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Le parfum de vie de Goudi

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Andrea Marr

Natural

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Andrea Marr est issue de Melbourne. Elle chante aussi bien le funk, le blues que la soul. Elle a déjà été primée en Australie. Tout particulièrement en 2005 et 2009. D’abord comme ‘Blues Perforner of the Year’, puis meilleure artiste féminine. En 2012, elle a représenté son pays à l'International Blues Challenge de Memphis. Depuis, elle drive sa propre formation, baptisée Funky Hitmen, dont le line up implique huit musicos chevronnés et particulièrement performants en ‘live’. Elle-même foule les planches depuis 1999. "Natural" réunit plusieurs plages parues en 2012 sur son Ep "Sass & Brass". Les autres titres ont été enregistrés en 2017, en compagnie de son backing group. 

Andrea Marr et ses Funky Hitmen puisent essentiellement leurs sources dans le Memphis r&b, et plus précisément le southern r&b de Stax. C’est flagrant dès le morceau qui ouvre la plaque, "Force of nature". Mais également "Credit", un r&b explosif au cours duquel la voix rayonne face au de cuivres. Le funk investit naturellement "Rock steady", "Mama got it wrong sometimes too" et "What to I have to do". Les climats y sont parfaitement homogènes et André y impressionne par sa réserve vocale. Elle est cependant tout aussi à l’aise lors des tempos plus lents, à l’instar de "Grateful" et "That's where love ends". Soulignons encore la performance du gratteur de service, Dave Reynolds, singulièrement en verve tout au long de "Let's take it to the bedroom" et "Real good man". Et manifestement, il a un fameux potentiel !

 

Jon Lord

Windows (Réédition)

Écrit par

Jon Lord est un des fondateurs de Deep Purple, un groupe notoire né en 1968. Ce célèbre claviériste anglais y a milité jusqu’en 2002. Jon a malheureusement quitté ce monde en 2012. Il avait 72 ans. Il restera l'un des musiciens les plus doués de sa génération. De formation classique, il réussit, dès 1969, à faire enregistrer Deep Purple en compagnie d’un groupe philharmonique, "Concerto for Group and Orchestra". Il poursuit cette expérimentation sous son propre nom, en 1971 et publie "The Gemini suite", en 1971, œuvre pour laquelle il avait reçu le concours du London Symphony Orchestra. L’étape suivante, "Windows", est immortalisée ‘live’ à Munich, le 1er juin 1974. Eberhard Schoener, adepte des synthétiseurs, qui dirige pour l'occasion le Munich Chamber Opera Orchestra, y collabore. Ce "Windows" a été remasterisé. Quelques musiciens rock ont participé à cette aventure, dont David Coverdale et Glenn Hughes", alors impliqués chez Deep Purple, mais également Tony Ashton, Ray Fenwick et Pete York.

L’opus ne recèle que deux plages. "Continuo on BACH" s’étale sur plus de 16'. Il s’agit de la vision personnelle de l'artiste sur une fugue inachevée de Jean-Sébastien Bach. La seconde dépasse la demi-heure. C’est le titre maître. Divisé en trois mouvements, il permet d'une part aux sopranos de l'orchestre de chambre de tirer leur épingle du jeu, et d'autre part, une fusion de rock, blues et jazz dans la sphère classique, permettant également aux deux vocalistes du band insulaire, Coverdale et Hughes, de mettre leurs organes en exergue. Lors de ces expériences opérées entre rock et classique, il y a toujours à boire et à manger. Votre chroniqueur n’avoue aucune addiction particulière en cette matière.

 

Hamilton Loomis

Basics

Écrit par

Agé de 42 ans, Hamilton Loomis est issu de Galveston, au Texas. Chanteur, compositeur et multi-instrumentiste (NDR : c’est avant tout un guitariste, mais il est aussi doué à la basse, à l’harmonica qu’aux claviers). Il a beaucoup appris des bluesmen notoires comme Johnny Copeland ou Albert Collins ; mais surtout, il revendique l'héritage de Bo Diddley ! Son premier opus, "Hamilton" remonte à 1995. "Basics" constitue son neuvième. Les treize plages sont signées ou cosignées par Loomis, le plus souvent en compagnie de son ami Tommy Sims.

