Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 11 février 2018 18:33

Lolita

Contrairement à ce que peut laisser croire ce patronyme francophone, Lourdes Rebels est originaire de Parme dans le Nord de l'Italie. Inconnue dans nos contrées, cette formation se limite à deux multi-instrumentistes, Rodolfo Villani et Luigi Bonora. Pour enregistrer cet elpee, elle a bénéficié du concours de Gabriele Bertani à la basse et d’Arjuna Iacci au saxophone. Paru sur le label américain Aagoo (Hheaven, Xiu Xiu, The Conformists, ...), « Lolita » constitue son second opus. Comme son titre l’indique, il est dédié au mythique ouvrage de Nabokov.

Si l'instrumentation peut paraître basique (claviers, basse, guitare,…), la musique du duo n'a rien de conventionnelle et navigue entre la noise et le post-punk. Mais, c'est surtout le choix de la production qui est particulier. On croirait les duos musiciens enfermés dans une bulle. Les instruments sonnent ‘sourds’ ; ce qui communique au climat général de l’opus, une certaine pression. Claustrophobes, s'abstenir !

Tout commence rapidement par « Rock’n’roll Royce », emmené par une basse véloce. « Rimini Rimini Rimini ! » lorgne davantage du côté du rock psyché. Sous des effets gonflés à bloc et derrière les samples, on imagine les voix des deux Parmesans. « Hirya Bats » aurait pu figurer sur une ancienne B.O. destinée à ‘Star Trek’. Plus on s’enfonce dans l’univers de ces Transalpins, moins on perçoit le fil conducteur du long playing. Cela part dans tous les sens. « Lolita » n’est donc pas facile d’accès. La musique peu académique de Lourdes Rebels se mérite. Il faut plusieurs écoutes avant de pénétrer dans sa sphère. Mais une fois à l’intérieur, certaines mélodies finissent par émerger. Dommage quand même que certaines pistes souffrent d’une certaine inconstance…

 

dimanche, 11 février 2018 18:28

Becoming

Gil Hockman a enregistré son quatrième opus, dans sa chambre, à Johannesburg. Un disque au cours duquel il mêle, le plus souvent et très habilement, instrumentation organique (guitare sèche ou électrifiée, piano électrique) et électronique (samplings, boîte à rythmes, synthés, boucles, etc.), une combinaison qu’il met au service de jolies mélodies chantées d’une voix réconfortante (NDR : une sorte de baryton nasillard très susceptible d’évoquer Peter Perrett), parfois dispensée sur un ton plus déclamatoire. Et s’il abuse un peu trop de l’électronique tout au long de « Coming in », il la sublime carrément sur « Dreaming ». Mais en général, il parvient à trouver le parfait équilibre, un peu comme chez Notwist (NDR : mais le Sud-Africain est ici seul aux commandes). Et à ce titre il est le bienvenu.

dimanche, 11 février 2018 18:22

Some/Any/New

Le leader de Tahiti 80 a décidé de s’autoriser une nouvelle escapade en solitaire. La dernière remontait à 2007. Il avait alors publié « Tutu to Tango », sous le patronyme Axe Riverboy. Le titre du nouvel opus rend hommage à Todd Rundgren. Et le spectre du Pennsylvanien flotte tout au long de ce « Some/Any/New ». A travers les superbes harmonies vocales, parfois carrément ‘beatlenesques’ (NDR : pensez à « Abbey Road »), mais aussi la fluidité des arrangements et l’intégration de bruitages, ainsi que cette manière bien particulière de mêler instrumentation organique et synthétique. Si Xavier a tout enregistré dans son home studio, il a confié la mise en forme à Stéphane Laporte. Sa pop de chambre est à la fois mélodieuse, mélancolique, introspective, élégante, chargée de spontanéité et parfois même ensoleillée (NDR : toujours cette référence à Tahiti 80 !). Elle reflète ainsi une longue période de sa vie au cours de laquelle il a constamment changé de résidence, suite à une rupture amoureuse. Un chouette album !

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

Talk Tight (Ep)

Rolling Blackouts Coastal Fever, en raccourci Running Blackout C.F., est un quintet australien, issu de Melbourne, très exactement, dont la particularité est de compter trois chanteurs/guitaristes. « Talk tight » constitue son premier Ep. Généreux quand même, puisqu’il recèle 7 pistes. Sa musique puise ses sources au cœur des eighties, et tout particulièrement chez les Go-Betwwens, The Clean, The Lemonheads et les Feelies. Parfois Pulp, à l’instar de « Head you’re moving ». Et parmi les formations les plus contemporaines, Wilco. Les sonorités de grattes sont chatoyantes, tintinnabulantes, carillonnantes, surf, joyeusement discordantes (« Write back ») ou carrément fuzz. La ligne de basse est propulsive ou assure la contre-mélodie. Les vocaux sont très souvent semi-déclamatoires, lorsqu’ils ne se conjuguent pas en harmonies hymniques (« Wide eyes »). Et quand elles ne sont pas enlevées, les compos sont imprimées sur un mid tempo. Les mélodies sont, tantôt empreintes de mélancolie, douces ou ensoleillées, un peu comme chez Allah-Las. Un Ep vraiment rafraîchissant ! Rolling Blackouts Coastal Fever se produira ce 31 mai à l’AB de Bruxelles.

