Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Guns N Roses

PJ Harvey

4 Track Demos

Si l'œuvre d'un artiste rock se révèle au fil du temps et de ses albums plus abordable et plus léchée, il faut admettre que pour PJ Harvey, c'est le phénomène inverse qui se produit. Vulnérable et fruité à l'origine ("Dry"), venimeux et torride par la suite ("Rid Of Me"), son expression s'est traduite sur "4 Track Demos" en termes de virulence et de sécheresse. Pas de batterie. Juste la voix déchirante de Polly Harvey et des cordes de guitares tendues, lancinantes, sournoises. Dix compositions ultimes, farouches qui luttent sans merci contre la mythologie romantique de la musique pop. En Grande-Bretagne, cet opus a déclenché l'enthousiasme communicatif des médias, un enthousiasme que nous ne parvenons pourtant pas à partager, parce que l'écoute exhaustive du CD a fini par nous excéder...

 

Juliana Hatfield

Become What You Are

Avant de fonder son propre trio, Juliana Hatfield a sévi au sein des Blake Babies en compagnie desquels elle a commis trois elpees de pop minimaliste, tout en volutes. Pour enregistrer "Become What You Are", le J.H.T. a reçu le concours de Mike Watt, John Wesley Harding et du leader de Lemonheads, Evan Dando. Non content de se consacrer à la basse, Juliana s'acquitte du chant et assure la composition. Des lyrics qui reflètent la sensibilité introvertie, coincée entre l'isolement né de la fin de l'adolescence et l'angoisse de la féminité naissante, des chansons qui traitent de solitude, de frustration, de dépression, du suicide, de désir, de sexisme, de vengeance et de viol, qu'elle chante d'une voix fluette, candide sur une structure instrumentale capable d'osciller entre la tendresse et le fanatisme. Certaines chansons atteignant même l'intensité cinglante des guitares de Dinosaur Jr voire de Hole. Produit par Gary Smith (Throwing Muses, Chills), "Become What You Are" développe ainsi une pop aiguë, mélodieuse, excitante, propice aux climats les plus visionnaires. Tout à fait rafraîchissant !

 

Hawkwind

The business trip

Du line up initial, établi en 1970, il ne reste plus chez Hawkwind que le seul Dave Brock. Et pourtant, la formation londonienne a toujours observé une même ligne de conduite, profilée sur le space métal rock. Ce qui explique sans doute pourquoi elle est toujours aussi populaire en 1994. Pas seulement auprès des vieux babas cool qui s'arrachent leurs vinyles à prix d'or (NDR : "Space ritual" se négocie, par exemple, aux environs de quinze mille balles, soit 375 €), mais parce que sa musique s'est adaptée à la technologie moderne. Des groupes comme Ozric Tentacles et The Orb ont d'ailleurs bien compris qu'il existait un public potentiel à séduire… Déclaré ‘live’, " The business trip " accuse cependant des applaudissements un peu trop soignés pour être honnêtes. Ce qui n'empêchera pas les aficionados d'Hawkwind, et pourquoi pas les autres, de prendre leur pied…

 

Hazel

Lucky dog

Tout comme le défunt Happy Mondays, Hazel se produit sur scène avec un danseur. Ni le ballet classique, ni la house mancunienne ne poussent pourtant dans le jardin musical de ce groupe yankee (Portland, Oregon) qui, tout au long de "Lucky dog", fait fructifier un savoureux hardcore mâtiné de pop, de garage et de grunge, récoltant quatorze petites noisettes sonores, quatorze bouchées à engloutir goulûment, tant elles s'avèrent irrésistibles, communicatives (drums épileptiques, riffs de guitare étranges, bourdonnants, croustillants, basse mélodique et pulsante, vocal aigrelet, sensuel de Jody Bleyle et diaphane, délicat de Peter Krebs, variations de tempo). Un album que nous pourrions peut-être planter à la croisée des chemins des Breeders, d'Hüsker Dü et de Nirvana... Tu me passes un casse-noisettes!

 

Headstarts

The Detroit Incubators

Nous ignorons si ce quartet gantois est frustré de n'avoir pu accompagner les diables rouges aux States en juin dernier. Mais une chose est sure, "The Detroit Incubators" lui permet d'explorer, par la musique, les quatre coins du pays de l'Oncle Sam. En d'autres termes, les Headstarts sont capables de pasticher n'importe quel groupe américain. Et ils le démontrent sur cet opus. Depuis Creedence Clearwater Revival à ZZ Top, en passant par Bruce Springsteen, John Lee Hooker, le Crazy Horse, Giant Sand et bien d'autres. Depuis le blues à la country en passant par la roots, le tex mex, le rhythm’n’blues et le hardcore juvénile. Et pour ne rien vous cacher, dans ces différents exercices de style, les Headstarts ne se débrouillent pas trop mal...