Puissant funky r&b, "Sugar baby" ouvre la plaque. Il y évoque la maladie congénitale dont souffre son jeune fils, âgé de quatre ans à peine. Une bonne entrée en matière. Blues, rock'n'roll, soul et funk coulent naturellement dans les veines de l’artiste. En outre, il prend le soin de soigner le sens mélodique de ses compos. Même sur les cordes. Sa voix est très harmonieuse et s’intègre parfaitement au sein de cet univers sonore empreint d’esthétisme.

Soutenu par les interventions à la slide de Chris Eger, Hamilton double cordes et harmonica sur l’excellent blues/rock "Ain't what it ain't". L’émotion est d’une grande pureté tout au long des ballades "Getting so big" et "Prayer". Loomis entame "Come and get me" au piano électrique, avant de se consacrer à la guitare, sur laquelle il accorde un envol remarquable. Une très belle plage ! "Funky little brother" clôt le long playing. Un funk rock construit sur un mur de guitares constitué de trois grattes. Au bout de six minutes, la piste vire à la jam au cours de laquelle défilent successivement quatre musiciens issus de Houston. Sarah Kimberly en profite pour tirer son épingle du jeu à l'orgue et à la trompette.

Left Lane Cruiser

Claw Machine Wizard

Écrit par

Il y a déjà 10 ans que ce duo issu de l'Indiana propose un cocktail tumultueux de garage, blues, rock et punk. Et au fil de ses albums, manifestement, il ne lâche rien. Au départ, LLC avait emprunté le sillage tracé par des formations comme Black Keys ou White Stripes. Depuis, l’expression sonore est devenue bien plus personnelle. L'inaltérable Freddy J Evans IV est toujours aux commandes. Il se consacre à la slide et au chant. Il est épaulé par le percussionniste Pete Dio. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Off the Cuff de Jason Davis, dans leur base à Fort Wayne.

Le titre maître entame les hostilités. Agressif, le chant punk libère une puissance destructrice. Une voix qui demeure aussi féroce tout au long de "The point is overflowing", un blues plus sauvage et sans compromission, digne du label Fat Possum. Métallique, la slide alimente "Booga Chaka", un blues farouche qui intègre parfaitement les percussions. Une plage de choix ! Plus surprenant, la voix de Freddy devient plus douce sur "Lay down". Et c’est encore sans la moindre colère qu’il aborde "Burn em brew", une plage discrètement tapissée par un orgue. Caractérisés par des éclats de slide, "Still rollin" et "Lately" replongent dans le garage. "High maintenance" émarge au Mississippi blues. Enfin, les interventions au bottleneck sur la gratte électrique ainsi que les riffs plaqués et implacables dopent littéralement la plage finale, "Liquor store", la voix de Freddy se chargeant du reste. Excellent !

 

Jane Lee Hooker

Spiritus

Écrit par

Jane Lee Hooker, c'est le patronyme d'un groupe de blues/rock new-yorkais. Particularité, il réunit cinq jeunes femmes, soit la chanteuse –claviériste à ses heures– Dana ‘Danger’ Athens, la bassiste Mary Zadroga, la drummeuse Melissa ‘Cool Whip’ ainsi que les guitaristes Tracy Hightop et Tina ‘T-Bone’ Gorin. Elles avaient commis un premier album, "No B!", en 2016. Les dix plages du second opus ont été écrites par le collectif des 5 ladies. 

"How ya doin?" rock et rolle dès l'ouverture. La voix ressemble à un cri. Les gratteuses ne tiennent pas en place. "Gimme that" et "Be my baby" sont des pistes découpées dans des riffs stoniens. Plus paisible, la dernière est également mieux réussie, grâce aux cordes qui se relaient. "Later on" est une plage indolente, proche du r&b. La voix de Dana éclate sans se forcer, impressionne même, avant que ne débarquent des cordes majestueuses. Elle se charge de passion tout au long d’"Ends meet", un titre au cours duquel elle s’accompagne au piano. Garage/rock, "Black rat" est à la fois frénétique et enlevé. "Turn on your lovelight" baigne au sein d’un climat digne du ‘live’ ! Signé Bobby Bland, ce morceau notoire est adapté un peu comme chez l’Allman Brothers Band, les deux grattes entrant en effervescence. Blues lent assez classique, "The Breeze" clôt cet LP, une longue plage qui suscite presque l’ennui, jusqu’au moment où, à deux minutes du terme, Dana rameute sa troupe… d’un air menaçant…

