Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

garbage_olt_rivierenhof_1...
Afghan Whigs

David Crosby

Décès de David Crosby : de son nom l’histoire du rock se souviendra…

Écrit par

Né à Los Angeles, en 1941, David Crosby est décédé à l’âge de 81 ans. Il est surtout connu pour avoir milité au sein des supergroupes Crosby, Stills and Nash et surtout Crosby, Stills, Nash and Young, le quatuor ayant publié, au faîte de sa gloire, l’hymne au festival de Woodstock, auquel il avait participé en 1969. Déjà, alors qu'il n'a pas 25 ans, il cofonde les Byrds en compagnie de Roger McGuinn, Gene Clark, Chris Hillman et Michael Clarke. Dans leur musique, il introduit les premiers riffs de guitare qui s’inspirent à la fois du rock britannique et du folk. Nous sommes alors en 1964. C’est aussi à cette époque qu’il s’intéresse au raga indien et transmet cette passion à George Harrison. Après la séparation de CSN&Y, le rocker californien entame une carrière solo. Et dès 1971, il grave l’indispensable « If I only could remember my name », tout en poursuivant ses collaborations avec Stephen Stills et surtout Graham Nash. Le trio CS&N va cependant continuer à sortir des albums et même se produire en concert, revenant régulièrement en Belgique et tout particulièrement au Kursaal à Ostende. Quant au quatuor CSN&Y il se réunira en 1999 pour enregistrer un troisième opus, intitulé « Looking forward ». Une tournée mondiale est alors envisagée, mais le projet ne se concrétisera jamais.

Outre ses multiples collaborations, il tente une nouvelle aventure au sein d’un groupe fin 1998. Il y est rejoint par Jeff Pevar et de son fils naturel James Raymond.

Reconnaissable entre mille, à cause de sa longue chevelure en broussaille et sa grosse moustache de couleur blanche, David Crosby a été intronisé, à deux reprises, au Rock and Roll Hall of Fame, grâce à CS&N et CSN&Y, alors que cinq albums auxquels il a contribué sont classés par Rolling Stone dans le top 500 des plus grands albums de tous les temps.

Janvier 2021, en pleine pandémie de la Covid-19, il avait confié à l’AFP son envie de continuer à écrire, chanter, se produire sur scène et dialoguer avec son public via les réseaux sociaux.

Emblème de son époque et symbole de la contre-culture, David Crosby a multiplié les excès tout au long de son existence, que ce soit la drogue dure ou l’alcool. La santé de David Crosby s’est alors progressivement détériorée. Atteint de diabète et victime de plusieurs crises cardiaques, il va subir une transplantation du foie, en 1994. Il devra peut-être son salut à son bref séjour en prison qui l'avait contraint à une désintoxication. L’artiste assurait ne plus jamais avoir touché aux substances illicites depuis sa sortie. Lors de son retour en 2014, il semblait avoir repris son destin en main, recommençant à tourner avec Stills et Nash, enregistrer et sortir des elpees solos. « For free », son dernier, était d’ailleurs paru en 2021.

Pourtant, selon la famille, c'est une ‘longue maladie’ qui l’aurait emporté…

A l’instar de Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young, David Crosby est considéré comme un des musiciens les plus illustres de sa génération. Ses accords en open tuning, semblables à ceux du jazz, sur sa guitare et son art à sublimer les harmonies vocales atonales resteront, à jamais, gravés dans l’histoire de la musique rock…

RIP

Jeff Beck

Décès du guitariste légendaire, Jeff Beck

Écrit par

Le guitariste légendaire Jeff Beck est décédé ce 10 janvier 2023, des suites d’une méningite bactérienne. De son véritable nom Geoffrey Arnold Beck, il est né le 24 juin 1944 dans la banlieue sud de Londres, à Wallington très exactement. Il a étudié l’art à l’université de Wimbledon.

Il s’est d’abord produit dans des petits clubs au sein de formations de rhythm’n’blues comme Nightshift, le Johnny Howard Band et les Crescents, avant d’embrasser une carrière professionnelle dès 1963, en rejoignant les Tridents qui accompagnaient l’excentrique Lord Sutch, en tournée. Mais en 1965, il remplace Eric Clapton chez les Yardbirds, parti rejoindre les Bluesbreakers de John Mayall. C’est Jimmy Page qui avait été sollicité. Mais ce dernier recommande Beck, avant de le suppléer en 1966, après s’être côtoyés quelques mois au sein du line up.

Il entame ensuite une carrière solo puis fonde le Jeff Beck Group, notamment en compagnie de Rod Stewart, du pianiste Nicky Hopkins et du bassiste Ron Wood, la formation consommant plusieurs drummers. Mais suite à une mésentente (NDR : ce qui va forcer le band à déclarer forfait pour le festival de Woodstock, en 1969), Rod Stewart et Ron Wood partent fonder les Faces, cédant alors le relais à la section rythmique de Vanilla Fudge. En 1973, ils vont d’ailleurs former un trio sous le patronyme de Beck, Bogert & Appice.

