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mercredi, 18 juillet 2012 13:09

Nest of vipers

Ce groupe a été formé à l’aube du nouveau siècle par le chanteur Tommi Holappa (Dozer), le batteur Daniel Liden (Demon Cleaner) et le bassiste Bengt Bäcke. Greenleaf relève de la scène rock underground. Leur style ? Quelque part entre le stoner et le heavy fuzz.

Ce “Nid de vipères” constitue leur 4ème opus! Il fait suite à “Agents of Ahriman”, publié en 2007. Deux guitares à l’unisson introduisent “Jack staff”. Ce stoner rock est marqué au fer rouge par le maître cogneur, Daniel Liden. Si leur musique est puissante, la voix ne force jamais. Il n’y a pas de hurleur chez Greenleaf. Il embraie par “Case of fidelity”, puisant avec un certain bonheur chez les premières formations de hard rock issues des seventies. Il n’y a rien de métallique dans l’attaque. La ligne de basse dessinée par Bäcke est distincte, robuste, soutenue. Tommi excelle à la gratte. Il ne s’égare pars dans des exercices de style nombrilistes. Sur “Lilith”, la section rythmique est fulgurante et manifeste un punch digne de Motörhead. Une marque de fabrique indélébile chez Greenleaf. Et pourtant, les vocaux demeurent paisibles. Passé l’intro atmosphérique de “Tree of life”, les trois musicos interagissent afin de libérer leur puissance de frappe! Holappa se délecte aux cordes sur “Dreamcatcher”. Son attaque me rappelle un groupe insulaire issu des 70’s : Wishbone Ash. Et la voix accentue cette impression. Des claviers investissent “At the helm”, une plage épique au cours de laquelle tous les instruments s’intègrent à la perfection pour édifier une superbe fresque sonore. Les quatre cordes de Bäcke sont à la fois percutantes et lumineuses. Et tout particulièrement sur “Sunken ships” et en intro de “The timeline’s history”. L’opus s’achève par le titre maître. Les claviers, de retour pour la circonstance, subliment cette plage à la fois riche et intense. Pour Greenleaf, l’année de référence est 1974. Une année qui avait donné naissance à “Rock’n’roll animal” de Lou Reed et “It’s only rock’n’roll” des Rolling Stones”!

 

lundi, 31 décembre 2001 02:00

From Nashville to Memphis

Lonnie Mack est une véritable légende de la guitare. Un statut qu'il s'est forgé à l'aide de sa superbe Flying V. Un géant qui a influencé des stars comme Eric Clapton, Keith Richard ou Stevie Ray Vaughan. Il est né en 1941 à Harrison dans l'Indiana, non loin de Cincinatti. Avec le temps, il est devenu de plus en plus discret. Ce qui explique, sans doute, pourquoi le label Ace a décidé de le rappeler à notre bon souvenir. En immortalisant des enregistrements destinés au label Fraternity, commis au cours des 60s.

Après " Lonnie on the move " et " Memphis Wham ", il lui consacre aujourd'hui un 3ème album. Un disque, bien évidemment, destiné à nous entraîner sur ses routes de prédilection. Dans le Tennessee, entre Nashville et Memphis. Une collection largement instrumentale qui s'ouvre par la reprise du " Soul serenade " de King Curtis, rebaptisée pour la circonstance " Beau Dollar & the Coins " ; et embraie par un fragment millésimé 64, " Dallas ". Sur les 26 plages de cet opus, quelques morceaux valent vraiment leur pesant d'or. Et en particulier le bluesy " Tonky-go-go ", au cours duquel il accorde de sa Flying V, une brillante partie de guitare. Ou encore " I left my heart in San Francisco " ainsi que la remarquable reprise du célèbre " Honky Tonk 65 ", enregistrée à Miami en….65. Sans oublier " Omaha ", un fragment pompé sur " The stumble " de Freddie King et abordé exactement dans le style qu'on lui connaît. Un blues perdu intitulé " The Circus song ". Un titre à la mélodie très Far West, récupéré d'une autre session perdue : " Wildwood flower ". " Teacha ", auquel il inflige un traitement latin sur le thème de " What'd I say ". Et enfin " Coastin ". Tout aussi excellent, " Doggin " remonte à 64. Un morceau au cours duquel sa guitare établit un dialogue avec un piano électrique. Enrichi par le chant de Max Falcon, " I'm so satisfied " date des 1ères sessions réalisées en 63. Un blues lent de bonne facture ! Et bien entendu, au bout du périple, nous arrivons à Memphis pour y célébrer le thème du même nom, créé par Chuck Berry. Une tranche d'histoire !

