Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Willis Earl Beal s’invite à Bruges

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Willis Earl Beal sera présent le 9 avril prochain à Bruges dans le cadre du More Music Festival. L’Américain viendra ainsi présenter son nouvel album « Noctunes » sorti en fin d’année 2015.

Sa présence s’ajoute à une programmation déjà bien chargée que vous pouvez découvrir ici.

Les Pet Shop Boys passent au Super

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Les Pet Shop Boys ont annoncé la sortie de leur nouvel album « Super » le 1er avril prochain. Enregistré à Londres et à Berlin, il sera composé des 12 chansons suivantes :

1. Happiness

2. The Pop Kids

3.  Twenty-something

4.Groovy

5.The dictator decides

6.Pazzo!

7.Inner sanctum

8. Undertow

9. Sad robot world

10. Say it to me

11. Burn

12. Into thin air

Le trailer est d’ors et déjà disponible ici.

Jefferson Airplane

Décès du guitariste de Jefferson Airplane, Paul Kantner

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Paul Kantner est décédé ce 28 janvier 2016, d’une crise cardiaque. Il avait 74 ans. C’était le cofondateur et guitariste du légendaire Jefferson Airplane, pionnier de l’acid rock, au même titre que le Grateful Dead et Quicksilver Messenger Service. La formation californienne a vécu ses heures de gloire entre 1965 et 1972. Elle s’était d’ailleurs produite dans le cadre du mythique festival de Woodstock, en 1969. Engagé politiquement le band avait aussi milité en faveur de la fin de la guerre au Vietnam. Adepte de la non violence, il a fait partie du mouvement ‘flower power’ prôné par les hippies tout en défendant le droit à la consommation des drogues. La suite sera plus nébuleuse, les différents musiciens du groupe tentant d’autres projets, dont les plus intéressants demeureront Jefferson Starship et Hot Tuna. Sans oublier les collaborations multiples et les aventures en solo. Une chose est sûre, l’influence du Jefferson Airplane dans le domaine de la musique psychédélique est majeure. Et pour cause, elle est toujours d’actualité 50 ans plus tard. Des noms ? REM, Mazzy Star, Tame Impala, Spacemen 3, Bowie, Patti Smith, White Stripes, Stevie Nicks (Fleetwood Mac), Lola Colt, Dead Boys, Meat Puppets, Elliott Smith, The Libertines, The Brian Jonestown Massacre et la liste est tellement loin d’être exhaustive, qu’on pourrait remplir des pages entières.    

Si le mélomane lambda connaît surtout les singles « Somebody to Love » et « White Rabbit », le groupe est responsable d’une discographie aussi riche qu’incontournable, « Surrealistic pillow » constituant certainement le point d’orgue de sa carrière.

Les derniers albums de Paul Kantner datent de 2010 et 2011. Deux volumes d’art sonique qu’il avait baptisé « Windowpane Collective ».

R.I.P.

Joe BeL

Tiercé gagnant !

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Joe BeL est lyonnaise. A son actif, deux Eps, « In the city », gravé en 2012 et « Hit the roads », en 2015. Au départ, son premier elpee devait paraître le jour du concert. Mais perfectionniste, elle a retardé sa sortie. Bonne nouvelle quand même, pour ce qui devait être ‘sa release party’, l’ABClub est sold out.

Sonnfjord est programmé en supporting act. Issu de Braine-l'Alleud, le groupe est drivé par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern. Elle est soutenue par son frère Aurelio (Paon, Lucy Lucy) aux claviers, François de Moffarts (Lucy Lucy) à la basse et au chant, Jérome Van den Bril à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon) aux drums. Le quintet a publié un Ep six titres, « Up The Woden Hills », en février 2015, au sein duquel il va notamment puiser afin d’établir sa set list. Pour 30 bonnes minutes de show. Sur une estrade réduite à son strict minimum.

Et pourtant, le public est chaud boulette pour applaudir la musique de cet ensemble brabançon. Une musique dont la trame est tissée dans le folk. Maria-Laetitia possède une jolie voix (NDR : son timbre est susceptible d’évoquer tour à tour Gabrielle Aplin, Noa Moon, Claire Louise, et lorsqu’il devient un peu plus graveleux, Ann Arbor). Le set va s'ouvrir par « The Tree », une nouvelle compo. Maria se dandine sur place tout en agitant les bras. Le combo embraie par le « Seagull ». Les éclats dispensés en intro, par la gratte acoustique de Mrs Mattern sont réverbérés, alors que la touche électro du synthé dynamise une compo pourtant… country. Empreint de délicatesse, « Alpinist » est davantage folk. Un morceau atmosphérique, lumineux et sucré qui finit par s’emballer. Les premiers rangs commencent à réagir.

Titre électro/pop dansant à la mélodie irrésistible et au refrain contagieux, « Soldiers Boots » raconte une histoire de godasses. Cocasse ! Les harmonies vocales sont masculines. La mélodie est irrésistible. Armé de sa six cordes, Maria interprète en solitaire le paisible et tendre « Irish Boy». Et le set de s’achever par « City  Lights » et « Carry On ». Une belle prestation, bien plus dynamique que celle accordée au BSF, l’an dernier. Sonnfjord assurera le supporting act de Caravan Palace au Cirque Royal, le 25 février prochain.  (Pour les photos, c'est ici)

Ce soit, Joe BeL se produit en format trio. Qui implique un drummer. Y figure bien sûr le guitariste Benoît Richou, qui l’accompagne depuis ses débuts. Ils sont tous les trois issus de Lyon. Tiercé gagnant ?

Joe est vraiment mignonne. Une rousse aux yeux noisette. Ce soir elle est vêtue de jais : jupe, collant et body. Elle a chaussé des bottes de cow-girl. Mais pas de monture à l’horizon (NDR : et pas davantage de queue de cheval !)…

Timide, Joe est rongée par le trac. Mais elle le cache bien. Sa voix est chaude, et campe un hybride entre Nneka, Selah Sue, Nina Simone, Norah Jones et BJ Scott, le grain soul de Sarah Carlier, en plus.

La première fois, on ne l’oublie pas ; et Joe nous le rappelle à travers « First Time », morceau qui ouvre le concert. Elle est déjà bien en selle. « Ten » recueille une première belle salve d’applaudissements. Sur « All The Boys », elle sautille avant de faire mine d'applaudir. Le public lui emboîte le pas. Elle en profite donc pour placer ses écouteurs dans les oreilles. Petit problème technique, il n’y a pas de retour. Elle n'a pas remarqué qu’une fiche de son boîtier, placé dans son dos, est déconnectée. Sensible, elle signale qu'elle à le trac. Et attaque une toute nouvelle compo, « Nothing In The World », un blues qui nous plonge dans le bayou (NDR : j’ignore pourquoi, mais cette chanson me fait penser aux Black Keys).

« No No » raconte l'histoire d'une personne qui ne tient jamais parole. Une compo progressivement pop, avoinée par des tas de cordes, acoustiques et électriques.

