Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Angèle de fonds, donc plus de thunes…

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Le troisième clip d’Angèle « La Thune » est sorti le 19 juin 2018, et recense déjà près de 2 millions de vues sur Youtube.

« La Thune » parle de notre relation avec les réseaux sociaux et par extension au monde qui nous entoure. Avec l’humour qui la caractérise, Angèle se met dans la peau de Monsieur et Madame Toulemonde et s’amuse de sa génération. En fait, il ne s’agit pas d’une critique gratuite des réseaux sociaux et autres smartphones, mais de l’autodérision par rapport à nos comportements. Angèle sait qu’elle est la première à jouer ce jeu.

D’ailleurs Angèle plie le game ! Dans le clip de « La Thune », on raconte une fausse histoire, construite par de fausses situations. On croit voir le road movie d’une braqueuse chelou, en fait c’est juste Angèle et ses followers qui s’amusent de scène en scène. Le clip, c’est le tournage. Et il est à découvrir ici

Et pour que l’info soit complète, sachez que son album sortira ce 2 octobre.

 

 

 

Dan Klein, le nouveau pirate de Caraïbe…

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Dan Klein, le frontman de Vismets, a posé ses guitares et claviers dans la chambre 103 du Jam Hotel de Bruxelles, pendant l'event ‘Pop Up The Jam’, en mars 2017, afin de réaliser en 2 mois, un Ep 5 titres. Pendant 3 jours, la porte de la chambre 103 restera ouverte, tandis qu’il croise le son avec, notamment, les membres de Great Mountain Fire, face à un public venu flâner lors de cet événement conceptuel rassemblant artistes et créateurs.

Son nouveau projet est baptisé Caraïbe. Le premier single « Second hand Love » est sorti le 15 juin 2018. Le clip a été écrit et réalisé par Marine Dricot (il est à découvrir ici). La musique a été mixée et masterisée par Rémy Lebbos au Rare Sound Studio. Dan a invité quelques amis musicos : Jean Waterlot (Montevideo, Ghinzu), Simon LeSaint (Stromae, Sébastien Tellier), Mickey (Kiosk Radio) et Great Mountain Fire pour concrétiser le projet. Le clip est pop, groovy et teinté de funk. L’artwork du clip est soigné. C’est un down tempo plein de synthés vintage et de guitares funkysantes. Des voix haut perchées, histoire de faire décoller l’esprit vers un décor tout en chaleur. Couleur Pisang Ambon et ciel étoilé orange pailleté.

Rémy est également membre de Vismets et a de son côté, développé son projet Atome. Dan travaille en parallèle sur la B.O. d’un long métrage. Vismets veut dire ‘Mauvais Garçons’. Avec l’âge, se seraient-ils assagis à travers leurs projets parallèles ?

http://www.caraibe.be/

 

 

Couleur Café 2018 : vendredi 29 juin

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L’insoutenable légèreté de l’été commence ici à Couleur Café, au sein du parc Osseghem, à deux pas de l’Atomium. Les mélomanes sont présents en nombre et s’approprient l’espace qui leur est dédié. La pyramide des âges est bien respectée. Les différentes scènes voient défiler des familles, des amoureux, des jeunes tout juste extirpés de leurs sessions d’examens. C’est agréablement festif. Les boissons coulent à flots. Les artistes sont prêts.

Sur la ‘Red Stage’, une brise légère s’invite sur l’estrade. La jeune Angèle démarre en douceur le festival. Accompagnée de ses musiciens, l’artiste de vingt-deux printemps met déjà l'ambiance grâce à une petite ballade reggae. Elle s'installe au clavier pour le second titre et ne le quittera plus (ou presque) jusqu’au dernier morceau. Après l'entame du premier couplet, la chanteuse lâche ses ivoires artificiels et sautille sur les planches. Le public s'amuse. Ça sent l'été.

Après quelques compos devenues notoires, la chanteuse remercie chaleureusement Couleur Café : ‘Il n’y a pas longtemps, je venais ici pour aller voir des artistes et maintenant je suis là devant vous et c’est un putain de plaisir !’. Visiblement très émue, l’Uccloise de naissance adresse un clin d’oeil à sa famille et ses amis venus la voir. Angèle incarne cette jeunesse insouciante mais réaliste. Tout peut arriver si on s’en donne les moyens. Le message est passé. Une nouvelle étoile était peut-être présente dans l’arène. 

