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Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Imarhan

Périple connecté au sein du Sahara algérien…

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C’est en 2016 qu’Imarhan –qui signifie ‘ceux qui nous veulent du bien’– se révélait au grand public, en publiant son premier elpee. Un éponyme. Poussée dans le dos par le succès de groupes tels que Tinariwen ou Tamikrest, cette formation originaire de Tamanzasset (NDR : c’est dans le sud de l’Algérie) a rencontré un succès immédiat ; ce qui a permis une tournée européenne, ponctuée par quelques dates dans de grands festivals. Le subtil mélange entre le blues/rock et la musique touareg traditionnelle, concocté par les cinq membres d’Imarhan, alimente encore ce nouvel opus. Mais le combo est parvenu à passer un pallier supplémentaire, glissant de la tradition méditative du blues du désert, vers une solution sonore plus électrique, en invitant funk, fuzz, disco et rock. "Temet" (Trad : ‘connexions’) est un appel à l'unité, rappelant au monde que nous sommes tous connectés et que si ce moment est important dans le temps, ce n'est que par l'acceptation et l'adoption de cette union que nous pourrons résoudre les problèmes rencontrés aujourd’hui par toutes les cultures…

Vers 20h15, le public est encore clairsemé. On y croise, quand même, le Bruxellois d’adoption, Anana Harouna, leader du groupe Kel Assouf (représentant bruxellois du blues touareg). D’ailleurs, la salle ne va se remplir qu’au fil du show, avant qu’elle ne finisse, quand même, par être comble…

Il est 20h30 lorsque les cinq membres d’Imarhan grimpent sur l’estrade. Iyad Ag Ibrahim, le chanteur/guitariste, prend place au centre. Le percussionniste (djembe et calebasse) et le bassiste se plantent à droite. Et à gauche, le second gratteur ainsi que le drummer. Les premiers morceaux se focalisent sur le dernier long playing. Rythmée par la calebasse et la batterie ainsi que par les lignes de guitare dispensées par Iyad, la musique du band algérien parvient à dérouiller les jambes des spectateurs, dont certains commencent même à danser. Soutenu par des chœurs, le chant –en tamasheq– est envoûtant et particulièrement efficace. Le combo glisse quelques titres du premier LP, entre ceux du second. Dont le superbe "Id Islegh", au cours duquel le chanteur a troqué sa gratte électrique contre une sèche. Et puis le single, "Imarhan", soit le titre maître de ce long playing, une compo marquée par l’irruption d’un quidam, vêtu d’un costume touareg traditionnel, sur les planches, à la grande surprise des musicos. Sous les applaudissements et les sourires des musiciens, il redescend de l’estrade, à l’issue de ce morceau. Après une heure de concert, les musiciens vident les lieux.

Ils reviennent quelques instants plus tard pour un rapide rappel. Le public est entièrement satisfait et quitte l’Ancienne Belgique, avec l’impression d’avoir accompli un voyage au soleil, quelque part dans le Sahara algérien. Peut-être près d’un oasis. Mais en sortant de l’institution, le froid nous ramène rapidement les pieds sur terre.

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Une compile pour And also the Trees…

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And Also the Trees a publié, ce 16 mars, une compile baptisée « Untangled ». Réunissant 9 titres triés sur le volet, il parcourt 39 années d’une carrière parsemée de 13 albums d’une dizaine d’Eps. Un disque destiné paradoxalement, à séduire les Pays-Bas et le Nord de la Belgique, où le groupe est encore méconnu. D’autant plus qu’il va se produire bientôt chez nos voisins bataves, et notamment à Rotterdam, le 7 avril 2018, au Baroeg, avant de repasser par Paris, dans le cadre du Beau Festival, le 11 mai 2018.

Un petit aperçu ? La vidéo de « Your guess », et c’est ici

http://www.andalsothetrees.co.uk/

 

 

 

Le tranchant de A Tale Of Golden Keys

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« Outermost Edge », le second album de A Tale Of Golden Keys, est paru ce 16 mars 2018. Ce trio allemand, de Nuremberg très exactement, pratique une forme de britpop dont le sens mélodique est susceptible de rappeler le Coldplay originel, même si la voix de Hannes Neunhoeffer est plus éthérée, sensation accentuée par les superbes harmonies vocales. Il y a même des cordes de gratte tour à tour limpides ou sauvages, des drums tantôt amples ou offensifs, une basse ronronnante, un piano circonstanciel et des orchestrations. Pour découvrir le clip de ‘In the far distance », c’est ici

https://soundcloud.com/goldenkeys

https://www.ataleofgoldenkeys.com/

 

La force solitaire de Kim Kix

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Kim Kix est de retour avec un nouvel album, intitulé « Powersolo » et un maxi 45trs, gravé à 500 exemplaires, baptisé « Bo Deep ». Le trublion du garage rock a enregistré toutes ces compos en solitaire (d’où le titre de l’elpee), pendant un week-end prolongé, reclus, au Waikiki du Danemark. Un homme. Une guitare. Une grosse caisse. Un microphone. Deux bouteilles d'absinthe. De retour à Aarhus, il a ajouté guitare, orgue et tutti quanti, sans oublier sa triple basse, son arme secrète. Son frangin, Railthin Bo, est même venu poser quelques beats, suivant son humeur... 