 

Casey Hensley

Live

Écrit par

Cette Californienne (NDR : elle vit à San Diego, près de la frontière mexicaine) vient à peine de fêter ses 25 printemps. On compare souvent sa voix à celle de Janis Joplin ; ce qui n'est pas nécessairement un cadeau. Son batteur et partenaire dans la vie n’est autre que fils de la regrettée chanteuse Candye Kane, Evan Caleb Yearsley. Et Laura Chavez, sa guitariste, sévissait au sein du backing group de cette dernière. Cet elpee constitue le premier de Casey. Il a été immortalisé en public au studio Thunderbird de Thomas Yearsley, c’est-à-dire le père d'Evan Caleb qui milite également chez les Paladins. Une histoire de famille ! Pour enregistrer cet opus, elle a également reçu le concours du brillant saxophoniste Johnny Viau et du bassiste Marcos C. Le tracklisting épingle quelques compos signées par Mrs Hensley, mais surtout des reprises de titres d'artistes notoires.

L’opus s’ouvre par le "Big Mama's coming home" de Big Mama Thornton. Sa voix est puissante, dans un registre proche d’Etta James, mais elle la force quelque peu et finit par la briser. Elle n’a d’ailleurs pas besoin de se faire violence pour chanter. Et le démontre tout au long du blues lent "Put your lovin' where it belongs". Plusieurs plages indolentes figurent sur cet LP. A l’instar du célèbre "I put a spell on you" de Screamin' Jay Hawkins. Mais sa voix part parfois à la dérive. Heureusement, très souvent, les interventions dynamiques de Viau au saxophone, sauvent la mise. "Ball and chain" est une autre compo issue de la plume de Big Mama Thornton. Elle figurait également au répertoire de Janis Joplin, quand elle sévissait au sein du Big Brother and the Holding Company. Paradoxalement, Miss Hensley est tout à fait à l’aise pour la restituer. Ce long playing sonde également le rock'n'roll et le funky r&b, notamment à travers le "Voodoo woman" d'Etta James. Mais c’est surtout la guitariste Laura Chavez qui tire son épingle du jeu, sur cet album. Irréprochable, elle se déchaîne d’un bout à l’autre de la plaque. Elle a, en outre, très bien assimilé le style de Johnny Guitar Watson. "Too tired" en est d’ailleurs la plus belle illustration…

 

Erin Harpe

Big Road

Écrit par

Fondé en 2010, Erin Harpe and The Delta Swingers est un quartet issu du Massachusetts. Erin en est bien sûr le leader. Il se réserve le chant et la guitare. Il est épaulé par le bassiste Jim Countryman, l’harmoniciste Matt Prozialeck et le batteur Kendall Divoll. "Big Road" constitue le second opus du band. Il fait suite à "Love whip blues", paru en 2014. En outre, le même line up se produit sous le patronyme de Lovewhip, mais dans un registre electro funk.

Erin a également assuré la mise en forme de ce nouvel elpee. Un disque découpé en dix plages, dont trois compositions personnelles et des reprises qui reflètent bien son attachement au blues originel du Delta.

Plage d’ouverture, "Kokomo" est également la meilleure. Une version énergique d’une compo signée par le légendaire Mississippi Fred McDowell. Très amplifiée, elle se distingue par un dialogue entre les sonorités traitées au bottleneck par Erin et l'harmonica de Matt, tout en restant fidèle à l’esprit du Delta. "Lonely leavin' town" est un morceau plus cool. Les reprises restent bien dans l'esprit des créateurs d'avant la grande guerre, Tommy Johnson et Mississippi John Hurt. Sur "Big Road", les Delta Swingers évoquent le Canned Heat originel. La reprise fétiche du "Shake your hips" de Slim Harpo est la plus longue plage, un boogie qui se distingue par de belles envolées aux cordes et à l'harmonica. "Voodoo blues" s'enfonce dans la Louisiane. Erin se consacre au frottoir et Michael Casavant, invité pour la circonstance, à l'accordéon. Le titre final, "Gimme that", s’inscrit davantage au cœur de l’autre projet, Lovewhip ; une piste electro funk dansante qui laisse une large place aux solistes et aux percussions de Kendall !

