Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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The Kills

Une manière de confirmer Kills arrivent là où on ne les attend pas…

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Assister à un concert de The Kills constitue toujours une expérience pleine de surprises. Soit Alison est perturbée par des substances illicites et le set est à la mesure de ses errements, soit son esprit est très clair et le concert devient carrément ennuyeux. Ce soir, à l’Ancienne Belgique, elle semble avoir enfin trouvé le bon équilibre. Finie l’époque où le service de sécurité la portait à bout de bras pour la débarrasser du plancher. Aujourd’hui, c’est une jeune femme en pleine forme et lucide qui se produit sur scène…

Et on s’en rend dompte dès les premières notes. Les guitares crissent, les cheveux d’Alison flottent. On se rend compte que The Kills n’est pas venu pour faire de la figuration, mais bien pour nous délivrer un concert brut, sauvage et très rock’n’roll, conforme à sa réputation. Lorsque Jamie Hince, le guitariste britannique, s’écrie : ‘It is so lovely to be back in Brussels’, c’est toute une salle qui jubile.

Aucun répit n’est laissé entre les morceaux qui s’enchaînent à un rythme hypnotique. L’alchimie entre Alison et Jamie, malgré les années qui passent, est toujours intense. Ils sont comme la glace et le feu. On hésiterait presque à les déranger tant ils peuvent sembler seuls au monde lors de ces moments où leurs regards se croisent.

Pendant « Fried my Little brain », Jamie harangue la foule tel un messie. Le moment est tendu, sexy, glamour, à l’image de ce duo qui se renouvelle autant qu’il exploite et maîtrise à merveille son rock garage…

Alison se permet de former quelques cœurs à l’aide de ses doigts, à l’opposé de son image de chanteuse ‘so West Coast américaine’ ; ce qui constitue sûrement la seule faute de goût de la soirée.

Point d’orgue de la prestation, « Pots and Pans » s’érige certainement comme le sommet de la prestation et fait littéralement exploser la salle. Le moment est tendu, fiévreux, parfait. Alison entame en solo le premier rappel, « That Love », qu’elle joue à la batterie avec une intensité rare. Les musicos vont se faire plaisir à travers deux derniers titres, totalement antinomique à leur répertoire traditionnel. D’abord, le « Stepping razor » de Joe Higgs. Un reggae. Puis, plus étonnant encore, le « List of Reparations » de Joe Higgs. Du hip hop !

Deux exercices de styles différents pour achever la soirée ; une manière de confirmer Kills arrivent là où on ne les attend pas, tout en prouvant –mais est-ce nécessaire ?– que le rock’n’roll n’est pas mort… et qu’il a encore bien sa place dans le décor…

Pour les photos de The Kills, c’est ici, et pour celle de The Pearl Hearts, qui assurait le supporting act, c’est .

(Organisation : Live Nation)

 

 

Werchter Boutique 2018 : samedi 16 juin

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Jusqu’où êtes-vous prêts à vous déplacer (par amour) pour un artiste ? Réponse de votre serviteur : au Werchter Boutique ! Sans autre référence de prestige que la tête d’affiche, une météo prévue capricieuse, et la difficulté  de rejoindre le site, nombreux sont les aficionados d’autres festivals qui renonceraient à un tel projet. Mais lorsqu’on est fan, tout est possible : récit d’une mission to (Bruno) Mars…

Et comme le dit Conficius, ‘Qui veut déplacer une montagne, commence par déplacer de petites pierres’. C’est donc à un véritable travail d’investigation de chaque artiste (ou groupe) qui va se produire sur scène, auquel il faudra se livrer, au fur et à mesure de cette journée, avant d’assister au show de la tête d’affiche…

Une journée qui commence par Jessie J.. Une Londonienne qui se serait hissée un peu plus haut dans l’affiche, il y a quelques années… Mais après publié trois elpees, entre 2011 et 2014, qui ont récolté un succès certain, elle a consacré plus de temps aux crochets télévisuels (The Voice UK et Australia) qu’aux sessions d’enregistrement. Et son dernier opus, « R.O.S.E. » (NDR : acronyme de ‘Realisations, Obsessions, Sex & Empowerment’), qui rend notamment hommage à sa mère, paru fin mai 2018, n’a visiblement pas encore été écouté par le public. La belle Anglaise a enfilé un ensemble argenté, style chic et sport. Elle ôte rapidement sa veste. Mais en milieu de parcours, elle est victime d’un incident vestimentaire. Son pantalon s’est déchiré et elle forcée de s’éclipser pour en changer, abandonnant ses musicos qui improvisent pendant quelques minutes, pour meubler son absence. Son set démarre par le jazzyfiant « Who you are », une compo qui évolue en crescendo et au cours de laquelle la voix monte dans le aigus. Le nouveau single, « Real deal », ne soulève pas encore l’enthousiasme au sein de la fosse. La frontwoman se livre quand même totalement et se fend de discours empreints de pensées positives (NDR : dont un ‘Every lady must be treated like a Queen’, pour introduire le titre « Queen »). Il faudra cependant attendre la fin du show, et tout particulièrement « Bang bang », pour voir l’artiste se déhancher un peu plus, et entraîner dans son sillage, quelque peu le public, dans un répertoire mêlant, bien sûr, pop, rap et r’n’b. La fine pluie qui tombait alors se dissipe et le soleil commence à poindre le bout de son nez. C’est le moment choisi par Jessie J. pour aligner une série de tubes, et tout particulièrement le final explosif « Price tag », dont le refrain ‘We don't need your money money money. We just wanna make the world dance’ déclenche une belle ferveur dans la foule…  

Le décor ne varie guère pour le set de Years & Years. Sur fond rouge, le podium est rehaussé d’une estrade centrale. Efféminé, le chanteur se distingue par une chevelure de la même teinte. Il est soutenu par un claviériste/bassiste, un claviériste/percussionniste et une drummeuse. Sans oublier les quatre chorégraphes (trois hommes et une jeune femme) qui ne cessent d’accompagner le leader dans ses danses parfois un peu trop langoureuses (NDR : compte tenu des nombreux enfants présents dans le public). Mais au fil du temps, ces ballets souffrent d’une absence de relief. D’ailleurs, aux premiers rangs, certains spectateurs battent en retraite, alors que d’autres bavardent sans guère se soucier du spectacle proposé. Il faudra attendre le tube « King », dispensé en finale, pour que le set reprenne un peu de poil de la bête, dans un style rappelant… Michaël Jackson (NDR : on en reparlera…)

C’est en 2012, dans le cadre de PiaS Nites, que votre serviteur avait eu l’occasion d’assister à la prestation d’Oscar & The Wolf. Depuis, on a la nette impression que le spectacle du band, en ‘live’, n’a guère évolué, même s’il est toujours cinématique. Vêtu d’une combinaison argentée, Max Colombie dégaine tous les classiques de son répertoire. Des compos romantiques, mélancoliques même, parmi lesquelles on épinglera « The game », « So real » et enfin, le morceau final, « Strange entity ». Comme il est programmé au Sportpaleis d’Anvers, pour deux soirées, en octobre prochain, il faut croire qu’Oscar & The Wolf est toujours aussi populaire au Nord de la Belgique. Et pourtant, on ne peut pas dire que sa prestation accordée ce soir, ait été transcendante.

