Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Biohazard 8/8/26

Gina Été

Erased by thought

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Gina Eté est souvent comparé à Sophie Hunger. Car elles sont toutes les deux helvètes (le première est née à Zurich et la seconde à Berne), mais surtout parce que dans leurs chansons, elles passent facilement de l’anglais à l’allemand ou du français au dialecte. Et si les deux artistes jouent du piano et des synthés, cette dernière se sert également d’un violon alto alors que Sophie empoigne régulièrement la guitare.

« Erased by thought » fait suite à « Oak Tree », publié en 2019. Et ce second opus a été enregistré à San Francisco, dans les studios analogiques de John Vanderslice (Spoon, The Mountain Goats, Sufjan Stevens, Okkervil River, The Tallest Man On Earth, Death for Cutie, St. Vincent, Dear Reader).

La voix de Gina Été est douce, mais versatile, un peu comme celle de Suzanne Vega. Sauf sans doute sur la plage qui clôt ce long playing, « Tired people », lorsqu’elle emprunte les inflexions graves et déclamatoires de feu Nico…

Le track listing est partagé entre plages minimalistes (tramées alors sur le piano) et enrichies d’arrangements luxuriants, de préférence symphoniques, à l’instar de l’excellent « Nulle part », qu’elle interprète dans la langue de Molière, en pinçant subrepticement les cordes de son violon. Ou de l’indolent « Not enough ». Mais encore, du plus enlevé « Troubleshooting, une piste dynamisée par une forme de jazz/cabaret et soulignée ponctuellement de chœurs masculins. Des chœurs, mais emphatiques, qui contrebalancent le dépouillé « Machs gut ». En général, les compos baignent au sein d’une mélancolie douce. Même que « Rastlos » frôle l’univers d’un certain Robert Wyatt. Cependant, « Lach du Nur », adopte carrément un tempo frénétique, à mi-parcours, alors que sur « All or nothing » une ligne de basse creuse un sillon profond et ténébreux…

Cvantez

A smile to reset

Écrit par

« A smile to reset » constitue, apparemment, le quatrième elpee de ce band parisien (NDR : le patronyme est inspiré d’une compo de Spoon !), un groupe qui implique une chanteuse (Eloïse Dandoy) et un chanteur (Frédéric Oscar), dont les voix se complètent parfaitement. Membre fondateur, Olivier Salaün, en est aussi le compositeur, guitariste et bassiste. Le line up est complété par un second gratteur, un drummer et un préposé aux percus insolites (daf et hang). 

Si la voix féminine est plutôt laconique, un peu dans le style de Kim Gordon, celle de Frédéric se révèle plus ébréchée, voire voilée. Pas vraiment étonnant, donc, que la musique de Cvantez évoque celle d’un Sonic Youth, mais minimaliste. A cause de la voix d’Eloïse, mais aussi de ces grattages de cordes qui grimpent progressivement en intensité, comme sur le blues « Blind authority », et parfois s’enflamment, mais toujours avec retenue. Des cordes qui empruntent un ton flamenco pendant « Lion fight ». Des arpèges qui se révèlent malicieux sur « Hey Lino » avant un final incandescent. Subrepticement, un filet d’orgue vient s’immiscer dans l’ensemble ; et ce drumming aride et sans concession colle parfaitement à cette expression sonore bien indie…

Une bonne surprise !

Jeweler

Tiny Circles

Écrit par

Premier album pour Jeweler, un sextuor basé à Minneapolis. Quelque part entre shoegaze, post punk et noise, dream ou brit pop, sa musique se distingue par son parfait équilibre entre chaque instrument, voix et/ou harmonies vocales. Superbes, elles sont souvent atmosphériques, quelquefois éthérées, rappelant même celles cultivées chez Tears For Fears sur « Lion tamer » et « A spoonful of poison », une entrée en matière allègre caractérisée par des cordes de guitare délicates, chatoyantes et une ligne de basse carrément cold. Et ces cordes ondoient tout au long de cet opus, comme une rivière sonore rafraîchissante. Construite sur un refrain accrocheur, « Don’t cry for me » navigue aux confins des univers fréquentés à une certaine époque par Travis et Gene. Certaines plages nous réservent des envolées bien électriques, mais subtiles, élégantes et pétillantes, elles n’affrontent jamais le mélomane de plein fouet, jouant plutôt sur les variations d’intensité.

