New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 27 février 2018 11:17

Mot Dit

Deux chansons du nouvel album de Guillaume Ledent se penchent sur le sort des réfugiés. D’abord celui d’une enfant (« Malaïka »), scolarisée chez nous, mais renvoyée au Mali, son pays d’origine. Puis du drame vécu par les migrants qui tentent de franchir la Méditerranée (le très beau « Si c’était nous »). En fait, il pose un regard d’enfant (ou d’un adulte qui aurait conservé cet esprit) sur le monde d’aujourd’hui. Notamment. Et si « Le 81 » traverse la capitale européenne, c’est en rappelant qu’on y croise une population multiculturelle. Une compo interprétée d’un ton pourtant insouciant. Guillaume chante une nouvelle fois à la manière de Richard Gotainier sur deux pistes. Tout d’abord « Emilie parfaite ». Elle est amorcée sous un angle vocal celtique, avant d’épouser des boucles électro, presque new wave et des chœurs. Des chœurs qu’on retrouve sur le versatile « Meskekon t’a fait », même s’ils s’autorisent des envolées à la Blur, une compo qui remémore les départs en vacances, au Sud de la France, dont le trajet en voiture est plombé par les embouteillages. « Maman s’affole » s’intéresse à l’inéluctable temps qui passe et, bien sûr, à la vieillesse. Ballade, « Dimanche flanche » traduit le hantise de la veille du lundi, quand on sait qu’il faudra bosser ou retourner sur les bancs de l’école. Dispensable. Caractérisé par sa jolie mélodie et ses cordes limpides, « Obago » lorgne vers Laurent Voulzy. Le titre maître est dominé par l’élégance du piano jazzyfiant, mais ponctué par des interventions free au saxophone, accordées en fin de parcours. Subtilement dynamisé par ses rythmes africains, « Ecureuil » est à la fois ensoleillé et dansant. Dansant comme l’hypnotique « Machine ». Enfin, après l’intro truffée de bruitages électro. Et en peu de mots. Car des mots, il en est pourtant question tout au long de cet opus. Des jeux de mots et de la poésie pleine de fraîcheur… Et si vous ne partagez pas cet avis, libre à vous de le modifier, après avoir écouté cet essai… avant de le transformer…

mardi, 27 février 2018 10:57

Hymns to the night

Lea Porcelain est un duo allemand établi à Londres. Il réunit Julien Bracht et Markus Nikolaus, deux producteurs/musiciens. Empreinte de mélancolie, atmosphérique, cinématique même, sa musique baigne dans une forme d’électro-pop dark qui puise son inspiration dans la cold wave issue des eighties. Pensez à Cure ou à Joy Division (NDR : cette ligne de basse) ou plus précisément au New Order originel (NDR : une question d’« Atmosphere »). Encore qu’alanguie, la voix évoque plutôt Ed Kuepper voire Tom Meighan de Kasabian. Déformée tout au long de « Loose light », elle en devient maléfique. Et lors du titre final, « Endlessly », morceau le plus percutant de l’opus, elle emprunte même les inflexions à Bono. Les deux artistes teutons apprécient Moon Duo. Pas étonnant, car si on remplaçait les influences psychédéliques de ce dernier par le post punk, tout en lui imposant un mid tempo, probable que les deux bands seraient finalement très proches…

 

mardi, 27 février 2018 10:54

Hiccup

Cup, c’est le projet de Tym Wojcik, un Américain issu de Houson, mais établi à New York. « Hiccup » constitue son septième elpee. Indé, underground, la solution sonore déversée tout au long de cet opus est très électrique, hoquetant entre garage/rock à coloration 60’s, psychédélisme circa 70’s, post punk, college rock et grunge. Un peu dans l’esprit de Ty Segall voire des Oh Sees, même si le climat évoque plutôt Wire. Pour enregistrer ce disque, Wojcik a reçu le concours d’un backing group. Les compos sont brèves, énergiques, intenses, intransigeantes, directes, groovy, brutales, caustiques, abrasives et jouissives. Parfois également noisy. Et même enlevées. Mais pourtant, filtre à travers les compos, un subtil sens mélodique, entretenu par la voix écorchée de Tym ainsi que par sonorités des cordes de grattes. En finale, « Mindreader » est même hanté par un Sonic Youth au sommet de son art. A consommer sans modération, si c’est votre tasse de thé…

 

mardi, 27 février 2018 10:44

Songs from the land of nod

Ce trio new-yorkais pratique une forme de psyché/pop/rock/garage qui devrait ravir les passionnés du genre. « Songs from the Land of nod » constitue son second opus. Il fait suite à « Trash Glamour », paru en 2014.

