations électroniques entrent en osmose tout au long de « The Dialogue Series », un 3ème album colligeant toute une série d’Eps touchant chacun à un style différent : des loops kraut-rock et trip-hop côtoient des salves plus rock, post-punk ou cold-wave. Un beau et inspiré dialogue de genres venu du froid…

 

Finn Andrews

One piece at a time

Écrit par

Premier album en solitaire pour Finn Andrews, le leader de The Veils, un groupe dont le line up a souvent été chamboulé. Enfin, pas tout à fait en solitaire, car lors des sessions, il a reçu le concours de quatre musiciens ainsi que d’une section de cordes (violons, violoncelle), un disque coproduit par Tom He. En fait, suite à la fin d’une relation amoureuse, Finn est reparti en Nouvelle-Zélande. Puis il a fouillé au sein d’un livre au sein duquel il a retrouvé des tas de chansons, qu’il avait accumulées depuis 5 ans, sans trop savoir qu’en faire. Il a commencé à en faire le tri, puis a alors décidé de les consacrer à cet opus solo, estimant qu’elles ne correspondaient pas à son groupe. Des compositions profondes, en général autobiographiques, dominées par la voix fragile d’Andrews, qui traitent de la mort, de la fin des relations et des vicissitudes de la vie, mais aussi de la déchéance des stars du cinéma (« Al Pacino – Rise &Fall », « Hollywood forever »). En résulte donc ce « One piece at a time », une œuvre qui montre une nouvelle facette de cet artiste talentueux, mais dont le climat mélancolique au sein duquel elle baigne, n’est pas de nature à vous filer du peps si vous avez chopé le bourdon…

Bobby Blackhat

Put on your red shoes

Écrit par

Originaire de Cleveland, dans l'Ohio, Bobby BlackHat Walters a passé 27 ans de sa vie dans l'armée. Ce bluesman vit aujourd’hui en Virginie, où il a entamé une nouvelle carrière comme compositeur, chanteur, harmoniciste, producteur, acteur et comédien. Il puise ses sources majeures à Chicago, Memphis, dans le blues du Delta et le Piedmont, dans un style fingerpicking, proche du ragtime.

Son sixième opus affiche 4 profils de son répertoire. "Something old" se consacre à de nouvelles versions d'anciennes compos, "Something new" s'intéresse à de nouvelles chansons, "Something borrowed" nous réserve ses adaptations de classiques et "Something blues" nous plonge, évidemment, dans le blues... 

Les sessions se sont déroulées près de chez lui en Virginie, en compagnie de son backing group. "I smell another man on you" ouvre la plaque, une plage qui augure une suite intéressante. Ce blues d’excellente facture met en exergue des musiciens chevronnés qui se partagent harmonica, piano, orgue et guitare. "Travelling lady" nous entraîne dans le Chicago southside, une piste bien rythmée au cours de laquelle Bobby se distingue par sa voix chaleureuse, lorsqu’il ne souffle pas dans son harmo. Passionné de southern rock, Larry Berwald se charge de la pedal steel, sur "This grey beard", un blues chargé de feeling, balisé par les cordes acoustiques. Et son instrument pleure littéralement, tout au long du poignant "May I have this dance". Le titre maître nous entraîne au cœur de la Nouvelle Orléans. Funky, "Put on your red shoes" se nourrit des percus de Michael Behlmar. Tout comme "Back to Cleveland", un morceau caractérisé par les interventions très recherchées aux ivoires de Lucy Kirkpatrick, mais également les envolées de Tom Euler aux cordes et de Bobby à l’harmonica. Du grand art ! Guitare et piano se réservent des billets de sortie, tout au long du rock’n’roll très énergique "Baby Mama Drama blues". Le long playing recèle deux covers. D’abord le "Hallelujah" de Leonard Cohen, une plage instrumentale chargée de feeling, puis le "You got me runnin" de Jimmy Reed, une compo imprimée sur un rythme incomparable. Mais encore deux longs blues lents empreints de mélancolie, "Grim reaper" et "I hear Mama's voice", une plage royale qui figurait déjà sur son premier opus, gravé en 2007, et au cours de laquelle Tom Euler laisse éclater les derniers sanglots de ses cordes…