Pour écouter « Ana Be Hebek », extrait de cet opus, c’est ici

 

 

 

 

Various Artists

International Blues Challenge #33

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La Blues Foundation est établie à Memphis, dans le Tennessee. Cette organisation défend plusieurs missions dont la première est la préservation de l'histoire du Blues. Elle est responsable de l'attribution des Blues Awards. Enfin, elle met sur pied annuellement l'International Blues Challenge qui réunit les meilleurs représentants des sociétés de blues américaines et internationales. La 34ème édition de ce Challenge s’est déroulée en janvier 2018. Ce disque se consacre cependant, à celle de l’an dernier. Il a été produit par Barbara Newman, responsable de la Fondation et le promoteur Frank Roszak, certainement l'un des plus actifs sur le sol américain. Il réunit quatorze plages consacrées aux lauréats de l'IBC 2017.

Il démarre par le vainqueur de la catégorie ‘Bands’ ; en l’occurrence Dawn Tyler Watson, à travers un excellent r&b aux accents gospel, enrichi par le piano, l’orgue et les cuivres, et dominé par la voix puissante de la Montréalaise. Parmi les nominés figurent Johnny Fink & the Intrusion, dont le roadhouse blues est dynamisé par la slide et l’harmonica ; le Sobo Blues Band, un combo originaire de Jérusalem, responsable ici d’un bon blues nerveux qui vire au boogie. Sam Joyner, ensuite. C’est lui qui trace la voie à son groupe, à l’aide de sa voix (?!?!) colorée et de son orgue. Et enfin, King Bee, une formation issue de l'Alabama, dont le blues/rock énergique est entretenu par des riffs puissants, des interventions à la slide et un harmonica.

Dans la catégorie ‘solo/duo’, All Hill a été déclaré vainqueur. Etabli à Nashville, ce chanteur/pianiste du blues primaire rappelle le vétéran Henry Gray. Armé d’une basse acoustique qu’il traite au bottleneck, tout en se servant d’une caisse claire, Randy McQuay chante d’une voix grave et profonde un blues, ma foi, basique. Il a été nominé, tout comme Brody Buster, qui débarque de Kansas City. Il chante, joue de la guitare et souffle à travers son harmo, dans un style sémillant. Ainsi que Ruth Wyand, flanquée de son Tribe of One. Issue de la Caroline du Nord, elle se réserve la slide et des percussions. Et la plage ici sélectionnée se distingue par des sonorités pénétrantes, très proches du delta.   

 

Jack Tempchin

Peaceful easy feeling

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Chanteur auteur et compositeur, ce Californien a cosigné, dans le passé, certaines chansons des Eagles, et plus particulièrement en compagnie de Glenn Frey, malheureusement décédé depuis, en janvier 2016. Sous-titré "Peaceful easy feeling", "The songs of Jack Tempchin" a été enregistré au sein des studios de Joel Piper. Ce dernier s’est également lancé dans une carrière en solitaire, après avoir milité comme chanteur et batteur chez la formation de metalcore, Confide. Lors des sessions il s’est également investi comme musicien, mais se charge également de la mise en forme.

La plupart des morceaux de cet opus baignent dans l’univers des Eagles. Il s’agit donc de nouvelles versions de titres auxquels ont collaboré, à l’écriture, Jack ou/et Glen Frey. Le titre maître était un single de cette formation, gravé en 1972. Tempchin se consacre au micro pour cet excellent country/rock, qui se distingue par les sonorités harmonieuses de la guitare. Le band avait décroché un hit, en 1974, grâce à "Already gone". Tout au long de cette excellente plage, Jack est épaulé par Chris Hillman (ex-Byrds, Flying Burrito Brothers, Desert Rose Band), à la mandoline et la basse ainsi que Herb Pedersen (ex-Desert Rose Band), au dobro. Le sommet de cet LP ! Les deux collaborateurs sont toujours au poste lors de la finale, "It's our world now". Signé Frey, cette ballade roots figurait sur le "Long road out of Eden" du combo, en 2007. Chris y brille à la mandoline. Glen et Jack cosignent trois titres particulièrement rock. D’abord "Privacy", au cours duquel les riffs se révèlent largement amplifiés. Puis le nerveux "Everybody's gonna love somebody tonight", un roots rock inédit, caractérisé par une excellente partie vocale. Et enfin, "Party down", un hard rock particulièrement solide. Sur ces compos, la voix de Jack est uniquement soutenue par l’instrumentation de Joel Piper, qui se charge de la batterie, la basse et la gratte. Tempchin et Rita Collidege partagent un duo vocal face au seul piano de Chris Garcia, tout au long de "Slow dancing". Enrichie de cordes, "Soul searchin'", est une ballade soul à laquelle participe la chanteuse californienne Janiva Magness…   

 

Lloyd Spiegel

This time tomorrow

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Australien, ce chanteur/guitariste pratique un blues traditionnel. Il a chopé le virus du blues, en écoutant Sonny Terry et Brownie McGee, un duo de… country/blues. Ce dernier l’invite chez lui à New York. Il n'a que 15 ans quand il publie son premier elpee, "Stopping all stations", un disque qu’il enregistre en compagnie de son groupe, Midnight Special, en 1997. Depuis, il en a sorti huit autres. Son dernier studio "Tangled Brew", remonte à 2010 ! Il signe les dix plages de cet LP et les interprète, soutenu par le drummer Tim Burnham et le percussionniste, Arunachala.