La setlist épingle quelques ballades empreintes de douceur : « Ivory », « Lonely  », « In The City » et « Before ». Joe va même parfois demander le concours du public pour assurer les chœurs.

Le trio est parfaitement soudé. Les trois artistes semblent complices et se regardent souvent. Un bel attelage !

Pour « That Belongs To Me », Joe abandonne sa gratte et part siéger derrière le piano. « Hit The Roads » sert également de bande sonore à la campagne publicitaire de Longchamp. Son étalon l’attendrait-il devant l’AB ? Et set de s’achever par « You Old » et « In Chains ».

Lors du rappel elle va faire fort, à travers un « Stronger », au cours duquel elle se sert des cordes, mais également de la caisse de résonance pour les percus. Et le trio achève le spectacle par « In The Morning ». Elle salue la foule, mais signale qu’elle revient aussi vite, pour signer les pochettes de ses disques. (Pour les photos, c'est )

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

ProPulse 2016, le festival des découvertes

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Le grand rendez-vous des Arts de la Scène se déroulera du 01 au 05 février 2016. Les professionnels de la culture pourront y découvrir 66 projets novateurs à Flagey, aux Halles de Schaerbeek et au Botanique. Il y aura du théâtre, du cirque, de la danse contemporaine et du cirque.

Mais surtout pour les amateurs de belles notes, de la musique classique, moderne, ancienne et du rock dans tous ses états.

En 2012, quand la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait le pari de rassembler les artistes émergents de toutes les disciplines derrière cette belle vitrine qu’est ProPulse, elle ne s’attendait pas à un tel succès. Et pourtant, le bilan est positif. Un anniversaire à fêter pour un festival qui gagne en popularité et en découvertes multiples.

Le programme musical au Botanique est le suivant :

-le 03/02/2016 :

- Lieutenant (partie pro)
- Kings Of Edelgran, Aprile, Coubiac, Siam et Two kids                               
- On Holiday (partie tout public)

-le 04/02/2016 :

- Chicos Y Mendez, Gaëtan Streel, Azerty (partie pro)
- Electric)Noise(Machine, Facteur Cheval, Joy As A Toy, Ulysse, Zomb (partie tout public)

-le 05/02/2016 :

- Grandgeorge (partie pro)
- FaOn FaOn, In Lakesh, Jeremy Walch, Victoria+ Jean, The Summer Rebellion (partie tout public)

A épingler : Lieutenant, Two Kids On Holiday, Gaëtan Streel, Grandgeorge et FaOn FaOn.

http://www.propulsefestival.be/index.php?id=enbo_sectionpublic

https://www.facebook.com/propulsefestival/?fref=ts

https://twitter.com/propulse_bxl

GrandGeorge si logique…

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GrandGeorge organise sa ‘release party’ ce 18 février 2016, à la Rotonde du Botanique. Après avoir décroché un tube, grâce à « So Fine », qui a fait le buzz dans tous les festivals d'été, il publie donc son tout premier album « So Logical ». Et trois semaines avant la date, le concert est sold out.

Si vous n’avez pas réussi à vous procurer une place pour ce concert, sachez qu’il se produira encore à l'Eden de Charleroi ce 4 mars 2016 et dans le cadre du Bel’zik de Herve ce 20 février 2016. D’autres dates devraient suivre

http://lnk.to/SoLogical

https://www.facebook.com/GrandGeorge.official/?fref=ts

https://twitter.com/GRANDGEORGE

 

Reflektor (Liège ) : les prochains concerts (udpate 28/01/2016)

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JANVIER

29 janvier - FULL COLORZ w/ TOOLBOX (beats) *entrée gratuite*
30 janvier - ANTOINE PIERRE URBEX (jazz)

FEVRIER

5 février - MR. CARMACK + FOLIE DOUCE (trap)
17 février - ALICE ON THE ROOF (pop) *SOLD OUT*
18 février - SLUM VILLAGE (hip-hop) *NEW*
25 février - ALINE + MINI SULTAN (pop)
27 février - LA MUERTE + ROMANO NERVOSO (rock)

MARS

4 mars - PIAS NITES w/ FAT WHITE FAMILY + FEWS + YOUNG RIVAL (rock)
9 mars - LES PARLANTES w/ LA CECITE DES AMOUREUX (pop)
10 mars - YANIS + WE ARE MATCH (pop)
11 mars - GUIZMO (hip-hop) *SOLD OUT*

12 mars - THOMAS DE POURQUERY (jazz)
23 mars - BLACK BOX REVELATION (rock)
24 mars - DJ KRUSH (abstract hip-hop)

AVRIL

14 avril - CHARLES X (soul - rnb) *NEW*
16 avril - DOPE D.O.D. (grime dubstep)
22 avril - HOOVERPHONIC au Forum (pop)
29 avril - POPKATARI w/ DEBRUIT (electronica)
30 avril - FRESH w/ HAMZA (hip-hop)

www.reflektor.be

 

 

Solkins

Une ‘release party’ qui valait son pesant d’or…

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La release party organisée par Solkins, dans le cadre de la sortie de son Ep, « Gold », se déroulait salle Jules Bastin à Waterloo. D’une capacité de 250 places, cet endroit est généralement réservé aux conférences et congrès. Elle n’est donc pas conçue pour les concerts ; donc le groupe a dû investir pour disposer de matériel de sonorisation et d’un light show. Ce qui lui a coûté un pont. Enfin, consolation, ce soir, le spectacle est sold out. Il a même fallu refuser du monde. Que les déçus se rassurent, le combo va écumer des tas de salles et se produire lors des festivals estivaux, en 2016

Solkins est né en 2012. Un quatuor réunissant Maxime Honhon (Electric Chateau, Konoba) à la guitare et au chant, Grégory Bourguignon (NDR : d’ordinaire, ce maître pâtissier manipule les platines) aux drums, Maxime Simon (Whylanders, Konoba) aux synthés et aux machines ainsi que Thomas Maisin à la basse. A son actif trois Eps : « The Descent » (2012) « The Ascension » (2013) et bien sûr « Gold », un disque découpé en 5 pistes que le band qualifie de ‘gold pop’. Vainqueur du tremplin organisé par l’Inc' Rock, il est également devenu le coup de coeur RTL-TVI, dans le cadre des Wallos de Namur, en 2014.

Une toile est tendue devant la scène. Elle doit recevoir une projection cinématographique ; un peu dans l’esprit du film ‘Dance, Dance, Dance’ d'Arsenal. Trois clips sont prévus : « Someone To Blame », « Old Trees » et « People Want Gold ». Avant que le premier ne débute, le tocsin sonne. Ce qui permet d’atténuer quelque peu le brouhaha dans la salle. Qui se mue alors en applaudissements. Un bras couvert de paillettes dorées émerge. Puis, Maxime, torse nu. Le graphisme est soigné. Tels des dieux sortis de leur boîte, les quatre compères empruntent la voie lactée. Proche de celle de Nicola Testa, la voix est atmosphérique. Une femme et son nouveau-né apparaissent. Les sonorités electro remplacent les nuages. Les paillettes dorées se collent aux corps et les reconstituent. Le chaos est terminé. On revient alors sur la Terre, passablement marqués. Ovation dans l’auditoire.

