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Ronquières Festival 2026 : vendredi 7 août

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Il y a quelques années, les problèmes de mobilité menaçaient la pérennité du Ronquières Festival. Cette année, les organisateurs privilégient la fluidité des déplacements sur le site.

La disposition du site a donc été revue dans son ensemble. Autrefois éloignées, les scènes « Babord » et « Tribord » se trouvent désormais côte à côte. Cette proximité facilite le passage de l’une à l’autre et limite les mouvements de foule. L’espace en pente, jadis occupé par une scène, accueille désormais des milliers de festivaliers sur l’herbe, le temps d’une pause ou d’un concert.

Les espaces dédiés aux boissons et à la nourriture ont eux aussi été repensés, désormais concentrés aux endroits les plus stratégiques.

Le principe du festival demeure inchangé : offrir convivialité et détente.

Lorsque votre serviteur rejoint le parterre, Léo Meynard, alias St Graal, s’apprête à terminer sa prestation.

Ce retour compte pour l’artiste : en 2023, une météo particulièrement capricieuse avait entraîné l’annulation de son concert. Il revient donc prendre sa revanche.

Révélé pendant le confinement grâce à des vidéos virales sur TikTok, puis distingué par le Prix du public aux Inouïs du Printemps de Bourges en 2022, il compose seul, sur ordinateur, une électro-pop romantique et dansante, représentative de la nouvelle chanson francophone. Après « Pulsions » et « Le Cœur qui cogne » (2022), il publie « Les Extraordinaires Histoires d’Amour de St Graal » (2024), puis « Les Dernières Histoires d’Amour de St Graal » (2026).

Durant quarante minutes, le jeune artiste, seul sur les planches, alterne synthé et guitare pour tenter de réveiller un auditoire encore apathique.

Ses compositions, marquées par une écriture pop contemporaine accessible, ne suffisent toutefois pas à sortir la foule de sa léthargie.

Est-ce l’horaire qui est en cause ? Le manque de consistance des compositions ? Dans tous les cas, le résultat global reste en deçà des attentes.

La seule véritable surprise survient en fin de prestation, lorsque le gaillard et son équipe — sa sœur comprise — brandissent une armada de pistolets à eau, pour le plaisir de ceux qui se massent aux premiers rangs.

Et si la musique n'était pas simplement destinée à être écoutée, mais plus largement à être partagée, dansée et… arrosée ?

Tribord toute ! Adèle Castillon baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Alors qu'elle n'a que 13 ans, elle compte déjà des millions de vues grâce à des vidéos qui font la part belle au second degré et à l'autodérision.

Forte de ce succès, elle publie dès 2018 « Amour plastique » aux côtés de Matthieu Reynaud, son compagnon dans la vie comme sur les planches. Un premier elpee, « Euphories », paraît ensuite sous le nom de Videoclub, avant leur séparation en 2021. Ne dit-on pas que les histoires d’amour finissent mal, en général ?

Elle est accompagnée de deux lascars : l'un se charge des fûts, tandis que l'autre se partage entre la six-cordes électrique et les nappes de synthé.

Pour seul décor trône, sur la grande toile posée en fond de scène, un ersatz de trousseau de clés géant dont on distingue notamment un cœur rouge et ce qui ressemble à un « I » de couleur bleue.

Adèle entend surprendre l’auditoire. Elle entame le premier morceau depuis les coulisses : « Amour plastique », évocation d’une histoire musicale passée — mais tout à fait révolue ?

Dans des élans mélancoliques et des textes intimistes, tels « Alabama » ou « Gabrielle », l’artiste exprime l’amour et la déception. Miss Castillon transforme ainsi son hypersensibilité en force.

L’artiste propose « Sensations », composition éponyme, pop, colorée et subtilement dansante. Le récit demeure pourtant tragique : elle y raconte son addiction aux opiacés, commencée fin 2019, puis la cure de désintoxication suivie au début de 2023. La chanson agit comme un pansement.

Adèle est une artiste fragile, espiègle et remplie d'amertume. Entre espoirs et amour déchu, elle s'épanche sous des allures positives, même lorsqu'elle reçoit ce « SMS », résumant trois ans d'amour et annonçant une rupture et, dans la foulée, la dernière chanson de la carrière de Videoclub. Une idylle qui prend fin, mais donnera naissance à une carrière tout aussi riche qu'intéressante.

La fan base est bien représentée : les jeunes reprennent aisément chaque refrain. La chanteuse enchaîne sur un titre inédit, « Été avec toi », où sa signature vocale sert un propos destiné aux plus romantiques.

Dans une ambiance euphorique, la demoiselle conclut sur « En boucle », titre paru en 2025 en featuring auprès de GP Explorer et Zamdane. La voix nouée, elle demande si l’être aimé pense encore à elle. Une question demeure : peut-on se remettre de son premier amour ?

Le bateau tangue : il faut virer de bord vers Babord !

Si Suzane a bâti sa notoriété sur un discours engagé et une gestuelle habitée, son passage au Ronquières Festival aura surtout confirmé un déséquilibre : impossible de nier la force visuelle du spectacle, tout aussi impossible d'ignorer sa fadeur musicale.

De son vrai nom Océane Colom, l’Avignonnaise se révèle dès 2019, avant même la sortie de son premier elpee. « Toï Toï » paraît l’année suivante et lui vaut la Victoire de la révélation scène. « Caméo » (2022) confirme ensuite une écriture consacrée aux violences sexistes et sexuelles, à l’homophobie ordinaire et aux assignations de genre. Comme Angèle ou Hoshi, elle appartient à une génération de chanteuses pop qui transforme les planches en espace de témoignage autant qu’en plateau de variétés. Sa récente collaboration auprès de Grand Corps Malade, où elle adopte le point de vue d’un homme le temps d’un slam à deux voix, élargit encore sa notoriété.

Le décor de Ronquières affiche pourtant de l’ambition : une estrade à deux niveaux facilite les déplacements de la chanteuse, sous des rampes LED.

Suzane se produit en compagnie d’une armada de danseuses, toutes coiffées d’une perruque rousse.

Des bandes assurent l’accompagnement musical et laissent la première place à la chorégraphie.

Et de chorégraphie, il en sera question tout au long du set. Sur « Mouvement », « Dégaine » ou « Virile », les corps oscillent entre brusquerie et retenue, comme pris dans des contraintes invisibles ; sur « Champagne », c'est une table installée au centre du podium que Suzane escalade, entourée de ses choristes, pour un moment de satire sociale mordante.

