La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 15 avril 2018 17:28

Maisieworld

Après avoir publié le superbe « Spaces everywhere », en 2015, The Monochrome Set est donc de retour pour un 14ème elpee. Et suivant la bonne habitude du groupe, cet opus a de quoi décontenancer. En fait, les compos changent régulièrement de registre entre couplets et refrains, se référant régulièrement au music-hall, comme chez Divine Comedy. Même la voix de Bid est aussi versatile et nasillarde que celle de Neil Hannon. Parfois cyniques et souvent truffés de jeux de mots, les textes ont aussi des connotations à caractère sexuel. Ce n’est pas neuf dans l’œuvre du band britannique. Plusieurs écoutes sont cependant nécessaires, avant d’appréhender cet LP. Non, mais imaginez le topo : punk, vaudeville, boogie, flamenco, rock, pop, sonorités mécaniques (Un « Mrs Robot » qui navigue quelque part entre Talking Heads et XTC) et tutti quanti alimentent des morceaux susceptibles d’inviter cuivres, orgue vintage, rogné, voire piano électrique (Benmont Tench ? Ray Manzarek ?) ou encore banjo au sein d’une instrumentation organique plutôt classique, la guitare s’autorisant l’un ou l’autre petit solo élégant et parcimonieux. Si vous appréciez le typiquement british, cet LP est votre tasse de thé…

 

dimanche, 15 avril 2018 17:24

Wintres Woma

James Elkington est né à Chicago, mais a opté pour la nationalité britannique. Faut dire qu’il y a été élevé au cours des seventies et des eighties. Et c’est un fameux guitariste ! Dont le toucher de cordes, en picking, est aussi subtil que celui de Mark Knopfler, voire de Bert Jansch ou de John Fahey, mais qu’il met au service de compos plus enlevées. S’il a bien sévi au sein d’un groupe, baptisé The Zinc, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, il a surtout forgé sa notoriété en bossant pour d’autres artistes, et en particulier Richard Thompson, Jeff Tweedy, Steve Gunn et Laetitia Sadier… Minimaliste, introspective, fondamentalement folk, sa musique évoque Nick Drake. Parfois traversée par un zeste de percus, de steel, d’harmonica, de basse, d’orgue, de violoncelle ou de banjo, les compos s’avèrent particulièrement agréables à l’écoute ; et si la voix de l’artiste n’est pas exceptionnelle, elle est chaleureuse, bien timbrée, et colle parfaitement à l’ensemble.

 

dimanche, 15 avril 2018 17:23

One for the ghost

Après avoir sévi chez The Loft et Weather Prophets –c’était avant 1988– Peter Astor s’est lancé dans une carrière solo. Mais on ne peut pas dire qu’elle ait été prolifique, puisqu’à ce jour, il n’a publié que 8 elpees studio. Faut dire qu’entre 95 et 2005 et 2006 et 2001, il s’est réservé plusieurs pauses, notamment pour enseigner et donner des conférences à l’Université de Westminster à Londres. En 2016, il avait quand même gravé « Spilt milk », un disque pour lequel il avait reçu le concours d’un solide backing group impliquant notamment la chanteuse Pam Berry ainsi que James Hoare (Ultimate Painting, Proper Ornaments, Veronica Falls), à la mise en forme, à la gratte électrique, aux claviers, aux drums, à la basse et tutti quanti. Et si les mêmes collaborateurs sont toujours de la partie pour « One of the ghost », c’est la section rythmique de Wave Pictures, en l’occurrence le bassiste Franic Rozycki et le batteur Jonny Helm, qui ont apporté leur concours.

Le titre du long playing se réfère à l’habitude prise par Peter de servir deux verres, quand il déguste son meilleur vin. Il s’en réserve un pour lui et l’autre pour les amis disparus. Et cette compo épouse un sens mélodique proche d’un Guided By Voices. Les harmonies vocales sont superbes, byrdsiennes même, tout au long de « Walker ». Imprimé sur le tempo du boogie, « Water tower » est particulièrement accrocheur. Et si « Only child » trace une ligne de basse réminiscente de T.Rex, le riff de gratte rythmique adopte celui du Creedence Clearwater Revival. Des éclats de gratte torturés alimentent le vif « Goden boy ». Subtils et carillonnants, il enrichissent un groove folk rock emprunté à Go-Betweens, à moins que ce ne soit à un Robyn Hitchcock de ses débuts, sur « You better dream » et semblent hantés par le spectre de Roger McGuinn sur le plus pop « Magician & assistant ». La voix de Peter rappelle celle de Stephen Duffy sur « Injury time », un autre folk rock, mais à coloration 60’s. On épinglera encore deux pistes plus minimalistes, abordées dans l’esprit du titre maître. Donc avec l’humour qui caractérise l’artiste. D’abord la ballade « Tango uniform », un portrait bouleversant des derniers moments de la vie. Puis « Dead Fred », une référence à la fois poignante mais pleine de philosophie à feu Fred Astaire.