 

Helmet

Betty

Sur les quatorze titres de son troisième opus, Helmet ne concède qu'un fragment au hard-blues-folk zeppelinien ("Overrated"), une composition purulente ("Pariah") et une intro jazz inspirée par John Coltrane. Le reste macère dans un metal-hardcore-grunge impitoyable. Une solution angoissée, oppressive, aride dont l'implacable mécanique produit un groove laminant, capable de couper les riffs de guitares avec une précision diabolique et une violence hypnotique. Et au sein de ce magma dantesque, le vocal âpre, geignard, parfois vitreux, souvent au bord de l'asphyxie de Page Hamilton cherche une bouffée d’oxygène entre le timbre de Kurt Cobain et celui d'Henry Rollins. Dévastateur !

 

Jimi Hendrix

Blues

Bien que disparu depuis près d'un quart de siècle, cet artiste mythique continue d'alimenter régulièrement les chroniques de disques. Faut croire que les fonds de tiroirs sont inépuisables. Et, en cette période propice au revivalisme, Polydor a eu le nez creux en exhumant quelques bandes inédites. Mais uniquement réservées à des titres de blues; vous vous en seriez doutés. Cette œuvre inclut ainsi onze fragments, parmi lesquels figurent deux covers ("Born under a bad sign" de Booker T et "Mannish Boy" de Muddy Waters), deux adaptations d'hymnes traditionnels, une version acoustique et une autre électrique de "Hear my train comin' " ainsi que les standards "Red house", "Voodoo Chile", "Once I had a woman", "Jelly" et "Electric church bell house"...

 

Kristin Hersh

Hips And Makers

En attendant la sortie du futur album de Throwing Muses, dont la production a été confiée à Brian Eno, Kristin Hersh vient de commettre son premier album solo. Exclusivement acoustique, il a bénéficié de la production de Lenny Kaye, ex-guitariste de Patti Smith, ainsi que de la participation de Michaël Stipe (REM) commis aux backing vocaux sur le single "Your Ghost". Tout au long de "Hips And Makers", Kristin épanche ses états d'âme angoissés, courroucés, amers sur les difficultés qu'elle vient de traverser dans le domaine de sa vie affective. Un album douloureux, qui évite néanmoins le piège du désespoir et des lamentations, en laissant entrouvrir les portes de l'espoir et de la délivrance. La voix de Kristin y est plus que jamais vulnérable, poignante, mystérieuse, exorcisant des mélodies écorchées par les cordes de guitares menaçantes, tentaculaires, spasmodiques, et parcourues épisodiquement d'un violoncelle spectral ou d'un piano emprunté... Bouleversant!

 

Higher

Higher (Ep)

Six titres sur l'Ep de ce quartet yankee (Detroit) qui dispose de tous les atouts nécessaires et indispensables pour devenir un supergroupe. Suffit peut-être de les abattre (les atouts!) au bon moment. Un peu comme lors d'une partie de cartes. Ou d'avoir un peu de bol. Encore, que souvent, les deux vont de pair. Pensez donc, Higher se réclame de Cream, d'Iron Butterfly, de Spirit et de Led Zeppelin. Traite un metal avec une intensité digne de Stone Temple Pilots et une sophistication Extreme, sans tomber dans les clichés du hard rock. Il est vrai que son groove libère une énergie post grunge plutôt étonnante. Ligne de basse menaçante. Voix ample, sonore de Mike Alexander, qui sans tomber dans le piège de la vocifération gratuite, embrase chaque mélodie avec puissance et conviction. Un maxi qui laisse en tous cas une bonne impression. Maintenant, il faudra voir la suite des événements!

 

HOAX

Presssure

Traduction littérale de canular, Hoax s'efforce de nous faire ingurgiter un trash-death-metal-hardcore hautement indigeste. Bien essayé! Mais même en se pinçant le nez (ou plus exactement en se bouchant les oreilles) la mixture exerce une telle "Presssure" sur votre estomac, qu'elle provoque hexagonalement, pardon instantanément, la nausée (Merci Jean-Paul!) A d'autres, mais pas à nous!