 

jeudi, 05 juillet 2012 12:40

And still I rise

L’Heritage Blues Orchestra est un patronyme lourd de signification. Il rend d’abord un hommage à une musique plus que séculaire, à l’origine dispensées par les Afro-américains confrontés aux difficultés quotidiennes de leur existence. Ils chantaient leur mal de vivre à travers des chants de travail (worksongs) entonnés dans les champs de coton (field hollers) ou le gospel, célébré dans les églises. A l’instar du jazz, musique née à cette époque, et dont les sources sont intimement liées. C’est un peu cet esprit que nous retrouvons dans la musique de HBO ; mais si cette formation respecte la tradition, elle se nourrit cependant aux sonorités contemporaines.

A l’origine, le HBO est issu de la rencontre entre deux amis, chanteurs et guitaristes, Junior Mack et Bill Sims Jr. Puis Chaney Sims, la fille de Bill est venue rejoindre le line up. Aux vocaux. Les drums sont assurés par Kenny ‘Beedy eyes’ Smith. Ce Chicagolais est le rejeton du légendaire et regretté Willie ‘Big Eyes’ Smith (ex- Muddy Waters Band). Curieusement, le rôle d’harmoniciste est dévolu au Français Vincent Bucher. A une certaine époque, il s’est illustré au sein de Sugar Blue! Au fil des tournées, l’Orchestra s’est enrichi d’une section de cuivres. Et elle était bien présente lors des sessions réalisées pour concocter cette première œuvre studio.

Le décor est planté au cœur du Delta du Mississippi. “Clarksdale moan” est une compo signée Son House. La voix de Junior est puissante mais pure. Les percussions de Smith démontrent toute l’importance du rythme. Le front de cuivre nous rappelle que nous ne sommes pas loin de la Nouvelle Orléans et de la folie de ses brass bands. Bien présent, l’harmonica opère le lien entre le blues et jazz. Miss Sims intervient aux vocaux sur “C-Line woman”. Un ‘spiritual’ dépouillé au cours duquel son père lui donne la répartie. Tribal, le rythme est soutenu par le tuba de Clark Gayton. Blues traditionnel, “Big legged woman” bénéficie du concours du talentueux Matthew Skoller (NDR : c’est le frère de Larry), à l’harmonica. La relecture du classique de Muddy Waters, “Catfish blues”, est lumineuse. Le tempo est particulièrement vivace. Grâce à ce style tout en rythmique de Vincent Bucher, mais aussi du front de cuivres. Bref, ce vieux blues reprend de belles couleurs. “Get down Hannah” est une work song issue de la plume de Leadbelly. Chaney chante a capella devant son père, dont les cris de douleur déchirent le climat sonore. Mack chante en solo, la voix chargée d’émotion, “Levee camp holler”. L’amplification n’est pas pour autant négligée. A l’instar de “Get right church”, piste au cours de laquelle Junior Mack se révèle brillant à la slide électrifiée. Probablement un des meilleurs moments de cet opus, au cours duquel le gospel naît du fruit de la conjugaison des voix. Shuffle de bonne facture, “Don’t ever let nobody drag your spirit down” (d’Eric Bibb) libère énormément de groove. Ce qui n’empêche pas la guitare de s’évader tout en retenue et en sensibilité. Retour du gospel pour “In the morning”. Les voix sont épanouies. Les cuivres en folie. Et tout particulièrement le trombone de Gayton. “Hard times” clôt l’elpee. Un morceau de plus de sept minutes découpé en trois mouvements. Tout d’abord, la voix de Chaney baigne dans la douceur du blues traditionnel. Elle précède l’irruption d’un quartet de cuivres dont le style est manifestement teinté de jazz moderne (NDR : pensez à Miles Davis) avant de céder le à une forme plus conventionnelle, puis de s’achever sous les coups de saxophone endiablés assénés par Bruno Wilhelm. Une plage vraiment pas banale ! Et pour que votre info soit complète, sachez que la mise en forme a été assurée par Larry Skoller. Installé à Cognac, haut-lieu français du blues, cet Américain est un véritable passionné. Et puis que la publication de ce disque bénéficie du concours de la ville hexagonale d’Aulnay sous Bois.

 

jeudi, 05 juillet 2012 12:36

Double Dynamite

Delta Groove est probablement le label le plus prolifique dans l’univers du blues. Enfin, au cours des dernières années. Les Mannish Boys c’est un peu leur groupe fétiche. Un collectif impliquant un grand nombre de musiciens qui opère habituellement du côté de Los Angeles. Il compte déjà à ce jour huit années d’existence. Et “Double Dynamite” constitue son sixième opus ; une œuvre partagée en deux disques pour pas moins de vingt-six plages.