Pas de doute, en observant la foule qui se masse devant le podium, la majorité du public est venue exclusivement pour le concert de Bruno Mars. Il faut l’avouer, votre serviteur également. Que ce soit lors de son passage en mars 2017, dans un Sportpaleis comble, malgré un prix d’entrée exorbitant, et dans le cadre de l’édition 2011 du Rock Werchter, ses prestations ont toujours été appréciées par le public. Après quinze longues minutes de retard, une fumée blanche (NDR : serait-elle annonciatrice d’un nouveau pape ?) se propage depuis les extrémités de la scène, cachée par un grand rideau de couleur blanche. Des écrans vidéo stimulent l’enthousiasme d’une foule déjà chaude-boulette. On peut y lire différents messages comme ‘Beautiful people, are you ready ? You have waiting so long’ ou encore ‘Let me hear you scream’, à la suite duquel une clameur s’élève dans la fosse, pour toute réponse. Habillé aux couleurs de l’équipe de basket yankee, les Chicago Bulls en l’occurrence, la star débarque sur les planches, flanquée de ses fidèles musiciens, également vêtus d’équipements de ce sport, mais sous le pavillon d’autres teams. Ce backing group implique un batteur, un guitariste, un bassiste et deux guitaristes, outre les danseurs et choristes. Et d’entrée de jeu, on a l’impression de revivre le fameux clip de James Brown, « Living in america ». « Finesse » enchaîné au tube « 24K magic » et à un « Treasure » bien cuivré, embrase la foule. Bruno empoigne une gratte pour attaquer « Calling all my lovelies ». Au cours du set, il nous propose des morceaux complètement réarrangés, à l’instar du notoire « Marry me », imprimé sur un tempo plus rapide et oscillant entre folk et rock. Pas étonnant qu’un solo de batterie vienne servir d’entracte, en milieu de parcours, afin de permettre aux musicos de reprendre leur souffle, en coulisses. Les singles s’enchaînent jusqu’au final, « Just the way you are ». Avant un bref rappel, au cours duquel « Uptown funk » va mettre une dernière fois, le feu sur la plaine.

A l’américaine, ce show n’a souffert d’aucun temps mort et nous a valu de vivre de nombreux moment forts. Et de se rappeler le concert que Michaël Jackson avait accordé, au même endroit, 30 ans plus tôt. Et si comparaison n’est pas raison, force est de constater que Bruno Mars est incontestablement devenu une des méga stars de la pop…

(Organisation : Live Nation)

Un univers aux confins du trip hop, du folk, de la musique traditionnelle et lyrique !

Écrit par

BlauBird  et annoncer leur concert le 8 juin à PARIS ?

La musique de BlauBird se situe entre aux confins du trip hop, du folk, de la musique traditionnelle et lyrique. Influencée par Tom Waits, Schubert, Mahler ou Portishead. Ça chante en anglais, français et yiddish. 

Un extrait ici .

 

Wolvennest

Un crossover entre black metal, dark ambient et psychédélisme, mais pas seulement…

Wolvennest (ou WLVNNST) est en quelque sorte un ‘super groupe’ constitué de musiciens chevronnés issus de la scène alternative. Basé à Bruxelles, il pratique un cocktail unique entre black metal, psyché et dark ambient, en lui communiquant une dimension tribale. Les compositions ressemblent à de longues incantations bâties sur un 'wall of sound' de guitares abrasives, au cœur duquel s’enfonce une rythmique répétitive, se distingue une 'lead guitar' mélodique mais reptilienne et, last but not least, s’élèvent des voix hypnotiques, quasi-chamaniques.

Le line up réunit Michel Kirby, Marc De Backer, Corvus Von Burtle et Shazzula. Sur les planches, il est complété par John Marx (Temple Of Nothing), à la basse, et Bram Moerenhout, à la batterie.

Après avoir gravé un premier opus, pour lequel le quatuor avait reçu le concours d’Albin Julius et Marthynna, de Der Blutarsch and The Infinite Church Of The Leading Hand, le combo vient de publier son deuxième. Intitulé « V.O.I.D. », il est paru sur le label allemand Ván Records. L’elpee a, cette fois, été composé exclusivement par les membres de la formation et Shazzula s’y réserve la plupart des parties vocales. Deux invités ont néanmoins participé aux sessions, Ismaïl Khalidi et Alexander von Meilenwald (The Ruins of Beverast). « V.O.I.D. » a été enregistré dans le 'home studio' du band, Forbidden Frequencies, sous la houlette du producteur DéHà.

Wolvennest a été programmé dans de nombreux festivals tels que le Roadburn, House Of The Holy, Desert Fest ou encore Acherontic Arts Fest III et a assuré la première partie d'Electric Wizzard, Urfaust, de DOOL et Wolves In A Throne Room. Plus récemment, il s’est produit à l'Ancienne Belgique et au Beursschouwburg, à Bruxelles.

C'est précisément au 'Beurs' que l’interview s’est déroulée, juste avant le concert organisé dans le cadre de la release party.  

Avant d’entrer dans le vif du sujet, passons aux présentations et aux projets au sein desquels les musicos militent…

Michel Kirby (MK) : Outre Wolvennest, je participe également à ceux de Length of Time, La Muerte, et d’Arkangel. Et puis je suis propriétaire d’un magasin de disques, Elektrocution, à Bruxelles.
Marc DeBacker (MDB) : Le mien, en parallèle, c’est Mongolito ; mais auparavant, j'ai coopéré à de nombreux projets et groupes, dont Dog Eat Dog et 10000 Women Man.
MK : En fait, Marc et moi, nous nous connaissons depuis plus de 30 ans. A nos débuts, on a joué ensemble chez Mental Disturbance, une formation qui pratiquait du hardcore un peu crossover.
Corvus Von Burtle (CVB) : J'ai entamé mon parcours musical en 2005, dans l’univers du hardcore. Aujourd'hui, je suis impliqué dans différents projets, dont Cult of Erinyes est probablement le plus notable. C’est du black metal ! Un album est prévu pour cet automne. Puis également Monads, un groupe de funeral doom, LVTHN, responsable d’un black metal très violent, et encore d'autres auxquels je prends part anonymement, pour entretenir le mystère...
Shazzula : Perso, j’ai vécu l’aventure d’Aqua Nebula Oscillator entre 2006 et 2011, puis j'ai collaboré avec White Hills, Kadavar, et contribué à d'autres productions. Maintenant, je réalise essentiellement des vidéos et des films, dont un en 16 mm, « The Essor », qui traite, entre autres, des univers parallèles et du chamanisme. Mais mon projet principal, c'est ‘The Spirit Trilogy’, une installation vidéo triptyque qui se focalise sur trois films. Parallèlement, je m'intéresse aussi à la musique techno-indus. D'ailleurs, sous cette forme, j’accorderai mon premier ‘live’, en solo, demain à Zurich, dans le cadre du Rhizom fest.

