La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 03 octobre 2018 08:43

A love sleeps deep

The Moondoggies est un quintet issu d’Everett, dans l’Etat de Washington dont la musique est plutôt proche Traveling Wilburys. Pas étonnant, puisqu’elle puise allègrement dans les seventies ; depuis Lynyrd Skynyrd à Poco, en passant par Blind Faith et Tom Petty & The Heartbreakers. Le tout remis au goût du jour. Et le résultat est plutôt sympa. Claviers rognés, riffs de gratte qui déchirent, joyeusement discordants, qui s’autorisent l’un ou l’autre envol ou encore pedal steel alimentent une expression sonore dense et savoureuse qui devrait plaire aux nostalgiques d’une certaine époque… Epique, le dernier morceau de l’opus, « Underground (A love sleeps deep) » nous entraîne même au cœur d’un univers floydien, à mi-chemin entre « Animals » et l’« Echoes » de « Meddle », alors que plus contemporain, « Promises » épouse un profil proche des Dodos…

 

mercredi, 03 octobre 2018 08:42

Call the comet

Après avoir milité, comme guitariste, chez les Smiths, Johnny Marr a participé à différents projets, dont Modest Mouse, The The et The Electronic. Ce n’est qu’en 2013 qu’il s’est décidé à se lancer dans une carrière en solitaire, même si en 2003, il avait publié un elpee en compagnie d’un groupe baptisé The Healers. Bref, en tenant compte de ce premier essai, « Call the comet » constitue son quatrième long playing solo. Et c’est une franche réussite ! D’abord sa voix passe beaucoup mieux la rampe. Et elle sert de nombreuses compos mélodieuses au cours desquelles ses interventions de guitare, tour à tour limpides, épiques, palpitantes ou explosives font vraiment la différence.

Lumineux, « Rise », morceau d’ouverture, révèle une voix charismatique. Gravé en single, l’enlevé « The Tracers » nous réserve, comme chœurs, des ‘ouh ouh’ rappelant le « Sympathy for the devil » des Stones. « Hey angel » aurait pu naître de la rencontre entre le glam de T Rex et la britpop de Hurricane #1. De la britpop qu’on retrouve lors du titre final, « A different gun », mais dans l’esprit de Cast, une compo qui pose une réflexion sur l’attentat terroriste, commis à Nice, en 2016. Une forme de pop/rock bien british qui alimente « Hi hello », une piste dont les arpèges de gratte rappellent le « There is a light that never goes out » des Smiths. Mais également, « Day in day out », même s’il lorgne plutôt vers Icicle Works. Mais cet LP nous réserve d’autres surprises. A l’instar de l’électro dark « New Dominions », un morceau narratif inspiré par Suicide et Tones on Tail. Du presque prog « Walk into the sea », une plage envoûtante, théâtrale et romantique, construite en crescendo. Du sombre « My eternal », piste sise à la croisée des chemins du New Order originel (les arrangements), de Cure (ces synthés), d’Echo & The Bunnymen (la voix) et de Sad Lovers & Giants (l’atmosphère). Funky est spasmodique, « Bug » aurait pu figurer au répertoire de Lenny Kravitz. Enfin, si la mélodie de « Spiral cities » est digne de Tears For Fears, celle d’« Actor attractor », nonobstant son tempo krautrock et des percus ‘joydisionesques’, adopte une démarche plutôt proche de Depeche Mode…

Côté textes, Marr imagine un monde meilleur, au cours duquel l’être humain pourrait vivre au sein d’une société privilégiant la bienveillance, la curiosité et l’intelligence au détriment du profit et du pouvoir.

 

Un must !

mercredi, 03 octobre 2018 08:39

Their prime

Drivé par Jo Hirabayashi, Jo Passed est un quatuor établi à Vancouver, dont la musique puise aussi bien dans la dream pop, le psychédélisme, le grunge, le post punk, la lo-fi, le noisy que la prog, éveillant dans l’esprit, des tas de références, qui oscillent de Mercury Rev à Yes, en passant par les Pixies, The Oh Sees, XTC, Sonic Youth, Deerhoof, Pavement, Broadcast, Mew, Wolf Parade et même Slowdive. Suivant les morceaux, bien sûr. Le dénominateur commun ? La voix claire et androgyne de Jo. Enrichis par une section de cordes (violon, alto, violoncelle) aux sonorités contemporaines, « Left » ouvre l’opus, alors que le noisy indolent « Please, please » l’achève. Et entre stridulation électriques, méandres mélodiques, groove percutant et instrumentation complexe, l’opus parvient encore à se référer à Bob Dylan (« Millennial Trash Blues ») ou encore émettre une critique ironique à l’égard de Facebook (« Facetook »), parmi des pistes qui rivalisent d’originalité. Excellent !

mercredi, 03 octobre 2018 08:37

Forth Wanderers

Issu du New Jersey, ce quintet, dont le patronyme s’inspire du nom d’un club de football écossais, a une histoire un peu particulière, puisque Ben Guterl, qui grattait déjà la guitare, était tombé sous le charme de Trilling, une prof de l’école secondaire qu’il fréquentait. Et il lui a envoyé une démo en lui demandant d’écrire les paroles. Ce qu’elle a accepté. De fil en aiguille ils ont commencé à collaborer, avant qu’elle ne rejoigne le groupe, qui va alors graver deux Eps et un premier LP. A la sortie du lycée, les étudiants vont malheureusement s’éparpiller aux quatre coins des States. Aussi, pour continuer l’aventure, ils ont commencé à échanger des fichiers, via Internet. Et ont réussi ainsi à concocter ce second opus. Il sera est éponyme.

