New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Stigman

Dream Songs

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« Dream Songs » constitue le troisième elpee de Stigman, un disque qui fait suite à « Broken Skins », paru en 2013 et « Fathers », en 2015.

Stigman, c’est le projet de François Borgers. Agrégé en philosophie, ce Namurois est fan de cinéma, et tout particulièrement d’Ingrid Bergman ainsi que du réalisateur russe Andreï Tarkovski. Son patronyme s’inspire d’Ira Stigman, le personnage central d’‘À La Merci D’un Courant Violent’, un roman signé Heny Roth, écrivain américain disparu en 1995, un livre qui traite sans concession de la perte de l’innocence ainsi que la transgression.

Nonobstant ces références, la musique concoctée par Stigman n’est pas cérébrale. Elle est même plutôt accessible. Il compose la musique et les textes, joue de tous les instruments (guitares, synthés/claviers, boîte à rythmes, en vertu de la technique du re-recording), chante d’une voix chaude et expressive dans la langue de Shakespeare, et diffuse ses propres films lors de certains concerts.

Dans l’ensemble, l’atmosphère de cet opus baigne au sein de la mélancolie. Délicates, la plupart des compos sont tramées par les cordes acoustiques, les cordes électriques créant les reliefs, alors que les parties de basse sont exécutées par les synthés.
Depuis le fragile « My Castle » au dansant « Wake up », en passant par le radiophonique « Are You As Alone As I Am ? », cet LP souligne le talent de mélodiste de Borgers. A vivement conseiller si vous aimez Marble Sounds, Saint Sister ou encore Soham D…

Makeness

Loud patterns

Écrit par

Kyle Molleson, alias Makeness, est originaire Leeds mais s’est installé à Londres. Ce musicien et producteur a grandi au sein d’une famille de musiciens et a emprunté rapidement la voie artistique.

Après avoir sorti un titre en compagnie d’Adult Jazz (NDR : des compatriotes !), Makeness publie son premier album. Intitulé “Loud Patterns”, il est paru sur le label Secretly Canadian. Si ses parents étaient des adeptes de la musique folk, Kyle a jeté son dévolu sur les machines, un choix bien dans l’air du temps. L’électro/pop de ce Britannique se nourrit de boîte à rythmes et de claviers, un style qui évoque des formations telles que Junior Boys, Caribou, Hot Chip ou encore Django Django, sous son format strictement électro. Les mélodies sont aussi complexes qu’accrocheuses, à l’instar du titre qui ouvre l’elpee ou encore de “Stepping out Of sync”. Parfois le tempo ralentit pour laisser place à des plages plus paisibles, comme “Who Am I to Follo Love”. Si la fin de parcours est réservée à plusieurs instrumentaux, il faut reconnaître que ces morceaux n’ont pas le même impact, et hormis chauffer une salle, avant un concert, ils ne suscitent guère d’intérêt.

Bref, pour un premier essai, il faut reconnaître que ce “Loud Patterns” manque encore de consistance. Car si le songwriting est intéressant, il faut reconnaître qu’il s’essouffle en bout de course…  

Vincent Scarito

What’s in the fridge

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Cet auteur/compositeur est surtout connu pour ses talents d’acteur. Récemment, on a notamment pu le voir dans le film “Eva” de Benoît Jacquot aux côtés d’Isabelle Huppert et de Gaspard Ulliel. Il a également été programmé en supporting act au Botanique et à l’Ancienne Belgique. Car le Belge n’en est pas à son premier essai. “What’s in the Fridge” constitue déjà son troisième LP (NDR : intitulé “Beings, son deuxième était paru en 2014).

Onze des douze pistes acoustiques et intimistes qui figurent sur cet opus sont interprétés dans la langue de Shakespeare. Seule la “La Neige” est chantée dans celle de Molière. Le folk/blues de Vincent Scarito véhicule des accents jazzyfiants. Il s’efforce de faire swinguer chaque note et se démène pour insuffler du dynamisme à chacune de ses chansons, notamment en haussant le tempo, à l’instar de “For My Friends”. Malheureusement, il faut bien avouer qu’on a du mal à accrocher aux mélodies, car elles font rarement mouche. En outre, sa voix ne sort pas de l’ordinaire, alors que l’instrumentation manque de relief.

