Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
The Cure

Bel Canto

Magic Box

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...

 

The Bedlam Rovers

Land of no surprises

Depuis sa création en 1989, cet ensemble californien (San Francisco), ne parvient toujours pas à trouver un line-up stable. Du combo initial, il ne reste d'ailleurs plus le moindre membre. Et pour ajouter un peu de confusion au contexte, déjà pas facile à démêler, deux nouveaux remplacements viennent d'être enregistrés, quelques semaines avant la confection de ce "Land of no surprises". Aux drums et au violon. Succession assurée respectivement par l'ex-Subtle Plague, Theo Denaxis et Morgan Fichter, autrefois impliqué sur les elpees de Camper Van Beethoven et de Jane's Addiction. Malgré ces multiples changements, il faut reconnaître que la musique continue à servir la cause du folk. Pas seulement hérité du Fairport Convention, mais également à coloration pop, rock, et puis surtout punk. A l'instar des Pogues ou des Levellers. A la limite country & western lorsqu'il retrouve ses propres racines. Enfin slave lorsque ce même violon se charge de sensibilité tzigane...

 

Beck

Odelay

Considéré comme un des artistes les plus doués de sa génération, Beck avait commis, voici déjà deux ans, un album remarquable de créativité: "Mellow Gold". Un disque qui risque d'ailleurs de devenir une des œuvres marquantes des nineties. Avec cet "Odelay", il pousse encore plus loin ses expérimentations vivantes, spontanées, torturées, dans le rock, le punk rock, le folk, la country, le blues, le hip hop, le disco, le funk, le r&b et la lo-fi; dispensant quatorze fragments très caractéristiques de cet éclectisme luxuriant. Depuis la redoutable intro "Devils haircut" dont les boucles de guitare semblent avoir été empruntées à "Mama keep your big mouth shut" des Troggs à l'électro/free/jazz dérangé de "Diskobox", en passant par le minimalisme folk de "Ramshackle", le funk aventureux de "Hotwax", le country blues de "Lord only knows", le country glam - rehaussé par le concours d'une steel guitar - de "Sissyneck", la soul nappée de claviers fluides (Booker T?) du single "Where it's at", le beafheartien, ivre de riffs titubants et gorgé d'électro overdubs, "Ready made", le cyber bayou - rongé par le vocal cryptique de Beck et enrichi de percussions (Todd Rundgren?) et de tablas - de "Derelict. Sans oublier les visions cauchemardesques de "Novacane" et de "High 5", visions irradiées de vocaux distordus, meurtries par une basse bourdonnante, et oxydées de collages, scratchings, et autres artifices technologiques post Beastie Boys. Reste "Jack-ass" dont la sensibilité mélodique rappelle, nonobstant le recours à l'instrumentation synthétique, Shane Mc Gowan; et puis surtout le remarquable "The new pollution". Criblé de références psychédéliques, sinusoïdales, riches en arrangements, au "Rubber soul" des Beatles, et summum de l'expérimentalisme idéologique, ironique, irrévérencieux que Beck manifeste tout au long de cet "Odelay"...

 

