Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Les Cowboys Fringants

Des multi-instrumentistes jusqu’au bout des santiags !

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Originaires de Repentigny, dans la région de Montréal, les Cowboys Fringants comptent un peu plus de 20 années de carrière. A leur actif, une dizaine d’albums dont 800 000 exemplaires se sont écoulés à travers toute la francophonie. Tous les membres du groupe participent à l'écriture des chansons, mais la très grande majorité est signée par le guitariste, Jean-François Pauzé. Ce dernier estime que pour comprendre et se situer dans ce monde, il faut préalablement connaître ses racines, son histoire et l’origine de toute identité. Ce qui explique pourquoi les textes abordent régulièrement des thèmes sociopolitiques, dont celui de l’indépendance du Québec. Mais également écologiques. En 2009, le combo s’était produit deux soirées de suite à l’Ancienne Belgique, devant une salle comble. Et c’est encore le cas, ce soir.

On reste dans l’univers du Québec pour le supporting act, puisque c’est Dumas qui a l’assure. Il figure parmi les auteurs-compositeurs-interprètes de sa génération les plus doués et prolifiques En dix années de carrière, il a publié plus de 11 elpees. Et son dernier, « Nos idéaux », dont il va nous réserver de larges extraits, est paru en février dernier. Il avait déjà été programmé aux Francofolies de Spa. Mais c’est la première fois qu’il foule les planches de l’AB. Il ne faut pas plus de 5 minutes avant qu’il ne fasse l’unanimité au sein de l’auditoire. Et pas seulement en faisant le pitre ! Armé de sa sèche, il chante d’un accent trahissant ses racines, tout en s’appuyant sur des samples de basse, de percus et de claviers, qu’il manipule à l’aide de pédales, posées à ses pieds. Pop/rock légèrement teintée d’électro, sa musique est plutôt festive. Ses accords sur sa gratte sont nerveux. Et à plusieurs reprises, il invite la foule à chanter avec lui. Un excellent chauffeur de salle !

Place ensuite aux Cowboys Fringants qui débarquent en fanfare. Le quatuor est accompagné de trois musiciens de tournée, dont un trompettiste. En escalier, une estrade prend toute la longueur du podium. Sur laquelle sont installés deux drummers, dont André Brazeau, qui a enfilé un short et un tee-shirt hawaïen. Karl Tremblay, le chanteur, dont l’accent canadien est vraiment savoureux, a une bonne bouille. On dirait un trappeur. Et il déclare : ‘Nous sommes ici pour jouer de la musique et on espère que vous allez passer une bonne soirée. Bon spectacle’. Le show peut commencer. « Bye bye Lou » ouvre les hostilités. Et déjà, malgré la (fausse) impression d’un spectacle improvisé, tout est réglé comme du papier à musique. Les deux drummers sont au turbin, mais ce sont la trompette et le violon qui dominent le sujet. Country festif, « Joyeux Calvaire » incite la foule à lever les bras, sauter sur place et danser ; on se croirait presque lors d’une grande farandole qui s’ébranle pendant la kermesse au village. Ou alors au sein d’un gigantesque pub irlandais. C’est une certitude, les artistes soignent l’interactivité. Pendant « En Berne », Karl crache son venin sur le gouvernement de son pays : ‘Peu importe ce qui se passe, on n’a pas le choix d’emmerder tous les bouffons qui nous gouvernent’. « Mon Grand-Père » aurait pu figurer au bal musette d’une fête foraine. L’ambiance est au zénith. Tous les musiciens sont polyvalents et jouent de plusieurs instruments. Ils transitent de l’un à l’autre. Y compris les drums. Même Marie-Annick, pourtant préposée aux claviers, à la mandoline et au violon. Des multi-instrumentistes jusqu’au bout des santiags ! Le clown de service n’est autre que le bassiste. Et il a le don de faire réagir le public. Il apporte ainsi une cargaison de ballons à gonfler afin de les transformer en répliques de chiens, puis les distribue dans la fosse. Il va même s’y jeter pendant cinq bonnes minutes, en fin de parcours, se laissant porter par le peuple.

Tout au long de « La Catherine » et « Marine Marchande », la foule reprend les paroles des refrains en chœur. Epatant ! Tout comme pour « Les Etoiles Filantes » qui clôt le show. De la fosse aux gradins, l’auditoire chante à l’unisson. Et il a réservé une belle surprise au band : des feux de Bengale et des avions en papier, en référence aux paroles de la chanson, ainsi que les iPhones allumés, balancés de gauche à droite (NDR : ou l’inverse, selon). Magique !

Le combo nous réserve « Tant qu’on aura de l’amour » lors du rappel. Les Cowboys sont venus, les Cowboys ont vu et les Cowboys ont vaincu. César n’aurait pas dit mieux !

(Organisation : Live Nation en accord avec Auguri)

Le reflet dans le miroir d'un jeune groupe rock bruxellois ...

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Vainqueur de plusieurs tremplins et concours de renom, le jeune groupe rock bruxellois BEHIND THE PINES vient de se produire à de nombreux festivals cet été, partageant la scène avec des artistes tels que PUGGY, MAÎTRE GIMS, MUSTII, etc... 

Mais également aux fêtes de Wallonie de Namur, aux fêtes de la musique à Gembloux, Ciney, Le Sablon Festival, etc...

Précédemment le groupe a été sélectionné comme seul groupe belge au Tremplin européen du SZIGET Festival.    

Un premier EP "IN THE MIRROR" vient de voir le jour et de faire ses premiers pas sur Classic 21 ainsi que Mint Radio. Ils ont fait la Une du journal Metro.

 Un extrait ici .

 

La fin de Jeronimo ?

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Le premier single de Jérôme Mardaga, « Chien Noir », extrait de son futur album « Raid Aérien » est déjà disponible.

Jérôme Mardaga travaille sur ce projet depuis des mois voire des années... Ce fut un gros chantier au niveau prod, mélange de digital et 24 à bande.