Dans un autre registre, Amadou et Mariam nous parlent de leur beau pays à travers leurs chansons. Revêtus de leurs costumes traditionnels, de couleur rouge comme le nom donné à la scène, les musiciens maliens, tous deux aveugles, invitent le public à chanter et à danser ensemble. Il n’en fallait pas plus pour que les festivaliers se déhanchent au rythme de la guitare électrique et basse ainsi que des percussions. L’ambiance est bon enfant. Mariam, la vocaliste lance, en affichant un large sourire et dans un néerlandais plus que correct : ‘Dank u wel’. Elle nous rappelle que la musique n’a pas de frontières et la langue ne doit pas être un frein au contact des cultures. Il se dégage autant parmi les musiciens que les badauds une belle énergie positive. La fin est même plus allègre. Le public, complètement conquis, chante en chœur la célèbre chanson « Dimanche à Bamako ».

Sur la « Green Stage », Selah Sue arbore une tenue décontractée, très classieuse. Sur l’estrade, un piano, une guitare et un violoncelle. L’amphithéâtre est plein à craquer. Il est difficile de se frayer un chemin. Les premiers titres invitent les mélomanes à une sorte de contemplation. Un recentrage sur soi-même. Un yoga de l’esprit. Sa voix presque méconnaissable résonne autour de la scène. Après quelques chansons qui semblent plonger le public dans la réflexion, elle lui adresse la parole : ‘Cela fait quelques années que je fais des concerts, avec la même énergie, la même intensité et la naissance de mon premier enfant, ici, je reviens avec d’autres chansons plus intimistes.’ Les morceaux se suivent mais n’incitent pas le public à danser, certains festivaliers ont lâché prise. Même le dernier titre dédié à son petit garçon laisse pantois un auditoire médusé.

Pour clôturer cette première soirée du festival, le reggaeman Alborosie, Sicilien d’origine mais établi depuis maintenant vingt ans en Jamaïque, se montre dans l’arène après une phrase mélodique donnant la part belle à une ligne de basse bien soutenue. Le digne représentant de Bob Marley a propulsé la foule sur la planète reggae. Dans tous les coins de la ‘Red Stage’, les spectateurs foulent le sol sur des rythmes binaires syncopés par le décalage d’un temps fort. Aucun répit n’est donné. Il est impossible de résister à ce tourbillon né de cette fusion entre ska et calypso, ce dernier originaire de Trinité-et-Tobago. Entre des titres devenus célèbres, il arbore fièrement ses dreadlocks et annonce que son nouvel opus « Unbreakable » est sorti aujourd’hui. Le chanteur est partout sur la scène, on le voit même sur la table de mixage…

La période des festivals est lancée.

Angèle + Amadou et Mariam + Selah Sue + Alborosie

(Organisation : Couleur Café)

Voir photos sur le site nl ici

La ‘Fun house’ de Montevideo

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« Temperplane », c’est le titre du prochain album de Montevideo. Conçu à Bruxelles et enregistré à New York, ce opus baignera dans un ambiance baggy façon ‘Manchester on the Beach’ ; à cause des arrangements vocaux élaborés, des guitares acides et des machines destructrices. En attendant, la formation belge nous dévoile son clip baptisé « Fun house », premier single issu de cet opus.           

Le clip propose une vision onirique et aquatique de « Fun House », réalisée par Dan Elhadad. Si la vidéo n’est pas intitulée « Enter The Pixel », elle s’inspire cependant de l'artwork imaginé par H5 studio pour Montevideo. Et il est à découvrir ici.

 

 

 

 

Que "Justice" soit faite ...

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Le groupe de musique électronique français sortira un nouvel album live le 24 août.

Intitulé "Woman Worldwide", ce live proposera une nouvelle version des morceaux de sa discographie.

Tracklisting:

01 “Safe And Sound”
02 “D.A.N.C.E.”
03 “Canon” x “Love S.O.S.”
04 “Genesis” x “Phantom”
05 “Pleasure” x “Newjack” x “Helix” x “Civilization”
06 “Heavy Metal” x “DVNO”
07 “Stress”
08 “Love S.O.S.”
09 “Alakazam!” x “Fire”
10 “Waters Of Nazareth” x “We Are Your Friends” x “Phantom 2″ x “Alakazam!”
11 “Chorus”
12 “Audio, Video, Disco”
13 “Stop”

14 “Randy”
15 “D.A.N.C.E.” x “Fire” x “Safe and Sound” (Bonus Track)

Justice se produira dans le cadre du Pukkelpop le samedi 18 août.