Le line up initial implique les chanteurs noirs Finis Tasby et Sugaray Rayford, l’harmoniciste Randy Chotrkoff (NDR : par ailleurs patron de Delta Groove), deux guitaristes (NDR : soit Kirk Fletcher et Frank Goldwasser) et la section rythmique réunissant Willie J. Campbell et Jimi Bott. De nombreux invités ont participé aux sessions d’enregistrement qui se sont déroulées au studio Ardent, à Torrance.

La première plaque est sous-titrée “Atomic Blues”. Au menu, un concentré de Chicago blues. La slide de ‘Paris Slim’ Goldwasser introduit le classique “Death letter”. Sugaray chante d’une voix puissante ce morceau signé par le mythique Son House. Rod Piazza se réserve l’harmonica, Elvin Bishop la slide et Tasby le chant sur le “Mean old world” de Little Walter. Et on baigne déjà dans le véritable bonheur. Tout au long du “She’s 19 years old” de Muddy Waters, nous pénétrons dans le Chicago southside. Jackie Payne est préposé au vocaux et Piazza souffle comme un dieu. Mud Morganfield, le fils à Muddy, chante “Elevate me mama”, un titre issu de la plume de Sonny Boy Williamson, un blues lent au cours duquel Rob Rio siège derrière le piano pendant que le notoire Bob Corritone se consacre à la musique à bouche. Superbe Chicago shuffle, “Please forgive me” a été écrit par Chortkoff. Il prend ici le rôle de souffleur, derrière Rayford. L’elpee regorge de plages remarquables. Jason Ricci est à l’harmonica sur “Everybody needs somebody”, une compo signée Little Walter. James Harman chante son “Bad detective”, soutenu par de brillantes interventions de Fletcher aux cordes. Glodwasser vient donner un coup slide magique à “Bloody tears”, pendant que Rob Rio ressuscite le légendaire Otis Spann au piano. Enfin, Morganfield chante, en finale, le “Mannish boy” de son père!

La seconde plaque est sous-titrée “Rhythm & blues explosion”. Nous quittons le blues urbain chicagolais pour nous rendre au sein d’un climat plus dansant, celui de Memphis. Ce cd s’ouvre par le “Born under a bad sign” d’Albert King. Les enchaînements sont parfaits. Les cuivres sont bien présents. Mike Finnigan siège derrière l’orgue Hammond et Elvin Bishop se charge des cordes. Les interventions de Fletcher sont détonantes tout au long de “That dood it”, une piste qu’il attaque dans un style jump qui lui est bien familier. Ce compact-disc recèle trois covers de James Brown. Tout d’abord “You’ve got the power”, un morceau indolent chanté par Rayford et Cynthia Manley, au cours duquel Nathan James se révèle bouleversant à la guitare. L’instrumental funky “Cold sweat”, ensuite. Enfin “Why does everything happen to me”, encore une composition lente, adaptée à la sauce louisianaise. Finis Tasby chante cette plage empreinte d’une grande sensibilité, pendant que Kid Ramos se charge des cordes. Mike Finnigan s’accompagne au piano pour chanter le “Mr Charles blues” de Ray Charles. Et sa performance est épatante. Le “You don’t love me” de T-Bone Walker est un exercice de style fort bien ficelé. Une piste qui regorge de swing, au cours de laquelle Tasby se réserve les vocaux, pendant que Kid Ramos est passé aux cordes et Fred Kaplan au piano. La virtuosité de Kaplan aux ivoires sur “Woke up screaming” nous rappelle le jeu particulièrement subtil, tout en technique, du grand Junior Watson. Retour au blues classique pour le “West Helena blues” de James Cotton. Rayford chante divinement cette compo pendant que Randy the Boss souffle dans son harmonica diatonique. Le blues dans toute sa splendeur !     

 

Omar Kent Dykes, c’est le leader d’Omar &The Howlers, une formation née à Hattiesburg, dans le Mississippi, en 1973, qui s’est établie à Austin, dans le Texas, trois ans plus tard. Ce qui ne l’empêche pas d’enregistrer régulièrement, des albums solo. La formation vient de publier son 10ème elpee, ‘World wide open’ (chez Provogue), sans doute son meilleur à ce jour.

Omar puise l’essentiel de son inspiration dans les bayous et marais louisianais pour créer un ‘hoodoo rock’ personnel qu’il décrit comme suit : "Je dirais: du côté du blues/rock, pas tout à fait blues, pas tout à fait rock, avec des éléments de rockabilly, de R&B et de swamp rock. Mais j'aime surtout le blues. J'ai grandi en écoutant Bo Diddley, Jimmy Reed et Creedence Clearwater Revival. Bo Diddley, j'adore son style, son rythme. John Fogerty on se contacte par le téléphone. Il m'a un jour demandé de partir en tournée avec lui. Ce n’était pas possible, mais j'aurais aimé accepté sa proposition. Peut-être une autre fois? Beaucoup de gens me comparent à Howlin' Wolf. Je l'ai beaucoup écouté ; et c'est sûr qu'il figure parmi mes principales influences. Mais les plus marquantes, je les ai puisées en Grande-Bretagne. En 1962, j’avais 12 ans. Les groupes anglais –les Animais surtout, mais aussi les Beatles– ont changé le monde (NDR : il a repris ‘She's a woman’ sur ‘Monkey Land’). Au début, les Stones étaient aussi supers ; mais le son disco qu'ils dispensent aujourd'hui, c'est pas trop mon truc..."