Pour écouter « Chien Noir », cliquez ici .

Raid aérien est en rupture avec ce que Jérôme a sorti sous le nom de Jeronimo.

Il a effectué un virage artistique radical à mi-chemin entre l'électro et l'analogique de la fin des années 80.

La sortie de « Raid Aérien » est annoncée pour fin mai.

 

Jacques Higelin

A 77 ans, Jacques Higelin a rejoint le "Paradis païen"…

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Jacques Higelin nous a quittés ce 6 avril 2018 à l'âge de septante-sept ans. Sa disparition totalement inattendue est sans doute une des raisons pour laquelle elle nous laisse sans voix et abasourdis, terriblement attristés.

Votre serviteur ne compte plus les concerts auxquels il a eu la chance et le plaisir d'assister. D'ailleurs, ce n'était pas des concerts, mais des grandes fêtes, des happenings, des meetings, des coups de gueule et surtout, beaucoup de poésie.

Jacques était essentiellement un poète et un rockeur. Un poète de l'amour, qu'il a chanté mieux que quiconque (réécoutez "Je ne sais plus dire je t'aime" ou "Elle est si touchante"). Il était aussi un rockeur libre et rebelle qui détestait toutes les injustices quelles qu'elles soient.

Sur scène, il se donnait toujours à fond et il en sortait souvent aussi épuisé que nous, si pas plus, malgré cette énergie qu'il savait si bien insuffler.

Hélas, les idoles de notre jeunesse atteignent tous peu à peu la ligne de la vie. Dura lex, sed lex. Mais leur aura, elle, ne nous quitte pas et il faudra surtout retenir cette chance énorme d’avoir pu voir et entendre tous ces artistes de leur vivant. Cette génération était bénie des dieux. Mais sans doute est-ce le propre de toutes les générations.

Allez, champagne pour tout le monde, ... ils doivent commencer à bien s'amuser là-haut !

Higelin me manquera beaucoup, ce Pierrot lunaire éternellement jeune et indigné. Il me manque déjà.

Ce soir, le "Paris-Zénith" du dix huit octobre 2010 va passer en boucle sur ma platine...

 

Orquesta Akokán, la nouvelle découverte du label Daptone…

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Alors que Daptone pleure encore ses regrettés poulains, Charles Bradley et Sharon Jones, le label de Brooklyn s’est tourné vers Cuba afin de nous faire partager sa nouvelle recrue, Orquesta Akokán (NDR : Akokán est un mot yoruba qui signifie ‘du fond du cœur’). 

Piloté par le chanteur cubain José ‘Pepito’ Gómez (exilé depuis 2008 à New York), Orquesta Akokán est un big band (16 membres !) réunissant la crème des musicos cubains, toutes générations confondues. Produit par Jacob Plasse (figure du son latin à NYC, il a également accompagné Lee Fields, comme musicien), cet opus propose des compositions originales. Arrangées par le pianiste américain Mike Eckroth, il a été enregistré ‘live’ durant une session de trois jours, dans les mythiques studios Areito de La Havane. Studios qui figurent parmi les plus anciens au monde et où de nombreux disques notables ont été immortalisés. Sur cet elpee, Orquesta Akokán célèbre les monuments du mambo, et tout particulièrement Pérez Prado, Arsenio Rodríguez ainsi que Cachao. En fusionnant leurs styles distincts, les musiciens nous replongent dans le Cuba des années 50 ; ce qui n’a pas laissé insensibles les perfectionnistes du son de l’écurie Daptone.

L’album est paru le 30/03/2018. 

Pour découvrir la vidéo de « Un Tabaco Para Elegua », c’est ici

Facebook : https://www.facebook.com/theOrquestaAkokan/

Bandcamp : https://orquestaakokan.bandcamp.com/releases

 

L'ex moitié de The Fiery Furnaces revient avec un 4ème album !

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Eleanor Friedberger revient avec son quatrième solo, Rebound, sur Frenchkiss Records.

Alors que son album précédent, New View, avait été enregistré avec son groupe de tournée, Rebound a principalement été enregistré par Eleanor, seule, aidé du producteur Clemens Knieper.

Il en résulte un son nouveau, avec l’apparition de synthétiseur Juno, séquenceurs, guitares en sourdines qui créent un paysage sonore aux influences qui oscillent de Stereolab à Suicide en passant par Lena Platonos et Yellow Magic Orchestra.

En plus de dévoiler une nouvelle palette sonore, Rebound s’inspire également du temps qu’Eleanor a passé en Grèce.

Après le temps passé au sein de The Fiery Furnaces à créer des mini-épopées idiotes et mélodiques, et ses trois albums solos précédents, Eleanor Friedberger continue de nous livrer la musique que nous avons besoin d’entendre.

 Make Me A Song disponible ici .

Une fin rêvée ...

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La rencontre de deux univers créatifs... à 50 ans d'intervalle !!!

Une illustration sonore du film de H.G. Clouzot (1968) avec le titre de éponyme du dernier album de Sukoï Fever !

Allongé sur son canapé, Sam regarde le chef d'oeuvre d'Henri George Clouzot... c'est alors que début la séquence de fin du film et là c'est l'illumination ! Les images défilent et la chanson The End Never Dreams lui vient en tête... la séquence semble avoir été imaginée pour la chanson... tout est synchrone à la seconde près...

... la suite ? il fallait absolument obtenir les droits d'utiliser les images du film pour illustrer The End Never Dreams... C'est chose faite ! Les ayant-droits ayant donné leur accord..

Envie de découvrir ? Cliquez ici .

 

Alaska Gold Rush

Il y a de l’or au-delà de cet « Horizon »…

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Nouvelle ‘release party’ pour Alaska Gold Rush, organisée dans le cadre de la sortie de son nouvel Ep 6 titres, « And The Sky Dives Again ». L’événement est programmé ce jeudi 5 avril à la Rotonde du Botanique. Plus de 200 préventes laissent supposer une salle comble. Ce sera le cas.