 

dimanche, 15 avril 2018 17:22

Beautiful people will ruin your life

A première écoute, ce long playing a de quoi emballer. Les compos sont mélodieuses, accrocheuses, allègres, bien britpop et certaines vous donnent même envie de danser. A l’instar du contagieux « Cheetah tongue » ou de l’intense « White eyes », la meilleure plage de l’opus, qui se distingue par ses riffs en spirale et ses drums souples. Mais en passant du punk rock à l’électro pop, The Wombats a perdu de sa créativité ce qu’il a gagné en homogénéité. Finalement, ce sont les titres qui s’écartent le plus de la norme qui font la différence. Comme l’ironique « I only wear black », abordé dans l’esprit des Strokes et dont le riff rythmique rappelle étrangement le « Black is black » de Los Bravos. Puis « Dip you in honey », hanté par le « Tomorrow never knows » des Beatles. Et le résultat est vraiment superbe. Enfin, « Ice cream », plus élaboré et à la ligne de basse mélodieuse, presque cold wave (The Cure?). Une ligne de basse qui enrichit d’ailleurs l’hymnique « Out of my head », mais ne parvient pas a lui communiquer une autre dimension. On en oublierait presque les interventions de guitare, à la fois judicieuses et pétillantes, qui évoquent, le plus souvent Shed Seven. Bref, si cet elpee reste très agréable à écouter, il ne brille certainement pas par son originalité.

 

samedi, 14 avril 2018 03:00

Time stays, we go

Paru en avril 2013, « Time stays, we go » constitue le quatrième opus de The Veils. Un disque fondamentalement rock, mais qui autorise des influences oscillant du folk à la country, en passant par les références latines. Latino, à l’instar du chaleureux « Turn from the rain » et du sémillant « Birds », propulsés sur un tempo digne de Calexico et épicé d’interventions –on suppose– de marimba. Un rythme qui se révèle souvent versatile. Depuis le convulsif et offensif « Through the deep, dark wood », jusque la valse enlevée « Another night on earth », en passant par le métronomique « Train with no name », illuminé par des cordes de gratte carillonnantes ainsi que le contagieux « The pearl », imprimé sur un tempo new wave, mais surtout caractérisé par sa très jolie mélodie. Tout comme sur « Sign of your love » au refrain particulièrement accrocheur. Sans oublier l’épique et le sauvage « Dancing with the tornado », qui aurait pu figurer au répertoire de Nick Cave. Ballade mystérieuse, « Candy apple red » est soulignée par des accords de guitare surf et une ligne de basse ténébreuse. Et construit en crescendo, élaboré, « Out from the valley & into the stars », le titre qui clôt le long playing, s’achève au cœur d’un tourbillon d’orgue rafraîchissant. On n’en oubliera pas pour autant la voix savoureusement éraillée de Finn Andrews, qui apporte cette coloration si sauvage et torturée à l’ensemble, et dont les lyrics sont, très souvent, empreints d’ironie…

Le long playing est enrichi d’un second compact disc. Baptisé « The Abbey road Ep », il a bien sûr été enregistré au célèbre studio londonien. Quatre plages, issues de l’album, sont ici bien cuivrées, dont une version de « Turn from the rain », au cours de laquelle le riff de gratte lorgne vers Devendra Banhart, alors que l’ensemble est à nouveau proche de Calexico (NDR : à cause du marimba, mais aussi de ces cuivres). Et puis « The pearl » qui baigne au sein d’un climat ‘doorsien’. Enfin, inédit et minimaliste, « Summer & smoke » se limite à la voix et à la sèche.

 

jeudi, 12 avril 2018 18:47

Joseph Arthur et Peter Buck en duo

L’ex-REM Peter Buck et Joseph Arthur publieront un album commun ce 15 juin 2018. Intitulé « Arthur Buck », il a été produit par Joseph et mixé par Tchad Blake (U2, Pearl Jam, The Black Keys) et réunira onze compos co-écrites par le duo.