 

Vanessa Collier

Meeting my shadow

Écrit par

Agée à peine de 27 printemps, Vanessa Collier est chanteuse, compositrice et saxophoniste. Elle appartient à la scène blues de Boston et a étudié au prestigieux Berklee College of Music. Elle a fourbi ses armes au sein du backing band du notoire Joe Louis Walker, entre 2012 et 2013. Son premier opus, "Heart Soul & Saxophone", remonte à 2014. Elle a depuis signé chez le label allemand Ruf et a participé à la tournée européenne ‘Blues Caravan’. La majorité des titres de ce nouvel opus sont issus de sa plume. Lors des sessions, elle a bénéficié du concours de son backing group et d’invités talentueux comme Lara Chavez à la guitare et Charles Hodges aux claviers. La mise en boîte s’est déroulée à Memphis.

Vanessa se réserve différents claviers et la flûte sur le subtilement funk, "Poisoned the well", une ouverture qui tient parfaitement la route. Un funk qui contamine davantage "Dig a little deeper", un r&b dansant qu’elle souligne de son saxophone ténor. "When it don't come easy" nous entraîne dans le Delta du Mississippi, un blues enrichi par l'orgue de Charles Hodges et la slide de Josh Roberts. Miss Collier apprécie le r&b. Elle le démontre tout a long du dynamique et galopant "Two parts sugar, one part lime", mais également lors de l'excellente version de "When love comes to town", une compo que U2 avait enregistrée avec BB King, dans les studios Sun de Memphis, en 1988. La voix de Vanessa excelle tout au long de la ballade à coloration Stax, "You're gonna make me cry", un titre que le chanteur soul O.V Wright avait transformé en tube, en 1965. Autre cover, celle du "Up above my head, I hear music in the air" de Rosetta Tharpe. Laura Chavez y brille aux cordes alors que le sax de Vanessa est littéralement en liesse. Et elle en remet une couche tout au long de "Whiskey and women", un Chicago shuffle classieux !

 

Bertier

Anna et Roby

Écrit par

Bertier est un collectif belge, né en 2014. A sa tête, le chanteur/parolier Pierre Dungen.

Les autres collaborateurs sont issus de mouvements musicaux différents, tels que la pop, le rock et le classique. Y participent le guitariste Yan Péchin (gratteur pour Bashung, Brigitte Fontaine, Thiéfaine, Miossec et Raphaël), Gil Mortio (Joy As A Toy), les compositeurs Quentin Steffen, Amaury Boucher, Didier Delchambre et Florent Leduc. Sans oublier le violoncelliste Jean-François Assy (Calogero, Arno) et la choriste Lara Herbinia (également photographe). Et toute cette équipe a participé à l’enregistrement d’« Anna et Roby », le deuxième long playing.

Il existe des couples célèbres dont les liaisons et les ruptures se sont opérées dans la douleur. Pensez à Alice & June, Bonnie & Clyde, John & Mary et on en passe. Anna & Roby sont unis dans la vie par l’amour, la musique et la poésie des mots. ‘Faire l’amour malgré nos guerres. C’est faire preuve de caractère. Anna et Roby n’ont que ça dans la cervelle’. Conceptuel, cet opus aborde le thème de l’air. Anna, la mignonne petite Parisienne, est amoureuse des oiseaux et des papillons. Elle rencontre Roby, un monte-en-l’air patibulaire, un peu british, un peu fou… 

Ivoires et cordes trament le titre maître, qui raconte l’histoire du couple qui se forme...

Plus torturé, « Anna » autorise quelques incursions de violoncelle et d’électro.

« Les filles De l’Air », c’est un peu comme Mathias Malzieu dans « La Mécanique du Cœur » quand le docteur Madeleine parvient à greffer à son cœur, une horloge de coucou.

« Roby » se met à nu et refuse d’appartenir au « Star Système ».

