La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Ora Cogan
Afghan Whigs

Teenage Fanclub

Songs from northern britain

Dix années déjà que le quartet écossais roule sa bosse sur la scène pop rock contemporaine. Une décennie peuplée de six albums aussi solides les uns que les autres. Enfin presque, puisque " Bandwagonesque ", commis en 91, ne sondait que la noisy purement instrumentale. Quant aux cinq autres, y compris ce " Songs from northern britain ", ils font la part elle à la pop électrique, limpide, mélodique, héritée en ligne droite des Byrds, de Big Star (NDR : Encore !) et des Beach Boys. Un album sans grande surprise, mais surtout sans mauvaise surprise, dont le principal mérite est de ne jamais décevoir, et même, au fil du sillon, de séduire...

 

The Tea Party

Transmission

Après une tournée triomphale en Australie, le trio Canadien nous revient avec un quatrième elpee, " Transmission ". Nous n'allons pas derechef vous faire l'éloge de Tea Party, dont les trois premiers albums sont absolument remarquables. Mais simplement vous répéter que si vous aimez voir traiter le metal et le folk dans le sens le plus underground, le plus progressif du terme, Led Zeppelin, les Doors, la philosophie orientale, le symbolisme et le mysticisme, ces trois disques doivent absolument trôner en bonne place au sein de votre compactothèque. " Transmission " risque cependant de mécontenter les puristes. Ceux qui voyaient en Tea Party la résurrection du rock pur et dur. Et pourtant, cet opus ne manque pas de richesse. Beaucoup plus expérimental, il tente d'hybrider la musique électronique et l'instrumentation basique. Un peu à la manière de Stabbing Westward et de Filter. Mais en plus psychédélique, en plus exotique. Il plane d'ailleurs toujours sur la musique de Tea Party cette atmosphère grave, envoûtante, somptueuse, capable de vous donner le vertige... Il faut cependant reconnaître que si, pour la plupart des compositions de ce morceau de plastique, le traitement technologique est plutôt réussi ; et nous pensons ici à " Temptation ", " Army ants ", " Psychopomp ", " Gyroscope " et " Pulse ", certaines ont peut-être le tort de vouloir marcher sur les plates bandes, tantôt de Chemical Brothers, de Prodigy, de Moby et même de Ministry. D'autres encore font cependant preuve d'une toute autre audace. Notamment " Release " qui réussit la fusion, jusqu'alors impensable, entre Joy Division et l'ambient post " crimsonien " (" Island " ?), ou alors va à la rencontre de la culture maghrébine, à l'instar de feu Brian Jones, sur le titre maître, lorsqu'il ne succombe pas à la fascination hypersophistiquée d'un Japan, voire au gothisme spectral d'un Bauhaus sur " Aftermath "... Etonnant !

 

Tuxedomoon

The ghost sonata

" The ghost sonata " constitue l'album ultime du groupe culte californien Tuxedomoon. Paru à l'origine en édition limitée, sur le label " Les temps modernes ", ce disque s'inspire d'un opéra sans paroles, accordé par le groupe en 1982 au festival de Polverigi, en Italie. Une œuvre ambitieuse, qui n'avait jamais été publiée auparavant dans son intégralité. Steve Brown, Blaine Reiniger et Peter Principle ont entièrement réenregistré tous les fragments de la bande son fin 90, tandis que les enchaînements narratifs et les bruitages procèdent des bandes originales de 1982. Attention, cet opus est essentiellement instrumental, et ne s'adresse, par conséquence qu'aux inconditionnels...

 

Tuesday Child

Universal playground

Non, non, ce n'est pas une formation insulaire, mais bien batave. Et pourtant, leur style musical s'inscrit parfaitement dans le contexte britpop contemporain. Vous avez certainement déjà eu le loisir d'entendre (ou d'écouter) leur single, " Doing time " ; en vous demandant s'il ne s'agissait pas d'une nouvelle composition des Charlatans. Privée de claviers. Mais bénéficiant d'une utilisation plus intensive des guitares. Bringuebalantes, sonores, exotiques ; un peu comme chez Kula Shaker. Ce qui vous donne une petite idée du ton emprunté par le quatuor. De la construction sinusoïdale des mélodies. Inspirée, en général, par le psychédélisme des Beatles. Circa " Magical Mystery tour ". Et plus précisément encore, hérité en ligne droite d' " I am the walrus " sur " Slim friend "...

 

The Tubes

Genius of America

Encore une reformation. Et d'un groupe légendaire s'il vous plaît! Né fin des sixties, il a cependant dû attendre le milieu des seventies pour connaître ses heures de gloire. Il est vrai plus pour ses prestations scéniques extravagantes et outrageantes que pour sa musique. Encore qu'au sein de son répertoire des compositions telles que " Don't touch me there ", " Mondo bondage " et surtout " White punks on dope " fassent figures de standard, sur l'échelle des valeurs du rock 'n roll. Maintenant, on se demande ce que ce groupe peut apporter aujourd'hui. D'abord Vince Welnick, Mike Cotten et surtout le guitariste Bill Spooner ne sont plus de la partie. En outre, les douze nouvelles compositions pourraient tout aussi bien figurer dans le répertoire actuel d'Aerosmith. Ce qui, aujourd'hui, n'est pas vraiment un compliment!