Wolvennest opère un crossover entre le black metal, l'ambient et le psyché. Ca vous convient come description?

CVB : Le noyau de base est orienté black metal ! La plupart des riffs correspondent à ce style, mais le rythme est plus lent...
Shazzula : ...et plus hypnotique.
MDB : En fait, il s’agit d’un crossover entre plusieurs personnes dont les goûts sont différents. Moi, je connais surtout le black metal classique, mais récemment, je me suis surtout intéressé au 'dark ambient' et aux styles plus psychédéliques.
MK : Chacun a apporté sa pierre à l'édifice pour créer Wolvennest. Marc, Corvus et moi avons lancé le projet, puis Shazzula est arrivée. Son profil est également très spécifique et ses influences, particulières. On les intègre toutes dans l’ensemble, et chacun y retrouve ce qui lui appartient.

Quelle est l’origine du patronyme, Wolvennest ?

MK : D’un ‘Bed & Breakfast’, établi aux Pays-Bas, qui s'appelle ‘'t Wolvennest’. Il se traduit par ‘le nid des loups’. On cherchait un nom depuis pas mal de temps et quand j'ai vu ce B&B, j’en ai conclu que Wolvennest illustrait l’aspect crossover, les différentes influences qu'on tente de fusionner.

« V.O.I.D. », votre deuxième opus, est paru sur le label allemand, Ván  Records. Une raison ?

MK : C'est le plus représentatif dans le genre musical que nous proposons. Dans son catalogue, figurent Urfaust, The Devil's Blood, The Ruins of Beverast et encore bien d'autres.
MDB : King Dude, également…
MK : On connaissait Sven (NDR : Sven Dinninghoff, le patron de Ván Records) grâce à Leslie, qui est notre 'visual producer'. C'est quelqu'un de passionné. Il a écouté notre premier album, paru chez WeMe, un label belge, et il a flashé. Il a contacté la boîte et repris la licence pour le rééditer ; et maintenant, il sort le deuxième.

Il ne faut bien sûr pas oublier votre producteur, Déhà ?

MK : C'est le 8ème membre du groupe, à côté des 6 musiciens et de Leslie. Il est producteur dans notre home studio. Il mixe les tracks...
MDB : Et il a également un rôle créatif important, en proposant de nouvelles sonorités...
MK : Il a aussi créé toutes les parties de batterie sur l'album.
CVB : Auparavant, Déhà était domicilié en Bulgarie ; mais maintenant, il vit en Belgique. Il était donc présent en permanence, dans notre home studio, lors des sessions ; ce qui nous a permis d'obtenir exactement le son que l'on avait en tête.

Sur le premier elpee, Marthynna, la chanteuse de Der Blutharsch and The Inifinite Church Of The Leading Hand, se consacrait aux vocaux ; mais tout au long de « V.O.I.D. », c'est toi, Shazzula, qui prend en charge toutes les voix féminines ?

Shazzula : Oui, je chante sur la plage titulaire, sur « Ritual Lovers » et sur « The Gates ». Mais en ‘live’, j'ai repris toutes les voix féminines, comme par exemple sur « Unreal », extrait du premier album. Et petite précision qui a son importance, le visuel de la pochette de « V.O.I.D. » a été réalisé par Bobby Beausoleil. J'ai d'ailleurs réalisé un clip pour lui il y a peu et on va probablement encore collaborer.

Quelle a été l’évolution entre le premier et le second LP ?

CVB : Je crois que le 2ème bénéficie de l’expérience acquise lors de nos prestations live, entre-temps. Il sonne plus 'rock', plus 'live'. Le premier était très minimaliste alors que, pour VOID, on est parvenu à construire un son plus vivant, en studio... Et la production est nettement meilleure. Les instruments ont trouvé leur place. Il y a davantage de claviers, parfois 5 ou 6 pistes en même temps. 

Deux guests participent aux vocaux ?

MK : Alexander von Meilenwald de The Ruins of Beverast chante sur « L'Heure Noire » et Ismaïl Khalidi, sur « The Gates ». Ismaïl est un ami. Je l'ai rencontré quand il était à la recherche d’un groupe. Quand on s'est croisés, il était au septième ciel parce qu'on appartenait à toutes ses formations favorites (rires). Plutôt, doom, assez sludge sa voix colle bien à notre musique.

Passons en revue quelques tracks de l'album. Qu’évoque « V.O.I.D. », la plage titulaire ?

MK : Il reflète l'impression d’être au sommet d'une montagne. Une sensation de vide, d'où le titre. Chacun peut s'imaginer ses propres paysages et sa propre interprétation, mais c'est un peu le sentiment de liberté que l'on ressent dans la montagne. Ou dans le désert. C'est la bande-son idéale pour un trip comme celui que j'ai accompli au Maroc, en compagnie d’Ismaïl.

« Silure » se réfère au fameux poisson qui dévore les pigeons ?

MDB : Exactement. Le mot est magnifique. Il évoque plein de choses : ‘ciguë’, ‘souillure’, et sonne bien malsain (rires).

« Ritual Lovers » a également une signification particulière ?

CVB : Oui, c'est une référence à The Devil's Blood, le groupe signé sur le même label, mais qui n'existe plus, depuis que le leader a mis fin à ses jours.
MK : Selim Lemouchi était un de mes amis proches et « Ritual Lovers » est un morceau très important pour moi car je voulais rendre hommage a la complicité très forte qui régnait entre Selim et sa soeur Farida et à tout ce qu'ils ont réalisé au travers de The Devil's Blood.
CVB : Perso, j’estime qu’ils ont ouvert la voie au revival du style black metal seventies et, dans le genre, ils étaient de loin les meilleurs.

Au niveau vocal, c'est un morceau très mélodique...

Shazzula : Oui, c'est une compo intéressante au niveau du chant. Je m'amuse bien en l’interprétant sur scène! Il est assez progressif et permet de libérer beaucoup de force.

Sur les planches, tu te sers également du thérémine ?

Shazzula : Oui, mais je dispose également d’un Moog Rogue et manipule pas mal de pédales d'effets, dont une de distorsion, plus agressive. Mais j’accorde toujours une large place à l'improvisation ; j'ai toujours fonctionné ainsi. 