Bill Ryder Jones

Yawn

Écrit par

Bill Ryder Jones a milité chez The Coral jusqu’en 2009, avant de se lancer dans une carrière en solitaire. « Yawn » constitue son quatrième elpee solo, un disque dont l’intensité électrique évoque tantôt Red House Painters voire Sun Kil Moon, Slowdive ou Low. Donc qui navigue quelque part entre sadcore, shoegaze, noisy et slowcore, au sein d’un climat, bien évidemment, empreint de mélancolie. Encore que l’abrasif « There are worse things I could do » lorgne plutôt vers les Pixies, lorsque le tempo s’élève. Et que tout au long de « John » le fond sonore est tramé par des scintillement électriques dignes d’And Also The Trees. Si « Recover » est traversé par les interventions gémissantes du violoncelle de Rod Skip, alors que Bill étale tout son talent au picking, l’excellent « No one’s trying to kill you », se distingue par ses harmonies vocales qui reposent sur un échange entre voix masculine et contre-voix féminine. Un superbe opus, au sein duquel on épinglera encore le lyrique « And then there’s you », qui alterne sonorités de gratte bourdonnantes, chatoyantes, vaporeuses, abrasives ou bringuebalantes ainsi que le ténébreux « Mither », qui aurait pu carrément figurer au répertoire de Mark Kozelek. Superbe !

Flasher

Constant image

Écrit par

Premier elpee pour ce trio issu de Washington DC, un disque qui a été enregistré au sein des studios de Brendan Canty (Fugazi), sous la houlette de Nicolas Vernhes (Animal Collective, War on Drugs, Deerhunter). La musique de Flasher est manifestement influencée par les eighties, et tout particulièrement, le post punk, la new wave, le shoegaze et la dream pop, naviguant à la croisée des chemins des univers alors fréquentés par les Cars, The Cure (cette basse propulsive à la Simon Gallup), Sad Lovers & Giants, Magazine, Modern English (ces harmonies vocales à trois voix !), les Pixies, My Bloody Valentine et même Wire (« Business universal »). Les mélomanes les plus jeunes évoqueront, sans doute, davantage Protomartyr, Ought et Preoccupations. Cordes de gratte tour à tour spasmodiques ou tintinnabulantes colorent généreusement cette expression sonore paradoxalement anxiogène et allègre. Anxiogène, à cause des lyrics qui reflètent l’inquiétude de nombreux Américains face à la politique de leur gouvernement et tout particulièrement de leur président. Allègre à cause du ton des compos qui semblent refléter une sorte d’insouciance. Et le résultat est excellent !

Melody’s Echo Chamber

Bon voyage

Écrit par

Melody Prochet a vécu des moments difficiles, au cours de ces dernières années. D’abord son petit ami l’a quittée. Pas n’importe qui, puisqu’il s’agissait de Kevin Parker, le leader de Tame Impala. C’est elle qui avait inspiré et coproduit le troisième elpee de la formation australienne, « Currents ». Puis elle a subi un grave accident qui a failli lui coûter la vie. Il lui a donc fallu de nombreux mois avant de recommencer à écrire. Exercice qu’elle va reprendre, en 2016, en s’isolant dans la forêt de Stockholm. Et « Bon voyage » constitue le fruit de son travail. Une œuvre pour laquelle elle a reçu le concours des Suédois Frederik Swahn et Reine Fiske ainsi que de Nicholas Allbrook, le boss de Pond.

Elle chante tour à tour en français, anglais ou suédois, des morceaux qui trahissent un bien compréhensible sentiment de tristesse et une douleur toujours bien vivace, d’une voix éthérée qui rappelle celle de Jane Birkin ou de Lætitia Sadier (Stereolab), mais sur un ton parfois allègre.

Curieusement, « Visions of someone special, on a wall of reflections » emprunte un arrangement au “Ford Mustang » de Serge Gainsbourg ; mais au cœur d’une multitude de développements (NDR : dont des claviers emphatiques). Comme sur quasi toutes les plages de cet opus, d’ailleurs. Des morceaux complexes, aventureux, expérimentaux, parfois orientalistes, à l’instar de « Desert house », au cours duquel se croisent des cris, des respirations, des plaintes, des interventions au violon, des scratches, des bandes passées à l’envers et même de la guitare traitée par la pédale wah wah comme chez feu Frank Zappa. Et on n’est pas au bout de nos surprises ; depuis « Cross my heart », qui mêle section de cordes, synthés, bruitages, contrebasse et flûte jazzyfiante au disco/funk « Shirim », traversé par une gratte mugissante, en passant par l’insouciant (ces sifflotements !) « Breathe in, breathe out » et encore l’excellent « Quand les larmes d’un ange font danser la neige », une piste shoegaze qui met en exergue le drumming à la fois ample et remarquable. Une exception qui confirme la règle, la bossa nova minimaliste « Var Har Du Vart ? ». Un album fort intéressant sous son angle expérimental, mais parfois un peu trop surchargé…

Doug Paisley

Starter Home

Écrit par

« Starter home » constitue le quatrième elpee de ce songwriter dont la musique baigne dans une forme de country/folk dylanesque. Même sa voix emprunte parfois les inflexions fatiguées et éraillées du Zim. Encore que certains médias n’ont pas hésité à comparer son style à celui de Kris Kristofferson voire de son compatriote, Gordon Lightfoot.