Le ton peut cependant se révéler plus menaçant ; à l’instar de « Savior complex », une piste enténébrée par la ligne de basse post punk. Un climat dark qu’on retrouve sur l’excellent « Old souls », un morceau dont les envolées lyriques sont domptées par des arrangements champêtres (des flûtes ?). Et dans le même esprit, d’abord contemplatif, « End of days » libère de douces rafales que le chant égrise.

Côté lyrics, les compos traitent des situations récurrentes de l’existence, de ses épreuves et des craintes qu’elles engendrent…

Tannhauser Orchestra

The Fade

Écrit par

En 2013, après la sortie de l’album « The house of sleep », Tannhauser a décidé d’ajouter Orchestra à son patronyme. Issu de Louvain ce trio pratique une forme de noisy/shoegazing très susceptible de rappeler Swervedriver, Slowdive, Lush et surtout My Bloody Valentine. Notamment à cause de ces sonorités sinusoïdales, vertigineuses, tellement caractéristiques chez la bande à Kevin Shields.

Alternant passages doux ou tumultueux, atmosphériques ou intenses, mystérieux ou percutants, sa musique est nappée d’harmonies vocales éthérées. Et le tout est furtivement traversé de claviers ouatés. Bref la potion magique pour ce style qui a tant marqué les 90’s.

Parmi les 10 pages de cet opus, on épinglera l’envoûtant « True enough » et l’enlevé (9’ quand même) « Deaf », qui clôt magistralement le long playing…

Major Murphy

Access

Écrit par

Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

Peter Broderick

Blackberry

Écrit par

Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

Gnô

Stereofish

Écrit par

Issu d’Annecy, en France, Gnô a enregistré son nouvel elpee au sein du studio de Peter Gabriel, ‘Real world’. Suite au départ du membre fondateur, le guitariste Christophe Godin, le trio a fait appel à l’ex-Alpha Blondy, Djul Lacharme, pour le remplacer.

Ornée de deux poissons aux dents particulièrement acérées, l’image de la pochette s’affiche dans un t(h)on proche du « Trout Mask Replica » de Captain Beefheart ou du « Hit Me With The Surreal Feel » de Kim Salmon & The Surrealists (paradoxal, mais Kim est un grand admirateur de feu Don Van Vliet !).

La musique de Gnô baigne dans le pop/metal. Pop pour les jolies harmonies vocales (Weezer ? Muse ?), parfois traduites en chœurs, et les refrains contagieux. Sans oublier le filet (de sole ?) épisodique de synthé. Metal pour les petits solos dégoulinants (Van Halen ?), mais surtout pour ce groove irrésistible, parfois rampant (un chabot ?) voire reptilien (« Smile », « Let it all go »). Plus pop/punk, « Animals » (NDR : des vertébrés aquatiques ?) met vraiment le turbo (turbot ?). Mais si les compos ont vraiment la pèche (la pêche ?), on regrettera quand même ce mauvais pli(e) pris par le gratteur de plonger en apnée, en solo…

Peter Von Poehl

Memories from Saint-Forget

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« Memories from Saint-Forget » constitue le 5ème elpee de ce Suédois. Saint-Forget, c’est un village français sis dans la vallée de Chevreuse, où il a passé le premier confinement avec sa femme (l’écrivaine Marie Modiano, qui chante avec lui sur d’autres disques), ses enfants et sa belle-famille. ‘Forget’ se traduit également par ‘Oublier’ ; mais c’est une période qu’il n’est pas prêt d’effacer de sa mémoire. 