Dans l'ensemble, vous avez composé le disque en studio ?

MDB : Oui, la majorité des titres y sont nés. Tout naturellement, car il y avait un très bon feeling...

Comme une alchimie ?

MDB : Oui, les composants se sont emboîtés presque par magie et lorsque j'écoute le disque maintenant et que je regarde la pochette, j’en conclus qu’il existe une vraie cohérence, un produit fini.
MK : Et ensuite, on a évidemment dû travailler pour convertir la musique au 'live', définir qui fait quoi sur scène et concevoir un 'show'...

Grâce à votre label, vous allez normalement acquérir un crédit plus important sur le plan international ?

MK : Oui, le label accomplit du très bon boulot. Mais tout dépendra quand même de la réaction du public. On sent qu'il y a un intérêt. On a reçu de belles propositions et elles devraient bien se développer au cours des prochaines semaines…

Pour écouter la plage titulaire de « V.O.I.D. », c’est ici  

Pour acheter le nouvel album, c’est .

Pour écouter la version audio de l'interview, rendez-vous sur la page mixcloud de l'émission WAVES: ici en français et ici en anglais. 

Rostam Batmanglij

En véritable chef d’orchestre !

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Qui est Rostam Batmanglij ? Un petit prodige qui a fait ses classes à l’Université de Columbia. Mais encore ? Lui et Wesley Miles, membre de Ra Ra Riot, ont fondé le groupe électro Discovery. Il a également sévi chez Vampire Weekend, au début de son aventure. Il a gravé, en compagnie de Hamilton Leithauser, « I Have a Dream That You Were Mine », un des meilleurs albums de l’exercice 2016. Et l’an dernier, ce multi-instrumentiste publiait son premier opus solo, intitulé « Half-Light », un disque salué unanimement par la critique. Enfin, il est plus que probable que vous ayez entendu une de ses compo sur l’une ou l’autre station radiophonique. On avait donc hâte de découvrir l’univers de ce musicien talentueux, qui se produisait donc ce mardi 12 juin, au Botanique de Bruxelles…

Dholes assure le supporting act. La formation belge est venue défendre un premier LP qui devrait bientôt sortir. Il n’y a malheureusement pas grand monde, dans la Rotonde, pour accueillir le quintet. Bien en place, il nous réserve une expression sonore rappelant Balthazar et ses déclinaisons, Warhaus et J.Bernardt, et au sein de laquelle la voix grave du chanteur, qui milite également au sein d’Elvis Black Stars, est particulièrement habitée…

Il est 21 heures lorsque les lumières s’éteignent. La salle est à présent à moitié pleine (ou vide, selon). Rostam se plante au beau milieu du podium. Devant lui prend place une section de cordes, réunissant trois violonistes et un violoncelliste. Et à l’une des extrémités, s’installe un percussionniste. Devant une toile sur laquelle sont projetés des vidéos, Rostam débute son show par « Wood », un morceau aux accents orientaux qui témoigne de ses origines iraniennes. Les arrangements sont recherchés et plein de finesse, preuve des talents du musicien. Polyvalent, il est capable d’alterner des morceaux pop tel que « Bike Dream », compos issues du répertoire de Discovery, et titres plus expérimentaux, sur lesquels il n’hésite pas à se servir de l’auto-tune.

Tout au long du set, il semble prendre du bon temps et surtout parvient à communiquer sa bonne humeur en faisant participer l’auditoire.

Lors du rappel, Rostam va nous réserver une chouette version du « Pink moon » de Nick Drake, à la sèche.

Pendant une bonne heure, le mélomane a pu s’immerger dans l’univers de ce véritable chef d’orchestre responsable d’une musique aux influences multiples. Des ingrédients qui ont contribué à une soirée pleinement réussie !

(Organisation : Botanique)

Cantat : la fin d'une icône ?

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Lors de son concert dimanche à l’Ancienne Belgique, le controversé Bertrand Cantat a annoncé à son public que « ce serait la dernière date de la tournée et surtout la dernière date tout court ».

Le lendemain, il confirmait sur son compte facebook son souhait de mettre fin prématurément à la tournée entamée avec son complice, Pascal Humbert.

Ce désaveu aurait pour origine un retour sur scène fort compliqué pour celui qui reste comme celui qui a tué sa compagne de l’époque, Marie Trintignant.

On se souviendra en effet que chacun de ses concerts causaient de vives réactions. L’Olympia a ainsi préféré déprogrammer les deux concerts qu’il devait assurer.

Cantat de son côté avait dû annuler les festivals d’été prévus sous la pression des féministes.

Personne n’a-t-il un droit à la rédemption ?


 

Les Nuits Sonores bruxelloises prendront leurs quartiers à Bozar du 27 au 30 septembre

L'année passée, les Nuits Sonores, un festival créé à Lyon il y a 15 ans, s'était exportées à Bruxelles, à l'initiative de la Ville et en coopération avec les organisateurs français (arty-farty). L'idée originale du festival est de faire s'entremêler musique électronique, arts visuels et performances dans des lieux de préférence insolites, le tout, en créant un débat d'idées et en prônant l'interaction urbaine et la revitalisation des quartiers. La première édition bruxelloise avait accueilli deux nuits de concerts dans le Palais 10 du Heysel, un circuit d'activités organisé en collaboration avec plus de 20 collectifs et salles de la capitale et diverses conférences-débats. Le festival avait collaboré avec Bozar et son festival des arts électroniques.
 
Cette année, les Nuits Sonores fusionnent complètement avec le festival des arts électroniques de Bozar et les deux partenaires proposeront, ensemble, un festival unique du 27 au 30 septembre. Il sera jumelé à l'European Lab, un forum de conférences-débats soutenu par l'Union Européenne.
 
Le lieu principal du festival sera le Bozar. Une « Bozar Takeover night » y sera organisée. La programmation mêlera les cultures électroniques au jazz, aux musiques du monde et contemporaines. Une vingtaine d’artistes se produiront dans 6 espaces du Palais des Beaux-Arts et inscrira le public dans une scénographie visuelle, interactive et innovante. Au programme : Alfa Mist, Aroh, Brzzvll, Céline Gillain, Cleveland, Dj Kampire, Dj Nigga Fox, Dj Tennis, Glass Museum, Possessed Factory et la grande Jennifer Cardini. La nuit se prolongera par une Afterparty, organisée en collaboration avec C12.
 
La nuit intitulée "The Loop" offrira, quant à elle, un circuit dans les clubs et salles de concert de la ville et ce, en neuf étapes. Les partenaires déjà connus sont : Walter, Les Ateliers Claus, Hall Horta, C12, le Beursschouwburg, Bonnefooi, l'Ancienne Belgique et le Brass. Premiers artistes confirmés : Anthony Naples, Ay Red Moon, Chaos of Haunted Spire, DJ Sotofett, Dj Taye, DTM Funk, Ellen Ripley, Hans Beckers, Huerco S, Jozef Dumoulin, Le Motel, Overmono, Plein Soleil, Rebel Up ! et Renaat.
 
