Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Bernard Dagnies

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Après avoir gravé le maxi « Baton Rouge », Palatine publiera ce 23 mars, son premier album, « Grand Paon de Nuit ». Mêlant anglais et français dans des textes offerts par la voix suave de Vincent Ehrhart-Devay, la musique de Palatine propose un folk-rock chaleureusement mélancolique dont les références sont à chercher du côté de Leonard Cohen, Nick Cave, Antony & The Johnsons, PJ Harvey voire de Timber Timbre, mais également Alain Bashung Nino Ferrer et Dominique A, face Hexagone.

En onze titres, le quatuor parisien propose un blues lascif et romantique, éclaboussé par la réverbération des guitares et soutenu par des rythmes tantôt synthétiques, tantôt tribaux. « Paris / L'ombre », premier extrait doublé d’un clip animé par Vincent Ehrhart-Devay nous plonge dans les ambiances crépusculaires de la capitale française…

Et c’est à découvrir ici

En concert :

26/03 : Oh Taquet ! # 6 / La Loge - Paris (75)
03/05 : Le Pédiluve - Chatenay-malabry (92)
15/05 : Café De La Danse - Paris (75)

http://palatinemusic.fr/

 

vendredi, 09 mars 2018 18:14

La parole universelle de Yonatan Gat

Yonatan Gat était le fondateur et guitariste de Monotonix, un groupe israélien qui a sévi de 2005 à 2011. Et sévir, le verbe est faible, car même Spin estimait qu’il s’agissait du groupe rock’n’roll le plus excitant en ‘live’. On interdit alors à la formation de se produire dans son pays. Yonatan émigre alors à New York, où il commence à enregistrer et jouer en solo. Il est ensuite bombardé meilleur gratteur par The Village Voice, en 2013. Son deuxième Ep a été produit par Steve Albini. Et en 2015, il grave son premier elpee, « Director ». La sortie du second, « Universalists », est prévue pour début mai 2018. Un disque censé déborder d’énergie, en puisant autant dans la déchirure punk, la noise brutale, l’esthétisme, le hip hop contemporain, l’impro, les bandes sonores, l’électronique que l’échantillonnage vocal. Sans oublier la guitare de Gat.

Pour écouter, « Cockfight », extrait de l’elpee, c’est ici

 

 

 

Le Canadien Michael Rault publiera son cinquième album, « It's a New Day Tonight », en mai prochain. Il a été enregistré dans la désormais mythique House of Soul, à Brooklyn. Naviguant entre pop/folk/psyché et power pop, sa musique évoque des groupes issus des 70’s comme Wings, Badfinger, Big Star ou 10cc. Et ses textes posent des réflexions autour du sommeil, des rêves et plus globalement de la vie nocturne. Le titre de l’elpee est une curieuse référence aux mots d’un joueur de hockey canadien, interviewé au sortir d’un match : ‘It’s a new day tonight, we’ve got to put the past behind us’ (Trad : C'est un nouveau jour ce soir, nous devons mettre le passé derrière nous). Interpellé dans un premier temps par le caractère maladroit de cette phrase, Rault y a finalement trouvé une certaine poésie au point de la considérer comme un excellent titre pour son opus.

Pour découvrir la vidéo d’« I’ll be there », c’est ici

 

Pour enregistrer son nouvel elpee, Romano Nervoso a reçu le concours de Pelle Gunnerfeldt, le producteur fétiche des Hives, à la mise en forme. Il n’est donc pas étonnant que l’expression sonore creuse au sein d’un univers proche du groupe suédois. Mais pas seulement. La formation louviéroise pioche également et largement son minerai chez ses idoles, comme Damned, MC5 et surtout les Ramones. Enlevées, la plupart des compos sont bien sculptées dans le garage/punk. Si « Televised » lorgne carrément vers Johnny Thunders, caractérisé par son refrain addictif et ses chœurs, « American dream » excave le Green Day originel. B.J. Scott vient donner de la voix sur le blues mid tempo, « In my mind ». Des riffs de gratte ‘rollingstoniens’ alimentent « Thursday night fever ». Chanté alternativement en anglais ou en italien, « Looking for sun » adopte le tempo d’une valse, mais surtout rappelle les racines transalpines de Giacomo Panarisi. « Meet the 300 Sicilians » constitue probablement le meilleur titre de l’opus. Il diffère totalement du reste du long playing. C’est aussi le morceau final. Imprimé sur un tempo du cheval au trot, menaçant, il se nourrit de western spaghetti (NDR : une réponse à Dario Mars & The Guillotines ?) et se distingue par sa jolie mélodie, parfois sifflotée, et ses accords de gratte surf. Enio Morricone et Sergio Leone ne sont pas loin, même si le climat y est plutôt proche de The National…

