L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Gary Numan

Witch Hazel

Landlocked

Bien qu'issu du Kent dans l'Ohio, ce quintet manifeste davantage d'affinités avec la musique insulaire que celle pratiquée aux States. A premier abord, exception faite de quelques exercices minimalistes, son expression rappelle d'ailleurs les deux premiers elpees de Boo Radleys. Sorte de noisy pop lustrée d'harmonies vocales limpides, blêmes, infectée d'accès de cuivres purulents, fouettée de cordes de guitare tantôt floydiennes, tantôt mybloodyvalentinesques. Mais en grattant le vernis psychédélique, on est agréablement surpris de découvrir une construction mélodique davantage inspirée par le prog rock des senventies. Celle du Barclay James Harvest originel notamment voire des Moody Blues. Le recours au mellotron, au moog ou aux orchestrations austères, pseudo symphoniques n'y est pas étranger. Mais également les drums. Tantôt luxuriants, frénétiques, tantôt feutrés, capricieux, d'inspiration crimsonienne pour être plus précis...

 

Hector Zazou

Chansons des mers froides

Iconoclaste, inclassable, ce sujet de l'Hexagone est un peu considéré comme une référence dans le domaine de la world music. Pas seulement à cause de sa collaboration privilégiée menée en compagnie du chanteur zaïrois Bonny Bikaye. Mais aussi parce que sa notoriété lui a permis de côtoyer des artistes aussi huppés que John Hassell, Ryuichi Sakamoto, John Cale, Manu Dibango ou Richard Horrowitz. Et aujourd'hui, pour confectionner son troisième album solo, il a reçu le concours de toute une panoplie de grosses pointures? Chanteuses et chanteurs d'abord. Siouxsie, Björk, Suzane Vega, Cale, etc. Et musiciens ensuite. Le cow-boy électrique Lone Kent, Brendan Perry de Dead Can Dance, Budgie drummer des Banshees, Harold Budd, le Balanescu Quartet et quelques autres. Un disque sur lequel on remarque la présence de Gilles Martin à la coproduction. Présenté sous la forme d'un coffret élégamment illustré de photographies du Grand Nord, il nous entraîne dans un périple emprunté à la tradition ethnique de Sibérie, de l'Alaska, du Groenland, de l'Islande, de la Suède, de la Finlande et du Japon, un périple envisagé sous son aspect le plus esthétique, celui des mers froides...

 

Jean-Marc Zelwer

Les dieux sont fâchés

Destinée à sonoriser quatre chorégraphies de Fracesca Lattuada, cette œuvre nous propose un voyage imaginaire à travers le temps et les grandes religions. ‘… Si la joie se fixe dans l'œil de la mort, ce serait payer cher quelques réflexions jetées sur le sens de notre existence et du paradis promis… dieu joue-t-il avec nous ?… le jugement dernier nous attend…’ Un paradis qui n'attire pas particulièrement Jean-Marc Zelwer, car si tous les jours étaient décrétés dimanche, il ne resterait plus aucune place à la récré (!). Sur une musique tout à tout baroque, élisabéthaine, profane, ethnique ou filmique (Fellini ?), il aligne une série de métaphores, parfois lubriques, pour finalement atteindre cette angoisse inévitable où le temps s'arrête et le souffle du vent se confond avec les appels de l'au-delà… Un disque totalement déconcertant, disparate, surréaliste même, dont les différents fragments ne s'enchaînent que par ces brefs mais percutants intermèdes verbaux…

 

 

 

Trisha Yearwood

Thinkin' about you

Bien que capable de composer ses propres chansons, cette Georgienne préfère interpréter celles des autres. Une conception qui lui permet sans doute de truster les hits dans les charts country, aux USA. D'autant plus qu'elle possède une superbe voix, distinctivement sudiste, chargée d'émotion vulnérable. Encore que ses compositions ne correspondent plus tout à fait à l'esprit original de ce style musical traditionnel. Parce qu'enrichi légèrement de cordes de guitares électriques. Dans la plupart des cas classiquement à l’aide d’une ‘steel’ ou du ‘bottleneck’. Lorsqu'elles ne sont pas emballées d'orchestrations à cordes. Nul doute que les aficionados du country sentimentaliste vont se régaler. Et en particulier à l'écoute de "You can sleep while I drive" de Melissa Etheridge, du Bartender Blues de James Taylor ou du hit de Tammy Wynette, "Till I get right"...