 

Toujours pas morte Adèle ...

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Il semblerait qu’Adèle se soit remise à l’écriture d’un nouvel opus. Elle aurait en effet déjà quelques chansons en poche et devrait prochainement se consacrer pleinement à écrire son 4e album.

La sortie de ce nouvel ouvrage est prévue pour Noël 2019. Il faudra donc se montrer patient …

 

Tout va très bien !

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Jain qui avait cartonné avec Makeba et Come, va donner un successeur à "Zanaka".

Un premier single sobrement intitulé "Alright", issu de ce prochain elpee, vient d’être dévoilé. Les lecteurs de Musiczine peuvent le découvrir ici.

Elle sera en concert le vendredi 3 août lors du festival Esperanzah!.

La fin de la tristesse ...

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Influencée par Tom Waits, Schubert, Mahler et Portishead, la musique de BlauBird navigue aux confins du trip hop, du folk, de la musique traditionnelle et lyrique. Et les textes sont interprétés en anglais, français ou yiddish. 

1er Single "Cradle Song" à écouter ici .

L'album "Rising // la fin de la tristesse" sortira le 21.09.18 chez Elles & O / Differ-Ant.

 

 

YEW complètement perdu !

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YEW présente LOST. Les images du clip de Lost ont été captées par le groupe lors de sa récente tournée en Amérique du Nord et montées par Guillaume Van Ngoc (Iode Studio), dans la foulée.

Lost se présente comme un long plan-séquence où le spectateur se retrouve aux commandes d'un train tournant sans fin autour de la ville de Détroit (Michigan, USA).

Une situation qui cadre particulièrement bien avec la thématique de la chanson et le refrain de celle-ci "I don't know where I am going to", "Anything we do is a non-sense life".

Lost parle de l'inéluctabilité de la mort. La mort comme lien commun à tous, comme un objectif qui relie l'humanité. Pauvre ou riche, peu importe ce que l'on fait dans la vie, la fin sera toujours la même.On passe nos vies à essayer de trouver du sens à quelque chose qui n'en a peut-être pas. Il y a une sorte d'hypocrisie, de mensonge universel que l'on préfère tous taire.

Le déclin de la ville de Détroit qui s'était déclarée en faillite en 2013 est également une belle allégorie de la mort, mais qui comme la musique de Lost, entretient un espoir avec la renaissance et sa reconstruction depuis quelques années.

Un extrait ici.

Sa science du coeur ...

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Pierre Lapointe présente un nouveau spectacle : La science du cœur.

Des textes qui vont droit au cœur et à l’âme et nous entraînent dans son univers, sans artifice, sensible et sans pudeur. Une prestation imprégnée d’humanité, de tendresse, de sourires et de rires.

Une musique qui nous prend à bras le corps en symbiose avec les mots et les images ; une performance à cœur ouvert, à hauteur d’homme, bien et beau dans sa peau.

Pour en savoir plus sur La science du cœur, c'est ici.

Le groupe One Life All-In "Change" !

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Change est le second clip du groupe One Life All-In qui met à nouveau en image l'un des titres de son EP "The A7 session".

Bien qu'issu de la scène hardcore et metal (car composé de membres de The Spudmonsters et de Benighted & Seekers of the Truth), One Life All-In n'hésite pas à s'aventurer également sur d'autres terrains comme celui du punk-rock.

C'est le cas ici avec "Change" : enjoy !!!

Ce clip est à découvrir ici.

Depeche Mode résiste à l'usure du temps !

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Grande nouvelle pour tous les fans de Depeche Mode.

Le groupe séculaire sortira sortira tous ses singles en format 12”.

Les coffrets collector deluxe de “Speak & Spell” et “A Broken Frame” sortiront le 31 août !

A bon entendeur …

Sharko continue de distiller son Hometour !

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Depuis un an maintenant, Sharko distille son répertoire dans les salons grâce à son "Hometour".

Le "Hometour", jusqu'ici, c'est 125 concerts, 3750 personnes touchées, 200 sandwiches-triangles d'autoroute avalés et des milliers de kilomètres accomplis, dans un fol enthousiasme. 

