L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

10000 Russos

10000 Russos

Écrit par

La musique de 10 000 Russos émane du plus profond de votre âme. Ils cognent, martèlent et pulvérisent tout le confort qui les entoure pour ne conserver que l’essentiel. Ils veulent sublimer les émotions glacées et abyssales rejetées par l’être humain. Comme celles provoquées par la froideur d’une lame au goût métallique et rouillé. Et le plus incroyable, c’est l’addiction qu’elle provoque.

Le combo est portugais et a signé chez Fuzz Club, une écurie londonienne qui serait bien capable de faire pâlir celle des héritiers de feu Omar Sharif.

Entre les vapeurs de chlore et d’essence, on tombe. D’abord sur les mains, puis les genoux.

Les 5 plages de cet opus sont brumeuses, hostiles, corrosives, sournoises, et nous entraînent au cœur d’un tourbillon psychotique, sis à la limite de l’hypnose. Plus que cold wave, donc dark wave, elles sont contaminées par le krautrock voire l’indus. Oscillant entre 6 et 13 minutes, elles ne perdent jamais leur temps. Et ne suscitent pas davantage l’ennui.

On rêverait d’écouter cet album nu, couché sur un tapis de velours et sous le joug d’un shaman satanique qui multiplierait les incantations. On rêverait de rondes et de bacchanales. On se surprendrait à connaître des érections, à rencontrer des émotions, à souhaiter des envies sordides de fornication brutales et répétitives. On se surprendrait à relire le contrat qui lierait notre âme au diable. On pleurerait de joie et de foutre. On serait heureux. Juste heureux d’avoir froid…

The World

The World

Écrit par

Le retour de la coupe mulet est à la coiffure ce que The World est à la musique en 2015. Une pointe d’humour et un solide cachet kitsch. Ressortez les bandanas et les coupes vents fluo. Ajustez vos mitaines et tricots de corps en résille : ça va suer dans les slibards.

Au démarrage de la rondelle, un rire gras vient fendre les premiers accords. C’est qu’on a beau être au courant que les 8 pistes de « The World » ont un parfum eighties, on ne pensait quand même pas que la fragrance allait à ce point écœurer nos nasaux ; et l’on s’entend ricaner avec surprise.

Certes, le revival vintage est sublimé par des hordes de fans prêts à en découdre sur le dancefloor. Certes, rien ne se crée, car tout s’altère ; mais sur cette galette l’abus nuit et foutrement.

L’elpee me fait penser à une B.O. cinématographique issue des années 80, où Sylvester Stallone et Wham croiseraient le fer…

Un film pas synchro au cours duquel le scénario s’emmêle les pinceaux ou la musique hurle au moment le plus inapproprié…

The World devrait pourtant facilement trouver son public. Certainement pas les quadras qui ont vécu une époque affreuse de la culture, en souffrant par exemple devant Véronique et Davina. Mais probablement celle et ceux qui cherchent à se plonger au cœur d’un univers synthétique, insipide, illuminant artificiellement des mecs qui se croient virils en en enfilant des micro-shorts ou des jeans tendance…

Svin

Svin

Écrit par

Impossible d’avoir une connaissance exhaustive de la scène musicale contemporaine. Pourtant, certains ratissent large. Parfois même plus rapidement que d’autres. A ceux-là qui sont constamment sur le qui-vive, je leur demande de poser un geste fort et de me balancer leur mediator à la gueule. C’est tout ce que je mérite.

Eponyme, l’album de « Svin » ne m’a pas immédiatement fait flasher. Faut dire que le contenu de la bio avait tout pour s’opposer à ma propre sensibilité. Et pourtant, j’avais bien lu : il s’agirait de jazz expérimental…

Mais en omettant de donner une suite au genre annoncé : mais pas que…

« Svin » s’avère finalement bien plus intéressant que prévu. Bien sûr, on y décèle du jazz expérimental ; mais au lieu d’une expression sonore nombriliste, qui sied si bien aux ateliers froids et impersonnels, on a droit à une formule grisante et régénératrice, toute indiquée au sein d’un salon moelleux et cosy…

Svin est une formation danoise. Des fendeurs de glace, des baroudeurs, mais surtout des Vikings ! Et vu la manière dont certains titres sont attaqués, on reconnaît immédiatement l’origine scandinave du combo.

