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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 14 avril 2018 03:00

Time stays, we go

Paru en avril 2013, « Time stays, we go » constitue le quatrième opus de The Veils. Un disque fondamentalement rock, mais qui autorise des influences oscillant du folk à la country, en passant par les références latines. Latino, à l’instar du chaleureux « Turn from the rain » et du sémillant « Birds », propulsés sur un tempo digne de Calexico et épicé d’interventions –on suppose– de marimba. Un rythme qui se révèle souvent versatile. Depuis le convulsif et offensif « Through the deep, dark wood », jusque la valse enlevée « Another night on earth », en passant par le métronomique « Train with no name », illuminé par des cordes de gratte carillonnantes ainsi que le contagieux « The pearl », imprimé sur un tempo new wave, mais surtout caractérisé par sa très jolie mélodie. Tout comme sur « Sign of your love » au refrain particulièrement accrocheur. Sans oublier l’épique et le sauvage « Dancing with the tornado », qui aurait pu figurer au répertoire de Nick Cave. Ballade mystérieuse, « Candy apple red » est soulignée par des accords de guitare surf et une ligne de basse ténébreuse. Et construit en crescendo, élaboré, « Out from the valley & into the stars », le titre qui clôt le long playing, s’achève au cœur d’un tourbillon d’orgue rafraîchissant. On n’en oubliera pas pour autant la voix savoureusement éraillée de Finn Andrews, qui apporte cette coloration si sauvage et torturée à l’ensemble, et dont les lyrics sont, très souvent, empreints d’ironie…

Le long playing est enrichi d’un second compact disc. Baptisé « The Abbey road Ep », il a bien sûr été enregistré au célèbre studio londonien. Quatre plages, issues de l’album, sont ici bien cuivrées, dont une version de « Turn from the rain », au cours de laquelle le riff de gratte lorgne vers Devendra Banhart, alors que l’ensemble est à nouveau proche de Calexico (NDR : à cause du marimba, mais aussi de ces cuivres). Et puis « The pearl » qui baigne au sein d’un climat ‘doorsien’. Enfin, inédit et minimaliste, « Summer & smoke » se limite à la voix et à la sèche.

 

jeudi, 12 avril 2018 18:47

Joseph Arthur et Peter Buck en duo

L’ex-REM Peter Buck et Joseph Arthur publieront un album commun ce 15 juin 2018. Intitulé « Arthur Buck », il a été produit par Joseph et mixé par Tchad Blake (U2, Pearl Jam, The Black Keys) et réunira onze compos co-écrites par le duo.

Tracklisting

1. I Am The Moment
2. Are You Electrified?
3. The Wanderer
4. Forever Waiting
5. If You Wake Up In Time
6. Summertime
7. American Century
8. Forever Falling
9. Before Your Love Is Gone
10. Wide Awake In November
11. Can’t Make It Without You

www.ArthurBuckMusic.com

 

dimanche, 25 mars 2018 03:00

Heure d’arrivée

Pochette originale (NDR : un disque pour zone bleue, dont se support indique les heures) pour le premier elpee de Tricot Combo, un quatuor issu des Herbiers, en Vendée (NDR : c’est juste à côté du Puy du Fou) qui revisite de manière humoristique, des chansons populaires et à boire. Idéal pour les arts de rue ; d’autant plus que théâtrales, leurs prestations ‘live’ seraient particulièrement enthousiasmantes…

 

lundi, 26 mars 2018 19:48

Summer light

Au sein d’un univers où on ne compte plus le nombre de formations qui se sont lancées ou ont opté pour l’électro/pop, difficile de se faire une place au soleil. Et pourtant la tendance ne semble, pour l’instant en tout cas, pas prête de s’inverser. Quatuor bordelais, Tample a également décidé de s’y plonger. Dansante (sauf pour le dernier morceau, le mélancolique « Kings of earth »), la musique navigue quelque part entre Phoenix, M83 et Girls In Hawaii (celui des derniers disques, of course). S’il n’y avait la guitare, tour à tour limpide (« Chimer » »), surf (le contagieux « Runaway ») ou funkysante (le plus disco « One might stand ») et cette basse qui assure la contre-mélodie sur deux plages, dont la dernière citée et « Runaway », ainsi que la voix diaphane du chanteur, on resterait sur sa faim. Il y a bien un peu de sifflotement sur deux pistes qui apporte un zeste d’insouciance à un ensemble hésitant entre climats allègres, mélancoliques, atmosphériques ou angoissants (« Power » et son tempo martial) ; mais si les claviers émoustillent parfaitement l’opus, la boîte à rythmes, bien trop basique, finit par plomber le tout.