Il décroche son premier succès en 1967, grâce à l’instrumental « Beck’s Bolero », un morceau auquel participent les futurs membres de Led Zeppelin, Jimmy Page et John Paul Jones, ainsi que le futur batteur du Who, Keith Moon.

L’histoire de Jeff Beck est très riche en rencontres et en collaborations, mais au cours de sa carrière, il n’a jamais cessé d’expérimenter, se frottant au blues, au hard rock, au classique, au funk, au jazz/rock, à la soul, à la techno et même à l’opéra.

Il était réputé pour son style instinctif, spontané et nerveux, la plupart du temps, uniquement à l’aide de ses doigts, sans se servir du plectre.

Jeff Beck appartient au panthéon des guitaristes rock de la fin des sixties, à l’instar d’Eric Clapton, de Jimmy Page ou de Jimi Hendrix. Il a été intronisé à deux reprises au Rock and roll Hall of Fame ; d’abord au sein des Yardbirds en 1992, puis comme artiste solo en 2009. Il a été classé cinquième dans la liste des 100 plus grands guitaristes de tous les temps par le magazine Rolling Stone.

Il ne s’est jamais pris pour une star, préférant l’ombre à la lumière et multipliant les jam sessions sur les planches, au cours desquelles ce virtuose de la six-cordes excellait. Dernièrement, il était monté sur scène en compagnie de Johnny Depp.

Sa carrière n’a jamais atteint des sommets commerciaux. Perfectionniste, il préférait enregistrer des disques instrumentaux…

RIP

 

Juicy

Notre société a atteint ses limites…

Écrit par

Julie Rens et Sasha Vonk ont sorti leur premier elpee, en mars dernier. Intitulé « Mobile », il a pris deux ans de retard à cause de la pandémie. Mais Juicy a surtout surpris en invitant un brass band ou un quatuor à cordes à les accompagner sur les planches. Le duo se produisait le 28 octobre 2022 dans la métropole de Lille, et plus précisément à la ferme du Bocquiau de Haubourdin. Le concert est d’ailleurs organisé par l’Aéronef. Avant ce spectacle, les filles ont accordé une interview. Dehors la température est encore clémente et l’entretien va se dérouler au sein du parc arboré entourant cette magnifique salle. L’ambiance est décontractée et Julie ainsi que Sasha vont répondre aux questions sans complexe, ni tabou…

Juicy est un duo de filles dont le r’n’b commence à engranger de plus en plus de succès ; ce qui lui a permis de s’exporter hors de frontières de la Belgique. Comment expliquez-vous cet engouement ? Seriez-vous comme le bon vin qui bonifie au fil du temps ?

-Julie : (rires) On l’espère. Pourvu qu’on ne bouchonne pas ! Au départ, c’était sans prétention, pour rigoler, en quelque sorte. On a joué dans de nombreux bars et de nombreuses foires au boudin, en Belgique. Et puis grâce à nos deux premiers Eps, le premier paru en 2018 et le second en 2019, ainsi que notre premier album, paru cette année, on a décroché de belles tournées, profité de certaines opportunités et expérimenté des collaborations en compagnie d’un orchestre ou d’un brass band. Et nous sommes très heureuses de la tournure des événements.

Vos débuts n’ont donc pas été trop difficiles ?

-J. : Effectivement, ils n’ont pas été trop difficiles. La période la plus compliquée pour nous, c’est maintenant. La post-covid change la donne, car on doit assumer les reports de l’avant-pandémie. Et on a l’impression que l’on doit se battre pour se faire une place. Au début, tout était complètement décomplexé. Nous n’avions pas beaucoup d’ambition et ce qui arrivait n’était que du bonus. Alors que maintenant, il y a un tas d’attentes…
-S. : On a une grande envie de jouer. Comme Julie le disait, il y a tellement de projets, et il faut vraiment se démener pour rester là. Et il y a un petit moment qu’on y est…

Est-il possible de combiner féminisme (pas nécessairement pur et dur), second degré, simplicité, humilité et talent ?

-J. : Ben oui. Nous avons envie d’aborder des sujets sérieux qui nous touchent. Mais on souhaite aussi les aborder avec de l’auto-dérision. Il ne faut pas oublier que dans la vie on traverse des tas d’épreuves difficiles ; dès lors, il est nécessaire de se réserver des moments pour rire…
-Sasha : Et faire passer des messages tout en conservant une énergie très décomplexée sur scène. En y ajoutant beaucoup d’humour…
-J. : Et que Le public puisse choisir entre son intérêt pour les textes ou simplement profiter de la musique, sans intellectualiser les paroles…

La sortie de « Mobile » a été retardée à cause de la Covid. Au cours du confinement, qu’avez-vous apporté de neuf au contenu ?

