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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Dernier concert - festival

Viagra Boys
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Locust Fudge

Flush

A première écoute, nous pensions sincèrement que cet album était l'œuvre d'un groupe californien. Pourtant, ce duo circonstanciel nous vient d'Allemagne. Constitué de Christopher Uhe (Speed Niggs) et de Schneider (Hip Young Things), il consomme une forme de country/pop/folk/garage à caractère essentiellement acoustique. Parfois on pense à Green On Red épuré de son électricité ou aux Walkabouts pour lesquels nos deux comparses vouent une certaine admiration. "Flush" dispense ainsi onze chansons mélodiques, rafraîchissantes, découpées dans les cordes de guitare sèches, saupoudrées d'un harmonica poussiéreux, fugitif, effleurées de drums satinés et nappées d'harmonies vocales aussi délicates que complémentaires. Onze fragments parmi lesquels figurent deux covers. Une consacrée à Neil Young, "Trasher". Et l'autre à Lou Reed, "I Love You"...

 

Love & Rockets

Hot trip to heaven

Nous avions fait la grimace lors de la sortie du single "This heaven". Une composition qui prenait un virage à cent quatre-vingt degrés par rapport au passé glitter-pop-psychédélique du trio insulaire. Rien compris ? Nous non plus ! Plus sérieusement, Love & Rockets était parvenu, en jouant sur l'ambiguïté de son passé gothique, à transformer son expression en rock profond, brutal, précieux et hypnotique. Or, ce nouvel album rompt définitivement avec cette définition. Il plane dans l'ambient trance. Une sorte d'hybride entre la house, l'acid jazz, la techno, le funk et le psychédélisme. Un style bien dans l'air du temps aux Iles Britanniques. Pas étonnant que les DJs lui aient accordé un accueil aussi favorable. Et puis que la chanteuse de Transglobal Underground, Natacha Atlas, ait accepté de participer à ce "Hot trip to heaven" ? Autres temps, autre mœurs. Mais confidentiellement, nous avons eu besoin d'une bonne cure de Bauhaus pour nous remettre de cette overdose de post modernisme…

 

Love Like Blood

Odyssee

Bien qu'apparue au début des eighties, la cold wave gothique compte encore aujourd'hui de nombreux adeptes. Pensez un peu à Sisters Of Mercy dont les dernières prestations en Belgique ont drainé la toute grande foule et dont la discographie a fait l'objet et fait encore l'objet de compilations à répétition. Pensez également aux défunts Fields Of The Nephilim, disciples des Sœurs de la Miséricorde, qui étaient parvenus à donner une vision cinématographique à cet univers spectral, ténébreux. Trio allemand, Love Like Blood appartient au même mouvement. Mais plutôt que de s'en inspirer, il se contente de le vampiriser. Même la voix profonde, meurtrie de Yorck Eysel rappelle celle d'Andrew Eldritch. Une "Odyssee" qui devient même franchement fatale lors de l'interprétation de la cover de King Crimson, "Epitaph"...

 

Love Spit Love

Love Spit Love

Richard Butler a donc mis un terme à l'existence de Psychedelic Furs. Il vient cependant de remonter un nouveau groupe, Love Spit Love. Initialement flanqué de son frangin, le quatuor a cependant déjà dû, à l'issue de l'enregistrement de son premier opus, repenser son line up, puisque Tim a préféré céder le relais à un autre bassiste plutôt que de repartir en tournée... Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'écouter le single "Am I Wrong". Constaté que le timbre vocal de Richard est toujours aussi rauque, chaleureux, envoûtant. Et apprécié cet épanchement de mélancolie positive qui faisait tout le charme des Furs. Mais n'imaginez surtout pas que Love Spit Love se contente, tout au long de cet album, de ranimer l'intensité lacérante, sombre et chatoyante du mythique Furs. Il la transcende pour modeler de nouveaux profiles sonores. Profil ‘crimsonien’ coloration "Islands" sur "Green". Luxuriant, enchevêtré de cordes tantôt acoustiques, syncopées, tantôt électrifiées, venimeuses, pour "Codeine". Parodique avec "Jigsaw" et surtout sulfureux, incandescent, comme prélevé du volcan Porno For Pyros chez "Seventeen". Epatant !

 

Steve Lukather

The Candymen

Ex-guitariste du défunt Toto, mais surtout musicien de studio réputé, courtisé –entre autres par Michael Jackson (!), Joe Cocker, Warren Zevon, Graham Nash, Bob Seger, Greg Lake, Eric Clapton, Jeff Beck, Elton John, George Harrison et Paul McCartney– Steve Lukather vient d'embrasser une carrière individuelle. Ce qui ne l'a pas empêché de battre le rappel de ses anciens potes, pour enregistrer son premier album solo. Difficile dans ces conditions d'exorciser son passé; d'autant plus que cet opus est dédié à la mémoire de Jeff Porcaro. "The Candymen" dispense ainsi un même rock blues teinté de funk, de jazz, de métal et parfumé de rythmes latinos. Seuls l'hommage à Joe Walsh ("The Bomber"), la cover de Jimi Hendrix ("Cry Of Love") et "Never Walk Alone", blues languide que ne désavouerait pas Gary Moore, sortent quelque peu de l'ordinaire...