 « Old Trees » nous entraîne au sein d’un hôpital psychiatrique. Un infirmier alimente une dame installée dans une chaise roulante. Elle envoie son plateau dans le décor. Un camping-car stationne. Le chauffeur est venu lui rendre visite et l'emmène. Le voyage est long et s’achève sur la plage.

« People Want Gold » est né d’une collaboration avec un vidéaste allemand qui réalise des vidéos 'timelapse' (NDR : un effet spécial né de l’accélération du flux des images, réalisé lors de la prise de vues ou en postproduction, spécifique au cinéma). Des étoiles, un coucher de soleil et des nuages défilent… on quitte la planète pour la stratosphère. Et plus vite qu’on ne le pense…

La toile se relève. Le batteur est installé en fond de scène sur une estrade. Ce drummer va capter toute l’attention durant toute la durée du show. A cause de ses mimiques si caractéristiques et de ses mouvements de frappe. Une forme de mise en scène… naturelle. Le bassiste s’installe à sa droite, le préposé aux synthés et aux machines, de biais, du même côté (NDR : il a une belle moustache, digne des ‘Brigades du Tigre’) et le chanteur/guitariste au centre. Les musicos de Solkins portent des vêtements pailletés d’or... On se croirait au carnaval de Venise, mais sans les masques.

Petit problème technique de disque dur. Il est rapidement résolu. Des cordes envahissent le début d'« It never comes ». Une voix semble émaner de l'au-delà. Les synthés émettent quelques sifflements. Le light show, impliquant des stroboscopes, est aveuglant. La section rythmique est solide. La voix de Max est vraiment particulière. « People Want Gold » nous replonge dans l’atmosphère de la vidéo. Mais, emporté par les sonorités de claviers, on ferme les yeux pour pénétrer dans une quatrième dimension où tout n’est plus que dorures et velours… et lorsque le refrain entre dans votre cortex, il ne vous vous lâche plus. « Small Things » est un morceau plus dansant, toujours bien souligné par les claviers. Deux nouvelles compos : « MySelf  » et « Routine ». Deux plages paisibles et aériennes qui permettent de refaire le plein d’énergie. Dont bénéficie « Someone To Blame », une compo qui macère dans une ambiance écrasée par les percus et envahie de sonorités de claviers, alors que la voix de Maxime Honhon, à la fois harmonieuse, accrocheuse et démoniaque, reprend son envol. « Space » est une chanson dédiée aux réfugiés.

Morceau pop/rock spasmodique, « Time Goes By » incite à remuer le bas des reins. Maxime semble enfin détendu et se libère. Il invite la foule à se lever. Et à le soutenir dans son ‘crowdsurfing’. La vague humaine y consent. « The Ascension » est balayé par un solo concis mais irrésistible aux percus, un morceau final qui brille de mille feux…

En rappel, « Old Trees » bénéficie du concours de Marcella Di Troia et Pierre Lateur (NDR : respectivement chanteuse et guitariste de Black Mirrors) ainsi que de la vocaliste Caroline Bloukiaux (Metropolitan Gallery). Les deux filles vont se charger des chœurs. Les yeux de Marcella ne sont pas soulignés d’une ligne noire. Sa voix est puissante. Pierre dispense quelques riffs bien sentis. A vous flanquer la chair de poule. Et le spectacle de s’achever par « Flowers », une autre nouvelle compo. La ‘release party’ de « Gold » valait manifestement son pesant d’or. Même que Maxime Honhon en avait la larme à l'oeil.

(Organisation : Solkins)

Black (Colin Vearncombe)

Colin Vearncombe alias Black, est décédé ce 26 janvier

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Colin Vearncombe, plus connu sous le nom de Black, est décédé mardi 26 janvier, des suites d’un accident de circulation, dont il avait été victime, le 10 janvier dernier, en Irlande. Plongé dans le coma, ses chances de survie étaient considérées comme infimes.

Black est surtout connu pour avoir décroché un énorme tube en 1986, « Wonderful life » ; mais il a également publié une quinzaine d’albums (NDR : son dernier « Blind faith » est paru l’an dernier ») et une vingtaine de singles, qui n’ont malheureusement plus eu le même succès. En 1998, il avait abandonné son pseudo de scène pour se lancer sous son propre nom.

R.I.P.

Benoit Dorémus tachycarde !

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Cinq ans après 2020, Benoît Dorémus revient avec son quatrième album "En Tachycardie" qui sortira le 05 février 2016.

On y retrouve la plume intense de cet auteur compositeur qui se dévoile comme jamais, manie l'humour, la dérision, la tendresse ou sort les griffes comme sur '20 Milligrammes'.

Les deux premiers albums de Benoît Dorémus avaient été produits par Renaud.

Lors des sessions d'enregistrement, "En Tachycardie" a reçu le concours de Maxime Le Forestier, d'Archimède, d'Alain Souchon et de Francis Cabrel qui chacun à leur façon ont permis à ce nouvel album de voir le jour, et que l'on découvre en avant-première avec cette bande-annonce en cliquant ici .

Tindersticks

L’obsession du temps qui passe…

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Découpé en 11 plages, « The waiting room », le nouvel album de Tindersticks, sert de support à onze courts-métrages réalisés par différents vidéastes. Mais pas seulement. L’aspect musical n’a pas été négligé ; cependant, sans son support visuel, les compos sont plus difficiles à appréhender. Suart A. Staples, le leader était bien évidemment bien placé pour donner son point de vue. L’interview s’est déroulée ce 25 novembre, à l’hôtel Métropole de Bruxelles. Pour un provincial qui débarque dans la capitale, on ressent qu’une atmosphère étrange et angoissante y plane. Il y a des militaires et des policiers à tous les coins de rues. Un climat à la fois rassurant et inquiétant.