-S. : Plein de choses. En fait, à la base, tous ces instruments acoustiques n’y figuraient pas. Jean-Marie Rens, le papa de Julie, avait arrangé tout le répertoire pour orchestre. On n’a pas pu concrétiser ce projet. Aussi on a reconsidéré la formule en ajoutant cette instrumentation. Et finalement, le temps supplémentaire dont on a pu tirer parti s’est révélé hyper bénéfique pour nous. Sans ce contretemps, on se serait privé de cette richesse musicale.  Et elle est devenue, un peu, le fil rouge de l’album.
-J. : On a également travaillé une combinaison à deux pianos. Dorian Dumont, le pianiste de Hecht a réarrangé nos morceaux pour cette formule. Ce qui a nécessité énormément de travail. Mais on ne le regrette pas, car nous n’aimons pas perdre notre temps à ne rien faire…

Puggy s’est chargé de la mise en forme pour deux morceaux de « Mobile ». Vous connaissez les musiciens personnellement ?

-J. : Pas vraiment ! Romain et Ziggy se sont chargés de la production additionnelle. Ils bossent ensemble pour la prod. C’était super d’avoir leur touche en plus. Mais pas Matthew ; il s’occupe de ses trucs de son côté…
-S. : Ce qui est chouette, c’est que l’on a travaillé par la suite avec eux. Habituellement, c’est Elvin Galland qui accomplit ces tâches. On a réalisé toute la pré-prod avec lui ; mais lorsqu’on entend les mêmes morceaux pendant des mois et des mois, il devient de plus en plus difficile de trouver des idées pour les améliorer. Il ne faut pas oublier qu’en 2020, l’album était déjà prêt à sortir. Et finalement, Ziggy et Romain ont apporté une note de fraicheur à nos chansons.

Dans vos premières compos, mais aussi à travers vos reprises, vous abordiez des thèmes forts, notamment en dénonçant les stéréotypes et les clichés de la société contemporaine. C’est toujours le cas ?

-J. : Ben oui. Tous les titres de « Mobile » traitent clairement de notre société qui a atteint ses milites. De nombreuses amies, qui sont devenues parents, nous parlent de leurs angoisses vis-à-vis du climat ou tout simplement à cause de la crise économique. Ce sont des sujets que l’on aborde bien plus qu’auparavant, dans nos textes. De la manière d’éduquer son enfant aujourd’hui, dans une société qui ne va pas très bien ou de thématiques du même genre… On peut relier « Youth » à celle que l’on abordait sur les covers et notre premier Ep, en évoquant la diabolisation de la vieillesse de la femme, de cette impression d’obsolescence programmée après 40 ans, dont on ne parle plus.
-S. : Car elles n’ont plus leur place dans l’industrie de l’art.
-J. : Et dans la vie en général… Et on a passé son tour. On estime, en tout cas, important de continuer d’aborder des sujets qui nous touchent dans la vie...

Quel est votre processus d’écriture ? L’une se charge de la musique et l’autre des paroles ou est-ce un exercice en commun ?

-J. : Il existe 1 000 méthodes. Certains morceaux sont écrits à quatre mains.
-S. : On a expérimenté des tas de système de composition. Mais les textes, on les écrits souvent ensemble.

Existe-t-il encore un espoir de revoir le Juicy Orchestra, en concert ?

-J. : Pourquoi pas ! Peut-être à Mons. Un programmateur est venu nous voir en concert, il y a 2 semaines, dans le cadre du festival des Libertés. Et il a déclaré qu’il allait trouver une date. A ce jour, on n’a réalisé ce projet qu’à deux reprises. Mais c’est un spectacle qui se bonifie au fil des représentations. Le concept est génial, mais il est coûteux, car il implique de nombreuses personnes…  

Sasha, ta sœur est également musicienne ?

-S. : Non, c’est la sœur de Julie. Elle joue du violon alto. Elle nous a également accompagnées lors du festival des Libertés.

Julie, dans le passé, tu as assuré quelques collaborations et notamment avec Thomas Akro…

-J. : Oh oui, au cours de mon adolescence. Je chante également dans un projet de musique bulgare. On va d’ailleurs bientôt sortir un album. On devait accorder un concert au Jazz marathon, mais il a été annulé à cause de la première pandémie, en 2021…

Commander Spoon, ce sont des amis ou des connaissances qui partagent le même ADN ? 

-J. : Ce sont de très bons amis avec lesquels on a adoré travailler. On va renouveler l’expérience. Et puis on est fans de leur musique…

Que préférez-vous, vous produire dans des grandes salles, comme l’AB, des petits clubs ou des festivals ? Où votre musique s’exprime-t-elle le mieux ?

-J. : Les petits clubs. Ce qu’on préfère c’est quand les gens viennent vraiment pour nous voir même si parfois, il n’y a pas grand monde. Ensuite, c’est aussi super de jouer lors d’un gros festival, surtout quand personne ne te connait Mais ce n’est pas le même plaisir. En fait tu es là pour te livrer et capter l’attention du public. Alors quand les gens viennent assister à ton spectacle en salle, il y a déjà quelque chose d’acquis et tu es déjà plus connecté à la musique que lorsque tu te produis au festival de Dour à 16 heures. 
-S. : Les petits clubs aussi ! Tu as parlé de l’AB. Alors oui, mais surtout lors de la ‘Release party’. C’était incroyable ! Le public était tellement attentif et concentré pendant notre prestation. C’était le pied. Parmi les petites salles bien remplies, on peut citer le Hasard Ludique à Paris. C’est un espace réduit, mais il y avait 150 personnes, et ce public était venu pour nous. Les spectateurs avaient acheté leur place et c’était trop bien. En fait, je suis plus stressée dans les petites salles, car ce sont des gens qui viennent nous voir. Tandis que lorsqu’on se produit lors d’un festival on va tout donner pour qu’ils viennent nous revoir...