L’écriture des chansons s’est étalée entre l’automne 2018 et le printemps 2020. Certaines ont été entièrement revues et corrigées dans les Yvelines, d’autres y ont vu le jour, comme « Saint Forget », la ritournelle d’ouverture. On passe ici de l’orchestration luxuriante de « Behind the Eight Ball » au folk versatile de « Tell Me About Your Dream Last Night », des cuivres malicieux de « Auction by Candle » à l’organique brute soulignée de chœurs de « Sunday Punch ». Pas d’intention de départ chez Peter, qui se laisse d’abord porter par les mélodies et les mots, mais une œuvre confectionnée petit à petit, avec délicatesse, jalonnée de références visuelles, de John Baldessari à Charlotte von Poehl – la sœur de Peter qui l’accompagne en images depuis plus de quinze ans.

Il y a aussi ce retour à la guitare. Le premier instrument de cœur de Peter. Le piano du salon de Saint Forget ne sonnait pas comme prévu, mais il avait été emporté, tout comme l’ensemble des guitares de Peter. Y compris une lap steel qui ne demandait qu’à être utilisée. A l’instar de « Little Star » et « Silent Watch of your Night ». De quoi convoquer Gram Parsons, Ry Cooder, cette americana, où l’on imagine le son comme un espace, un espace où il rêve de se retrouver…

A Saint-Forget, le plus Parisien des musiciens suédois a cultivé son jardin, celui qu’on voit sur la pochette, dont la photographie est signée Estelle Hanania. Un jardin où il fait bon s’allonger, permette à son esprit de voguer ou regretter un nuage sombre avant de s’amuser de rien. Un jardin où la musique nous fait (re)vivre, par son insoutenable légèreté et sa foi en ce que nous sommes, malgré nos failles… (d’après bio)

Whispering sons

Sur scène, quand on utilise trop d'effets, on perd en intensité, en présence…

On ne va pas y aller par quatre chemins : Whispering Sons est tout simplement le groupe le plus important apparu sur la scène alternative belge depuis fort longtemps. Les 5 jeunes musiciens sont originaires du Limbourg, de Houthalen-Helchteren pour être précis, et c'est à la fin de 2015 qu'ils ont été remarqués par Dimitri Cauveren (du label Wool-e-Tapes), Dirk Ivens (Minimal Maximal) et Michael Thiel (Weyrd Son Records) ; et ce, grâce à un premier Ep époustouflant, “Endless Party”. Ce qui a frappé dès le début, c'est la voix atypique, envoûtante de Fenne Kuppens et la présence, autour d'elle, de musiciens particulièrement doués : Kobe Lijnen, Sander Hermans, Sander Pelsmaekers et plus tard, Tuur Vandeborne.

Autre jalon important : l’édition 2016 du ‘Rock rally’ organisé par le magazine Humo, qu'ils ont remportée. C'était la première fois depuis belle lurette qu'un groupe post-punk associé à la 'wave' gagnait ce concours assez orienté 'mainstream'. Puis, tout est allé très vite : deux singles, une multitude de concerts en Belgique et à l'étranger et en apothéose, la signature d'un contrat chez [PIAS], le label belge légendaire, qui renouait ainsi avec ses premières amours obscures. Le premier elpee, “Image”, sorti en 2018, est venu apporter la confirmation d'un talent de niveau international.

Le 18 juin dernier, le groupe a sorti son deuxième opus, “Several Others“. Il négocie ainsi avec succès le virage dangereux de l'album sophomore. Musiczine a rencontré Fenne Kuppens et Kobe Lijnen, il y a quelques semaines, dans les locaux de [PIAS], à Bruxelles.

Comment décririez-vous l'évolution entre “Image“ et ce nouvel album ?

Kobe Lijnen (KL) : Nous souhaitions sonner moins 'grotesque', moins 'grandiloquent'. Nous voulions un son plus direct, plus brut, moins réverbéré et moins basé sur les riffs de guitare. On a opté pour des arrangements plus dépouillés et on a mis la voix de Fenne plus en avant.