Quand on évoque le Danemark, on pense aussi à la beauté des grands espaces, à ses lacs… et manifestement, le groupe s’est inspiré de ces paysages pour concocter cet opus.

Entre scierie et bulle de savon, les enchaînements de l’elpee sont époustouflants. Et si la structure est classique, les détails sont riches et croustillants. Soignés aussi. Donc on en redemande.

Tout au long de cet LP, les émotions défilent : le plaisir, la colère, la tristesse, l’envie, la paresse…

Svin produirait le même effet que la cocaïne, mais sans l’addiction nocive. Ce serait le THC sans brûler ses poumons. Même qu’on pourrait l’écouter confortablement, assis sur un clou.

Spoon

They Want My Soul

Écrit par

Lorsque Spoon cherche à se réinventer, il ne fait pas les choses à moitié. Faut dire qu’au fil des œuvres, il parvient à se réapproprier d’autres univers ; à tel point que parfois, il crée une véritable galaxie en constante expansion.

Et « They Want My Soul » ne déroge pas à la bonne règle. Pourtant, 10 titres en 38 minutes, c’est digne d’un horaire de fonctionnaire. Différence, mais elle est de taille, le café proposé est savoureux, loin de celui –infect– servi dans les organismes publics.

Entre explosions et ronronnements, entre intermède volatil et attaque frontale, les titres s’enchaînent, cisèlent leurs rythmes, s’électrifient, et se propulsent en avant, après avoir récupéré leur moelle au cœur des expérimentations successives du band, mais aussi celle de groupes issus des 80’s. Sans oublier le croc-en-jambe jazz/soul commis au beau milieu du jeu de quilles. Démontrant ainsi que le combo n’a peur de rien et surtout envie de tout. D’autant plus qu’il ose une approche plus électronique que sur les précédents essais. Personne ne s’en plaindra, car le résultat est succulent.

Vu le changement de label, on aurait pu craindre le pire ; mais finalement, vu leur background, les Ricains viennent une nouvelle fois de démontrer, que ce transfert n’est pas de nature à les perturber. Et c’est tout naturellement, qu’ils sont encore parvenus à imposer leur perception de la musique. Car si finalement « They Want My Soul », on n’a pas l’impression que nulle écurie n’est capable de leur voler. Et c’est tant mieux !

Lulu Gainsbourg

Lady Luck

Écrit par

Lulu Gainsbourg, ce fils de…

Lucien Gainsbourg, dit Lulu, n’est autre que le fruit d’une liaison entre Serge Gainsbourg et Bambou.

Plutôt doué, son cursus artistique impressionne ! Empruntant des chemins sans détours, il suit sa destinée afin de devenir le musicien talentueux que l’on connaît aujourd’hui.

Le petit n’en est pas à son coup d’essai ! Il y a trois ans déjà, il rendait un hommage appuyé au paternel en publiant « From Gainsbourg To Lulu », un album constitué de reprises.

Pour ce second volet, l’investissement et la prise de risques sont bien plus importants ! Agé aujourd’hui de vingt-cinq printemps, il s’est, en effet, fixé un challenge de taille puisqu’il a composé et arrangé lui-même l’ensemble de son oeuvre.

Et pour y parvenir, il s’est entouré d’une belle brochette d’artistes talentueux, issus d’horizons très variés. Des invités parmi lesquels figurent les musicos de Jamiroquai et Babyshambles ; mais également des vocalistes venus prêter leur voix sur l’un ou l’autre morceau, à l’instar de la peintre et musicienne Ara Starck sur "It's always something" ou encore l’actrice Anne Hathaway pour "The cure".