La révélation pour Omar, a été sa première guitare. "Mon père me l'a offerte pour Noël. A 12 ans, justement. Au départ, j'étais très déçu, parce que je souhaitais un gant de base-ball! Mais après quelques jours, je ne voulais plus pratiquer de sport et je me suis enfermé avec ma guitare... "

Omar est né à McComb, dans le Mississippi, exactement au même endroit que Bo Diddley. "C'est presque la Louisiane, à une trentaine de kilomètres seulement, c'est le même paysage. J'ai toujours été attiré par la musique des swamps et bayous. J'aime aussi la musique de Baton Rouge. C’est un endroit où je me suis souvent produit, dans le passé. Celle de la Nouvelle Orléans aussi, même si c'est pas mon style. J'aime surtout Jimmy Reed, Hound Dog Taylor et Tony Joe White.

Le musicien qui a le plus frappé Omar, sur la scène comme dans la vie, est un vrai géant du blues. "Oui, c'est probablement BB King. Un grand musicien, mais aussi et avant tout un gentleman... Quand tu le côtoies, il te met tout de suite à l'aise. Il est très prévenant. Il prend le temps de rester auprès de toi et manifeste beaucoup d'humanité. Un homme merveilleux. "

Depuis 1976, Omar vit à Austin. "Il y a quasi 20 ans que notre famille s’y est établie. Là-bas, la scène musicale est incroyable! C'est très, très vivant, mais dur aussi. Les bars ? Il y en existe des tas. Je les ai presque tous fréquentés, notamment le plus célèbre, Antones, où je me produis encore parfois. Austin, c'est chez moi. "

Riffs à la AC/DC

Les trois derniers elpees ont été enregistrés en studio. Ils semblent plus orientés vers les chansons. "Je compose pas mal et j'ai passé plus de temps en studio pour travailler mes morceaux." Pour les mettre en relief, pour enrichir le son, Omar a fait appel à d'autres musiciens comme Nick Connolly à l’orgue Hammond, Robert McEntee et Bradley Kopp aux guitares et Gary Primich à l'harmonica. "Nick Connolly est vraiment un gars super! Il est très bien considéré aux USA et est fort demandé pour participer aux sessions studio. Nick possède son propre trio, basé sur l'orgue, assez jazz, genre Jimmy Smith. J'ai parfois joué live avec lui, mais il y a déjà longtemps. Pour les guitaristes, j'ai un style de prédilection ; mais pour certaines chansons, j'aime inviter des amis qui proposent des idées différentes et bien meilleures que les miennes ; c'est le cas de Robert McEntee excellent à la slide et surtout au dobro. Bradley Kopp, lui, c'est un rocker, il s’est réservé les parties les plus dures. Gary Primich est un pote et un remarquable harmoniciste. Il avait déjà participé à l’enregistrement de ‘Muddy Springs Road’. Tu vois: j'aime jouer en compagnie de mes amis les plus proches."

Pour son prochain opus, Omar affirme qu'il invitera encore plus d'invités, mais qu’il adoptera un profil sans doute plus rock, plus abrupt. "On y rencontrera peut-être aussi des riffs à la AC/DC!" (NDR : ah bon !) Mais est-ce tellement étonnant quand on sait que le gaillard a aussi repris le classique ‘Hey Joe’? "Tellement de monde imaginent que c’est Hendrix qui l'a écrite. Je n'avais pas 15 ans quand je l’ai entendue. C'était par un groupe californien : les Leaves. J'aime bien la version d'Hendrix bien sûr, mais je préfère l’originale, imprimée sur un rythme plus rapide "

Omar ou Béjart ?

"Pour le moment, je suis assez populaire en Europe. Les States sont tellement vastes, hétérogènes. Chaque Etat est un autre pays. Los Angeles est tout à fait différent de la Nouvelle Orléans qui est toute différente de New York! On me connaît dans les Etats du Sud : Texas, Louisiane, Mississippi, Tennessee, Georgie... Mais, le blues aux States ne jouit pas d’une popularité générale, à l'inverse de la pop, du disco, de la techno. Pour danser, il y avait le R&B, la soul music de Wilson Pickett, Aretha Franklin. C'était super. La techno se limite à des machines. C'est synthétique, et perso, je pense que c'est vraiment une musique sans âme."