Dans un descriptif, j’avais noté dépouillé, 'in your face', sans réverbération, sauf pour les guitares et la voix très proche de l'oreille...

KL : Oui, on voulait un son plus 'live' car sur scène, quand on utilise trop d'effets, on perd en intensité, en présence. Et pour la voix, ça provoque du larsen, du feedback.
Fenne Kuppens (FK) : Heureusement, nous avons un très bon 'ingé-son' pour les concerts, capable de faire des miracles.

Il existe une autre évolution marquante : votre musique a perdu son côté 'gothique'. Les références à Sisters of Mercy semblent avoir disparu. Est-ce une bonne nouvelle ?

KL : Oh que oui ! (rires) On y est arrivé ! Bien sûr, on ne regrette pas notre première période mais on a en quelque sorte acquis une certaine maturité. On a évolué en tant que groupe, à la recherche d'une certaine excellence. “Several Others” représente une nouvelle version de Whispering Sons, la version actuelle. Il est possible que le prochain album soit complètement différent.

Vous continuez également à progresser dans votre maîtrise musicale. Les harmonies et les arrangements sont plus riches. Vous utilisez même des mesures ('time signatures') plus complexes.

KL : Oui, “Dead End”, par exemple, débute en 5/4 ; “Satantango” est en 7/4 et 4/4, et il y a du 5/4 dans le refrain de “Surface”. “Flood” est en 6/8 mais c'est normal vu qu’il s’agit d’un rythme de valse.

“Flood” est précisément mon morceau préféré du disque. De par sa rythmique quasi-tribale et la superbe séquence ('arpeggio') au synthé. Quel est le thème des paroles ?

FK : La chanson parle de la saturation sensorielle que l'on peut ressentir en écoutant ce flux musical qui vous submerge. Elle symbolise ces moments où on est entouré(e) de tellement d'impulsions qu'on ne peut plus fonctionner et qu'on doit se replier sur soi.

“Screens” révèle une touche de Portishead dans la rythmique et un côté Nine Inch Nails dans la mélodie au piano. Une analyse correcte ?

KL : C'est marrant parce que le précédent journaliste, il y a une demi-heure, a également fait référence à NIN pour “Screen” (rires).

Et le thème de la chanson ?

FK : Ce sont les premières paroles que j'ai écrites pour le nouvel album. Je ressentais le besoin urgent de parler du succès obtenu grâce au premier opus et le côté un peu excessif de tout cela. Ça parle du fait d'être sur scène et de la manière dont les gens te regardent, avec leurs attentes et leurs projections.

Quant à “Aftermath”, c'est un peu le correspondant de “No Image”?

KL : Oui, c'est grâce à des titres comme “No Image” que je me suis senti suffisamment sûr de moi pour articuler une chanson autour d'un motif au piano. En fait, “Aftermath” était une 'démo' datant de 2017 et on ne savait pas quoi en faire. On se considérait comme un 'guitar band', donc on n'aurait jamais osé sortir une chanson limitée au piano et à la voix. C'est Fenne qui, plus tard, a proposé d'alléger la chanson en la dépouillant de ses caractéristiques inutiles.

Dans les paroles, on décèle, caché, le titre de l'album, “Several Others”. Il est à supposer qu’on y traite de l’identité ?

FK : Lorsqu’on on essaie de devenir quelqu'un qu'on n'est pas, quelqu'un de meilleur ; c’est le sujet. La chanson décrit le processus qui se développe quand on essaie de devenir cette personne.

Lors de notre première interview, en 2016, Kobe avait défini Whispering Sons comme étant ‘une jeune femme qui exorcise ses démons sur de la musique post-punk’. Lors de notre deuxième entrevue, Fenne, tu m'as confié que ‘ça devenait de pire en pire’. Qu'en est-il aujourd'hui ?