Tout au long de cet opus, le Canadien (NDR : il est issu de Toronto) est soutenu par d’excellents musiciens, que ce soit aux grattes (resonator, électrique et pedal steel), à l’orgue, au violon, à la mandoline, au piano, à la basse et à la batterie, sans oublier les backing vocals masculins et féminins, assurés par Jennifer Castle sur les trois derniers titres de ce long playing, et notamment sur le final, morceau le plus allègre de cet LP, « Shadows ». Mélancoliques, les compos bénéficient d’excellents arrangements alors que les lyrics s’inscrivent dans la grande tradition des troubadours issus de la fin du XXème siècle comme Townes Van Zandt, John Prine Blaze Foley ou encore Lyle Lovett, surtout quand il fait l’analyse de sa propre vie affective, parlant de l'amour romantique comme un sentiment qui n’est ni simple, ni infaillible, car il change, grandit, implose et parfois se ranime au moment le plus inattendu…

Willa Vincitore

Choices

Écrit par

Chanteuse et compositrice, Willa Vincitore vit au sein de l'Etat de New York, dans la Hudson Valley. Elle pratique une forme de blues, teintée de rock, soul, funk et pop. Elle avait déjà publié un premier album, "Better days", début 2017. Fondé en 2013, son backing group baptisé Company est à géométrie variable. Pour concocter ce nouvel opus, elle a reçu le concours du guitariste Karl Allweier, du claviériste Scott Milici, du bassiste Doug Abramson et du batteur Lee Falco. Sans oublier la réplique vocale assurée par Brandon Morrison. Willa signe neuf des compos et concède une reprise.

"Just ain't the same" ouvre l’elpee, un blues/rock caractérisé par une rythmique lancinante alors qu’excellente, la voix, enrobée de chœurs judicieux, affiche une réserve de puissance étonnante. Bénéficiant d’une jolie mélodie, "Choices" se distingue par l’instrumentation impeccable. "Need a little help" campe un r&b nerveux, dansant, captivant, dominé par l’orgue et les percus de Manuel Quintana, alors que Karl se réserve un brillant envol sur les cordes. Miss Vincitore s'adapte aisément à différents styles. Elle chante ainsi d’une voix feutrée "Everything hurts" et "These days", des blues fortement teintés de jazz, face aux cordes acoustiques et aux ivoires. Dansant, "Bite me" adopte un rythme funky. Superbe ballade soul, "It is what it is" met en exergue les cordes digitales d’Art Labrioli, alors que la guitare s’autorise une sortie particulièrement soignée. Signée Annie Lennox, "Money can't buy it" constitue la seule cover, une version qui baigne dans la soul… 

Cara Being Blue

Grit

Écrit par

Originaire de Boston, Cara Lippman s’est établie à Nashville, dans le Tennessee depuis une dizaine d’années et s’est forgée une solide réputation en live, flanquée de son band Cara Being Blue. Cette chanteuse avait publié un Ep 5 titres, intitulé "Full throttle", en 2016. Elle signe ici les dix plages de cet opus.

Elle ouvre par le titre maître, un blues aux accents rock et r&b, enrichi d'excellents arrangements, enrobé de chœurs féminins, et traversé par le saxophone de Miqui Gutierrez. Bien enlevé, "Crocodile man" baigne au sein d'une atmosphère louisianaise, les interventions chargées de reverb dispensées par la gratte de Dave Field (NDR : un slider new-yorlais notoire), invité pour la circonstance, accentuant cette impression. Cependant, cet elpee met exergue d'autres guitaristes méconnus, quoique doués, à l'instar de Will Gustofson qui se distingue sur "Leave me in flames" ou du Roumain (NDR : il est originaire de Timisoara) Val Lupescu, qui brille de mille feux tout au long du slow blues "One day" ainsi que "Old feelin'", une piste au cours de laquelle il a reçu le concours de l'harmoniciste Tim Gonzalez. Et c'est au cœur d'une telle ambiance que Carla peut enfin s'éclater... Bénéficiant de la collaboration de Jack Pearson (NDR : un concitoyen !) qui a milité, dans le passé, au sein de l'Allman Brothers Band ainsi que du backing group de Greg Allman, "You don't wanna" est un autre blues qui ne manque pas d'envergure. Respecté dans l'univers du southern blues rock, il prend son pied en compagnie du pianiste Eric Robert. Si "Skippin' stone" baigne au sein d'un climat jazzyfiant, il rappelle surtout l'ambiance très caractéristique entretenue chez Santana. CBB plonge enfin dans le Memphis R&B grâce à "Kind Kinda man", un morceau cuivré par un saxophone et un trombone, et surtout "My doggie", piste au cours de laquelle Will Gustofson emprunte des motifs de guitare à Albert King, alors que Gonzales passe à l'offensive en soufflant dans son harmonica. Il repasse d'ailleurs à l'avant-plan tout au long du titre final, une plage qui macère dans la country, style tellement populaire à Nashville...