Difficile de contester que la mise en scène, sur le plan strictement visuel, tienne la route ; c'est même là que le spectacle trouve sa vraie cohérence.

Mais le presque sans-faute chorégraphique ne suffit pas à sauver la prestation musicale, restée en net retrait. Le set, sur « Marche ou rêve », « Un sens à tout ça » ou « Au grand jour », peine à convaincre au-delà de l'électro-pop de circonstance ; et si « Je t'accuse » - titre frontal sur les violences sexuelles - ou « T'as raté » cherchent à électrifier le propos, l'ensemble reste froid, sans relief, parfois même soporifique à s’en décrocher la mâchoire.

Alors que « Millénium » esquisse le portrait d'une génération fatiguée et lucide, « Humanoïde » s'en prend au monde algorithmique, « Lendemain de fête » referme le set sur un appel à vivre avant qu'il ne soit trop tard : les intentions sont là, l'exécution beaucoup moins.

Reste que Suzane s'adresse avant tout à sa base, un public acquis d'avance, davantage happé par le geste et le symbole que par l'exigence de l'écriture ou de l'interprétation ; un public qui, précisément, n'attend pas la même rigueur qu'ailleurs.

Gestuelle, générosité et geste politique : Suzane aura eu ce triptyque pour elle à Ronquières. La musique, en revanche, restera à quai.

Et oui, parfois, en festival, la forme l'emporte sur le fond !

Il est un peu moins de 20 heures lorsque Roméo Elvis, enfant prodige du rap belge, foule l’estrade, entre ferveur populaire et ambiguïtés persistantes.

Si la présence de Roméo Elvis sur l'affiche du Ronquières Festival avait de quoi réjouir ses inconditionnels, elle n'a pas manqué de raviver un malaise plus embarrassant. Six ans après avoir reconnu publiquement des attouchements sur une jeune femme dans une friperie bruxelloise - des faits qu'il avait lui-même qualifiés d'inappropriés avant de présenter ses excuses, le rappeur continue de fouler les plus grandes scènes du pays comme si de rien n'était. Un contraste frappant quand on sait qu'ailleurs, l'industrie musicale n'a pas toujours fait preuve de la même mansuétude. Cet été encore, Patrick Bruel a dû renoncer à l'ensemble de ses dates estivales - y compris en Belgique - sous la pression des organisateurs eux-mêmes, tandis que plusieurs DJ techno, dont le Belge Odymel, voyaient leur nom rayé des line-up après des accusations comparables. Deux poids, deux mesures, qui posent une question dérangeante : l'éthique a-t-elle encore voix au chapitre face à la garantie de faire vendre des tickets ?

Ronquières, en tout cas, a tranché : la tête d'affiche a été maintenue envers et contre tout.

Escorté d’un acolyte aux platines, préposé au scratching, Roméo Elvis investit le podium Tribord pour son unique date de l’été.

Dès les premières mesures, un étrange personnage vert, animé et projeté en fond de scène sur l'écran géant, souhaite la bienvenue aux festivaliers massés devant le Plan incliné ; une mise en scène espiègle qui plante d'emblée le décor d'un show pensé comme un spectacle total.

L'entrée est fracassante : « Drôle de question », à la sèche, claque comme une évidence, et confère instantanément à l'artiste une forme d'aura auprès d'un public déjà acquis à sa cause.

La suite parcourt un vaste répertoire. Angèle étant absente ce soir-là, Roméo Elvis confie à la fosse le soin de la remplacer le temps d’une reprise improvisée de « Tout oublier » (2018), extrait de « Brol », premier opus de la chanteuse, couronné notamment par une Victoire de la musique.

Et puisqu'on reste en famille, ou presque, le jeune homme enchaîne avec un « Ceiling » du feu de Dieu — une démarche qui n'a sans doute rien d'anodin, ce titre ayant fait l'objet d'un duo avec le projet pop Oscar and the Wolf, mené par Max Colombie, qui se produira justement plus tard dans la soirée. Sonorités lumineuses, refrain festif, alternance entre anglais et français : le morceau fait mouche.

À travers ce spectacle, les aficionados découvrent un Roméo Elvis entraînant, plein de ressources, et bénéficiant d'un capital de sympathie rarement observé sur les planches de Ronquières.

L'artiste sait aussi se faire touchant : l'hommage à son grand-père disparu, reflété par « 300 (Henri) », déjà interprété lors de sa session live pour Colors, cueille littéralement l'assistance. À la fin du morceau, Roméo Elvis modifie les paroles pour adresser ses adieux à son grand-père, prénommé Henri, alors en fin de vie, confiant au public avoir voulu, par ce geste, lui offrir la plus belle façon de dire au revoir. Le silence qui suit en dit long.

Jusque-là, seule la fan base massée devant le frontstage semble pleinement réceptive. L’artiste change alors de registre et invite un cercle plus large de festivaliers à participer à plusieurs pogos, à condition qu’ils se déroulent dans le respect et la bonne humeur.

Alors que les températures estivales commencent à s'estomper, Roméo Elvis, lui, proclame l'inverse par le biais de « Chaud », dont le refrain entêtant clame une envie de mettre le feu, à qui voudra bien s'y frotter. Le public, à son paroxysme, répond en chœur.

C'est alors que l'artiste choisit d'évoquer la douloureuse période des attentats avec « Morale » (2015), premier jalon d'une trilogie devenue culte aux côtés de « Chocolat » (2019) et « Tout Peut Arriver » (2022). Il y questionne l'état d'esprit, la santé mentale, les remises en question personnelles, les doutes de la jeunesse et la dualité entre choix de vie et conscience, le tout enrobé d'une bonne dose d'autodérision, à l'instar d'un Damso ou d'un Caballero dans leurs moments les plus introspectifs.

Le set s'achève en douceur. Ironie du sort, un Roméo Elvis pourtant au mieux de sa forme referme la boucle sur « Malade », extrait de Chocolat (2019), où il chante, non sans autodérision, le mal de tête que lui inflige cette histoire qui le rend malade. Sympa, en effet. 

Avant de quitter l’espace sous les applaudissements, le Bruxellois annonce à l’auditoire un nouvel opus pour 2027 et confie que Ronquières représente la date la plus importante de sa tournée.