Des cordes de gratte propulsent « La Poussière » dans l’atmosphère et celles du violoncelle subliment les sens de « L’Oiseau Lyre » qui vole et nous survole. Mais attention au platane, car l’accident guette. A la manière d’un Gainsbourg, le poète jongle ici avec les rimes. 

Et c’est même à un Gainsbarre démoniaque que l’on pense tout au long d’« Ange Déçu ».

« Anatolie » invite une volée instruments susceptibles de torturer les tympans.

Caractérisé par sa mélodie accessible, « Soda Light » se distingue par ses mots et ses notes en parfaite harmonie.

Bref un album intéressant mais cérébral. L’approche est difficile et pourrait dérouter. Il est d’ailleurs nécessaire de l’écouter à plusieurs reprises avant de s’en imprégner.

Elles Bailey

Wildfire

Écrit par

Elles est originaire de Bristol. Cette chanteuse pratique une musique roots, essentiellement alimentée par le blues et la country. En 2016, elle avait publié "The Elberton Sessions", un Ep 6 titres. Lors de ses vacances passées à Nashville, dans le Tennessee, elle décide d’enregistrer quelques démos au sein du studio Blackbird. Elle y reçoit le concours de la crème des musiciens locaux. Le résultat est tellement bon, qu’elle décide de transformer l’essai en véritable elpee, un disque qui sera produit dans un studio britannique et parachevé en compagnie de musicos insulaires.

Légèrement éraillée, la voix d’Elles colle idéalement au titre maître, qui ouvre la plaque. Brent Mason et Joe Wilkins conjuguent leurs grattes à l’unisson. Remarquable ! Caractérisé par son refrain séduisant, le blues/rock "Same flame" s’appuie sur un riff puissant et se distingue par sa sortie lumineuse à la slide. Les styles proposés sont variés. Eclatante, envoûtante même, la voix de Mrs Bailey est parfaitement soulignée par le piano de Bobby Wood et l'orgue Hammond que se réserve l’Anglais Jonny Henderson (Matt Schofield Trio), tout au long de la ballade indolente "What if I". Les grattes sont chargées de réverb’ lors du bien roots, "Barrel of your gun". Les percus de Wes Little sont particulièrement efficaces sur le delta blues nerveux "Let me hear you scream", alors que la slide est omniprésente. Ballade, "Believed in you" se distingue par un envol de cordes beau à pleurer. Enfin, "Howlin' Wolf" rend hommage aux légendes du Chicago blues disparues…

 

Layla Zoe

Songs from the road

Écrit par

Encore une chanteuse comparée volontiers à Janis Joplin ! Elle est canadienne et répond au nom de Layla Zoe. Sa carrière semble bien lancée, puisqu’elle a signé un contrat chez le label allemand Ruf. Elle ne pouvait donc pas échapper à la série d’œuvres immortalisée ‘live’ et baptisées "Songs from the road" qui sortent sur cette écurie en cd et dvd. 

Sur les planches, Layla est épaulée par ses musicos. En l’occurrence le guitariste Jan Laacks, le bassiste Christophe Hübner et le batteur Claus Schulte. Le concert s’est déroulé au Hirsch Club de Nuremberg, en 2017. Au menu, 10 plages pour le cd, onze pour le dvd. Une ne figure que sur le cd, la cover du "The wind cries Mary" de Jimi Hendrix. Deux uniquement sur le dvd, "Work Horse" et la finale "Me and Bobby McGee".

Layla avait déjà publié un elpee ‘live’, enregistré en public, "Live at Spirit of 66", en 2015 ; mais le répertoire proposé ici est fondamentalement différent. Elle entame son show par "Backstage queen", un rockin' blues imprimé sur un mid tempo. Sa voix est autoritaire. Sa présence scénique, indéniable. Le spectre de Jimi Hendrix hante tout l’opus. Faut dire que le gratteur y contribue largement. Même sur les ballades bluesy "A good man" et "Why do we hurt the ones we loved". Layla libère une grande dose de sensibilité tout au long de l’indolent "Sweet angel". Henrik Freischlader cosigne "Never met a man like you", un shuffle texan digne de Stevie Ray Vaughan. Tout aussi nonchalante, la très longue plage atmosphérique "Highway of tears" assied une très bonne interaction entre la guitare et le chant théâtral voire tragique de Miss Zoe. Le compact disc s’achève, sans surprise, par la cover d’une autre ballade issue de la plume de Jimi Hendrix, "The wind cries Mary".

