Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Dernier concert - festival

Gary Numan
Editors

Green Day

Dookie

Billie Joe et Mike Dirnt se connaissent depuis l'âge de onze ans. Ils partagent une même passion pour la guitare électrique et se lient d'amitié. Quatre ans plus tard, ils engagent un ‘drummer’, fondent Sweet Children et commencent à écumer les clubs. Ce ne sera que deux ans plus tard, soit en 1989, que les deux compagnons décident de transformer le patronyme de leur groupe en Green Day. Depuis, la formation californienne a enregistré trois albums, et puis changé de batteur. Mais pas de style musical ! "Dookie" dispense quatorze fragments taillés dans le punkcore juvénile. Quatorze compositions qui dégoulinent d'intensité et de pureté électrique. Exactement comme chez Hüsker Dü et Buffalo Tom. Les cordes de guitare bourdonnent, crépitent, la section rythmique impressionne d'efficacité alors que les harmonies vocales sucrées épanchent des lyrics post-adolescents, cyniques, tourmentés. Un opus qui aurait pu être brillant, s'il avait fait preuve d'un peu plus d'originalité...

 

The Greenberry Woods

Rapple Dapple

Malgré son patronyme champêtre, Greenberry Woods ne relève ni du folk, ni de la country, mais de la pop le plus pure, la plus savoureuse, la plus fruitée. Celle des Beatles et des Byrds pour ne rien vous cacher. A cause des harmonies vocales limpides, délicates, raffinées. Et puis du sens mélodique contagieux. Mais également de Big Star. Parce que les compositions sont sculptées dans l'électricité chatoyante, incisive, aigrelette. Un éventail de références qui fait inévitablement penser à Teenage FanClub. Et vous n'avez pas tout à fait tort. Simplement le parfum se mêle parfois d'effluves propres aux Proclaimers voire à Frank & Walters. Il ne vous reste plus qu'à éplucher ce "Rapple Dapple" pour en savourer les quatorze morceaux...

 

Grooveline Vendetta

Agony

Grooveline Vendetta nous vient du Limbourg. De Saint-Trond très exactement. Un quartet qui secrète (ça rime!) un funk trash metal directement inspiré par Therapy?, Led Zeppelin et Helmet. Encore que ses propriétés funkysantes adoptent tantôt un profil blanc, glacial (Gang Of Four), tantôt les perspectives fiévreuses, syncopées d'un Red Hot, voire de Rage Against The Machine. Pour enregistrer "Agony", Grooveline Vendetta a bénéficié du concours de Luc Van Acker. Pas à la production. Mais pour le remix de deux titres. Soit "Jerry" et "Kip Collar". Un album assez difficile à aborder ; mais tellement incisif, explosif même, il devrait faire vibrer les entrailles de tout aficionado de hardcore...

 

Gumball

Revolution On Ice

Les musiciens de Gumball ne sont pas des illustres inconnus puisque Don Flemming a séjourné chez Dinosaur Jr alors que Jay Spiegel a côtoyé Thurston Moore au sein du légendaire Velvet Monkeys. Ajoutez-y des cendres de Ball et de Half Japanese et vous obtiendrez le nouveau line-up du groupe devenu depuis peu un quatuor. Si nous vous précisons que la formation s'est fixée à Boston et que cet opus a été coproduit par John Agnello (Dinosaur Jr, Cell), vous ne devriez guère éprouver de difficultés à imaginer le style musical proposé par Gumball. Véritable chaînon manquant entre Sonic Youth et Dinosaur Jr, cet ensemble dispense tout au long de ce "Revolution on Ice" une intensité pop plaintive, gémissante, malicieuse, chargée d'électricité distordue, grésillante, bourdonnante, sulfureuse, mélodique et infectée de claviers poussiéreux...

 

Peter Gabriel

Secret World Live

Peter Gabriel s'est tellement investi, depuis quelques années, dans la ‘world music’, qu'il en est presque arrivé à négliger sa propre création. Les albums studio se font de plus en plus rares, alors que ses implications sur les œuvres des artistes de son label Real World se multiplient. Heureusement, lorsqu'il se produit ‘live’, ses élèves se mobilisent pour lui renvoyer l'ascenseur. Et quels élèves! Pensez donc, son groupe est aujourd'hui composé de Manu Katche aux drums, Jean-Claude Naimro aux claviers et de Paula Cole au chant. Sans oublier les fidèles Tony Levin à la basse et David Rhodes à la guitare. Question de conserver une structure de base rock. Parce que lors des concerts dispensés à Modène en Italie les 16 et 17 novembre 93, il avait reçu le concours de Shankar au violon et de Levon Minassian à la flûte. Ainsi que de Papa Wemba, Reddy Mela Amissi et Styno Mubi Matadi aux backing vocaux. Deux sets qui font l'objet de ce double CD ‘live’. Et si Peter s'est montré à la hauteur de son talent incommensurable de showman, il ne restait plus, pour le plaisir des oreilles, qu'à laisser remasteriser le tout par le célèbre Peter Walsh. Résultat des courses, cet opus épingle quinze titres ciselés à la perfection (NDR : parfois même un peu trop !), parmi lesquels vous retrouverez avec plaisir des classiques tels que "Come Talk To Me", "Red Rain", "Solsbury Hill", "Don't Give Up", "In Your Eyes", "Digging The Dirt" et l'incontournable "Sledgehammer". Il ne manque que l'image!

