New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 31 octobre 2018 10:32

Goat Girl

Goat Girl et un quatuor féminin londonien dont le premier elpee est éponyme. Découpé en 19 plages dont cinq interludes instrumentaux, l’album ne dure cependant que 40 minutes. Pas étonnant, dès lors que les morceaux ne vont jamais au-delà des 3’. Produit par Don Carey, l’opus prône une forme de philosophie post punk chère aux Raincoats ou aux Slits. Les textes sont décalés, sombres, sarcastiques et reflètent une forme d’exaspération lorsqu’ils dépeignent leur ville, sous un angle peu élogieuse, une City dont les habitants souffrent de plus en plus des inégalités de classe, de race et de sexe. Et c’est souvent dans un climat sociopolitique difficile que le rock renaît de ses cendres et redevient un moteur de la contestation des masses…

Mais revenons à ce long playing, dont les pistes, tour à tour effervescentes, lancinantes, percutantes, envoûtantes, mystérieuses, spasmodiques, épiques ou impétueuses sont interprétées d’une voix désabusée par Lottie Cream. On même droit à des interventions de violon jazzyfiant sur l’obscène « Creep », de la slide sur le bien enlevé et légèrement bluesy « The man » alors que « Lay down » adopte le tempo d’une valse. Mais même en y ajoutant un zeste de folk, de surf et une bonne dose de psychédélisme, vous ne serez pas au bout de vos (bonnes) surprises. Fascinant, le bien enlevé « Little liar » en est une. Mais également les deux versions d’« I don’t care » ainsi que « Country sleaze. Des plages réminiscentes de l’indie rock pratiqué sur la scène de Boston, début des eighties. Respectivement hantées par Throwing Muses et les Pixies circa « Sufer Rosa ». Excellent !

 

mercredi, 31 octobre 2018 10:36

Vanished Souls

Vanished Souls est une formation hexagonale, issue de Chantilly très exactement, qui pratique ce qu’on pourrait qualifier du neo-prog. Après avoir gravé un Ep en 2012 et un premier elpee, l’année suivante (« CiTies R real »), il nous propose donc son deuxième opus. Et il est éponyme. Cinématographique, atmosphérique, mélancolique, hypnotique, la musique de ce quintet navigue au confins des univers explorés par Archive, Pink Floyd post « Dark side of the moon » et Yes. Une expression sonore à laquelle, le groupe a pris le soin d’ajouter des ingrédients électroniques, histoire de la rendre la plus contemporaine possible. Il y a même un flow rap sur l’étonnant « Am your shadow ». Enfin, dernier titre du disque, le complexe et majestueux « Silencio » lorgne vers le Radiohead de la mi eighties. Vivement conseillé aux amateurs du style…

 

dimanche, 28 octobre 2018 11:24

Milow vous débarrasse de vos soucis…

Milow vient de publier son tout nouveau single « Lay Your Worry Down », sur lequel il a invité Matt Simons. Il s'agit du premier extrait du sixième album studio « Lean Into Me » qui paraîtra en 2019.

Ce titre a été écrit et enregistré à Los Angeles, au printemps de cette année, par les trois amis et auteurs-compositeurs Milow, Matt Simons et Chris Ayer.

Jo Francken (qui a aussi produit « You Don't Know », « Ayo Technology », « You And Me (In My Pocket) ») a enregistré, produit et mixé la chanson.

La vidéo a été tournée à Bruxelles et à Londres. Elle a été réalisée par Zeb Daemen, le directeur de la photographie est Rik Zang (qui a filmé les vidéos de « You Don't Know », « Ayo Technology », « Howling At The Moon », « You And Me (In My Pocket) »). Le clip est produit par CAVIAR Belgium et il est disponible ici

http://milow.com/

 

Victime d’une crise cardiaque, Tony Joe White est décédé ce 24 octobre 2018. Il avait fêté ses 75 ans en juillet dernier et encore participé à la dernière édition du Blues & Roots, à Lessines, le 1er mai de cette année.