Bref, cet album ne restera pas dans les annales…    

Féloche

Chimie vivante

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Féloche ? Cet artiste vous est complètement inconnu ? Pourtant tout bébé déjà, il prêtait sa voix au gimmick ‘boom tschak’, le générique de ‘La Grande Famille’ sur Canal Plus.

Au-delà de cette parenthèse infantile, initiée du reste par feu son paternel et compositeur Hugues Le Bars, surtout connu pour ses collaborations avec Béjart, Félix, à l’état civil, connaît un succès d’estime en 2010 suite à son passage aux Francos et au titre évolutionnaire « Darwin avait raison » issu de « La Vie cajun ».

Entre électro (« Crocodiles ») et accents populaires (« Combien y a-t-il ? »), « Chimie vivante » s’avère particulièrement varié.

D’emblée, ce troisième elpee disque divise autant qu’il pose question. Un concept qui mêle thématiques telles que l’enfance, la mémoire ou encore la passion de vivre ; mais traitées sous une angulaire fantasque et jubilatoire, il peut a priori paraître original et mérite que l’on s’y attarde.

La prise de risques est osée et tellement rare dans le métier qu’il faut l’encourager et l’applaudir des deux mains. Malheureusement si l’objectif final se veut burlesque au sens noble du terme, il finit par devenir presque absurde et ridicule. Au fond, n’est pas saltimbanque qui veut !

Faussement drôles, les compositions tiennent plus à l’affabulation qu’à l’espièglerie et manquent cruellement d’éléments constructifs : pas de relief et aucune âme à l’instar de la plage d’ouverture « Le Miroir », dont la narration au ras des pâquerettes s’étiole maladroitement dès les premières notes...

Paru chez Silbo Records, label qu'il a créé pour l'occasion, le format contient objectivement une bonne dose d’implication, de la passion, de la compassion (« Capucine »), de l’investissement, de l’amour et une bonne dose d’originalité (de la mandoline mêlée à d’autre sonorités, par exemple), mais s’enfonce au cœur de domaines gentiment saugrenus comme dans « P’tite tête » dominé par le rap. Ce sont des qualités indéniables !

Là où le bât blesse, c’est le manque cruel d’humanité qui s’en dégage. L’auteur semble s’amuser plus qu’il n’amuse et l’écoute devient d’une passivité rapidement malsaine et malodorante. Car oui, n’en déplaise aux puristes, ça pue l’ennui !
Résultat, sa chimie n’a vraiment rien de vivante et serait plutôt soporifère…

Concert d’adieu pour Freaky Age !

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Après 15 années de créations musicales, 4 albums et des centaines de concerts accordé aux quatre coins du pays et au-delà, les rockeurs indé de Freaky Age ont décidé de mettre fin à leur collaboration. ‘Ça a été une expérience incroyable d’avoir pu participer à la scène musicale belge et européenne dès notre jeune adolescence, enchaînant les concerts dans les clubs locaux jusqu’aux grands festivals, que ce soit en Belgique mais aussi en France, en Angleterre ou aux Etats-Unis’. expliquent Lenny Crabbe et ses copains. ‘Freaky Age restera toujours une aventure unique et nos fans conserveront une place chère dans nos cœurs, mais pour nous, le temps est venu de tracer des nouvelles voies’ a  ajouté le groupe.
Vendredi 20 septembre 2019, Freaky Age se produira une dernière fois sur scène à l’Ancienne Belgique à L’AB Box. Ce concert d’adieu marquera le chapitre final de l’histoire de Freaky Age, l’une des histoires les plus extraordinaires des annales de la scène musicale belge.