Ruth Wyand

Tribe of one

Écrit par

Ruth Wyand and the Tribe of One est un one man band ou plus exactement un one woman band. Un projet imaginé par une artiste issue d’un petit bourg perdu au bord de l'océan Atlantique, en Caroline du Nord. Puisant allègrement au sein des racines musicales américaines, son cocktail d'americana et de blues, parfois parfumé de jazz et de folk, est également et circonstanciellement contaminé par une touche de folie hendrixienne. Cette chanteuse et compositrice est également multi-instrumentiste, se chargeant de la guitare, qu’elle est capable de traiter au bottleneck, de la basse, de la batterie et des percussions. Miss Wyand a enregistré cet opus, chez elle, dans le Studio Dock Diving Dog.

L’elpee s’ouvre par "Bad Mojo", un morceau caressé de timides percussions et introduit par des cordes acoustiques. Ses interventions à la gratte sont complexes et reflètent une parfaite maîtrise technique. Percutant, "Break the curse" est imprimé sur un tempo plus enlevé. Amplifiées, le cordes sont dynamiques alors que la voix de Miss Wyand se révèle aussi perçante que vivace. Elle se sert du bottleneck tout au long de "Better off alone" et "Till it's safe to go outside", deux morceaux qui trempent au sein d’un authentique delta blues. Sa voix se charge de relief pour aborder "Help my soul survive" et le "Blind Willie McTell" de Bob Dylan, deux folk blues qui s’étirent sur un tempo nonchalant. Et elle parvient à adapter le "Little wing" de Jimi Hendrix, dans ce style. Elle devient cependant carrément bouleversante lorsqu’elle passe à la slide, glissant délicatement le tube tout au long de son manche sur le brillants "I don't have proof" et "On the porch with Etta", un hommage à Etta Baker, une chanteuse de Piemondt blues disparue en 2006, alors âgée de 93 ans…

RTBF : L'émission DECIBELS joue la carte des réseaux sociaux

Exit D6bels, bienvenue à DECIBELS ! L'émission 100% live de la RTBF fait peau neuve et passe au « digital first », avec un focus particulier sur les réseaux sociaux. L'objectif est de mettre en lien direct les artistes et leur communauté.

Le « Live » est ainsi réservé à une cinquantaine de fans, recrutés via les réseaux sociaux, qui sont emmenés en bus vers une destination inconnue, où ils pourront voir leur idole.

« Digital first », ça qui signifie que les contenus sont diffusé en priorité sur les plateformes digitales, ensuite en radio (Pure) et enfin, sur La Deux.

Alice on the Roof est la première artiste à ouvrir le bal. Dimanche passé, son « Live » a été publié en exclusivité sur Auvio (et uniquement sur Auvio). L'émission TV « classique » sera diffusée sur La Deux ce soir à 23 heures.

Également au programme de ce DECIBELS « new style »: des interviews décalées et un petit reportage sur l'aventure mystérieuse dans laquelle ses fans ont été plongés le temps d'une soirée...

Seul petit bémol selon nous, le « lieu magique » choisi pour le concert et la rencontre avec les fans est KANAL – Centre Pompidou, cet ancien garage Citroën reconverti en salle d’expos. Le lieu n'offre malheureusement pas l'intimité requise pour une telle expérience. Quand on voit ce que Bruxelles Ma Belle fait dans ce domaine, on se dit que la RTBF peut faire mieux.

Au programme des prochaines émissions, le duo Juicy, qui s’est fait connaître pour ses reprises de tubes R’n’B des années 90. Ensuite, il y aura Lord Esperanza, le rappeur français et Blackwave., projet constitué de deux rappeurs anversois et de jazzmen sortis du Conservatoire d’Anvers.

A noter que, lors de la prestation live d'Alice on The Roof, le moment le plus touchant fut, sans nul doute, le duo réalisé avec Valentine Brognion, la gagnante de The Voice 7. Cette dernière a en quelque sorte volé la vedette à Alice en insufflant une émotion remarquable dans une reprise de « La Pluie », le hit d'Orelsan ft. Stromae.