"Devil on my shoulder" est une ouverture classieuse. La voix de Lloyd est taillée pour le blues. Face aux percussions pénétrantes, il accorde un superbe envol sur ses cordes amplifiées, tout en les enrichissant d’acoustiques, par les vertus du re-recording. "All the cats are grey" baigne dans un climat latino, digne de Carlos Santana. Les cordes s'y emballent avec bonheur. Délicieuses, celles de la gratte colorent "This time tomorrow" avant de céder le relais à celles de la mandoline, dispensées par Doc White. "Kansas City Katy" respecte l'esprit de cette grande cité du blues. Très rythmé, "Lost like me" se distingue par un déchaînement sur la guitare rythmique amplifiée. Une gratte aux accents manouche nous embarque vers la Nouvelle Orléans sur "Cure my soul". Son chant est talonné par le trombone alerte de Lisa Sutton. Cette voix rappelle celle d’un Tony Joe White, à ses débuts, sur "Trigger" un blues cool, alors que Marty Spiegel (un frère?) en profite pour s'éclater sur sa guitare. Le long plying s’achève par le blues flemmard et décontracté, "Call you when I get there"…

 

Davide Pannozzo

Unconditional Love

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Cet artiste italien a étudié, dès son plus jeune âge, la guitare classique, au Conservatoire de Rome. Bien que toujours focalisé sur les cordes acoustiques, il s’intéresse progressivement au rock et au blues, puis commence à se perfectionner sur la gratte électrique, en s’inspirant d’instrumentistes majeurs comme Jimi Hendrix, Jeff Beck ou Eric Clapton. En 2006, il grave "Soul and notes", un opus concocté en compagnie de son backing group de l’époque, l’Almost Blues Band. En 2010, il tente la formule trio pour réaliser "Three cool cats". Deux ans plus tard, il s’associe à Loud Stuff pour enregistrer "Born electric", un disque pour lequel le duo reçoit la collaboration de Robben Ford. Enfin en 2014, il commet "A portrait of Jimi Hendrix", en hommage au célèbre natif de Seattle.

C’est après avoir transmis une démo à Steve Jordan (ce célèbre producteur new-yorkais a notamment bossé pour Bob Dylan, BB King, Buddy Guy Robert Cray et les Blues Brothers) que l’artiste va prendre une toute autre dimension. Ce dernier l’invite à venir enregistrer cet essai, sous la houlette d’un autre confrère notoire, Will Lee. La prise de son s’est déroulée à Brooklyn et New York. Steve et Will sont également de redoutables musiciens. Le premier se réserve les baguettes, le second se consacre à la basse.

Imprimé sur un mid tempo, "Six wires" sert d’échauffement. La voix de Davide n'est pas puissante, mais elle se révèle très harmonieuse. Cool, mais techniquement irréprochables, les accords de gratte occupent bien l'espace sonore. Tapissée par l’orgue Hammond de Ricky Peterson, "Living loving & giving" est une pop song mélodieuse qui véhicule des accents reggae. Un sens mélodique aussi soigné alimente également "Bring me to the light", une plage roots caractérisée par la douceur du chant et une superbe sortie sur les cordes, exécutée dans la tonalité de Mark Knopfler. "Changing illusions" semble sorti tout droit du lit du Mississippi. Le son est pourri, l’ambiance, maussade. Will Lee trace le fil rouge à l’aide de sa basse. L’excellent solo de Davide déborde de feeling. Le "Wah wah", de George Harrison (NDR : un titre qui figurait sur triple album "All things must pass", paru en 1970) constitue la seule reprise du long playing. Sophistiquée et aventureuse, elle baigne au sein d’un climat indien. Instrumentales, les trois dernières plages trempent dans le jazz/rock fusion. Et le résultat est vraiment réussi. Davide Pannozzo est un fameux guitariste !

 

The Mojo Stars

Under the influence

Écrit par

Issu de Vancouver, The Mojo Stars pratique une musique qui mêle blues, rock et soul. Un tandem fondé en 2006, par le chanteur Randy Clarke et le guitariste Mark Rankin. Il avait publié un premier elpee, "Devil's Advocate", en 2011. "Under the influence" constitue son second. Un disque dont les onze plages sont signées par le duo. Les sessions studio se sont déroulées au sein de leur ville natale, et les prises ‘live’ ont été immortalisées au Columbia Theatre de New Westminster!

