La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Mighty Mike Schermer

Live set

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Chanteur/guitariste/compositeur, Mike Schermer écume les scènes de la côte Ouest des States depuis plus de vingt ans ; mais c’est avant tout un musicien très sollicité par ses pairs pour diriger leur backing band et y apporter son concours aux cordes. Il s’est ainsi notamment illustré en compagnie d’Elvin Bishop, de Charlie Musselwhite, d’Angela Strehli, de Maria Muldaur, de Sister Monica et de Bonnie Raitt. Il s’est converti au blues en 1984, après avoir assisté à un concert d'Albert Collins. Parmi ses héros, figure incontestablement T-Bone Walker. Mais il reconnaît également, comme influences majeures, Sam Cooke, Howlin' Wolf, Jimmy Smith, Ray Charles et Wilson Pickett. Il est le fondateur des mythiques Soul Drivers, un quatuor impliquant l'harmoniciste Andy Santana, le bassiste Steve Ehrmann et le batteur June Core. Ce combo aura l'opportunité et l'honneur d'accompagner les plus grands bluesmen : depuis Willie Dixon à Jimmy Rogers, en passant par Billy Boy Arnold, Snooky Pryor et un certain Tommy Castro, devenu aujourd'hui si populaire. Les Soul Drivers vont même commettre un superbe elpee. Intitulé "Tight white dress", il est publié en 1999. Mike fonde ensuite son Mighty Mike Schermer Band. Le combo concocte un premier opus en 2001, "1st set". Embraie en 2005 par "Next set", un disque sur lequel figure "Mr Big sister's radio", une chanson qui sera nominée. Mike a également composé pour sa corporation, dont Elvin Bishop, Angela Strehli, Howard Tate et le saxophoniste Terry Hanck. Et si vous connaissez mal cet artiste, je vous conseille de vous procurer "Right hand man : Vol 1", une compilation publiée sur Finedog qui lui est consacrée.

Ce "Live set" est donc paru cette année. Il immortalise deux concerts accordés sur autant de scènes californiennes, en novembre 2008. Soit au ‘Torch Club’ de Sacramento et au "Moe's Alley" de Santa Cruz. Le Schermer Band ouvre sa prestation par "See see baby", une cover de Freddie King. Le rythme est soutenu. Mike chante de sa voix musicale ; mais c'est avant tout sa guitare qui fait mouche. Elle sort de sa réserve dès qu'elle en a le loisir. Le phrasé est précis, limpide, bien plus proche d'Albert Collins que de Freddie King. Son répertoire se promène ensuite dans les rues de la vielle cité du Sud de la Louisiane : New Orleans. Et pour cause, il adapte le fameux "Those lonely, lonely nights" d'Earl King. Le piano y joue un rôle prépondérant. Ex-Doobie Brothers, Dale Ockerman se réserve ces ivoires. Mais les soli sont accordés ici par la saxophoniste californienne Nancy Wright (NDR : à ses débuts, elle a joué pour Lonnie Mack) et inévitablement Mighty Mike, particulièrement saignant dans son intervention. Le "Hey baby, que paso?" d'Augie Myers prend la direction du Texas. Le Sud, toujours. Une cover sculptée dans un tex mex pur et dur, soulignée par la trompette acérée de Pete Sembler. Schermer se met ensuite en évidence lors d’un long medley qui s’ouvre par le thème de "Hideaway" de Freddie King, puis entreprend un périple de visites chez d’autres artistes notoires comme Booker T, James Brown, Jimi Hendrix, les Stones, Beatles, Kinks, Roy Orbison, Chuck Berry, Ray Charles et la liste n’est pas exhaustive. Une belle performance ! Il n’a pas oublié une de ses références essentielles : T-Bone Walker. Dont il interprète deux compos. "T-Bone shuffle", tout d’abord. Un morceau balayé par le souffle insatiable de Nancy Wright. "T-Bone boogie", ensuite. Au cours duquel la section rythmique composée de son vieux complice Steve Ehrmann et de Paul Revelli, épaulée par June Core, libèrent un fameux groove. La reprise du "Groove me" de King Floyd trempe dans une soul music de toute bonne facture. Austin deLone (NDR : à ses débuts, cet Anglais militait au sein du pub rock band, Eggs Over Easy) se charge de l'orgue. Il est toujours au poste lors de l’adaptation du "Ain't no big deal" de Little Milton. La séduisante Lara Price Schermer rejoint Mike, sur les planches pour partager les vocaux sur "It's gonna work out fine", une plage au cours de laquelle Miss Nancy Wright se réserve une sortie impériale. Mighty Mike Schermer s’est forgé un statut d’artiste confirmé, et sa réputation a largement dépassé les frontières. Au cours des derniers mois, Mike s’est établi au Texas. A Austin, très exactement. Et il y est devenu le guitariste régulier de la pianiste louisianaise, Marcia Ball.

 

Phantom

Phantom feat. Lio

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Jacques Duvall a écrit pour une quarantaine d’artistes, dont Lio (NDR : c’est lui qui avait notamment composé « Banana split » et « Les brunes ne comptent pas pour des prunes »). Une plume qu’il consacre aux autres (NDR : sous son patronyme on ne lui connaît que quelques singles et trois albums) depuis presque trente ans. Mais en rejoignant l’équipe de Freaksville, on dirait qu’il a retrouvé une nouvelle jeunesse. L’occasion était donc belle de solliciter Lio pour participer au troisième volet de l’aventure Phantom, un projet monté par le leader de Miam Monster Miam, Benjamin Schoos. D’autant plus que Vanda n’a toujours rien perdu de son esprit punk, provocant et provocateur. Qu’elle revendique toujours d’ailleurs. Que ce soit dans ses analyses au sein du jury de la Nouvelle Star ou lorsqu’elle chante et danse, sans petite culotte, dans l’émission de Fogiel. Le premier volume de la série avait été consacré à Duvall. Un elpee sous-titré « Hantises ». Et le deuxième à Marie-France Garcia (NDR : encore une artiste dont il est le parolier).