Tracklisting

1. I Am The Moment
2. Are You Electrified?
3. The Wanderer
4. Forever Waiting
5. If You Wake Up In Time
6. Summertime
7. American Century
8. Forever Falling
9. Before Your Love Is Gone
10. Wide Awake In November
11. Can’t Make It Without You

www.ArthurBuckMusic.com

 

dimanche, 25 mars 2018 03:00

Heure d’arrivée

Pochette originale (NDR : un disque pour zone bleue, dont se support indique les heures) pour le premier elpee de Tricot Combo, un quatuor issu des Herbiers, en Vendée (NDR : c’est juste à côté du Puy du Fou) qui revisite de manière humoristique, des chansons populaires et à boire. Idéal pour les arts de rue ; d’autant plus que théâtrales, leurs prestations ‘live’ seraient particulièrement enthousiasmantes…

 

lundi, 26 mars 2018 19:48

Summer light

Au sein d’un univers où on ne compte plus le nombre de formations qui se sont lancées ou ont opté pour l’électro/pop, difficile de se faire une place au soleil. Et pourtant la tendance ne semble, pour l’instant en tout cas, pas prête de s’inverser. Quatuor bordelais, Tample a également décidé de s’y plonger. Dansante (sauf pour le dernier morceau, le mélancolique « Kings of earth »), la musique navigue quelque part entre Phoenix, M83 et Girls In Hawaii (celui des derniers disques, of course). S’il n’y avait la guitare, tour à tour limpide (« Chimer » »), surf (le contagieux « Runaway ») ou funkysante (le plus disco « One might stand ») et cette basse qui assure la contre-mélodie sur deux plages, dont la dernière citée et « Runaway », ainsi que la voix diaphane du chanteur, on resterait sur sa faim. Il y a bien un peu de sifflotement sur deux pistes qui apporte un zeste d’insouciance à un ensemble hésitant entre climats allègres, mélancoliques, atmosphériques ou angoissants (« Power » et son tempo martial) ; mais si les claviers émoustillent parfaitement l’opus, la boîte à rythmes, bien trop basique, finit par plomber le tout.

 

lundi, 26 mars 2018 19:43

Renaissance (Ep)

Simon Beaudoux et Martin Chourrout ne sont pas des illustres inconnus, puisqu’ils militent chez Exconvaldes depuis 17 longues années. Mais les deux compères ont décidé de se lancer en duo, à travers ce Ravages. En troquant les guitares contre des synthés. Et puis surtout en proposant des textes dans la langue de Molière au lieu de celle de Shakespeare.

Si le patronyme s’inspire d’un roman de science fiction écrit par René Garjavel, un ‘s’ en plus, dansante, la musique nous replonge dans les eighties, puisant ses références, tour à tour chez Taxi Girl, Indochine, Kraftwerk, Visage, Cure (NDR : cet épanchement de mélancolie sur le morceau d’ouverture, « Gamma ») et même Diabologum.

En outre, empreints de mélancolie, les textes sont bien torchés et collent parfaitement à l’expression sonore, une jolie performance, quand on sait que la synth/pop et l’idiome français font rarement bon ménage. Une double prouesse qui devrait ramener sur terre ces tas de groupes qui injectent gratuitement de l’électro dans leur expression sonore ou s’y sont convertis, pour être dans l’air du temps. On attend l’album avec impatience…

 

lundi, 26 mars 2018 19:41

Tara (Ep)

« Tara » constitue le deuxième Ep de Lonny Montem et Guillaume Charret, aka Yules, un duo français qui pratique une forme de folk traditionnel inspiré par Joni Mitchell, Joan Baez ou encore Laura Marling. Ce disque fait suite à un autre Ep, baptisé « What kind of music do you play », paru en février de l’an dernier. Enregistré au beau milieu de l’Auvergne, au sein de la maison du paternel de Lonny, ce nouvel essai nous plonge au sein d’un environnement propice à la rêverie, la quiétude, le réconfort et où la nature règne en maître. Découpé en 7 pistes, il recèle deux reprises dont le « You can close your eyes » de James Taylor et le « Old friends » de Paul Simon ». Si la sèche et/ou le banjo, le plus souvent joués en picking, sert de trame aux compos, glockenspiel, drums, violon ou encore melodica s’invitent suivant les circonstances. Et le tout est souligné par les superbes harmonies vocales échangées entre les deux artistes, la voix de Lonny se révélant, par ailleurs, d’une grande pureté. En outre, les mélodies sont particulièrement soignées. C’est beau, frais, léger, romantique, empreint de délicatesse et digne de Lady & Bird. Suffirait d’un zeste de gratte électrique pour que l’ensemble prenne une dimension remarquable…