En concert, de temps à autre, il y avait des floches. C’est ce qui faisait la particularité et le charme des ‘live’. Et puis, à une certaine époque, il y avait une guitare, mais elle n’était pas utilisée…

-J. : Oui ça va Didier ! On va la ressortir la guitare. Là on est trop occupée avec nos claviers…

Et si on parlait un peu de vos influences ou de ce que vous aimez écouter…

-J. : Pour l’instant, on écoute Rosalia, un groupe espagnol. On adore. Récemment, nous sommes allés assister au concert d’un groupe australien que l’on apprécie particulièrement : Hiatus Kayiote. Ce qui nous plaît, ce sont des musiques généreuses où il y a plein de trucs à écouter et de la complexité dans les arrangements. On aime aussi James Blake.

Et les musiques de film ?

-J. : On en compose un peu. C’est hyper chouette à faire, mais on entre dans un autre domaine. Et c’est un tout un autre travail.

Seriez-vous intéressées de bosser pour Tim Burton ?

-J. : Oui nous sommes intéressées. C’est un pote à toi (rires) ?

L’animation de vos clips est bien construite. Qui est le réalisateur ?

-J. : Jan Schmicker, un ami allemand qui vit à Paris. Il nous a monté deux clips. Le résultat est génial mais il a abattu un travail de titan alors que ce n’est pas un média qui lui rapporte beaucoup d’argent.

Y a-t-il longtemps que vous n’êtes plus allées manger chez Théo Franken ?

-J. et S. : (éclats de rires) On y va toutes les semaines. C’était une mise en scène et c’est notre plus grand fan. On ne le l’aime pas trop, mais on en n’entend plus parler…

 

Albin de la Simone

Les cent prochaines années (single)

Écrit par

Albin de la Simone a confié la réalisation de son futur album, sur lequel figure son nouveau single « Les cent prochaines années », à Ambroise Willaume, alias Sage.

Ce lâcher-prise très réussi nous donne envie d’en écouter davantage.

En effectuant ce léger pas de recul vis-à-vis de ses chansons, le compositeur-chanteur dévoile pourtant son disque d'auteur le plus personnel. A commencer par cette pochette qui le montre enfant, dans les bras de sa mère.

Le texte nous parle d’un amour vécu, qui aurait pris fin ou pas, mais en tout cas à vocation éternelle, du point de vue de l’artiste. Il faudra lui demander si elle avait la même vision que lui. Nous lui souhaitons le meilleur.

Le côté lumineux, la pop rythmée et balancée du morceau a tout pour plaire. Les claviers soutenus d’Albin se marient merveilleusement aux lignes de basses tracées par Sage, aux interventions à la batterie de Robbie Kuster et aux cuivres enivrants dans lesquels souffle Voyou.

La sortie de l’album est prévue pour le 3 mars 2023.

Albin invité d'honneur du Musée d'Orsay, à l'occasion de l'exposition Manet-Degas, y présentera, entre autres, ses premiers concerts début avril.

Méthode chanson

 

My Concubine

Comme elles s’en vont

Écrit par

Pour la première fois, Eric Falce est seul au chant pour le nouvel LP de My Concubine, « Comme elles s'en vont ». Lizzy Ling, qui avait déjà remplacé Pascale Kendall, a disparu de la circulation. Cependant, le drummer Loïc Mourin et le bassiste Mathieu Denis sont toujours fidèles au poste.

Sur ce disque, Eric nous parle d'amour de manière moins détournée. Une déclinaison cynique de cet état qui nous traverse vu sous différents angles : quand ça fonctionne, quand ça fonctionne moins, quand ça ne fonctionne pas du tout. L'amour en fuite, entre deux êtres, l'amour de soi, rêvé, l'amour de la vie, du monde, l'amour dans la vie et l'amour des autres sont les thèmes que l’on rencontre dans ce disque aux relents parfois baudelairiens. L’amour ne se limite donc pas au plus classique entre deux personnes. Il est pluriel, multiforme, contrarié ou absolu.

Brigitte Fontaine est, passée faire un petit tour, lors des sessions. Sur « L'eschatologie » elle prononce le mot ‘merde’.  C’est le ton d’une saine révolte, animant le disque. D’ailleurs sur ce long playing, My Concubine explore une musique plus toxique, plus frontalement rock.

Le titre maître qui ouvre l’opus parle des choses qui changent au fil du temps, qu’elles soient bonnes ou mauvaises.

Le spectre de Gainsbarre plane tout au long de cet album. A cause de l’écriture au second degré de la poésie, des idées noires et de la provocation. Une poésie subjective en parfaite communion avec une musique élaborée.

De nombreux cuivres (NDR : notamment trompette et trombone) enrichissent les morceaux, et deviennent même envoûtants en intro de « Hibernation sentimentale ».