Aujourd'hui, le chanteur Lenny Crabbe est en train de finaliser son premier album solo. Le bassiste, Wouter Van den Bossche, est actif dans de nombreux autres projets musicaux et le batteur Jonas Pauwels et le guitariste Mathias Declercq s'investissent également dans de nouveaux projets créatifs. En conséquence, les quatre amis ont pris la décision de laisser tomber le rideau sur le groupe dans sa forme actuelle. Mais pas sans dire au revoir : Freaky Age fera une dernière tournée des festivals en 2019, et après l'été, il y aura un grand concert de clôture. En attendant, le groupe sortira des inédits. Ils travailleront aussi sur un spectacle live qui soulignera le statut de Freaky Age comme l'un des groupes les plus performants sur scène en Belgique.
https://www.facebook.com/freakyage/

C’est déjà l’automne pour Endless Dive…

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Endless Dive est une formation belge dont la musique instrumentale, caractérisée par ses multiples textures sonores, oscille entre vagues atmosphériques et couplets percutants. Puisant ses influences dans le post rock, le math rock et le post hardcore, cette expression sonore nous entraîne dans une plongée sans fin dans l’imaginaire… Après avoir publié un premier Ep éponyme qui lui a notamment permis de tourner à l’étranger, Endless Dive sort son premier album intitulé « Falltime ».

Pour la vidéo d’Above The Trees », c’est par là 

Ils seront en concert en 2019 :

01.03 – PARIS – Supersonic
02.03 – ANGOULEME – Le Mars
03.03 – TULLE – Le Conseil Général
04.03 – SAINTES – Dans l’Oeil du Silo
05.03 – ANGERS – Joker’s Pub
07.03 – TOURS – Le Campus
08.03 – LILLE – Private Show
16.03 – LILLE – Do It Yourself
06.04 – BASTOGNE (BE) – Ardeur Better
13.04 – BEAURAING (BE) – Bind Festival
17.04 – GIESSEN (DE) – AK44
20.04 – LEUZE (BE) – Rock n’Troll
11.05 – GAND (BE) – Den Drummer
01.06 – TUBIZE (BE) – Antistatic Zone
05.06 – BRUXELLES (BE) – Botanique
28.06 – ANDENNES – Bear Rock Festival
05.07 – BAILLEUR – En Nord Beat Festival

https://www.facebook.com/endlessdive/

https://endlessdive.bandcamp.com/album/falltime

 

Nathaniel Rateliff

Le nouvel axe du Stax…

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Pour la seconde soirée consécutive, le Cirque Royal programme Nathaniel Rateliff, au sein d’un Cirque Royal complètement rénové et à l’acoustique digne de celle de l’Ancienne Belgique. Et l’hémicycle est comble pour accueillir le natif du Missouri, flanqué de ses Night Sweats. Il y a cinq ans, il avait gravé « In memory of loss », un album sculpté dans le folk/americana. En mars de l’an dernier, il a publié « Tearing at the steams », un opus tout au long duquel il a généreusement coloré sa musique de soul, de r&b et de gospel ; mais dans un style rétro, inspiré du meilleur des fifties et des sixties, dans l’esprit ‘Stax’ (NDR : pas pour rien que cet LP est paru sur le label Stax Records !) tout en conservant une touche bien personnelle. Et cet elpee a bénéficié des arrangements de Richard Swift (bassiste des Black Keys), un concours qui a apporté davantage de modernité et de fluidité à l’ensemble.

Beth Lowen assure le supporting act. Blonde, pétillante, féline et sexy, elle grimpe sur l’estrade en compagnie d’un bassiste, d’un guitariste et d’un batteur. Cette chanteuse/guitariste possède une voix puissante rappelant tour à tour Lzzy Hale (Halestrom), Beth Hart et même Tina Turner, quand elle monte dans les tours. Musicalement, le set va osciller entre blues et rock réminiscent des 70’s. Hormis le blues lent « Self control », le répertoire est plutôt énergique, le drumming technique et percutant constituant une remarquable assise pour l’ensemble du répertoire. Pas de « Stay » au menu, pourtant prévu dans la setlist…

Setlist : « Hitman », « Stay », « Self Control », « Natural Disaster », « Second Hand », « Home », « Oh No », « Wolf ».