Grâce à son flow hypnotique et ses textes caustiques, dispensés d'un baryton puissant sur un ton nonchalant, le Bruxellois de souche s'est amusé à dévoiler ici et là des pans de vie et des états d'âme que seuls les vrais fans apprécieront, mais qui lui permettent de revenir aux fondamentaux. D'autres y verront plutôt le reflet d'un ego surdimensionné et une forme de narcissisme qui semble bien lui coller à la peau.

Ferveur, énergie et ambiguïté : la Belgique aura, une fois de plus, tout pardonné à son enfant terrible.

Autre lieu, autre style. Hooverphonic au Ronquières Festival, aucun doute, c'est la grâce intacte d'une valeur sûre !

Si une formation résume trente ans d’évolution de la pop belge, c’est sans doute Hooverphonic. Né en 1995 à Saint-Nicolas, le trio d’Alex Callier et Raymond Geerts se forge un nom dès 1996 grâce à « 2 Wicky », titre retenu pour la bande originale de « Stealing Beauty » de Bernardo Bertolucci et présent sur son premier opus, « A New Stereophonic Sound Spectacular » (1996).

Depuis ce trip-hop originel, d’une froideur élégante, le trio évolue vers une pop orchestrale et cinématographique. Plusieurs disques jalonnent ce parcours : « Blue Wonder Power Milk » (1998), « Hooverphonic Presents Jackie Cane » (2002), « No More Sweet Music » (2005) et « Reflection » (2013). « Mad About You » (2000), extrait de « The Magnificent Tree », devient entre-temps un classique transmis d’une génération à l’autre.

Après son passage à l’Eurovision en 2021 pour « The Wrong Place », le combo renoue récemment avec ses racines électroniques grâce à « Fake Is The New Dope » (2024).

À Ronquières, Hooverphonic choisit le dépouillement : décor minimaliste, lumières sobres et peu d’artifices. Des instruments à cordes enrichissent toutefois l’ensemble et soulignent la dimension cinématographique des compositions.

Au centre de ce dispositif : Geike Arnaert, la voix historique du groupe, pour le plus grand bonheur des fans présents ce soir-là. Classieuse, toute de noir vêtue, elle impose d'emblée une présence scénique sobre et magnétique, à des lieues des artifices habituels des grandes scènes de festival.

L'entame, confiée à « 2 Wicky », plante immédiatement le décor feutré du concert. Se succèdent « The Wrong Place », « You Love Me to Death », « Hiding in a Song » et « Anger Never Dies », qui déroulent un fil conducteur tout en contrastes : tantôt lumineux, tantôt sombre, jamais prévisible. « Romantic » et l'incommensurable « Eden » viennent ensuite creuser ce sillon mélodique, avant un sommet suspendu dans le temps : « Vinegar & Salt ».

Le morceau cueille littéralement l'assistance, enrichi par une voix de Geike Arnaert d'une précision inouïe, frôlant par instants l'extinction. Un fragile équilibre, tenu de bout en bout, qui vaut à lui seul le déplacement.

« Jackie Cane » et « The Night Before » relancent la mécanique avant l'un des moments les plus attendus de la soirée : « Mad About You », repris en chœur par un public conquis d'avance. « Badaboum » et « Amalfi » poursuivent sur cette lancée.

« Sometimes » referme doucement la parenthèse avant que « The World Is Mine » ne vienne clôturer le concert sur la note la plus rythmée de la soirée, entraînant un public jusque-là recueilli dans un déhanché collectif et joyeux.

Un set efficace et d’une grande précision.

À l'heure du bilan, difficile de ne pas ranger cette prestation parmi les plus belles de la journée. Grandes envolées, riches contrastes, touches subtiles et mélodie envoûtante : Hooverphonic aura une fois de plus prouvé que la pop peut se faire cinéma sans jamais perdre en intensité.

Sobriété, précision et émotion : la formule, décidément, n'a pas pris une ride.

Last, but not least, Oscar and the Wolf se chargera de l'extinction des feux avant que la musique électronique ne prenne le relais aux quatre coins du site.

Si le loup hurle à la lune avant de chasser sa proie, celui qui gagne le podium de Ronquières semble surtout avoir convié l’orage. En fond de plateau, de gros nuages sombres restent suspendus, contrastant fortement avec la douceur de la soirée d’été.

Max Colombie, à la ville, chanteur de synthpop belge, a toujours eu le sens du contraste : après avoir gravé deux EP remarqués, il sortait en 2014 un premier long playing baptisé « Entity », d'abord au Benelux puis dans le reste de l'Europe. Suivront « Infinity » (2017), « The Shimmer » (2021), puis « Taste » (2024), qui consacrera définitivement l'artiste sur les plus grandes scènes du continent. Sans oublier son featuring avec Roméo Elvis, en huit titres, sur « Jardin », gravé en 2025.

L’introduction distille longuement sa tension avant l’éclatement de l’orage. La foule patiente sous des nappes électroniques croissantes, puis le loup surgit des coulisses et rejoint le devant du podium. Un vaste dispositif lumineux accompagne ensuite chaque silhouette tout au long du spectacle.

« Universe » ouvre les hostilités, suivi de « Dancing Machine » et « Breathing », qui donnent le ton d'un set aussi dansant qu'habité. Alors que « You're Mine » élargit le spectre sonore, « Forever Alone » et « Break Away (Spiral) » referment ce premier chapitre, plus introspectif, plus feutré.

Vient alors l’un des temps forts de la soirée. Max Colombie reprend « Losing My Religion » de R.E.M., pari délicat tant le titre demeure associé à Michael Stipe. Il se l’approprie pourtant par une interprétation intense, tandis que le parterre reprend le morceau en chœur.

La suite déroule « Joaquim », « Nostalgic Bitch » et « How You Disappear », avant un moment que le public espérait sans trop y croire.

À l’approche de la fin du concert, alors que la nuit recouvre le Plan incliné, Roméo Elvis rejoint l’estrade pour un duo sur « Lose My Baby ». Les deux artistes belges, en apparence opposés, trouvent rapidement un terrain commun.

Le set se referme sur une salve de tubes : « Angel Face », « Warrior » - hymne devenu chant de ralliement des Diables Rouges, « Princes », « Fever » et enfin « Strange Entity », qui vient boucler la boucle avec une énergie intacte.

Le loup quitte alors la scène sous une pluie de confettis, laissant derrière lui des nuages qui n'auront finalement jamais menacé que pour mieux électriser la soirée.