Le titre maître ouvre l’opus. C’est également le meilleur de la plaque. La voix de Randy domine le sujet et rappelle, quelque part, celle du leader de Steppenwolf (NDR : un compatriote !), John Kay. Les accords rythmiques sont soulignés par l'orgue Hammond et les cordes se libèrent progressivement et lentement dans un climat cool. Les percussions et le piano de Steve Soucy impriment un tempo enlevé au blues "Why can't I be true". "Stay a little loner" est un roots/rock de bonne facture, fort bien orchestré, tout comme "Love, what have you done?", une piste caractérisée par d’excellentes sorties de guitare, de saxophone et d’orgue. Ivoires et saxophone entrent en effervescence tout au long de la finale "You don't know me and I wish you would", un boogie rock'n'roll.

Parmi les six plages enregistrées en public, on épinglera "Why didn't you know", une belle ballade caractérisée par les superbes envols de cordes opérés par Rankin et les interventions du saxophone de Tom Gould. Deux solistes qui illuminent encore le blues rocker "I ain't feeling as good as I look". Et ce sax traverse le soul lent "No use in crying", un morceau qui ne manque pas de charme…

 

Cassie Keenum & Rick Randlett

Hauntings

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Cassie Keenum et Rick Randlett pratiquent une forme de blues acoustique. Cassie est originaire de la Floride. Elle chante d’une voix proche de Big Mama Thornton et joue de la guitare. Vétéran de cette scène, Rick s’est passionné au blues à l'écoute d’artistes anglais de la glorieuse époque, avant de s’intéresser aux bluesmen originels. Issu du New England, il s'est établi en Floride, dans eighties. "Hauntings" constitue le premier elpee du couple, qui signe l’essentiel de son répertoire. Un opus enregistré et mixé en Floride. Sur certaines compos, le tandem est soutenu par une section rythmique.

Les titres exécutés en duo sont excellents. Et tout d’abord "Seventh day", une plage au cours de laquelle les cordes acoustiques et amplifiées se mêlent judicieusement, élégamment et parcimonieusement. La voix de Cassie est profonde et autoritaire. Downhouse blues, "Won't make that mistake again" est empreint de douceur. La version du "Hallelujah" de Leonard Cohen, est convertie en blues dépouillé, saturé d'émotion. Eraillée, la voix cassée de Cassie rappelle qu'elle est la fille d'un prêcheur baptiste. La finale, "How long", est dominée par la voix féminine. La lap steel réverbère des sonorités lointaines, mais superbes…

L’opus recèle donc, également, quelques morceaux qui bénéficient du concours d’invités. A l’instar de "One more last time", un blues rythmé, caractérisé par un envol sur les cordes de grande classe, qui emprunte des accents à la rumba, et que traverse l'harmonica de Litltle Mike Markowitz (NDR : c’est le leader des Tornadoes), convié pour la circonstance. Ce dernier souffle encore dans sa musique à bouche sur "Early in the morning", un country/blues authentique, au cours duquel Rick se sert du bottleneck. Blues décontracté, flemmard, "All along" se signale par une nouvelle sortie sur les cordes, mais à la fois fragile et saturée de feeling. Enfin, tapissée par l'orgue Hammond de Mitch Rogers, "She's gone" constitue la meilleure plage du long playing. Cassie et Rick chantent alternativement les divers couplets ; elle d’un timbre limpide, lui d’une voix au cordes largement abîmées. Superbe !

 

Leonard Griffie

Better late than no time soon

Écrit par

Leonard est artiste peintre. Mais également chanteur et guitariste. Il pratique une forme de blues qu’il colore de soul, r&b et jazz. Il vit dans l'Oregon. Son premier elpe, "Give it to me", était paru en 2013. Et pourtant, il s’agit d’un vétéran de la scène blues. D’ailleurs, il est sur les routes, depuis de nombreuses années. Déchirante, abîmée et graveleuse, sa voix traduit un long parcours sur les petites scènes locales…

Tapissé de cuivres, "Look me in th eye" est un blues teinté de Memphis r&b, au cours duquel la guitare semble hantée par Albert et BB King. Des cuivres qui s’intègrent également et parfaitement, tout au long de "A dollar or two", un solide exercice de style dans le r&b, et puis de "You done stepped in it now", un blues d’excellente facture inspiré du delta. Si la voix s’y révèle austère, la slide est plutôt généreuse. Mais le climat général baigne dans la bonne humeur. La voix semble sur le fil du rasoir, tout au long d’"I got news" une ballade lente style Stax, au cours de laquelle les interventions à la gratte sont chargées d’une grande sensibilité. Griffie privilégie les compos qui trempent dans un climat cool, ponctuées d’envols subtils sur sa guitare, à l’instar de "Leave this town", "Going downill" et "Better late than no time soon". Soulignée par le piano de Michael Vannice, cette plage lorgne manifestement vers BB King. Caractérisé par son dialogue entre cordes et orgue, "Up and at em" baigne au sein d’un cocktail de jazz et r&b. Un instrumental. Tout comme la finale "I'm good where I am", dont les accords très subtils de gratte, sont enveloppés d’arrangements de cordes…

