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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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L7

Echobelly

Everyone´s got one

Morrissey a avoué récemment être tombé sous le charme de ce groupe ; et le Melody Maker ne rate pas une occasion pour lui consacrer un papier. Passé quintet depuis que l'ex-guitariste de Curve, Debbie Smith, est venu complété le line-up initial, Echobelly n'en est pourtant pas à son premier album. Disque aux lyrics particulièrement engagés, nés de la plume de Sonya Aurora-Madan, " Everyone's got one " traite de sujets aussi épineux que la traite des femmes asiatiques et arabes, l'avortement, la discrimination sexuelle ou raciale, l'abus de consommation de drogue. Sonya est de souche asiatique. Ce qui explique sans doute pourquoi elle accorde une telle importance au contenu de ses messages. Ce qui ne veut pas dire que l'expression musicale soit négligée pour autant. Au contraire. Sonya possède une voix claire, malicieuse, glamour, dont le timbre rappelle parfois Martha des Muffins, une voix qui hydrate des mélodies excitantes, contagieuses, dont les vagues vibrantes, mordantes, abrasives ou tourmentées de cordes de guitare évoquent tantôt Oasis, tantôt les Buzzcoks, voire les Photos...

 

Eleventh Dream Day

Ursa Major

Cocktail de blues urbain et de country électrique, la musique d'Eleventh Dream Day libère une énergie savoureuse, vivifiante, soulignée de lyrics ironiques et profonds. Une énergie essentiellement alimentée par les cordes de guitare psychotiques, turbulentes, incisives, sauvages et hydratées par le vocal aigre-doux de Janet Bean. Si on ne tient pas compte du premier mini elpee éponyme gravé en 1987, la formation de Chicago en est aujourd'hui à son cinquième album. Un opus constitué de neuf titres tempétueux, purulents, inspiré comme ses prédécesseurs par l'élite du rock américain. Depuis Neil Young à Velvet Underground, en passant par Gun Club, Dinosaur Jr et Dream Syndicate. Et si l'intensité des mélodies se révèle quelque peu plus languissante, elle n'en est pas moins demeurée aussi percutante...

 

Eloy

Chronicle II

Le deuxième volume compilateur consacré à la formation germanique Eloy couvre la période qui se situe entre 1986 et 1992. Soit celle au cours de laquelle, la destinée du groupe ne reposait plus que sur les seuls Frank Boremen et Michael Gerlach. Ensemble d'Eurock dans toute sa splendeur, Eloy s'adresse essentiellement aux babas cools qui continuent de sanctifier les Barclay James Harvest, Sad Cafe, Kansas et autres Yes. Même le graphisme de la pochette rappelle un certain Roger Dean. Et pourtant, une écoute plus attentive permet d'y remarquer des nuances technologiques beaucoup plus sophistiquées. Probablement empruntées à Tangerine Dream et à New Musik. Mais notre avis n'a pas nécessairement forme d'Eloy...

 

Erasure

I Say I Say I Say

Pour mettre en valeur son huitième album, Erasure n'a pas lésiné sur la qualité de l'emballage. Une pochette qui figurera, sans aucun doute, au panthéon des plus belles illustrations graphiques dans l'histoire de la pop et de la rock music. Présentée sous la forme d'un double 30 cm, elle laisse apparaître, lors de son ouverture, la reproduction d'un château hanté digne des plus beaux cartoons de Walt Disney... Il ne suffit heureusement pas de présenter un bel apparat pour être transporté (!) Pourtant, il faut reconnaître que le contenu de ce disque est soigné, raffiné. Et baignant dans les mêmes eaux troubles que Jimmy Sommerville, KD Lang, Pet Shop Boys et Boy George, il recèle quelques hits en puissance. "Man In The Moon", "Run To The Sun" et "Miracle", par exemple. Mais peu réceptifs aux sonorités computarisées, superficielles et inoffensives de ce duo ambigu, ni au vocal falsetto, androgyne d'Andy Bell, nous ne pouvons qu'émettre un avis très subjectif au sujet de ce disque. Et pas la peine de le répéter trois fois!

 

Fish

Acoustic sessions

Pas besoin d'un décodeur pour imaginer l'empoissonnement de ce vivier. "Acoustic sessions", comme son nom l'indique, est peuplé de folk songs. Neuf titres du répertoire de Marillion interprétés par son chanteur, neuf chansons enregistrées ‘live’ au "Funny Farm" en compagnie de quelques potes. Parmi ses plus belles prises figurent inévitablement son hit "Kaleigh" ainsi qu'une adaptation jazzyfiante, ‘postcard’, de "Somebody special". Pour le reste, il se contente de jeter ses filets dans les flots traditionnels britanniques. Là où se sont reproduits Fairport Convention, Steeleye Span, Fotheringay et Natural Acoustic Band. Mais également en eaux plus douces, plus paisibles, comme appâtées par des aventures amorcées voici presque un quart de siècle par le Genesis de Peter Gabriel, épurées pour la circonstance de leur électricité...