De ces expéditions, Sharko a recueilli, auprès des hôtes et leurs invités, des captures de smartphones et autres appareils vidéos. Et le tout a fait l'objer d'un montage sur la chanson "When I Was Your Age" (aka "Justin Bieber") où on décèle sa belle énergie et la connexion établie avec son public, non sans humour. Pour découvrir ce moment privilégié, c'est ici .

 

 

 

 

The Bony King of Nowhere renaît de ses cendres

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En 2015, Bram Vanpays avait abandonné le patronyme de son projet, afin de poursuivre son aventure sous son propre nom. Il a décidé de faire marche arrière et publiera un nouvel elpee, en septembre, sous l’appellation The Bony King of Nowhere.

Premier single issu de ce long playing, « Every Road » en est le premier single, une chanson qui parle de rupture amoureuse. La compo est doublée d’une vidéo et est disponible, ici

 

 

 

Cloé n’a pas le vertige…

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Mélange de violoncelles et de guitares électriques sur lequel se pose des voix et s’intègre un fourmillement électronique, la musique du nouveau clip de Cloé, consacré à « Sinking in love », se dévoile par touches impressionnistes. Entre couleurs électro-pop et motifs symphoniques, prose romantique et poésie urbaine, Cloé déjoue les formats. Poétique et vertigineuse, cette vidéo a été réalisée par Philippe Carron en Bretagne, au bord des falaises et d'une mer houleuse, en compagnie de deux actrices/danseuses.

Pour découvrir le nouveau clip, c’est ici

http://www.cloedutrefle.com

 

Condore aime les Zombies…

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Condore, c’est le projet de Leticia Collet, la claviériste de Dan San. Oscillant quelque part entre Agnes Obel, Patrick Watson et Charlotte Gainsbourg, sa musique intimiste et harmonieuse est à la fois atmosphérique, mélodique et cinématographique, et s’exprime à travers une relation forte et singulière entre elle et son piano. Produit par Yann Arnaud (Air, Phoenix, Syd Matters, Dan San), son Ep 4 titres sortira titre par titre tout au long de cette année. Et c’est le titre maître, « Love Zombies », une reprise de Chris Garneau, qui ouvre le bal. Il est à découvrir ici

 

 

 

Bryan Adams

Un Bryan brillant !

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Bryan Adams est un rocker à succès. Il a vendu plus de 100 millions d’albums dont 15 elpees studio –le dernier en date, « Get Up », remonte à 2015, un disque produit par Jeff Lynne (ELO)– et quelques compiles, parmi lesquelles on épinglera « Ultimate », un long playing publié l’an dernier qui recèle par ailleurs deux inédits, « Ultimate Love » et « Please Stay ». Sans oublier 7 Dvd et 4 elpees ‘live’, dont le « MTV Unplugged », paru en 1997, ainsi que 12 collaborations à des B.O. de films. En outre, on ne peut passer sous silence son engagement en faveur de l'environnement, la lutte contre le cancer du sein ainsi que ses campagnes en faveur de la protection animale, à travers l'association PETA.

Pas de supporting act. La salle est comble pour accueillir le Canadien. En attendant le spectacle, l’artwork du dernier LP est projeté sur un immense écran. Une grue virtuelle vient y plaquer la tête de Bryan, de profil. Différents personnages apparaissent sous la forme d’hologrammes et viennent le saluer, dépoussiérer son image, lui remettre un GSM, qu’il jette derrière lui. Fun ! Au cours du set, cet écran va alterner prises ‘live’ du concert, prises de vue de la foule qui y assiste, vidéos consacrées au morceau ad hoc ou encore les paroles qui défilent, comme lors d’un karaoké. Interdiction de prendre des photos ou de filmer. La sécurité veille !

Sur les planches, Bryan –qui débarque bien sûr, le dernier– est flanqué de quatre musicos. En l’occurrence Mickey Curry aux drums, planté sur une estrade, Gary Breit au piano à queue, le fidèle Keith Scott à la gratte électrique et… un bassiste… Adams se consacre tour à tour à la sèche ou à l’électrique.