Le dvd recèle deux bonus. Tout d’abord le très long "Work horse", au cours duquel les musicos reçoivent leur billet de sortie, dont Laacks à la guitare talk box. Puis "Me and Bobby McGee", une compo qui figurait au répertoire de Janis joplin. A cappella la performance est une jolie réussite, mais la voix est plus propre et moins sauvage que celle de l'icône des sixties.

 

Lucinda Williams

This sweet old world

Écrit par

Chanteuse et compositrice, Lucinda Williams pratique ce qu’on appelle aujourd’hui de l’americana. Son premier elpee, "Ramblin'", remonte à 1979 ! Faut dire qu’elle affiche déjà 65 balais ! Originaire de la Louisiane, elle s’est établie à Nashville. Elle a atteint la véritable consécration en 1998, grâce à son album "Car wheels on a gravel road", sur lequel figure son plus grand succès, "Little Honey", un hit qui entrera même dans le Top 10, aux States. "This sweet old world" propose des compos qui figuraient déjà sur un long playing, publié en 1992. Mais il est le fruit de nouvelles sessions qui ont été réalisées à  Los Angeles, en compagnie de son backing group actuel, une formation impliquant le guitariste Stu Mathis, le bassiste David Sutton et le batteur Butch Norton. Pour la circonstance, Greg Leisz –dont on ne compte plus les collaborations– est venu apporter son concours à la gratte. En fait, cet opus célèbre le 25ème anniversaire de la parution de l’elpee originel. Et le résultat est excellent!

"Six blocks away" ouvre le bal. Mathis se charge de la guitare à 12 cordes, tout au long de ce morceau réminiscent des Byrds de la belle époque. Des cordes qui restent particulièrement inspirées tout au long du country/rock/roots "Prove my love". L’opus recèle de nombreuses ballades. Certaines sont vraiment superbes. A l’instar de "Memphis Pearl", mais surtout de "Something about what happens when we talk" et "Sidewalks of the City", dont le climat évoque le "Sticky fingers" des Stones, un album culte paru en 1971 ! Blues/rock, "Pineola" est découpé dans des riffs puissants. La voix est remarquable et les échanges opérés entre Mathis et de Leisz aux cordes électriques, sont lumineux. Le long playing recèle quatre bonus tracks, dont deux blues primaires ainsi que "Wild and blue", une dernière ballade qui véhicule des accents dramatiques.

 

Didier Lockwood

Décès inopiné du violoniste Didier Lockwood.

Écrit par

C'est avec une grande tristesse que l'on a appris, dimanche soir, le décès brutal du violoniste de jazz Didier Lockwood.

Le célèbre musicien serait décédé d'une crise cardiaque.

Didier Lockwood qui avait débuté sa carrière à 17 ans au sein du cultissime groupe Magma était âgé de 62 ans. Il était aussi connu pour sa passion pour le rock de Jimi Hendrix et s'était produit tout récemment, soit le 3 février dernier, dans le cadre du festival de jazz de Tournai.

En 2003, il avait accordé une interview à Musiczine, à lire ou relire ici

RIP

 

Quatre lettres sinon rien ...

Écrit par

Quelques jours avant la sortie de son quatrième album, "Little Dark Age", le vendredi 9 février 2018, MGMT a présenté son nouveau clip 'Me and Michael', une échappée synth-pop rythmée.

Le clip a été réalisé par Joey Frank et Randy Lee Maitland. Il relate la rencontre du groupe avec un succès sans précédent après avoir volé une chanson au groupe philippin Truefaith.

Ce groupe de rock, qui reflète le style étonnant de MGMT, s'est d'ailleurs offert sa propre version du titre 'Me and Michael', nommée 'Ako at Si Michael', réalisant également un clip subjuguant.

Formé en 2002, MGMT ont sorti un premier album puissant et nommé aux Grammy Awards, "Oracular Spectacular" en 2007. Ce dernier a été suivi par "Congratulations" en 2010 et en 2013 par l'album "MGMT".