Que dire ? De facto nettement plus personnelle, la thématique de « Lady Luck » reste plurielle. On y parle d’amour, de séparation et des remèdes qui y sont liés. C’est d’ailleurs à la suite d’une rupture amoureuse que le jeune gaillard a couché ses premiers mots sur une feuille.

Cet opus propose des morceaux pop, funk (le titre maître), de jolies ballades (« Destiny ») et même des plages instrumentales (« Les Noces Funèbres » et « Lily Rose », en référence à la fille de Vanessa Paradis et Johnny Deep), des titres qui demeurent finalement assez radiophoniques ! Mais, il recèle néanmoins de vraies perles ! Lulu est un écorché vif et l’écriture de ses chansons s’en ressent, bien évidemment !

S’exprimant pour l’occasion en anglais, sa seconde langue, son accent fait toutefois peine à entendre. Dommage !

Pour le reste, les compositions sont soignées et les arrangements finement pensés. La construction de ce disque est intelligente et évite les écueils faciles de bien des long playings de ‘fils de’.

On y ressent certes la patte artistique du géant, tout en s’éloignant étroitement de l’imaginaire du regretté Gainsbarre ou de la mythologie Gainsbourg.

Paradoxalement, l’ombre de ses parents plane encore ici et là comme pour s’en rapprocher un peu plus. Il suffit d’écouter « Moushka », et Destiny » pour s’en convaincre.

Et même si cet elpee s’avère de bonne facture, les fans du tutélaire resteront tout de même sur leur faim, regrettant amèrement le cynisme, l’extravagance, voire la provocation d’un Serge trop tôt disparu !

Que les autres se rassurent, l’avenir est devant Lulu !


 

Dumbsaint

Panorama, In Then Pieces

Écrit par

« Panorama, In Then Pieces » constitue le troisième album du quatuor australien Dumbsaint (NDR : il est issu de Sydney). Depuis le début de l’aventure, les compositions instrumentales sont systématiquement accompagnées de courts-métrages réalisés par leurs soins. Considérées comme le cinquième membre du groupe sur scène, ces vidéos sont plus que de simples clips. Tournées pendant plus de six mois et mettant en scène pas moins de 25 acteurs, elles démontrent un vrai talent pour la réalisation, les images léchées et glaciales ainsi que les scenarii surréalistes et macabres.

L’opus peut heureusement s'apprécier sans ce support. Post-rock sombre mâtiné de métal, fatalement cinématographique, les compos de Dumbsaint alternent, comme le veut le style, apaisement et violence. C'est classique, propre, sans bavure. Calibré pour les fans de This Will Destroy You et Russian Circles. Les amateurs de mélancolie sombre, de froideur parfois inhumaine et d'explosions sonores devraient y trouver leur pitance.

 

Doldrums

The Air Conditioned Nightmare

Écrit par

Lorsque Airick Woodhead (NDR : pote à Grimes et Majical Cloudz, ce Montréalais est considéré comme un défricheur de talents), aka-Doldrums, nous avertit du « The Air Conditionned Nightmare », est-ce pour nous aider à supporter de vivre au sein d’un univers claustrophobe et sombre ? Ce Canadien propose ici des morceaux déviants, fruit d’un mélange d’électro et de rock, parfumé de mélodies pop. Et le résultat est ambitieux, avant-gardiste, mais paradoxalement grave et léger à la fois. Depuis le sauvage et tribal « HOTFOOT » à l’élégiaque « Funeral for Lightning », en passant par le quasi disco-funk « Industry City », Doldrums parvient à rendre une musique pas facile d’accès accessible, grâce à sa voix androgyne et ses loops efficaces (le judicieusement intitulé « Loops »). Mélange (d)étonnant entre sonorités chaudes et acides, plongées au cœur d’un climat ténébreux, les compos de Doldrums incarnent brillamment une certaine idée de l’électro/pop contemporaine…