Le show s’ouvre par le rock’n’roll puissant « Ultimate Love », un morceau qui adresse un clin d’œil à ZZ Top. Le son est bon. Le light show est déjà impressionnant. Il y a des stroboscopes qui pulsent un peu partout : une quinzaine délimitent le tour du podium, d’autres sont suspendus au plafond où on remarque également la présence de néons multicolores ; et tout cet éclairage monte ou descend en fonction des compos. L’auditoire reprend les paroles en chœur ; et 20 000 personnes à l’unisson, c’est impressionnant ! A la fin du titre, Bryan pointe sa gratte en l’air. « Can't Stop This Thing We Started » embraie. Adams et Scott chantent en duo. Ce dernier arrache littéralement ses cordes. Régulièrement, il vient à l’avant-plan pour s’autoriser de longs solos. Sur la toile tendue en arrière-plan, une femme en hauts talons court dans la rue d’une grande ville. Les deux compères s’affronteront régulièrement manche contre manche. Plusieurs micros sont disposés à l’avant du podium, afin de permettre à Adams de se balader sur les planches, tout en continuant d’assurer les vocaux. Les lumières blanches émanant du plafond mettent en exergue les costumes des artistes et entretiennent ainsi une ambiance… monochrome. Breit a troqué ses ivoires contre une gratte pour le plus paisible « Run To You ». Idéal pour enlacer sa partenaire, sur la piste de danse. La planète bleue arbore toutes ses facettes sur l’écran. Un cosmonaute plane autour d’une navette. Bryan a empoigné, pour cette circonstance, une sèche. Il incite la fosse à participer, en exécutant des gestes de la main. Il prend une pause et salue l’auditoire et après avoir s’être présenté, signale qu’il s’agit de son show. Il rend hommage à Tina Turner… et à cet instant, on imagine qu’elle va débarquer sur le podium. C’était une vanne... Néanmoins, elle hante littéralement « Go Down Rockin' » et « It’S Only Love ». Il adresse un mot particulier aux femmes. Et puis, salue également la victoire des Belges au Mondial. Et lorsqu’il entonne le « Seven Nation Army » des White Stripes, la foule reprend le refrain en chœur.

Les hits défilent et le public semble ravi. Une belle interactivité s’est établie entre l’artiste et l’auditoire, depuis le début du concert. Lorsqu’il se consacre en solo à la semi-acoustique, on n’entend pas une mouche voler. Pendant, « (Everything I Do) I Do It For You », Bryan, Scott et le bassiste font face au drummer, dos au public. Ils balancent tous les trois, le popotin. Bryan ose une claque sur les fesses de Scott, ce qui déclenche l’hilarité générale.

Assez long, le rappel va proposer trois titres acoustiques et puis surtout la cover des Crickets, « I Fought The Law », immortalisée par The Clash, ainsi que « Straight From The Heart », morceau au cours duquel Bryan Adams –en grande forme, malgré ses 59 balais !– va briller à l’harmonica. Au bout de 120 minutes, la setlist aura parcouru l’intégralité des titres –pour la plupart des hits– qui figurent sur cet « Ultimate Love »… entre autres… et permis au public de vivre un bon moment, mais surtout d’oublier les tracas de l’existence ; et ça, c’est l’essentiel…

Si vous voulez revivre l’intégralité du concert, ici

Setlist : « Ultimate Love », « Can't Stop This Thing We Started », « Run To You », « Go Down Rockin' », « Heaven », « This Time », « It’S Only Love », « Cloud #9 », « Young Belong To Me », « Summer Of 69 », « Here I Am », « Lonely Nights », « (Everything I Do) I Do It For You », « Back To You », « Somebody », « Have You Ever Really Loved a Woman? », « The Only Thing That Looks Good On Me Is You », « Cuts Like a Knife », « 18 Til I Die », « I'M Ready », « Brand New Day ».

Rappel : « I Could Get Used To This », « I Fought The Law », « Whiskey In The Jar », « Straight From The Heart », « When The Night Comes », « All For Love ».

(Organisation : Live Nation)

Billy Idol

Un Billy chasse l’autre…

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De son véritable nom William Broad, Billy Idol a sévi brièvement au sein des Banshees de Siouxsie. Il rejoint ensuite le groupe punk Chelsea en 1977, comme guitariste, qui change alors son patronyme en Generation X. Après le départ de Gene October, il en devient le leader et chanteur. C’est en 1981, qu’il entame alors une carrière solo, une carrière qui va s’avérer fructueuse, tout au long des eighties. Outre ses huits elpees publiés à ce jour, il a gravé quelques tubes dont les incontournables « Rebel Yell » et « Flesh for Fantasy ». En 2014, il a sorti son neuvième album studio, « Kings & Queens of the Underground », et l’an dernier réédité « Cyberpunk », bien évidemment après remasterisation…  

Vu la rencontre de football opposant la Belgique au Panama, dans le cadre de la ‘Coupe du monde’, en Russie, le concert a été retardé, afin que le public puisse assister à la retransmission du match. Le show débutera donc à 21h15. Pas de supporting act.