Ce musicien blanc louisianais pratiquait du swamp rock, c’est-à-dire une musique sudiste inspirée du blues, du rock, de la country, de la soul et du gospel. S’il a décroché deux hits incontournables, « Polk Salad Annie » en 1969 –repris notamment par le King– et « Groupie girl » en 1970, il est également responsable une vingtaine d’albums studio. On retiendra son style si particulier, lancinant et syncopé, sur lequel il venait poser sa voix de baryton, mais aussi rappeler qu’il a écrit des chansons pour des tas d’artistes, et parmi les plus célèbres, figurent Elvis Presley, Ray Charles, Wilson Pickett, Tina Turner et Dusty Springfield.

En novembre 2006, votre serviteur avait eu l’honneur de le rencontrer, à l’issue d’un concert accordé au Handelsbeurs de Gand, moment inoubliable immortalisé par une interview que vous pouvez lire ou relire ici

R.I.P.

Festival intimiste pluridisciplinaire Le Nov’A se déroulera du 9 au 18 novembre en la salle Baudouin IV à Braine-le-Comte. Ce sera sa quatrième édition. Au programme découvertes en cinéma, théâtre, musique, impro, spectacle jeune public, atelier, expo, etc.

L’affiche :

10/11: David Lynch: The art life (ciné)+ Bacon Caravan Creek (musique)

11/11: Les Dactylos (théâtre) + La Plage (musique)

12/11: Léon Kamae + Petit Charlot (spectacles jeune public)

13/11: Mon Royaume pour un cheval (théâtre)

14/11: Le dernier Vice-Roi des Indes + Film de la Maison des Jeunes (soirée ciné)

15/11: Impro Sessions

16/11: The John Coltrane Documentary (ciné) + Guillaume Vierset - Harvest Group (musique)

17/11: Captain Fantastic (ciné) + Wuman (musique)

18/11: La liste de mes envies (théâtre) + Braiz (musique)

19/11: La fille de la lune + Tic Tac Tock (spectacles jeune public)

www.ccblc.be

 

The Brian Jonestown Massacre, c’est le groupe d’Anton Newcombe, une formation responsable d’une musique qui oscille entre shoegaze, noisy et psychédélisme, mais également très susceptible d’intégrer d’autres styles comme la country, le folk ou la new wave. Ses influences majeures ? Spacemen 3, My Bloody Valentine, Velvet Underground, Galaxie 500, Ride ou encore The Telescopes. Et la liste est loin d’être exhaustive. Pour mieux connaître ce band, rien de tel que de visionner « Dig », un documentaire qui relate la relation qui est devenue conflictuelle entre Anton Newcombe et Courney Taylor-Taylor, respectivement leader de TBJM et The Dandy Warhols, en fonction des courbes de succès et de revers enregistrées par les deux formations, ainsi que les problèmes liés à la consommation de drogue et/ou d’alcool. Réalisé par le cinéaste Ondi Timoner sur une période de 7 longues années, ce film s’est surtout focalisé sur une période sise entre fin 1996 et mi-98, un long métrage (107’, voir ici) qui a décroché le Grand Prix du jury documentaire au Festival du film de Sundance, en 2004…

Lorsqu’on débarque à l’Aéronef, Dead Horse One termine sa prestation. Enfin, il lui reste encore trois morceaux à exécuter. Issu de Valence, en France, ce quintet pratique une musique qui navigue quelque part entre shoegaze et psychédélisme. Pas étonnant que TBJM l’ait choisi pour assurer le supporting act. Fondé en 2011, ce groupe a bénéficié du concours de Mark Gardener, à la mise en forme, lors de l’enregistrement de son premier elpee, « Without love we perish ». Et manifestement, en écoutant sa musique, on ne peut s’empêcher de penser à Ride, Sweverdriver ou encore Telescopes. Les deux gratteurs sont particulièrement complémentaires et le claviériste tapisse parfaitement l’ensemble de ses interventions. Seules les harmonies vocales manquent de limpidité. Maintenant, pas évident de régler les balances, lorsqu’on n’assure que la première partie. Une formation à revoir, dans d’autres circonstances ; et pour cause, dans son style, elle possède un fameux potentiel…