Entracte de choix dans la soirée belge de ce vendredi, Oscar and the Wolf aura, une fois de plus, prouvé qu'il n'a besoin ni de longs discours ni d'artifices superflus pour transformer un parterre de festivaliers en meute conquise.

Orage, lumière et confettis : la formule fait mouche, immanquablement.

Globalement, si quelques éléments sont venus entacher la qualité de cette première journée de festival, l'ensemble aura livré des prestations de bonne facture.

Que nous réserve la suite ?

Line up :

Tribord : Clarence Pinko – Adèle Castillon – Roméo Elvis – Oscar & The Wolf

Babord :  St Graal – Suzane – Hooverphonic – Trinix

(Organisation : Ronquières Festival)

Copycat

copycat, aucune copie possible avec "c'est ok"

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Après un premier EP (morning routine) cumulant +15M de vues et +1,5M de streams, salué par France Inter, Libération et Rock & Folk, le duo copycat revient avec son nouveau single « c’est ok », un hymne pop/rock aussi explosif que libérateur finalisé à NYC par Fab Dupont (Bad Bunny).

BPM hypnotique, riff à la White Stripes pop et déchaîné : avec ses punchlines en cascade et ses mélodies ultra entêtantes, “c’est ok” définit encore plus radicalement LE son copycat.

En s’emparant de l’expression ultra usitée “c’est ok”, Apolline et Zoé s’amusent et jouent avec les thématiques de l’affirmation de soi.

Parfois pour la vanne et dans un second degré qui leur colle à la peau, parfois pour mettre leurs faiblesses à nu et accepter les contradictions de leur existence : s’accepter telle que l’on est et vivre pour les caméras, s’engager et se déconstruire tout en portant les stigmates d’une éducation. Le miroir, la comparaison, la sexualité et la parentalité, tout y passe en 2min30.

C’est fun, c’est profond, et ça secoue tellement qu’on attend pas la fin de la chanson pour remettre “play” et pousser le volume à fond.

Brut, catchy et taillé pour le live, «c’est ok » s’annonce déjà comme un moment fort de leur tournée, avec notamment les Eurockéennes de Belfort, Europavox, Biches Festival ou Musicalarue.

Révélation rock 2025-2026 (Inouïs du Printemps de Bourges, FAIR, Bars en Trans), copycat confirme avec ce nouveau single son habileté à transformer la détresse en énergie pure et rendre le chaos sexy.

Le titre est à découvrir ici.

La P'tite Fumée

Nouveau souffle sur les braises de La P’tite Fumée !

Écrit par

Farouchement indépendant depuis ses débuts et passant encore parfois sous les radars des médias français, La P'tite Fumée s'est pourtant imposé comme une référence de la scène live française avec son électro-organique incendiaire.

Après plus de 500 concerts, 4 albums, des dizaines de millions de streams et une finale de La France a un incroyable talent, une petite révolution souffle désormais sur «Reset» attendu à l'automne 2026. L'arrivée de Nori, formant un binôme vocal brulant avec Chand, enrichit cet univers sans rien perdre de l'énergie fédératrice et explosive qui fait leur signature.

Après trois premiers extraits explosifs, La P'tite Fumée dévoile « Loin d'ici » (et son clip!) , le quatrième single de l'album RESET à paraître en octobre 2026. Le tout premier titre du groupe entièrement chanté en français. Pour cette nouvelle étape, LPF invite GUIZ, voix emblématique et engagée du groupe Tryo !

A découvrir à travers ce lien.

Laurent De Prins

Laurent De Prins livre un combat, la voix douce et le poing levé

Écrit par

Laurent De Prins, auteur-compositeur-interprète bruxellois de 27 ans, est passionné de musique depuis son plus jeune âge. Adolescent, il écoute Shawn Mendes et Enrique Iglesias, qui lui donnent envie de prendre ses premiers cours de chant à 14 ans et de guitare à 16 ans.

Trouvant dans l'art un fantastique moyen d'expression, Laurent développe ses talents artistiques et poursuit des études supérieures de graphisme et d'infographie. Mais c'est surtout dans l'écriture et la composition qu'il trouve le moyen d'exprimer ses émotions avec sincérité et profondeur. 

Ses chansons, à la croisée de la pop, de la folk et de la pop-rock, se distinguent par des mélodies aériennes et des textes introspectifs. Laurent y aborde des thèmes universels : la résilience, la quête de soi, l'amour et la force intérieure. Chaque titre reflète un pan de son parcours personnel, transformant ses expériences en messages d'espoir et de courage. 

Son premier EP réunit 6 titres portés par une voix à la fois douce et affirmée qui mêlent émotion brute et simplicité mélodique. Ils racontent la bataille personnelle que chacun mène contre ses peurs, ses fragilités ou les épreuves qui jalonnent une vie. Ces titres parlent à tous ceux qui se sont déjà sentis déstabilisés, fragilisés… mais qui ont choisi de tenir bon.

Musicalement, cet EP s’inscrit dans une pop actuelle, accessible, à la croisée des influences de Shawn Mendes, Ed Sheeran ou Lewis Capaldi.

Fighter est à l'image de son auteur : combatif et sensible.

Fighter, un hymne à la persévérance.

A écouter ici.

Auren

L’art de garder sa matrice sous les cicatrices, selon Auren

Écrit par

« Éviter la chute, craindre la rechute, garder ma matrice sous les cicatrices », chante Auren sur Record, pièce maitresse de son nouvel album Réciproque, où le temps long du diagnostic et de la guérison se retrouve dans le champ lexical de la course et de la médecine.

Chez Auren, dont le timbre cristallin est aussi victorieux que le piano qui le (trans)porte, les faux-semblants n’ont plus leur place. Elle avait besoin de faire ce parallèle entre le trail et le parcours douloureux de la PMA, la condamnant à être une femme « nullipare ». Incomplète, donc, dans l’inconscient collectif.

La lumière, elle la trouve en courant de longues heures en montagne. Pratiqué quotidiennement, le trail (qui la conduit jusqu’à prendre des dossards pour des courses) met son corps au service du mental. Plus facile, que de subir, perfusions, opérations et violence gynécologique.

Écho d’un sujet très intime, Auren nous livre un titre singulier qui affirme, malgré une endométriose galopante, maladie récemment déclarée cause nationale, son goût de vivre, intense et contagieux.