Regardez ici le clip de 'Me and Michael'

 

 

 

 

La quadrature du cercle ...

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A Perfect Circle sortira l’album ‘Eat The Elephant’ le 20 avril chez BMG. C’est le quatrième album du groupe et le premier depuis ‘eMOTIVe’ qui date de 2004.

L'album arrive après des années d'anticipation et de spéculation, qui ont atteint leur climax alors que le groupe dirigé par Maynard James Keenan et Billy Howerdel a lancé sa tournée d'automne 2017 avec la sortie du single ‘The Doomed’. Le groupe a ensuite inauguré la nouvelle année avec la première de la chanson ‘Desillusioned’.

La précommande de l'album, coproduit par Dave Sardy (Autolux, Slayer), est maintenant disponibles et vient avec le téléchargement immédiat de ‘TalkTalk’, ‘Disillusioned’ et ‘The Doomed’. ‘Eat The Elephant’ est disponible en plusieurs formats, y compris en numérique, CD, double vinyle et coffret avec le vinyle, le CD et le téléchargement numérique haute définition ainsi qu'un jeu de cartes personnalisé et un prisme.

Pour Record Store Day, une version limitée du LP sur vinyle blanc avec couverture alternative sera également disponible.

Ecoutez le nouveau single Talktalk ici .

Un café très serré !

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Après deux années et 145 concerts en Europe, le duo, actif depuis 2009, est de retour à Bruxelles afin d'enregistrer un cinquième album.

Si la sortie de ce dernier est prévue pour septembre 2018, Soho (Ph) et Renaud (Be) en dévoilent aujourd'hui un premier extrait « Lightness ».

Fidèle à sa configuration scénique live, qui a évolué au fil des albums, le duo joue avec des structures reposant sur les loops de guitare, où les lignes de chant, batterie et clavier ont pris de nouvelles couleurs, de nouvelles sonorités... Evolution et changement, être en devenir, toujours.

Envie de vous plonger dans cet univers sulfureux ? Cliquez alors ici.

 

 

  

Du Français dans le texte !

Écrit par
Le concours des artistes qui chantent en français verra ces 23 et 24 février prochains douze artistes et groupes se disputer les quatre places pour la finale.
 
Plus d'info en cliquant ici.

Pas de vie sans blues !

Écrit par

Le nouvel album de FRED BLONDIN  “Pas de vie sans blues” sera dans les bacs en mars 2018

A travers ses rencontres artistiques, il a composé pour de nombreux artistes tels que Johnny Hallyday, Patricia Kaas, Yannick Noah, Michel Sardou, Julio Iglesias. Sa personnalité vocale séduira de grands noms de la chanson française qui lui offriront à leur tour des chansons (Calogero, CharlÉlie Couture).

Pas de vie sans blues est une rencontre artistique entre Fred Blondin et des artistes qu’il apprécie et qui lui ont écrit des chansons qui lui ressemblent… DARAN sur « Pas de vie sans blues », CALI pour « Notre amour foutu » et « On rentre à la maison » et GRAND CORPS MALADE pour « J’ai vu le blues »

Des paroles plus que jamais d’actualité et toujours des bougies pour fêter les 30 ans de carrière de Fred Blondin.

 "Je partirais demain" est à découvrir ici.

 

 

 

 

Marmozets

Un show à la fois décomplexé et déjanté !

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Marmozets est un quintet insulaire impliquant uniquement des membres de deux familles. Trois sont issus du clan McIntyre et deux, Bottomley. D’abord la chanteuse Rebecca, le drummer Josh et le guitariste rythmique Sam. Ensuite le gratteur soliste Jack et le bassiste Will. La formation pratique un cocktail truculent de post-punk, power rock, post-hardcore et pop, tout en préservant le sens de la mélodie. En fait elle s’est imprégnée de tout ce qui a construit l'histoire du rock alternatif, à savoir un son brut, revendicatif, issu des bas-fonds et de l'underground des pubs londoniens, pour le transformer en son moderne et contemporain.