June Moan assure le supporting act. C’est le projet du guitariste de Mountain Bike, formation qui a décidé de mettre son aventure entre parenthèses, pendant une année. Il est venu défendre son nouvel essai, qui sortira sur cassette le 11 mai prochain. Sous un format électrique, il est habituellement soutenu par le drummer César Laloux (NDR : cet ex-BRNS a rejoint récemment Mortalcombat) et le bassiste Marc Pirard. Mais ce soir, Aurélien se produit en solitaire, armé de sa gratte semi-acoustique. Sa voix est cependant approximative, mais l’artiste justifie cette imperfection par une solide crève. Par contre, sur sa gratte, sa technique en picking est épatante et évoque même un certain Ty Segall, dont il a repris « Goodbye bread », en 2012.

Setlist : « Julian’ Hair », « Twenty », « I didn’t », « Saddess Trip », « Tomorrrow », « Norman », « Back Acid », « Without You » 

Alaska Gold Rush réunit des chercheurs d’or qui ont troqué pelle et pioche pour une guitare et un set de batterie. Depuis le Delta du Mississippi jusqu'aux plaines désertiques du Nouveau-Mexique, Alexandre De Bueger et Renaud Ledru explorent un folk énergique, fortement imprégné de culture américaine, comme on traverse des villes fantômes. Parviendront-ils jusqu’en Alaska ?

Constitué de quelques lampes de chevet vintage, le décor est dépouillé et cosy.

Laid-back, « Into The Sun » ouvre le set. Sous le soleil brûlant du désert du Nouveau-Mexique, les cymbales sifflent comme le serpent à sonnettes. Manifestement, le nouvel Ep est plus rock. « No Time » poursuit son périple à travers les plaines de l’Ouest. Le lightshow se pose en éventail sur le duo. Alex, qui s’est coupé les cheveux, s’emballe à la batterie. La voix de Renaud est claire mais percutante. Il nous invite à replonger en 2016, à travers l’entraînant « Silhouettes », un extrait du premier opus, « Wild Jalopy Of The Mist ». Et le souligne oralement. Cap ensuite vers la Louisiane en transitant par les vastes prairies de l’Ouest Américain. Les spectres de John Cougar Mellecamp, Alex Chilton et Elliott Murphy rôdent. Le tandem poursuit sa ruée vers le métal jaune en proposant un recueil de chansons spécifiques qui oscillent du blues au rock'n'roll, en passant par le folk, le psychédélisme et le garage, sans oublier d’en revenir régulièrement à ses sources roots. Et il y a de l’or au-delà de cet « Horizon », une compo minimaliste et élégante, (NDR : le clip est à découvrir ici), extraite du nouvel Ep et également parue en single. Atypique, superbe et finalement proche de Peter Doherty, la voix de Renaud prend aux tripes, tout au long de « Gallows Birds ». Egarés dans le Bayou, les musicos sont poursuivis par des alligators affamés. Tout en accordant sa gratte, Renaud annonce que la chanson suivante parle de la quête de sommeil. Sous une légère brume, « Cross The Dead Night » se glisse délicatement entre les gouttes d’une pluie fine. Le jeu de guitare est raffiné et la mélodie accroche. Le souffle d’un harmonica colore un périple, accompli à bord du California Zéphyr, un train qui traverse les Etats-Unis d’Est en Ouest, tout au long de « Before You Lose Your Tongue ».

Renaud révèle qu’il y a longtemps, les artistes se sont contactés, par hasard, sur un site de rencontre. Ils vont alors interpréter le premier morceau qui a provoqué cette rencontre. Il s’agit de « Helicopter Hills », rarement joué en concert.

Indolent, « Morning Is Clear »  raconte l’histoire d’une personne dépressive qui n’est jamais au bon moment ni au bon endroit. Après « Broken Treaties », la paire s’éclipse…

En rappel, le duo va nous réserver deux titres sculptés dans l’americana et le bluegrass, « Psychobilly Mad Heavyweight » et « Where The Mountain Ends ». Le voyage est terminé, et s’achève alors au pied des Rocheuses…

Setlist : « Into The Sun », « No Title », « Silhouettes », « Gallons Birds », « The Years », « Cross The Dead Night », « Before You Lose Your Tongue », « Rich », « Poor Black Mattie », « Dirty Road », « Helicopter Hills », « Morning Is Clear », « Horizon », « Broken Treaties » 

Rappel : « Psychobilly Mad Heavyweight », « Where The Mountain Ends » 

(Organisation Botanique)

 

Une vague de groupes new-wave au W-Festival

C'est une vague, voire même un tsunami de groupes et artistes new-wave qui va déferler au mois d'août prochain sur les scènes du W-Festival à Amougies. Jugez plutôt : pas moins de 62 groupes ou artistes se relaieront pendant les quatre jours de ce qui sera bel et bien le plus grand festival 'dark' de l'année.
 
Il est vrai que la musique des années '80 et les sonorités plus sombres sont fortement revenues dans l'air du temps ces dernières années et on trouve de plus en plus de formations qui s'inspirent de la synthpop, de la cold wave ou de l'EBM. Les organisateurs ont donc eu la bonne idée de mélanger les 'classiques' comme Marc Almond (Soft Cell), D.A.F., Kim Wilde, Parade Ground, ABC, Paul Young ou Limahl avec les 'petits jeunes' qui montent, comme par exemple, She Past Away et Ash Code.
 
Cerise sur le gateau, le festival sera ouvert le mercredi par un concert exceptionnel de Peter Murphy, l'ex-chanteur de Bauhaus, qui fêtera les 40 ans de ce groupe fondateur du mouvement 'gothique'. Il sera accompagné pour l'occasion par David John Haskins, alias David J, le bassiste emblématique de Bauhaus, co-auteur du légendaire « Bela Lugosi Is Dead ».
 
