Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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The Hoosiers

The illusion of safety

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The Hoosiers était un trio british à l’avenir prometteur qui avait ramené son pop/rock d’Indianapolis… Si son premier album était résolument power rock, le nouvel opus marque un virage catégorique : la voix est poussée dans ses extrêmes, les synthétiseurs sont autant, si pas plus présents que les guitares, et les ballades philosophiques laissent place à des slows dansants qui illustrent l’amour à toutes les sauces –il suffit de compter le nombre de fois qu’apparaît le mot love en mode verbal et substantif tout au long de l’album… Est-ce là l’évolution du ‘odd pop’ au ‘robot pop’ comme ils le déclarent ? Ou est-ce une bonne stratégie pour ne pas faire comme monsieur-tout-le-monde-indie-pop ?

L’intensité du rocky « Worried About Ray » et du profond « A Sadness Run Through Him » est bien préservée, mais dans une autre catégorie : les Hoosiers veulent atteindre les ondes, et plusieurs publics, dont celui qui chantonnera leurs mélodies en allant faire son shopping chez H&M.

On ne pourra pas les critiquer de ne pas se réinventer. Et ce risque en vaut la peine pour plusieurs raisons : « Lovers in My Head », moins criard que le reste, « Live By The Ocean », décidément plus rock, ainsi que le générique de fin « Little Brutes » qui aurait aussi pu figurer dans la BO d’un film présenté au Sundance Film Festival. N’hésitez donc pas à vous aventurer au-delà des singles d’NRJ qu’on retrouve en premières pistes.

D’aucuns déclareront allègrement que les Hoosiers ont épousé un profil plus électro sur leur dernier album, sans virer entièrement mainstream. Mais ce disque, ne lésinons pas sur les mots, possède une emphase disco, en ce sens qu’il pourra sans aucune difficulté animer les soirées. Véhiculant des textes plus sombres, les compos libèrent une énergie digne d’un Mika secondé par ses chœurs sur scène (« Glorious ») et des Scissors Sisters (« Giddy Up »). Leur débordement d’enthousiasme ne leur permet cependant pas encore atteindre les charts là où « A Trick To Life » les avait téléportés. Une question tout de même fondamentale émerge à la fin de l’écoute : cet album est-il à prendre avec ironie ?

 

Buddy Guy

Living proof

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Buddy avance aujourd’hui l'âge respectable de 74 ans. Il est devenu une légende vivante. Originaire de la Louisiane, ce chanteur/guitariste flamboyant a forgé sa notoriété dans la ville de Chicago. Au cœur des années 50, il participe au mouvement naissant du quartier Westside, à l’instar de Magic Sam, Otis Rush, Luther Allison et Magic Slim. Il a fait très longtemps équipe en compagnie de l'harmoniciste Junior Wells, forgé à la rude école du Muddy Waters Band. Depuis près de vingt ans, c’est-à-dire depuis la publication de "Damn right I've got the blues", en 1991, il relève du label Jive/Silvertone pour lequel il a publié une bonne dizaine d'albums qui ont rencontré un certain succès. Pour concocter cet opus, Buddy a pu compter sur la présence de quelques collaborateurs brillants, et en particulier le second gratteur David Grissom, le claviériste Reese Wynans, le bassiste Michael Rhodes et le drummer Tom Hambridge. Ce dernier assure également la production.

Pour introduire ce nouvel opus, Buddy nous confesse son âge : "74 years young". Sa superbe voix est bien mise en évidence face aux cordes acoustiques ; mais très vite, elles se chargent d'une bonne dose de décibels. L'enfant terrible du blues est volubile, et il en profite largement dès la première ouverture. Mr Guy a écrit "Thank me someday" en pensant à sa Louisiane natale, à ses champs de coton, mais aussi au mal de vivre ; un slow blues à la charge émotionnelle et dramatique considérable. Très expansif, ce dieu de la guitare se laisse aller tout au long de cet exercice de style, mais sa sensibilité profonde n’est jamais prise en défaut. Une section de cuivres imprime un tempo largement funky à "On the road". Le maître éprouve de plus en plus de difficultés à se contrôler et libère d'importantes vagues de notes largement amplifiées. C'est le moment choisi par le bon vieux maître de Memphis, BB King, pour introduire sa chère et fidèle Lucille. Les deux bluesmen d'exception se partagent le chant sur cette lente ballade colorée par l'orgue Hammond de Wynans. Blues lent d’excellente facture, "Key don't fit" est judicieusement électrifié, sans excès. Faut dire qu’à l’arrière, parfaitement soudée, l’équipe accomplit de l’excellent boulot. Bien ficelé, le titre maître évolue sur un mid tempo, un boogie blues dont les sonorités évoquent quelque part le ZZ Top. "Where the blues begins" est incontestablement un des sommets de l’elpee. La voix de Guy passe parfaitement la rampe tout au long de cette compo classieuse, originale, envahie d’un flot de percussions, et impliquant un invité de marque : Carlos Santana. Les échanges opérés entre les deux six-cordistes sont absolument remarquables. "Too soon" est un shuffle très dynamique au cours duquel Buddy enveloppe son chant de grappes de notes sans fin. Quelle santé ! "Everybody's got to go" est une ballade richement texturée par l’orgue Hammond et les chœurs féminins. L’opus ne souffre d’aucune faiblesse. Et nous livre un autre slow blues à la sauce Buddy, "Guess what", une compo dont le déluge de notes torrentueuses évoque la quintessence de l’œuvre de Guy, et en particulier le fameux "First time I met the blues". Le disque s’achève par un instrumental, "Skanky", un morceau d’excellente facture qui adresse un clin d’œil manifeste au regretté Freddie King, pour rappel, également membre du Westside blues!