Et cette situation entraîne une première question concernant les attentats de Paris, où le clip de « We were once lovers » a été tourné, autour du ring et dans un des aéroports, bien avant le funeste vendredi 13 novembre. D’autant plus que Stuart y séjourne régulièrement. Il s’explique : « Je suis encore sous le choc. Je n’y étais pas à ce moment-là, mais c’est aussi chez moi. Paris, ce n’est pas seulement les soldats dans la rue. La vie est rapidement remontée à la surface. Mais en créant cette psychose, les terroristes ont gagné leur pari ; car tout Parisien ressent qu’il est devenu une cible potentielle… »

En découvrant les vidéos, la veille de l’entretien, il a été difficile de déterminer s’il existait un lien entre chacune d’entre elles. La question méritait d’être posée. Et Stuart clarifie la situation : « En fait, ce projet est né pendant que j’assistais au festival du Court Métrage à Clermont, section expérimentale. J’ai imaginé la confection d’une bonne bande sonore qui puisse servir de support à des images, des images susceptibles d’explorer une multitude de directions ; et ce afin d’en tirer un max de satisfaction. Le but n’était pas de raconter une histoire, mais plutôt de pouvoir rebondir d’une vidéo à l’autre… Il me restait donc à briefer les concepteurs, afin qu’il ne décrivent pas la chanson, mais créent un espace pour qu’elle puisse exister. On a donc choisi volontairement des réalisateurs différents. Pour Suzanne (NDR : son épouse) et moi, il était important que nous puissions nous réserver le premier et le dernier film, afin de conserver la maîtrise de l’œuvre. »

‘Follow me’ ouvre l’album. Sur la vidéo, il n’y a qu’une porte fermée. Mais qu’y a-t-il derrière cette porte ? « La terre tourne. Et au fil des heures, la lumière change. Ma femme est peintre et elle est confrontée quotidiennement aux caprices de ce phénomène. Pour elle, à travers la vidéo, c’était une opportunité de capturer cette lumière au moyen d’un média différent. Car elle était frustrée de ne pouvoir y parvenir à l’aide de sa peinture… » Cette chanson est instrumentale. C’est une reprise d’une B.O. du film ‘A Mutiny on the bounty’ (En version française : ‘Les révoltés du Bounty’) dans lequel jouait Marlon Brando. Un tango. Pas le dernier à Paris. Mais il évoque un autre film de Yann Tiersen, ‘Le fabuleux destin d’Amélie Poulain’. Serait-ce une coïncidence ? Il semble surpris : « Je n’y avais jamais pensé. Cette mélodie trottait dans ma tête depuis longtemps. Je souhaitais marquer une halte avant que l’œuvre ne soit entamée. Comme quand on appuie sur la touche ‘pause’ du lecteur… »

‘Like only lovers’ clôt l’opus. Ce n’est pas une reprise d’Ed Harcourt, dont une chanson porte pourtant le même titre. Et la vidéo visite une exposition d’animaux empaillés. Serait-ce un message adressé aux taxidermistes ou alors une vison de la vie éternelle ? Il réagit instantanément : « C’est mon film. Ma contribution. Ce projet a pris pas mal de temps et exigé une grande dépense d’énergie. En fait, je l’ai complètement sous-estimé. On avait acheté une caméra et un programme d’édition (NDR : traitement d’images et de montage) pour le concevoir, car relever un défi est naturel chez nous. On aime l’esprit de challenge. Mais réaliser un film est un exercice particulièrement difficile. Je suis entré en contact avec une taxidermiste qui nous a prêté des oiseaux issus d’une collection privée datant de plus de 150 ans… On a aussi vu un gars en Grèce qui regardait la mer alors qu’une tempête se préparait. Et c’est cette vision conjointe entre ces oiseaux empaillés et cette tempête en formation, au sein d’un magnifique ciel méditerranéen, qui a suscité cette révélation. Ces deux éléments sont entrés en collision dans mon esprit ; et c’est là que je dois avoir eu une vision de la vie éternelle. J’aime ce morceau de ciel et ces nuages qui passent au dessus de nos têtes, tout comme cette perception de ces oiseaux dans des boîtes en verre. Et ces émotions, j’ai voulu les capturer. Je pense malgré tout, que par rapport aux autres vidéos, c’est un piètre film… »

Le morceau ‘The fear of emptiness’ traduit-il la peur de la mort ? Il admet : « D’une certaine façon, mais pas de manière explicite. Ce n’est pas antinomique (NDR : son GSM sonne…) Personnellement j’utiliserai plutôt le mot ‘edgy’. Il n’existe pas vraiment de traduction exacte en langue française. Un collaborateur français m’en a donné une signification plus ou moins proche ; en fait, cette source d’inquiétude, d’angoisse et d’anxiété se traduirait donc, par ‘la peur du vide’… »

Sur ‘Hey Lucinda’, Stuart et feu Lhasa de Sela, décédée 5 ans plus tôt, partagent un duo. Un contexte pas vraiment évident quand on doit retravailler une telle chanson. Il confesse : « Je l’ai écrite il y a plus de 10 ans. Lorsqu’on l’a interprétée, on n’était pas convaincu par le support musical. Pas que je ne croyais pas à son talent ; mais la musique ne correspondait pas aux vocaux. Et quand Lhasa est partie, je n’ai plus eu le courage de l’écouter. En 2014, l’envie m’est revenue. Il a fallu que je me reconnecte avec ce moment précis où nous chantions ensemble. Et finalement, j’ai enlevé la musique de départ ; puis j’ai reconstruit le morceau autour de cette conversation entre nous deux. Mais pour y parvenir, nous avons dû mobiliser toute notre expérience. C’était presque abstrait de déterminer tout ce qui était nécessaire à mettre dedans. Et quelque part, j’espère qu’on lui a rendu justice… » Sur cette vidéo, on voit des passants qui marchent sur un trottoir devant des magasins de jouets et un Luna Park. Et parfois, ils disparaissent comme des fantômes. Un lien de cause à effet avec sa disparition ? Stuart concède : « Il existe une connexion entre le film et la sensation de la fugacité du temps qui passe, au milieu de la chanson. Et puis les arrangements de cordes accentuent cette impression. Comme si on jetait un regard dans le rétro ; et c’est cette réminiscence que le réalisateur a voulu faire passer… »

Sur ‘We are dreamers’, Stuart partage un autre duo vocal avec Jenny Beth des Savages. Une future collaboration serait-elle en vue ? En outre, sur la vidéo, on est sidéré par cet immense poids lourd dont les roues sont plus grandes que la jeune fille mise en scène, une pelle de chantier à la main. La situation peut même paraître effrayante. Quelle en est l’explication ? « Quand j’ai reçu ce film, c’était un grand moment. J’ai adoré ce que Gabraz et Sara ont réalisé. La manière dont ils ont interprété le concept. Cet aspect futile entre cette jeune fille et le camion gigantesque est très particulier. Comme pour les autres collaborateurs, je leur avais donné carte blanche pour qu’ils puissent développer l’aspect créatif. Je ne voulais pas exprimer mes propres idées et surtout les influencer. Je ne souhaitais, en aucun cas, dévoiler la chanson pour qu’ils puissent la visualiser. Pas de commentaires. Pas de texte. Il y avait un espace de créativité. Et j’ai immédiatement su que cela allait marcher… Bosser à nouveau dans le futur avec Jenny ? Je n’en sais rien (rires). Je cherchais d’autres sonorités. Par exemple des cuivres. Mais quand j’ai entendu sa voix, j’ai su immédiatement qu’elle avait la couleur du film. Je lui ai proposé, et elle a aimé la chanson. Je ne voulais pas qu’elle se contente du backing vocal, mais qu’on puisse échanger un véritable duo. Particulièrement marqué par le contraste entre nos deux voix… »