Pour conclure, comme on Omar a plus qu'un air de famille avec Maurice Béjart, on lui a demandé s'il accepterait de se faire passer pour le danseur aux ‘Dance awards’, si celui-ci, malade, lui demandait de le remplacer au pied levé? (NDR : manifestement, Omar ne connaît pas Béjart). "Si le gars est sympa, je suis partant, je mets un smoking et j'y vais, pourvu qu'on ne me demande pas de danser... Aux USA, on me prenait souvent pour Wolfman Jack, mais il est mort récemment. C'est vrai qu'il y a parfois des gens qui vous ressemblent. J'ai une anecdote à ce propos: l'autre jour à Austin, je me rends dans un club voir William Clarke et son groupe. William est aussi balèze que moi, et il porte toujours ses lunettes noires. Eh bien Jacob, mon fils de 3 ans, a couru vers lui en criant ‘Daddy, Daddy!’ "

(Article paru dans le Magazine Mofo n°40 de février 96)

 

jeudi, 28 juin 2012 18:45

Make it good

R.J est l’un des tous grands harmonicistes contemporains. Il est originaire de Minneapolis où il s’st forgé sa notoriété en se produisant auprès de musiciens noirs locaux comme Mojo Buford, Sonny Rodgers ou Milwaukee Slim. Au tout début des années 90, il monte son premier groupe et publie dans la foulée son premier album, “R.J and Kid Morgan Blues Band featuring Percy Strother”. Soit l’année suivante. En 98, il décide de déménager à San Francisco. La scène blues californienne y est beaucoup plus vivace! Il y embarque son backing band. Depuis peu, il est parti vivre à Fayetteville, dans l’Arkansas.

« Make it good » constitue son dixième opus. Mischo rock et rolle immédiatement lors d’un “Trouble belt” explosif. Les guitares de Johnny Moeller (Fabulous Thunderbirds) et Nick Curran sont à l’affût. Nick Connolly sautille derrière son piano. Ronnie James Webber secoue sa lourde contrebasse pendant que Wess Starr martèle ses fûts. Le leader sort un harmonica diatonique de sa poche et entraîne son ensemble dans un instrumental proche du Memphis sound. Faut dire que Connolly est passé à l’orgue Hammond. Moeller semble possédé. Il joue très nerveusement, comme si sa vie en dépendait. R.J jouit d’une classe naturelle. Il peut tout faire. Et repousse les limites de son talent, sur les compos instrumentales. “Elevator juice” en est certainement la plus belle démonstration. Mais aussi “Papa’s S.T special”, un country blues qui rend hommage à Sonny Terry, une piste caractérisée par ses cris en whooping, dans une ambiance reproduisant la séquence d’un film au cours duquel un train bien sur rails est lancé à vive allure. Ou encore “Arumbala”, une plage découpée en deux parties. Dévastatrice, elle est fouettée par des percussions tribales. “Minnesota woman” ressuscite le blues chicagolais du bon vieux temps. Chevrotante, la voix de Mischo souffle en sanglots comme Sonny Boy Williamson II. Blues lent de toute bonne facture, “Not a good man” traduit toute sa passion, son mal de vivre. Il emprunte des cris d’harmonicas à Little Walter! Et au chant, R.J s’en tire avec panache. Remuant, dansant, “I got you covered” lorgne vers le R&B. Jump à la californienne, “The biscuit is back” est chargé de swing. Moeller se déchaîne. R.J souffle une nouvelle fois comme Sonny Boy (NDR : au cours des années 40, ce dernier animait l’émission “King Biscuit” sur une radio sise du côté de Helena, en Arkansas, non loin des berges du Mississippi). “All over again” puise dans le Chicago profond, concédant un ultime appel à Little Walter. Deux plages ont été immortalisées à Saint Paul, dans le Minnesota. Pour la circonstance, il avait reçu le concours d’amis locaux. La plage éponyme, tout d’abord. Un excellent Chicago shuffle. Aux cordes, son pote Jeremy Johnson est impressionnant. Ses interventions sont chaleureuses, torrides, alors que Richard Medek balise le tempo. “Up to the brim” est un autre instrumental. Mathis et Jeremy se partagent ce titre en duo. Ce dernier dans un style proche du swamp blues rythmé de Slim Harpo. Nous sommes alors à nouveau au cœur des marais de la Louisiane. Du blues 5* que je vous recommande vivement !