 

Gary Young

Hospital

Expérimentations ou élucubrations? Difficile de se prononcer sans le recours à une radiographie. Une chose est sûre, l'ex-drummer de Pavement peut enfin donner libre cours à son tempérament fantaisiste. Et il ne s'en prive pas pour l'extérioriser sur "Hospital". Amorcé par un pastiche de "Batman", rebaptisé pour la circonstance "Plant man", il opère tantôt suivant un schéma acoustique institué par Chris Knox, tantôt selon une méthode propre aux Residents, tordant aussi bien les cordes de guitare, les samples, les percussions que les bruitages, pour en extraire une substance totalement délirante. Docteur, est-ce grave? Non, mais ça se soigne!...

 

The Young Gods

Only heaven

Il a donc fallu attendre trois bonnes années pour voir naître le nouvel opus studio de ce trio helvétique. Et l'attente n'aura pas été vaine, car le résultat va au-delà de nos espérances. Seulement, il se révèle beaucoup plus atmosphérique, éthéré, fiévreux, ne laissant exploser son intensité qu'en de plus rares occasions. Pas sur le remarquable single "Kissing the sun", qui semble avoir accumulé la somme des spécificités du tempétueux "TV Sky". Envolées d'orchestrations wagnériennes, tempo implacable, tribal, samplers organiques et puissants parviennent ainsi à remuer les entrailles du rock. Eléments que l'on retrouve dispensés plus parcimonieusement sur "Only heaven", laissant une plus grande place aux climats menaçants, étranges, pathétiques qu'irradie le vocal grandiose, opératique, passionnel de Franz Treichler. Et si "The Dreamhouse" peut se faire dangereusement convulsif, les seize minutes trente-quatre de "Moon revolutions" nous entraînent dans un univers cosmique, vertigineux, floydien circa "Meddle". Enregistré, comme par le passé, sous la houlette de Roli Mosiman, cet elpee constitue un nouveau pas en avant pour la musique hybride des Young Gods. Mais est-ce vraiment "Only Heaven"?

 

Neil Young

Mirror Ball

En 1993, Neil Young et Pearl Jam se payaient une jam mémorable à l'occasion de la remise des MTV Music Awards. Une collaboration retransmise par la chaîne musicale qui allait déboucher sur la promesse de recommencer l'expérience, mais pour un véritable album. Ce "Mirror Ball" constitue donc le fruit de cette rencontre. Première constatation: toutes les compositions relèvent de la plume de Young, le cinq de Seattle jouant ici le rôle de backing group dévolu dans le passé au célèbre Crazy Horse. Mais quel backing group! Et malgré le quart de siècle qui sépare le ‘loner’ du quintet de Seattle, on a davantage l'impression d'être en présence d'une équipe soudée que d'un patriarche entouré de ses fils spirituels. Coproduit par Neil et Brendan O' Brien, cet opus dispense onze fragments tout bonnement remarquables. Depuis l'hymnique "Song X" jusqu'au grésillant, distordu, élaboré en cascade "Scenery", en passant par le spectral "Act of Love", le fragile mais rigoureux "Big Green Country", le vulnérable "I'm the Ocean", le lancinant "Truth be known", le presque ‘rollingstonien’ et single "Downtown", le mensonge hippie trempé dans le regret et l'amertume "Peace and Love" et le crépitant "Throw your hatred down" circa "Everybody knows this is nowhere". Le tout épicé de deux brefs intermèdes alimentés par l'inévitable orgue à soufflets, "What happened today" et "Fallen Angel". Une constante: l'intensité électrique. Torturée, distordue, marécageuse, blanche, savoureuse, que Neil, Stone Gossart et Mc Cready extirpent littéralement de leurs guitares. La section rythmique est d'une précision et d'une efficacité sidérantes. Et puis bien sûr, il y a la voix gémissante de Neil qui inocule à chacune des mélodies cette sensibilité irrésistible. Un must, cela va de soi!