 

Chapelier Fou

Fuses (Ep)

Louis Warynski, alias Chapelier Fou, est parvenu, en peu de temps à imposer son style hybride, un cocktail détonnant d’électro et de classique, caractérisé par des mélodies raffinées et accrocheuses, derrière lesquelles se cachent une surprenante complexité et un travail d'écriture très pointu. Claviers, ordinateur et violon constituent le matériau de base de cette expression sonore au cours de laquelle il mêle samples de vieux disques de jazz ou de musique symphonique, pop/rock, world, boucles et autres trouvailles en tout genres. 

Exclusivement instrumental, cet Ep réunit une compo originale et quatre remixes, parfaitement abordés dans l’esprit du compositeur/interprète/bidouilleur. D’ailleurs les deux inédits sont issue des sessions d’enregistrement de « Deltas ».

Dont le titre maître, « Fuses ». Il s’étale sur plus de 6 minutes et nous entraîne dans une forme de prog contemporaine, que Louis brode à l’aide de délicates interventions au violon, parfois même en pinçant ses cordes.

Puis « Les Yeux De Mes Yeux », une plage davantage minimaliste. Les synthés sont discrets, la rythmique raffinée, et c’est la clarinette qui prend un envol visionnaire…

Remixées par Daedelus, Johnny Ripper, To Rococo Rot ou Yakie, les quatre autres pistes se révèlent davantage expérimentales. Enfin, si c’était encore possible…

White Note

Oppositional defiant disorder

Écrit par

White Note est un quintet parisien qui a publié son premier opus en 2011. Un disque suivi, quelques mois plus tard, par la sortie d’un Ep. Et dans la foulée, le groupe est parti en tournée à travers la France et l’Allemagne.

Quoique autoproduit, "Oppositional Defiant Disorder" a bénéficié du concours d’un quatuor à cordes, d’un trio d’instrumentistes à vent ainsi que d'une chorale. De quoi mettre les petits plats dans les grands ! Et cette collaboration semblait logique, lorsqu’on sait que la formation reconnaît explicitement comme influences majeures, Sigur Rós et Radiohead. Le résultat ? Un opus découpé en 10 morceaux lyriques qui évoluent parfois à la limite de la grandiloquence.

White Note cherche également à jouer sur la corde sensible (NDR : c’est le cas de le dire) en torchant des mélodies bouleversantes, quoique parfois prévisibles, alimentées par une instrumentation tantôt bien équilibrée (l'excellent single "That's All Folks" ou encore le morceau d’entrée "Shima"), tantôt emphatique, notamment quand le chanteur veut en remettre une couche. D’ailleurs le combo est au sommet de son art, quand il intègre davantage d’acoustique dans son expression sonore. A cet égard, une piste comme l'électrique "Nightmare & Hopes" fait un peu tache d’huile sur ce disque.

Cependant, "Oppositional Defiant Disorder" démontre que le band possède un potentiel indéniable. Reste à afficher davantage de maîtrise, surtout lors de certaines envolées enflammées parfois incontrôlées.

 

Grout/Grout

Mrs Peelings

Écrit par

Alors, patronyme grotesque ou cartoonesque ? A vous de choisir. D’autant plus que la pochette agricole de ce « Mrs Peelings » est digne du fantasque « Peaches » de Presidents of The USA. D’ailleurs, à cet instant, on espère retrouver l’esprit foutraque et libre de Ween…