Un extrait ici.

Bank Myna

BANK MYNA et DEÛLE, une tournée entre transe et errance !

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Le quatuor dark post-rock BANK MYNA rejoint le roaster Cerbère Coryphée / Dead Pig et annonce une tournée européenne au côté du trio blackened doom DEÛLE.

Formation parisienne initiée en 2013, BANK MYNA est l’artisan d’un univers singulier où se mêlent post-rock sombre, drone, expérimentations et incursions doom. Le quatuor pratique une musique qui se déploie lentement, qui est texturée, immersive et habitée d’une intensité émotionnelle persistante. Une voix spectrale et obsédante traverse le silence et le bruit comme une invocation, guidant l’écoute à travers des paysages qui vacillent entre fragilité et effondrement.

Leurs performances scéniques proches de la transe ressemblent moins à des concerts qu’à des rites partagés : des moments d'immobilité percés d'éruptions, attirant l'auditeur avant de le submerger dans la puissance sonore.

Sur scène, le quatuor ne donne pas des concerts, ils ouvrent des brèches. Entre silences hypnotiques et explosions sonores maîtrisées, le public est d’abord happé, puis entièrement immergé dans une vague de puissance et d’émotion. La performance prend des allures de transe collective... A retrouver cet automne en Europe, au côté du groupe de doom DEÛLE, groupe formé fin 2020 dans la grisaille de la ville fendue par la rivière dont le groupe tire son nom, DEÛLE dépeint notre errance existentielle dans la sollicitation permanente de nos vies urbaines.

Un extrait ici.

Marianne Perrudin

Marianne Perrudin, la lumière qui filtre par les cassures !

Écrit par

Marianne Perrudin revient avec des nouveaux singles folk chantés en français.

Marianne Perrudin décortique les mots, épluche les sons dans ses chansons à silence. Puisque c’est dans les cassures qu'apparaît la lumière, elle met à l’honneur l’imperfection dans ce qu’elle a de pure avec, pour noyau des compositions, un guitare-voix dont la laine serait tendre et rêche. Ses titres sont habillés tantôt de bois ou de piano, tantôt d'électricité et de batteries tricotées.

L’artiste, au travers d’images glanées sur les sentiers, nous guide dans sa traversée des paysages et nous raconte sa vérité. Mais ce qui nous est donné à visiter apparaît souvent dans le silence qui suit la musique. L’onde continue son chemin.

Ses nouveaux singles, enregistrés dans un chalet pyrénéen, nous disent beaucoup de ses influences folk et de son envie d'authenticité. On y entend presque le feu crépiter.

En 2026, c’est parmi Les Inouïs du Printemps de Bourges et accompagnée par le KUBB (Evreux) qu’elle commence à présenter, sur scène, son prochain EP prévu pour l’automne.

Découvrez une session live du titre « Rescapée » ici.

Tamino

De la Philharmonie aux Dead Oceans : Tamino largue les amarres !

Écrit par

Au lendemain d'un concert aussi majestueux que magistral à la Philharmonie de Paris, Tamino ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en annonçant son arrivée chez Dead Oceans. Avant de monter sur scène, le chanteur belgo-égyptien a offert au public une surprise en dévoilant en avant-première le clip de "Raven", donnant une dimension supplémentaire à l'une des chansons les plus marquantes de son dernier album.

Réalisé par Thibaut Grevet et porté par Vicky Krieps (Phantom Thread, Corsage, Bergman Island), le film accompagne Raven avec une élégance cinématographique à l'image de l'univers de Tamino. L'artiste explique avoir attendu de prendre du recul sur Every Dawn's a Mountain avant d'imaginer une traduction visuelle de ses chansons. Au fil de la tournée, Raven est devenu l'un de ses morceaux favoris sur scène, l'incitant à lui offrir cette ultime incarnation avant de refermer ce chapitre.

Every Dawn's a Mountain met en lumière la voix exceptionnelle de Tamino, son jeu de guitare et d'oud ainsi qu'une écriture qui traverse les cultures. L'album accueille notamment une première collaboration avec Mitski, elle aussi artiste de Dead Oceans.

Après avoir conquis les plus grandes salles d'Europe et du Moyen-Orient, Tamino prépare actuellement un nouvel album, le premier qui paraîtra sous les couleurs de Dead Oceans.

​Le titre est à écouter ici.

Russ Tolman

L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ».

Russ Tolman est un auteur-compositeur-interprète qui a passé plusieurs décennies à prouver que la persévérance est un genre musical à part entière. Vétéran de la scène roots-rock de Los Angeles, Tolman écrit des chansons pour ceux qui aiment les mélodies puissantes, les paroles littéraires et le café bu tel quel, sans chichis.

Sa musique se situe quelque part entre le rock, le folk et l’Americana – un univers peuplé de narrateurs imparfaits, de prises de conscience tardives et du soupçon discret que les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu, mais peut-être mieux que prévu.

Dans son nouvel album, « Stray », Tolman explore cette perspective avec conviction et une détermination lucide. On y retrouve Tom Heyman (Chuck Prophet, Hiss Golden Messenger, Alejandro Escovedo) à la guitare et à la pedal steel, qui apporte juste ce qu’il faut de mélancolie et d’ambiance. Mike Coykendall (M. Ward, She & Him) s’occupe de la batterie, de la bonne humeur et des chœurs, tandis que Rusty Miller, musicien chevronné de San Francisco, complète le tableau à la basse, au piano et aux harmonies. Accompagnés d’un ou deux chœurs supplémentaires, ils contribuent à donner vie aux chansons de Tolman sans pour autant en faire trop.

Tout au long de « Stray », Tolman continue de naviguer entre country et folk, rock et soul dans ce recueil de huit titres originaux, dont le single « Streets Of Denim », coécrit avec Steve Wynn (Dream Syndicate, Baseball Project). On y trouve également des morceaux inattendus du compositeur de R&B Arthur Alexander et de K.D. Lang.

Tolman a déjà écrit, enregistré et sorti huit albums solo, chacun présentant une version un peu plus âgée et un peu plus sage du même auteur-compositeur, toujours en quête de la phrase parfaite.

Russ Tolman continue de composer pour des auditeurs qui croient que les grandes chansons ne périment pas, que les tendances sont facultatives et que l’honnêteté l’emporte toujours sur le volume.

