Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Viagra Boys
Afghan Whigs

In Theatrum Denonium – Acte VII

Écrit par

Une réussite de plus pour le 7ème acte du In Theatrum Denonium.

Installé au cœur du Théâtre municipal de Denain, site historique rénové en 2018, le festival a vu défiler sur les planches, Helleruin, Déhà, Bodyfarm, Deströyer 666 et Mysticum.

Le festival s’est ouvert dès 17h50 par Helleruin, un groupe de black metal issu des Pays-Bas. Cette édition a également été marquée par trois sets de Déhà, logé en marge de la salle, dans le grand salon.

Bodyfarm, remplaçant au pied levé Chapel of Disease, est venu défendre son nouvel album « Ultimate Abomination », tandis que Destroÿer 666 a rempli les allées du festival de son thrash metal.

Enfin, cette édition s’est clôturée par la prestation de Mysticum, formation de black metal industriel, offrant un set solide mais surtout un light show qui a fait plus qu’honneur au lieu.

Retrouvez les photos du festival ici

Site officiel : http://intheatrumdenonium.fr

 

Un nouveau souffle pour les Nuits Botanique

L'équipe du Botanique a présenté le programme complet de son festival printanier: Les Nuits, qui se tiendra du 23 avril au 12 mai. Paul-Henri Wauters, directeur, a souligné la particularité majeure de l'événement: une étroite collaboration avec les artistes, qui se concrétise par des créations exclusives et des avant-premières (“releases”).

Auréolée par sa récente collaboration avec Iggy Pop, Catherine Graindorge proposera ainsi une performance exclusive, intitulée “Song From The Dead”. Sur la scène de Bozar, elle sera accompagnée par Simon Huw Jones (And Also The Trees), Pascal Humbert (16Horsepower, Detroit) et Simon Ho. En lever de rideau de la conférence de presse, elle a donné un avant-goût de sa composition, qui repose sur des boucles hypnotiques, des voix éthérées et de très belles envolées de violon. Les autres créations seront à mettre au crédit de David Numwani, Neptunian Maximalism, Clara! et les fidèles de l'Ensemble Musiques Nouvelles.

Au rayon des avant-premières, on citera les “releases” d'Annabel Lee, Marcel, Sagat, Rori, Rive, Pierres, Predatory Void, SOROR, Lo Bailly, Everything Falls Apart, Echt!, Kuna Maze, Jean-Paul Groove, Dan San et Aurel.

Côté belge, la programmation comprendra également Ada Oda, BRNS, COLT, Doria D, Gros Cœur, ICO, KAU Trio, Kuna Maze, Meyy, Mia Lena, Mustii, TUKAN, The Haunted Youth et Eosine, les vainqueurs du Concours-Circuit.

Au niveau international, on a sélectionné pour vous Flavien Berger, Coby Seyn, Lucrecia Dalt, Miel de Montagne, Bill Callahan, La Dispute, ELOI et Johan Papaconstantino. Autre “tip”: le sublime David Eugene Edwards (16Horsepower, Wovenhand), qui sera présent en formule solo le 7 mai à l'Orangerie.

Cerise sur le gâteau: la soirée spéciale BOTA BY NIGHT, le samedi 29 avril à partir de 23h, où des musiciens et DJ internationaux animeront la nuit : Clara!, Eden Samara, Lyzza, Sagat, Space Afrika, Uniiqu3 et Yung Singh.

Outre le centre culturel, dont les serres viennent d'être rénovées, plusieurs lieux décentralisés accueilleront des concerts exceptionnels. Nous avons déjà parlé de Bozar. Épinglons également Sarah Davachi à l'Eglise des Dominicains et November Ultra à l'Eglise Notre-Dame de Laeken.

Cette 30e édition des Nuits sera la dernière pour le directeur du “Bota”, Paul-Henri Wauters. Très ému, il a en effet confirmé son départ en mai prochain. Un coup de chapeau en passant à ce passionné, qui a animé le Centre culturel de très belle manière pendant toutes ces années.

Pour plus d'infos: www.botanique.be.

Fuzz

Back to the end of the sixties…

Écrit par

Ce samedi 4 mars, l’Aéronef accueille trois groupes : Death Valley Girls, Hooveriii et en tête d’affiche, Fuzz, un des nombreux projets de Ty Segall. Ce chanteur, guitariste et batteur californien est tellement prolifique qu’il est parfois difficile de s’y retrouver dans sa discographie, d’autant plus qu’il multiplie les collaborations. Fondé en 2011, Fuzz est un trio réunissant Ty (qui se charge des fûts et du chant), le guitariste Charles Moothart (également frontman, sixcordiste chez CFM et batteur au sein de différents projets de Segall) et le bassiste Chad Ubovich (frontman, sixcordiste chez Meatbodies) qui a remplacé Roland Cosio, en 2013.