‘Help yourself’ constitue certainement la meilleure plage de l’elpee. Il y a des cuivres, sous la direction du musicien de jazz britannique Julian Siegal. Elle rappelle même le mouvement jazz/rock qui a marqué les seventies, et dont If, Blood Sweat & Tears et Chicago Transit Authority constituent certainement les références. Il admet : « Cette musique m’a influencé. ‘Help yourself’ est une des premières chansons que nous avons écrite. D’abord on a pensé à autre chose. J’étais occupé de tapoter sur une guitare. Puis je l’ai posée contre la table de mixage ; et je me suis rendu compte qu’elle répercutait une forme de réverbération. J’ai enregistré ces bruits et j’ai créé une boucle. Ensuite, j’ai empoigné ma basse et on s’est servi de cette boucle pour construire la trame. Et quand le groupe s’est pointé, je lui ai dit que j’avais une idée. Les musiciens ont écouté. Et ils ont tous explosé de joie. Quelque part, on est parvenu à injecter de l’énergie fraîche dans ce morceau… A cet instant, je travaillais sur un autre projet en compagnie de Julian et je lui ai dit de faire ce qu’il voulait de cette chanson. Il est revenu avec sa section de cuivres et ses arrangements. Ils l’ont jouée. Nous nous sommes rendus dans la chambre de contrôle (NDR : pour le mixage) et puis, ils l’ont rejouée. On ne savait plus qui faisait quoi. C’était devenu un travail collectif. Comme pour le film. Ce n’est pas comme lorsqu’un artiste compose dans son salon et qu’il file la compo à des musiciens pour l’interpréter sans le moindre enthousiasme. Je préfère entrer en relation avec les musiciens pour générer de la créativité ; leur permettre ainsi de faire fonctionner leur imagination et pas simplement qu’ils se contentent de reproduire la partition du leader… »

‘How we entered’ relate un mariage probablement célébré quelque part en Amérique du Sud, au cours des 50’s ou des 60’s. Le film est en noir et blanc. Pour quelle raison ? « C’est le film de Gregorio Graziosi ! La cérémonie a été immortalisée lors de l’union entre son grand-père et sa grand-mère. Et ça, c’était sa connexion avec la chanson. C’est un film très joyeux et en même temps nostalgique. Pas que le mariage soit triste, mais c’est l’époque qui est nostalgique. Et donc cette musique t’interroge sur ce qui s’est produit entre ce mariage et le moment au cours duquel on a composé la musique de ce film. Il y a ce décalage entre le temps de l’action et le moment de réflexion. On est parvenu à créer un lien entre la musique et la vidéo. Ce n’est ni pesant, ni ironique. On ne cherche pas à délivrer de message. C’est simplement un film qui immortalise un moment dans le temps et la vie d’une personne. Finalement, c’est un souvenir mélancolique d’un temps révolu. Je ressens la connexion entre Grégory et son grand-père. Et je perçois ce que je lui ai demandé… »

L’illustration du booklet a été réalisée par le photographe français Richard Dumas. On y voit un homme avec une tête d’âne, assis à une table. Il attend, mais qui ou quoi. La réponse fuse : « La suite. Ce qui va se produire prochainement. La future idée, le prochain échange. Et cette attente peut durer des mois voire des années… »

Alors finalement, l’elpee sans le film, il tient la route ? « Je ne souhaitais pas que les chansons soient trop dépendantes du film. J’ai voulu qu’elles aient leur vie à part entière. Il a été enregistré avant la sortie des clips L’essence du travail, c’est le disque. Et j’ai l’impression qu’on est parvenu à atteindre un objectif aussi puissant et proche de ce dont on est capable. A partir de là, d’autres idées peuvent rayonner. Ceci dit, l’album étant une priorité ; c’est lui que je veux privilégier. Il est vrai que parfois, ce serait sympa de projeter les films, mais ce n’est absolument pas indispensable… »

Petite boutade pour terminer cette interview, sachez que Stuart n’est pas membre d’un club de tir à l’arc. Il y a d’ailleurs longtemps qu’il n’est plus retourné à Nottingham. « La statue de Robin des Bois est toujours devant le château, mais on lui pique régulièrement toutes ses flèches… »

(Photo : Richard Dumas)

Tindersticks : « The Waiting room » (album paru ce 22 janvier 2016)

Pour voir les photos de la 'release party' accordée ce 23 janvier 2016, au Botanique, c'est ici

Pour regarder les vidéos relatives aux compositions de l'album, c'est

 

Pascal Obispo dans la tourmente ...

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Pascal Obispo revient avec un nouveau single « Je ne sais pas, je ne veux plus ».

Intime, élégant et poétique, le nouvel opus de Pascal Obispo, fruit d'une collaboration avec Jean-Claude Petit, paraîtra en février 2016.

 "Je ne sais plus, je ne veux plus" en est le deuxième extrait.

Découvrez-le en cliquant ici .

 

 

 

 

Toto

Des étoiles plein les yeux et des refrains plein la tête…

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Gros problèmes de circulation pour arriver à Forest National. Plus de 3 heures de parcours entre Soignies et Forest. La cause ? Des bouchons provoqués par des accidents de circulation. Il est 20 heures, lorsque votre serviteur débarque dans la commune bruxelloise. Reste à dénicher une place de parking. Après l’avoir cherchée pendant plus d’un quart d’heure, il a presque envie de faire demi-tour. Finalement, il détectera un emplacement à 800 mètres de la salle. 

Groupe californien, Toto s’est formé en 1976, à Los Angeles (Californie). Les membres fondateurs ? Le drummer Jeff Porcaro et le claviériste David Paich (claviériste), auxquels vont se joindre le guitariste Steve Lukather, l’autre claviériste Steve Porcaro, le bassiste David Hungate et le chanteur Bobby Kimball. Dès le départ, cette formation est considérée comme une réunion de la crème des musiciens de studio. Une situation qui n’a d’ailleurs jamais changé, puisqu’ils ont participé aux sessions d’un nombre incalculable d’albums.

C’est au cours des eighties que le band atteint la consécration en publiant l'album « Toto IV ». C’est aussi à partir de cette époque qu’il va connaître plusieurs changements de line up, et notamment de chanteur. Coup du sort, en 1992, un des ses membres fondateurs, Jeff Porcaro, décède des suites d’un accident de voiture. Il est alors remplacé par l'Anglais Simon Phillips. En juin 2008, Steve Lukather quitte Toto. Le combo ne résiste pas à son départ. Mais après deux années de séparation, il se reforme afin de soutenir financièrement Mike Porcaro, atteint d'une sclérose latérale amyotrophique. Il s’éteint cependant des suites de cette maladie, en mars 2015. Soit l’année de la sortie du dernier opus de Toto, « Toto XIV », qui célèbre pourtant le retour de Joseph Williams au chant et David Hungate à la basse…

En 37 ans de carrière, Toto a publié quatorze albums studio qui se sont vendus à 40 millions d'exemplaires et décroché 7 ‘Grammy Awards’. Il a également gravé quelques hits incontournables, dont « Hold The Line », « Africa » et « Rosanna » demeurent certainement les plus célèbres.