Mais le monde de ces Montpelliérains est bien plus sage que celui des faux frères Ween. Et pour cause, les compositions sont avant tout branchées sur la prise du rock anglais des 60’s si cher aux Kinks (« Popcorn in a Microwave ») ou aux Beatles (« A View to the Back of the 8 Ball »). Le mystérieux Grout n’est autre que le nom de famille de Sylvain. En fait, au départ, il avait monté un projet solo, qu’il a mué en riche quatuor afin d’étoffer le son de cette étrange ‘Madame Pelure’. Et le résultat devrait plaire aux aficionados de rock british pur jus. Les mélodies sont le plus souvent imparables. Les ballades sont empreintes de délicatesse (« Plan B »). Et on a même droit à des claviers vintage (« Me as a Cheesecake »). Reste la folie, qui s’exprime davantage à travers les lyrics qu’au cœur de l’enveloppe musicale de « Mrs Peelings ». Mais finalement, le tout ne manque pas d’un certain charme suranné… 

 

Youssoupha

Le public bruxellois, le meilleur au monde ?

Écrit par

Trois années après avoir décroché un énorme succès pour son troisième opus, « Noir Désir », Youssoupha a publié, en mai dernier, le deuxième volet de sa trilogie, un disque judicieusement intitulé « Négritude ». Ce 4ème projet constituait donc une belle opportunité, pour le rappeur français, de poser son ‘Love Musik Tour’ à Bruxelles (NFR : une ville où il a vécu durant son enfance et son adolescence), afin d’y défendre ses nouveaux titres en ‘live’. Le ‘Prim’s Parolier’ avait ainsi choisi la mythique salle de l’Ancienne Belgique pour reconquérir son public après une longue absence dans les bacs…

New School assure le supporting act. Groupe ‘New School’, il est invité à réchauffer le demi parterre qui peuple alors l’AB, une bonne heure avant que ne débarque la tête d’affiche. Issu de la capitale européenne, le collectif est considéré comme la révélation Rap en 2015 ; et ce pour avoir notamment assuré la première partie de Soprano, devant une salle de Forest National quasi sold out. Malgré le bel enthousiasme manifesté sur les planches et des sons de qualité, le groupe est encore trop méconnu du mélomane lambda. New School a quand même laissé une bonne impression générale et mérite d’être suivi de très près en 2016 (pour les photos, c’est ici).

Devant une fosse qui s’est presque remplie entre-temps, Youssoupha grimpe sur le podium. Ses musiciens ainsi que Myst son DJ sont déjà présents en arrière-plan, devant 5 panneaux de jeux de lumière. Il entame son set par « Salaam »… pour saluer la foule. Ses paroles sont adaptées en fonction de la ville où il se produit. L’auditoire est déjà très réceptif et Youssoupha enchaîne son répertoire par un deuxième titre de « Négritude », accompagné de Sam’s, un artiste de son label Bomayé Musik. Il ne faut que quelques morceaux pour que l’atmosphère atteigne déjà son summum ; et en interprétant assez tôt « Mannschaft », le rappeur frappe fort d’entrée de jeu. Un coup profitable à l’ambiance qui ne retombera seulement qu’en fin de parcours.

Sam’s n’est pas le seul invité à prêter main forte à Youss’ sur l’estrade, puisque S-Pi, un autre membre de son écurie le rejoint circonstanciellement, et notamment sur « Menace de Mort ». Les deux artistes et Youssoupha collaborent depuis de nombreuses années ; ils ont d’ailleurs respectivement sorti un elpee solo, en octobre dernier, chez Bomayé Musik. Puisqu’il a grandi à Bruxelles, le ‘Lyriciste Bantou’ en a profité pour y convier quelques artistes locaux, dont Gandhi et Badi, et pour le plus grand bonheur du public bruxellois. D’autres comme Naza et Keblack, également signés sur son label, ont également tenu à apporter leur soutien à Youssoufa, dont Pegguy Tabu, qui partage le même père que Youssoupha ; à savoir Tabu Ley Rochereau, célèbre chanteur de rumba congolaise.