Huit musiciens accompagnent Nataniel Rateliff sur les planches : le bassiste Joseph Pope III, le drummer Patrick Meese, le claviériste/pianiste Mark Shusterman, le trompettiste Scott Frock, les saxophonistes Andreas Wild et Jeff Dazey ainsi que deux guitaristes, dont Luke Mossman. Séducteur, Stetson rivé sur le crâne, Nataniel se consacre au lead vocal et à la gratte (électrique ou semi-acoustique).  A noter que la section de cuivres se charge des percus accessoires, et notamment du djembé, alors que tous les musicos assurent les chœurs, qu’on pourrait qualifier de gospel.

Amorcé par ces percus, pêchu et chargé de groove, « Shoe Boot » entame le set comme il ouvre le nouvel opus. Bien soutenue par les cuivres et le Hammond, la voix de Rateliff est à la fois très soul et sucrée/salée. « Be There » embrasse une multitude de styles, depuis le r&b au gospel, en passant par la soul, le folk, le blues et l’americana, synthétisant parfaitement celui de Nataniel. « I Did It » fait la part belle aux cordes dont l’intensité graduelle va être poussée jusqu’à la rupture. Des cordes qui vont se révéler étincelantes sur un lit de Hammond tout au long du bien cuivré « A Little Honey ». Des cuivres qui vont même s’enfiévrer sur « Babe I Know », incitant la foule à jumper

Entre chaque chanson –ou presque– Nataniel change de gratte et lorsqu’il la projette dans les airs, son roadie est attentif pour la rattraper… et éviter la casse.

« S.O.B. » achève show, une compo qui évoque l’épisode de ‘delirium tremens’ vécu par le chanteur, avant qu’il ne décide d’arrêter de boire. Nathaniel Rateliff avoue pourtant n’avoir jamais beaucoup aimé la chanson qui a pourtant permis de le faire connaître hors de son Colorado béni. Et pour la circonstance tous les musiciens nous gratifient d’un chœur… gospel.

Dans le genre, Nataniel Rateliff est devenu un fameux concurrent pour Marcus Mumford et Bon Iver…

Setlist : « Shoe Boot », « Be There », « Look It Here », « I've Been Failing », « I Did It », « Say It Louder », « Howling At Nothing », « A Little Honey », « Coolin' Out », « Out On The Weekend », « Shake », « You Worry Me », « Wasting Time », « Babe I Know », « Still Out There Running », « Intro », « I'll Be Damned », « S.O.B. ».

Rappel : « Hey Mama », « I Need Never Get Old ».

(Organisation : Live Nation)

 

Eric in the Kitchen et Bathernay, réunis pour une noble cause !

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Eric in the Kitchen et Bathernay, sont les deux seules formations belges qui représentent  l’Europe continentale sur une nouvelle compilation qui rend hommage à Dinosaur Jr. Intitulée « Little Fury Things, Dinosaur Jr. Revisited », elle est en écoute ici).

De magnifiques morceaux signés J.Mascis et adaptés suivant la sensibilité de chaque intervenant.  

En outre, « Crumble » célèbre le retour de Bathernay, premier morceau enregistré par le nouveau line up.

 

Montevideo revient après six ans d’absence !

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Le second single du quatuor bruxellois Montevideo reprend tous les éléments déterminants de "Temperplane", son nouvel album sorti le 25 janvier prochain, conçu à Bruxelles et enregistré à New York.

Ce morceau reflète parfaitement le style du groupe : rythmes entraînants, arrangements vocaux élaborés et guitares acides mêlés aux machines…

Pour écouter « Harry », c’est ici 

 

Un mélange des genres surprenant !

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Zalfa est une auteure-compositrice franco-syrienne.