« Streets of Denim » est en écoute ici

 

 

Westside Cowboy

Westside Cowboy, et ça continue…

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Westside Cowboy publiera son premier elpee, It Goes On, le 21 août 2026 chez Island Records. Fondé à Manchester il y a trois ans, le quatuor réunit Jimmy Bradbury et Reuben Haycocks aux guitares et au chant, Aoife Anson O’Connell à la basse et au chant, ainsi que Paddy Murphy à la batterie. Nourrie par les débuts du rock’n’roll, de Lonnie Donegan au Velvet Underground, la formation privilégie des morceaux directs, concis et volontairement imparfaits. Enregistré aux Greenmount Studios de Leeds sous la houlette du producteur Loren Humphrey, l’opus compte onze titres et condense la confusion, le désespoir et l’espoir propres à la jeunesse. Cette tension traverse notamment Kick Stones (The Boys), morceau d’ouverture inspiré par une version live de What Goes On du Velvet Underground. Réalisé en collaboration auprès du FC United of Manchester, son clip rend hommage au club détenu par ses supporters et à la communauté qui l’entoure. Déjà dévoilé lui aussi, Pin Up Boys bénéficie également d’un clip (et il est à découvrir ici). Deux premiers aperçus d’un elpee que Westside Cowboy souhaite immédiat, sincère et sans ornements superflus.

 

Black Marble

La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021).

« Life in Small Spaces » de Black Marble est un opus qui se veut à la fois une analyse de l’industrie musicale, une réflexion sur l’authenticité et une lettre adressée à tous les créateurs indépendants du monde entier. S’inspirant des lignes de guitare staccato et des samples de batterie live des premières ‘radios universitaires’ américaines alternatives, le disque adopte un son plus live, délaissant les murs de synthés habituels de Stewart.

Selon Stewart : ‘J’ai toujours su que beaucoup de gens dans le milieu de la musique avaient du mal à joindre les deux bouts, mais j’ai été surpris d’apprendre que ceux dont on pensait qu’ils s’en sortaient bien n’y parvenaient souvent pas. Pour moi, voir le milieu de l’intérieur a changé ma façon de voir les choses. Quand je levais les yeux pour voir un nouvel artiste sur un panneau d’affichage, je me suis mis à me demander : devrai-je un jour faire semblant d’être quelqu’un que je ne suis pas pour réussir ? La vie d’un artiste continue une fois que son heure de gloire est passée, vous voyez. Alors, qui voulez-vous être finalement, et comment voulez-vous être perçu par ceux qui vous connaissent ? J’ai composé « Life In Small Spaces » en réfléchissant à tout cela, et pour moi, cet album incarne mon idéal d’une vie d’artiste.’

L’annonce de cette prochaine sortie est précédée du premier single « Jim Carol New Year », dont le clip met en scène Chris Stewart et a été réalisé par Clayton Hunt. « Jim Carol New Year » (dont le titre est un clin d’œil à la fois à l’auteur, poète et musicien Jim Carroll, et aux chants de Noël) jette un regard critique sur la vie, rejetant les fausses promesses de la religion, les conseils des soi-disant experts ou les réponses toutes faites, au profit de l’affirmation de soi et de l’indépendance d’esprit. Tout en nous captivant avec une mélodie de synthé plus rythmée, qui plonge les auditeurs dans une illusion de joie, la phrase ‘I forgot my money’ est répétée à l’envi pour exprimer tout ce que le protagoniste refuse d’accepter. ‘Si tu veux être libre’, dit Stewart, ‘tu dois te méfier de certains pièges classiques de la vie.’

À propos du clip, Clayton Hunt explique : ‘Chris avait en tête l’image d’une maison au loin vers laquelle deux voyageurs étaient attirés. Nous voulions que chaque voyageur représente une version différente du parcours. L’un luttait sans protection contre le paysage, l’autre était prudent, vêtu d’une combinaison orange de type ‘hazmat’. J’ai décidé de tourner en 16 mm et de tout filmer sur fond de paysage verdoyant, créant ainsi un contraste saisissant. Ces images ont guidé la production et donné le ton à l’histoire.’

« Life in Small Spaces », dont le lyrisme introspectif se fond harmonieusement dans la musicalité rayonnante de Black Marble, est une analyse sincère des pressions qui façonnent les artistes. C’est une invitation à accepter et à opter consciemment pour un mode de vie plus minimaliste au nom de l’expression créative et de la liberté, et à ne jamais avoir à transiger sur ses valeurs au profit de l’illusion séduisante du succès.

Le single « Jim Caroll New Year » est disponible sous forme de clip là

 

 

hijss

Le chant du C.Y.G.N.E. de HIJS

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Le trio italien hijs publie le clip de « s.w.a.n. », nouvel extrait de son deuxième opus homonyme, attendu le 18 septembre 2026 chez Heavy Psych Sounds.

Originaire du nord de l’Italie, la formation réunit Lois Lane au chant et à la guitare, Maurice à la batterie, ainsi que Pan à la basse et aux synthétiseurs. Elle décrit sa musique comme du « kosmo kraut », au croisement du grunge, du post-punk, du krautrock et du space rock.

Tournée en noir et blanc, la vidéo s’ouvre sur un troupeau de vaches dans un champ, en écho à la pochette du disque. Les images rurales se déforment ensuite avant de céder la place au trio en pleine interprétation. Cette évolution accompagne la construction du morceau, d’abord lente, lourde et répétitive, puis progressivement gagnée par une psychédélie kraut.

Le titre, long de sept minutes, signifie « Syndrome Without A Name ». Il figure en sixième position sur le prochain elpee, composé de huit morceaux.

Le clip de « s.w.a.n. » est à voir et écouter là 

Deux ans après Stuck on Common Ground, paru au printemps 2024, hijs reviendra sous son propre nom. Maurizio Baggio a assuré la production, l’enregistrement et le mastering, tandis que Paolo Canaglia s’est chargé du mixage. hijss paraîtra le 18 septembre 2026 en vinyle, CD et numérique chez Heavy Psych Sounds.

 

Alex Revox Jr

Alex Revox Jr revisite le glam

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Alex Revox Jr a sorti son nouvel elpee, « Electro Glam Part 1 », ce 18 mai 2026. Après un premier opus intitulé « B77 », qui explorait déjà les multiples influences de l’artiste, ce nouveau projet poursuit une recherche sonore où se rencontrent nostalgie flamboyante, culture vintage et énergie électronique contemporaine.