Lorsque nous débarquons dans la salle, Hooveriii vient d’entamer son set et il doit y avoir plus ou moins 700 personnes, dans la fosse. Elle est, en tous cas, bien remplie, réunissant pour la moitié des trentenaires et des quadras, mais aussi des jeunes –beaucoup de filles– d’une vingtaine d’années. Etonnant, vu le programme qui va suivre !   

Hoveriii (NDR : prononcez Hoover Three) est une formation californienne, dont le dernier album, « A round of applause », est paru en juillet de l’an dernier. C’est son sixième, si on ne tient pas compte du mini LP « Highland Park TV », publié en 2018. Bert Hoover en est le leader. Il est aussi chanteur/guitariste, tout comme Gabe Flores. Le line up est complété par le bassiste Kaz Mirblouk, le préposé au mini-synthé/MPD James Novick (un bonnet enfoncé sur le crâne) et le batteur Owen Barrett. Hormis Gabe, dont la chevelure est abondante, mais bouclée, ils portent tous des cheveux longs et même pour le leader, très longs. 

Première constatation, le son est puissant, voire un peu trop. Au bout de quelques minutes, il faut se résigner à s’enfoncer des bouchons dans les oreilles. Dommage, car on perd inévitablement une fréquence des aigus. Au cours de son set, le band va nous proposer une sorte de kraut/space/psyché/blues rock dont les références oscillent de Can à Allman Brothers Band, en passant par Hawkwind et Pink Fairies. Malgré le tourbillon de riffs et le mur de son spatial, viscéral et fuzz, le sens mélodique est souvent préservé, d’autant plus que les deux chanteurs ont des voix bien timbrées ; cependant, comme elles se conjuguent rarement en harmonie, elles glissent plus difficilement dans les portugaises (NDR : sans les bouchons, évidemment…)

Photos Ludovic Vandenweghe là

Place ensuite à Fuzz. Le trio entame le concert par « Let it love », une compo qui s’ébroue dans le psychédélisme atmosphérique, avant d’opérer une accélération, déjà fulgurante (NDR : les sonorités dispensées par la guitare rappellent celles d’Adrian Gurvitz, du band londonien The Gun, un trio qui avait décroché un hit en 1968, « Race with the devil »). Le combo embraie par « Fuzz's Fourth Dream », d’abord sous la forme d’un blues avant de changer complètement de direction en mettant la gomme. Une construction qui va se reproduire régulièrement au cours du show. L’ombre de The Cream plane (NDR : composé du guitariste chanteur Eric Clapton, du bassiste chanteur Jack Bruce et du batteur Ginger Baker, The Cream était un supergroupe qui a sévi de 1966 à 1968). Mais parfois aussi celles de Groundhogs ou de l’Allman Brothers Band (encore !) …

Dès le quatrième morceau, des audacieux se lancent dans le crowdsurfing, discipline qui va perdurer tout le concert. Ty Segall assure donc le drumming et le chant. Pas vraiment facile à coordonner, mais Ty a de l’expérience et il a une frappe d’enfer. Parfois, on aurait cependant aimé qu’elle soit plus souple. Sur certaines compos, Charles Moothart se consacre également au micro. Notamment sur « Rat race ». Mais c’est sur sa guitare qu’il étale toute sa technique. Encore que lorsqu’il en rajoute plusieurs couches, la démonstration devient gratuite. Si c’est sa manière d’improviser, il n’y a pratiquement plus que les solistes des groupes de métal qui déversent gratuitement un tel flux de notes. Enfin, c’est une question de goût !

Au bout d’une demi-heure de set, Ty s’adresse à la foule pour la première fois et demande : ‘How are you ?’, ajoutant ensuite ‘That’s good’, alors que quasiment personne dans l’auditoire n’a répondu. Lorsque la guitare épouse la voix, votre serviteur ne peut s’empêcher de penser à Taste, trio irlandais qui a sévi à la fin des sixties, et dont le sixcordiste n’était autre que Rory Gallagher. Décidément, les références aux sixties se multiplient. De jolis lasers blancs balaient le podium lors du fiévreux « Say Hello », un morceau qui tout naturellement va prendre de la vitesse en cours de route. Une certitude, le light show est vraiment superbe et évolue bien en phase avec la musique. Tout au long d’un autre blues, « What’s in my head », la basse et la guitare se lancent dans un long bavardage. C’est le titre qui clôt le concert.