Si vous appréciez Allah Las, vous ne pouvez d’ailleurs pas passer à côté de Beechwood. Cool et pop, « Ain’t gonna last all night », le titre d’ouverture, en est certainement le plus proche. Le spectre de 13th Floor Elevators plane tout au long d’« I don’t wanna be the one you love », même si les sonorités de guitare rappellent plutôt celles de George Harrison sur « Abbey Road » ; des sonorités qu’on retrouve également sur « C/F », une plage caractérisée par le recours à la slide ainsi qu’au piano et caressé par des vocaux évanescents. Celui de Syd Barrett sur le ténébreux « This time around » et le crépusculaire « All for naught », encore qu’ici, les harmonies vocales semblent contaminées par le « Magical Mystery Tour » des Fab Four. Celui d’Alex Chilton tout au long du contagieux « Heroin honey ». De Damned sur « Pulling through » ou plus exactement au « Disconnected » de Steve Bators. Brian Jonestown Massacre sur le titre maître. Et enfin des Troggs voire d’Electric Prunes lors de la cover sauvage du « I don’t like everybody else » des Kinks. Bien sûr, de temps à autre, vient se glisser un petit filet de clavier savoureusement vintage. Echevelé « Melting over you » emprunte ainsi probablement à la fois aux Fleshtones et aux Fuzztones. Bon, c’est vrai, il y a des tas de références qu’on retrouve d’ailleurs parfois sur les autres plages de cet LP, mais la liste est loin d’être exhaustive ; et puis au fil des écoutes, vous en découvrirez probablement d’autres. Mais ainsi vous aurez une petite idée de la musique proposée par cette formation. Une chose est sûre, le résultat est remarquable. Un premier must pour l’année 2018 !

 

dimanche, 25 février 2018 17:51

Typh Barrow cartonne !

Le nouvel album de Typh Barrow, « Raw » cartonne. Au 26 janvier dernier, il était numéro 1 des ventes, en Belgique. Mais c’est avant tout une artiste de scène. Elle est d’ailleurs attendue à Paris, en mai prochain. En outre, son concert au Reflektor est déjà sold out et il faut s’attendre à un énorme engouement pour celui qu’elle accordera à l'Ancienne Belgique, ce 5 octobre prochain. Sans oublier son passage au Salon de Silly prévu ce 28 avril, show pour lequel, Lillie Raphaele assurera le supporting act. Pas de bol, pour les retardataires, le spectacle est également sold out.

http://www.typhbarrow.net/

https://www.facebook.com/typhbarrow/

 

dimanche, 11 février 2018 18:38

Multi-Task

Omni est un trio réunissant l’ex-Deerhunter, Frankie Boyles (guitare), l’ancien Carnivores, Philip Frobos (basse, chant), et le drummer Billy Mitchell. « Multi-Task » constitue son second opus. Puisant allègrement ses références dans les eighties, depuis Devo à Television, en passant par Fire Engines, Josef K, Wire (NDR : surtout tout au long de « First degree ») et Talking Heads, la musique d’Omni est particulièrement spasmodique. Entêtante aussi. Les accords de gratte sont à la fois menaçants et joyeux, nerveux et complexes, épineux et tranchants aussi, suivant les plages, la ligne de basse est caoutchouteuse et la voix de Philip est aussi laconique que celle de Colin Newman voire de David Byrne.

 

dimanche, 11 février 2018 18:33

Lolita

Contrairement à ce que peut laisser croire ce patronyme francophone, Lourdes Rebels est originaire de Parme dans le Nord de l'Italie. Inconnue dans nos contrées, cette formation se limite à deux multi-instrumentistes, Rodolfo Villani et Luigi Bonora. Pour enregistrer cet elpee, elle a bénéficié du concours de Gabriele Bertani à la basse et d’Arjuna Iacci au saxophone. Paru sur le label américain Aagoo (Hheaven, Xiu Xiu, The Conformists, ...), « Lolita » constitue son second opus. Comme son titre l’indique, il est dédié au mythique ouvrage de Nabokov.

Si l'instrumentation peut paraître basique (claviers, basse, guitare,…), la musique du duo n'a rien de conventionnelle et navigue entre la noise et le post-punk. Mais, c'est surtout le choix de la production qui est particulier. On croirait les duos musiciens enfermés dans une bulle. Les instruments sonnent ‘sourds’ ; ce qui communique au climat général de l’opus, une certaine pression. Claustrophobes, s'abstenir !