Alex Revox Jr est en réalité un trio aux horizons multiples, travaillant entre Paris, Toronto et Mexico. Avec « Electro Glam Part 1 », le groupe plonge dans l’imaginaire du glam rock des années 70 tout en le transformant à travers des arrangements électro actuels.

Alex Revox Jr propose ainsi un album vibrant qui revisite l’esprit extravagant et libre du glam à travers des synthétiseurs hypnotiques, des rythmiques pensées pour le dancefloor et une esthétique rétrofuturiste assumée. L’objectif n’est pas seulement de rendre hommage à une époque mythique, mais de faire dialoguer son héritage avec les sonorités électroniques d’aujourd’hui.

Parmi les grandes influences revendiquées par le trio figurent plusieurs figures incontournables de la scène glam et rock : David Bowie, Iggy Pop, Donovan, MC5 ou encore Gary Glitter. Ces références dessinent un paysage musical riche, entre attitude rock, expérimentations sonores et liberté artistique. Nouvel extrait de l'album « Electro Glam Part 1 », Alex Revox Jr reprend « I Wanna Be Your Dog » d'Iggy Pop & The Stooges.

 Et le clip est à voir et écouter là

 

 

Grandmas House

Grandmas House, gagnant sur toute la ligne

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Baby You’re A Winner, premier opus de Grandmas House, paraîtra le 21 août 2026 chez Brace Yourself Records.

La formation de Bristol signe une entrée en matière nerveuse et contrastée. Entre riffs acérés, narration incisive et fragilités assumées, Baby You’re A Winner conjugue l’intensité du post-punk à une profondeur mélodique bien réelle. Le disque traverse l’amour, le deuil, la solitude et la résilience, tout en restituant l’énergie brute qui a valu au combo une solide réputation en concert.

Produit par Ali Chant (PJ Harvey, Yard Act, Perfume Genius), ce long playing met en relief les harmonies vocales à trois voix qui distinguent le quatuor, les guitares tendues et une section rythmique grondante. « DOG » évoque la maladie chronique et le manque de reconnaissance médicale, « The Table » métamorphose une rupture amoureuse en hymne rock fédérateur, tandis que « Next Big Hit (Choo Choo) » s’attaque au sexisme dans l’industrie musicale.

Fondé par Yasmin Berndt et Poppy Dodgson avant l’arrivée de Zoë Zinsmeister et Polly Jessett, Grandmas House s’est imposé au fil de tournées soutenues et de prestations électriques. Sur Baby You’re A Winner, le band nous réserve un premier disque sincère, direct et traversé par une énergie abrasive, où l’espoir et le lien émergent des zones les plus sombres de l’existence.

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 02-08-2026)

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Jeudi 22 octobre 2026 - Tyla- Forest National, Bruxelles

Mercredi 02 décembre 2026 - Nieve Ella - Trix, Anvers

Mardi 23 mars 2027 - Megadeth - Forest National, Bruxelles

 Samedi 27 mars 2027 - Teddy Swims - AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 04 avril 2027 – Ministry - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 01 décembre 2027- KANONENFIEBER - Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be/

 

The Feather

The Feather ouvre un nouveau chapitre avec BB DX

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The Feather ouvre un nouveau chapitre avec BB DX

Pour fêter les un an de son dernier album BB, The Feather nous livre aujourd’hui BB DX (en référence à l’appellation Deluxe, mais aussi en hommage à son synthétiseur préféré, le DX7, au son emblématique des années 80).

Cette réédition est enrichie de sept nouvelles chansons : trois collaborations avec Benni (sur BB II), Condore (sur Goodbye) et KAT (All My Life KAT Rework), un inédit issu des sessions de BB (Two), dont la batterie a été jouée par Thomas Hedlund (batteur du groupe français phare de la scène indie pop, Phoenix), ainsi que trois morceaux instrumentaux ambient (Caméscope I, II et III).

Thomas parle de cette réédition :

« Ressortir BB un an après ne faisait sens pour moi que si je pouvais partager cet exercice avec des ami·es. Avant la production et le mixage de BB avec Chris Taylor (Grizzly Bear), l’écriture et la création de ces dix titres ont été un processus très solitaire ; pour BB DX, j’avais envie de proposer à des proches certaines collaborations afin de transformer cette nouvelle étape en une aventure collective.

J’ai trouvé beaucoup de plaisir dans ces moments de création à plusieurs, c’était même mon objectif premier. Avec une chanson comme Goodbye, je me confie sur mes doutes en tant qu’artiste, je questionne mes envies pour la suite. Faire cette chanson avec une musicienne comme Condore, que je connais depuis 20 ans, a été comme une thérapie : je me suis senti bien plus léger après avoir posé ces mots et donné vie à cette mélodie.

Les chansons instrumentales que j’ai ajoutées ont aussi été une vraie cour de récréation. Pas de limite de format, pas de recherche de structures pop, pas d’autre ambition que celle de m’évader à travers la musique.

Une chose est certaine : cette expérience a ouvert une porte en moi, et je vais continuer à creuser ce sillon à l’avenir. »

Claptrap

Claptrap brouille les certitudes avec Second Guessing

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Claptrap brouille les certitudes avec Second Guessing

Claptrap présente Second Guessing, un 2ème album pop, tropical, dansant et expérimental. Formé par le songwriter, chanteur et guitariste Eric Pasquereau — figure incontournable de Papier Tigre, La Colonie de Vacances ou encore The Patriotic Sunday — aux côtés des multi-instrumentistes équilibristes Julien Chevalier et Paul Loiseau (croisés chez La Terre Tremble!!!, Borja Flames), et récemment rejoint par la claviériste et chanteuse Elia Guérin (JoGo, Bleu Shinobi). Depuis plus de six ans, Claptrap explore les frontières d’une pop orchestrale et inventive, nourrie autant par l’écriture mélodique que par la recherche sonore.

Leur musique se déploie comme une pop progressive et tropicale : une post-bossa foutraque, chaude et

mélancolique ; une exotica baroque, dansante et expérimentale. Elle prend forme à travers un instrumentarium improbable — mandoline méditerranéenne, percussions non-orthodoxes, synthétiseurs de science-fiction, guitares et instruments en fin de vie — tissant des arrangements luxuriants, à la fois précis et toujours au bord de la rupture.