 

Frank Zappa

Strictly commercial - the best of...

Écrit par
Entre 1964 et 1993, Frank Zappa a commis plus de 40 elpees, à travers lesquels il a multiplié les expériences musicales parmi les plus riches et les plus aventureuses de l'histoire de la rock music, tout en observant un formidable commentaire social du rêve américain. Au cours de sa trop brève existence, ses différentes formations –la plus célèbre demeurant, bien sûr les Mothers of Invention– accueilleront quelques uns des meilleurs musiciens et vocalistes du rock, du jazz et de la soul. George Dukes, Jean-Luc Ponty, Flo & Eddie, Aynsley Dunbar, Ian et Ruth Underwood, Chester Thompson, Roy Estrada, Adrian Belew figurent parmi ses plus illustres collaborateurs. Cette compilation posthume réunit les succès les plus involontaires de Zappa. Un choix qui ne reflète son œuvre que superficiellement, mais qui devrait permettre aux novices de pénétrer en douceur dans le monde fou-fou-fou de ce personnage hors du

Deee Lite

Dewdrops in the garden

Ce groupe de ‘dance’ était parvenu à décrocher un Award en 1992 aux Iles Britanniques, pour s'être impliqué en faveur de la défense de l'environnement, par le biais du single "I had a dream I was falling through a hole in the ozone layer". Deux ans plus tard, Deee Lite semble ne plus avoir grand chose à nous dire. "Dewdrops in the garden" est ainsi truffé de références gratuites aux drogues. A moins qu'il ne vous invite à glander comme sur les chansons "Stay in bed, forget the rest" ou "Picnic in the summertime" qui a par ailleurs bénéficié d'une gravure en single. Dans ces conditions, difficile d'ingurgiter ce cocktail aseptisé de funk, de soul, de dub, de jazz, de house, de sexe et d'ecstasy...

 

The Elastic Purejoy

The Elastic Purejoy

Dave Allen s'est surtout illustré au cours des eighties au sein de Gang Of Four et de Shriekback comme bassiste. Depuis, il a tâté au journalisme, fondé son propre label ‘World Domination’, et puis tenté de monter l'un ou l'autre groupe, mais sans grand succès. Sa dernière aventure au sein de Low Pop Suicide est d'ailleurs toujours d'actualité. The Elastic Purejoy n'est donc pas le nouveau combo de Dave, mais un album solo, pour lequel il s'est entouré de quelques potes et de musiciens de studio. Première surprise, il a délaissé sa basse pour se consacrer au chant. Enfin presque, puisque sur trois titres, il n'a pas pu s'empêcher de s'emparer de son instrument de prédilection. Deux fois sous forme acoustique et une fois dans son style traditionnel. Question de renouer avec le funk blanc de son prestigieux passé. Produit par Ian Caple (Tindersticks), ce disque est tout à fait remarquable. Et si les deux covers ("Soul And Fire" de Lou Barlow et "Stiff" de Brian Eno), le floydien "Witness" ainsi que les lancinants, savoureusement électriques, presque ‘crazyhorsiens’ "An Element Of Doubt" et surtout "You Are My PFM", tiennent le haut du pavé, les autres compositions qui flânent dans le jardin secret de Sebadoh, Private Idaho voire de Go Betweens ou se penchent sur la littérature de Samuel Beckett et de Robert Hughes, ne manquent pas d'éloquence...