Le trio remonte quand même sur l’estrade pour accorder un rappel. Ty concède une seconde fois, quelques mots à l’auditoire. Enfin, pas grand-chose, simplement ‘Thank you !’. Pas très bavard l’artiste. Et la soirée s’achève donc par « Time Collapse/The 7th terror », un morceau caractérisé par son groove entêtant, mais toujours dans l’esprit revivaliste du concert au cours duquel, Fuzz aura puisé dans ses trois elpees, gravés à ce jour…

Photos Ludovic Vandenweghe, ici

Setlist

Let It Live

Fuzz's Fourth Dream

Loose Sutures

Sleigh Ride

Nothing People

Returning

Rat Race

Spit

Jack the Maggot

Earthen Gate

Raise

Say Hello

What's in My Head

Rappel

Time collapse / The 7th terror

(Organisation Aéronef)

Lynyrd Skynyrd

Décès de Gary Rossington, le guitariste de Lynyrd Skynyrd

Écrit par

Le guitariste Gary Rossington, dernier membre fondateur de Lynyrd Skynyrd, est mort ce dimanche 5 mars, à l'âge de 71 ans. La cause de son décès n'a pas été précisée, mais il souffrait de problèmes cardiaques et avait subi une opération vitale du cœur, en 2021.

Il avait survécu à plusieurs accidents graves dans les années 1970, notamment un accident de voiture en 1976 et le tristement célèbre crash aérien de 1977, au cours duquel le chanteur Ronnie Van Zant, le guitariste/chanteur Steve Gaines et de la choriste Cassie Gaines ont perdu la vie. La formation s’était séparée, à l’issue de ce drame, mais il s'était reformé en 1987, en compagnie de nouveaux membres, dont le jeune frère de Van Zant, Johnny, au chant.

Votre serviteur avait eu l’occasion d’assister à un concert de Lynyrd Skynyrd, le 6 décembre 1974, en première partie de Humble Pie. Le band était monté sur les planches en brandissant un énorme drapeau confédéré.

Ainsi, en 2016, lors de convention républicaine de 2016, au cours de laquelle Donald Trump avait été désigné candidat à la présidence des Etats-Unis, il était monté sur scène.

Le combo est surtout connu pour son hit « Sweet Home Alabama », chanson composée en réponse à une chanson de Neil Young. Intitulée « Alabama », elle critiquait l'intolérance et le racisme qui régnait dans cet Etat des States.

Pour les puristes, le solo de guitare dispensé par Gary, dans « Free Bird », une compo de plus de 10’, est considéré comme un des plus remarquables de l'histoire du rock.

 

RIP

 

Maple Paper

Clouds are falling

Écrit par

Ancien gagnant du concours ‘Tremplin’, sous le patronyme SPKT, Maple Paper est un trio basé à Bruxelles et dans le Brabant wallon, dont le premier elpee, « Clouds are falling », vient de sortir.

Découpé en 5 plages, l’album s’ouvre par « Why do people feel lonely », un titre presque slowcore qui navigue quelque part entre Pink Floyd, dont le spectre plane tout au long de l’opus, et Mazzy Star, la voix éthérée de la chanteuse rappelant celle de Hope Sandoval…

« Wings » poursuit sur un tempo aussi lancinant. Les harmonies vocales sont vaporeuses, des sonorités d’orgue vintage s’infiltrent, puis des notes de piano s’invitent avant que ne se déploient des envolées épiques conduites par la guitare…

« Enough » constitue la plage la plus élaborée du long playing. D’abord, elle s’ouvre par des sonorités psychédéliques, un peu comme si des bandes étaient passées à l’envers, puis la section rythmique se frotte au jazz (basse bavarde, drumming syncopé) et la guitare pépie. C’est alors que l’expression sonore se charge d’effets spéciaux, dont des bribes de discours, épouse une boucle de gratte sèche, retrouve ses harmonies vocales brumeuses, avant que le soliste et le vocaliste n’explorent la face cachée de la lune.

Caractérisé par sa jolie mélodie, le titre maître trahit des accents latino. La batterie prend de l’amplitude, la guitare flotte dans l’espace et l’ensemble donne un petit coup d’accélérateur aux 2/3 du parcours.