Pour cette première date de la tournée européenne et asiatique, le line up implique le bassiste (NDR : un barbu) Leland Sklar, le chanteur Joseph Williams (NDR : c’est le fils du compositeur de la B.O. des films ‘Star Wars’ et ‘Indiana Jones’), le chanteur/guitariste Steve Lukather, le chanteur/pianiste David Paich, le drummer Shannon Forest, et l'inamovible chanteur/claviériste Steve Porcaro. Sans oublier le percussionniste Lenny Castro qui s’éclipse suivant les circonstances, et bien sûr les deux choristes, soit la jolie Jenny Douglas McRae et Mabvuto Carpenter. Ils sont donc neuf sur les planches.

En arrivant dans la salle, les trois premiers morceaux ont déjà été interprétés. Les photographes quittent la ‘front stage’. Et votre serviteur s’installe en zone ‘111’. La fosse est en configuration assise. Mais toutes les places ne sont pas occupées, y compris au premier étage. En fait, le band souhaitait accomplir une tournées des petites salles ; mais vu le budget nécessaire pour financer les concerts d’un tel groupe, difficile d’exaucer ses vœux (NDR : au Salon de Silly, on aurait quand même dû reculer le murs…) Bref, il y a beaucoup moins de monde que la veille, pour Hozier. Pourtant, il y a bien de l’ambiance.

Votre serviteur avait déjà eu l’occasion d’assister à un set de Toto. C’était, il y a un peu plus de 20 ans ! Et au même endroit. Le son est impeccable et les balances réglées pilepoil. Enfin, le light show, au sein duquel figure de nombreux stroboscopes, est magistral. Bref, on va assister à un super spectacle à l’américaine.

Lenny Castro ne se contente pas d’épauler le drummer, il chauffe aussi l’ambiance. Et derrière ses ivoires, David Paich lui emboîte souvent le pas. Il change régulièrement de couvre-chef (chapeau de cow-boy, haut-de-forme ou casquette).

Très pros, les musiciens vont nous accorder une prestation de 180 minutes. Les hits vont défiler. Perso, j’épinglerai le funkysant « Georgy Porgy », le très électrique « Pamela », la cover du « Bridge Of Sighs » de Robin Trower et bien sûr l’incontournable hit « Hold The Line ». Les différents chanteurs prennent le lead vocal chacun leur tour ; il sont très souvent épaulés par les choristes. Et elles sont talentueuses. Casquette retournée sur la tête, Joseph Williams, dont la voix est toujours aussi claire, imite David derrière les ivoires. Il sort son smartphone dans la main droite et la foule lui emboîte le pas. C’est devenu un rituel !

Le show s’achève par « Rosanna ». L’interprétation est énorme. La communion parfaite. Debout, la foule reprend intégralement les paroles de cette chanson.  

Lors du rappel, Toto se lance dans un medley propice à la présentation et aux solos des artistes. Mais le meilleur est encore à venir. Lenny Castro –vu notamment aux côtés de Fleetwood Mac, Joe Bonamassa et Carlos Santana– se transcende sur ses percus. Un brûlot de 10 minutes, tout bonnement époustouflant. Et c’est lui qui clôture le set. 

En reprenant la route, votre serviteur a des étoiles (américaines ?) plein les yeux et des refrains plein la tête ; surtout celui de « Hold the line ». Et dire qu’il a failli manquer cet événement mémorable… 

(Organisation : Gracia Live)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

Renaud n'est pas (encore) mort !

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Renaud fait un retour médiatique par la grande porte !

Le nouveau single s’intitule « Toujours debout » et constitue un véritable pied de nez à tous ceux qui ont jugé bon de l’enterrer avant même sa propre mort.

L’album que l’on espère dans la même veine sortira au printemps. En attendant, découvrez cette première chanson pleine de vérité en cliquant ici .

 

L'obsolescence programmée selon Erwan Pinard

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Après 2 albums studios et une centaine de concerts en trio ou en solo, Erwan Pinard (de son vrai nom Erwan Pinard) revient avec un troisième album, pas pour faire pouet pouet youpi, mais pour remuer encore et encore la boue du cœur de notre société. Ça n’empêche pas d'en rire, ni d'en pleurer bien au contraire!

Mi-punk, mi-crooner, il débarque sans mode d'emploi avec ses chansons piégées : baroques, farouches, absurdes et toujours bienveillantes.

Des pogos pour dire je t'aime et des slows à s'arracher la calvitie servis sur un bel enrobé d'humour.

Découvrez l'univers de cet homme hors du commun en cliquant ici (extrait choisi "Colère").

La bombe Mogwai

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Jamais à court d’inspiration, Mogwai sera de retour pour un nouvel album ce 1er avril 2016. Son titre ? « Atomic ».

Les Ecossais y proposeront une relecture des morceaux composés pour le documentaire ‘Atomic : Living in Dread and Promise’, réalisé par Mark Cousin.

Pour découvrir « U-235 », un premier extrait, c’est ici

Mogwai - Atomic tracklisting

1. Ether
2. SCRAM
3. Bitterness Centrifuge
4. U-235
5. Pripyat
6. Weak Force
7. Little Boy
8. Are You A Dancer?
9. Tzar
10. Fat Man

 www.mogwai.co.uk

 

Hozier

Périple à travers l’Amérique profonde…

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Pour accueillir Rhodes et Hozier, Forest National a été aménagé en en mode 'Club'. Autrement dit, les balcons du second étage ont été condamnés ainsi que les latéraux du premier. Ce qui permet d’évaluer l’auditoire à plus ou moins 4 000 personnes. Au sein duquel on remarque la présence d’un public féminin conséquent. Faut dire que non seulement les deux artistes à l’affiche, ce soir, ont de belles voix, mais surtout des gueules d’anges…   

Rhodes est considéré comme la nouvelle étoile qui monte aux Iles Britanniques. Prénommé David, il est souvent comparé à feu Jeff Buckley ; mais également à Josef Salvat, George Ezra ou James Blake. Ce jeune musicien ne se contente pas de chanter, il compose également. Il vient de publier un premier elpee, « Wishes ».

Pas étonnant de voir qu'il passe en supporting act. Une toile noire est tendue en fond de scène, sur laquelle est mentionné en lettres blanches ‘Hozier'. Rhodes est seul sur les planches, armé de sa gratte électrique, pour un set de 30 minutes. Quoique d’apparence timide, il est manifestement habité par sa voix, une voix superbe, haut perchée, cristalline, angélique, atmosphérique qu’il module au fil de ses émotions. « Run » est découpé dans des arpèges de gratte. Dommage cette absence de piano. Et d’arrangements de cordes. Tout comme celle de Birdy aux backing vocaux pour la ballade romantique « Let It All Go ». M’enfin, quoique minimalistes, ces deux versions ne manquent quand même pas de charme… (Pour les photos c’est ici)

Agé de 24 printemps, Andrew Hozier-Byrne a été biberonné par la soul, le jazz et le blues, et tout particulièrement par ce qu’il y a de plus sombre et profond entre Chicago et le Delta du Mississippi. Son single, « Take Me to Church » (14 millions de vues), a fait le buzz sur le net et lui a permis de se faire connaître sur la scène internationale.

