Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Modern English

Take me to the trees

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Fondé en 1979, Modern English a publié, début des eighties, trois albums incontournables : « Mesh & Lace » en 1981, « After the Snow » en 1982 et « Ricochet Days » en 1984. Le groupe s’est séparé et s’est reformé à deux reprises, la dernière fois, en 2010. Faut dire qu’à l’issue de ces trois opus, il a voulu séduire le grand public, un peu comme Duran Duran ; mais malgré le succès récolté par son single « I’ve melt with you », paru en 1982, sa tentative sera vouée à l’échec. C’est d’ailleurs à cette époque que votre serviteur avait eu l’opportunité d’assister à un de ses concerts –exceptionnel, par ailleurs– dans une salle de gymnastique, à Zedelgem.

Bref, le band est de retour, et du line up initial, il ne manque plus que le drummer. Les 4/5 du band est donc réuni ! Et il vient de graver un nouvel LP, « Take me to the trees ». Un disque qui tient parfaitement la route, même si la voix de Robbie Grey semble avoir perdu de sa superbe. Plus déclamatoire que dans le passé, elle est même très souvent overdubbée. Quant à la musique, elle n’a jamais été aussi proche de celle de Wire, circa « A bell is a cup ». Plusieurs compos véhiculent des messages politiquement engagés, à l’instar du morceau qui ouvre la plaque, « You’re corrupt », qui s’attaque aux multinationales et au néo-libéralisme. Un peu dans l’esprit de « Dance of Devotion », paru 35 ans plus tôt. Ou encore sur « Dark cloud », une piste qui évoque le temps qui passe et les valeurs qui s’effilochent. Des textes qui sont truffés de métaphores. Mais paradoxalement, seul « Flood of light » opère un retour aux sources. Caractérisée par des sonorités de gratte cristallines, cette plage ténébreuse monte progressivement en crescendo. Si « Sweet revenge » agrège krautrock et psychédélisme, la plupart des autres morceaux émargent le plus souvent au post punk. Même l’accrocheur « Trees », dont l’intro emprunte la rythmique du « Heroes » de Bowie. Caractérisé par ses arabesques guitaristiques et son synthé vintage, « Moonbeam » est imprimé sur un tempo new wave. Et dépouillé, « Come out of your hole » baigne au sein d’un climat semi-ambient, semi-sauvage. Un retour plus ou moins réussi, mais qui demande confirmation… car il nécessite chez la formation, une profonde remise en question, si elle ne veut pas être rapidement taxée de ‘has been’…

 

Oozing Wound

Whatever Forever

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Oozing Wound est un trio chicagoan qui pratique un metal agrégeant proto-punk, hardcore, stoner, doom, drone, thrash et noise. A son actif, trois albums et un split LP, partagé en compagnie de Black Pus. « Whatever Forever » constitue donc son troisième et propose 10 pistes qui tiennent parfaitement la route. Seul bémol, le chant. Pourquoi hurler ses paroles ? Pour être dans l’air du temps ? Dommage, car l’expression sonore est le plus souvent mélodique et évite les soli nombrilistes afin de privilégier des tableaux climatiques, développés dans l’esprit d’un Prong. « Weather teamer » pourrait même servir de B.O. à un thriller hitchcockien. Et l’épique « Tachycardia » ainsi que le belliqueux « Sky creep » adoptent un profil sembable. Tout comme « Mercury in retrograde virus », dont les lignes de cordes sont tracées, un peu comme chez Swans. Des cordes qui deviennent même bringuebalantes sur le nihiliste « Diver ». Un feeling qui envahit également le meilleur titre de l’elpee, « Everyhting sucks and my life is a lie ». Il s’ouvre sur un tempo martial avant de se transformer en véritable hymne. Ecrasé par ses riffs en boucle, « Rambo 5 (Pre-Emptive Strike) » aurait pu naître d’une rencontre entre Mastodon et Suicidal Tendencies. L’instrumental « You Owe Me, Iommi » adresse un clin d’œil au célèbre gratteur de Black Sabbath (NDR : non, non, il ne lui doit rien, ce serait plutôt le contraire), alors que les sonorités de guitare lorgnent plutôt vers Metallica. Il y a bien longtemps que votre serviteur n’avait plus autant flashé sur un groupe de métal… même si la voix a sans doute de quoi le contrarier…

 

Soviet Soviet

Endless

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Soviet Soviet est un trio italien qui pratique un post punk dans l’esprit d’Interpol voire des Editors, à leurs débuts. Différence, la voix est plus claire et aurait pu naître d’un croisement entre celles de Peter Murphy (Bauhaus), Neil Tennant (Pet Shop Boys) et Stan Ridgway (Wall of Voodoo). « Endless » constitue son second elpee, un disque dont les compos ont été rôdées lors des tournées. Les cordes de guitare sont tintinnabulantes, gémissantes, piaillantes et celles de la basse, cotonneuses, graveleuses ou grondantes. Le drumming est efficace. Le tempo est en général soutenu, parfois même tempétueux. Il y a un zeste d’électronique et circonstanciellement, la présence d’une boîte à rythmes. Mais bon, si cet elpee devrait plaire aux aficionados de post punk à coloration ‘dark’, on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement original…