Party Dozen

The Real Work

Écrit par

Originaire de Sydney, Party Dozen est un duo qui réunit la saxophoniste Kirsty Tickle (NDR : compositrice de musiques de film et membre du Brisbane Philharmonic Orchestra) et le percussionniste Jonathan Boulet, ici également préposé aux samples (NDR : il qui milite chez Parade et mène, en parallèle, une carrière solo). Depuis sa formation en 2017, le tandem a acquis une certaine réputation en Australie pour ses shows incendiaires. Il a ainsi notamment accompagné les tournées de LIARS, Tropical Fuck Storm et Viagra Boys.

Très personnel, son style musical oscille entre doom, jazz, hardcore, psychédélisme, no-wave et indus. Le duo possède, en outre, un esprit très indépendant. Il écrit, joue et enregistre tout lui-même.

« The Real Work » constitue son troisième elpee, un disque qui continue d’explorer de nouvelles directions tout en conservant la touche Party Dozen.

L’album s’ouvre par « The Iron Boot », un instrumental noisy à souhait qui nous invite dans un flux tumultueux de sons et de sens. Vibrante, l’attaque au sax est malmenée par des percussions tribales. Et le saxophone est toujours aussi agressif tout au long de « Fruits Of Labour ». Dans le même esprit, le bruyant, festif et déjanté « The Worker » s’aventure au cœur d’une cacophonie certainement organisée. Kirsty souffle dans le pavillon de son instrument (à l’envers, si vous préférez) pour en sortir des sonorités étranges via le bec. Ce qui lui permet également de créer une multitude d’effets. On imagine qu’une flopée de musicos ont participé à ce morceau, mais ils ne sont que deux.

Les explosifs « Earthly Times », « The Big Quit » et « Major Beef » se révèlent à la fois haletants, bruitistes et intenses. Il faut attendre la dernière plage, « Risky Behavior », pour que la pression redescende d’un cran.

On notera enfin que « Macca The Mutt » bénéficie du concours d’un invité de marque :  Nick Cave. Ce dernier a certainement dû se souvenir de son aventure au sein du Birthday Party…

Un album expérimental dans le sens le plus authentique du terme…

Milow

Nice To Meet You

Écrit par

« Nice To Meet You » constitue l’opus pop le plus frais et instinctif de Jonathan Vandenbroeck, aka Milow, depuis « North And South » (2011). Le plus spontané de ses 6 elpees studios, aussi. L’artiste recèle pas mal de hits au compteur, mais il ne se repose pas sur ses lauriers. Il continue à suivre sa route. Il signale qu’il s’agit de son album le plus abouti et le plus personnel à ce jour. Ce qui peut sembler étrange, car dans le passé, il a également parlé franchement de la relation avec ses parents. Dans ses chansons, Milow parle de son rôle de père, pour la première fois.

Cet opus est découpé en pièces rares et sautillantes. « Whatever It Takes » en est une preuve flagrante. « Lost Boys » nous réserve un duo spécial en compagnie de Sam Bettens (K’s Choice). Milow reprend le « Thinking Big » du Canadien Martin Gallop, qui a lui-même travaillé sur de nombreuses nouvelles compos de Milow. Son tout nouveau single, « How Love Works », figure sur cet LP, bien entendu. « DeLorean » et « Donkey Kong » se réfèrent à son année de naissance : 1981.  

Sur « Nice To Meet You », Milow se présente à nouveau et est le premier à tendre la main. Bien sûr, après quinze ans de carrière et un enchaînement de tubes internationaux, son nom et son visage ne sont plus inconnus. Mais jamais auparavant il n'avait révélé autant de lui-même et n’avait plongé si profondément dans son âme. Maintenant que nous avons plus que jamais besoin de connexion, Milow a capturé l'air du temps…

Various Artists

The Bob's Burgers Music album Vol 2

Écrit par

Pas facile de chroniquer la bande-son d’un dessin-animé dont on ne connaît rien et qui compte plus de 90 morceaux au générique… bien entendu, être publié par Sub Pop rassure quelque peu mais n’évacue pas tous les doutes pour autant. On parle ici du second volet des plages sonorisant le show ‘Bob’s Burger’ présenté sous forme de dessin-animé, sorte de comédie musicale de 90 (!) vignettes bien barrées au cours desquels Matt Berninger (The National) et Adam Driver apparaissent comme invités ! Et le tout passe étonnement très bien la rampe grâce à la qualité des interprétations, l’humour intelligent et surréaliste ainsi que des arrangements finement réalisés. Pas une seconde de cette B.O. ne suscite l’ennui. Une sacrée prouesse !