« Extra! », le programme collaboratif du festival, réunira les acteurs et activistes culturels et artistiques locaux et les invitera à investir des spots insolites et à réinventer les lieux de la ville. C'est ce volet qui est le plus en phase avec l'esprit des Nuits Sonores lyonnaises et on est impatients de découvrir les détails du programme.
 
La soirée de clôture, mise en place avec l'excellent collectif Les Actionnaires, aura lieu à LaVallée et proposera Kasparov Not Kasparov, Nixie et, pour finir en beauté, Die Wilde Jagd.
 
Pour plus d'infos : https://nuits-sonores.be

Fleetwood Mac

Décès de Danny Kirwan, l’ancien guitariste de Fleetwood Mac…

Écrit par

Fondé en 1967 par le guitariste Peter Green, le drummer Mick Fleetwood et le guitariste Jeremy Spencer, Fleetwood Mac, que rejoint le bassiste John Mc Vie, quelques mois plus tard, Fleetwood Mac connu trois vies. Rejoignant le line up en 1968, le guitariste Danny Kirwan a vécu la première, soit la plus blues, mais également l’évolution de la musique du groupe, vers un style plus folk/pop. C’est lui qui conjugue sa guitare avec celle de Peter Green sur le fameux « Oh well » (voir ici) et l’instrumental « Albatross » (voir ). Et puis il a également participé à l’enregistrement de plusieurs elpees du band, soit « Then Play On » et « Blues Jam at Chess » en 1969, « Kiln House » en 1970, « Future Games » en 1971 et « Bare Trees » en 1972. Mais il est ensuite viré du band. Il tente une aventure en solo, de 75 à 79, mais sans grand succès. Confronté à des problèmes d’alcoolisme, il devient même SDF début des 90’s.

Fleetwood Mac est surtout connu pour sa période la plus pop ; celle qui lui a permis de vendre des millions d’albums et de décrocher d’énormes tubes. L’arrivée de Christine McVie, épouse de John McVie, en 1970, et de Stevie Nicks, en 1974, va rendre la musique davantage accessible. Notamment à cause des harmonies vocales féminines. Et puis de mélodies contagieuses. Parmi ses plus grands hits, on épinglera « Hold me », « Go your own way », « Dreams » ainsi que « Rhiannon », et la liste est loin d’être exhaustive. Fleetwood Mac continue de se produire en concert et compte aujourd’hui 50 ans d’existence. 

Danny Kirwan est décédé à Londres, ce 8 juin 2018, à l’âge de 68 ans.

R.I.P.

Julien Doré

Frappé d’une flèche dorée en plein cœur !

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Après avoir accompli une longue tournée (NDR : trois ans quand même), pour défendre son album « LØVE », été certifié quadruple disque de platine en France et d’or en Belgique et avoir décroché une Victoire de la Musique comme Artiste de l’année, Julien Doré a eu besoin de se ressourcer. Avec lui-même et les autres. La Nature et le Monde. Et c’est dans cet état d’esprit, qu’il a imaginé "&", quatrième elpee, une œuvre cocoon, solaire, humaine, caractérisée par son écriture unique, entière et poétique, et dont les mélodies transpercent, brûlent ou caressent. Puis en février dernier, il a gravé un opus acoustique, intitulé « Vous Et Moi ». Il y revisite seul, à l’aide de sa gratte, sa voix et ses ivoires, le fameux « & ». Et c’est dans ce contexte qu’il a décidé de reprendre la route. En baptisant son périple du titre de ce dernier LP, une tournée –soit dit en passant– sold out.

Pour en assurer le supporting act, Julien a choisi des artistes en devenir sur base de vidéos qu’il a demandé de lui transmettre. Pour le concert du Bozar à Bruxelles, c’est Céline qui a été sélectionnée. Agée de 17 printemps, cette jeune fille chante en s’accompagnant au piano. En un quart d’heure, elle va enchanter l’auditoire de sa voix cristalline. Lors du dernier morceau, « Ne me laisse pas », Julien arrive sur la pointe des pieds, micro dans la main gauche et caresse ces ivoires. Cécile se lève alors, et quitte discrètement les planches, sous de chaleureux applaudissements.  

La scène est cosy et intimiste. Et baigne au sein d’un climat mystérieux. A cause des bougies allumées un peu partout. Sur la gauche on remarque la présence de trois guitares et d’un ukulélé. Un fauteuil rouge campe sur une estrade et juste à côté, une lampe de chevet est posée sur une petite table…

Julien s’assied sur son siège et attaque « Le lac » à la gratte semi-acoustique. Son toucher de cordes est empreint de délicatesse. En fin de chanson, il s’adresse à la foule et lui crie ‘Avec moi !’. La réaction est immédiate. Il apprécie ce moment et écoute chanter l’auditoire. Les lumières s’éteignent. Le thème de l’eau hante Julien. D’ailleurs, il poursuit son répertoire par « Les Bords de mer ». La fosse baigne alors dans un light show de couleur bleue. Un faisceau blanc descend du plafond et vient se stabiliser sur l’horizon, tel un coucher de soleil. C'est vraiment quand il est dans la simplicité et le naturel que Julien nous touche le plus et, sans doute, est au sommet de son art. Changement de gratte pour « Mon Apache », une chanson d’amour signée par son fidèle guitariste, Armand Méliès. Délicate, entrecoupée de ‘oh’ pudiques, suave, sa voix reflète le sentiment d’un cœur blessé, probablement le sien. Un grand moment d’émotion au cours duquel il se met littéralement à nu. La setlist semble avoir été établie au feeling. Doré passe ensuite derrière le piano pour quelques titres. Dont « Kiss me forever », moment au cours duquel ce sont des boules de teinte rouge qui descendent alors du plafond, s’immobilisant à différentes hauteurs. Il promet qu’il va se calmer, surprend les spectateurs en lançant des paillettes dorées, sifflote, signale qu’il est une boule d’amour, ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire, parle de sa besace, de sa chemise qui a rétréci, de ses cheveux qui ont poussé en deux heures et qu’il n’aime pas les comédies musicales. C’est vrai, Julien s’est assagi, mais son humour est toujours aussi décalé. Cinéphile, il a vu pourtant assisté à la projection de ‘La La Land’ et ‘City Of Star’. Et ose une adaptation de « Cet air là » de France Gall. Il joue de sa gratte en picking et sollicite la foule pour l’accompagner. Il est passé au ukulélé pour « Don’t be afraid », un morceau au cours duquel la foule reprend le refrain en chœur. Et nous gratifie d’une sublime version d’« Aline » de Christophe ; mais le public change les paroles du refrain en ‘Julien, tu nous reviens’. L’auditoire a marqué des points. Le natif d’Alès est frappé d’une flèche dorée en plein cœur. Il le remercie. Et le set de s’achever par « Porto Vecchio ». Ce soir, Julien Doré nous a réservé un exercice de style acoustique qui mérite cinq étoiles et démontré qu’il est incontestablement, un artiste complet…  

(Organisation Botanique + Bozar + Nada Booking)

Thomas Mustin, pas seulement un acteur, mais aussi un chanteur !