 

-n-

Transmissio

Imaginez la rencontre entre Jean-Michel Jarre (époque Oxygène) et Dominique A et vous devriez obtenir une expression sonore comparable à celle qui figure sur « Transmissio », un double concept album. Elle est signée n, un projet derrière lequel se cache Jean-François Hue, un musicien établi à Ans.

Le chant est intimiste et les paroles, poétiques, presque naïves. Lors des passages plus rythmés, on pense à Guerre Froide, le projet français de wave / minimal synth (souvenez-vous de « Demain Berlin »). L'ombre de Gérard Manset plane, en outre, sur quelques plages. 

Les compositions sont longues, en forme de progressions répétitives. La programmation de la boîte à rythmes et des synthétiseurs est très subtile et particulièrement élaborée. Les atmosphères sont délicates et romantiques. De l'ensemble, il émane une fragilité et une douceur qui envoûtent le mélomane. Et il se laisse alors transporter, en douceur...

C'est comme une invitation à un voyage onirique en bord de mer, guidé par le reflux des vagues et le scintillement du soleil couchant.

En dire plus serait un crime : au lecteur de découvrir par lui-même le charme discret et hypnotique de ce disque manifestement original...

Jean-François Hue a pris en charge la composition, la réalisation et le graphisme. Mixé au studio Climax à Liège, l’opus a reçu le concours de Philippe Libois.

Pour voir le teaser, c’est ici 

Pour commander le double CD, il faut écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

 

Open’er 2017 : jeudi 29 juin

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La sécurité est devenue le maître mot dans les festivals. Sécurité humaine et sécurité des infrastructures. Le drame qui a secoué l’édition 2011 du Pukkelpop a entraîné de nouvelles mesures, y compris hors de la Belgique. Alors quand les prévisions météorologiques décrètent un avis de tempête, en fin d’après-midi, c’est le branle-bas de combat. Les organisateurs décident de chambouler le programme, et de le repousser en soirée, voire plus tard dans la nuit. Ce qui va écourter le planning de votre serviteur. Pour gouverne, le site sera épargné par ces intempéries…

En ce début d’après-midi, Charli XCX grimpe sur l’estrade. Sur la plaine, il y a du vent et il fait froid. Et pourtant, son show va faire remonter la température de quelques degrés. Vêtue d’un minishort et d’un top moulant (NDR : à la limite aussi vulgaire que celui porté par Miley Cyrus) et coiffée d’une casquette ‘up to date’ bien fixée sur le front, elle va multiplier les déhanchements. Le tout en se servant d’une recette toute simple pour enrober ses tubes : du r&b, des fumigènes et des cotillons. Et ses hits sont légion. Les ados se sont massés aux premiers rangs et ils reprennent les refrains en chœur, car ils les connaissent par cœur. Sans oublier de s’autoriser un selfie, en compagnie de la star, quand elle se rapproche de la foule. Qui semble prendre du bon temps. Votre serviteur, beaucoup moins…

En fait il attend, The Kills, un de ses groupes préférés. Surtout qu’il a loupé son concert intimiste, accordé au VK. Le combo se produit sur la grande scène. Et il fallait craindre que ce podium ne soit pas adapté à la prestation d’Alisson Mosschart et de Jamie Hince. Mais les doutes seront rapidement dissipés, balayés par de solides riffs de guitares. Le décor sur le podium est sobre. Seule une toile –dont le design semble inspiré par celui du dernier elpee, « Ash & Ice »– tapisse l’arrière-plan. La boîte à rythmes et le préposé aux fûts se conjuguent pour imprimer le tempo. Mais toute l’attention de l’auditoire est focalisée sur les deux leaders, VV et Hotel. Le public masculin est littéralement sous le charme d’Allison, comme s’il était hypnotisé. A cause de sa voix. Mais aussi de sa silhouette, qui pourrait facilement se prêter à un défilé de mode. Jamie a le sourire aux lèvres. En permanence. Tout en balançant ses solos de gratte. Un moment fort de la soirée… et du festival. 