 

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

IV

Psychic Temple, c’est le projet de Chris Schlarb, chanteur/guitariste qui jouit d’une certaine notoriété auprès de ses pairs, puisque non seulement il a déjà bossé en compagnie de grosses pointures comme Nels Cline, Mike Rossi (Philip Glass Ensemble), Will Oldham, ou Mike Watt, mais il a le chic pour s’entourer d’une belle brochette de collaborateurs, lorsqu’il enregistre un album (NDR : pour votre info, sachez qu’il a aussi fréquenté le studio Muscle Shoals…) Ainsi, pour concocter « IV », il a notamment reçu le concours de la légende du folk/rock insulaire Terry Reid, Avi Buffalo, le batteur de jazz Chad Taylor, le vétéran Max Bennett (Hot Rats de Zappa, Joni’s Court & Spark, etc.) ainsi que Terry Allen. Mais aussi d’une brouette de musicos de studio qui assurent cuivres, claviers (Hammond, piano électrique), sitar, grattes (sèche, électrique, slide, mandoline, etc.), violon, drums, double basse et on en passe ; Schlarb se consacrant le plus souvent à la guitare acoustique, électrique ou à douze cordes, et se réserve les parties vocales, qu’on pourrait qualifier de vaporeuses…

Puisant son inspiration dans le jazz, le country/rock, la folk/soul et l’ambient, la musique de Psychic Temple est à la fois visionnaire, ensoleillée et cool, naviguant à la croisée des chemins des univers sonores imaginés par Todd Rundgren, Steely Dan, Brian Eno, The Sea & Cake, High Llamas, Poco ou Crosby Stills & Nash. Tout un programme !

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

V

Papir est un trio danois, issu de Copenhague très exactement, qui cherche probablement le point de rencontre idéal entre le post rock et la prog, tout en intégrant des éléments de psychédélisme, de space et d’ambient. Parfois un zeste de jazz. Sobrement baptisé « V », le 5ème opus de Papir est double, et recèle 7 pistes instrumentales, dont la plus courte dépasse les 9’. Et c’est John McEntire (Tortoise) qui en a assuré le mixing, aux States. En 90 minutes, Nicklas Sørensen (guitare), Christian Becher (basse) et Cristoffer Brochmann démontrent tout leur talent d’instrumentiste, en brossant des paysages sonores atmosphériques très souvent élaborés en crescendo, avant qu’ils ne retombent au sein d’un climat plus paisible. Pas vraiment de titre pour les pistes de cette œuvre, mais une numérotation bien structurée : « V.I », « V.II », etc. Outre l’instrumentation de base, il y a du clavier. Enfin, on suppose, car c’est peut-être une gratte qui sonne comme tel. Sous sa forme la plus torturée elle réveille en mon for intérieur, Erik Braun (Iron Butterfly), et quand elle devient gémissante, plutôt David Gilmour ; quant à la basse, elle peut parfois se révéler propulsive comme celle de Roger Waters. Mais si le spectre du Floyd post « Dark side in the moon » plane quand même régulièrement, on ne peut pas s’empêcher de penser à Mogwai ou Explosions in The Sky, notamment pour la structure des compos. D’une durée de 25’, le dernier morceau baigne davantage dans l’ambient et dans ce registre, y a Papir comme sédatif, même si la fin de parcours retrouve un peu de peps… mais oublie l’explosion finale. Il aurait peut-être suffi de quelques chœurs pour donner davantage de relief à l’ensemble…

 

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

The Tower

Parti en juin 2016, Kenneth Kapstade, le bassiste, a finalement été remplacé par Tomas Järmir. Et c’est sous ce nouveau line up que Motorpsycho a gravé ce double cd, intitulé « The tower ».