 

Diamanda Galás with John Paul Jones

The Sporting Life

Fille d'armateur grec, Diamanda Galás est un personnage hors du commun dans le monde de la musique. Pas seulement parce que E. A. Poe, Gérard de Nerval et Charles Baudelaire constituent ses livres de chevet. Mais parce que cette intellectuelle est très sensible aux problèmes rencontrés par les sidéens. Et puis, parce qu'elle ne mâche pas ses mots à l'égard de l'hypocrisie manifestée par l'Amérique et les Américains. Enfin, parce qu'elle chante d'une voix extraordinaire, capable de passer du soprano à la basse sans le moindre artifice. Imaginez un hybride entre le timbre de Nina Hagen et de La Callas! Pour enregistrer "The Sporting Life", elle a reçu le concours de John Paul Jones, ex-bassiste de Led Zeppelin, et de Pete Thomas, drummer des Attractions. Un disque qui alterne compositions cathartiques, psychotiques, sur lesquelles Diamanda laisse son larynx vomir, en français, grec, italien et bien sûr anglo-saxon, un énorme ectoplasme de gémissement véreux, fragments redécoupés par la ligne de basse (à huit cordes) de l'ex-dirigeable ; et titres de blues plus accessibles curieusement inspirés par la mythique et défunte Janis Joplin...

 

Lisa Germano

Geek the girl

Deuxième album en moins d'une année pour cette artiste yankee (Indiana) qui relève du label arty britannique 4AD. Un choix tout à fait judicieux en vertu de la sensibilité musicale affichée par Lisa. Une expression à la texture atmosphérique glacée, torturée, mélodramatique tramée dans les cordes de guitare blêmes, renfrognées, les drums minimalistes, les breaks de piano macabres, et alimentés de lyrics vulnérables, angoissés, que chuchote d'une voix spectrale, maussade, innocente Lisa Germano. Un album dont la beauté mélancolique n'est certainement pas de nature à requinquer les dépressifs...

 

Giant Sand

Glum

Fin de l'année dernière, Giant Sand commettait un disque expérimental, basiquement country folk, mais pigmenté d'accès de jazz, de musique concrète, de minimalisme, voire de punk déstructuré. Un opus difficile à assimiler pour ne pas dire indigeste. Aujourd'hui, la bande à Howe Gelb a décidé de revenir à un garage rock plus conventionnel. Donc chargé d'électricité. Un style qui correspond beaucoup mieux à la définition du rock urbain défendu par Giant Sand. Encore que le timbre vocal rauque, venimeux de Howe s'autorise des inflexions largement dylanesques. Et si l'on décèle l'une ou l'autre extravagance ou élan émotionnel lié à la vie privé de Gelb, en général ce "Glum", qui a bénéficié de la production de Malcolm Burn (Iggy Pop, Neville Brothers, John Mellencamp), navigue dans les eaux tumultueuses, troubles, marécageuses charriées par Pavement, Pixies ou autre Crazy Horse. Deux fragments libèrent même une intensité digne de Neil Young : "Happenstance" et "I helvakoboy song"...

 

Giant Sand

Purge and Slouch

Howe Gelb n'en finit plus de brouiller les pistes. Souvenez-vous de "Center Of The Universe", son dernier opus. Chris Cacavas, ex-claviériste de Green On Red, y avait participé. Et miraculeusement, Giant Sand renouait avec une certaine forme de garage plus rituelle, plus savoureuse. Pour "Purge And Slouch", il a décidé d'expérimenter de nouvelles combinaisons musicales. Basiquement country folk, elles affrontent tantôt le blues, le rock, le free jazz ou la musique concrète lorsqu'elles n'explorent pas le minimalisme sulfureux de Violent Femmes ou le punk déstructuré de Sonic Youth. Et comme le timbre vocal profond, à la limite du beefheartien d'Howe dessèche ce qui subsiste comme élément mélodique, vous comprendrez aisément pourquoi nous pensons que Giant Sand est occupé de prêcher dans le désert...

 

The Goats

No Goats, No Glory

Cypress Hill, Snoop Doggy Dog et les Beastie Boys sont probablement aux Goats ce que le trois-pieds est à la Pythie. La chèvre y rend des oracles chargés de hip hop, de hardcore, de jazz, de trash et surtout de rap, avec l'esprit éthéré, expérimental d'un Ryuichi Sakamoto et les artifices scratchés, cuivrés, samplés, funkyvores d'un Run DMC. Pas la peine d'en faire tout un fromage!