Entre morceaux engagés comme « Black Out » et d’autres plus festifs ou joyeux tels que « Smile » ou encore « A cause de moi », Youssoupha reste fort proche de son public et échange énormément avec lui, que ce soit entre les titres ou pendant leur interprétation. Si le rappeur a beaucoup donné pendant son set, il a également mis son auditoire à l’épreuve en l’invitant à passer des tests pour savoir si le public bruxellois était réellement le meilleur au monde. Une épreuve découpée de trois étapes (applaudissements, puissance et endurance) que bien évidemment il a relevé avec succès.

Le test validé par Youssoupha, il s’éclipse quelques instants avant de revenir pour attaquer « Mourir Mille Fois », un titre plus mélancolique qu’il a écrit lors de son séjour à Kinshasa pour les funérailles de son père, avant de quitter définitivement la scène.

Il y a peu de place pour les plages de ses premiers projets. La prestation de Youssoupha se focalise sur les morceaux de ses deux derniers, soit « Noir Désir » et « Négritude ». Ils sont clairement complémentaires ; et c’est ce qui procure également une homogénéité d’ambiance tout au long de la prestation. De par ses textes et ses morceaux, Youssoupha appartient à cette catégorie de rappeurs talentueux qui font la richesse de la scène hip-hop. Très loin du ‘bling bling’, des clashes et de la trap, il est parvenu à demeurer fidèle à sa musique et à ses prises de position. Plus personne ne doute aujourd’hui de ses grandes facultés de ‘lyriciste’ et certainement pas le public belge qui attend sa prochaine visite à Bruxelles pour le dernier volet de sa trilogie (pour les photos, c’est ) …

(Organisation : Skinfama + Ancienne Belgique)

Les peintures sonores d’Animal Collective…

Écrit par

Les savants fous d’Animal Collective seront de retour le 19 février prochain avec « Painting With », un très attendu 11ème album.

Pour découvrir le premier extrait, intitulé “FloriDada”, c’est ici

Tracklisting

FloriDada
Hocus Pocus
Vertical
Lying In The Grass
The Burglars
Natural Selection
Bagels In Kiev
On Delay
Spilling Guts
Summing The Wretch

Golden Gal
Recycling

 

Les onomatopées d’Elle King…

Écrit par

Elle King, n’est autre que la fille de l’acteur Rob Schneider et de l’ex-modèle London King. En 2012, elle s’est lancée dans une carrière musicale en pratiquant une forme de country/pop/blues/soul. Pour découvrir la vidéo de « Ex’s & Oh’s », c’est ici  

 

 

 

Antony Hegarty se soucie également du réchauffement climatique.

Écrit par

Antony des Johnsons a monté un nouveau projet : Anohni. Sa nouvelle chanson, « 4 degrees » est consacrée aux problèmes climatiques de la planète ainsi que ceux liés à sa biodiversité. Lors des sessions, Antony a reçu le concours de Hudson Mohawke et Oneohtrix Point Never, mais aussi de Noah Goldstein (Kayne West) au mixing. Ce morceau annonce la sortie d’un album intitulé « Hopelessness »

Pour écouter ce titre, c’est ici

 

Un clip fellinien pour Rufus Bellefleur…

Écrit par

Le clip de "Love me like you hate me" est un mini court-métrage parodique de 7mn bourré de savoureuses références cinéphiles (Karaté Kid, Chaplin, Sacré Graal, les films des ZAZ...)

Réalisé par le journaliste de Mad Movies, Alexandre Poncet (NDR : c’est également celui de "Creatures Designers - The Frankenstein Complex", documentaire sur les effets spéciaux au cinéma), il met en scène, bien sûr Rufus, mais aussi de nombreux et prestigieux invités, dont Mouss de Zebda, Nina Goern de Cats on Trees, Miss-Z et Xav de Punish Yourself, Andréas et Nicolas, et bien évidemment l’inévitable Dédo. Bienvenue dans fellinien de Rufus Bellefleur, ou presque…

https://www.youtube.com/watch?v=ePQJI4YR-cs&feature=youtu.be

 

Hello Bye Bye, le parfait melting pot musical!