Son tout nouvel opus, « Knowing What You Know Now », vient de sortir. Un elpee qui a bénéficié du concours de Gil Norton (Foo Fighters, Pixies, Jimmy Eat World) à la production. En live, le band jouit d’une solide réputation. Il a d’ailleurs déjà ouvert le festival Rock Werchter…  

Le supporting act est assuré Rumours. A son actif, « Infant », un Ep 5 titres paru en mai 2016. Ce quatuor gantois réunit Hannah Vandenbussche, Stéfanie Mannaerts, Jonas Boermans et Pieter-Jan Cools. Soit trois préposés aux synthés, machines et boîtes à rythmes ainsi qu’une chanteuse, dont la voix, à la fois claire et éthérée, évoque celle d’Agnès Obel. Les infra-basses forcent votre serviteur à reculer à l’arrière de la salle. Le son y est meilleur. Le set tient finalement la route et incite le public à se remuer le popotin. C’est à la mode. Donc électro. Il faut donc la chiquer avant de passer à la tête d’affiche…

Place à Marmozets. Le concert s’ouvre par « New Religion ». Un morceau au refrain survitaminé. La frappe du drummer est dévastatrice, sauvage et presque inhumaine. Il se lève de son siège, dès les premières mesures. La voix de Becca suinte de testostérone. C’est presque un instrument à elle seule. On a l’impression de replonger à la fin des 70’s, en pleine punk attitude. Et tout particulièrement sur « Habits », compo au cours de laquelle Marmozets durcit le ton dans ses couplets, alors que lumineux, le refrain contrebalance le timbre particulièrement aigu de Becca, tandis que le tempo emprunte un profil new wave. Sa voix devient enfantine tout au long d’« Insomnia », une ballade paisible et étonnement douce qui ramène le calme dans l’assemblée. Modulable au possible, elle devient carrément perçante sur « Major System Error », un titre hymnique. Saupoudré de quelques notes électro bien senties, « Play » est caractérisé par sa section rythmique hypnotique et ses riffs de grattes incisifs. Parfois on a l’impression que cette section et les vocaux s’affrontent en duel. Véritable frontwoman, Becca occupe totalement l’espace scénique. Elle grimpe sur les retours de scène, adresse une multitude de ‘fuck’ à qui veut les entendre et descend dans la fosse pour prendre la température dans la foule. Qui est alors incandescente. Faut dire que ce soir, Marmozets a accordé un show à la fois décomplexé et déjanté !

Le sonomètre n’a jamais dépassé les 97 Db, mais il faut reconnaître que si le son était puissant, il n’était pas vraiment irréprochable. Donc, il valait mieux assister à ce set le plus près possible de la table de mixage. Votre serviteur était donc dans les parages, durant tout le concert…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Machiavel change de line-up…

Écrit par

Il fallait s'y attendre, suite au décès de Mario Gucci, Marc Ysaye délaisse les baguettes et reprend le chant au sein de Machiavel.

C'est Nicolas Scaillet qui devient le nouveau batteur et Lili Gin s'ajoute en ‘back voice’.

Toutes les dates du "Machiavel, the early years Tour" sont maintenues, et émotion en vue pour le concert du 3 mars à l'AB qui sera joué en hommage au chanteur disparu.

 

Bon anniversaire Nightwish !

Écrit par

Après avoir accompli d'innombrables tournées, accordé plus de 2 000 shows donnés et vendu 8 millions d'albums, Nightwish fête cette année ses vingt années d'existence.

Pour l'occasion, le groupe de métal symphonique (si si, ça existe)) a compilé un double CD, " Decades", qui sortira le 9 mars et sera disponible sur le site de Nuclear Blast (voir ici).   

Suivra dans la foulée une tournée mondiale qui débutera aux Etats-Unis. Puis, retour en Europe le 2 juin à Nijmegen et surtout, le 7 novembre, à Anvers au Lotto Arena.

Enfin, cerise on the cake, le band emmené par la merveilleuse chanteuse lyrique néerlandaise Floor Jansen, se produira au Hellfest de Clisson, l'occasion de découvrir chez nos voisins ce  festival très ‘hard’ qui se déroulera du 22 au 24 juin en Loire-Atlantique.

Nightwish n'y sera pas seul. Les Hollywood Vampires (le groupe de Joe Perry et Johnny Depp ), Marylin Manson, Judas Priest, Limp Bizkit et bien d'autres seront également à l'affiche.