Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Dernier concert - festival

L7
Viagra Boys

Babylon Zoo

The boy with the x-ray eyes

Bien que n° 1 dans les charts, un peu partout dans le monde, on ne peut pas dire que la presse se soit montrée particulièrement prolixe à l'égard de ce citoyen de Wolverhampton. Faut dire qu'il n'en est qu'à son tout premier album. Et qu'il doit cette ascension vertigineuse à un spot publicitaire. D'une marque de jeans. La même qui a permis à Stiltskin de pointer le nez sur le marché du disque. Bref, dans le domaine de la réussite, Jas Mann fait un peu figure d'extra-terrestre. Pas seulement à cause de cette image sexy, androgyne, qu'il se plaît à cultiver. Tant visuellement que musicalement. Mais parce qu'à l'instar de Todd Rundgren, il s'est entouré d'une armée de computers, de synthés et de boîtes à rythmes. Un peu comme s'il voulait se préserver du monde contemporain. Ce qui ne le gêne pas pour adapter l'histoire de la pop insulaire à la sauce techno glam. On a même parfois l'impression de retrouver les Beatles, Depeche Mode, Sisters of Mercy ou Duran Duran, mais branchés sur "Internet". Il ne néglige pas pour autant la guitare. Quant à sa voix elle est constamment trafiquée, un peu à la manière de Bowie lorsqu'il voyageait encore dans le "Space Oditty". Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre le hit single "Spacemen". Truffé d'effets spéciaux il donne la coloration à cet elpee. Un disque étonnant, même si sur les planches, ce Babylon Zoo doit encore confirmer...

 

Baby Chaos

Love your self abuse

Tout comme pour "Safe sex designer & the death of rock'n roll", les quatre babies glaswégiens ont soigné le design de leur pochette. Un zeste moins ‘Pulp fiction’, mais tout aussi suggestif. "Love your self abuse" dispense une énergie pure, juvénile. Le post grunge de Smashing Pumpkins, le grebo de Senseless Things et le punk pop de Manic Street Preachers entrent dans la formule basique de la plupart des compositions. Avec bien sûr des nuances. Psychédéliques, sydbarrettiennes, comme sur "Mental bruising for beginners". Contaminé par le punkcore d'Hüsker Dü (encore!) chez "She's in pain". Destiné à faciliter la rencontre mélodique entre XTC et le Clash sur le hit potentiel, "Hello"; avant de nous plonger dans un bain d'électricité garage, presque crazyhorsien pendant les 10 minutes du final remarquable "Loud & clear"...

Babybird

Ugly beautiful

Steve Jones est un compositeur particulièrement prolifique. De 88 à 94, il a écrit 400 chansons. Dont il en a sélectionné moins d'un cinquième pour graver quatre albums entre juillet 95 et mars 96. Soit en un peu moins de dix mois. " Ugly Beautifull " réunit une sélection de chansons issues de ce back catalogue. Reliftées. Ainsi que de nouvelles compositions. Vous avez certainement déjà entendu leur nouveau single qui ouvre l'elpee, "You're gorgeous", titre hyper mélodique, mélancolique, rogné de claviers poussiéreux. Il ne donne cependant qu'un aperçu très sommaire du potentiel de cette formation. Aussi bien capable de s'évader dans le psychédélisme minimaliste ‘sydbarettien’, que de renouer avec la tradition du ‘new mersey sound’. Pensez à Echo & the Bunymen et à Teardrop Explodes. Paradoxalement dynamisé par des accès de basse house, presque mancuniens (Happy Mondays?). Steve Jones possède en outre une voix caméléon, susceptible de détacher son phrasé hymnique, à l'instar de Bono, ou de faire vibrer la corde (vocale?) de notre sensibilité, en croonant, à la manière de Neil Diamond. Excellent!

Bay

Alison Rae

Bien que pratiquement inconnu sur la scène pop/rock contemporaine, ce duo vient de graver un double album. Si sur le deuxième morceau de plastique Jason Taylor et Aidan Moffat abordent un répertoire exclusivement acoustique, sur le premier disque, ils tâtent tantôt de la noisy (Sweverdriver, Ride), tantôt de la lo fi (Swell). Des expériences qu'ils ont cependant menées en complétant leur line up de trois musiciens studio. Et c'est sous cette formule que l'expression nous semble la plus intéressante. A cause de ces accords de guitares constamment ébréchés, mais terriblement efficaces, de cette ligne de basse mélodique et de ces vocaux éthérés. Un disque qui implique, en outre, une cover d' "In every dream home heartache" de Roxy Music et une autre empruntée à Nick Drake, mais dans une interprétation minimaliste, "Which will"...