Essentiellement instrumental, « Yellow river » (NDR : rien à voir avec le tube du band britannique Christie, que Joe Dassin avait repris sous le titre « L'Amérique ») clôt cet LP. La section rythmique s’aventure une nouvelle fois dans le jazz. La guitare dispense des accords plaqués, puis s’autorise un trip cosmique après avoir épousé la voix orientaliste, une piste sur laquelle la basse redevient bavarde, alors que les bruitages de voix remontent à la surface…

Air Waves

The Dance

Écrit par

Collaboratrice du toujours parfait Kevin Morby ou de Katie von Schleicher, Nicole Schneit propose le second elpee de son projet, Air Waves. Et il est en tous points réjouissant. Lors des sessions d’enregistrement, elle a bénéficié du concours d’invités de marque tels que Luke Temple, Cass McCombs et Frankie Cosmos. Tout au long de cet opus, elle nous réserve de petites perles indie pop (« The Roof ») boostées par des cuivres (« Wait ») et discrètement tapissées de claviers, tout en ne négligeant pas d’y injecter une bonne dose de sensibilité. Depuis sa base arrière de Brooklyn, l’Américaine est parvenue à concocter une œuvre plus complexe qu’elle ne paraît. Et le très mélancolique « Black Medal Demon » en est la plus belle illustration… 

Voyou

Les royaumes minuscules

Écrit par

De son vrai nom Thibaud Vanhooland, Voyou est un artiste complet. A la fois auteur, compositeur et interprète, son premier elpee, paru en 2019, avait reçu un excellent accueil critique, tant du public qu’auprès des médias. « Les royaumes minuscules » constitue son cinquième opus, une œuvre, de nouveau conceptuelle, car après avoir choisi un thème, il décline son univers autour de celui-ci.

Féérique, l’intro nous invite à rejoindre son microcosme.

Voyou mélange les genres : électro, pop, bossa nova, chanson française... Tout y passe, mais toujours en y ajoutant cette touche personnelle, sa signature. Les arrangements sont soignés, alors que les textes sont poétiques et introspectifs.

Ces chansons nous plongent dans des ambiances riches et travaillées. Un peu trop, peut-être ? Il y manque quand même des textes de la trempe de « L’hiver », une compo qui nous laisse respirer, accorde plus de place aux paroles et la voix. Mais c’est une question de goût.

Néanmoins, la manière dont Voyou aborde des thématiques universelles et intimes est intéressante. Il parle de la nature, de l'amour, de la solitude, de la vieillesse, de la mort... Des sujets profonds et souvent douloureux, mais toujours traités avec sensibilité et intelligence.

Pour (re)voir son beau clip « L’hiver », qui avait déjà bénéficié d’une chronique, c’est ici

Pour célébrer la sortie de l’album, rendez-vous le 2 mars au Musée de l'Illusion à Bruxelles.

Méthode chanson

https://methodechanson.com/

Guillaume Ledent

Chanson vide (single)

Écrit par

« Chanson vide » est une chanson plutôt bien remplie, certainement pas banale, ni à deux balles.

La manière de chanter et la mélodie vocale de cet auteur-compositeur-interprète tournaisien talentueux, évoque d’abord un ménestrel du Moyen-Age qui nous raconte une histoire transmise de génération en génération.

Légèrement perchée, la voix virevolte et nous emmène ensuite où l’on ne pensait pas aller.

Une déclaration d’amour poétique qui sent l’hiver nous emporte dans l’Ariège pour un cœur en jachère.

Hormis la voix et la trompette d’Emma Duret ainsi que la basse de Bastien Wibaut, les paroles, l’instrumentation et la musique sont signées par Guillaume Ledent.

L’instrument à vent, les percussions et les chœurs incitent à danser et faire la fête en compagnie de Guillaume et Emma.

Le mixage et le mastering ont été réalisés par Géraldine Capart.