FK : Aujourd'hui, je me suis calmée ! (rires) Tout ça est beaucoup plus intériorisé.
KL : Oui, mais dès qu'elle retournera sur scène, je suis sûr que Fenne libérera à nouveau ‘la bête’ ! (rires)

Quelles images retenez-vous de votre carrière jusqu'à présent ? Pour ma part, c’est le final de “Waste” à l'AB Club, en 2018. Un moment magique ! 

KL : Oui, chaque fois que nous avons interprété “Waste”, nous avons recueilli des réactions très fortes du public, une émotion très puissante. Même tout au début, quand le public ne connaissait pas encore la compo.
FK : Je retiens pour ma part le moment où, il y a quelques jours, nous avons découvert notre nouvel disque, le vinyle et sa pochette. C'était important car nous avions investi beaucoup de temps et d'énergie dans le design du disque.

Avant de clôturer, pourriez-vous sélectionner deux coups de cœur ? Pour rappel, en 2016, vous aviez cité “Second Skin” des Chameleons et “Insides” par The Soft Moon et, en 2018, “Brean Down” de Beak> et “Superior State” de Rendez-vous.

KL : Je vais choisir un track de FACS, la formation de Chicago emmenée par l'ancien chanteur de Dissapears. Elle vient de sortir un nouvel album, “Present Tense” et j'aime beaucoup le titre “Strawberry Cough”.
FK : Quant à moi, mon choix se pose sur “The Holding Hand” d’Iceage, le premier single de leur dernier album “Seek Shelter”.

Merci!

Pour écouter le podcast de l'interview, rendez-vous sur la page Mixcloud de l'émission de radio WAVES (radio Vibration à Bruxelles), c’est là

Pour commander le nouvel album, “Several Others”, c'est ici 

Les prochains concerts de Whispering Sons :

24/07 | Werchter Parklife, Werchter

02/09 | OLT Rivierenhof, Anvers | SOLD OUT

01/10 | C-Mine, Genk | SOLD OUT

09/11 | Democrazy, Gand

16/12 | Ancienne Belgique, Bruxelles

 

Tents

Limbo

Écrit par

Trio à l’origine, cette formation viennoise a été réduite à un duo depuis le départ du bassiste. Et il implique aujourd’hui Clemens Posh ainsi que Paul Stöttinger. « Limbo » constitue le second elpee du band et manifestement, la paire puise ses influences dans la musique du début des 80’s ; et tout particulièrement le post punk et la new wave. Mais également l’art pop et le glam rock. A première écoute, on pense immédiatement à Japan. Mais Tents puise généreusement dans l’électronique, à l’aide de synthés (notamment un DX7 et un Jupiter 8). Cependant, le plus remarquable, procède de cet art à faire sonner organique, l’instrumentation synthétique. 

Dès le premier titre, « Floating terror », la voix profonde de Posch évoque celle de David Sylvian. Timbre et inflexions y compris. Au lieu d’être découplée et autonome, elle est souvent lovée au sein d’un corset rythmique. Mais au fil de l’elpee, le champ de références s’élargit et le spectre de Talk Talk commence à hanter, également, l’expression sonore. En fin de long playing, des sonorités de gratte réminiscentes de Durutti Column agrémentent l’atmosphérique « Jitter intro » ; alors que « Jitter », plage qui clôt cet opus, lorgne plutôt vers l’univers synthético-symphonique de Brian Eno.

Les mélodies sont mélancoliques, mais accrocheuses et les rythmes sophistiqués. Parfois, on a l’impression d’être pris dans une forme de boucle. Et puis, il y a les lyrics. Inspirés aussi bien d’internet, de films, de livres et particulièrement de romans ; des textes poétiques, proposés sous forme de collages, qui se lisent comme des poèmes surréalistes.

Une excellente surprise !

Attention quand même à ne pas confondre ce Tents avec un homonyme, un quatuor issu de Portland, aux States, qui pratique également de l’indie rock…

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