Regardez le live complet d'Alice On The Roof ici.

Regardez le duo Alice On The Roof – Valentine Brognion ici.

Photo : Martin Godfroid

 

Betizfest 2019 ! (update 19/03/2019)

Écrit par

La 17ème édition du Betizfest se déroulera au Palais des Grottes de Cambrai, ces 12 et 13 avril 2019.

Même si la saison des festivals de cet été est encore loin, il n'est jamais trop tôt pour un échauffement. Les amateurs de métal et de musique alternative seront ravis de retrouver, à 2 petites heures de route de Bruxelles, quelques grands noms de la scène métal française ainsi que, entre autres, In Flames et Paradise Lost.

Le line-up est d'ores et déjà connu et complet :

Vendredi 12 avril : Paradise Lost, Rise of the Northstar, Sick of it All, Hangman's Chair et The Lumberjack Feedback.

Samedi 13 avril : In Flames, Mass Hysteria, Bukowski, Pogo Car Crash Control, Sticky Boys, Oddism et Virgil.

Même si l'événement a déjà lieu dans un mois, il n'est pas trop tard pour vous procurer des billets !

Pour plus d’infos : http://betizfest.info/

Et pour la billetterie : https://web.digitick.com/ext/billetterie5/index.php?site=betizfest

 

Martin Solveig

Un show surprenant et unique en son genre…

Écrit par

Après avoir conquis Tomorrowland et le Pukkelpop, respectivement en 2017 et 2018, Martin Solveig est de retour aux affaires cette année. Au programme : du matos inédit et un nouveau spectacle. Suite au succès de son dernier titre, « All Stars », pour lequel il avait reçu le concours de le chanteuse Alma, il a publié « My Love », qu’il interprète personnellement. Cette compo prélude un nouveau virage musical tout en reflétant une envie de défendre une musique au travers d’un format plus live et en laissant libre cours à sa créativité visuelle et scénographique.

Ce soir, l’auteur-compositeur-interprète-producteur se produit à l’AB, pour un concert, bien évidemment sold out…  

Le supporting act est assuré par (Michael) Creange, l’un des meilleurs Djs parisiens. Depuis plus de dix ans, il sévit au sein des meilleurs clubs et tout particulièrement le très à la mode ‘Chez Raspoutine’, à Paris, où il est devenu résident. Jouissant d’une large culture musicale, ce producteur est le responsable du tube « Le Soleil », diffusé sur toutes les plages branchées d'Ibiza.

Il entame son set par un remix de Jain (« On My Way »), mêlé à du Claire Laffut (« Mojo »). Spontané, interactif et énergique, il ne tient pas en place derrière ses platines, communiquant à la foule un incroyable sentiment de joie et de plaisir, grâce à une musique chargée de nuances et bien équilibrée. Il remixe, à sa manière, de grands standards funk et soul des nineties. La mayonnaise prend bien et le public commence à se déhancher sur le dancefloor. Bref, Creange a parfaitement joué son rôle de chauffeur de salle avant la prestation de Solveig...

20h45, les lumières s’éteignent, le rideau s’ouvre et dévoile le décor où on remarque de suite la présence d’un écran géant aménagé en fond de scène.

Martin Solveig ne reste pas planté derrières ses platines pour mixer. Il mouille sa chemise en monopolisant le podium, muni de son micro. Sa voix n’est pas parfaite, mais cette carence ne nuit jamais à l’ensemble. D’ailleurs, il est bien plus important de constater que l’artiste sort de sa zone de confort pour se consacrer au chant et interagir constamment avec une salle complètement acquise à la cause.

Lors de l’« Intro », il n’y a pas âme qui vive sur les planches. On entend juste la musique qui défile et les stroboscopes bleus et blancs qui scintillent. On reconnaît ensuite « Where It All », que chante Solveig ; mais il n’y a toujours personne sur l’estrade. En fait, il est occupé de traverser la fosse et débarque devant nous, vêtu d’une veste à lignes blanches et noires. Il balance alors ‘Ca y est, on y va Bruxelles ?’ Aussi modestement, il ajoute : ‘Bruxelles, cela va bien ?’. Tout continuant à parler, il invite le public à applaudir et à jumper. La réaction est instantanée. Pendant ce temps, un préposé aux synthés et un guitariste s’installent. Ils s’attarderont sur les planches, le temps de 3 morceaux.

Tout au long de « Buckjump », « Aint No Use » et « One Your Way Down », la section rythmique se révèle particulièrement percutante, sauvage et efficace. Le préposé aux synthés et celui à la gratte rythmique accomplissent parfaitement leur job. Ils apportent aux morceaux une touche à la fois funky et électro, tout en leur administrant des sonorités africaines. Solveig réalise un enchaînement magistral entre « The Night out » et « Aint No Use » qu’il opère en milieu de parcours. Bien vu ! Ce qui met, en outre, une sacrée ambiance dans la fosse.