Produit à Beyrouth par Marc Codsi (figure de proue de l'underground libanais), son premier album, "Fi dam", propose un trip electro qui se balade au milieu des guitares à coloration 90's, alors que sa voix bilingue (arabe/anglais) dessine les lignes d'une dream pop stellaire pour explorer un territoire inconnu et rêvé aux frontières de l'Orient et de l'Occident, préludant déjà une future révélation…

ZALFA sortira son album au printemps 2019 sur le label We Are Unique Records.

En attendant, visualisez le clip « Law Ma » ici 

 

 

Les trous de mémoire de Dominique A …

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« J’avais oublié que tu m’aimais autant », c'est le titre du nouveau single de Dominique A, une compo issue de son dernier opus, « La Fragilité », un disque paru en octobre 2018.



Réalisé par Jean-François Spricigo, le clip est est à voir et écouter ici.

 

Se détendre un peu enfin !

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L'EP "Unwind" de LIQUID BEAR, a débarqué le 14 décembre ! Une bombe classic rock aux teintes prog…

Formé à Paris, LIQUID BEAR implique 4 musiciens issus d’horizons différents qui se sont mis au service d’un rock naviguant entre force et psychédélisme.

Ils s’inspirent à la fois des expérimentations du courant progressif des années 1970 marqué par King Crimson, et de la mouvance de groupes plus actuels tels que Birth Of Joy.

Leur premier EP, « Unwind » vous plonge au cœur d’une féroce synergie, dont le courant ne pourra que vous emporter.

Pour en savoir plus cliquez ici

 

 

L’Or du commun et Roméo Elvis s’unissent pour de « vrai » !

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Sûrement la collab la plus attendue de l’album ! « Vrai » donne une suite au premier classique du duo L’Or Du Commun/Roméo Elvis, « Apollo », qui cumule déjà +5M vues.

Entièrement en noir et blanc, la vidéo met en scène les 4 rappeurs autour des 3 singes de la sagesse, un clip réalisé par Teva Vetea (chef opérateur sur « Yeux disent » de Lomepal ou sur « Le bal des fous » de Columbine, directeur photographique sur « Stupéfiant et noir » d’Alpha Wann etc.)

En showcase exclusif avec la STIB dans un tram le jeudi 7/02 : https://vibes.stib.be/news/linterview-vibes-de-lor-du-commun/

A voir ici  

Enfin, le ‘Sapiens tour’ passera par l’Ancienne Belgique à Bruxelles, le 12.04.2019.

 

Bertrand Belin, une grande personne !

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Bertrand Belin, c’est d’abord une voix. Grave et indolente, douce et entêtante. Une voix qui se refuse aux grands effets et s’élève pour s’insinuer en vous lentement et durablement.

Ce sont aussi des mots dont l’homme use comme de biens précieux, cherchant toujours à leur conférer le plus de relief et de résonance possible.

Ce sont aussi des musiques qui oscillent avec élégance entre le folk et le rock.

« Persona » constitue son sixième album. Comme toujours chez Bertrand Belin, les thèmes totémiques traitent des solitudes, des ruptures, des départs ou encore des déclassements…

Laissant davantage de place aux synthés, Bertrand Belin cultive son verbe et son songwriting si singuliers sur ce nouvel essai, d'une richesse et d'une classe folles.

« Choses nouvelles », un extrait issu de l’album est à savourer en cliquant ici 

 

Une suite impériale svp !

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Après s’être accordé une pause de 5 ans, suite à l’accident de la chanteuse du groupe Amy Boone, The Delines est de retour pour un nouvel album baptisé « The Imperial », un LP sorti le 11 janvier sur le label Decor.

A l’instar du précédent opus, « Colfax », un disque acclamé par la critique et le public, toutes les paroles des chansons ont été écrites par le notoire songwriter Willy Vlautin, ancien membre de Richmond Fontaine.

Pour accompagner le duo, on retrouve Cory Gray aux claviers et cuivres, Tucker Jackson (The Minus 5) à la guitare, ainsi que les membres de Richmond Fontaine: Sean Oldham et Freddie Trujillo.