Lineup :

15/08/2018

Peter Murphy 40 YEARS of BAUHAUS celebration featuring David J (de 21h30 à 23h00)

16/08/2018

WAVE CAVE

Dark Side Eons (12h40-13h20)

Roza Parks (14h20-15h00)

Parade Ground (16h05-16h50)

Pro Patria (17h50-18h40)

The Wedding Present (19h30-20h20)

Covenant (21h20-22h20)

Chameleons VOX (23h20-00h20)


SYNTH SCENE

The Christians (12h20-13h00)

Men Without Hats (13h20-14h00)

Machiavel (15h-15h45)

A Split Second (16h50-17h40)

Wang Chung (18h50-19h30)

Axel Bauer (20h20-21h20)

Midge Ure (22h20-23h20)

DAF (00h20-01h30)

DJ Zebedeus (01h30-03h30)


17/08/2018


WAVE CAVE

Doganov (11h50-12h30)

Monica Jeffries (12h40-13h20)

Me The Tiger (14h20-15h00)

Orphaned Land (16h05-16h50)

Echoes of Yul (17h50-18h40)

Dive (19h30-20h20)

Die Krupps(21h20-22h20)

Project Pitchfork (23h20-00h20)


SYNTH SCENE

Flesh & Fell (13h20-14h00)

Altered Images (15h00-15h45)

Peter Godwin (16h50-17h40)

A Flock Of Seagulls (18h40-19h30)

Annabella’s Bow Wow Wow (20h20-21h20)

ABC (22h20-23h20)

Kim Wilde (00h20-01h30)

DJ Zebedeus (01h30-03h30)


18/08/2018


WAVE CAVE

Dageist (12h40-13h20)

Ash Code (14h20-15h00)

Charcoalcity (16h05-16h50)

Marsheaux (17h50-18h40)

The Devil And The Universe (19h30-20h20)

She Past Away (21h20-22h20)

Front Line Assembly (23h20-00h50)


SYNTH SCENE

Secret Service (13h20-14h00)

Department S (15h00-15h45)

Modern English (16h50-17h40)

Novelle Vague (18h40-19h30)

Heaven 17 (20h20-21h20)

Limahl (The Voice of Kajagoogoo) (22h20-23h20)

Paul Young (00h20-01h30)

DJ Zebedeus (01h30-03h30)


19/08/2018


WAVE CAVE

A Slice Of Life (12h00-12h40)

Struggler (13h00-13h40)

Fär (14h00-14h40)

Dole (15h00-15h45)

Antipole (16h20-17h10)

Trisomie21 (17h40-18h40)

Clan Of Xymox (19h00-20h00)

Suicide Commando (21h00-22h00)

Lords Of Acid (22h40-23h40)


SYNTH SCENE

Captain Sensible (13h35-14h05)

Animotion (14h40-15h20)

Red Zebra (15h50-16h35)

Shriekback (18h20-19h20)

Marc Almond (20h00-21h00)

D:uel (22h00-23h00)

Vive La Fête (23h30-00h45)


DJ’s

Camping (10h00 - …)

Mat Zwart


Wave Cave

VANOnoise


VIP tent

Maxalto


Synth Scene & Afterparty

Zebedeus


http://www.w-festival/com

La Caravane des Solidarités prend la route en mai

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Après le succès du "festival-mère" qui a réuni 49.000 personnes en août dernier à Namur, Les Solidarités se préparent à sillonner les routes à l'occasion d'une véritable tournée-évènement qui fera étape dans trois villes wallonnes.

Concerts, spectacles, débats et animations pour tous les publics et tous les âges seront au programme !

La Caravane fera étape à Céroux-Mousty du 11 au 13 mai, à Ath du 18 au 20 mai et à Soignies du 25 au 27 mai.

Retrouvez le programme complet des animations ici.

Scorpions

Ce n’est pas demain la veille que les membres de Scorpions seront admis en maison de retraite…

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Scorpions compte 53 ans de carrière ; et pourtant, depuis 5 ans, il accomplit une tournée d’adieu baptisé ‘Crazy World Tour’. Les membres de ce band mythique prennent tellement leur pied en live qu’ils ont décidé de poursuivre l’aventure. En un peu plus de 5 décennies, le groupe allemand a publié une vingtaine d'albums et en a vendu plus de 100 millions à travers le monde. C’est fou ! C’est la première fois que votre serviteur assiste au concert de cette formation.

Moonkings assure le supporting act. Et son leader n’est autre qu’Adrian Vandenberg, un guitariste qui a milité chez Withesnake de 1987 à 1990 et de 1994 à 1997. Le line up implique également le chanteur Jan Hoving, le bassiste Sem Christoffel et le drummer Mart Nijen Es. Fondé en 2013, le combo a publié deux elpees, un éponyme en 2013 et « II » en 2017. Il puise ses influences majeures chez les incontournables Led Zeppelin, Deep Purple, Foo Fighters et Queens Of The Stone Age. Ce soir, il va proposer des extraits de son dernier opus. Adrian nous réserve de longs soli aussi précis qu’imparables. Agiles, ses doigts glissent naturellement sur le manche. La voix de Jan est claire et mélodieuse. En final, le quatuor va nous réserver une cover du « Rock and roll » de Led Zep, plus vraie que nature. A revoir en tête d’affiche !

Au sein du line up originel de Scorpions, il ne reste plus que Rudolf Schenker, qu’ont rallié Klaus Meine en 1970 et Matthias Jabs en 79. Des septuagénaires ou presque. Ils sont soutenus par Paweł Mąciwoda à la basse et l’ex-drummer de Motörhead, Mikkey Dee, aux drums. Et le groupe, considéré comme ‘maître de la ballade’, va nous proposer un set de 160 minutes, au cours duquel la plupart de ses succès seront interprétés. Des hits, il en a composé à la pelle ; des morceaux qu’on retrouve sur son dernier LP, « Born To Touch Your Feeling - Best of Rock Ballads », paru en novembre dernier.