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Nouveau single “21st Century Boy”, premier album & début de la tournée de MUSTII.

"21st Century Boy" est la chanson éponyme de l'album mais aussi sa chanson d'ouverture. 

Elle introduit toute la thématique de l'album mais également le personnage et la figure fictive qui traverse chaque chanson.

Ce personnage, le chanteur l'appelle le "21st Century Boy", une sorte d'Hamlet millenial. Ce personnage parle donc à la première personne, c'est un témoignage inquiet et un aveu de solitude.

Dans cette chanson, le garçon évoque son sentiment de solitude et sa non compréhension du monde qui l'entoure, il est en décalage ou en déphasage avec ce monde-là.

Pour l'écriture et la composition du morceau, sa première influence a été le film "Elephant" de Gus Van Sant (film sur la tuerie dans le lycée de Columbine aux USA). Chaque personnage de ce film pourrait être le "21st Century Boy".

Découvrez le single ici .

Du Gorillaz en toute humilité !

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Gorillaz sortira un tout nouvel album studio intitulé “The Now Now” ce 29 juin 2018 sur le label Parlophone. 

« The Now Now » comportera 11 titres originaux produits par Gorillaz avec James Ford et Remi Kabaka. L’album a été entièrement enregistré au Studio 13 à Londres en février de cette année.

Durant les sessions d’enregistrement de l’album « The Now Now », Gorillaz a préféré délaisser les invités prestigieux pour revenir aux racines créatives du groupe : le doux rêveur 2D au chant, la brillante badass japonaise Noodle aux guitares, sans oublier le philosophe New-Yorkais Russel Hobbs à la batterie.

Au vu de l’absence de Murdoc Niccals, temporairement indisposé, c’est Ace, ancien membre du Gangreen Gang, que l’on retrouve à la basse.

Le premier clip très ensoleillé, dans lequel on découvre 2D en rollers et Jack Black en musicien de rue, illustre « Humility », la première plage de l’album. Le clip a été réalisé par Jamie Hewlett et filmé dans son intégralité à Venice Beach, en Californie, le mois dernier.
 

Le “The Now Now Tour” passera par Rock Werchter le jeudi 5 juillet. 

Humility est à découvrir ici .

 

 


 

 

 

David Eugene Edwards et Alexander Hacke s'allient au sein d'un nouveau projet !

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David Eugene Edwards (Wovenhand, 16 Horsepower) et Alexander Hacke (Einstürzende Neubauten) s'allient au sein d'un nouveau projet : Risha.

Tout au long des deux dernières décennies, le travail prolifique d’Edwards au sein de ses deux groupes, 16 Horsepower et Wovenhand, a influencé et inspiré toute une génération de musicos.

Alexander Hacke, musicien dans l'âme, est principalement connu comme membre du groupe allemand de musique industrielle, Einstüzende Neubauten, et compte parmi les artistes expérimentaux les plus influents sur la scène rock.

Les deux personnages se connaissent depuis une éternité. Il se sont rencontrés au tout début de 16 Horsepower et ont collaboré sur l’album de réunion du groupe d’indie rock australien City Solution, American Twilight, en 2013.

Risha ne peut pas être décrit en termes traditionnels, c’est une véritable tapisserie d’americana, de neo-folk, d’industriel, d’ambiant, d’électronique et de musique arabe. Risha, qui signifie « plume » en Arabe, est composé de dix parties. Chacun de ces morceaux est une pièce d’un puzzle fait pour être écouté dans son intégralité.

Premier extrait en écoute, "All in the Palm", ici !

 

Ils n'ont besoin de personne !

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Premier extrait de « Duos volatils », nouvel album à paraître prochainement : une relecture des titres de Véronique Sanson avec les vieux complices de toujours et la jeune génération.

Chacun des artistes invités apporte sa griffe. On va de surprise en surprise. Tout est changé et, finalement, rien n’a vraiment changé : l’âme Sanson est bien là, inaltérable, pimentée d’autres talents, le temps d’un grand album.

Un extrait de "Besoin de personne" avec Christophe Maé, ici .

La troubadour de la chanson française se livre à nouveau !

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Suite au succès de A la dérive, le premier titre de la troubadour, Bertille des Fontaines, sorti en automne dernier, trois nouveaux titres sont proposés : L’ALLÉE DES CYGNES, LA NUIT et MON AMANT DE KARMA.


Bertille des Fontaines est une chanteuse à textes. Troubadour, artiste aux cordes multiples, elle livre également ses écrits sur les Chroniques des Fontaines. 

L'allée des cygnes, La nuit, Mon amant de Karma et A la dérive sont disponibles sur toutes les plateformes de vente Internet.

Le clip de son premier titre, A la dérive, est à découvrir ici.

 

 

 

 

Charlie Winston rêve du Weekend

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Après avoir gravé trois albums et quelques singles mémorables, (« Like A Hobo », « Kick The Bucket », « Hello Alone »), Charlie Winston publiera un nouvel elpee, fin septembre. Il s’intitulera « Saquare 1 ». En attendant, cet auteur-compositeur nous dévoile son premier single, baptisé « The Weekend ». Une compo qui évoque la manière dont chacun se réinvente dès que le week-end arrive. Une chanson exaltante, joyeuse et ensoleillée destinée à nous libérer des contraintes afin de devenir de meilleures versions de nous-même. Pour découvrir le clip, c’est ici

En concert :

- 01/06/2018 - Le Mas Festival – Puget sur Argens, France
- 29/06/2018 -  Ferte Jazz Festival – La Ferte sous Jouarre, France
- 30/06/2018 - Wolfi Jazz Festival – Wolfisheim, France
- 27/07/2018 - Albertville Jazz Festival – Albertville, France
- 04/08/2018 - Dime on Fest – Nice, France

D’autres dates viendront certainement s’ajouter d’ici l’automne.