 

lundi, 26 mars 2018 19:43

Renaissance (Ep)

Simon Beaudoux et Martin Chourrout ne sont pas des illustres inconnus, puisqu’ils militent chez Exconvaldes depuis 17 longues années. Mais les deux compères ont décidé de se lancer en duo, à travers ce Ravages. En troquant les guitares contre des synthés. Et puis surtout en proposant des textes dans la langue de Molière au lieu de celle de Shakespeare.

Si le patronyme s’inspire d’un roman de science fiction écrit par René Garjavel, un ‘s’ en plus, dansante, la musique nous replonge dans les eighties, puisant ses références, tour à tour chez Taxi Girl, Indochine, Kraftwerk, Visage, Cure (NDR : cet épanchement de mélancolie sur le morceau d’ouverture, « Gamma ») et même Diabologum.

En outre, empreints de mélancolie, les textes sont bien torchés et collent parfaitement à l’expression sonore, une jolie performance, quand on sait que la synth/pop et l’idiome français font rarement bon ménage. Une double prouesse qui devrait ramener sur terre ces tas de groupes qui injectent gratuitement de l’électro dans leur expression sonore ou s’y sont convertis, pour être dans l’air du temps. On attend l’album avec impatience…

 

lundi, 26 mars 2018 19:41

Tara (Ep)

« Tara » constitue le deuxième Ep de Lonny Montem et Guillaume Charret, aka Yules, un duo français qui pratique une forme de folk traditionnel inspiré par Joni Mitchell, Joan Baez ou encore Laura Marling. Ce disque fait suite à un autre Ep, baptisé « What kind of music do you play », paru en février de l’an dernier. Enregistré au beau milieu de l’Auvergne, au sein de la maison du paternel de Lonny, ce nouvel essai nous plonge au sein d’un environnement propice à la rêverie, la quiétude, le réconfort et où la nature règne en maître. Découpé en 7 pistes, il recèle deux reprises dont le « You can close your eyes » de James Taylor et le « Old friends » de Paul Simon ». Si la sèche et/ou le banjo, le plus souvent joués en picking, sert de trame aux compos, glockenspiel, drums, violon ou encore melodica s’invitent suivant les circonstances. Et le tout est souligné par les superbes harmonies vocales échangées entre les deux artistes, la voix de Lonny se révélant, par ailleurs, d’une grande pureté. En outre, les mélodies sont particulièrement soignées. C’est beau, frais, léger, romantique, empreint de délicatesse et digne de Lady & Bird. Suffirait d’un zeste de gratte électrique pour que l’ensemble prenne une dimension remarquable…

 

lundi, 26 mars 2018 19:38

It

« Album dress », le précèdent elpee de Frantic était paru en 2005. Depuis, François-Olivier Nolorgues a défendu différents projets, concrétisé, la plupart du temps, par des singles, dont un en compagnie de Marc Almond et un autre, de Dominique Dalcan. « IT » a été enregistré entre Paris et Londres et mixé à Los Angeles par l’équipe d’ingénieurs du son de M83, sous la houlette du producteur britannique Flood (Depeche Mode, Gary Numan, New Order, PJ Harvey, Smashing Pumpkins, Soft Cell, U2, etc.)