 

mardi, 27 février 2018 11:17

Mot Dit

Deux chansons du nouvel album de Guillaume Ledent se penchent sur le sort des réfugiés. D’abord celui d’une enfant (« Malaïka »), scolarisée chez nous, mais renvoyée au Mali, son pays d’origine. Puis du drame vécu par les migrants qui tentent de franchir la Méditerranée (le très beau « Si c’était nous »). En fait, il pose un regard d’enfant (ou d’un adulte qui aurait conservé cet esprit) sur le monde d’aujourd’hui. Notamment. Et si « Le 81 » traverse la capitale européenne, c’est en rappelant qu’on y croise une population multiculturelle. Une compo interprétée d’un ton pourtant insouciant. Guillaume chante une nouvelle fois à la manière de Richard Gotainier sur deux pistes. Tout d’abord « Emilie parfaite ». Elle est amorcée sous un angle vocal celtique, avant d’épouser des boucles électro, presque new wave et des chœurs. Des chœurs qu’on retrouve sur le versatile « Meskekon t’a fait », même s’ils s’autorisent des envolées à la Blur, une compo qui remémore les départs en vacances, au Sud de la France, dont le trajet en voiture est plombé par les embouteillages. « Maman s’affole » s’intéresse à l’inéluctable temps qui passe et, bien sûr, à la vieillesse. Ballade, « Dimanche flanche » traduit le hantise de la veille du lundi, quand on sait qu’il faudra bosser ou retourner sur les bancs de l’école. Dispensable. Caractérisé par sa jolie mélodie et ses cordes limpides, « Obago » lorgne vers Laurent Voulzy. Le titre maître est dominé par l’élégance du piano jazzyfiant, mais ponctué par des interventions free au saxophone, accordées en fin de parcours. Subtilement dynamisé par ses rythmes africains, « Ecureuil » est à la fois ensoleillé et dansant. Dansant comme l’hypnotique « Machine ». Enfin, après l’intro truffée de bruitages électro. Et en peu de mots. Car des mots, il en est pourtant question tout au long de cet opus. Des jeux de mots et de la poésie pleine de fraîcheur… Et si vous ne partagez pas cet avis, libre à vous de le modifier, après avoir écouté cet essai… avant de le transformer…

mardi, 27 février 2018 10:57

Hymns to the night

Lea Porcelain est un duo allemand établi à Londres. Il réunit Julien Bracht et Markus Nikolaus, deux producteurs/musiciens. Empreinte de mélancolie, atmosphérique, cinématique même, sa musique baigne dans une forme d’électro-pop dark qui puise son inspiration dans la cold wave issue des eighties. Pensez à Cure ou à Joy Division (NDR : cette ligne de basse) ou plus précisément au New Order originel (NDR : une question d’« Atmosphere »). Encore qu’alanguie, la voix évoque plutôt Ed Kuepper voire Tom Meighan de Kasabian. Déformée tout au long de « Loose light », elle en devient maléfique. Et lors du titre final, « Endlessly », morceau le plus percutant de l’opus, elle emprunte même les inflexions à Bono. Les deux artistes teutons apprécient Moon Duo. Pas étonnant, car si on remplaçait les influences psychédéliques de ce dernier par le post punk, tout en lui imposant un mid tempo, probable que les deux bands seraient finalement très proches…