En 10 pistes, Motorspycho revisite une bonne partie de la prog, mais dans son style bien personnel. C'est-à-dire très électrique voire psychédélique. Parfois à la limite du métal, mais soit dans l’esprit de Metallica ou de Black Sabbath. Régulièrement le tempo vire au krautrock. Le trio intègre dans on expression sonore, outre la structure de base guitare/basse/batterie, du mellotron, un zeste d’orgue, du piano et parfois de la flûte. Tout en prenant soin des harmonies vocales, qui régulièrement, évoquent ni plus ni moins, Crosby, Stills & Nash. Oscillant ainsi de King Crimson circa « Islands » (NDR : ces envolées atmosphériques !) à Dream Theater, en passant par Genesis, le Van der Graaf Generator originel (NDR : soit celui au cours duquel Hugh Banton se réservait l’orgue), mais sans le saxophone, Moody Blues circa « To our children’s children’s children », Magma et l’Alan Parsons Project, les références musicales sont saupoudrées tout au long de l’opus. Et Motorpsycho a vraiment le tour (?!?!) pour les intégrer naturellement. Les aficionados du style devraient prendre un plaisir certain à les reconnaître, avant de les savourer…

 

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

The dream synopsis (Ep)

Après avoir gravé l’album “Everything You've Come to Expect”, The Last Shadow Puppets a donc decidé de publier un Ep 6 titres. Il est partagé entre deux morceaux issus de l’elpee et quatre reprises, dont « Les Cactus » de Jacques Dutronc, le post punk redoutable « Totally wired » de The Fall, l’énigmatique « This is your life » de Glaxo Babies, un morceau gonflé aux arrangements symphoniques, ainsi que la valse mid tempo « Is this what you wanted », alimentée par un quatuor à cordes et abordée un peu à la manière d’un Nick Cave. Signée Leonard Cohen cette piste monte en intensité avant d’atteindre un final véritablement exaltant. En fait ces covers figurent habituellement dans la setlist du combo, lors des prestations accordées en ‘live’. Les deux compos issues du long playing, « Aviation » et le single « The dream synopsis », sont proposées sont des versions différentes. Suave, la première est enrichie d’un violon, alors que sur la seconde le saxophone remplace les chœurs, au sein d’un climat qu’on pourrait qualifier de nightclubbien. Miles Kane se réserve les vocaux sur les titres les plus énergiques, alors que Alex Turner chante plutôt d’une voix de crooner, sur les plus tendres.

 

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

Forget to remember to forget

Chez The John-Pauls, on retrouve le guitariste Philip Niemeyer et la drummeuse Elizabeth Nottingham, qui ont milité chez The Black Lipstick. Les deux artistes, se partagent à tour de rôle, les vocaux –elle chante d’une voix innocente, lui d’un ton plus désinvolte, imparfait même– au sein de ce quatuor texan qui puise ses références dans les nineties, et plus précisément au sein de la lo-fi. Celle de Pavement, The Feelies ou Sebadoh, mais également la scène kiwi qui a nourri le label Flying Nun, The Chills en tête. Pas de basse, mais deux grattes aux riffs épurés, tranchants et acérés, une batterie, un zeste de piano et des percus. Et le résultat est très convainquant. Les titres sont courts, mais efficaces. Les mélodies, fluides, lumineuses, hypnotiques, harmonieuses et surtout accrocheuses. Et les lyrics littéraires, parfois teintés d’ironie, dans l’esprit de feu Mark E. Smith. Un des meilleurs elpees de l’année 2017 !

 

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

Entre l’infime et l’infini

Première constatation, sur les 12 plages de son nouvel elpee, Cloé en chante trois en anglais et une alternativement dans la langue de Shakespeare ou de Molière. Et nous propose deux instrumentaux. « Réminiscence d’un ré mineur » met en exergue le piano, ainsi que les violoncelles de Thècle Joussaud et de Céline Chappuis, qu’on retrouve d’ailleurs tout au long de l’opus, parfois l’une, quelquefois les deux. Dans un style, proche de la musique de chambre. Et puis « Bulle récréation », dont les sonorités évoquent une boîte à musique.

Deuxième constatation, Cloé a incorporé dans l’expression sonore, de l’électro et de la programmation. Mais si les touches électroniques sont relativement bien intégrées, les rythmes sont parfois un peu trop basiques. Dommage, car l’ensemble tient bien la route.

Car on retrouve, dans les textes en français, la prose, le sens de l’humour et les jeux de mots, si caractéristiques de la Bruxelloise. « Nous » constitue certainement un des meilleurs morceaux de l’opus. Arnaud Fleurent-Didier apporte son concours aux vocaux sur cette plage que chuchote Cloé, un peu à la manière de Jane Birkin, alors que les deux violoncelles conjuguent leurs interventions. Puis « That hill » qu’elle murmure, à nouveau, dans le même esprit. En outre, la ligne de basse est énigmatique et les arrangements sont excellents, à tel point qu’on croirait la présence d’une véritable batterie. Atmosphérique, la ritournelle « Au-delà des mots » se distingue encore par la richesse de ses arrangements, alors que c’est Charlotte Maison qui se consacre aux synthés. Et encore l’entraînant « Sinking in love », dont les chœurs sont abordés comme chez Kate Bush. Etonnant ! On pourrait pérorer à l’infini sur cette absence de batterie, mais finalement la remarque est infime…