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Bertrand Cantat

En guise d’adieu…

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C’est la première et ce sera peut-être la dernière fois que votre serviteur assiste à un concert de Bertrand Cantat. La tournée 'Amor Fati’ s’achève définitivement ce soir dans une Ancienne Belgique pleine à craquer. C’est le Palois en personne qui va annoncer cette décision, avec beaucoup d’émotion, au beau milieu du set. Elle fait suite à toute la polémique déclenchée par son retour sur scène. Pourtant, ce périple aura permis à plus de 35 000 personnes de le voir ou de le revoir en ‘live’. Un public qui s’est déplacé pour l’artiste et pas l’homme, n’en déplaise à ses détracteurs…

Il n’est que 19h15 lorsque Belfour, le supporting act, grimpe sur le podium. Un duo issu de Clermont-Ferrand, réunissant les chanteurs/percussionnistes Michael Sacctti et Mena Lucie, cette dernière se consacrant également aux percus.  

Energique, la musique du tandem puise ses sources dans la roots, le folk, le blues, le rock et l’electro, surtout à travers les samples. Les influences sont d’ailleurs multiples et oscillent de John Lee Hooker à Feist, en passant par T-Model Ford, Ali Farka Toure, PJ Harvey, Cat Power, Florence and The Machine, Janis Joplin, The Black Keys et The Kills. La voix de Michael Sacchtti est envoûtante, mais aussi parfois explosive. Celle de Mena adopte des inflexions proches de Beth Hart. Les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire ; et de la setlist, on épinglera « Juste une seconde ». Entre riffs entêtants, rythmique minimaliste, à la limite tribale, la paire s’autorise des crescendos bien sentis. Une excellente mise en bouche !

A 20h15, le backing group de Cantat débarque sur les planches, surmontées de deux estrades. L’une est destinée au préposé aux synthés et l’autre au drummer. Pascal Humbert (NDR : également impliqué chez Detroit) se charge, bien évidemment, de la basse. Et le line up est complété par deux guitaristes, Cantat empoignant épisodiquement une troisième gratte, et bien sûr se réservant le chant. Il entre en scène, après son quintet, sous un tonnerre d’applaudissements.  

« Amie nuit » puis le titre maître d’« Amor fati » ouvrent le show. Des images correspondant parfaitement aux thèmes traités par ces deux compos sont projetées sur un écran installé en hauteur. Les interventions de Humbert à la basse sont déjà bien marquées. « Silicon Valley » et l’implacable « Excuse My French » libèrent toute leur puissance électrique. Cantat est impérial tout au long d’« À l'envers, à l'endroit », un des titres-phares de Noir Désir, et tout particulièrement derrière son micro. D’ailleurs, en général, sa voix s’impose. Il signale être content d’être à Bruxelles, que le public belge est moins prétentieux que celui de Paris et qu’il a vécu de très bons moments dans l’Ancienne Belgique. Sous le coup de l’émotion, il va quitter le podium, à trois reprises. Mais ses musicos prennent alors le relais. Et soudain, il annonce qu’il s’agit de son dernier concert. Le public est sous le choc, mais l’applaudit très longuement. C’est également à trois reprises qu’il souffle dans son harmonica, des moments au cours desquels il vide ses tripes et épanche tout son spleen. Il fustige également le showbiz et une certaine presse. Humbert remercie le public et apparemment secoué par la décision de Bertrand, déclare également, qu’il s’agit du dernier concert. Il fond même en larmes en présentant l’équipe des techniciens et les musicos qui l’accompagnent.

Véritable bête de scène, Bertrand Cantat nous délivrera, ce soir, 7 reprises de Noir Désir dont un « Sa majesté » de toute beauté. Et notamment en rappel, dont les incontournables « L’homme pressé », « Tostaky », « Lost » et « Ici Paris ». Enflammé, l’auditoire lui rétorquera, à plusieurs reprises, un ‘Ici Bruxelles’, moment au cours desquels Cantat cessera de jouer pour profiter du moment.

Lors du second encore, il clôt le show par une version unplugged de « Comme elle vient ». Et la foule reprend les paroles en chœur, mais en les hurlant, illustrant une véritable communion entre elle et le band. Un concert exceptionnel, c’est le cas de le dire…

(Organisation : Live Nation en accord avec Uni-T)

Mingawash

Un être vous manque…

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Le Télégraphe est un bar situé face à la gare d’Ath, un endroit au sein duquel se déroulent régulièrement des concerts. A l’affiche de ce samedi 9 juin, Mingawash et Dadabovic. Deux formations qui se connaissent et s’apprécient. Certains sont même devenus des potes. Pas grand monde dans la salle pour le premier show. 70 personnes tout au plus.

Dabadovic est programmé en supporting act. Mais le soundcheck est plutôt chaotique. Les balances sont difficiles à régler, et le set ne commence que vers 21 heures. La set list de la formation est identique à celle de la répétition générale, accordée au Zik Zak.

Dadabovic pratique une fusion énergique et frénétique entre métal et hardcore. Si vous préférez, du trashcore moderne. Déjanté, le spectacle ressemble à une comédie burlesque. Le professeur Dadabovic, le chirurgien Toniatoski, l’infirmière transsexuelle Janolapov et le fou Romanescù sont les personnages centraux. Bourrés de jeux de mots, les textes sont à prendre au second degré. Des vidéos amorcent chaque compo. Une mise en forme susceptible de vous conduire à l’internement psychiatrique. Mais si les malades sont de sacrés musicos, difficile de comprendre pourquoi il faut pousser le décibelmètre dans le rouge…

Place ensuite à Mingawash. Après avoir publié deux Eps (« Pandi Panda Panda Pendu » et « Zoofolie »), le combo a gravé son premier long playing, l’« Imposteur », en avril dernier. Et il est parti en tournée pour le défendre. Martin est soutenu par Clément aux vocaux, avec lequel il débute une tournée, qui passe ce soir par Le Télégraphe. Depuis que Martin Moreau (NDR : après avoir sévi chez Feel, ce batteur milite aujourd’hui a sein de Lemon Straw) a débarqué, comme second vocaliste, Clément peut davantage se concentrer sur le chant. Le show est aussi délirant que le précédent. Visuel également. Gaëtan et Max se chargent des grattes et Denis se consacre à la basse. Sans oublier Théo, le batteur fou responsable d’interventions aussi sauvages que tribales, ainsi que le percussionniste insolite (grosse casserole et fût de coca-cola), Christopher. Deux pandanettes sur les quatre ont fait le déplacement. Pas de Roy le Panda, non plus. Dommage, car en général, c’est lui qui met le feu.  

Le son est meilleur. Faut dire que la configuration des lieux n’est pas facile pour l’ingé-son. Martin et Clément changent régulièrement de déguisement. Ils se sont travestis en gonzesses pour « Médiant ». Energiques, rageurs, les morceaux défilent. Il y a un peu plus de monde pour ce set. Et manifestement le public est enthousiaste. Mais comme il n’y a pas assez d’espace pour pogoter, les mouvements sont plus timorés. Ce qui n’empêche pas la température ambiante de grimper. Un bon show qui a sans doute manqué du petit grain de folie que seul le Panda est capable d’apporter. Dommage ; mais le concert était, ma foi, plutôt sympa. A revoir néanmoins, sur une plus grande scène, lorsque la troupe est au complet.