Claptrap poursuit ici son exploration d’une pop poussée dans ses retranchements. L’album Second Guessing est solaire, certes, mais d’un soleil qui brûle la rétine. Entre rythmiques pour danser au bord du gouffre et harmonies sous tension, le groupe refuse de choisir entre la fête et la chute. Après un premier album Adulting (2022 chez UNSQ), salué par la critique et défendu sur scène à travers de nombreux concerts, CLAPTRAP revient en octobre 2026 avec Second Guessing, mixé par Stéphane Laporte (Forever Pavot, Domotic).

Voix détachées et habitées, textes hallucinés, humour discret et références inattendues — de l’italien marmonné à Joe Pesci en passant par Natalie Imbruglia — nourrissent un flux de conscience vibrant. Puisant autant dans les grandes architectures européennes (Robert Wyatt, Franco Battiato) que dans l’inventivité brésilienne (Caetano Veloso, Os Mutantes, Tom Zé), tout en s’inscrivant dans une tradition d’indie baroque (Broadcast, Daniel Rossen, Mild High Club), CLAPTRAP s’affirme comme un quatuor fantasque en quête de la chanson pop parfaite.

La pochette de Second Guessing est une peinture originale de l’artiste Geoffroy Pithon, issue de la série Botanique Murmure, une série d’aquarelles, regroupée dans un livre édité par FP&CF. Explorant son obsession pour les paysages miniatures ultra-végétaliens – des mondes naturels imaginaires foisonnants de vie, où, comme toujours, la couleur guide les formes.

Matthieu Malon

Matthieu Malon jette La Poudre aux yeux... mais ouvre grand les oreilles !

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Un nouveau disque qui évoque l’absence, l’abstinence, la disparition, les apparences trompeuses, le temps qui passe, les souvenirs émus de l’adolescence et les manifestations.

Le septième album de Matthieu Malon aurait pu être la suite logique du précédent (« Bancal » - 2024) puisqu’il a aussi débuté par une session d’enregistrement au bord de la mer.

Au fil des semaines, Matthieu se rend compte que les matrices de ces nouvelles chansons ont une autre densité que celles de « Bancal », elles ont besoin d’être animées, moins mécaniques, plus « live ». Sans doute également influencé par les concerts montés en groupe à cinq en 2024, Matthieu imagine alors un disque rempli d’invités-musiciens : d’abord des batteries avec le fidèle Philippe Entressangle (qu’on croise en ce moment chez Benjamin Biolay ou Jeanne Cherhal) mais aussi le batteur David Fakenahm qui accompagne Matthieu sur scène depuis 2024. Tout comme les deux membres de Grife (Diane Borderieux et Victoria James Geiseler) qui prêtent ici mains fortes respectivement aux voix et à la flûte traversière. On croise également Lucas Chevalot au cornet, Géraldine Colbeaux et Adèle Malon (fille de Matthieu) à l’alto.

Et c’est toujours PE qui assure le mixage et mastering de l’ensemble du disque.

« La poudre aux yeux » est un disque brut, exigeant, parfois politique, qui se révèle - au fil des écoutes - comme une pièce unique dans la discographie de Matthieu Malon. S’il peut d’abord sembler froid, sombre dans sa forme compacte et son ton désabusé, la lumière n’est jamais très loin. A titre d’exemple, la chanson « La rivière », premier extrait disponible depuis le 5 juin, sans doute un des plus pop écrits par Matthieu, qui vient contrebalancer la noirceur d’ensemble par son propos et sa tendre nostalgie.

Avec ce nouvel album, Matthieu continue de brouiller les pistes, comme l’annonce son nom et le morceau d’ouverture « La poudre aux yeux ». Où est la vérité, où sont les mensonges ? En un tour de passe-passe, on peut alors se demander si tout ce que raconte Matthieu depuis 30 ans ne serait pas que pure invention…

« La poudre aux yeux » est le deuxième album 100% autoproduit par Matthieu Malon.

Il sort le 18 septembre 2026 sur son microlabel lost in music records, sans distribution en magasins.

Un extrait ici.

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 26-07-2026)

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Jeuci 05 novembre 2026 - Saint Levant - De Roma, Anvers

Jeudi 05 novembre 2026 - Mike D 5 D - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 06 novembre 2026 - Saint Laurent - De Roma, Anvers

Lundi 07 décembre 2026 - Polyphia - Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 17 février 2027 - Ezra Collection - Ancienne Belgique, Bruxelles

 Vendredi 26 mars 2027 - Teddy Swims - AFAS Dôme, Anvers

Dimanche 04 avril 2027 - Ministry - Ancienne Belgique, Anvers

Dimanche 11 avril 2027 - Jordan Rakei - De Roma, Anvers

Vendredi 30 avril 2027 - Rumours Of Fleetwood Mac - Kursaal, Ostende

Mardi 11 mai 2027 - Rumours Of Fleetwood Mac - Stasschouwburg, Anvers

http://www.livenation.be/

Immersion

Selon Immersion, ce qui est perdu reviendra

L'album « What Is Lost Will Return » d'Immersion sortira chez Swim ce 4 septembre et réunira huit morceaux oscillant entre une conception sonore électronique méditative et une écriture musicale épurée aux accents psychédéliques. Le disque joue délibérément sur la tension entre structure et texture, juxtaposant des compositions courtes et concises à des passages plus longs et modulaires. Il en résulte un opus alliant une densité atmosphérique à des lignes mélodiques claires.

Ici, Immersion poursuit son approche caractéristique : une combinaison de signatures électroniques précises, de riffs de guitare utilisés parcimonieusement et d’un recours réfléchi à la répétition. L’accent est mis sur les changements d’ambiance et sur un son sobre mais élégant qui laisse place aux détails tout en conservant une forme distincte. Ce mélange distingue l’elpee, sur le plan formel, du vaste panorama des sorties électroniques.

Au cœur du projet on retrouve toujours Colin Newman et Malka Spigel, rejoints par des contributeurs invités : Matt Schulz est à la batterie sur plusieurs titres et Ed Chivers s’occupe des drums sur le morceau « Breaking Free, Diversity, Evolution ». Dans l’ensemble, le long playing met en avant la capacité d’Immersion à collaborer avec une distribution changeante de musiciens sans perdre le fil conducteur du groupe.

Le clip du single « Megafauna » est disponible ici

 

et de  « We don’t need your validation »

là

https://www.youtube.com/watch?v=mk_kxacpXeI

 

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