La Muerte

Sortilegia

Écrit par

Avant La Muerte, il y avait Marine, un groupe fondé en 1981 par le chanteur/saxophoniste/trompettiste Marc Desmare (aka Marc du Marais, Marco Laguna, Marc Lagoon, etc.) et au sein duquel ont milité les futurs membres de Allez Allez, dont Sarah Osbourne, Kris Debusscher, Robbie Bindels, Nicolas Fransolet et Marka. Lorsque ces derniers tirent leur révérence, Marc reprend le patronyme à son compte. Mais au bout du quatrième single, l’aventure prend fin, d’autant plus que le leader a cédé les droits du nom à un projet de session qui ne fait pas de vieux os. Finalement, en 1983, Marc et Dee-J (Didier Moens) forment La Muerte en compagnie du bassiste basque Sisco de la Muerte et de la drummeuse américaine Becky Wreck. Hormis les deux membres fondateurs, le line up va ensuite connaître des changements plus que fréquents. A ses débuts, les influences oscillent de Birthday Party aux Cramps, en passant par The Stooges, Gun Club, Richard Hell et Motörhead. Et puis, sur scène, le band impressionne par ses versions sulfureuses de classiques comme Lucifer Sam (Pink Floyd), Wild Thing (Troggs), Summertime Blues (Eddie Cochran) ou encore On the Road Again (Canned Heat). Quant à sa musique, les médias la qualifient de féroce, machiste, corrosive, malsaine, convulsive, angoissante ou déjantée, explorant les thèmes de la mort, de la vitesse, du manichéisme, de la puissance, de la haine, de la persécution et autres joyeusetés du genre…

La Muerte sort 8 albums entre 84 et 94, mais le 16 janvier 1994, il accorde son concert d’adieu à la Luna de Bruxelles. Puis, il va se réunir épisodiquement, comme à Dour en 1997 ou se produire sous le nom de Mustang Cobra, en 1999.

Ce n’est qu’en 2014 que Marc du Marais et Dee-J décident de remonter le groupe. Mais ils s’entourent métalleux plus jeunes. Soit deux musiciens de Length of Time, Michel Kirby (guitare) et Christian Z (batterie), ainsi que le bassiste de Channel Zero, Tino de Martino. Après un elpee enregistré ‘live’, en 2015 (« Evil »), le band a grave un éponyme, en 2018, opus de plus en plus contaminé par le métal, mais aussi à l’électro/indus. Et son dernier « Sortilegia », paru en novembre dernier, fait aussi la part belle au métal, même si trois plages (« Monster » et ses références empruntées aux Cramps et aux Stooges, l’intense « Keep your secret » et « Longue misère », une piste interprétée dans la langue de Molière, abordée dans l’esprit des Young Gods) se révèlent plus subtiles et mélodieuses. C’est cet LP que La Muerte viendra défendre le 25 janvier prochain, au Botanique de Bruxelles (pour plus d'infos voir ici).

Les 'Tops' 2022 De Musiczine

Écrit par

Vous trouverez ci-dessous les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs de Musiczine. Au fil des semaines et jusque fin janvier, ce listing s’enrichira des avis de celles et ceux (rédacteurs et photographes) qui ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. La liste des clips sera complétée dans les prochains jours.

L’image prend une place de plus en plus importante. Notamment, à travers les vidéos. Raison pour laquelle Musiczine a décidé, tout comme l'an dernier, de proposer un Top des plus beaux clips (voir tout en bas de la page). Le choix est tout à fait subjectif. Mais il donne une petite idée de ce que la scène alternative est capable de réaliser, sous sa forme la plus arty, dans ce domaine. D’autres clips auraient certainement mérité d’y figurer, mais cette sélection tient la route et surtout ne se contente pas d’immortaliser, sous un angle stéréotypé, un ‘live’ sur les planches ou une session studio.

En attendant, toute l’équipe vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2023.

Philippe Blackmarquis

Top 20 Albums / Eps :

  1. Kate Bush - Hounds Of Love*
    2. Dernière Volonté - Cristal
    3. Miss Kittin' & The Hacker - Third Album
    4. A Projection - In A Different Light
    5. The Soft Moon - Exister
    6. The Present Moment - Enough To Drive You Mad
    7. And Also The Trees - The Bone Carver
    8. Heilung - Drif
    9. Tempers - New Meaning
    10. Zola Jesus - Arkhon
    11. Beach House - Once Twice Melody
    12. Boy Harsher - The Runner
    13. Moderat - More D4ta
    14. Fontaines DC - Skinty Fia
    15. Viagra Boys - Cave World
    16. Sophie Du Palais - Endurance Of Pain Is The Power Of Being
    17. Burial - Antidawn
    18. Trentemøller - Memoria
    19. Rammstein - Zeit
    20. Weyes Blood - In The Darkness Hearts Aglow

* Hounds of Love (1985): Ressuscité en 2022... 