 

Andy Frasco

Songs from the road (cd + dvd)

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Cette formation californienne est drivée, depuis 20017, par le chanteur/claviériste Andy Frasco. Au sein de son U.N., figurent deux membres permanents, le saxophoniste Emis Chang et le guitariste Shawn Eckels. A ce jour, elle a publié 6 elpees, dont le dernier "Songs from the road", un disque enregistré ‘live’, et gravé en cd et dvd. Il fait suite à "Happy bastards", paru en 2016, un premier disque signé sur le label allemand Ruf. Le concert s’était déroulé à  Bochum, en Allemagne, dans le cadre du Tucher Blues and Jazz festival, le 13 août 2016. Le trio de base y avait reçu le concours du bassiste Chris Lorentz et du batteur Andree Avila (NDR : il militent au sein de Philosophy of Soul), ainsi que des musicos de tournée ; et tout particulièrement des cuivres qui se partagent tuba, trompette, trombone et sousaphone…

15 plages figurent sur le cd et autant sur le dvd. Une seule est différente entre les deux supports. Le combo interprète dix titres issus de ses deux derniers long playings. Stimulé par l’énergie débordante du leader, The U.N. prend toute sa dimension en ‘live’. Les spectateurs sont emportés par un tourbillon de genres musicaux : depuis le funk, à la soul, en passant par le rock'n'roll, le blues, le boogie et le r&b. Des styles qui se fondent en une seule musique multiculturelle.

"C Boogie" ouvre les hostilités. Andy, derrière son piano, chante et danse avec frénésie. Les quatre cuivres sont en furie. Le public allemand est pris à la gorge et ne pourra desserrer l’étreinte qu’une heure et demie plus tard. Ska détonnant, "It's been a struggle" sert de présentation aux musiciens, mais leur permet également de démontrer leurs talents individuels. Blues lent, "Doin' it" est le moment choisi par les musicos pour échanger leurs instruments. Le plus étonnant, procédant du rôle d’Avila, qui abandonne ses drums pour se consacrer au micro (NDR : et il a une superbe voix !), mais encore à la guitare (NDR : et son intervention est particulièrement bien sentie). Lors du rappel de ce show explosif, le band s’autorise la cover du "Killing in the name" de Rage Against the Machine, en mêlant rock et rap…

 

The Districts

Popular Manipulations

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Sorti en catimini, au mois de juillet dernier, le nouvel opus de The Districts est passé relativement inaperçu si on le compare au mini ‘buzz’ qu’avait provoqué la sortie de son précédent. Cette constatation laissait-elle présager un semi naufrage pour ce toujours très difficile album de la confirmation ? Et bien pas du tout…

Après avoir accompli leurs débuts au lycée, dans leur petite ville de Lititz (NDR : c’est en dans leur Pennsylvanie natale), les quatre potes décident de fonder un groupe, en 2009. Après avoir gravé deux Eps et elpee, ils sont adoubés par la respectable maison Fat Possum, afin de concocter leur très réussi second elpee, « A Flourish and a Spoil », un disque produit par l’illustre John Congleton (The Walkmen, Explosion in the Sky, Elvis Perkins). Et il était toujours derrière les manettes sur certains titres de « Popular Manipulations », une œuvre qui élargit avec classe les horizons des jeunes Américains. Le leader de ce band yankee, Rob Grote –qui parodie habilement, tantôt Isaac Brook (Modest Mouse) ou Bowie (« Aperoplane »)– peut s’appuyer sur une expression sonore qui navigue entre rock lyrique (« Violet »), ballades d’obédience pop (« Fat Kiddo »), envolées rock psyché (« Will You Please Be Quiet ») ou petites perles indie telles qu’« Ordinary Day ». La palette s’est élargie sans pour autant négliger l’énergie ‘grunge’ des débuts. Que demander de plus ?

 

Joel Dasilva

Everywhere from here

Écrit par

Joel Da Silva est originaire de Chicago, mais vit aujourd'hui à Fort Lauderdale, en Floride. Le père de ce chanteur, guitariste et compositeur, était brésilien. "Everywhere from here" constitue son dernier elpee. Il réunit dix plages, pour la plupart issues de sa plume…

"Shake" ouvre la plaque. Un blues/rock accrocheur d'excellente facture qui était déjà paru sous la forme d'un single. Solide ballade, "Everyday man" aurait pu figurer au répertoire d’Eric Clapton. Face à l'orgue de Tom Regis, Joel chante d'une voix intimiste, et son envol aux cordes est chargé de feeling. Un climat étouffant baigne "Down in the Delta". La guitare ne tient pas en place tout au long de cette excellente plage inspirée par Howlin' Wolf. Dynamisé par les percus et l'accordéon d'Alejandro Sanched, "Bad world" nous entraîne au cœur de l’ambiance louisianaise, et plus particulièrement néo-orléanaise. Le drummer imprime un tempo écrasant tout au long de "This day I bleed", un morceau qui semble se complaire au sein de cette atmosphère lourde, entretenue par les cordes acoustiques et électriques, avant que Dasilva ne se déchaîne sur sa gratte devenue menaçante et ravagée. Shuffle chaleureux, "Spell on me" révèle des musicos très soudés. A l’aide de ses cordes, Dasilva revisite ses racines brésiliennes, lors de l’instrumental "My brazilian soul", un titre qui clôt cet LP. 