Tracy Bonham

The burdens of being upright

Tracy n'a aucun lien de parenté avec le défunt drummer du mythique Led Zeppelin. Ce qui ne l'a pas empêchée de rencontrer Page et Plant lors de leur dernière tournée mondiale. Qui passait par sa ville natale, Boston. Pour y jouer du violon. Au sein de la section à cordes engagée pour leur set. En fait, cette artiste a reçu une formation classique et n'a appris la guitare que beaucoup plus tard. Agée aujourd'hui de 27 ans, elle vient d'ailleurs de sortir son premier album. Un disque qui a reçu le concours de Sean Slade et de Paul Kolderie (Hole, Radiohead, Morphine), ainsi que de Tom Lord Aige (Live, American Music Club, Tripping Daisy), à la production. A Boston, tout ce qui gravite autour de la pop et du rock, passe inévitablement par les Pixies, Throwing Muses, Breeders, Belly et Juliana Hatfield. Une scène popcore bien spécifique à laquelle nous pourrions ajouter les Canadiens Letters To Cleo et le quartette de Chicago, Veruca Salt. Et force est de reconnaître que la sensibilité mélodique de Tracy Bonham est fort proche de celle de la bande à Louise Post et de Nina Gordon. Sous une forme un peu plus folk, c'est vrai ; mais pas uniquement à cause du recours au violon. Trop épisodique, il faut le reconnaître. Une sensibilité mélodique qui lui permet d'exprimer, de sa voix veloutée, tantôt avec tendresse, tantôt avec sarcasme, les lyrics virulents, engagés, sur la condition féminine, à travers le monde, mais surtout aux States…

 

The Bluetones

Expecting to fly

C'est en novembre 1995, à Lille, que nous avons découvert les Bluetones. Ils assuraient alors la première partie d'Oasis; et nous avions trouvé le set brillant, chargé de promesses. Dans la foulée, leur premier single, "Bluetonic", avait confirmé toutes ces excellentes dispositions. Quartet au line up basique (basse/batterie/guitare/chant), cet ensemble issu de l'ouest de Londres, voue une grande admiration aux Stone Roses. Il pratique d'ailleurs un style assez proche du premier elpee de ce combo mancunien. Et puis les musiciens affichent un look assez semblable. "Expecting to fly" constitue également le premier opus des Bluetones. Haut en couleurs, à image de l'illustration de la pochette (représentée par un paon aux plumes de la queue déployées en roue), il éveille dans notre esprit la danse fragile, flamboyante, gracieuse, d'un papillon qui butine de fleur en fleur, la moelle de la pop insulaire contemporaine. Celle des Stones Roses, bien sûr, mais également des Charlatans, de Cast, de Menswear, de Verve, de Supergrass, de Pulp, des Smiths, de Radiohead. Mais pas d'Oasis ou de Blur. Sans doute par esprit de contradiction. Un disque remarquable, dont la sensibilité fluide rencontre à la fois la mélancolie sensuelle et l'intimisme venimeux. Superbe!

 

The Blue Nile

Peace at last

Trois albums en treize ans! On ne peut pas dire que ce trio écossais soit particulièrement prolifique. Faut dire qu'il accorde un soin tout particulier à la finition, et notamment à la qualité des arrangements. Et que ce perfectionnisme presque maladif n'est pas de nature à favoriser la créativité. Ce qui ne veut pas dire que les chansons de cet ensemble soient de mauvaise facture. En fait, ce qu'elles manquent surtout, c'est de la spontanéité la plus élémentaire. Hormis ces réserves, la musique de Blue Nile se révèle, tout au long de " Peace at last ", belle et énigmatique, minimaliste et intimiste, introspective et intrigante, soignée (of course!) et filmique, vagabondant au gré du timbre vocal de Buchanan, dont la profondeur et la sensualité correspondent à la perfection et à la sensibilité romantique des compositions.

 

Frank Black

The cult of Ray

Revoici Charles Thompson alias Frank Black avec un troisième album solo sous le bras. Son titre? "The cult of Ray" choisi en hommage à l'auteur de science fiction, Ray Bradbury. Première constatation, l'ex leader des Pixies est revenu à un style plus basique, plus instantané, plus cru. Plus punk quoi. Ou plutôt punkcore. Caractérisé par cette construction menaçante négociée dans l'esprit du défunt et mythique groupe bostonien. Encore qu'au fil de l'écoute notre jugement se charge de nuances. A cause des multiples références volontaires ou involontaires qui remontent à la surface. Fait inhabituel dans le chef de Frank, il faut le souligner. Dispensées sous la forme de clins d'œil à l'histoire du rock 'n roll. Qu'il adresse tantôt à Clash ("Men in Black"), aux Eagles ("The last stand of Shazeb Andleeb"), aux Doobie Brothers ("You ain't me"), aux Stones ("The adventure and the resolution"), à Dead Kennedys ("Dance war"), au Who voire aux Kinks sur le titre maître. Et pour ceux qui se procureraient les premiers exemplaires de ce disque, aux Pistols sur "Everybody got the beat", fragment qui figure sur un EP de quatre titres, réservé à l'édition limitée du CD. Il y en a bien d'autres, mais nous vous laissons le soin de les découvrir. Frank Black semble en tous cas avoir pris un énorme plaisir à enregistrer "The cult of the Ray". Un disque où muscle, âme et passion se rejoignent dans une même intensité mélodique.