Top 10 albums/Eps Belgique

  1. Kinex Kinex - Artéfact
    2. Rodolphe Coster - High With The People
    3. Front 242 - << Rewind <<
    4. Figure Section - Mirages
    5. Alix van Ripato - Red Spells
    6. Double Darkness - Double Darkness
    7. Dominique Van Cappellen-Waldock - Fleur de Feu / A Fire Ceeremony
    8. Motor!k - 3
    9. Vandenbear - No Plan Survives First Contact Ep
    10. Raum - Montsalvatsche

Béber

Tops 11 Albums

  1. Kae Tempest - The Line is a Curve
    2. Fountain D.C - Skinfy Fia
    3. Alex G - God Save the Animals 
    4. Jesse Tabish - Cowboy Ballads Part I 
    5. Imarhan - Aboogi 
    6. Beth Orton - Weather Alive 
    7. Pete Doherty & Frédéric Lo - The Fantasy Life of Poetry & Crime
    8. Arcade Fire - We 
    9. Big Thief - Dragon New Warm Mountain I Believe in You 
    10. Black Country, New Road - Ants from Up There  
    11. King Hannah - I’m Sorry, I was Just Being Me 

Top 6 concerts

  1. Arcade Fire - Zénith (Lille)
    2. Grandaddy & The Lost Machine Orchestra - Aéronef Lille
    3. Protomartyr - Aéronef (Lille)
    4. Wine Lips Court Circuit - KIOSK (Mouscron)
    5. War on Drugs - Aéronef (Lille)
    6. Bachar Mar Khalifé - Centre culturel (Mouscron)

Taï

Top 15 albums

  1. Silverbacks - Archive Material
    2. Jeff Rosenstock - No Dream
    3. Birds In Row - Gris Klein
    4. Florent Marchet - Garden Party
    5. Odezenne - 12 Mètres en Tout
    6. Turnstile - Glow On
    7. Against Me ! - Is Reinventing Axl Rose
    8. Pete Doherty Pete & Frederic Lo - The Fantasy Life of Poetry & Crime
    9. Fontaines D.C. - Skinty Fia
    10. IDLES - Crawler
    11. Kendrick Lamar - Mr. Morale & The Big Steppers
    12. Viagra Boys - Cave World
    13. The Limiñanas / Garnier - De Pelicula
    14. Metronomy - Small World
    15. The Linda Lindas - Growing Up

Top 5 concerts

  1. Arcade Fire - Zénith (Lille)
    2. Grandaddy - Aéronef (Lille)
    3. Protomarty - Aéronef (Lille)
    4. Wine Lips - Court-Circuit (Mouscron)
    5. Pete Doherty - Aéronef (Lille)

Ludovic Vandenweghe

Top 10 albums

  1. Yard Act - The Overload
    2. The Smile - A Light for Attracting Attention
    3. TV Priest - My Other People
    4. Fontaines D.C. - Skinty Fia 
    5. Calexico - El Mirador 
    6. Beechwood - Sleep Without Dreaming
    7. Wet Leg - Wet Leg 
    8. Damon Albarn - The Nearer the Fountain, More Pure the Stream Flows 
    9. Arno - Opex 
    10. A-ha - True North

Top 10 concerts

  1. Tv Priest - Aéronef (Lille) - 19/11/2022
    2. Yard Act - Aéronef (Lille) - 14/06/2022
    3. Phoenix - Ancienne Belgique (Bruxelles)- 22/11/2022
    4. Calexico - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 13/05/2022
    5. Beechwood - Aéronef (Lille) - 28/09/2022
    6. Front 242 - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 08/07/2022
    7. Arcade Fire - Sportpaleis (Anvers) - 12/09/2022
    8. Bloc Party - Aéronef (Lille) - 11/05/2022
    9. Fontaines DC - Aéronef (Lille) - 10/04/2022
    10. Miles Kane - Aéronef (Lille) - 22/04/2022

Akim Serar

Top 10 albums

  1. Just Mustard - Heart under
    2. Breanna Barbara - Nothin’ but time
    3. Horsegirl - Versions of modern performance
    4. Yard Act - The overload_
    5. Gloria De Oliveira & Dean Hurley - Oceans of time
    6. The Black Angels - Wilderness of mirrors
    7. Crows - Beware believers
    8. The Stroppies - Levity
    9. Wet Leg - Wet leg
    10. White Lung - Premonition

Top 10 concerts

  1. Sigur Ros - Palladium (Cologne) - 27/10/2022
    2. Sylvie Krusch - Het Depot (Louvain) - 11/03/2022
    3. And Also The Trees - Reflektor (Liège) - 17 06/2022
    4. Whispering Sons - Muziekgieterij (Maastricht) - 22/05/2022
    5. Crows - Botanique (Bruxelles) - 18 04/2022
    6. Ride - Zakk (Dusseldorf) - 15/11/2022
    7. Woodkid - Neimënster (Luxembourg) - 12 07/2022
    8. Tramhaus - Microfestival - Liège - 5/08/2022
    9. Flat Worms - KulturA - Liège - 16/06/2022
    10. Sharko - Concert privé (Stoumont) - 29/10/2022

Top 5 albums Belgique

Tamino - Sahar
Sharko - We love you David
Jahwar - Tasweerah
DAAN - Ride
Warhaus - Ha ha heartbreak

Didier Deroissart

Top 20 albums

Beth Hart - A Tribute To Led Zeppelin 
Ibeyi - Spell 31 
Juicy - Mobile 
Liam Gallagher - C’mon you know 
Midnight Oil - Resist 
Lous And The Yakuza - Iota 
Stephan Eicher - Ode 
Aloïse Sauvage - Sauvage 
Suzane - Caméo 
Flor Del Fango - Paz Y Pan 
Muse - Will Of The People 
Ozzy Osbourne - Patient Number 9 
Pomme - Consolation 
Charlie Winston - As I Am 
Bruce Springsteen - Only The Strong Survive 
Xavier Rudd - Jan Juc Moon 
Banks - Serpentina 
Ben Harper - Bloodline Maintenance 
Thea Wang - While He Is Still Asleep 