En 28 ans d’existence, The Brian Jonestown Massacre a commis 19 albums studio, plusieurs compiles, sans oublier les Eps. Faut dire que son leader, Anton Newcombe est particulièrement prolifique. Du line up originel, il ne reste cependant plus que lui et Ricky Maymi à la barre ; mais ce dernier a troqué ses baguettes contre une gratte, en 2002, après le départ de Jeff Davies. Autre membre originel, Matt Hollywood (NDR : d’abord bassiste, puis guitariste, c’est un habitué des allées et venues) a finalement quitté le navire, en 2015. Il a été remplacé par Ryan Van Kriedt. Finalement, le plus ancien, après Anton, c’est le percussionniste (tambourin/maracas) Joel Gion, qui milite au sein du band depuis 1994. Le bassiste Collin Hegna et le claviériste Rob Campanella ont débarqué en 2004 et le drummer, Dan Allaire, en poste depuis 2002, semble aussi avoir mis la clef sous le paillasson, puisque c’est une fille qui le remplace ce soir. Pas de trace de la vocaliste, non plus, qui avait participé à la tournée accomplie lors du printemps dernier. Pour faire bref, en près de 3 décennies, plus de 60 musicos ont transité via le combo. 

Mais il est temps de passer à la review du concert. Vêtu d’un t-shirt blanc, sur lequel on peut lire les mots ‘Eat shit’, mentionnés en rouge, Anton se plante à droite du podium. Il a un look qui rappelle, quand même, Neil Young. Collin Hegna, le bassiste, a enfilé un poncho, alors que coiffé d’un bonnet de marin, Joel Gion, le percussionniste, arbore des rouflaquettes impressionnantes. Il a l’air un peu éméché et enfile régulièrement les bières ‘Leffe’. Lui, les trois gratteurs et la drummeuse, cheveux bouclés en broussaille, sont chaussés de lunettes fumées. Quand à Ricky Maymi, qui joue d’une guitare à douze cordes, il a posé un verre et une bouteille de vin rouge devant lui. Mais il n’y posera les lèvres qu’épisodiquement. Enfin, Campanella, le claviériste, s’est planté discrètement, au fond, à gauche du podium…

Le set s’ouvre par « We never had a chance », une compo qui s’ébroue tout en douceur et s’épanouit sur un mur de cordes frémissantes. Et ce sont ces trois gratteurs, parfois quatre, dont les cordes tour à tour chatoyantes, grésillantes, bringuebalantes, cristallines ou chargées de feedback, qui tissent la plupart des mélodies. Et la plupart du temps, hypnotiques, elles accrochent instantanément. Le visage expressif de Joel communique un climat de bonne humeur au show. Parfois il lance un tambourin dans les airs, mais vu son état d’ébriété, éprouve de grosses difficultés pour le rattraper. Moralité, il le récupère sur les planches. Mais ses interventions aux percus sont impeccables. Dès « What happened to them », les ‘ouh ouh’, chantés en chœur, rappellent que TBJM a enregistré un album qui rend hommage au « Satanic Majesties Request » des Stones (« Their Satanic Majesties' Second Request », en 1996 !). Régulièrement, Rob Campanelle troque ses claviers (un korg !) contre une quatrième guitare. « That girl suicide » lorgne manifestement vers Tubeway Army, surtout à cause de la ligne de basse, alors que « When jokers attack » semble plutôt marcher sur les traces de New Order, Anton empruntant même les inflexions à Bernard Summer. Lors du classique « Servo », Ryan Van Kriedt branche une ‘phantom’ (NDR : guitare utilisée chez les Fuzztones). Evidemment, la set list ne va pas oublier les autres standards comme « Who », « Phish » ou encore « Anemone », mais également proposer deux compos récentes, comme « Forgotten graves », ou « What can I say », que Newcombe annonce comme telle, d’ailleurs. Il présente ses musiciens avant d’attaquer « Devil my care », mais on ne comprend pas grand-chose à ce qu’il raconte. Etonnant, il semble dithyrambique à leur égard. Il est sans doute de bon poil. Mais, il rencontre toujours le même problème. Perfectionniste, il laisse régulièrement de longs interludes entre les morceaux pour régler sa guitare, tripoter son ampli, fumer une clope ou solliciter le concours d’un roadie, afin de résoudre un problème futile. Ce qui nuit à l’ambiance générale du set. Après l’inévitable « Yeah Yeah », qui figurait sur « Bloody undergound » (NDR : clin d’oeil appuyé à My Bloody Valentine), compo au cours de laquelle la voix d’Anton semble hantée par Ian McCulloch (Echo & The Bunnymen), le concert s’achève par « A word », un titre au cours duquel deux des gratteurs de Dead Horse One rejoignent le septuor ; ce qui va se traduire par la présence de 7 grattes dont une basse et une sèche, sur l’estrade…