Chanteur/compositeur, ce multi-instrumentiste est originaire du Comté de Wicklow (NDR : c’est en République d’Irlande). Eponyme, son premier album est paru en octobre 2014, une œuvre empreinte d’une grande sensibilité.

Une batterie imposante trône sur une estrade. Hozier se plante juste devant. Outre le drummer, le backing group implique deux choristes (une Texane et une Insulaire), une claviériste/guitariste, un autre gratteur, un bassiste, et une violoncelliste.

A 21h00 pile, les musicos grimpent sur le podium. Mais Hozier interprète « Like Real People Do » en solo, en s’accompagnant à la six cordes. Des spots blues se focalisent sur l’artiste. On est immédiatement embarqué dans le delta. Le canot navigue sur le Mississippi. Pas d'alligators en vue, cependant. La voix d’Andrew Hozier est sableuse, rocailleuse même. Déjà aux anges, l’auditoire applaudit chaleureusement. Tous les musiciens s’investissent pour « Angel Of Small Death And the Codeine Scene » ; et bien évidemment, teinté de gospel et de r&b ce morceau prend alors une toute autre dimension.

Plus nerveux, « From Eden » est dynamisé par les interventions du drummer. Assis, le public commence à ce lever et s’anime quelque peu. Le violoncelle –sensé apporter la touche de romantisme– s’enflamme. Et le public également. Normal, puisque la compo adopte un profil plus rock et sauvage.

Hozier change de gratte pour attaquer « Jackie And Wilson ». Celle du second guitariste intensifie le climat. Les riffs crépitent et la pression monte d'un cran. Hozier invite l’auditoire à reprendre ses incantations vaudou. « To Be Alone » est un autre blues décapant, au cours duquel la six cordes s’emballe. Un peu dans l’esprit de Joe Bonamassa. Elle échange alors un duo avec le violoncelle alto, pour le titre soul « Someone New ». Une véritable tuerie ! Reprise des Fab Four, « Blackbird », marque un bref retour au calme, même si les accords de guitare sont funkysants. « It Will Come Back » est un autre blues électrique, enrichi par les interventions de la violoncelliste.

Et elle prête sa voix à « In A Week », un blues crapuleux qui projette dans votre esprit des images de plaines sauvages à l’Ouest des States. A cet instant l’interactivité entre le groupe et la foule est totale, et le public féminin semble ravi. Chœurs, piano Hammond et percus dynamiques alimentent « Arsonist's Lullabye ». Tout au long de ce titre, le light show est agressif. Après « Sedated », « Take Me To The Church » clôt le concert. Un moment très attendu par l’auditoire (Pour les photos, c’est ).

Lors du rappel, Hozier revient en solitaire interpréter « Cherry Wine ». Il a troqué sa gratte électrique contre une semi-acoustique. On est replongé brutalement dans le Delta. Les smartphones s’allument. Un moment à nouveau empreint de magie. Et le band est au complet pour assurer le dernier morceau, « Work Song ». Ce soir on a vécu deux superbes concerts…

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 

 

 

Zazie

Encore heureux

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Zazie penche dangereusement…

La carrière musicale de Zazie est à l’image de la pochette de son dernier et neuvième opus ; elle penche dangereusement au point de donner l’impression d’une chute prochaine !

Tout au long de sa riche carrière, la belle n’a toujours pas proposé de titres formatés pour la critique et elle l’assume complètement ! Après tout, doit-elle encore aujourd’hui prouver quoi que ce soit ?

Après nous avoir gratifié d’une ribambelle de tubes comme "Larsen", "Zen", "Un point c'est toi", "Rue de la paix", "Rodéo", "J'étais là" ou "Je suis un homme", quoi de plus naturel de penser que la liberté artistique emprunte des chemins sinueux conduisant vers des choix surprenants et risqués !

Composé entre Santorin et Paris, en passant par la Provence, l'Islande et la Bretagne, en compagnie de Philippe Paradis, son collaborateur depuis 2004, ainsi que la musicienne et productrice Edith Fambuena (Alain Bashung, La Grande Sophie), « Encore Heureux » fait sans nul doute partie de cette trempe là : intéressant, paradoxal et peu convenu !

Intéressant parce qu’indéniablement, la chanteuse y affiche un sens irréprochable de l’écriture ! Sa plume est incisive et dénonce régulièrement les travers contemporains d’une société en perte de vitesse. Des mots pour combattre des maux en quelque sorte ! Elle est à l’aise tant dans la rigidité et l’austérité des termes que dans leur rythmique. Au détriment du sens parfois !

On la sent, ici, parfois un peu affable dans l’exposé des thématiques. Lorsque, jadis, elle abordait le féminisme ou encore l’écologie, elle pouvait devenir méchante, arrogante, voire mordante. Aujourd’hui, elle peine à montrer les dents !

Ses vingt années de carrière s’essouffleraient-elles au point de s’exposer bêtement dans une émission de télé crochet sur une grande chaîne télévisée pour adolescents boutonneux avides de sensations mollassonnes ?

Paradoxal, car Zazie a connu de nombreux succès commerciaux ‘addictifs’. Elle aurait pu assurer sur la continuité et proposer un projet populaire et convenu ! En lieu et place, elle a opté pour une politique d’autosatisfaction quitte à proposer des titres moins conventionnels pour une diffusion radiophonique !

Peu convenu, enfin, parce que l’absence de fil conducteur et la pluralité des sujets abordés désarçonnent un peu ! Elle y parle en substance de tolérance, de la condition féminine, de la folie des hommes. Sans oublier de l’amour et ses dérives bien évidemment. Comme d’habitude !

Même l'hommage à la tragédie Charlie Hebdo, "I Love You All", peine à convaincre ! Elle y dénonce par procuration et sans réelle conviction un intégrisme gangréneux ! Chacun jugera !

Est-ce le retour raté de l’année ? Pas vraiment ! Le disque est relativement de bonne facture et recèle de bonnes plages comme le morceau maître, « Pise », ou encore l’ersatz religieux dans sa sonorité « Adieu tristesse ».

Les arrangements sont délicatement et brillamment orchestrés. La voix éraillée de Zazie fait toujours mouche (mais pour combien de temps encore ?) et glisse ou crisse en fonction des chansons.

Au final, on se laisse bercer par la musicalité des compos…

A quand la suite ?