Grâce à ce nouveau long playing, le groupe signe un retour magistral en dispensant un folk sincère et gracieux. Là où « Colfax » relevait plutôt de l’expérimentation, 

Un an de tournée et des mois de répétitions ont été nécessaires pour finaliser cet elpee.

Pour découvrir le single « Holly The Hustle », c’est ici

 

Les dormeurs se réveillent enfin…

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21 ans après sa séparation, le groupe britannique Sleeper annonce la sortie d’un nouvel album. Intitulé « The Modern Age », il paraîtra ce 22 mars 2019.

Figure emblématique du phénomène britpop, Sleeper briguait les tops des charts en Grande-Bretagne, dès le début des années 90, grâce à des titres comme « What Do I Do Now », « Sale Of The Century » ou encore « Inbetweener ». Avant de décrocher un succès international suite à la sortie du film ‘Trainspotting’, en 1996, dans lequel leur reprise d’« Atomic » de Blondie sert de bande originale.

Aujourd'hui le groupe est de retour avec ce nouvel album produit par Stephen Street (Blur, The Smiths), un disque dont la pop vintage voire classique est pimentée de touches modernes, un peu dans l’esprit de Honeyblood.

Découvrez le premier single "Look At You Now" ici

 

Le pouvoir curateur de la musique…

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En 2003, Paddy McAloon publiait l’album solo « I Trawl The Megahertz ». Cet opus vient d’être réédité et remasterisé sous le patronyme de Prefab Sprout, dont il est (était) le génial leader.

Cet album avait été enregistré, peu de temps après que l’artiste ait été diagnostiqué d’une maladie affectant lourdement sa vision. Sans surprise, l’album est une ode au pouvoir curateur de la musique.

Il recèle 9 plages dont le titre de 22 minutes ainsi que d’autres pièces majoritairement instrumentales d’une beauté sidérante qui prouvent une fois de plus que Paddy McAloon est un musicien hors norme, un excellent mélodiste et un arrangeur incomparable.

 

Thomas Dybdahl dévoile toutes ces choses …

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Il y a 5 ans, Thomas Dybdahl rencontre l’un de ses fans de la première heure ; en l’occurrence le producteur aux multiples Grammy Awards : Larry Klein (Joni Michell, Herbie Hancock, Tracy Chapman), en compagnie duquel il va concocter l’album « What’s left Is Forever », nominé aux Grammys, en 2014.

Aujourd’hui, la magie opère à nouveau lors de leur dernière collaboration en date, pour le huitième album solo de Thomas Dybdahl, « All These Things », une œuvre qui permet au célèbre producteur de s'asseoir une nouvelle fois à la table des nominés aux Grammys et de briguer l'illustre récompense pour son travail.

Réunissant une liste d’invités de premier choix, comme James Gadson (batteur pour Marvin Gaye et Diana Ross) et Dean Parks (guitariste qui a contribué aux albums de Steely Dan et Michael Jackson), cet elpee recèle 9 titres que l'artiste viendra défendre sur la scène parisienne du Café de la Danse, le 15 février prochain.

En parallèle, Thomas s’est offert une collaboration avec la nouvelle star montante du folk, Lera Lynn (entendue sur la BO de la série ‘True Detective’) sur le titre « When I Go » dont la performance ‘live’ est à découvrir ici 

 

Hollie Cook

Sur disque ça passe, en live, ça casse…

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Le paternel de Hollie, Paul Cook, se chargeait des drums au sein du mythique Sex Pistols, un groupe légendaire (?!?!?) que votre serviteur avait eu l’opportunité de revoir à Lokeren, Il y a plus de 12 ans, lors d’une reformation éphémère, consécutive à une sombre histoire de pognon. Boy George est son parrain et sa mère, Jennie Matthias, était choriste chez Culture Club. Elle a entamé sa carrière musicale, en 2006, alors qu'elle est encore au lycée, en assurant les chœurs pour les Slits. Mais en 2010, Ari Up, sa chanteuse, décède des suites d’un cancer, disparition qui met un terme à l’histoire de ce band féminin.