 

mardi, 27 février 2018 10:54

Hiccup

Cup, c’est le projet de Tym Wojcik, un Américain issu de Houson, mais établi à New York. « Hiccup » constitue son septième elpee. Indé, underground, la solution sonore déversée tout au long de cet opus est très électrique, hoquetant entre garage/rock à coloration 60’s, psychédélisme circa 70’s, post punk, college rock et grunge. Un peu dans l’esprit de Ty Segall voire des Oh Sees, même si le climat évoque plutôt Wire. Pour enregistrer ce disque, Wojcik a reçu le concours d’un backing group. Les compos sont brèves, énergiques, intenses, intransigeantes, directes, groovy, brutales, caustiques, abrasives et jouissives. Parfois également noisy. Et même enlevées. Mais pourtant, filtre à travers les compos, un subtil sens mélodique, entretenu par la voix écorchée de Tym ainsi que par sonorités des cordes de grattes. En finale, « Mindreader » est même hanté par un Sonic Youth au sommet de son art. A consommer sans modération, si c’est votre tasse de thé…

 

mardi, 27 février 2018 10:44

Songs from the land of nod

Ce trio new-yorkais pratique une forme de psyché/pop/rock/garage qui devrait ravir les passionnés du genre. « Songs from the Land of nod » constitue son second opus. Il fait suite à « Trash Glamour », paru en 2014.

Si vous appréciez Allah Las, vous ne pouvez d’ailleurs pas passer à côté de Beechwood. Cool et pop, « Ain’t gonna last all night », le titre d’ouverture, en est certainement le plus proche. Le spectre de 13th Floor Elevators plane tout au long d’« I don’t wanna be the one you love », même si les sonorités de guitare rappellent plutôt celles de George Harrison sur « Abbey Road » ; des sonorités qu’on retrouve également sur « C/F », une plage caractérisée par le recours à la slide ainsi qu’au piano et caressé par des vocaux évanescents. Celui de Syd Barrett sur le ténébreux « This time around » et le crépusculaire « All for naught », encore qu’ici, les harmonies vocales semblent contaminées par le « Magical Mystery Tour » des Fab Four. Celui d’Alex Chilton tout au long du contagieux « Heroin honey ». De Damned sur « Pulling through » ou plus exactement au « Disconnected » de Steve Bators. Brian Jonestown Massacre sur le titre maître. Et enfin des Troggs voire d’Electric Prunes lors de la cover sauvage du « I don’t like everybody else » des Kinks. Bien sûr, de temps à autre, vient se glisser un petit filet de clavier savoureusement vintage. Echevelé « Melting over you » emprunte ainsi probablement à la fois aux Fleshtones et aux Fuzztones. Bon, c’est vrai, il y a des tas de références qu’on retrouve d’ailleurs parfois sur les autres plages de cet LP, mais la liste est loin d’être exhaustive ; et puis au fil des écoutes, vous en découvrirez probablement d’autres. Mais ainsi vous aurez une petite idée de la musique proposée par cette formation. Une chose est sûre, le résultat est remarquable. Un premier must pour l’année 2018 !

 

dimanche, 25 février 2018 17:51

Typh Barrow cartonne !

Le nouvel album de Typh Barrow, « Raw » cartonne. Au 26 janvier dernier, il était numéro 1 des ventes, en Belgique. Mais c’est avant tout une artiste de scène. Elle est d’ailleurs attendue à Paris, en mai prochain. En outre, son concert au Reflektor est déjà sold out et il faut s’attendre à un énorme engouement pour celui qu’elle accordera à l'Ancienne Belgique, ce 5 octobre prochain. Sans oublier son passage au Salon de Silly prévu ce 28 avril, show pour lequel, Lillie Raphaele assurera le supporting act. Pas de bol, pour les retardataires, le spectacle est également sold out.

http://www.typhbarrow.net/

https://www.facebook.com/typhbarrow/

 

dimanche, 11 février 2018 18:38

Multi-Task

Omni est un trio réunissant l’ex-Deerhunter, Frankie Boyles (guitare), l’ancien Carnivores, Philip Frobos (basse, chant), et le drummer Billy Mitchell. « Multi-Task » constitue son second opus. Puisant allègrement ses références dans les eighties, depuis Devo à Television, en passant par Fire Engines, Josef K, Wire (NDR : surtout tout au long de « First degree ») et Talking Heads, la musique d’Omni est particulièrement spasmodique. Entêtante aussi. Les accords de gratte sont à la fois menaçants et joyeux, nerveux et complexes, épineux et tranchants aussi, suivant les plages, la ligne de basse est caoutchouteuse et la voix de Philip est aussi laconique que celle de Colin Newman voire de David Byrne.