Kenny Graham

Moondog and Suncat Suites

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Le jazzman anglais Kenny Graham, flanqué de ses 'satellites' enregistrait, en 1956, « Suncat Suites », un elpee partagé entre covers de Moondog et six compositions personnelles. Même si, comme la plupart des jazzmen de l'époque, Graham admirait Moondog et lui vouait une admiration certaine, le titre choisi pour son opus sous-entendait le désir de prendre les choses sous un autre angle. Moondog était un compositeur incroyable, une figure emblématique de l'underground new-yorkaise des années cinquante. Portant barbe et casque cornu, jouant chaque jour au même endroit, dans la rue, il était surnommé ‘Le Viking de la 6ème avenue’, avant d'être mondialement salué comme Moondog. Devenu aveugle suite à un accident survenu au cours de son adolescence, il composait en braille, s'inspirant de Bach, vivant une vie de nomade. Maître du contrepoint, du contretemps et des mesures aux rythmes inhabituels, marqué par les percussions amérindiennes au cours de son enfance, il composait scrupuleusement ses morceaux en n’intégrant presque jamais l’improvisation dans l’interprétation. De la musique novatrice, jouée comme de la musique classique, à l'époque du jazz.

Dans l'immensité des créations de Moondog, Kenny Graham a choisi des morceaux instrumentaux, essentiellement consacrés aux percussions et à la flûte.

Le disque s'ouvre par « One Four », fragment d'une trentaine de secondes. « Two Four », « Three Four », « Four Four » et « Five Four » constituent les autres exercices de style intercalés entre d'autres morceaux plus longs. Ces cinq compositions sont autant de variations sur les structures rythmiques qu'un tambour et une caisse claire peuvent transmettre. Ces sons répétitifs ont une allure guerrière. Les voix, présentes sur d'autres titres, et la flûte, confèrent un air presque pastoral à l’interprétation.

La deuxième partie, composée par Graham, est constituée de six titres. Il se référent tous au soleil, par jeu d'opposition à la lune. « Sunrise » reprend le même genre de vocalises que les morceaux de Moondog, sur des rythmes toutefois moins profonds, plus légers. « Sunbeam » est franchement plus jazzy, quant à « Topical Sun », entamé par un hautbois et une voix toute religieuse, il glisse ensuite vers des rythmes latinos, presque dansants, tandis que la flûte et le saxo s'excitent mutuellement. C'est différent de ce que l'on entendait chez Moondog, mais la parenté est palpable. « Sunstroke » est caractérisé par des rythmes répétitifs, décalés, rituels, sur lesquels viennent se poser des mélodies hachées ; une forme de jazz que l'on qualifierait aujourd'hui d'expérimental.

Ce disque, publié par Trunk Records, est donc une réédition. Ce n'est pas un opus à mettre en fond sonore pour une soirée, plutôt à écouter attentivement.

En tout cas, cet hommage au maître Moondog est une bonne occasion de se replonger dans sa musique, de chercher des informations (et elles ne manquent pas sur le net) sur sa vie et son œuvre hors du commun.

 

Stéphane Giardina

L’invitation (Ep)

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Bassiste du groupe Cassandre, Stéphane Giardina s’offre un projet solo sous son propre prénom, où il assure piano, basse, percussion et chant, outre la composition. On saluera la production faite maison par son ingénieur du son qui procure rythme et couleurs électroniques. La première piste « L’Invitation », éponyme du disque, sert d’introduction et de conclusion instrumentale aux différents intermèdes musicaux. Les 5 titres sont constitués d’instruments acoustiques, d’effets électriques et de paroles en langue française pour une humeur générale plutôt sentimentale. La voix, sans grain particulier, est volontairement sans reflet ; les paroles rebondissent sur les consonnes qui s’évanouissent dans les litanies des arrangements.