Il doit y avoir plus ou moins 2 000 âmes pour accueillir l’artiste britannique et sa troupe, dans un Forest National qui paraît vide… Pendant, l’intro préenregistrée, les musicos viennent s’installer. Billy possède toujours sa tignasse peroxydée et a enfilé son inévitable long manteau de cuir noir. Son backing group implique le bassiste Erick Elenius, le drummer Erik Eldinius (NDR : installé sur une estrade en retrait et protégé par une paroi en plexiglas), le préposé au synthé (NDR : parfois à la gratte) Paul Trudeau, et deux guitaristes dont Billy Morrison et le légendaire Steve Steevens. Pour tout décor, une toile zébrée par le célèbre éclair rouge et surmontée d’une couronne a été tendue en arrière-plan. 

Le set s’ouvre par « Shock To The System ». Déjà, Billy vient affronter la foule, sur deux petits tréteaux placés à hauteur des retours de scène. La setlist embraie par la cover du « Dancing With Myself » de Gen X. Grave, la voix de Billy est toujours aussi puissante. Billy brandit un poing revanchard vers l’auditoire et l’invite à danser. Pour la circonstance, Trudeau a abandonné ses claviers pour une six cordes. Mais c’est Steven qui assure le show. Agiles, ses doigts se déplacent sur le manche, à la manière de Satriani, Vai, Slash voire Bonamassa. En outre, il semble avoir tout appris de l’attitude de Jimi Hendrix, quand il joue de son instrument dans le dos ou mord dans les cordes. La foule et même Billy l’applaudissent régulièrement. Le climat baigne cependant davantage dans le hard que dans le punk. L’ambiance monte graduellement en puissance. Billy enlève son t-shirt, enfile une veste plus courte et s’accoutre de ses colliers fétiches autour du cou. Il se pavane et grogne, convaincu que le rock guérit toutes les maladies. Le combo reprend subtilement le « L.A. Women » des Doors. Un roadie file une gratte électrique à Billy. Les quatre manches sont en ligne rapprochée. Quand le tempo ralentit, le spectre des Doors, et surtout de Jim Morrison, rôde. Steve nous réserve un long solo, talonné par une section rythmique lancée au galop. Le light show devient aveuglant. Billy parcourt les planches de long en large en criant « Scream », à tue-tête, tout au long de ce morceau nerveux et percutant. Puis, Billy s’éclipse, laissant Steven de nouveau tirer son épingle du jeu, tout au long du paisible « John Wayne ». Il va y étaler toute sa virtuosité à la sèche, un exerce de style de 7 bonnes minutes virant même au flamenco et que les claviers atmosphériques de Trudeau vont conduire vers un climat prog/rock. De retour pour quelques morceaux, le natif de Stanmore avoue adorer l’inévitable « Rebell Yell ». Le public également, apparemment. Billy Idol ôte son nouveau tee-shirt et bande les muscles, laissant apparaître de fameuses plaquettes de chocolat. A l’issue de ce morceau, le band se retire sous les acclamations de l’auditoire.

En rappel, toute l’équipe va nous réserver « White Wedding » et la cover du « Mony Mony » de Tommy James and The Shondells. Ce soir, le concert semi/punk, semi/metallique nous en a mis plein la vue et les oreilles. Ce qui change d’un autre Billy (Bragg), qui la veille, nous avait presque anesthésiés…

Setlist : « Shock To The System », « Dancing With Myself », « Daytime Drama », « Can’t Breack Me Down », « L.A. Women » (Doors Cover), « Scream », « John Wayne », « Eyes Without The Face », « Guitar Solo », « World’s Forgotten Boy », « Whisky And Pills », « Blue Highway », « Rebell Yell ».

Rappel : « White Wedding », « Mony Mony »

(Organisation : Gracia Live)

Voir auszi notre section photos, ici

 

Billy Bragg

Bragg a pris un solide coup de vieux…

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En mai 2018, c’était le cinquantenaire de la révolte étudiante parisienne qui a secoué toute l’Europe (le fameux Mai 68). L’Ancienne Belgique s’empare volontiers de cette thématique et joue la carte de la musique contestataire, qui trouve (malheureusement) un terreau fertile dans le climat politique et social actuel. L’AB creuse le sillon du ‘Sound Of Protest’ et fait résonner les voix de la révolte sociale turque, du grime londonien, du mouvement Black Lives Matter et des icônes du Punk, le tout porté par l’appel à un monde (et une musique) sans frontières. Ce soir, l’Ancienne Belgique accueille une figure emblématique de la contestation insulaire de la seconde moitié des eighties : Billy Bragg.