Dès la première écoute, on ne peut s’empêcher de penser aux Breeders, à Blonde Redhead voire à Veruca Salt, la voix lancinante, aigrelette, d’Ava Trulling rappelant même celles de Kim Deal, Tanya Donnelly voire Kazu Makino. Un joli clin d’œil adressé aux 90’s, en quelque sorte. Et cette voix dialogue régulièrement avec la guitare de Ben Guterl, et particulièrement tout au long de « Taste » ainsi que de « Never face ». Bien que languissantes et rêveuses, les mélodies finissent toujours par mordre. A cause des riffs de gratte subtilement noisy, acides, alors que la section rythmique est particulièrement soignée et bien maîtrisée. Un seul titre acoustique, « Be my baby », au sein d’un long playing de bonne facture, mais peut-être un peu trop homogène au goût de votre serviteur…

 

mercredi, 03 octobre 2018 08:34

Candélabre

Trio toulousain, Candélabre nous replonge au cœur même de la dark wave du début des eighties ; tintinnabulantes, cristallines, les sonorités de cordes évoquant tour à tour Cocteau Twins ou The Cure. La basse est bien post punk et le recours aux synthés ainsi qu’à la boîte à rythmes accentuent le climat mélancolique, gothique, de l’expression sonore, climat hanté par la voix spectrale, fragile et incantatoire de Cindy Sanchez, sorte d’hybride entre Elisabeth Fraser, Dolores O’Riordan et Sinéad O’Connor, qui lorsqu’elle est overdubbée rapelle alors les échanges opérés entre Miki Berenyi et Emma Anderson, chez Lush.  

mercredi, 03 octobre 2018 08:32

Black Paper Plane (Ep)

Issu de la région de Tournai, Black Paper Plane réunit des ex-Pillow, Heroïne et Alien Satellite. Découpé en 5 plages, son premier Ep est éponyme. Baignant au sein d’un climat mélancolique, les compos sont, en général, tramées sur un même schéma : un rythme entraînant imprimé par la section rythmique et les pulsations du synthé, sur lequel deux grattes en strates, en arpèges, parfois chargées de reverb (Durutti Column ?), et souvent en crescendo, viennent se greffer, dont une plus cadencée et l’autre qui se détache régulièrement pour s’autoriser des envols parfaitement maîtrisés ; et puis la voix bien timbrée mais chargée de spleen de Steph, qui tourmentée, claustrophobe, semble parfois hantée par Simon Huw Jones, le chanteur d’And Also The Trees (« Take control »). Et si le titre final lorgne, en tout début de parcours, vers les Pixies (basse et guitare), la suite revient au schéma fondamental, même si la fin du morceau est enrichie par des notes de synthé en émulsion. Exception qui confirme la règle, « Don’t give up », un morceau qui constitue le sommet de cet Ep. D’abord abordée comme une ballade mid tempo, elle s’ouvre par des accords de gratte en picking, puis monte progressivement en intensité ; mais c’est surtout sa jolie mélodie, réminiscente de Mud Flow, qui fait la différence. Pour un premier essai, le résultat est tout à fait convaincant…

 

mercredi, 03 octobre 2018 08:31

Archi Deep (Ep)

Depuis que Martin Leroy, le bassiste est parti vivre aux States, Archi Deep est réduit à un duo réunissant le batteur Camille Sullet et le chanteur/guitariste Arthur Di Piazza, un Oléronnais qui a monté ce projet en 2013. Au départ flanqué de l’appendice Monkeyshakers, le duo a donc décidé de l’amputer. 

Pour ces 6 plages, la paire a bénéficié du concours de Lucas Thiéfaine et de Frédéric Scaps, respectivement à la sèche et aux claviers, sur deux plages. Bien rock, la musique d’Archi Deep se réfère davantage aux 90’s qu’aux 70’s, évoquant tour à tour Smashing Pumpkins (« Losing my mind »), Black Crowes, Queens of The Sone Age, Lenny Kravitz et surtout White Stripes, pour l’empreinte blues, à l’instar du percutant et âpre « With no money no time » ainsi que du premier single « I’m just a man », une plage cependant plus pop, sifflotée en cours de route, mais sont le tempo s’accélère en milieu de parcours. Souligné par un filet de clavier, et joué à la guitare en picking, l’acoustique « Hey » met en exergue la superbe voix, bien timbrée, d’Arthur Piazza, alors que variant constamment de ryhtme entre refrain et couplet, « I’ll be by your side » est saupoudré de ‘ou ouh’ rollingstoniens (NDR : c’est dans l’air du temps !)