 

Lung (New-Zealand)

3 Heads on a Plate

On ne peut pas dire que ce trio néo-zélandais fasse tout pour plaire. D'abord la pochette, dont l'illustration représente l'extrémité de la trompe préhensible d'un pachyderme, ne mérite certainement pas un prix d'élégance. Ensuite, le titre de l'album ("Trois têtes sur une assiette") suscite un haut le cœur pour le moins compréhensible... Ajoutez-y une entrée en matière ("Paralysis", "Elvis Arsehole") et une conclusion ("Compellor", "Melonoma") engorgées de caractéristiques hardcore, post industrielles et nauséeuses, et vous manifesterez un préjugé nettement défavorable à l'égard de ce CD. Ce qui est une grave erreur. Car le cœur même de "Three heads on a Plate" mérite qu'on s'y attarde. Dix titres pétrifiants, tourmentés, amers, impitoyables, gravitant autour de références, disparates mais intéressantes, qui oscillent de Cosmic Psychos à Clock DVA, en passant par American Music Club, Joy Division et le Fall; la voix laconique de Dave White calquant même parfois ses inflexions sur celle de Mark E Smith. Comme quoi, les apparences sont souvent trompeuses...

 

Lungfish

Pass and Stow

Troisième opus pour ce quatuor de Baltimore (ça rime!) responsable d'un punkcore obsessionnel, linéaire et filandreux; un punkcore écartelé entre un Dinosaur Jr branché erronément sur le courant continu au lieu du secteur alternatif, et un Cell qui aurait été privé de toutes ses vertus contre mélodiques, un style asphyxié par le vocal oppressif, claustrophobe de Daniel Higgs. Au sec****, de l'air!

 

Luscious Jackson

Natural Ingredients

Encore un quartet féminin. New-yorkais pour être plus précis. Et responsable aujourd'hui d'un deuxième album. Une indication ? Les drums sont dévolus à l'ex-Beastie Boys, Kate Schellenbach. Ce qui ne veut pas dire que tous les "Natural Ingredients" soient râpés comme chez les mauvais garçons. Mais plutôt fouettés subtilement de hip hop, de soul, de funk et de jazz. Avec le même esprit que les Slits. Et la même chaleur organique que Massive Attack. Un opus plus âpre spirituellement que musicalement. Imprégné de l'essence urbaine des quartiers de Manhattan: femmes libérées, hommes forts, anges-gardien, junkies, etc. Une essence qui se répand en poésie lyrique avec mystère et séduction sur une musique investie d'instruments conventionnels, mais également par un arsenal de samplings imprévisibles, une essence dont les ingrédients naturels reposent cependant sur la conjugaison de voix de Jill et de Gabby, l'une feutrée, fragile, et l'autre voilée, en contrepoint. Pour un combo fondamentalement ‘dance’, ce "Natural Ingredients" est plutôt surprenant !

 

Lush

Split

N'ayez crainte ! Aussi équivoque soit-il, le titre du nouvel album de Lush ne présage nullement la future disparition du groupe. Il signifie simplement une volonté de rompre avec un passé noisy pop juvénile. Parce qu'en quatre albums, si on compte le mini elpee "Scar", le quatuor insulaire est parvenu à se forger un style dont la fragilité et l'esthétisme supplante toute classification. Pour enregistrer "Split", Lush a bénéficié du concours de l'ingénieur du son Alan Moulder. Un disque dont les textures de guitare ébréchées, filandreuses, capricieuses, les harmonies vocales diaphanes, sensuelles, éthérées et la délicatesse des arrangements nous rappellent quelque part "In Ribbons" du regretté Pale Saints... Epatant !

 

Lynyrd Skynyrd

Endangered species

Lynyrd Skynyrd, c'est ce groupe mythique sudiste qui, en 1977, a complètement été décimé par un accident d'avion, au cours duquel le chanteur Ronnie Van Zant et le guitariste Steve Gaines ont perdu la vie. Nous avions eu l'occasion de les applaudir en première partie d'Humble Pie, en 1975, lors d'un set mémorable, totalement dévastateur sur fond de drapeau confédéré… A l'issue de ce drame, les membres survivants ont émigré sous d'autres combos sans grand intérêt, avant de remonter, à l'initiative de Gary Rossington, Billy Powell et Leon Wilkeson, le mythe électrique. Pour leur retour, nous nous attendions, cependant à un album de rock électrique torride, infernal, entretenu par des riffs de guitares jacassants, crépitants, mais pas à un album ‘unplugged’ concocté à l'initiative d'MTV. Bien que sur ce disque figure sur la plupart des classiques du groupe étoilé, et notamment l'hymne du groupe, "Sweet home Alabama", nous supposons qu'il ne s'agit que d'un hors-d'œuvre…