Musicien solitaire et respecté, Billy Bragg fait figure de vétéran du combat social dans un pays où le rock ne sait plus être un instrument de contestation. Chroniqueur régulier des disparités de la société britannique et fondateur du Red Wedge, exemple historique de mobilisation artistique en soutien aux mineurs grévistes en 1984, ce redresseur de torts impénitent a aussi le bon goût de parler politique avec légèreté et esprit. Bien entendu, il vénère Clash, une autre icône du punk engagé sous l’angle sociopolitique.

Ses revendications, quand il n’aborde pas des thèmes plus romantiques, il les traduit à travers des textes, qu’il dispense sur une musique qui mêle folk urbain et punk rock. Au cours de ses trente années de carrière, il a publié 16 albums et collaboré, entre autres, en compagnie de Johnny Marr, Michelle Shocked, Less Than Jake, Kirsty MacColl, des membres de R.E.M. et Wilco.

Pas de supporting act de prévu. La salle est comble. Dépouillé, le décor se limite à deux guitares électriques, une pedal steel, autant d’amplis Marshall, une table basse et un tabouret.

La setlist va proposer des titres issus des albums « Life’s a riot with spy vs spy » (83), « Brewing up with billy bragg » (84), « Talking with the taxman about poetry » (86) et « Workers playtime » (88), ainsi que quelques plages plus récentes.

Le set s’ouvre par « Sexuality ». Le son est excellent. Billy est armé d’une semi-acoustique et son partenaire, d’une électrique. Et en début de parcours, le public semble enthousiaste. Billy va même saluer des spectateurs aux premiers rangs, tout en continuant à interpréter cette chanson au refrain accrocheur. Billy a des messages à faire passer, et il ne va pas s’en priver. Il parle des guerres au Moyen-Orient, du Brexit, des déplacements de population, des migrants, de la mondialisation, etc. Chacune de ses interventions précède la chanson et elles semblent parfois interminables. Au début ça passe, mais à la fin, ça lasse ! Billy est passé à la gratte électrifiée pour « The Warmest Room », une compo paradoxalement nerveuse et molle. Pourtant, c’est sous cette configuration qu’il se révèle le plus performant. Pour attaquer le « I ain’t go no home » de Woodie Guthrie, il a récupéré sa sèche, alors que son compère se consacre à la pedal steel ; un titre qui baigne dans l’americana, suggérant des images des grandes plaines de l’Ouest américain. Pendant que Billy blablate, son collègue s’éclipse. Il ne reviendra cependant sur l’estrade que 40 minutes plus tard. Entre-temps, outre ses bavardages, il va proposer des titres tour à tour folk ou punk. Enfin un punk bien sage, comme s’il le destinait aux pensionnaires d’une maison de retraite. Le concert commence à tirer en longueur, et adopte un ton de plus en plus monotone. Assis, votre serviteur commence à s’assoupir et gagné par l’ennui, décide de quitter les lieux, au bout d’une bonne heure. Plusieurs spectateurs prennent d’ailleurs la même décision.

Le punk de Billy Bragg a pris un solide coup de vieux. Pour lui insuffler un peu d’énergie, il aurait sans doute fallu, au moins, une section rythmique…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Kid Ramos

Old school

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Agé de 59 ans, David ‘Kid’ Ramos est un guitariste qui possède un fameux CV. On ne compte plus le nombre de musiciens talentueux en compagnie desquels il a joué. Ce qui lui a permis de se forger une solide réputation. Ses débuts remontent à 1980. Il y partage alors un duo auprès de l'harmoniciste californien James Harman, une aventure qui va durer huit longues années. Il sévit ensuite, mais brièvement, au sein du big band, Roomful of Blues. De 1993 à 2002, il milite chez le notoire Fabulous Thunderbirds de Kim Wilson. Il entame alors une carrière solo tout en continuant à participer au projet de Mannish Boys, le groupe maison du label Delta Groove. En août 2012, on lui diagnostique un cancer. Après ses traitements, il est considéré comme en rémission complète, dès 2014. Avant de publier ce nouvel opus personnel, il en avait déjà gravé quatre, sur les écuries Black Top et Evidence. Et son dernier, "Greasy kid stuff", remonte à 2001. 17 ans plus tard, il nous propose donc son cinquième, "Old school", enregistré au sein du studio de Big Jon Atkinson, situé non loin de San Francisco. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’excellents musiciens, dont Bob Welsh aux claviers, Kedar Roy à la basse et Marty Dodson à la batterie.