 

Chris Bergson Band

Bitter midnight

Écrit par

Chris Bergson est issu de New York City. A l’origine, ce chanteur/guitariste s’intéressait essentiellement au jazz. Ce qui lui a permis d'accompagner quelques grandes voix du style, dont Norah Jones. Il se convertit progressivement au blues et publie alors "Blues for some friends of mine", en 1997, ainsi que "Wait for Spring", en 2000. Cinq elpees plus tard, dont un "Live at Jazz Standard", gravé en 2014, il nous propose ce "Bitter midnight". Manifestement, au fil du temps, il s’est forgé une solide réputation…

"Pedal tones" ouvre la plaque. Un funky blues élaboré qui met bien en exergue le traitement à la slide, une intervention rappelant un Little Feat originel. Southern blues/rock enlevé, "520" baigne au sein d’un univers proche de l’Allman Brothers Band. A cause de l’attaque bien spécifique de la guitare, mais également de la voix, proche de Greg Allman, ainsi que de l’orgue injecté par Craig Dreyer. Lorsque Chris s’inspire de BB King sur ses cordes, le résultat est remarquable. Son doigté et son feeling exacerbé font mouche sur "Just before the storm", mais également "Bitter midnight", un blues lent bien cuivré. Mr Bergson nous invite à pénétrer au cœur du blues, et tout particulièrement dans le delta du Mississippi. Et le voyage est vraiment excitant, une expédition au cours de laquelle sa slide se révèle gouailleuse tout au long d’"Explode and contain" et "61st & 1st", au cours duquel il nous réserve un envol créatif face au Wurlitzer de Craig. Indolent, "Blues for Dave" plonge à la racine du blues, une piste caractérisée par une intervention à la slide, empreinte d’une grande sensibilité. "Another day" évoque Procol Harum, une très belle plage entretenue par la voix chaleureuse et l'orgue Hammond de Craig Dreyer. Chris se produira au Pays-Bas et en France, en mai, juin et juillet prochain…

 

Lal & Mike Waterson

Bright Phoebus

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Lal et Mike Waterson étaient frère et sœur. Responsable d’une musique folk, le duo a sévi il y a un peu plus de quatre décennies. Il avait choisi d’abord, pour patronyme, The Watersons et pratiquaient un folk plutôt traditionnel. Lal et Mike avaient enregistré un elpee, intitulé "Bright Phoebus", paru à l’origine en 1972. Des artistes notoires britanniques, comme Martin Carthy, Richard Thompson, Ashley Hutchings, Tim Hart et Maddy Pryor avaient participé aux sessions. La plupart des collaborateurs militaient alors chez Fairport Convention et Steeleye Span ! Pressé à 2 000 exemplaires, le long playing sera rapidement épuisé. Il vient donc d’être réédité, en version remasterisée.

Pour l'histoire, Lal Waterson est décédée d'un cancer du poumon en 1998, et Mike est également disparu, mais en 2011. Ils n'ont donc pas eu la chance de connaître cette deuxième vie, accordée à leur « Bright Phoebus »… 

"Rubber Band" et "Magical man"empruntent certaines saveurs au "Sgt Pepper" et "Magical Mystery Tour" des Beatles. Des compos empreintes de bonne humeur qu’alimentent les voix multiples et certains instruments, comme les percussions ou la clarinette. Le reste de l’opus propose un folk classique, le plus souvent non amplifié. Si la voix de Mike se révèle fragile, celle de Lal est autrement limpide. Et des plages comme "Fine horseman", traversée par une clarinette ou "Never the same", soulignée par un violoncelle, en sont les plus belles illustrations. "Shady lady" et "Bright Phoebus" constituent les meilleurs titres du long playing. Le premier se distingue par ses voix féminines polyphoniques et des cordes électriques aussi discrètes qu’efficaces. Le second est également le titre maître. Un morceau de folk/rock au cours duquel, elles ces cordes sont à la fois parcimonieuses et élégantes…

 

61 Ghosts

… to the Edge

Écrit par

61 Ghosts est un duo établi dans le Maine (NDR : c’est dans le Nord-Est des USA). Il réunit le chanteur/guitariste Joe Mazzari et le drummer Dixie Deadwood. Mazzari n’est pas né de la dernière pluie. Il a vécu pas mal d’expériences. Un parcours qu’on pourrait qualifier de rock’n’roll. Il a ainsi et notamment tourné et enregistré en compagnie de Johnny Thunders, Walter Lure et Jerry Nolan (Heartbreakers, New York Dolls). Il a également beaucoup sévi sur la scène rock de Boston. De son côté, Dixie a longtemps accompagné Leo ‘Bud’ Welch, un vieux bluesman issu du Mississippi, disparu en décembre 2017, à l’âge de 85 ans.