La salle est divisée en deux parties. Les spectateurs qui ont payé le prix fort peuplent les abords du podium dont l’avancée s’enfonce bien dans la fosse. Les autres sont agglutinés derrière ou ont opté pour les gradins. En places assises. A 21 heures pile, les haut-parleurs crachent l’intro de ‘Crazy world’, une séquence qui va durer 5 bonnes minutes. L’immense et superbe voile (NDR : il représente le logo du périple) tendu devant le podium tombe et révèle un dispositif scénique grandiose, dont une double batterie plantée à 5 mètres de hauteur, sur une estrade, et trois écrans géants, sur lesquels la vidéo d’un hélicoptère survolant une ville et larguant sur scène les cinq Scorpions est projetée. Au sein de ce décor gigantesque, les quatre autres membres du combo semblent minuscules.

Et le concert s’ouvre par « Going out with the band ». Le son est excellent. Le light show et les effets spéciaux, qui produisent une impression proche de celle vécue lors du show de Bring Me The Horizon, dans la même salle, sont spectaculaires. Rudolph Schenker respire la forme. Ses interventions sur la gratte sont affûtées. Celles de Matthias Jabs –plus en retrait– le sont tout autant, mais son toucher de cordes est vraiment imparable. Et du bassiste (il a constamment le sourire aux lèvres) aussi discrètes qu’efficaces. Son éternelle casquette noire retournée vissée sur le crâne, Klaus Meine n’a plus autant de puissance dans la voix, mais lors des ballades, il chante… comme sur disque. La frappe de Mikkey Dee est à la fois musclée, écrasante et efficiente. Depuis qu’il a rejoint le band, en 2016, il est devenu une des deux figures de proue de la formation. Le charismatique Rudolph incarnant inévitablement, l’autre.

Caractérisé par sa rythmique chaloupée, « Is There Anybody There » est un titre rarement joué ‘live’. Le public est à la fois calme mais chaleureux. Cependant, rares sont les spectateurs pépères (NDR : ou mémères) qui assis aux balcons, se lèvent. Ils trop bien calés dans leurs fauteuils. « The Zoo » se singularise par sa partie de talk-box (NDR : appareil qui permet à un instrument de prononcer des syllabes émises par la parole). Moment qui soulève l’enthousiasme dans la fosse. Klaus, qui a empoigné une guitare et Pawerl, rejoignent Mikkey sur sa plateforme, pendant « Coast To Coast », avant que toute l’équipe ne termine aux avant-postes. Lorsqu’un artiste ou un groupe dispose d’un répertoire très riche, mais n’a plus ni l’envie ou l’énergie de jouer d’anciens morceaux, il imagine souvent des medleys. On y aura droit lors d’un pot-pourri judicieusement arrangé de 7’20, réunissant « Top Of The Bill », « Steamrock Fever », « Speedy's Coming » et « Catch Your Train ». Matthias Jabs se réserve un autre instrumental, « Delicate Dance » (NDR : pas vraiment une plage d’anthologie !), un titre qui permet aux ‘anciens’ de reprendre leur souffle. 

Place ensuite au quart d’heure (semi) unplugged. Toute l’équipe converge vers l’avant, armée de grattes (semi) acoustiques, alors que Mikkey a opté pour une mini batterie. L’auditoire semble peu réceptif. Il est même plutôt mou du genou, alors que la performance aurait mérité une forme certaine d’exaltation. Dommage ! L’inévitable tube « Wind Of Change » n’est bien sûr pas oublié. « Tease Me, Please Me » permet à la formation de prendre un nouvel élan. « Overkill » rend hommage à Lemmy. A l’issue duquel Mikkey exécute un fameux solo de batterie. En outre, le kit se soulève au-dessus du podium à une hauteur d’au moins 4 mètres. Et sous le socle des faisceaux lumineux commencent à tourner et de la fumée à s’échapper. On dirait une fusée qui décolle. Cheveux au vent, le drummer est une vraie bête de scène, une véritable machine à cogner. Ses peaux, soyez rassurés ! Mais sa frappe est à la fois percutante et rigoureuse. A l’issue de ce moment de folie, il récolte alors une formidable ovation. Bien méritée, d’ailleurs. Ce soir, c’est lui la star ! Dans la foulée, Rudolph revient flanqué d’une nouvelle gratte parée d’un pot d'échappement fumant pour attaquer « Blackout ». Finalement, c’est le meilleur morceau du set. Car manifestement, Scorpions excelle dans ce registre. La set list ne recèle pas suffisamment de compos rock. C’est d’ailleurs un reproche qu’on peut lui adresser. Et la prestation s’achève par le burné « Big City Nights ».

Les musicos saluent la foule et balancent, dans la fosse, baguettes et médiators. L’auditoire s’enflamme enfin et applaudit à tout rompre. En rappel, on aura droit à 10 minutes d’anthologie. D’abord grâce à un éblouissant « Still Loving You » et puis à un tempétueux « Rock You Like A Hurricane ». Ce n’est pas demain la veille que les membres de Scorpions seront admis en maison de retraite…

(Organisation : Greenhouse Talent)

Le Mystère des Voix Bulgares & Lisa Gerrard

Le Mystère enchanteur des voix célestes...

‘J'habitais à Londres dans la plus stricte pauvreté, sans aucune perspective sur ce que je voulais faire dans la vie, excepté mon amour pour le chant. J'ai été voir le Mystère des Voix Bulgares et j'ai pensé : c'est ça, c'est le sommet. On ne peut pas aller plus loin que ça'...*’ C’est ce que Lisa Gerrard avait alors déclaré, il y a 35 ans. Aujourd’hui, la chanteuse iconique de Dead Can Dance et ses idoles de jeunesse sont réunies pour enregistrer un album et accorder quelques concerts exceptionnels. Ce soir, l'AB et le festival BRDCST nous proposent une très belle première européenne et la foule est impatiente de vivre ce spectacle unique, concentré sur ces 'splendeurs vocales’...