Écrit par

Rubin Steiner, DJ, animateur radio, programmateur, producteur et musicien français, estime qu’Hello Bye Bye pratique du noisy-pop-shoegaze-club-indie rock-dance. Un groupe qui a publié un album, à la rentrée, baptisé « Better day ».

Hello Bye Bye fait partie de la génération pour qui la séparation entre rock et électro ne veut plus rien dire, et qui peut passer de titres à la LCD Soundsystem à de la pop atmosphérique, en gardant une forte exigence dans le songwriting et la qualité des mélodies.

Pour le vérifier, suffit de visionner le clip de « One Track Mind » ici

Et celui d'« Over »  est

 

 

 

Bertrand Belin nous présente son "Altesse"

Écrit par
"Altesse", c'est le nouveau clip extrait du dernier album de Bertrand Belin, paru en octobre dernier et intitulé "Cap Waller". A découvrir ici !

Ariane Moffatt s'adresse aux "Tireurs fous"

Écrit par
"Les tireurs fous", un texte d'Ariane Moffatt plus que jamais d'actualité ! A écouter ici !

Antoine Hénaut adopte la "cool attitude" !

Écrit par

L’extraterrestre originaire de Honnelles revient enfin avec un second album qui s’annonce très prometteur.

Il sera en concert le 5 mars prochain au Botanique à Bruxelles.

En attendant, son premier clip est disponible ici  !

Akro

Ne pas être mis en quarantaine, quand on devient quadra…

Écrit par

Ce soir, trois concerts sont programmés au Botanique : Vianney à l'Orangerie, Son Little au Witloof Bar et Akro à la Rotonde. Votre serviteur a décidé d’opter pour celui d’un des Mc de Starflam, Akro. Il vient de graver son quatrième opus solo, « Quadrifolies ». Et c’est dans le cadre de sa sortie officielle, qu’est organisée la ‘release party’. Un spectacle au cours duquel de nombreux invités sont prévus. Il y a déjà bien du peuple, quand le supporting act monte sur l’estrade…

Il s’agit de Prezy-H, un Bruxellois qui se produit en live, sous la formule d’un quatuor. Il est épaulé par 3 Mc's et un Dj. A sa gauche Miss Shine et à sa droite de Mr 6smik. Derrière les platines, s’est planté Dj Substance. Chaussé de lunettes fumées, qu’il porte sur le bout du nez, vêtu d’une veste de cuir –il va la laisser tomber rapidement– et coupe de cheveux à la brosse américaine, Prez-H a une bonne bouille. On dirait qu’il sort d’une série yankee des nineties. Mais surtout, il va mouiller sa chemise pour chauffer graduellement l’ambiance, ne négligeant jamais l’aspect interactif entre la foule et lui.

Prezy-H aime les calembours et les rimes. Sa plume est bien acérée. Son phrasé dévastateur. Et son style plutôt ‘old school’. Dès « 90’ », premier titre de la set list, il invite le public à lever les bras. Les spectateurs s’exécutent. Il nous parle des années-lumière, de Michael Jordan auquel il voue un culte certain, des gangs boys, sans piles rechargeables. Pour s’enfoncer dans les eighties, il exhorte de nouveau la foule à remettre les mains en l’air. Peu à peu, la Rotonde se transforme en dancefloor improvisé. Le public va même danser le ‘Mia’, pour son plus grand bonheur. Mais aussi le funk. Dj Substance se plante. Prezy-H incite la foule à le conspuer. Mais la réaction est bon enfant. Il clame : ‘Même si tu ne sais pas danser, tu ne seras pas ridicule’. Puis explique comment draguer une meuf. Drôle ! Il invite les spectateurs à allumer briquets et smartphones. Un peu comme à Forest National. Mais ici la salle est plus petite, et le résultat finalement moins magique mais plus sympa. Prezy-H prépare la sortie d’un premier elpee…

Dix minutes sont nécessaires pour débarrasser le matos de la première partie et installer celui de la tête d’affiche.