Tout commence rapidement par « Rock’n’roll Royce », emmené par une basse véloce. « Rimini Rimini Rimini ! » lorgne davantage du côté du rock psyché. Sous des effets gonflés à bloc et derrière les samples, on imagine les voix des deux Parmesans. « Hirya Bats » aurait pu figurer sur une ancienne B.O. destinée à ‘Star Trek’. Plus on s’enfonce dans l’univers de ces Transalpins, moins on perçoit le fil conducteur du long playing. Cela part dans tous les sens. « Lolita » n’est donc pas facile d’accès. La musique peu académique de Lourdes Rebels se mérite. Il faut plusieurs écoutes avant de pénétrer dans sa sphère. Mais une fois à l’intérieur, certaines mélodies finissent par émerger. Dommage quand même que certaines pistes souffrent d’une certaine inconstance…

 

dimanche, 11 février 2018 18:28

Becoming

Gil Hockman a enregistré son quatrième opus, dans sa chambre, à Johannesburg. Un disque au cours duquel il mêle, le plus souvent et très habilement, instrumentation organique (guitare sèche ou électrifiée, piano électrique) et électronique (samplings, boîte à rythmes, synthés, boucles, etc.), une combinaison qu’il met au service de jolies mélodies chantées d’une voix réconfortante (NDR : une sorte de baryton nasillard très susceptible d’évoquer Peter Perrett), parfois dispensée sur un ton plus déclamatoire. Et s’il abuse un peu trop de l’électronique tout au long de « Coming in », il la sublime carrément sur « Dreaming ». Mais en général, il parvient à trouver le parfait équilibre, un peu comme chez Notwist (NDR : mais le Sud-Africain est ici seul aux commandes). Et à ce titre il est le bienvenu.

dimanche, 11 février 2018 18:22

Some/Any/New

Le leader de Tahiti 80 a décidé de s’autoriser une nouvelle escapade en solitaire. La dernière remontait à 2007. Il avait alors publié « Tutu to Tango », sous le patronyme Axe Riverboy. Le titre du nouvel opus rend hommage à Todd Rundgren. Et le spectre du Pennsylvanien flotte tout au long de ce « Some/Any/New ». A travers les superbes harmonies vocales, parfois carrément ‘beatlenesques’ (NDR : pensez à « Abbey Road »), mais aussi la fluidité des arrangements et l’intégration de bruitages, ainsi que cette manière bien particulière de mêler instrumentation organique et synthétique. Si Xavier a tout enregistré dans son home studio, il a confié la mise en forme à Stéphane Laporte. Sa pop de chambre est à la fois mélodieuse, mélancolique, introspective, élégante, chargée de spontanéité et parfois même ensoleillée (NDR : toujours cette référence à Tahiti 80 !). Elle reflète ainsi une longue période de sa vie au cours de laquelle il a constamment changé de résidence, suite à une rupture amoureuse. Un chouette album !

mercredi, 31 janvier 2018 02:00

Talk Tight (Ep)

Rolling Blackouts Coastal Fever, en raccourci Running Blackout C.F., est un quintet australien, issu de Melbourne, très exactement, dont la particularité est de compter trois chanteurs/guitaristes. « Talk tight » constitue son premier Ep. Généreux quand même, puisqu’il recèle 7 pistes. Sa musique puise ses sources au cœur des eighties, et tout particulièrement chez les Go-Betwwens, The Clean, The Lemonheads et les Feelies. Parfois Pulp, à l’instar de « Head you’re moving ». Et parmi les formations les plus contemporaines, Wilco. Les sonorités de grattes sont chatoyantes, tintinnabulantes, carillonnantes, surf, joyeusement discordantes (« Write back ») ou carrément fuzz. La ligne de basse est propulsive ou assure la contre-mélodie. Les vocaux sont très souvent semi-déclamatoires, lorsqu’ils ne se conjuguent pas en harmonies hymniques (« Wide eyes »). Et quand elles ne sont pas enlevées, les compos sont imprimées sur un mid tempo. Les mélodies sont, tantôt empreintes de mélancolie, douces ou ensoleillées, un peu comme chez Allah-Las. Un Ep vraiment rafraîchissant ! Rolling Blackouts Coastal Fever se produira ce 31 mai à l’AB de Bruxelles.