D’une durée de 2h15, le show a soufflé le chaud (souvent) et le froid (parfois). Quelques morceaux plus brouillons et surtout des interludes trop fréquents ont, en quelque sorte, freiné la montée en intensité du concert et empêché d’atteindre une apothéose que le groupe aurait, finalement, méritée…

(Voir notre section photos ici)

(Organisation : l’Aéronef)

Setlist

  • We never had a chance
  • What happened to them
  • Hold that thought – 1st Fret Capo
  • Forgotten graves – 1st Fret Capo
  • Who
  • Who dreams of cats? – 3rd Fret Capo
  • That girl suicide
  • Drained
  • Nevertheless
  • Pish – 4 th Fret Capo
  • Anemone
  • Wisdom
  • Jokers
  • Sailor
  • Servo
  • Devil may care
  • What can I say
  • Yeah Yeah
  • A word

 

samedi, 06 octobre 2018 11:21

Thom Yorke plongé dans l’horreur !

Le réalisateur Luca Guadagnino a confié la BO de son remake du film d’épouvante « Suspiria », un remake du film éponyme de Dario Argento, sorti en 1977, à Thom Yorke, le leader de Radiohead. Il en a composé 25 titres qui figureront sur album, dont la sortie est prévue pour le 26 octobre. Après avoir sorit un premier single, baptisé « Suspirium », il nous en propose un second intitulé « Has ended » ; et pour voir le clip d’animation, c’est ici

 

 

 

« That’ll be the day » ! C’est le titre du nouveau single et clip de Triggerfinger, un extrait de l’album « Colossus », paru en 2017. La vidéo (voir ici) a été tournée sur la plage de Leffrinckoucke, au Pas-de-Calais dans le Nord de la France. On peut y voir la périphérie de Dunkerque, mais surtout ce clip met en exergue un bunker transformé en œuvre d’art, à l’aide de miroirs, par l’artiste français Anonyme. Ce dernier a ainsi voulu poser un parallèle entre ceux qui, ont vécu la guerre 40-45 et l’occupation et les réfugiés qui sont bloqués par la Manche et les autorités…  

https://fr-fr.facebook.com/anonymeadunkerque/

 

samedi, 06 octobre 2018 11:14

Un nouveau single pour Vague…

Vague est une formation qui vit tantôt à Vienne ou à Berlin, dont le deuxième elpee, « Land » est paru ce 1er juin 2018. Son style, une indie pop rafraîchissante, réminiscente de Galaxie 500, parfois cuivrée, mais teintée de cold wave atmosphérique (Cure ?). Jugez plutôt le dernier single, « Hey Johnny », ici

Bandcamp : https://vague1000.bandcamp.com/

11.01.19  |  Gratuit
Distance, Light & Sky

02.02.19
Heideroosjes + March

18.03.19
Trombone Shorty & Orleans Avenue + The Record Company

http://www.abconcerts.be