(Organisation : Le Télégraphe).

Public Image Limited (P.I.L.)

Le côté face de P.I.L.

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Malgré un prix d’entée raisonnable (29€), l’Ancienne Belgique est loin d’être comble ce soir. Elle a d’ailleurs été configurée en Box/Ballroom. Pourtant P.I.L. est un rares groupes-phare qui soit parvenu à naviguer entre punk (NDR : logique, puisque Johnny Rotten est dans la place), post-punk (la ligne de basse tracée par Jah Wobble n’a pas totalement disparue, même s’il ne figure plus dans le line up) et disco (pour l’aspect dansant). 

Un bref historique, d’abord ! Après avoir sévi chez les Sex Pistols, comme chanteur, le turbulent John Lydon, surnommé ‘Rotten’, fonde P.I.L., en 1978. Ou si vous préférez Public Image Limited. Les débuts sont prolifiques, puisque la formation publie trois albums en quatre ans, soit l’année de sa fondation, « First Issue », « Metal Box » (NDR : considéré comme le meilleur par la critique, il constitue une référence pour tout bassiste, à cause de cette ligne dub reggae), en 1979, et « Flowers of romance », en 1981. Mais en 1984, juste avant d’enregistrer « This Is What You Want... This Is What You Get », Jah Wobble est remplacé par Keith Levene. Ce dernier n’y fera d’ailleurs pas long feu. Entre 86 et 92, le combo grave encore quatre opus d’honnête facture, sans plus. D’ailleurs, il va prendre une longue pause entre 1992 à 2009. Une période au cours de laquelle, Lydon va amorcer une brève carrière solo, avant de reformer les Pistols, pour sans doute renflouer sa situation financière. Puis, P.I.L. se reforme et part en tournée, se produisant notamment, en Belgique, dans le cadre du Rock Zottegem en 2010 et, déjà, à l’AB, en 2011.

Le décor est sobre. En fond de podium, une toile représentant un mur de briques, sur lequel figure le logo de la formation, est tendue. « Warrior » est un titre destiné à faire danser l’auditoire ; mais il reste impassible. John éprouve des difficultés à trouver sa voix (NDR : voie ?). En outre, il semble avoir perdu une partie de sa mémoire, puisqu’il doit s’aider de copions, disposés sur un chevalet, pour restituer les paroles de ses chansons. Il les quittera d’ailleurs, rarement des yeux. Vêtu d’une chemise à carreaux et chaussé de lunettes, on dirait qu’il sort de l’hospice. Le début de set est manifestement laborieux. Avant d’attaquer le quatrième morceau, « The one », John empoigne une grande bouteille de bourbon, boit au goulot, et recrache une partie du liquide. Le show démarrerait-il enfin ? « Death disco » semble confirmer cette impression. Une version ‘extended’ au cours de laquelle, la ligne de basse, le drumming tribal, les riffs de gratte saccadés et la voix spasmodique de Lydon font bon ménage au sein d’un climat carrément disco…

Evidemment, c’est lors du méga tube « This is not a love song » que le public sera le plus réactif. D’ailleurs, de timides pogos (NDR : les spectateurs ne sont plus tout jeunes, non plus) se déclenchent. Et tout au long de « Rise ». Ce qui provoque l’intervention d’un garde du corps particulier du band qui doit calmer un gars un peu trop agité, dans la fosse. Dommage d’ailleurs qu’il faille attendre ces tubes pour que celle-ci décide enfin de se remuer.  

Le groupe va quand même accorder un bref rappel, en délivrant l’inévitable « Public Image Limited », et pour clore la prestation, « Open up/shoom », dont les lyrics se bornent à une succession d’injures, rappelant un certain passé punk (NDR : ou la hype plus contemporaine des Sleaford Mods). A la demande de Johnny, la foule est invitée à scander en chœur, des ‘fuck off’. Au bout d’une heure trente, après la présentation des musicos, le spectacle s’achève…

Si la discographie de P.I.L. est toujours aussi incontournable, FACE au public, il fait vraiment pâle figure…

Set list : Warrior, Memories, The Body, The One, Corporate, The Room I Am In, Death Disco, Cruel, I’m Not Satisfied, Flowers of Romance, Fishing, This Is Not a Love Song,Rise

Rappel : Public Image, Open Up, Shoom

Pour les photos, c’est ici

(Org: Greenhouse Talent) 

 

 

 

Anna Calvi part à la chasse… des préjugés sur la sexualité…

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« Hunter », c’est le titre du 3ème opus d’Anna Calvi. Il sortira ce 31 août 2018. Lors des sessions, elle a reçu le concours de son backing group, mais également du claviériste de Portishead, Adrian Utley, ainsi que du bassiste des Bad Seeds, Martyn Casey.

Elle a injecté dans sa musique, une sauvagerie et une énergie primitive. Calvi pousse les limites de sa guitare et de sa voix au-delà de tout ce qu'elle a enregistré auparavant.

« Hunter » est annoncé comme un album viscéral explorant la sexualité et enfreignant les lois de la conformité entre les sexes. Un disque queer et féministe qui galvanise dans une quête de liberté. 

Son nouveau clip, « Don’t Beat The Girl Out Of My Boy », a été réalisé par l'étoile montante et collaborateur récent de Kendrick Lamar, William Kennedy et chorégraphié par Aaron Sillis (FKA Twigs). La vidéo est disponible ici  

Anna a déclaré: ‘C'est une chanson sur le défi du bonheur. Il s'agit d'être libre de s'identifier comme bon vous semble, sans aucune contrainte de la part de la société’.

http://annacalvi.com/

 

Dave Gahan dans le nouveau clip de Goldfrapp !

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« Ocean », c’est le nouveau single et clip de Goldfrapp. Réalisé par Alison, il a reçu le concours de Dave Gahan, le chanteur de Depeche Mode. Elle a ainsi déclaré ‘J'ai passé un temps incroyable à diriger Dave dans la vidéo pour la piste et nous ne pouvions pas être plus heureux di résultat final’

Pour découvrir le nouveau clip, c’est ici

En concert le 7 juillet, dans le cadre du Pukkelpop

 

 

 

 

Eut, mais pas Het !

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EUT, c’est une formation néerlandaise qui publiera son premier album en octobre 2018. Responable d’une musique énergique, le groupe, emmené par la chanteuse charismatique Megan de Klerk, puise ses influences au sein des 90’s et tout particulièrement chez Pixies, Yeah Yeah Yeah, Blur, Weezer, Hole, Wilco et Beck. En attendant, le combo a publié un single, intitulé « Crack the world », doublé d’un clip, et c’est ici

https://www.thewordiseut.com/