A ce jour, Hollie a publié 4 elpees, dont un remix du premier, produit par Prince Fatty. Gravé en 2011, son premier opus recelait les hits « Body Beat » et « Shadow Kissing ». Son dernier, « Vessel of Love », est paru l’an dernier. Ce soir elle va largement puiser dans cet LP pour forger sa setlist.

Pas de supporting act. Le show débute à 20h30 précise. Il y a du peuple à l’AB Club ! Sur les planches, Hollie Cook est soutenue par un claviériste, un drummer et un guitariste. Vêtue d’une robe à fleurs assez ample, elle a la danse dans la peau. Sa musique est moelleuse, chaude et sucrée, une forme de reggae fortement teintée de dub et de rock steady, qu’elle qualifie elle-même de Tropical Pop.

Le début de set est prometteur : « Postman », « Body Beat » et « That Very Night » passent plus ou moins bien la rampe. Mais il y a quelque chose qui cloche. On n’entend pas trop ce qu’elle raconte. Le son est gâché par les infrabasses. Et le préposé aux manettes est probablement sourd pour ne pas se rendre compte que le décibelmètre dépasse allègrement les 100 db. D’ailleurs pas mal de spectateurs vident les lieux au bout de quelques titres. Et sans bouchons dans les oreilles, c’est insoutenable

Avant le rappel, votre serviteur tire sa révérence, déçu de na pas avoir pu savourer en live, les compos de son excellent dernier long playing…  

Setlist : « Intro SFX », « Postman », « Body Beat », « That Very Night », « Shadow Kissing Pull », « Shadow Kissing », « Sugar Water », « Ghostly Fading », « Used To Be », « Turn It Around », » Lunar Addiction », « Survive », « Sweet Little Chocolate », « Angel Fire », « Together », « 99 ».

Rappel : « Milk And Honey », « Stay Alive ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

     

Therapy?

Sympa, mais sans surprise…

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Therapy ? compte quand même 30 années d’existence. Il a même publié un quinzième elpee, l’an dernier. Intitulé « Cleave », il a bénéficié de la mise en forme de Chris Sheldon, dont la carte de visite mentionne, notamment, Foo Fighters, Garbage, et les Pixies.

Mais le supporting act est assuré par Adolina. Une formation mouscronnoise que votre serviteur avait déjà eu l’occasion de voir à plusieurs reprises lors de festivals hennuyers (Rock’n’troll, D’hiver rock, etc.), et pour laquelle il avait à cœur d’assurer le compte-rendu d’un de ses concerts, un jour ou l’autre. Après s’être cantonné au Hainaut Occidental, fin des 90’s, le groupe hurlu a donné un gros coup d’accélérateur vers 2006, en sortant ses premières démos. Puis il a multiplié les concerts. Plus de 300 ! Accordés en Belgique mais aussi en France, aux Pays-Bas et en Suisse, partageant même l’affiche avec, notamment, Chokebore, 31 Knots ou encore Girls in Hawaii. Et tout au long de cette période, il a gravé trois elpees et deux eps.

Ce soir, en grimpant sur l’estrade, les sympathisants sont déjà bien nombreux, aux premiers rangs, même si la salle va se remplir progressivement, au cours du set. Les deux gratteurs balancent du lourd. De quoi décrocher les piliers de comptoir et les spectateurs qui en ont marre de faire des (toujours) longues files au bar. Si leurs riffs empruntent à God Machine, la section rythmique basse/batterie rappelle plutôt d’Helmet, alors que l’énergie, retenue ou maîtrisée selon, lorgne vers Fugazi voire Unwound, le chanteur arborant même fièrement le t-shirt du band d’Olympia. Si l’expression sonore est résolument noisy et réminiscente des 90’s, elle laisse également de l’espace au math et au post rock (Godspeed You! Black Emperor, 65daysofstatic). Et lorsque les deux chanteurs s’éclipsent, c’est pour permettre aux guitares de nous plonger au sein d’un climat plus mélancolique, en empruntant une grande route ténébreuse digne de l’univers de David Lynch sur « Lost Highway » ; le titre d’intro, sobrement intitulé « Night drive », corroborant cette métaphore. Bref, une première partie qui valait le déplacement. D’ailleurs la foule ne s’y est pas trompée, en nourrissant généreusement, ses applaudissements.