Kid est avant tout guitariste, c'est donc sans surprise que l'on retrouve plusieurs plages instrumentales. Et tout d’abord "Kid's Jump", une plage qui rend hommage à BB King, dans un style jump si prisé par Ramos. Puis "Mashed potatoes and chili", un morceau qui lorgne davantage vers Freddie King. Et enfin, "Wes side", un blues lent teinté de jazz, abordé dans l’esprit de Wes Montgomery! Ramos a invité Johnny Tucker (NDR : établi aujourd’hui à Los Angeles, ce vieux bluesman de couleur noire à joué, dans le passé, en compagnie de Philip Walker) et Lowell Fulsom, deux vieilles gloires du L.A. blues pour chanter quatre titres, dont deux excellents blues lents. En l’occurrence le très dépouillé "You never call my name", interprété en duo voix/guitare, et "I can't wait baby", un titre au cours duquel la gratte est saturée de feeling. Agé de 17 printemps, son jeune fiston, Johnny Ramos, opère ses débuts en se consacrant au micro tout au long du "All your love" de Magic Sam, et "Anna", une gentille ballade qui aurait pu garnir un juke-box, au cours des années 50. Kid Ramos se réserve les vocaux sur deux pistes qui baignent dans une forme de pop latino ; mais on ne peut pas dire que sa voix sorte de l’ordinaire. Big Jon Atkinson a prêté son studio, mais il chante également une des compos issues de sa plume, le blues bien senti "Weight on my shoulders". Rôle qu’assume également Kim Wilson (NDR : c’est l'ancien boss de Kid, chez les Fabulous Thunderbirds) à travers une reprise classieuse du "High Society" de T-Bone Walker…

 

Keeshea Pratt

Believe

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Issue du Mississippi, Keeshea Pratt est une chanteuse de blues et de soul. Depuis un peu moins d’une année, elle est soutenue par son propre backing group, à Houston. La formation a remporté l'International Blues Challenge de Memphis, en janvier dernier. Le Keeshea Pratt Band implique huits musicos, dont le bassiste Shawn Allen (NDR : c’est également lui qui assure la direction musicale), le guitariste Brian Sowell et le drummer Nick Fishman. Sans oublier la section de trois cuivres qui réunit le saxophoniste Dan Carpenter ainsi que les trompettistes James Williams III et Misaki Nishidate, de nationalité japonaise. Shawn Allen signe l'essentiel du répertoire. Apparemment, plusieurs invités ont participé aux sessions, mais les notes reproduites sur la pochette restent assez énigmatiques sur le sujet. Chris ‘Kid’ Andersen, le célèbre gratteur des Nightcats de Rick Estrin est bien mentionné parmi les guests. Et apparemment, Nick Fishman et sa troupe (Charlie Gurke, Ken Moran, Henry Hung, Tommy Folen, Colin Hogan, Bob Welsh ainsi que Joshua Cook) apportent également leur collaboration…   

Bien posée, la voix de Miss Pratt domine parfaitement son sujet. A l’instar de "Make it good", un r&b lent bien soutenu par les cuivres et l'orgue Hammond. Ou encore du blues indolent, "It's too late". Fishman imprime le tempo du r&b nerveux "Have a good time Y'all", alors que Carpenter s’autorise un billet de sortie au saxophone. Ballade soul, "In the mood" met en exergue les parties de gratte. Exotique, "Shake off these blues" se caractérise par l'envol des trompettes et les brefs soli des différents instruments. Un tour de rôle qu’on retrouve tout au long du funky "Out of mind". Solide, le titre maître est souligné par des interventions à la slide, chargées de feeling. La section rythmique sculpte les riffs du blues/rock "Can't stop now", une plage au cours de laquelle les guitares sont vraiment accrocheuses. Enfin immortalisé ‘live’, "So bad blues" est un blues lent qui s’étire sur plus de 8'…