Vocalement, François-Olivier est un véritable caméléon, capable d’emprunter tour à tour le timbre et même les inflexions, de Devandra Banhart, Bryan Ferry, Peter Murphy, Mark Hollis ou encore Dominique A. Musicalement, Frantic puise ses sources dans les eighties, et tout particulièrement chez Depeche Mode circa « Construction Time Again », John Foxx, Ultravox voire Tubeway Army. Hormis le minimaliste « And leave it all behind », plage au cours de laquelle, F-O chante en s’accompagnant uniquement à la guitare électrique, tous les titres baignent dans l’électro wave. Majestueux, ténébreux et énigmatique, « Save my heart from the world » constitue la meilleure piste du long playing. Et caractérisé par ses percus martiales, « Winter man » ne manque pas d’allure, tout en lorgnant vers Talk Talk. Dansant, « Time to make your mine » est un hit potentiel. Mais à partir de « Lookin’ at the scene », au cours duquel le vocal est massacré par un vocodeur (NDR : c’est dans l’air du temps, mais c’est le genre de truc qui me pousse à zapper), l’inspiration commence à tarir. Et ni l’hymnique et ‘u2esque’ « I want to die for you » ou la reprise assez quelconque du « Love my way » des Psychedelic Furs ne parviennent à faire la différence. Dommage cette baisse de régime, après un départ si prometteur…

 

lundi, 26 mars 2018 19:37

Hesitation

Das Geld n’est pas un groupe allemand, mais rennais, réunissant Klaus Baron (guitare, bruitages) et Herman Jung (synthés, voix, distorsions). Après avoir gravé deux Eps, le duo nous propose son premier album. Découpé en 8 pistes, il propose une musique hybride, mais largement dominée par l’électro. En fait seules les interventions de guitare sont organiques. Tour à tour industrielle (surtout « Croustiroc »), noisy (l’angoissant « A soft kiss in Saint-Louis, une piste imprimée sur un tempo binaire et caractérisée par un refrain obsessionnel) ou expérimentale (« Oceanopolis »), la musique est le plus souvent hantée par Nitzer Ebb, surtout quand elle vire à l’EBM. Seule exception qui confirme la règle, le plus pop « Myrtille », dont les vocaux, les claviers vintage et le refrain entraînant évoquent carrément OMD. Pas vraiment ma tasse de thé, mais dans le style, la paire se débrouille plutôt bien…

 

lundi, 26 mars 2018 03:00

The Wait Sons (Ep)

Premier Ep pour ce quintet belge dont le stoner mélodique évoque d’abord The Datsuns, un excellent groupe australien, injustement méconnu. Les interventions du guitariste rythmique, parfois ‘deepurpleliennes’ et les envolées bien calibrées du soliste nous le rappellent instantanément. Les harmonises vocales sont limpides, les drums amples, et la ligne de basse est bien soutenue. Seule la voix du chanteur lorgne vers celle de Billie Joe Armstrong, le leader de Green Day. « First song » (NDR : ben, pas un choix trop difficile pour un titre qui ouvre ce disque) se révèle particulièrement contagieux, et pourrait facilement être traduit en single. Et les quatre autres morceaux tiennent parfaitement la route. Si vous êtes fans de Triggerfinger… et bien sur des Datsuns, vous devriez apprécier la musique de cette formation…

 

lundi, 26 mars 2018 19:35

Heiligenstadt

« Heiligenstadt » constitue le second opus de ce duo suisse qui réunit Frédéric Aellen (Sonograph) et Raul Bortolitt (Kruger, Orso). Il fait suite à « Roseland », paru en 2015, suivi d’un remix de 5 titres de cet elpee, gravé sur un Ep mis en forme par un des pionniers du métal indus, Justin K. Et ce nouvel album a été mixé et masterisé par Magnus Lindberg (Cult of Luna). Tout un cheminement qui a forcément déteint sur cet « Heiligenstadt ».

En fait, si la musique de The View Electrical baigne, en général, dans la dream pop (Beach House ?), elle est capable de virer tantôt à la prog crimsonienne (NDR : pensez au titre maître du premier elpee, « In the court of the Crimson King »), le shoegaze de Chapterhouse voire de Slowdive (les cordes cristallines et les vocaux éthérés), mais également le post metal, style auquel Cult of Luna émarge, et que traduit alors des vocaux hurlés ainsi qu’une montée en puissance électrique. Ce qui n’empêche pas certains compos de s’enrichir d’un trio de cordes (violoncelle, alto, violon) ou de tirer parti, circonstanciellement de l’électronique. Et le résultat tient parfaitement la route. Mais la meilleure plage de l’opus est incontestablement et paradoxalement « Fell for grave ». Enrichie d’arrangements orchestraux somptueux, elle bénéficie du concours de Dälek, qui vient rapper à mi-parcours, apportant ainsi une dimension inattendue et éblouissante à cette compo.