 

mercredi, 03 octobre 2018 08:46

Any common sense

Avant d’opter pour le patronyme Seno Nudo, cette formation sévissait sous celui de La Tentation Nihiliste ; elle avait même publié un Ep, intitulé « One year without sex », en 2014. Réunissant les guitaristes Yasmina H’mamou et Pierre Constant, la bassiste Sonia Hoge, ces trois musicos participant également aux vocaux, ainsi que le drummer Gérald Bouchat, elle pratique une forme de noisy/shoegaze plutôt complexe, mais qui tient parfaitement la route. Bien que pour la plupart mélodieuses, contrastées, les compos se caractérisent par de fréquents changements de rythme et s’achèvent volontiers dans des finales éruptives. Les harmonies vocales sont tour à tour claires, lancinantes, désabusées, proférées en retrait ou même déclamatoires, « We always know » ressemblant même à une scène de ménage, probablement extraite d’un film. On pense tour à tour à Jesus & Mary Chain, My Bloody Valentine, Slowdive, Blonde Redhead, les Breeders, les Pixies, Throwing Muses, et surtout Telescopes, lorsque les cordes de gratte se mettent à grésiller ou à crépiter, si vous préférez… Excellent !

jeudi, 20 septembre 2018 13:48

Hope downs

Après avoir commis deux superbes Eps, ce quintet australien nous propose son premier opus. Un disque remarquable, qui s’inscrit dans la lignée de la scène ‘Dunedin sound’ du label néo-zélandais Flying Nun, dont les artistes ont marqué la scène indie des 80’s. Pensez à JPS Experience, The Chills, The Verlaines, Bailter Space ou encore Able Tasmans. Tout en intégrant quelques références puisées chez Go-Betweens, il faut le souligner ! Vous vous en doutez, la musique du band fait la part belle aux guitares (deux grattes électriques et une sèche), mais aussi aux superbes mélodies qui peuvent se révéler contagieuses, un peu comme chez REM (« Talking straight »). Drums métronomiques et basse caoutchouteuse communiquent un feeling post punk à certaines compos. Les trois gratteurs se consacrent aux vocaux, et leurs voix sont totalement complémentaires. Parfois elles se colorent subtilement de hip hop quand elles n’adoptent pas des inflexions empruntées à Robin Proper-Sheppard (Sophia) et tout particulièrement sur « Exclusive grave ». Dans le style, c’est un des albums de l’année !

 

jeudi, 20 septembre 2018 13:41

Moods

Dirk Da Davo et TB Frank ont fondé Neon Judgement au tout début des eighties. Ce duo et Front 242 sont considérés comme des pionniers de l’electro body music (EBM). La paire s’est séparée et reformée à plusieurs reprises, moments choisis par Dirk pour se concentrer sur son autre projet, Neon Electronics, se consacrer à son label Dancedelicd ou encore entreprendre une aventure en solitaire.

Cette compile réunit des morceaux récents de Da Davo publiés en numérique sur son label. Des titres qui titres figuraient sur les Eps « Protest », « DDJMX », enregistré sous la houlette de l’ex-TC Matic Jean-Marie Aerts (NDR : pour rappel, d’abord guitariste, mais également producteur, c’est lui qui avait déjà mis en forme le « Blood and thunder » de Neon Judgement », en 1989 !), et « 3DFLY », sous celle de Make Marena, mieux connu pour avoir produit, notamment, des œuvres de Screaming Trees, The The et Bootsy Collins. Et ces deux collaborateurs cosignent chacun 4 pistes. Outre les 12 plages annoncées, le disque recèle deux bonus tracks.

De « Protest », on épinglera « Bound », un titre hanté par New Order, au cours duquel on retrouve les influences c&w de Dirk. Et puis l’hypnotique « Deny it », une morceau imprimé sur un tempo plutôt basique. On ne parvient d’ailleurs pas à déterminer s’il s’agit d’un rythme à deux ou quatre temps.

La patte de Jean-Marie Aerts est particulièrement présente tout au long des plages retenues de « DDJMX », notamment à travers les accords surf/funk de sa gratte (« Attack dogs achieve », « We’re slipping and sliding »), alors que le plus cool « New normality » baigne au sein d’un climat cinématique digne d’Ennio Morricone, une piste introduite par des accords de cordes jouées en picking. 

Hormis l’EBM électrifié « Money back », « 3DFLY » privilégie une forme de disco. Excellent, l’enlevé « How much more » lorgne même vers Pet Shop Boys.

Reste les deux extra tracks. Le premier est expérimental, alors que le second emprunte plutôt un profil indus/funk.