 

Triptych

Superflies

Apparemment, ce Triptych est une affaire de famille, puisqu'il réunit Pé, Edwin et Jo Reynders. Ils seraient d'ailleurs frères, que nous ne serions pas étonnés. Bref, ce " Superflies " constitue, à notre connaissance, leur deuxième album. Un disque qui, nonobstant des influences antinomiques, ne manque pas d'allure. Imaginez un peu la new-wave d'XTC, le prog rock de King Crimson circa " Lark's tongues in aspic " et le punkcore de Sonic Youth dans un même shaker. Remuez le tout, mais pas trop ; et puis vous aurez les idées plus ou moins précises de la musique concoctée par ce trio. C'est souvent complexe, alimenté par des mélodies et contre mélodies, régulièrement convulsif, pour ne pas dire syncopé, toujours underground. La basse ondoyante, les drums opulents, la guitare gémissante, parfois agonisante, les vocaux hauts perchés, un peu à la manière de John Wetton. Avec en prime un fragment instrumental de 7'19, " Revenge of the doktor ", sorte de Yes qui aurait eu la bonne idée d'écouter de la no wave... Etonnant !

 

Tribe After Tribe

Pearls before swine

Depuis sa fondation en 1983, Tribe After Tribe a toujours véhiculé une image de groupe rebelle. Faut dire que son leader, Robbi Robb est né en Afrique du Sud. Et bien que blanc, il a toujours milité, à travers ses lyrics, contre l'apartheid, tout en dénonçant les crimes perpétrés par ceux qui cautionnaient le système. Un engagement qui n'a certainement pas dû plaire au régime de l'époque, puisque après de multiples pressions, il a préféré émigrer en Californie. Et devinez quelle est la première chose que Robbi a faite en arrivant à Los Angeles? Continuer le combat, bien sûr! Clouant au pilori la CIA lorsqu'il ne s'attaque pas à la mafia de la drogue. Mais toujours avec la volonté de dénoncer les inégalités sociales. Tout ceci sur une musique rock. Tantôt métallique, garage, atmosphérique ou même funk. Mais toujours agitée par des percussions tribales ou enrichie de sonorités orientales. Normal lorsqu'on sait que Robbi a étudié les arts orientaux, et tout particulièrement égyptiens et turcs...

 

Travis

Good feeling

Noël Gallagher a déclaré, tout récemment, que Travis était, pour l'instant, son groupe préféré. Un fameux coup de chapeau, lorsqu'on sait que le guitariste d'Oasis est avare de compliments vis à vis de ses contemporains. Travis est en fait un combo glaswégien. Fondé en 1990, il vient seulement d'enregistrer son premier album. Un disque qui inclut bien évidemment le single " All I want to do is rock ", chanson qui rappelle instantanément " Mother " de Lennon, la voix de Francis Healy y proférant un cri primal aussi écorché que celui de regretté John. Tout au long de l'opus, le timbre vocal de Francis demeure d'ailleurs aussi lacéré, ses inflexions tantôt confidentes, tantôt fiévreuses, apportant une dimension pathétique à des chansons de britpop qui s'inspirent aussi bien de Radiohead, de Wonderstuff, des Faces que de Verve. De solides références, il faut l'avouer !

 

The Tragically Hip

Live between us

Nouvel album live, enregistré à Detroit, durant l'automne 1996, pour le quintet canadien. " Live between us " commence très fort par un excellent " Grace too ", sorte de mélange de rock puissant, rageur, électrique et de pop mélodieuse, somptueuse. Une rencontre entre la musique de Pearl Jam, de Bush et celle de REM; le tout soutenu par une seconde voix chaude, timide venant combler les lacunes vocales de Gordon Downie, chanteur et leader du groupe. C'est alors que les choses commencent à se gâter. Comme si la musique, tout au long de l'opus, s'essoufflait petit à petit pour sombrer définitivement dans une véritable parodie d'un REM en manque de mélodie, incapable d'en changer le relief. Ce qui nous donne une tragique impression d'entendre à chaque fois le même morceau. Bref, un scénario identique que celui vécu voici déjà 4 ans lors de leur passage au Torhout/Werchter...

 

Toad The Wet Sprocket

Coil

Un quartette californien, de Santa Barbara très exactement, affublé d'un nom à coucher dehors. On parie d'ailleurs que d'ici quelque temps, il ne subsistera plus que le mot Toad. Ca fait un peut trop seventies ? Pas de problème, puisque c'est à cette époque que le groupe aurait dû sévir. On exagère un tantinet mais c'est vrai que TTWS pratique un rock FM inoffensif, très américain, lisse, plus proche de Toto que de REM ou de Live. Paradoxalement, l'originalité de leurs chansons procède de la voix de Glen Philipps, sorte d'hybride entre le timbre de Peter Murphy et celui de Pete Garrett. Mais en moins lugubre. De cet album de bonne facture, mais forcément hors de son temps, on retiendra surtout le superbe " Little Buddha ", enrichi d'un véritable orchestre à cordes et bénéficiant du concours de Van Dyke Parks aux arrangements, l'incisif et plus contemporain " Amnesia ", et puis " Crazy life " inspiré en ligne droite de Gerry Rafferty.