 

The Black Crowes

Three snakes and one charm

Dans le domaine de la musique rock, il n'y a pas que Lenny Kravitz qui passe son temps à recycler l'âge d'or de la fin des sixties et du début des seventies. Mais si le premier cité se sent l'héritier naturel de Jimi Hendrix, du Cream et du Led Zeppelin, le sextette géorgien aurait tout aussi bien pu naître un quart de siècle plus tôt. Et même devenir aujourd'hui un mythe. Aux côtés des Small Faces, Lynyrd Skynyrd, Allman Brothers Band et même des Stones. Mais les Black Crowes n'ont pas encore trente ans et comptent, à ce jour, quatre albums à leur actif. Et si leur opus précédent, " Amorica ", ne s'était guère montré à la hauteur, " Three snakes and one charm " se révèle beaucoup plus intéressant. Plus de la moitié des compositions libèrent, d'ailleurs, une intensité abrasive et une sensualité sauvage digne d'Humble Pie. Avec les chœurs gospel en plus!

 

The Butthole Surfers

Electriclarryland

Bien que considéré depuis longtemps comme le groupe le plus provocateur (NDR: qui a dit sulfureusement licencieux?) et le plus inventif de sa génération, Butthole Surfers ne parvient plus guère aujourd'hui à nous étonner. Plus par sa musique, en tout cas; celle-ci explorant depuis un peu trop longtemps la même forme de hardcore grunge à la fois cosmique et parodique. Le véritable intérêt que suscite la formation se situe au niveau de ses lyrics. Bourrés d'humour juvénile et acide, ils passent à la moulinette tous les scandales politiques traversés par l'Amérique, ces dernières années: le watergate, Waco, la vente d'armes à l'Irak pendant la guerre du Golfe, et nous en passons, et des meilleurs. Bref, une connaissance approfondie de la langue de Shakespeare est indispensable pour bien apprécier cet " Electriclarryland "...

Bush

Razorblade suitcase

Lors de la sortie de son premier album, nous avions déclaré que Bush (rien à voir avec Kate) aurait dû naître à Seattle au lieu de Londres, tant sa musique est profilée sur une perspective post grunge chère à Stone Temple Pilots, Pearl Jam, Smashing Pumpkins et autres Sreaming Trees. Bénéficiant de la production de Steve Albini, plus de la moitié des titres de ce " Razorblade suitcase " répond encore à ces critères, regorgeant de guitares sursaturées, vibrantes, acérées, volcaniques, mais également mélodiques, gémissantes et voluptueuses. Le reste nous semble cependant beaucoup plus intéressant. A cause de ce climat sombre et déprimant, de ce tempo implacable et languissant qu'exacerbe la voix de Gavin dont le timbre navigue quelque part entre ceux de Greg Dulli (Afghan Whigs), d'Eddie Vedder (Pearl Jam) et de feu Kurt Cobain. Le tout traversé épisodiquement par des accès de violon torturé, gémissant, comme sur les superbes " Straight no chase " et " Commutator ". Mais la palme revient à " Distant voices ", un final de toute beauté que n'aurait pas désavoué Nick Cave en personne...