Guillaume Ledent se produira en concert le 16 mars 2023 à ‘La Petite Fabriek’ de Tournai. Pour commander son nouvel album ou réserver votre place, c’est ici

Méthode chanson

 

Pulp

Décès de Steve Mackey, le bassiste de Pulp

Écrit par

Steve Mackey, le bassiste de Pulp est décédé ce jeudi 2 mars à l’âge de 56 ans. Pulp s’est formé à Sheffield, dans le nord de l'Angleterre, en 1978. Steve Mackey a rejoint le line up en 1989. Il a ainsi participé aux sessions d’enregistrement des elpees, « Separations », « Different Class », sur lequel figure le hit « Common people », et « His 'n' Hers ». Il était revenu au sein du band de 2011 à 2013, participant à la tournée de reformation, mais avait décliné celle qui devait débuter l’été prochain, afin de poursuivre ses projets dans le cinéma, la photographie et la musique. Il était d’ailleurs devenu producteur et avait mis en forme, notamment, des albums de M.I.A., The Horrors, Florence + the Machine ou encore Arcade Fire.

RIP

Bullet For My Valentine

Plein les oreilles, mais surtout plein la vue…

Écrit par

Ce dimanche 26 février, l’Ancienne Belgique célèbre la grand-messe du metal. A l’office : les vétérans gallois du trash metal, Bullet For My Valentine, le groupe de groove metal progressif Jinjer et des vétérans américains Atreyu. La cérémonie est sold out depuis longtemps. Le concert est sold out depuis belle lurette.

Atreyu ouvre les hostilités à 18h55. Fondée en 1998, sous le patronyme Retribution, la formation de metalcore californien avait changé de nom lorsqu’elle s’était rendue compte qu’un autre band issu du même Etat, répondait à la même appellation.

Depuis le départ du frontman, c’est l’ex-drummer Brandon Saller qui assure le chant. Très grand, il dépasse tout le monde d’au moins deux têtes. Il signale d’emblée : ‘An Atreyu show is fucking fun as shit’. Une vraie bête de scène ! C’est Kyle Rosa qui le remplace derrière les fûts. Le line up est complété par deux guitaristes, Dan Jacobs et Travis Miguel ainsi que le bassiste Marc McKnight. Les gratteurs sont assez mobiles et déambulent constamment. Ils participent également aux backing vocaux. Brandon invite deux audacieux, dans la foule, à se faire un câlin, tout en pratiquant le crowdsurfing. Les musicos sont très interactifs. A deux reprises, Brandon demande à la foule d’exécuter des round circles. Seule une petite dizaine de personnes s’y aventurent, mais se dégonflent rapidement. Mais le quintet n’en démord pas. Et si au cours de « Let The Bull », l’auditoire joue les choristes, pendant « Save Us », Saller –en pleine forme– traverse la fosse pour interprète le très accrocheur « The Time Is Now » et se faire offrir une bière par un spectateur. Puis l’auditoire répond favorablement à l’invitation officielle d’ouvrir le premier circle pit de la soirée sur « Ex’s And Oh’s ». La température monte en crescendo et atteint son pic sur « Battle Drums », au cours duquel musicos et aficionados se déchaînent chacun de leur côté mais en parfaite communion. « Blow » clôt un set de 30’ qui a qui filé à toute allure, un morceau au cours duquel les deux sixcordistes vont entrer en duel, lors d’une joute électrique particulièrement huileuse. Une excellente entrée en matière !

Pour les photos, c’est ici

Setlist : « Strange Powers of Prophecy », « Let the Bull », « The Time Is Now », « Ex's and Oh's », « Save Us », « Drowning », « Battle Drums », « Blow ».

Jinjer embraie. Une formation ukrainienne fondée dans la région de Donesk, en 2009, et établie aujourd’hui à Kiev. Il n’y a plus de membre originel au sein du line up. Aujourd’hui, il implique le bassiste Eugene Abdukhanov, le drummer Vladislav Ulasevish, le guitariste Roman Ibramkhalilov et la chanteuse/frontwoman, Tatiana Shmayluk. Bien que la langue maternelle des musiciens soit le russe, idiome parlé dans l’est de l’Ukraine, Tatiana Shmayluk s’exprime en anglais. A ce jour, le combo a publié six elpees studio, dont le dernier, « Wallflowers », est paru en 2021. Depuis ses débuts, la musique de Jinjer a évolué. Elle fusionne ainsi des éléments de groove metal, de death metal, de metal progressif, de djent et de metalcore tout en s’autorisant des incursions dans le jazz, le rap, le rock ou encore le reggae.