Au moment où les chanteuses du Mystère des Voix Bulgares débarquent, on se souvient que ce projet, fondé en 1952, avait été détecté en 1975 par feu Marcel Cellier, un ethnomusicologue de nationalité suisse. Il était tombé sous le charme des chants bulgares et avait décidé de les restituer sur un disque, en se servant d’arrangements plus contemporains. Mais le résultat escompté est plus que mitigé. Cependant, la légende raconte que Peter Murphy, le chanteur de Bauhaus, révèle alors cette découverte à Ivo Watts-Russel, le patron de 4AD. Ce dernier a le coup de foudre pour le collectif. Aussi, en 1986, la réédition de l'elpee par le label anglais, récolte un immense succès et lance la légende des Voix Bulgares dans le monde entier. Préfigurant l'émergence de la 'world music', elles inspireront non seulement Dead Can Dance, mais aussi Cocteau Twins, Kate Bush, Björk et plus récemment, Grimes, Drake et Gorillaz.

Mais revenons au spectacle proposé ce soir. Il est scindé en deux partie : la première est consacrée aux Voix Bulgares, sans Lisa Gerrard. Vêtues de costumes traditionnels, les vingt chanteuses sont disposées en arc de cercle et dès le début, la puissance de leurs voix frappe les esprits ; ce qui contraste avec le naturel, très souriant, voire espiègle de leur attitude. Les chants traditionnels sont ponctués de cris ou de gloussements, qui amusent l’auditoire. Six musiciens accompagnent les Voix : un guitariste, un contrebassiste, un flûtiste, une violoniste, un percussionniste et un 'human beatbox'. Ce dernier se taillera d'ailleurs un joli succès en solo lors d'un intermède étonnant. Mais ce qui frappe également, c'est le lien, évident, entre les mélodies et les techniques de chant des Voix Bulgares et celles appliquées par Lisa Gerrard chez Dead Can Dance, comme par exemple, dans « Cantara » ou « Tristan ». Bien entendu, le duo Gerrard-Perry a intégré cette influence dans un ensemble bien plus étendu, impliquant également des éléments orientaux, africains et médiévaux.

Après la pause, la violoniste et le percussionniste nous réservent un intermède musical basé sur les sons d'une viole et d'un 'hangdrum', une sorte de 'steeldrum' dont la forme est proche d’une soucoupe volante. Moment tant attendu : Lisa Gerrard pénètre sur la scène sous un tonnerre d'applaudissements. Drapée dans une robe ample aux reflets bleutés, elle est, comme d’habitude, majestueuse. Souriante, elle rayonne une infinie bonté. Par rapport au dernier concert, accordé par Dead Can Dance, au Cirque Royal, en 2012, elle paraît cependant marquée par le temps qui passe. Sa voix sublime de contre alto, par contre, n'a que peu changée. Enchanteresse, vibrante, ample et sombre, sa tessiture est toujours chaude et ronde. Très vite, l'ensemble interprète le single « Pora Sotunda », sorti fin 2017, qui annonce un opus fort attendu. Une atmosphère envoûtante baigne alors la salle ; touché, le public frissonne de bonheur.

Loin d'accaparer toute la lumière, c'est à de nombreuses reprises que Lisa Gerrard laisse la place aux solistes des Voix Bulgares, qui viennent chacune à leur tour à l'avant du podium. Et quand la voix hypnotique de Gerrard s'associe aux lignes répétitives du hangdrum, on a l’impression d’assister à une marche ténébreuse d'une immense profondeur.

Au moment de quitter l'Ancienne Belgique, on a la gorge serrée tant l'émotion a été intense. Force est de constater que l'association entre les Voix Bulgares et Lisa Gerrard fonctionne à la perfection. On aura vécu un moment unique, poignant et d'une sublime beauté. Bien vite l'album !

* Interview de Lisa Gerrard: sur youtube.com, à découvrir ici

Organisation : AB + BRDCST

Photo : Phil Blackmarquis

Comme des loups !

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En attendant la sortie de son nouvel EP « L’inachevée » réalisé avec James Doviak (Johnny Marr, The Smiths,...) entre Bruxelles et Manchester, Mélanie Isaac dévoile un clip impressionniste en guise d’éclaireur à son premier single, l'entêtant et hypnotique "Comme des loups".

Pour illustrer ce premier titre, la chanteuse a fait appel à son ami réalisateur François Pirot le temps d'une ballade introspective en forêt au cœur de son Ardenne natale.

Un extrait ici .

Bénabar écrit la suite de son histoire !

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A l’occasion de la sortie du nouvel album de Bénabar, Le début de la suite, découvrez les clips interactifs illustrant deux chansons de l’album : La petite vendeuse et Le jeune vigile.

Sur le nouvel album de Bénabar, deux titres se répondent : La petite vendeuse et Le jeune vigile. Ils évoquent la même histoire, vue sous deux angles différents. Pour la première fois, Bénabar propose à ses fans deux clips interactifs dans lesquels les internautes peuvent décider de l’angle de vue de chaque histoire et en choisir la fin.

Autre innovation : tous les figurants et rôles principaux du clip sont des influenceurs, dotés de fortes communautés sur Instagram.

Commencez l'expérience maintenant en cliquant ici .

 

Adam entouré de ses dames !

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Le nouveau disque des Strasbourgeois ADAM AND THE MADAMS est dans les bacs.

Si vous aimez l'esprit foutraque, la pop bricoleuse, le son lo-fi ou l'énergie punk, cet album est fait pour vous !

Un extrait ici permettant de vous familiariser avec ce groupe venu d'ailleurs.

 

 

Fin de cette année, ils ne feront plus soldout ...

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Au début de l'écriture de "Forever", SOLDOUT savait que ce serait son dernier album.