 

jeudi, 28 juin 2012 18:44

The Motives featuring Matt Taylor

The Motives est une nouvelle formation anglaise qui puise son inspiration à la fois dans le New York des années 40, le Chicago des fifties et le Londres des 60’s. Matt Taylor en est le leader. Il se réserve le chant, l’écriture et la production. Il avait déjà publié quatre albums en solo. Il a aussi régulièrement bossé pour le regretté Long John Baldry ainsi que milité chez le Snowy White Blues Project. Au sein de son backing band, Andy Graham est préposé à la basse. Il a longuement côtoyé Ian Siegal, l’un des meilleurs bluesmen britanniques de ce début de siècle. Roy Martin siège derrière ses fûts. Il a longtemps mis ses baguettes au service de Patricia Kaas. Particulièrement doué, le claviériste Jonny Dyke ne compte plus les collaborations. Il a également participé aux tournées de Kaas.

Plage rythmée, “Never tell a lie” ouvre la plaque. La voix de Taylor passe bien la rampe. L’orgue Hammond de Dyke tapisse distinctement la solution sonore. Il constitue même un support déterminant pour épauler les sorties du leader sur les cordes. Le jeu de Matt est très fluide. Sa technique est impeccable et il n’hésite pas à nous balancer un chapelet de notes, les triturant même, suivant son inspiration, par des pédales de distorsion (wah wah ?) Une recette qu’il reproduit sur “Cookie jar”. L’entente entre les deux solistes est un élément moteur de l’ensemble et la solide section rythmique en constitue le ciment indispensable. Plus classique, “Leap of faith” est imprimé sur un mid tempo. Une piste qui néanmoins porte bien la marque des Motives, tout en s’inspirant quelque peu du géant texan, Freddie King. Matt élabore un solo de haute volée. “Find another love” ne manque pas d’allure. Subtilement imprimé, le tempo déborde de swing. La structure du morceau est balisée par les interventions chaleureuses à l’orgue Hammond. Une construction qui n’est pas sans me rappeler le style anglais qui allait émerger au terme du british blues boom des sixties. Bref, le niveau musical est plutôt remarquable. Swing et percus hantent l’étrange “The rules don’t apply”. “Looking for the way home” est une compo particulièrement réussie. Le Bo Diddley beat est parfaitement dispensé. Un léger funk syncopé envahit l’atmosphère. Matt joue de la slide comme Lowell George à ses débuts, chez Little Feat, tandis que Dyke s’acharne sur les 88 touches de son piano. Matt chante passionnément “Gone before, une plage indolente et empreinte d’une extrême douceur, au cours de laquelle il communique toute sa sensibilité à travers sa sortie sur les cordes. Taylor reprend “Gangsters”, une chanson signée Rafael Ravenscroft (NDR : souvenez-vous du saxophoniste qui s’était illustré sur le “Baker street” de Gerry Rafferty) qu’il interprétait lorsqu’il accompagnait autrefois le souffleur notoire. “If you were gone” évoque The Cream circa “Crossroads”. “After all this borrowed time” lorgne paradoxalement vers Procol Harum. Même la voix me rappelle Gary Brooker! Une fragrance délicatement 60’s envahit “Nature cruel design”. Les échanges opérés entre Taylor et Dyke sont dignes de ceux rencontrés chez la paire Carlos Santana/Greg Rollie. L’elpee s’achève par un excellent blues rock intitulé “Baby don’t lose my number”, une piste dont le piano boogie woogie nous replonge dans l’ambiance d’un Fats Domino. Bonne nouvelle pour les internautes, un Ep 5 tires datant de 2011 est téléchargeable gratuitement sur leur site

 

jeudi, 28 juin 2012 18:22

Flirty fishing

Trio issu du Nord du Pays (NDR d’Erps-Kwerps, très exactement) Ganashake réunit le chanteur/guitariste Jess Jacob, le bassiste Sander Goethals et le drummer Bert Minnaert. Ce groupe flamand jeune et dynamique est né en mai 2009. Six mois plus tard, il met en boîte un Ep 5 titres. Leur style ? Une combinaison de blues, rock et funk. Pour la circonstance, le disque bénéficie de la mise en forme de Jean-Marie Aerts. En 2010, le combo multiplie les concerts et se produit notamment au R&B Festival de Peer ainsi que dans le cadre des Gentse Feesten. En juillet, il retourne en studio (NDR : ICP à Bruxelles, pour être plus précis), toujours sous la houlette de l’ex-TC Matic, et enregistre six autres compositions. Eponyme, l’album sort en octobre de la même année.