L’intro est religieuse. Les artistes grimpent sur le podium, capuches rabattues sur le visage. Un guitariste, un bassiste, un drummer et un Dj. Sans oublier Akro, précédé d’une choriste qui porte pieusement un cierge qu’elle place devant son micro, avant de l’éteindre. Plutôt jolie, toute de noir vêtue, un bonnet dissimule sa chevelure. Thomas est de petite taille, mais derrière le micro, il tue. Très caractéristique, sa voix est reconnaissable entre mille. Dès « Si J'Etais Dead », un titre du nouvel elpee, le gun claque. Thomas nous parle de la mort. La chanson terminée, les protagonistes rabattent leurs capuches sur le dos. Tiens, c’est Eric Renward qui se charge de la gratte (NDR : bassiste de Beautiful Badness, il s’est également investi pour participer à l’écriture des compos du dernier LP de Thomas).

Tout au long de « Quadrifolies », titre maître du dernier long playing, Thomas aborde un sujet qui le ronge : il a la quarantaine et veut rester jeune.

Le premier invité, c’est un Verviétois : Sixo. Il est barbu, mais sympathique. Il ne porte pas de ceinture explosive ; ce sont ses rimes qui sont explosives. Et tout au long de « Mes 16 », les scratches sont terriblement efficaces. Extraite de « Bleu Electrique », « La Zone » est une compo paisible. La version ‘live’ proposée lors de ce set, est bien plus virulente. Faut dire que Thomas a la tchatche et nous la fait passer à travers la chanson, revue et corrigée…

Dj Dysfunk fait une petite apparition aux platines ; mais va y mettre le 'feu'. Tout au long de « On Chillait », Thomas nous parle de ses deux filles. Dommage que Daddy Kay ne soit pas de la partie.

Starflam n’est pas oublié. Ce qui va nous valoir un medley. Mais aussi la présence de Mc Daer, pour « Post Mortem ». « Bruxelles Plurielle » lorgne davantage vers le rock.

Véritable touche-à-tout, Thomas puise ses racines dans le rap et le hip hop, mais il est aussi capable d’aborder d’autres genres musicaux, comme le funk, le disco ou la world…

Epaulée par deux danseuses, Marie Warnant nous réserve le très pop « Les femmes sont là ». Au bout de 70 minutes, le show s’achève par « Tiens Bon », une plage issue du nouvel album. Thomas invite une petite fille pour la faire danser.

Ses racines sont africaines. Akro en est fier et nous le rappelle. Ce qui explique pourquoi, lors de l’encore, il nous propose « Ak Mundele », un final au cours duquel l’auditoire va se lancer dans une danse africaine.

A l’issue de cette ‘release party’, Thomas semblait satisfait de sa soirée. Il a même payé un petit verre à l’assemblée…

(Organisation : Botanique)

Set list Akro

« Si J'Etais Dead »
« Quadrifolies »
« Pires Sont Ceux »
« Mes 16 »
«La Zone »
« Mon Beat Est Club » + Medley Starflam
« Ne Jamais Dire Jamais »
« Mémoire Vive »
« DJ Dysfunk'show'nal »
« On Chillait »
« Post Mortem »
« Dirty Sale »

« Bitches From Brussels »
« Bruxelles Plurielle »
« Les Femmes Sont Là »
« Pas Si Parfait »
« Tiens Bon »

Rappel

« Ak Mundele »

Un Patrick Watson en version francophone ...

Écrit par

Ludovic Alarie est un nouveau venu dans le paysage musical québécois. Un peu le Patrick Watson en version francophone.

Son album est le parfait compagnon pour des journées qui tournent au ralenti.

Sortie de son 1er album en mars 2016.

Son clip "Contre-courant" est à découvrir ici !