Ce tandem pratique une musique, née d’un mélange de rock'n'roll (NDR : ben tiens !), punk, garage et delta blues. Pour concocter cet Ep 6 titres, il a reçu le concours du bassiste J.D. Sipe, un disque enregistré à Clarksdale, dans le Mississippi.

Séduisant, "Heartbeat" met la plaque sur orbite. La guitare emprunte des accords au Mississippi blues. La voix est éraillée et râpeuse. Agrégeant punk, garage et blues, cette piste est finalement proche de ce que proposait les White Stripes, à leurs débuts. "No one at your door" est construit sur un mur de cordes aux effets hypnotiques, alors que la voix adopte des inflexions encore plus punkysantes. Imprimé sur un mid tempo, le blues menaçant "World gone crazy" entre en transe, alors qu’hallucinante, la gratte s’embrase face à la basse spectrale. S’ouvrant sur un rythme paisible, "If tears were dirt" change de profil, lorsque les accords puissants de la gratte se muent en notes, à la limite de la dissonance. Une gifle cinglante et le sommet de cet Ep. Les deux dernières pistes émargent au folk. Les cordes acoustiques y enrobent la voix de Mazzari…

 

La Cavern de Dour 2018 se complète

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FIDLAR ou encore Forever Pavot se sont ajoutés à la longue liste d'artistes qui se produiront dans le chapiteau de La Cavern du Dour Festival 2018.

Les 27 noms ajoutés mercredi soir clôturent la scène rock du festival. Mais d'autres groupes doivent encore être annoncés pour que cette édition soit aussi remplie que les précédentes.

Vous pouvez découvrir la liste complète sur le site officiel du festival ici !

Toto

Lenny Castro… en maestro…

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Il n’y a pas de lézard (NDLR: hasard?). Toto, le super groupe américain vient de fêter ses 40 ans de carrière. Peu d'artistes ont marqué la culture pop comme Toto. Si on additionne tous les albums auxquels les membres du groupe ont participé, on atteint un total de 5 000, pour un demi million de ventes. La National Academy of Recording Arts and Sciences a salué de nombreuses fois le talent du band, en le nominant plus de 200 fois aux Grammy Awards. Bardé de récompenses, il est l'un des meilleurs vendeurs de disques et ses tournées mondiales continuent de cartonner. Fondé dans les années 70, Toto est parvenu à faire évoluer son style avec brio au fil des tendances et des décennies, réunissant ainsi plusieurs générations de fans. Les retrouvailles entre la troupe et ses fans ont été fixées au Zénith de Lille. Le concert ne se déroulera pas à guichets fermés, mais l’amphithéâtre est bien garni.

La nouvelle tournée du band a été baptisée du titre du dernier opus, « 40 Trips Around The Sun ». Pas de première partie. Prévu à 20h00, le spectacle débute avec 30 minutes de retard. Lorsque l’immense rideau qui masque la scène tombe, la foule entre déjà en délire.

Joseph Williams (NDR : c’est le fiston du compositeur de la musique du film ‘Star Wars’ et d’'Indiana Jones’) se consacre au chant et Shem Von Schroeck à la basse. Shanonn Forest aux drums et l’inamovible percussionniste Lenny Castro (NDR : il accompagne également Fleetwood Mac, Santana et Joe Bonamassa, en tournée) sont protégés par des plexiglas. Ils sont installés sur des estrades. Stetson vissé sur le crâne, David Paich siège derrière son piano à queue. A sa disposition, on remarque la présence de trois chapeaux hauts-de-forme, un parapluie et un loden, accrochés à un portemanteau. Il s’en servira au cours du set. Steve Porcaro (NDR : le frère des regrettés Jeff et Mike, respectivement batteur et bassiste du combo) se charge des claviers. Steve Luthaker se réserve la guitare. Planté en retrait, Waren Ham est préposé au sax, à la clarinette et la flûte traversière. Ces deux derniers participent également aux parties vocales. Pas de choristes, comme lors de la prestation, accordée en 2016, à Forest National.

« Alone », une des trois nouvelles compos, ouvre le show. Armé de sa gratte, Steve s’approche de Williams et invite la fosse à acclamer le combo. Et c’est l’incontournable « Hold The Line » qui embraie. La voix de Joseph est claire et grimpe déjà bien dans les aigus. Steve, David, Sham ou/et Waren appuient régulièrement son chant. Steve assure le lead vocal pendant « Lovers In The Night », tout en jouant majestueusement de ses ivoires. La section rythmique est impeccable. Pour le deuxième extrait du dernier elpee, « Spanish Sea », Lukather troqué sa gratte électrique contre une sèche. Une ballade plutôt prog rock.  