Set list : Night drive, Bad timing, Posology target, Headache, Boiled frog, Mauvaise graine (bande), Versus (bande), Jackie Chan, Charlie B, Nouvelle

Therapy ? tourne régulièrement chez nous. Sous différentes formules. En acoustique, au cours du mois de novembre 2016 au même Bota. En électrique, au cours du mois de septembre 2017 à l’AB où ils se produisaient en première partie de Sisters of Mercy. Ou plus récemment encore au Depot de Louvain, en novembre dernier. Pas de surprise, ce soir, puisque la set liste est quasi identique à celle proposée, lors de ce dernier concert. Difficile de blâmer le groupe, quand on connaît son parcours, car vu la présence d’un auditoire constitué de quadras et de quinquas qui semble avoir mal vieilli, on peut comprendre que le trio se repose sur ses acquis et ne cherche plus à l’étonner. Dans ces conditions, on voit mal le band avoir l’audace d’ignorer ses hits, lors d’un concert, pour se concentrer sur son catalogue expérimental ou constitué de flip sides, un peu comme l’ose Radiohead ou Morrissey. D’ailleurs, ce public reste amorphe à l’écoute des morceaux issus du dernier opus, « Cleave », ne s’enthousiasmant que sur des tubes comme « Die Laughing », « Screamager », « Potato Junkie » ou encore « Nowhere », exécuté lors du rappel. Il y a bien quelques timides pogos et même du gentil stage diving. On épinglera, quand même la version de « Teethgrinder » et l’hommage rendu à Triggerfinger. Et puis surtout le coup de gueule à l’égard du Brexit et de Donald Trump, poussé par Andy Cairns –dont la coupe de cheveux est aussi punk que rebelle– en intro de « Kakistocracy ».

Bref, un concert bien trop lisse. Sympa, comme une bonne copine dont on ne tombera jamais amoureux, mais sans surprise. Un peu comme ceux accordés par Nada surf ou Fun Lovin’ Criminals, au cours des dernières années, reflétant quelque part une image bien terne, à l’instar de cette toile tendue en arrière-scène ou des pochettes d’albums, pas toujours très recherchées. Il serait quand même temps, s’il n’est pas trop tard, que Therapy explore de nouveaux horizons ou prenne davantage de risques.

 (Organisation : Botanique)

Verdiana Raw

Whales know the route

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« Whales know the route » constitue le deuxième elpee de Verdiana Raw, un disque qui fait suite à « Metaxy », paru en 2012. Et lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu, notamment, le concours d’Ericka Giansati (alto, violon, violoncelle), Antonio Bacchi (guitare) et Fabio Chiari (drums). Italienne, Verdiana est auteur/interprète/pianiste/violoniste/interprète et combine diverses disciplines : musique, théâtre, danse, musicothérapie, peinture et poésie. Fille de pianiste, elle a reçu, tout naturellement, une formation classique. Chopin, Debussy ou encore Satie figurent d’ailleurs parmi ses références majeures. Pas étonnant que la majorité des titres soient tramée par le piano. Si sa voix est susceptible de rappeler PJ Harvey, Patti Smith, An Pierlé voire Lisa Gerrard, sa musique est à la fois riche, complexe et difficile d’accès. Et tout concourt, y compris le violoncelle, les claviers rognés, tourbillonnants (« Time is circular »), les cordes de gratte en slide (« Planets ») ou cristallines (« On the road to Thelema ») à entretenir ce climat tourmenté et parfois même anxiogène…