 

Fish

Suits

Nouvel album solo pour cet ex-Marillion qui flaire le fil(et) de col(l)in à cent miles. Une merluche sonore insipide qui nage exclusivement dans les eaux troubles de la ban(de) FM. Le single "Lady Let It Lie" donne d'ailleurs le t(h)on de cette bouillabaisse douteuse au sein de laquelle le célèbre producteur/ingénieur du son James Cassidy est venu se noyer...

 

Five To One

Liquid Sky

Pour être aussi obnubilés par le rock de la fin des sixties et du tout début des seventies, il faut croire que les musiciens de ce quintet liégeois sont allés fureter dans la collection de vinyles de leurs parents. Pas seulement parce que ce "Liquid Sky" recèle la cover classique des Doors, "Riders On The Storm" ou des ballades post Kansas voire sub Kayak. Ni à cause des claviers (Hammond?) qui recouvrent d'une belle couche de poussière toutes les mélodies. Mais surtout parce que " Five To One " ose pasticher "In-A-Gadda-Da-Vida" d'Iron Butterfly sur la place publique. Pardon sur "Public Place". Même qu'au beau milieu du morceau on y retrouve un semblant de solo de batterie. Le délit prémédité dans toute sa splendeur/son horreur! (biffez la mention inutile).

 

The Fleshtones

Beautiful Light (Ep)

Titre maître de cet Ep, "Beautiful Light" reflète l'aspect le plus pop, le plus soft du dernier album de cet ensemble new-yorkais. C'est peut-être la raison pour laquelle, il a été pressé en single. Une jolie chanson qui aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire de REM. Normal, lorsqu'on sait que l'album a été produit par Peter Buck. Le deuxième titre, ne figure pas sur "Forever Fleshtones", mais bénéficiant de la participation de Mike Mills aux claviers, ne s'éloigne pas tellement du climat général du CD. Finalement, c'est le troisième fragment de ce maxi qui nous semble le plus intéressant. Mixé par Jim Ball et le combo au studio RPM de New York, il recèle un son beaucoup plus crade, plus punk, qui correspond beaucoup mieux au style garage auquel le groupe nous a toujours habitués, et qu'il manifeste si bien sur les planches...

 

The Fleshtones

Forever

Fondé à New York, à la fin des seventies, The Fleshtones a forgé sa réputation sur les planches. Là ils y manifestait une vitalité bien crade, bien rauque, bien ‘speed’ en pratiquant un style musical mi-garage, mi-psychédélique, inspiré du rock des Yardbirds, de Count Five, de Sam The Sham ou de Question Mark & The Mysterians, et saupoudré de rhythm’n’blues. Un cocktail détonnant qui lui permettra de devenir un véritable groupe culte. Aujourd'hui le combo semble s'être assagi, et on ne parle plus guère des sempiternelles altercations entre les deux leaders du groupe, Keith Streng et Peter Zaremba. Zaremba s'intéresse d'ailleurs de plus en plus à la production. Ce qui ne l'a pas empêché de faire appel à Peter Buck, son pote de toujours, pour produire cet album; et puis d'inviter Mike Mills autre REM pour assurer les claviers. Bref, on comprend mieux pourquoi les Fleshtones diluent aujourd'hui leur agressivité dans un garage pop. Même le titres les plus remuants n'ont plus rien de dérangeant. "Forever Fleshtones" macère ainsi dans une solution légèrement cuivrée de r&b, solution filtrée successivement par les vertus les plus mélodiques des Kinks, de Van Morisson, d'XTC et des Stones.

 

Flipper

Album Generic Flipper

Alors qu'en 1977, Sid Vicious créait le pogo, de l'autre côté de l'Atlantique, Flipper inventait, le ‘worm’, technique qui consistait à s'effondrer sur le sol, en essayant d'entraîner le plus de monde avec soi. L'aventure de cet ensemble californien cessera pourtant le 9 décembre 1987. Dramatiquement. Will Statter succombant à une overdose d'héroïne. Après cinq années de silence, Flipper vient de se reformer. "Album Generic Flipper" ne constitue pourtant pas le nouvel opus du combo yankee, mais une réimpression en CD d'un elpee paru en 1982. Le nouvel album serait déjà sorti aux States. Mais pour le Vieux Continent, il faudra probablement encore attendre quelques semaines. "Album Generic Flipper" reflète la partie la plus pure de l'esprit hardcore propagé outre-Atlantique. Celui que développera au cours des eighties des groupes comme Black Flag, Hüsker Dü ou Meat Puppets. Mais également début des nineties, des formations comme Nirvana ou les Melvins. Un véritable document dont l'expression filandreuse, corrosive, désespérée, nous permet juste de patienter jusqu'à la sortie du futur CD: "The Light, The Sound..."