SOLDOUT a voyagé dans le monde entier, marqué par des rencontres incroyables et des moments inoubliables et ce durant 15 années complètements dingues …

Durant toutes ces années, ils se sont dépassés et renouvelés, avec sincérité depuis le premier jour, depuis la première démo.

Aujourd’hui, ils veulent prendre d’autres risques, tout remettre en jeu, démarrer de nouveaux projets musicaux, retrouver l'innocence de leurs débuts.

Une envie de vivre la musique autrement, repenser l'écriture, bousculer les sons. C'est donc le moment d’écrire une nouvelle histoire, ça sera différent mais toujours aussi sincère.

Le dernier concert de SOLDOUT à l'Ancienne Belgique, ce sera le 11 décembre 2018. Ils fêteront aussi les 15 ans du groupe. A cette occasion, Charlotte et David risquent bien évidement de nous réserver quelques surprises!!

DERNIERES DATES:

- 12 juillet : Dour Festival
- 21 juillet : Francofolies de Spa
- 11 décembre : Bruxelles, Ancienne Belgique

 

 

Mahalia Burkmar

Sur les traces d’Amy Winehouse ?

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Jeune prodige, Mahalia Burkmar pratique une forme de psyché/r&b/soul réminiscente des 90’s. Elle voue un grand respect à feu Amy Winhouse, qu'elle considère comme sa source d'inspiration majeure. On devrait également y ajouter Sade et Lauryn Hill. Agée de 19 printemps, cette Anglaise (NDR : elle est née à Leicester) est considérée aujourd'hui comme l’une des artistes les plus prometteuses de son époque. A son actif, 2 Eps et un premier elpee, « Diary Of Me », paru en 2016. Pas de supporting act pour ce spectacle soldout. Jeune, le public est majoritairement féminin.

Casquette rivée sur le crâne, le bassiste, appuie sur deux boutons pour lancer les machines qui lancent des samples. Devant lui, on remarque la présence d’un tapis de pédales. On entend la voix de Mahalia depuis le backstage. Elle entre enfin sur le podium sous les acclamations du public et empoigne sa six cordes, posée sur un trépied, avant de se planter derrière son micro. Elle a revêtu un training de couleur noire à bandes blanches sur lequel sont reproduites les lettres ‘noire’, en caractères majuscules, sur le milieu de ses manches et de son pantalon. Elle attaque « No Pressure », un titre de soul indolent aux beats autant subtils que discrets…

Mahalia présente chaque chanson. Le son est parfait. Pendant la ballade folk, « Silly Girl », les spectateurs des premiers rangs susurrent les paroles du bout des lèvres. Autre morceau tendre, « Marry Me » incite au voyage. La voix de l’artiste me fait alors penser à Selah Sue. Elle abandonne sa gratte pour s’installer devant sa machine. Caractérisé par ses beats graciles, « Proud Of Me » nous embarque sur la planète hip hop. La voix de l’artiste monte de plus en plus haut. Et elle donne tout ce qu’elle a dans le ventre, mais possède un feeling et une gentillesse qui mettent à l’aise l’auditoire…  

Avant d’aborder « Back up plan », elle raconte une petite histoire. Cependant, dès l’entame du titre, elle s’emmêle les pinceaux. Pas perturbée pour un sou, et malgré les rires du public, elle reprend le morceau à son début. Mais c’est alors l’ensemble de l’auditoire qui entame le refrain. Pendant « Hold On », elle s’autorise une danse africaine très communicative. Un moment au cours duquel elle occupe toute la largeur de l’estrade. Résultat : la température grimpe d’un cran. Retour au calme pendant « 17 ». Une compo à la fois jazz et lounge suspendue à un mid tempo, astucieusement tracé par la ligne de basse. Elle reprend sa guitare pour « Honeymoon », un titre de folk/soul élégant. Pendant « Zayn Spoken Word », c’est la piste aux étoiles dans la fosse. Et pour cause, les smartphones illuminent la salle. Le refrain est repris a capella par l’auditoire. Tout comme pour « Sober », moment au cours duquel la foule et l’artiste entrent en véritable communion. Elle vide les lieux après avoir salué son public et ne réapparaîtra plus. Ni pour signer des autographes ou prendre de quelconques selfies. Mais le public ne lui en tiendra pas rigueur, il est définitivement conquis pas la Britannique. Elle reviendra dans le cadre du festival Couleur Café, ce 29 juin 2018.

Stelist : « No Pressure », « Silly Girl », « Marry Me », « Proud Of Me », « No Reply », « Back Up Plan », « Cover », « Hold On », « 17 », « I Remember », « Honeymoon », « Zayn Spoken Word », « Sober ».

 (Organisation : Ancienne Belgique)

 

K's Choice

Live at the Ancienne Belgique

Écrit par

Fondé en octobre 1993 par Sarah et Gert Bettens, K's Choice avait décidé de mettre sa carrière entre parenthèses, en 2002, afin de permettre à la fratrie d’embrasser des carrières individuelles. Mais le band anversois s’est reformé en 2009.

La musique de K's Choice est essentiellement mélodique et délicatement mélancolique. La voix émouvante et expressive de Sarah s'accommode parfaitement aux mélodies ciselées et composées par Gert. Au fil des albums, la musique est devenue de plus en plus élaborée et les guitares, feutrées. Des parties de violoncelles et d'harmonica vont même surprendre agréablement l'auditeur. Grâce à des titres largement diffusés par les radios comme « Not An Addict » ou « Everything For Free », les albums « Paradise In Me » et « Cocoon Crash » ont rencontré du succès des deux côtés de l'Atlantique. Et il a repris son cours depuis.

Les 22 plages de ce ‘best of’ live ont été enregistrées à l’Ancienne Belgique, dans le cadre du 25ème anniversaire du groupe. Tous les hits du band figurent sur cet LP, dont certains en version acoustique et même a cappella.