 

Whocat

Blueprints

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Whocat est une formation issue de Bruxelles. Elle réunit Sara Moonen (chant), Benoît Minon (guitare) Davy Palumbo (drums et percus) et Joris Lindemans (contrebasse). Ce dernier est sans doute le plus expérimenté, puisqu’il a notamment milité chez Sara So far, Sweet Jazz Orchestra, Parbleu et Jens Maurits Orchestra.

Sarah possède une voix de diva. Une voix veloutée, atmosphérique qui évoque tour à tour celle de Véronique Jacquemein (Annarbor) ou de Dani Klein. Captivant, l’univers sonore de Whocat oscille librement entre jazz, pop, funk et nu soul. Les compos ne manquent pas de groove et les mélodies sont très souvent contagieuses.

Des percus attaquent en force « Two Steps Back » Et si la gratte s’autorise l’une ou l’autre envolée vaporeuse, la contrebasse communique un aspect plus lyrique voire même mélancolique à la compo.

Un quatuor à cordes berce « Lady », une plage douce et mélancolique. La gratte adopte un profil prog/rock. Et le timbre vocal se teinte de soul. Une chanson qui évolue dans un registre proche de Gabriel Rios.

« Fishy Five » est dynamisé par des percus tribales. Un titre jazzy/pop (Everything But The Girl ?) dansant au cours duquel la contrebasse finit par devenir obsessionnelle alors que la guitare emprunte à Carlos Santana.

Laurent Blondiau canalise de sa trompette « Citizens », un titre qui ne manque pas de charme. Tout aussi dansant, il semble émaner d’un mix entre funk, hip hop et jazz.

Le titre maître opère un retour au calme, même si la fin de parcours est dynamisée par les accords de gratte.

Et « Speaking Is Silver », le titre le plus long du long playing, clôt cet opus, une piste visionnaire qui parle d’argent, alors que le silence est d’or…

The Turnpike Troubadours

The Turnpike Troubadours

Écrit par

Issu de l’Oklahoma, The Turnpike Troubadours pratique une forme de country baptisée ‘Red Dirt’, un style marqué par le folk de Woody Guthrie et le honky tonk de Waylon Jennings. Eponyme, son nouvel opus fait suite à "Goodbye Norma street", paru 2012. Le band est drivé par le chanteur/guitariste Evan Felker. Il implique également le bassiste R.C Edwards, le violoniste Kyle Nix, le guitariste Ryan Engleman et le drummer Giovanni Carnuccio. 

Dès le premier morceau, le violon baigne au sein d’une musique country agréable, conduite par la voix de Felker. Amplifiée, la gratte s’intègre parfaitement à la section rythmique. Plus enlevé, "The Mercury" macère au sein d’une atmosphère plus rock. Dans un registre ‘Red Dirt’, Engleman tire son épingle du jeu aux cordes, des cordes qu’il maîtrise impeccablement. Caractérisé par ses sonorités métalliques, la lap steel balaie "Down here", alors que le violon virevolte autour de la mélodie. Si les compos souffrent d’une certaine uniformité, elles se révèlent d’excellente facture. A l’instar de "Time of day". Mais surtout de "Ringing in the Year", une plage soulignée de superbes harmonies vocales ; un titre abordé dans l’esprit des combos ‘alt country’ contemporains. Tout au long de "Long drive home", "7 oaks" et du lumineux "Easton & Main", on assiste à des échanges de haut vol entre la lap steel, la guitare et le violon. Rien que du bonheur! "Doreen" est lancé comme un cheval au galop par le violon ; une reprise du groupe texan, the Old 97's. "Fall out of love" est une ballade douce et paisible. "Bossier City" clôt l’elpee. Une nouvelle version de la plage éponyme du premier long playing de The Turnpike Troubadours. Paru en 2007, ce disque a donné le nom au label du band. L’adaptation est nerveuse. Bien soutenue par une solide rythmique, l’accordéon et le violon tirent parfaitement leur épingle du jeu.

 

Racine Congo

Racine Congo

Écrit par

Racine Congo est né quelque part entre Mons et Bruxelles. Si le band reconnaît pour influence majeure le reggae, il ne se contente pourtant pas de reproduire les clichés de la musique jamaïquaine. Car il s’inspire également de la chanson française. Et notamment à travers les textes, interprétés dans la langue de Voltaire.

Pour réaliser ce premier elpee, les musicos ont travaillé dur. Pendant plus de 2 ans. Ils ne sont ni noirs, ni albinos, mais blancs ; même s’ils ont l’âme aventureuse. Ils préfèrent Kingston et Kinshasa, mais résident à Bruxelles, la capitale multiculturelle par excellence.

Le line up réunit Baptiste De Reymaeker (chant, guitare, percus, trompette), Simon Danhier (accordéon, melodica, choeurs) et Thibaut Nguyen (basse, chœurs). Lors des sessions d’enregistrement, le trio a reçu le concours de Raf Debacker (basse) Lorenzo Di Maio (guitare électrique) et Charlotte Danhier (violoncelle). Donc pas de drummer. Un choix, ma foi, original. Eponyme, le long playing est découpé en 8 plages.

Illuminé  par l’accordéon et le mélodica, « 1 000 Follies » agrège reggae (des années 60 et 70), jazz, soul, funk et chanson française (Brassens et Mathieu Bogaert). Quand on fait des choix dans la vie, on reste fidèle à ses engagements. Parfois, on a envie de casser les codes pour emprunter un autre chemin, pourtant jusqu’alors tracé. Pour bien vivre, il faut manger. Ce qui coûte cher. Parfois aussi, on a aussi envie d’aller vivre dans une grande ville, de s’immerger dans son ambiance afin de découvrir sa scène musicale. Celle de New York, par exemple. Ou alors on préfère s’isoler, tel un ermite au fond d'une forêt…

« 1789 » nous parle de rupture. « Armageddon » se réfère à l’univers biblique, un concept dont se réclame souvent les disciples du reggae. De quoi tracer un parallèle entre Babylone et notre société contemporaine. Qui se dirigerait droit vers l’Apocalypse. Pour la circonstance, les lyrics se servent des codes du reggae, alors que ses porte-parole ne portent pas de dreadlocks. Un Babylone encore comparé à l’« Etat », où la liberté se gagne et se conserve en dépit des lois établies…

Un SDF de l’amour porte sa « Caravane » sur le dos, comme un escargot…

Jolie ballade, « Lune » procure un peu d'espoir et de lumière.

« Police » relate un incident survenu lors d’une manifestation pacifiste. C’était à la Place Flagey. La pression exercée par le service d’ordre était conséquente, alors que les jeunes ne revendiquaient qu’un petit espace de parole. De quoi mettre mal à l’aise les artistes. Et ils ont voulu répercuter cet événement à travers une chanson aux textes militants et au refrain accrocheur…

« Sex Appeal » évoque l’histoire d’un mec qui est plein aux as. Il est fasciné par le porno facile. Il se paye une prostituée et se rend compte que sans sentiment, il n’y a pas d’amour possible…