 

Alain Bashung

Confessions publiques

Double album ‘live’ pour Alain Bashung. Vingt-six titres enregistrés à Sarlat, Toulouse, Evreux, Amiens, Paris (Zénith), Lyon et dans notre Forest National de Bruxelles, parmi lesquels vous retrouverez tous les classiques du genre "Osez Josephine", "Vertige de l'amour", "Ma petite entreprise", "Gaby oh Gaby", et vingt-deux autres...

 

Bardo Pond

Amanita

Le Bardo Pond est un livre tibétain consacré à la mort, à l'au-delà... Mais c'est également le nom choisi par un groupe philadelphien. Un quintette qui pratique un psychédélisme cosmique, visionnaire, opiacé. A l'aide de moyens minimalistes, il privilégie les pulsations et les rythmes plutôt que de chercher à en extraire l'essence mélodique. Liquéfiant, par exemple, un même riff de guitare au sein de différentes couches de distorsion. Une formation qui, à l'instar de Mercury Rev et de Radial Spangle, cherche à briser les préceptes du rock 'n roll, mais refuse de les suivre dans une aventure trop pop à ses yeux...

 

Bandulu

Cornerstone

Formation de jungle par excellence, Bandulu s'inspire à la fois de la soul, du funk, de la techno de Détroit, du jazz, de l'ambient, du krautrock dans sa phase la plus synthétique, la plus ‘krafwerkienne’, et puis surtout du reggae. Ou plus exactement du dub. Témoignage encore vivant de la dernière explosion acid house qui a secoué la fin des eighties, Bandulu est cependant, comme tout projet techno qui se respecte, largement amphétaminé de tonalités tribales électroniques...

 

Bad Religion

The gray race

Dans le domaine du hardcore yankee Bad Religion constitue manifestement un cas particulier. A l'issue de la sortie de son premier album, paru en 1981, il se sépare. Puis se reforme sept ans plus tard sans avoir le moins du monde altéré la nature de sa conscience sociale politique, ni son style musical. Disons simplement que le groupe en a profité pour aiguiser et affiner ses armes. Si bien qu'aujourd'hui il vient de commettre son neuvième album. Sous la houlette de Ric Ocasek. Quinze mélodies aux harmonies vocales douces et succulentes, mais aux lyrics acerbes, quinze hymnes de hardcore juvénile, imprimés sur un tempo irrésistible et fouettés de cordes de guitares cinglantes, mordantes. Et malgré une certaine linéarité dans le ton, les compositions parviennent à conserver, tout au long de cet opus, leur causticité, leur vitalité et leur profondeur...

 

The Beatles

Anthology II

On ne peut pas dire que nous étions franchement enthousiastes à l'égard du premier volume de cette anthologie consacrée aux Fab Four. Ne la conseillant finalement qu'aux collectionneurs impénitents. Par contre, nous avons toujours estimé que le single "Free as a bird" valait son pesant d'or, nonobstant la recette technologique utilisée et surtout la vague de réprobation manifestée par les médias, particulièrement insulaires. Le deuxième single ne suscitera même pas la polémique. Puisqu'il est franchement nul (NDR : un avis que Jérémy ne partage pas). A se demander s'il n'aurait pas été plus judicieux de le laisser moisir au fond d'un tiroir. Par contre, la double compile mérite un tout autre crédit. Quarante-quatre fragments partagés entre versions inédites, souvent minimalistes, voire originales de classiques tels que "Strawberry Fields Forever", "Penny Lane", "A day in the life", et bien d'autres. Des enregistrements ‘live’ commis au Shea Stadium de New York, à Tokyo ou même immortalisés par la BBC. Une véritable boîte à surprises, même si les versions épurées de la plupart des standards risquent fort de déconcerter tout ceux et toutes celles qui ignoraient le rôle déterminant joué par la technologie dans la musique des Beatles, de laquelle nous avons flashé pour l'étonnant "You've got to hide your love away", le byrdsien "I'm looking through you" et une remarquable adaptation de "Tomorrow never knows", qui aurait tout aussi bien pu figurer en lieu et place de celle qui fut sélectionnée pour "Revolver"...

 

Björk

Telegram

Ceci n'est pas un nouvel album de Björk, mais une collection de remixes qui fait la part belle aux arrangements, pulsions rythmiques, samples, et autres bidouillages caractéristiques de ce style de traitement. Un disque pour lequel elle a reçu le concours de la percussionniste Evelyn Glennie; mais également du quatuor à cordes " The Broodsy Quartet ", notamment sur le meilleur titre de l'opus, " Army of me ". Et puis, il y a toujours la voix puérile, sensuelle, succulente de la jolie Islandaise, dont la pureté du timbre nous a toujours sidérés. Et heureusement, ce timbre n'a pas été trafiqué. Nous n'en comprendrions d'ailleurs pas la raison! Attachant, mais pas indispensable...