Donc rien de nouveau sur la planète Bettens. Un opus à réécouter dans son fauteuil, tout simplement.

 

Gunwood

Traveling Soul

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Gunwood (NDR: à l’origine, le trio répondait au patronyme de Gunwood Circle) réunit Gunnar Ellwanger (guitares, chant), Joao Francisco ‘Jeff’ Preto (basse, harmonica, banjo, percussions) et David Jarry Lacombe (batterie, claviers). Ces deux derniers assurent également les backing vocals. « Traveling Soul » constitue son tout premier elpee. Il fait suite à un Ep éponyme paru en 2015. Le groupe puise d’abord son inspiration dans le blues, mais également au sein du post rock, du rock, du folk et de la musique celtique. Et pas seulement. En fait, leurs références sont multiples et oscillent de Leonard Cohen aux Gladiators, en passant par les Dubliners, les Pogues, Radiohead, Feist et Joan Baez. L’originalité de Gunwood procède de cette faculté à  incorporer plusieurs influences au sein d’un même morceau. Enfin, la lecture assidue d’Hermann Hesse (‘Le loup des steppes’, ‘Narcisse et Goldmund’) influe également sur leur écriture tout en affichant une volonté de liberté et d’universalité.

Blues/rock aux accents country & western, « Traveling Soul » évoque un voyage, une recherche sans fin au plus profond du moi, d’une vérité, d’un bonheur perdu qu’on ne retrouve jamais et d’un nouveau départ. « I Wanna Betray Myself » lorgne vers les Rolling Stones. Accrocheurs, mélodieux et entraînants, « Sweet Holy Road » et « Rescue » baignent au sein d’un rock ‘old school’. Vivifiants, « Hey Little Brother » et « More », dans le folk celtique. Le spectre de Shane McGowan rôde. L’americana régit la superbe ballade, « Afraid Of The Dark » et le hit potentiel, « Rainchild ».

« Daydreams » est par nature, visionnaire… Le banjo domine « Tales », une piste déchirée entre ambiance americana et celtique. Un instrument qui alimente encore et généreusement le savoureux « Old Man Song », un morceau imprimé sur un mid tempo et abordé dans l’esprit de Bruce Springsteen voire de Mumford and Sons. « Swimming » se distingue par sa mélodie contagieuse, grandiose même. Eraillée, enivrante, soul, la voix de Gunnar est soulignée par de superbes harmonies vocales. Les lyrics évoquent la nécessité de se surpasser, de faire évoluer l’être que nous sommes. Une plage remarquable qui rappelle, dans les sonorités, le « My Iron Lung » de Radiohead.

 

William Eggleston

Musik

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Agé de 78 balais, William Eggleston est davantage notoire pour son talent de photographe –art dont il est l’un des représentants contemporains les plus éminents– que pour sa carrière musicale. Paru sur l’excellent label Secretly Canadian, « Musik » constitue d’ailleurs son premier elpee. Apparemment, le natif de Sumner (NDR : c’est dans le Mississippi) a toujours été un passionné de musique. « Musik » se réfère à l’un de ses compositeurs favoris, à savoir Bach. Le piano l’a accompagné tout au long de sa vie et il s’est toujours prêté à des improvisations. Cet opus est d’ailleurs constitué de ces pratiques opérées sur un Korg O1/W FD pendant un laps de temps plus ou moins long.

Au-delà du nom de l’interprète qui suscite la curiosité, il faut bien avouer que cette suite d’expérimentations (qui oscille de la musique d’église à la B.O. de film d’épouvante, en passant par le néo-classique) ne présente guère d’intérêt, si ce n’est celui de flatter l’égo de son auteur. Aucune mélodie n’émerge de ces exercices de style. Après seulement quelques minutes, ces exercices de style qui souffrent, en outre, d’une absence totale d’homogénéité, deviennent insupportables.   

A contrario de son œuvre photographique, « Musik » risque fort de ne pas passer à la postérité…

 

Daphné

Iris Extatis

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« Iris Extatis » constitue déjà le 6ème elpee de Daphné, une œuvre au cours de laquelle, elle ne cesse de nous parler d’amour entre abysses et sommets, déclarations et portraits intimes. A travers ces 11 nouvelles chansons, elle nous livre, de sa voix fragile et sensible, de profonds cris du cœur.

« Song for rêveurs » nous entraîne en Orient, le long d’un fleuve en crue. Le climat est humide. Les voix sont éthérées. ‘On prend un nuage comme on prend un taxi’. Le refrain est interprété dans la langue de Shakespeare…

« Faite à l’envers » est paru en single. Elle déclare, pendant « Ultraviolet », son amour pour la France (‘J’habite un si beau pays’), mais nous met en garde face à la montée de l’intolérance.

Edith Fambueno (NDR : ancienne disciple de Gérald De Palmas dans les Valentins, elle a également travaillé en compagnie d’Olivia Ruiz et de Zazie) s’est chargée de la réalisation et des arrangements de cet LP. Elle partage aussi les vocaux sur « On n’a pas fini de rêver », une piste qui se distingue par un joli échange entre cordes de guitare et ivoires, mais également par des interventions de sitar, d’un koto japonais, d’un laud marocain et d’une harpe…

C’est sur un manège enchanté, à Paris, au bord de la Seine, près d’une guinguette, que Daphné chante « L’Amour » sans conditions… Mais « Resteras-Tu Amoureux ? ». Question existentielle. Alors pourquoi ne pas faire une « Une prière aux étoiles » ? Mais lorsqu’elle ne croit plus en cette flamme, « Le corps est un voyant ».

« La lune est une femme africaine » et même… égyptienne…

« Mohini Miranda » nous invite à escalader l’Himalaya. Le spectre de George Harrison plane...

Sur un chant d’opérette italienne, « Supercalifragilis » sert de défouloir. Un final fabuleux.

Et le titre maître est très susceptible de réconcilier rêveurs, bâtisseurs, émotifs et créateurs.