Top 10 albums Belgique 

Juicy - Mobile 
Arno - Opex 
La Jungle - Ephemeral Feast 
Lous And The Yakuza - Iota
Marble Sounds - Marble Sounds 
Edouard Van Praet - Cycle 
Twin Toes - Long Story Short 
Unik Ubik - I'm Not Feng Shui 
Roscoe - Folds 
Stromae - Multitude 

Top 20 concerts

Juicy - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 25/03/2022 (release party)
Selah Sue - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 13/10/2022 et 27/04/2022
The Inspector Cluzo - Roots And Roses (Lessines) - 1/05/2022
Larkin Poe - Cirque Royal (Bruxelles) - 7/05/2022
Triggerfinger - Festival Au Carré (Mons) - 03/07/2022
Seasick Steve - Lokerse Feesten (Lokeren) - 10/08/2022
Calum Scott - Cirque Royal (Bruxelles) - 24/09/2022
Aurora - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 7/09/2022
Parkway Drive - Forest National (Bruxelles) - 12/09/2022
Banks - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 22/09/2022
Whispering Sons - Zik-Zak (Ittre) - 1/10/2022
Ibeyi - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 6/10/2022
Kasabian - Cirque Royal (Bruxelles) - 8/10/2022
Aloïse Sauvage - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 3/11/2022
Marble Sounds - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 06/11/2022
Suzane - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 17/11/2022
The Hu - Ancienne Belgique (Bruxelles) - 21/11/2022
Beth Hart - Cirque Royal (Bruxelles) - 23/11/2022
Charlie Winston - La Madeleine (Bruxelles) - 26/11/2022
Damso - Palais 12 (Bruxelles) - 10/12/2022

Sébastien Leclercq

Top 12 concerts

Crows - Botanique (Bruxelles)
Die Krupps - Casino (Sint-Niklaas)
Viagra Boys - Botanique (Bruxelles)
Parquet Courts - Hear hear festival (Hasselt)
Dry Cleaning - Botanique (Bruxelles)
Boum de Noêl - Magasin 4 (Bruxelles)
Protomartyr - Botanique (Bruxelles)
The Mission - Sinner's day (Ostende)
Ludwig von 88 - CC Magritte (Lessines)
The National -  Docklands (Limerick, Irlande)
Vitalic - Ancienne Belgique (Bruxelles)
Editors - Republica (Valence, Espagne)

Flop 3 concerts

Wet Leg - Botanique (Bruxelles)
IamX - Sinner's day (Ostende)
Pixies - Hear hear festival (Hasselt)

Missed 3 concerts

Nick Cave - TW Classic (Werchter)
Just Mustard - Botanique (Bruxelles)
Girls in Synthesis - Magasin 4 (Bruxelles)

Bernard Dagnies

Tops 30 albums

The Dream Syndicate - Ultraviolet battle hymns and true confessions
King Hannah - I’m not sorry, i was just being me
And Also The Trees - The Bone Carver
Fontaines DC - Skinty Fia
Yard Act - The Overload
TV Priest - My Other People
Calexico - El Mirador
50 Foot Wave - Black Pearl
Loop – Sonancy
Soak - If i never know you like this again
Spice – Viv
Spiritualized - Everything was beautiful
White Lung – Premonition
The Burning Hell - Garbage Island
Death Bells - Between here and everywhere
Julia Shapiro – Zorked
Liam Gallagher - C’mon you know
Midnight Oil – Resist
Wovenhand - Silver Sash
Animal Collective - The Skiffs
Murlocs Rapscallion
Death Rabbits A different place
Preoccupations – Arrangements
Black Lips - Apocalypse Love
Beechwood - Sleep without dreaming
The Black Angels - Wilderness of mirrors
Magon - A night in Bethleem
Launder – Happening
Rolling Blackouts Coastal Fever - Endless Rooms
Cate Le Bon - Pompeii

Top 5 Concerts

  1. TV Priest - Aéronef (Lille)
    2. Yard Act - Aéronef (Lille)
    3. Gaëtan Roussel - Aéronef (Lille)
    4. Beechwood - Aéronef (Lille)
    5. Fontaines D.C. - Aéronef (Lille)

Top 10 Clips vidéo

Dead Meadow ‘The Left Hand Path’

Macie Stewart ‘Maya, Please’

Daan ‘Western’

Gilla Band ‘Eight fivers’

John Cale ‘Night Crawling’

Quitters ‘Borders’

Primevère ‘Sémiophore’

Editors ‘Heart attack’

Mes Souliers sont Rouges ‘Maraîcher mon ami’

Ghost ‘Call me sunshine’

 

Pour les Tops de la rédaction néerlandophone, c'est là

 

Page 58 sur 1356