David ‘Rock’ Feinstein

Bitten By The Beast

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Nous avons l’immense plaisir de saluer le retour de David ‘Rock’ Feinstein, l’un des héros de la scène métal des eighties. Si certain(e)s ont peut-être oublié le nom du personnage, ils ont probablement encore en mémoire celui du combo new-yorkais dont il était le leader : The Rods. D’autres se souviennent encore que la carrière de Feinstein n’avait pas débuté chez les Rods. Bien avant de publier des perles du métal classique comme « The Rods » (1981), « Wild Dogs » (1982) et « Let Them Eat Metal » (1984), il était le six-cordistes d’un groupe baptisé ELF dont le leader n’était autre que son cousin ; un certain Ronnie James Dio.

Preuve de l’estime que l’ex-vocaliste de Rainbow et Black Sabbath portait à son guitariste de cousin, le nouvel opus solo de Feinstein est publié par Niji Entertainment. Ce label, fondé peu de temps avant son décès par Ronnie James Dio et par son épouse Wendy, n’avait publié jusqu’ici qu’un double cd live réunissant des enregistrements live de Dio, immortalisés lors des éditions 1983 et 1987 du festival de Donington.

C’est donc tout naturellement que Feinstein dédicace « Bitten By The Beast » à la mémoire de l’immense Ronnie James Dio, décédé le 16 mai 2010, à l’âge de 67 ans. Et, plus qu’un simple hommage à ce véritable dieu du métal, Feinstein nous offre carrément une petite résurrection. Grace à « Heavy Metal Will Never Die », un titre inédit (NDR : probablement l’un des derniers) chanté par Dio. Une chanson superbe, heavy à souhait, sur laquelle il est toutefois assez ironique d’entendre Ronnie chanter ‘I am Metal and I’ll never die’. Pour ce titre particulier, les parties de batterie ont été mise en boite par Carl Canedy, l’ancien compère de Feinstein au sein de The Rods.

Sur toutes les autres plages, le kit de batterie est tenu par Nate Horton (Ten Man Push). David Feinstein quant à lui se charge seul du chant, de la guitare et de la basse.

Ceux et celles qui connaissent la discographie du Newyorkais ne seront pas vraiment surpris par « Bitten By The Beast ». L’opus est constitué de neuf titres heavy métal ‘old school’ dans le plus pur style des Rods (« Smoke On The Horizon », « Break Down The Walls », « Give Me Mercy ») et aussi un peu de Dio (« Kill The Dragon »). Du métal classique, mid-tempo et joué sur une seule guitare (NDR : les Rods étaient un ‘power trio’). « Bitten By The Beast » est une collection de titres simples et efficaces sur lesquels on peut aisément headbanger, la main levée, index et auriculaire tendus, comme nous l’avait jadis enseigné maître Dio. Seul deux plages ne suivent pas vraiment ce schéma. La première intitulée « Rocks Boogie » est un titre plus rock’n’roll, dont le riff évoque « La Grange » de ZZ Top. L’autre, « Gambler Gambler », a été coécrit par Ronnie James Dio et reflète une consonance beaucoup plus ‘seventies’.

“Bitten By The Beast” n’intéressera probablement que les fans de métal des années quatre-vingt. Les plus jeunes le jugeront pas assez ou trop technique, selon qu’ils aiment le progressif ou le nu metal. Les autres diront qu’il n’est pas assez original. Quant à nous, nous le chérirons et le traiterons comme un joyau. Puisqu’il nous a non seulement offert le plaisir du retour de l’un de nos héros, mais aussi la joie de la résurrection momentanée du plus grand chanteur de l’histoire du métal.

Pour cette raison, merci Monsieur Feinstein.

 

Brian Eno

Small Craft On A Milk Sea

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Dans l’histoire de la musique rock, Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno (appelons-le Brian) est un artiste mythique. Un arrangeur, concepteur, producteur et musicien hors du commun. Un personnage incontournable, si vous préférez. Son cv est long comme une encyclopédie. Les points d’orgue ? Lorsqu’il a bossé en compagnie de David Bowie, pour sa trilogie berlinoise ou encore les Talking Heads. Sans oublier le début de l’aventure Roxy Music. Il en existe bien d’autres ? Evidemment, mais si je commence à étaler sa biographie, on n’est pas sorti de l’auberge.