Après cette claque rock, retour vers la Tent stage pour assister à la fin du set de M.I.A. Que de chemin parcouru par la Srilankaise depuis son passage à De Kreun, en 2010. Les écrans vidéo sont impressionnants et couvrent la largeur de la scène. Mathangi et sa choriste soignent les refrains et les pas de danse. Ils déambulent au bord de l’estrade, mais s’autorisent des incursions au sein de l’auditoire. L’artiste n’en oublie pas son tube « Paper planes », un titre qui sample le fameux « Straight to hell » du Clash, un morceau paru en 1982. Quand on pense que la plupart des spectateurs n’étaient pas encore nés à cette époque ! ‘I fly like papers, get high like planes’ s’exclame Maya. Et elle n’a pas vraiment tort, car une symbiose s’installe entre elle et la foule ; et cette forme de synergie la booste, manifestement…  

Il y a du peuple pour assister au concert de Foo Fighters. Beaucoup même. Et il s’ouvre en force par trois tubes : « All My Life », « Times Like These » et « Learn to Fly ». Mais la suite va se révéler moins fringante. L’accumulation de dates dans les stades et grands festivals semble influer négativement sur la voix de Dave Grohl. Elle est bien trop rauque. Faut dire qu’il ne cesse de pousser des cris pendant et entre chaque titre, alors que la présentation des compos pourrait être opérée en douceur. Les morceaux sont longs, pour ne pas dire tirés en longueur. Et les intros –dont certaines sont empruntées à Queen et Van Halen– ne sont pas de nature à réduire la voilure. Faut dire que le groupe a beau être généreux, il doit quand même assurer un show de 2h30 ! Au cours duquel, il va quand même nous réserver une vingtaine de titres, dont en final, « Best of you » et « Everlong »…

(Organisation : Open’er)

 

Strand of Oaks

Hard Love

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Strand of Oaks, c’est le projet de Timothy Showalter. Ce songwriter n’est pas du genre à faire les choses à moitié. En 2014, il publiait l’album « Heal ». L’artiste américain (NDR : originaire de l’Indiana, il réside aujourd’hui à Philadelphie) y racontait comment il était passé près de la mort, suite à un accident de voiture. « Hard Love » constitue son cinquième elpee. Découpé en 9 plages, ce disque traduit des états d’âme, qu’on pourrait qualifier de dépressifs…

Principal reproche : la production est (trop ?) léchée. Et dès la première piste, c’est flagrant. Pourtant, les compos sont bien électriques et se distinguent par des mélodies bien ficelées, tout en ne recherchant pas, à tout prix, la facilité. « Radio Kids » est sculpté dans le pop/rock. Les racines sudistes remontent à la surface tout au long de « Salt Brothers ». Un instant, on pense même aux premiers opus de Kings of Leon, avant que le band ne se trompe de chemin. Pas d’électricité sur « Cry », mais des accords de piano. Le tempo est plus lent. La voix de Timothy est davantage fluette. Le spectre de Jeff Buckley y plane. Enfin, flirtant avec un blues bien crade, « Quit it » constitue incontestablement la meilleure piste de l’opus… 

Bref, « Hard Love » n’est pas du tout déplaisant à écouter, malgré quelques pistes formatées pour la bande FM. Et puis les plus aventureuses, sont vraiment intéressantes. Strand of Oaks se produira le 17 août, dans le cadre du Pukkelpop.

 

A Winged Victory For The Sullen

Iris

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Derrière le patronyme A Winged Victory for the Sullen, se cachent deux Américains : Adam Bryanbaum Wiltzie (NDR : membre fondateur de Stars Of The Lid et The Dead Texan) ainsi que Dustin O’Halloran (NDR : établi à Berlin, ce compositeur a notamment signé la B.O. du film ‘Marie-Antoinette’ de Sofia Coppola). C’est en Italie, en 2007, que les deux musiciens se sont rencontrés au cours d’un festival. Ils ont alors donc décidé de monter ce nouveau projet, en agrégeant symphonique et électronique. Pas étonnant, dès lors, qu’AWVFS soit hébergé sur le label londonien indépendant Erased Tapes, boîte qui fait la part belle au néo-classique, et notamment grâce à Nils Frahm, Olafur Arnalds ou Peter Broderick…

« Iris » constitue le troisième long playing du band yankee. A l’origine, les différents morceaux servaient de soundtrack pour « Iris », un film français qui met en scène Romain Duris et Charlotte Le Bon. Un long métrage réalisé par Jalil Lespert (NDR : scénariste et acteur, il est également le réalisateur du film « Yves Saint-Laurent », consacré au célèbre couturier parisien, décédé en 2008).   

Les plages sont instrumentales. Les nappes de claviers se fondent dans l’instrumentation classique assurée, en grande partie, par l’orchestre de Budapest. Tout à tour, les cordes ou le piano prennent le pouvoir. Quelques invités sont venus apporter leur pièce à l’édifice.

Dans l’ensemble cette œuvre baigne au sein d’un climat proche de celui imaginé par leur compagnon de label, Nils Frahm. Cependant, il faut admettre qu’AWVFS est passé maître dans l’art de dessiner des paysages sonores où les moments atmosphériques côtoient des crescendos. 