Pour concocter « Flirty fishing », le band brabançon est retourné au même endroit, mais cette fois sous la houlette de Michel Dierickx. Le second elpee est découpé en onze plages. Légèrement funk, “I’ve been waiting” ouvre l’elpee tout en douceur. Puis, survient l’étincelle. A cet instant, les cordes de Jess nous plongent dans une ivresse enchanteresse. Les changements de tempo sont légion. Solide, la section rythmique permet au leader de laisser libre cours à ses moments de délire. Ecrasantes, les quatre cordes de Sander tracent le chemin mystérieux de “Dancing dose you trust”. Tout en relief, la voix s’épanche. Patrick Riguelle participe aux chœurs sur cette plage au charme indéniable. Lors du mixing, l’ingénieur du son a ajouté des effets spéciaux, afin d’apporter davantage de nuances à l’œuvre. Changement de cap pour “Keep falling”, un blues rock dont l’impact est direct. Nerveux, le jeu rappelle le Dr Feelgood des débuts. Wilko Johnson est impliqué dans l’attaque rythmique. “Hurts & harms” démontre que Ganashake a plus d’une corde à son arc. Très contemporain, ce rock illustre une forme de recul dont le groupe est capable de manifester, en toutes circonstances. L’intervention lumineuse de Riguelle à la lap steel est lumineuse sur “Picture book”. En studio, le trio n’hésite pas à tenter des constructions complexes, à contrario de leurs prestations scéniques, plus roots. “Are you happy” baigne au sein d’un climat menaçant. Acides, gémissantes, torturées, déjantées, les cordes entretiennent l’atmosphère de cette compo au cours de laquelle la voix de Riguelle rayonne littéralement. Cette incursion dans le psychédélisme contamine également “Little back room”, un blues de l’impossible plongé dans le chaos. Mais un chaos organisé, guidé par une ligne de basse dont la puissance rythmique monte en crescendo. Retour au funk ou plus exactement au soul/rock sur “Rearrange my soul”, une piste irriguée par l’orgue Hammond de Jan Hautekiet. Mr Jacob arrache ses cordes à la manière de Rory Gallagher sur “Temporary shutdown”, une piste énergique taillée sur mesure pour la formule trio. “Stopsigns” achève l’opus. Le funk est ici teinté de jazz. A cause du piano électrique de Hautekiet dispensé à la manière de Steely Dan. Et le résultat est loin d’être déplaisant. De bonne facture, cet album nécessite une écoute attentive (NDR : renouvelée aussi) pour être apprécié à sa juste valeur. L’évolution de ce groupe est, manifestement, à suivre de très près…

 

jeudi, 28 juin 2012 18:17

Playing my dues

Mathis Haug est âgé de 46 ans. Il est originaire de la Forêt Noire, en Allemagne. Mais la plus grande partie de sa vie, il l’a passée en France. Il prend goût à la musique en écoutant Bob Dylan, Tom Waits, Janis Joplin, Prince et Gainsbourg, une palette d’artistes bien variée. Il se lie d’amitié au guitariste anglais, Seamus Taylor. Faut dire qu’ils partagent une même passion pour le funk et le R&B. Ensemble, ils fondent Mathis and the Mathematiks, en 2003. De ce projet naîtra l’album “Five”.

« Playing my dues » constitue le premier elpee solo de Mathis, un opus qui privilégie le folk et le blues. “Playing my dues” est une plage très travaillée et riche. Des cordes acoustiques préparent le terrain pour la voix sombre, grave et profonde de Haug. Place ensuite aux cordes du banjo et celles de la guitare aux accents très métalliques mais d’inspiration orientale. Mathis est doté du don d’ubiquité. A cause de son habileté à conjuguer tous ces instruments. Bien plus proche des racines, “Birthday cake” est un blues trempé dans le Delta. Le dosage des cordes est à nouveau surprenant et bien équilibré, malgré le recours à une guitare électrique au son gras et bien amplifié! “Workless” opère un retour à un folk très mélodique. Logée à l’avant-plan, la voix est très autoritaire. Elle s’impose sur les cordes pourtant bien performantes. Tout au long de la bien jolie ballade “Family fire”, Mathis est épaulé d’une voix féminine fragile. Soignée, la production met en exergue le banjo de Haug. Sa voix est proche de celle de Bob Dylan, mais le Zim de 1969 époque “Nashville skyline”. Composition somptueuse, “The wind blew strong” s’étale dans un climat qui ne respire pas vraiment la joie de vivre! “Pickpocket” est monté comme un film découpé en différentes séquences au cours desquelles Haug module le ton de sa voix. Et au cœur de cet univers mélancolique, il nous réserve quelques ballades. Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que c’est son ami Seamus Taylor qui signe la plupart des textes…

 

jeudi, 21 juin 2012 18:42

Collected

The Allman Brothers Band appartient à l’histoire de la musique rock, même si cette formation a surtout milité dans l’univers du blues. Ce jam band était constamment sur la route. Aux States, tout particulièrement. Jouant soir après soir un répertoire différent. A l’origine du groupe on retrouve deux frères, Duane et Greg Allman. Nés respectivement 1946 et 47, à Nashville, dans le Tennessee, ils ont cependant vécu l’essentiel de leur existence en Floride. En 1965, ils forment les Allman Joys. Ils sont signés par le label Liberty deux ans plus tard qui les rebaptise The Hour Glass. Duane se consacre alors au travail de studio au sein du Muscle Shoals dans l’Alabama, où il se forge une solide réputation et rencontre beaucoup de beau monde.