Sa récente signature chez Warp est quand même très surprenante. Bien sûr, le label Warp et Eno partagent pas mal de visions musicales. Mais avait-il vraiment besoin de choisir cette écurie ? Coup de pub ? Bref, la question reste posée ; mais venons-en à l’essentiel : ce nouvel opus.

D’autant plus que le fruit de la rencontre entre Warp et Eno, cueilli sur « Small Craft On A Milk Sea », est une totale réussite. En 2008, flanqué de son pote David Byrne, il avait décidé de creuser à nouveau dans ses expérimentations sonores explorées dans le passé, notamment sur le très bon « Everything That Happens Will Happen Today ». Dans l’ambient, si vous préférez. Pour y parvenir, l’Anglais a invité deux artistes prometteurs. Tout d’abord le pianiste Jon Hopkins. Ensuite le guitariste Leo Abrahams. Et le résultat est tout à fait probant.

Un opus partagé entre compos empreintes de douceur (« Emerald And Lime »), tortueuses (« Complex Heaven ») ou dynamisées par des beats rudes et intenses (« Flint March », « Horse »), paradoxalement très significatifs chez Warp. Et lorsque notre esprit se perd sur des nappes au delay retentissant, c’est pour rejoindre les ondes irradiantes dont seul Eno a le secret (« Written, Forgotten »).

Un disque remarquable de bout en bout et d’une efficacité diabolique, démontrant que malgré ses 62 piges, Sir Eno n’a toujours rien perdu de sa science ni de son talent…

CocoRosie

Grey Oceans

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Les sœurs Casady n’ont pas fini de fasciner et de diviser. Après « The Adventure Of Ghosthorse And Stillborne », tièdement accueilli par la presse et les fans, Sierra et Bianca poursuivent leur ensorcellement global à l’aide d’une quatrième œuvre vaporeuse, voire spirituelle. L’affreuse pochette de « Grey Oceans » dissimule onze incantations hypnotiques qui jonglent sans pudeur entre Trip Hop, Electronica et Folk. Les influences hip hop sont, elles, mises en sourdine. Et bien que toujours inévitable, la comparaison entre CocoRosie, Joanna Newsom et Björk s’arrête ici au spectre vocal.

Pour « Grey Oceans », les deux demoiselles se sont débarrassées de pas mal d’artifices qui parcouraient leur discographie antérieure. Cet embargo sur le trop-plein de bidouillages leur aura permis de concocter des mélodies d’une simplicité et d’une pureté singulières. L’influence directe de leur ami Antony et ses Johnsons ? Quoi qu’il en soit, les océans grisâtres de CocoRosie sont des eaux dans lesquelles on ne demande qu’à se perdre, surtout lorsque les séduisantes mélodies « Trinity’s Crying », « R.I.P. BurnFace » ou « Gallows » s’évaporent dans les airs…

Tracy Bonham

Masts of Manhatta

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J’avais quitté Tracy Bonham, en 1996, lors de la sortie de son hit imparable, « Mother Mother », un morceau issu de l’album « The Burdens of Being Upright ». Vous aussi probablement… Et pourtant, depuis, Tracy n’a pas chômé et n’a jamais cessé de composer. Il n’a jamais été question pour elle de se contenter de vivre de ses rentes après son succès planétaire. Elle publie d’ailleurs aujourd’hui « Masts of Manhatta », son 4ème album, mais dans l’indifférence quasi générale de ce côté de l’Atlantique. L’Américaine a pris son temps pour composer cette œuvre sculptée dans un folk très classique, souvent dénué du moindre intérêt. Une collection de chansons honnêtes mais souvent interminables et très peu emballantes. Si la voix est toujours bien maîtrisée, son style a pris un coup de vieux, malgré le soutien du trio new-yorkais Smokey’s Roundup (Tom Waits, Beck, Norah Jones). Faut dire que la concurrence contemporaine est autrement inspirée.

Les compos de « Masts of Manhatta » sont balisées par un violon, des chansons parfois ‘balkaniques’ qui baignent au sein d’un climat paisible, mais qui n’accrochent guère. Par respect de l’artiste et du travail bien fait, on épinglera quand même « Big Red Heart » et « We Moved Our City to the Country », deux plages qui ne parviennent cependant pas à nous extraire de cet ennui poli au sein duquel cet opus nous plonge. Un disque enregistré à Woodstock, pour lequel elle a également reçu le concours de son mari, Jason Fine, éditeur du mythique magazine Rolling Stone… qui l’a d’ailleurs encensé récemment. Conflit d’intérêt pour cet album sympathique mais réellement anecdotique ?

 

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