Lenny Castro est pourtant le véritable maestro. Trente ans déjà qu’il milite chez Toto. C’est lui qui met l’ambiance. Et il le démontre une nouvelle fois, en intro de « I Will Remember », bien soutenu par son compère à la batterie, avant que la compo ne soit illuminée par des harmonies vocales à quatre voix. Tout au long de « Rosanna », le public est debout et reprend les paroles de la chanson. A cet instant, le band et l’auditoire entrent en véritable communion.

La seconde partie du set démarre sous la forme d’un medley acoustique. Moment au cours duquel on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour les membres de la formation qui ne sont plus de ce monde. Après cet épisode unplugged, tous les musicos quittent leur siège pour reprendre leur place initiale. Afin d’attaquer la dernière partie du spectacle. « Girl Goodby » replonge dans le prog rock ; mais si les percus font un tabac, les claviers se révèlent un peu trop envahissants. « Angela » hésite entre rock nerveux et métal mélodique. Un morceau au cours duquel, les stroboscopes vont nous en mettre plein la vue. « Dune (Desert Theme) » opère un certain retour au calme. La cover du « While My Guitar Gently Weeps » rend hommage aux Fab Four. Et la version est tout bonnement magique. Pendant « Make Believe », David Paich fait le pitre. Et c’est le mégatube « Africa » qui clôt le concert. Lenny Castro va en profiter pour faire son show. Impressionnant ! Ce titre va durer plus de dix minutes et pourtant, on aurait souhaité que cette performance dure encore plus longtemps…

Un seul morceau en rappel, « The Road Goes On ». Pas de raison de se plaindre, le spectacle a duré un peu plus de 170 minutes. Une performance plutôt rare, de nos jours…  

(Organisation : Veryshow + Verone Productions)

Toto se produisait également à Forest National, ce 18 mars, et les photos de ce concert sont à découvrir ici

 

 

 

La « Tristesse Contemporaine » est de retour...

« Tristesse Contemporaine » : quel merveilleux nom pour un groupe ! Inspiré d'un libre d'Hippolyte Fierens Gevaert intitulé : « La tristesse contemporaine: essai sur les grands courants moraux et intellectuels du XIXe siècle », le nom est délicieusement 'dark', comme l'est d'ailleurs la musique de ce trio à nul autre comparable. Basé à Paris mais résolument cosmopolite, il est composé de Narumi, Japonaise d'origine, Leo, Suédois et Maik, Jamaïquain et ancien résident londonien.
 
L’essence de ce qui fait Tristesse Contemporaine: “deux accords/un minimum d’instruments et un maximum de réverb”. Soit une certaine idée du 'less is more' appliquée à une musique à cheval entre le postpunk, la tech-house et l'indie-rock. Après un premier album en forme de déclaration d’indépendance (“Tristesse Contemporaine”) et un second en lévitation au dessus de la meute (“Stay Golden”), “Stop and Start”, sorti en janvier 2017, est venu clore une trilogie tout en anticipant un nouveau cycle.
 
Six ans après leur dernière visite, Tristesse Contemporaine fouleront les planches de l'Atelier 210 à Bruxelles le 6 avril prochain au cours d'une soirée concert mise sur pied par Goûte Mes Disques et Les Actionnaires. Egalement à l'affiche ce soir-là : Vox Low, la dernière signature du très influent label français Born Bad Records et Radar Men from the Moon, un trio hollandais présenté comme un mix entre CAN, White Hills et The Soft Moon. Voilà qui fait saliver....
 
Tristesse Contemporaine : site  / Soundcloud
Pour écouter « I Didn't Know » : c'est ici.
Vox Low : Bandcamp
RMFTM : Bandcamp
Tickets: voir ici.

Pas de droit à l'oubli pour Bertrand Cantat.

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Dans un but d'apaisement et afin d'éviter toute pression sur les organisateurs, l'ex-chanteur de Noir Désir a décidé d'annuler sa tournée des festivals.

Cette tournée, inaugurée le 1er mars à La Rochelle pour promouvoir le nouvel album "Amor fati", avait déjà été interrompue par l'annulation du concert vendredi dernier (le 9) à Istres.

Dans la foulée, et suite à une nouvelle interview de Marie Trintignant, Bertrand Cantat a décidé de renoncer purement et simplement aux festivals d'été, décision jugée pourtant insuffisante aux yeux de la mère de Nadine.

Hier, le chanteur, qui crie à la censure a, de nouveau, été bousculé et maltraité à Grenoble alors qu'il tentait de discuter avec certains de ses détracteurs avant de monter sur scène.

Il serait bon que le mot de la fin, et de la sagesse, revienne à ‘L'Observatoire de la liberté’ pour qui Cantat a le droit de chanter, et pour qui chacun est libre d'aller le voir ou pas.

Hors la justice, il ne revient à personne de juger, mais à en voir la violence des propos et le nombre de réactions hostiles, il est à craindre que le débat et la polémique, quinze ans après les faits, ne soient ni clos ni prêts à s'éteindre…