Voulant retrouver l’intensité de la vie nomade des musiciens, Duane monte l’Allman Brothers Band. En mars 1969, à Jacksonville, en Floride. Gregg s’y réserve le chant et les claviers tandis que Duane partage le poste de soliste aux côtés de Richard ‘Dickey’ Betts.

Ce « Collected » nous réserve 50 plages. Un coffret réunissant trois compact-discs consacrés à cette formation légendaire.

Le premier est éponyme. Il paraît en 1969. Trois extraits ouvrent la plaque dont le “Don’t want you no more” de l’Anglais Spencer Davis et l’extraordinaire “Whipping post”. Le second elpee est gravé en 1970. Cinq plages de cet “Idlewild South” ont été ici retenues. Cette œuvre était une belle vitrine pour le rock sudiste (Southern rock), par ailleurs toujours au goût du jour. Et “Midnight rider” en est une belle illustration. La notoriété du groupe était sans cesse croissante. Mais elle relevait surtout des prestations scéniques. Ainsi, en 1971, sort l’extraordinaire “Live at Fillmore East”, œuvre indispensable dans toute collection de mélomane rock. Un classique intemporel caractérisé par des échanges entre guitares, jamais égalées ce jour. “Eat a peach” est publié en 1972. Et pourtant, le 29 octobre 1971, Duane Allman perdait la vie, suite à un accident de moto. A Macon, en Georgie. Il n’avait que 25 ans et était déjà devenu une légende de son vivant! Cinq plages sont extraites d’“Eat a peach” dont le “Trouble no more” de Muddy Waters! Le band est marqué par le sort. Et pour cause, le 11 novembre 1972, le bassiste Barry Oakley décède dans les mêmes circonstances, également à Macon, très près de l’endroit où Duane avait été fauché un an plus tôt.

“Brothers and sisters” date de 1973. Il recèle le classique instrumental “Jessica”. C’est ce titre qui ouvre la seconde plaque. De cet elpee, on retrouve également une compo très country intitulée “Ramblin’ man”, qui deviendra un hit single. Mais à partir de cette époque, on sent que des lézardes commencent à fissurer la belle unité du groupe. Les leaders ne s’entendent plus trop. Publié en 1975, “Win, lose or draw” est de modeste facture, même s’il recèle une version intéressante du “Can’t lose what you never had” de Muddy Waters, retenue ici. En 1976, Gregg est arrêté pour détention de drogue. Le groupe cesse toute activité pendant deux ans. En 79, la sortie d’“Enlightened rogues” coïncide avec l’arrivée d’un nouveau second gratteur, Dan Toler. L’ABB se sépare une nouvelle fois en 1982 pour refaire à nouveau surface en 89. Mais un autre guitariste sévit alors aux côtés de Betts, Warren Haynes, toujours au sein du line up aujourd’hui. Le deuxième cd s’achève par “All night train”, une piste rythmée issue de “Where it all begins”, un elpee édité en 1984.

La troisième plaque se consacre au pré-ABB ainsi qu’aux aventures opérées par les principaux membres au sein de leur carrière personnelle. Place aux sixties tout d’abord, pour deux plages signées par les Allman Joys, dans un style bien garage de l’époque. Deux pistes sont également réservées à The Hour Glass. On y remarque déjà une belle progression. La voix de Duane n’est pas encore très assurée, mais ses interventions de gratte sur le blues lent “Goin’ down slow” sont superbes. On retrouve le groupe de Gregg Allman à diverses époques. Des morceaux qui mettent bien en exergue le chant extraordinaire et profond de l’homme qui a partagé la vie de la chanteuse et actrice Cher. On épinglera encore “Midnight rider”, dont les sonorités du piano électrique apportées par Chuck Leavell, rappellent le Manzarek des Doors et puis deux plages au cours desquelles Gregg est véritablement au sommet de son art ; tout d’abord le superbe “I’m no angel”, titre qui figure sur l’album éponyme de 1986 ainsi que le bouleversant “It’s not my cross to bear”, soutenu par les cordes magiques de Toler. Richard Betts n’a pas été oublié. Publié en 1974, “Highway call”, son premier elpee solo, concédait des accents très country. Et en 1978, il chantait en personne “Good time feeling” devant son Great Southern. Dix ans plus tard, il rend hommage à son brillant partenaire trop tôt disparu, sur un instrumental baptisé “Duane’s tune”.

 

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