Le set s’ouvre par « Who's Gonna Be the One ». Tatiana est vêtue d’un pantalon noir en latex et d’un body de couleur mauve. Le climat est plutôt sombre. Le light show ne se focalise guère sur les artistes. Glacial, le band semble prendre une certaine distance par rapport à l’auditoire, reflétant ainsi le drame qui se déroule dans son pays, depuis un peu plus d’un an…

Show woman, Miss Shmayluk est cependant remuante et occupe tout l’espace scénique disponible. Faut dire que le matos de BMTH est conséquent. Sa maitrise vocale est impressionnante. Sa voix peut osciller du super mélodique au chant hurlé et guttural, ponctué de grognements… disgracieux. La technique du guitariste est spectaculaire. Que ce soit à travers les riffs ou les solos. Ses doigts glissent sur les cordes à la manière de Steve Vai…

Pour les photos, c’est là

Setlist : « Who's Gonna Be the One », « Judgement (& Punishment) », « Home Back », « Wallflower », « Perennial », « Pit Of Consciousness », « Call Me A Symbol », « Copycat »

Place alors à la tête d’affiche, Bullet For My Valentine (BFMV). Son dernier long playing –un éponyme– est paru en 2021. Depuis, il a quand même publié un single, « Omen », en août de l’an dernier. C’est la cinquième fois que votre serviteur assiste à un de leurs shows.

Le light show est imposant. Un mur de lumières est disposé sur toute la longueur du podium. Au moins 60 projecteurs sont disposés par 4 dans des caissons en bois, sur une hauteur d’un mètre cinquante. Il y en a partout, même au plafond. De quoi aveugler la foule…

Le drummer Jason Bowld est prisonnier sur son immense estrade. Placé au moins à 3 mètres de haut, il siège derrière une double batterie. Elle est énorme. Les trois gratteurs s’installent devant le ‘mur’ : Matthew Matt ‘Tuck’ (lead vocal, guitare rythmique), Michael Padget (guitare solo) et Jamie Mathias (basse). Ces musiciens participent également aux chœurs

En intro, les haut-parleurs crachent le « Chop Suey » de System Of A Down et le « Duality » de Slipknot. Les fans entonnent bruyamment les paroles de « Knives », révélant un avant-goût de ce qui va suivre…

Matthew, Michael et Jamie auraient pu se passer de microphones, tant le public les supplée. Il connaît les paroles par chœur et même celles des refrains des compos qui vont suivre.

Issu de « Gravity », « Over It » baigne au sein d’un metalcore moins sauvage.

BFMV allie avec intelligence, puissance et goût des compositions aux mélodies tranchantes et à la musique agressive.  

« Piece Of Me » et « 4 Words (to Choke Upon) » sont particulièrement ‘catchy’.

Les solos de Michael sont carrés, véloces et précis. Mélodique, chargée d’émotions contrastées et souvent torturées, la voix de Matthew alterne le chant éraillé ou clair. Elle rappelle même parfois l'éloquence d'un Chester Bennington (Linkin’ Park). Quant aux polyphonies vocales, elles sont impeccables.

« Hearts Burst Into Fire » est un morceau qui n’avait plus été exécuté depuis longtemps. Il l’est à nouveau par la volonté des fans. Le spectre de Green Day se met même à planer. Sympa !

Tout au long de « Scream Aim Fire », le batteur frappe sur ses fûts, à une cadence infernale. « All These Things I Hate (Revolve Around Me) » est une ballade semi-acoustique, empreinte de nostalgie. Matthias se réserve l'intégralité du premier couplet. C’est le calme avant la tempête. Tribal ou frénétique, le batteur reprend son train d’enfer. Et comme le light show dépend de l’intensité du drumming… on n’y voit plus grand-chose…

Le concert s’achève par l’impétueux « Death By A Thousand Cuts ». Un retour au metalcore burné originel…

Le quatuor gallois va nous réserver trois titres percutants en rappel : « Your Betrayal », « Tears Don't Fall » et « Waking The Demon ». Que du bonheur !

Bullet For My Valentine se produira dans le cadre des Lokerse Feesten, le 8 août prochain.

Pour les photos, c’est ici

Setlist : « Knives », « Over It », « Piece Of Me », « 4 Words (to Choke Upon) », « You Want a Battle ? (Here's A War) », « Hearts Burst Into Fire », « The Last Fight », « Shatter », « All These Things I Hate (Revolve Around Me) », « Scream Aim Fire », « Suffocating Under Words Of Sorrow (What Can I Do) », « Rainbow Veins », « Don't Need You », « Death By A Thousand Cuts ».

Rappel : « Your Betrayal », « Tears Don't Fall », « Waking The Demon ».

(Organisation : Live Nation et Biebob)

 

Page 55 sur 1356