Contrairement à certaines B.O. qui souffrent de l’absence d’images, AWVFTS réussit le pari de ne pas en dépendre. Ce qui explique pourquoi « Iris » est un excellent album… 

 

Camille

Ouï

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Ce cinquième long playing de Camille, on aurait préféré ne jamais l’avoir ouï. Sa voix chevrotante, plus fragile que la flamme d’une bougie en pleine tempête, est profondément agaçante. Même pas possible de la sauver en prétextant que c’est momentané ; non, non, c’est bel et bien perpétuel. Ses montées dans les aigus n’ont rien de séduisant, ils donneraient plutôt mal à la tête, comme si on vous bombardait d’ultrasons. Les textes sont d’une niaiserie peu commune, d’un inintérêt extraordinaire. La chanteuse parisienne a même sûrement quelques problèmes grammaticaux parce qu’on cherche où se cachent les phrases complètes. Elle a dû perdre un pari avec des copines. ‘On a mis des mots dans un chapeau, tu choisis et tu dois faire des chansons avec ça’. Impossible autrement. Ce qui débouche sur : piscine, twix, fontaine de lait, lasso… Passionnant ! Même la musicalité gave au bout de trois morceaux, entre autres parce qu’elle est répétitive. Rarement eu l’occasion d’écouter quelque chose d’aussi déplaisant, d’aussi peu intéressant, d’aussi mauvais. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir cherché du positif, j’ai fouillé mais… Elle dit ne pas mâcher ses mots, on aurait franchement préféré qu’elle les ravale. Cet album fait tellement mal qu’il aurait plutôt dû s’intituler « Ouille ».


 

Foxygen

Hang

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On avait rarement vu pareil sabordage que celui de Foxygen à la sortie de son second opus. Après le succès de « We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic », parfaitement produit par Richard Swift, le jeune duo avait décidé de publier un double concept album. Baptisé « … And Star Power », il était tellement brouillon qu’il était parvenu à faire fuir de nombreux aficionados du groupe. En concoctant son troisième essai, « Hang », la formation en est revenue à de plus ‘raisonnables’ ambitions, se limitant à une formule davantage succincte, soit 8 morceaux en à peine 32 minutes. Moins accessibles que sur sa première œuvre, mais structurés et mélodiques que son ingérable suite, les plages de Foxygen sont toujours marquées par le rock des 60’s et 70’s (Beach Boys et Kinks en tête) et évoluent parfois à la limite du pastiche. Jonathan Rado et Sam France possèdent pourtant ce talent susceptible de construire de petites cathédrales psyché/pop au parfum rétro ; et le premier single, « Follow the Leader », en est certainement la plus belle illustration. Ce qui n’empêche pas le combo de lorgner vers le music-hall (« Avalon ») ou de replonger dans l’univers de Bowie circa 80’s (« Mrs. Adams »). Favorablement. Ce duo est en perpétuelle recherche de liberté. On n’est donc pas bout de nos surprises…

 

Half Japanese

Hear the lions roar

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Au départ, c’est-à-dire à la mi-70’s, les frères David et Jad Fair fondent Half Japenese. La formation crée un rock expérimental lo-fi, style dont elle d’ailleurs précurseur. Sans jamais rencontrer un grand succès, elle parvient cependant à intéresser de nombreux artistes. Ce qui va lui permettre d’opérer une tournée en compagnie de Nirvana, à la demande de Kurt Cobain, qui apprécie particulièrement son expression sonore...

Plus tard, David Fair prend ses distances. Son frère récupère alors les commandes et s’entoure de musiciens chevronnés. Haf Japanese continue à enchaîner les albums et les collaborations auprès de tout le gratin du rock indépendant ; et tout particulièrement Teenage Fanclub, Sonic Youth, Yo La Tengo ou encore J. Mascis.

Etabli au Texas, le combo publie aujourd’hui « Hear the lions roar », un elpee gravé un an à peine après « Perfect ». Half Japanese ne réécrit pas sa formule. Ne vous attendez donc à rien de révolutionnaire… On retrouve le rock (punk) lo-fi auquel la formation nous avait habitués. On redécouvre ce son particulier si bien entretenu par Pavement. Le chant (ou plutôt le phrasé) nasillard et je-m’en-foutisme de Jad Fair évoque toujours celui de Daniel Johnston, en compagnie duquel Fair a par ailleurs déjà enregistré. L’Américain nous raconte encore des histoires de vampires et de zombies, à l’instar de « The Preventers ». Derrière une production minimaliste, les riffs de guitares sont bien sûr efficaces. En outre, ce n’est qu’après plusieurs écoutes, que les mélodies remontent à la surface. Et « On the Right Track » en est une parfaite illustration.

Rien n’a donc réellement changé chez Half Japanese ; mais personne ne s’en plaindra tant ses morceaux sont restés captivants...

 

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