Interlude : des roadies apportent un escalier à 3 marches de couleur noire, divisé une deux parties, sur lesquels vont grimper deux danseuses coiffées d’un grand chapeau noir. Et lorsque les deux éléments sont réunis, on devine, au-dessus, les platines de Solveig. Il part s’installer derrière et fait son show, tout au long de « One Your Way Down » et « Craziest Things », pendant que les danseuses exécutent, en avant-plan, des danses africaines. La température grimpe encore d’un cran, et la salle se transforme en immense dancefloor. Précision : les deux musicos ont alors disparu de la circulation et ne reviendront plus sur l’estrade.

Solveig récupère son micro et affronte à nouveau le public, tout en confessant qu’il s’agit de son second show, ce soir. Le premier, il l’a accordé à Paris. Il signale que Bruxelles est sa seconde ville, salue le public ainsi que Stephen Fasano, aka The Magician, présent dans l’auditoire. Solveig descend dans la fosse pour attaquer « My Love ». De quoi y mettre le souk. Il va d’ailleurs y rester un bon moment, de manière à s’immerger dans l’atmosphère qui règne au sein de la foule, accordant même quelques selfies…

Martin revient derrière les manettes pour « Lose My Mind ». Les danseuses sont également de la partie, mais ont changé de tenue, optant pour des joggings de couleur blanche. Elles exécutent des mouvements de break dance plutôt acrobatiques. Placés en bord de scène, les machines à fumigène sont réactivées. On en a alors plein la vue et les oreilles, Solveig en profitant pour libérer totalement ses samples et ses machines. Et le show de s’achever par « Do to me ». Malheureusement, malgré les demandes incessantes du public, Martin ne reviendra plus…

Plus pop et personnel, ce spectacle aura permis à Solveig de revisiter ses grands classiques, mais aussi d’interpréter ses nouveaux titres au sein d’un format exceptionnel. Aussi bon DJ que performer, malgré une petite faiblesse au chant, l’artiste français parvient à réinventer les codes du live à travers un show surprenant et unique en son genre…

Setlist : « Intro », « Where It All », « Buckjump », « Aint No Use », « One Your Way Down », « Craziest  Things », « Here come The Girls », « Suburbia »», « My Love » , « Sunny Side », « Tripped Out Slim » , « Lose My Mind », « Something Beautiful, Hurricane », « Do To Me ».

(Organisation : Live Nation)

Dick Dale

Décès de Dick Dale, pionnier de la surf music

Écrit par

Dick Dale, le père de la surf music, est décédé ce samedi 16 mars, à l’âge de 81 ans. De son véritable nom Richard Anthony Monsour, ce guitariste américain d'origine libano-polonaise est considéré comme un pionnier dans le domaine de l’amplification. C’est le premier qui a eu recours à la reverb sur une Fender Stratocaster, guitare qu’il jouait à l’envers, car s’il était gaucher, il se servait d’une gratte destinée à un droitier. Essentiellement instrumental, son style a notamment influencé les Beach Boys, les Ventures, les Trashmen, ainsi que les guitaristes Link Wray, Duane Eddy, Chris Isaak et même Jimi Hendrix à ses débuts. Il a d’ailleurs bossé pour Leo Fender pour concevoir des amplis capables de soutenir des volumes sonores au-delà de la normale. Ce qui lui a valu le surnom de ‘père’ du heavy metal. Il avait ainsi décrit sa technique comme celle d’un staccato de mitrailleuse lourde…

RIP

 

Weekend Vampire à l’ombre d’un tournesol…

Écrit par

“Father of the Bride”, c’est le titre du nouvel album de Vampire Weekend, dont la sortie est prévue pour le 3 mai. En attendant, le groupe new-yorkais nous propose son nouveau clip. Intitulé  « Sunflower » et mettant en vedette Ezra Koenig et Steve Lacy, il a été réalisée par Jonah Hill avec les camées de Jerry Seinfeld et Fab 5 Freddy.

Pour découvrir le clip, c’est ici



Richard Hawley regarde vers le futur…

Écrit par

Richard Hawley annonce la sortie d’un huitième elpee solo. Il devrait paraître ce 7 juin 2019. En outre, il a été invité à consacrer plusieurs de ses chansons à  une comédie musicale, dont la première sera jouée dans sa ville natale de Sheffield. Enfin, il fêtera également, cette année, le 20ème anniversaire de sa carrière en solitaire.

Lors des sessions, il a reçu le concours des coproducteurs Colin Elliot et Shez Sheridan.

En attendant, le clip de « Off my mind » est disponible ici



Jade Bird se motorise…

Écrit par

Le premier opus de Jade Bird sortira ce 19 avril 2019. En attendant, l’artiste a déjà extrait quatre singles extraits de ce futur elpee éponyme ; en l’occurrence « Love Has All Been Done Before », « Lottery », « Uh Huh » ainsi que « I Get No Joy ». « My Motto » constitue donc son cinquième.

A la fois chanteuse, guitariste, et aussi auteur-compositeur, cette britannique avoue avoir écrit plus de deux cents chansons pour n'en garder que douze sur son premier album.
L'album a été produit par Simon Felice et David Baron.

Pour découvrir la vidéo de « My motto », c’est ici

Tracklist :

1) Ruins
2) Lottery
3) I Get No Joy
4) Side Effects
5) My Motto
6) Does Anybody Know
7) Uh Huh
8) Good At It
9) 17
10) Love Has All Been Done Before
11) Going Gone
12) If I Die

Jan Verstraeten, le survivant…

Écrit par

Issu du Nord de la Belgique (NDR : de St Niklaas, très exactement), Jan Verstraeten a publié son premier Ep solo, ce 11 février 2019. Particulièrement apprécié en Flandre pour ses visuels, mais également comme concepteur de pochettes de disques et d’affiches, ainsi qu’écrivain pour le théâtre, il a milité chez Charlie Jones’ Big Band, en compagnie duquel il a gravé trois elpees, avant de se lancer en solitaire. Intitulé « Cheap dreams », son Ep recèle 6 titres savoureux d’une musique empreinte de mélancolie, enrichie de cordes, parfois même teintée de bossa nova.

Envie de découvrir cet artiste ? Cliquer sur les titres de son Ep, ci-dessous.

Tracklisting

Moon Face

Can It Be

Stalker

Oh My

You

Second Hand Novel


Et récemment il s’est autorisé une cover totalement déconcertante du « Cheap dreams » de Destiny’s child : lui, sa voix proche de Finn Andrews, sa contrebasse et des chœurs (voir et écouter ici)

En concert

27 mars Arenberg Anvers
14 avril Ekko Utrecht
17 mai Democrazy Ghent

Tout va bien pour Minor Minor

Écrit par

Tour va bien pour Minor Minor, et pour cause, le quatuor belge (NDR : il est originaire de Waremme) publiera une chanson chaque mois et demi, à partir du 22 mars. Premier titre, “Everything will be ok” fera bientôt l’objet d’un clip. En attendant, pour vous faire une idée du style musical de ce combo, qui oscille entre heavy et stoner en passant par la prog et même la pop, la précédente vidéo du band, « Void », est toujours disponible ici.


https://goo.gl/F42MH7

 

MawMaw tire sur la corde…

Écrit par

« First Rope », c’est le premier single de MawMaw, un nouveau projet monté par les Liégeois Yan Albert et Laurent Richter (Girl says No / The MissUniverses). Un duo épaulé par Aadriejan Montens (claviers, notamment dans Glauque), Adrien Malet (batterie) et Ben Hermann (basse).

Indie pop, la musique de ce quintet puise ses sources, principalement, chez The Notwist, MGMT ou encore Pond.
 
Leur premier single « The Rope » sort le 29 mars et explore les contrastes à travers un clip teinté de spontanéité et décomplexé. C’est sans scénario et caméra au poing que le duo part filmer en plein carnaval, laissant leurs mines sombres se faire bousculer par la foule joyeuse. Dans cet univers coloré, « The Rope » explore la dualité entre le bien et le mal. Le morceau illustre le côté parfois cruel des relations fusionnelles, racontant l’histoire de deux personnes ne pouvant vivre l’une sans l’autre mais dont la relation est vouée à l’échec. (Communiqué de presse)


Le clip de « First Rope » est disponible ici.


The Black Box Revelation

Un tsunami sonore…

Écrit par

Réunissant Jan Paternoster et Dries Van Dijk, Black Box Revelation est un duo originaire de Dilbeek. Il est à l’affiche 3 jours de suite à l'Ancienne Belgique, dont ce vendredi 15 mars 2019, lors d’un concert auquel assiste votre serviteur. La paire est venue défendre son dernier elpee, « Tattooed Smiles » (Trad : sourire tatoué), paru en octobre dernier.

Le supporting act est assuré par Michiel Libberecht, aka Mooneye. Agé de 25 ans, il est surtout notoire en Flandre pour son projet Mickey Doyle, qui a remporté le concours ‘Het Jonge Wolven’, en 2017. Ce qui lui a permis d'être programmé au sein de nombreuses salles et de festivals au Nord de la Belgique (Leffingeleuren, Dranouter, Het Depot, Cactus Club, De Zwerver, Democrazy, etc.). Il va nous proposer de larges extraits de son premier Ep 5 titres, gravé en mars de l'an dernier.

Lorsque Mooneye se produit en format électrique, c’est en quintet. Mais en acoustique, il est seul, comme ce soir, pour se consacrer au chant tout en s’accompagnant à la guitare (NDR : ce soir, il va se servir de deux exemplaires). Le rideau de couleur noire est tiré derrière l'artiste, quand il grimpe sur le podium.

Il entame son récital par « Thinking About Leaving ». Douce, envoûtante, sa voix colle parfaitement aux compos empreintes de mélancolie. Les mélodies sont chaleureuses et les refrains entêtants. Et comme il a une belle gueule d’ange, il ne lui est pas difficile de séduire un public féminin, massé aux premiers rangs. Il nous réserve une cover surprenante du « Clap Your Hands » de Tom Waits. Certains médias néerlandophones n'hésitent pas à le comparer à Kevin Morby, Fleet Foxes ou encore Roy Orbison. De fameux compliments ! Malheureusement une bonne partie du public est venu exclusivement pour le concert de BBR ; aussi, il se désintéresse totalement de cet artiste, entretenant un brouhaha peu évident pour atteindre un niveau de concertation optimale... La prestation du groupe au complet aurait d'ailleurs été bien plus judicieuse, vu le style bien électrique de la tête d'affiche...

Le Black Box Revelation est donc en tournée, un périple qu'il a baptisé ‘Tattooed Smiles Tour’, en référence à son 5ème opus studio. Sa musique n'est pas facile à appréhender, puisant au sein d'une multitude de sources, qui oscillent du r&b au garage, en passant par le hard rock et le blues. Les Kinks, Le Led Zeppelin, The Black Keys et Black Rebel Motorcycle Club constituant probablement ses références majeures...

A 20h50, le duo grimpe sur le podium. Enfin pas vraiment un duo, mais un trio, vu la présence d’un troisième musicien ; en l'occurrence Jasper Morel, qui va passer régulièrement du Hammond à la guitare électrique. L'autre gratte étant réservée, bien évidemment, à Jan Paternoster. Dries est installé sur une estrade, du côté gauche de la scène. Quelques smiley’s lumineux, en forme de ‘Mickey Mouse’, sont suspendus un peu partout au-dessus du podium.

Place alors au tsunami sonore provoqué par la pluie de décibels. « Kick the Habit » ouvre les hostilités. « Blown Away » permet de lâcher quelque peu la pression. Tout comme « Built To Last », un Delta blues purulent signé Seasike Steve, au cours duquel plane d’ailleurs son spectre. Les guitares s’emballent de nouveau tout au long de « Gloria », une compo dont le refrain est repris en chœur par la foule, jusqu’à en perdre la voix... Et « War Horse » rencontre un même enthousiasme de la part de la foule. D'une durée de plus de 10', ce titre nous plonge au sein d'un univers velvetien. D'abord, il y a ces ivoires qui s'ébrouent, puis les grattes qui s'enflamment et enfin le drumming sauvage de Van Dijk, propice à l'envoûtement, qui semble inépuisable… Un grand moment ! Tout au long de « Lazy St » et « Never Alone », les gratteurs nous réservent des solos exceptionnels. Particulièrement dansant, « My Perception » provoque un véritable climat de folie, dans la fosse. « I Think I Like You » termine le set. Manifestement, le groupe est content d'être sur les planches et on ressent une véritable complicité entre les musicos et les spectateurs.

En rappel, BBR nous réserve un redoutable « Gravity Blues » ; mais pas de trace de Roméo Elvis pour interpréter « Laisser Partir », invité surprise qui ne pointera le bout du nez que le lendemain. Le Black Box Revelation a acquis une belle maturité au cours de ses concerts, et l'a de nouveau démontrée ce soir, en proposant un set de 110 minutes, qui a conjugué sueur, rage et émotion à travers un rock’n’roll qui permet d'oublier les tracas de la vie quotidienne...

Setlist : « Kick the Habit », « Mama Call Me, Please », « High On A Wire », « Lazy St », « Built To Last », « Gloria », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Blown Away », « Bur-Bearing Heart », « Never Alone, Always Together », « Damned Body », « Love Licks », « My Perception », « I Think I Like You ».

Rappel : « Gravity Blues », « Laisser Partir », « Tattooed Smiles ».

(Organisation : AB et Live Nation)