En toute logique, ce « Phantom feat. Lio » constitue donc le troisième. Un disque enregistré en 48 heures. Hormis deux titres, Jacques signe neuf plages sur les onze de l’opus. Patrick Eudeline (NDR : c’est un journaliste de Rock & Folk !) a écrit « Lipgloss », caractérisé par sa mélodie en boucle ; et Marie Laure Dagoit le funkysant et déclamatoire « Noir violette ». Plusieurs morceaux sont chargés d’intensité électrique. Garage, si vous préférez ! Et tout d’abord le morceau d’ouverture, « Je ne veux que ton bien ». Noisy punk, chargé de feedback, il entretient un climat fiévreux, qui jamais ne parvient à éclater. « Ta cervelle est en grève, mais ta grande gueule fait des heures sup’ », ensuite. Les riffs de guitare saignants peuvent rappeler les Sex Pistols, mais la mélodie sucrée et contagieuse évoque inévitablement Blondie. Et enfin le nerveux « Mon nouveau Jules marche sur l’eau ». Déchiré entre post punk et new wave, il laisse transparaître quelques accès de claviers 80’s. Parmi les titres les plus lents, on épinglera le slowcore « L’amour ne m’a jamais manqué », une composition tapissée, en toile de fond, de cordes réverbérées. Et puis l’autobiographique « La veille de ma naissance », une ballade mid tempo. Sarcastique et tellement vrai, « Tout le monde m’aime » libère un chouette groove soul/r&b. Jacques et Lio chantent en duo sur « La fidélité, un ‘talking blues’ cocasse. Mais le sommet de l’album nous vient de « Je ne suis pas encore prête ». Un tube en puissance au refrain irrésistible. Plus rien entendu de pareil chez Lio depuis presque 3 décennies. Suffirait d’un déclic et la bande FM est contaminée… Bref, un disque rafraîchissant, qui a bénéficié de la participation de Gilles Martin (Colin Newman, dEUS, Dominique A, etc.), au mixing. Une œuvre qui prélude un nouvel elpee de Lio. Mais en solo, cette fois. Il devrait sortir automne 2010.

 

Pignition

Pig Brother

Écrit par

Pignition est né en 2005. A Bruxelles. D’un duo, le line up est cependant passé, en trois ans, à un trio. Enregistrant différents changements de configuration, même si Quentin et Ben sont toujours au poste depuis les débuts. Julien se charge aujourd’hui de la guitare solo, et apparemment un quatrième larron (NDR : un bassiste) serait occupé de rejoindre le band. Au conditionnel, puisque ni leur MySpace, ni les articles qui leur sont consacrés ne sont suffisamment clairs à ce sujet. Une chose est sûre, le combo avait commis un Ep en 2006 et puis participé à l’édition 2009 du Tremplin Dour.

Autoproduit, « Pig Brother » constitue donc leur premier elpee. Un titre qui s’inspire de « 1984 », un livre mythique écrit par Georges Orwell et qui met en scène un personnage de fiction répondant au nom de « Big Brother ». Après avoir écouté ce cd, je dois avouer être resté sur ma faim. Et pour cause, leur musique cherche à remettre au goût du jour un certain courant qui a connu son heure de gloire au cours des nineties. Du punk californien façon Blink 182 voire NOFX boosté au grunge et éclaboussé de quelques touches de néo-métal. Génial ! Enfin, si leur disque était paru 15 ans plus tôt. Parce qu’en 2009, ça fait quand même daté. La scène musicale belge est suffisamment riche pour se complaire dans la caricature.

Oui, je sais, on va me taxer de caractère de cochon ; mais comme le précise le dossier de presse du groupe, dans le cochon tout est bon. Sauf s’il est atteint de grippe porcine, bien sûr !

Push Pull

Between Noise and The Indians

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A premier abord, on ne peut pas dire que Push Pull cherche à susciter l’intérêt. Tout d’abord à cause de l’artwork de la pochette. Pas de quoi fouetter un chat. Puis du label hébergeant le groupe : Joyful Noise. Une écurie qui végète dans le milieu alternatif de l’alternatif. Et puis de la première impression laissée par l’écoute leur musique : un fourre-tout au sein duquel on cherche vainement une quelconque cohérence

Et pourtant, au fil des écoutes, on se laisse apprivoiser par cette curieuse expression sonore. Si bien qu’elle finit par accrocher votre subconscient. En fait, le groupe de Bloomington (NDR : ville située dans le sud de l’Indiana) est responsable de mélodies paradoxalement complexes mais contagieuses. N’exerçant réellement leur effet qu’après plusieurs écoutes. Un peu comme si le trio américain (NDR : Mike Bridavsky, Mike Notaro et Mike Hoggatt) avait pris le pari un peu fou de réaliser un compromis entre la musique de Weezer, des Pixies et de Queens of The Stone Age. Et finalement, le tout tient la route. On finit même par se surprendre à apprécier ce qui au départ, semblait sans grand intérêt. Et notamment des plages comme le power pop « The Lake », l’excellent « Fire » ou encore « If the L Were a G », caractérisé par sa ligne de basse puissante et des vocaux appuyés (NDR : les premiers elpees de la bande à Black Francis et Kim Deal ne sont pas loin). Une basse quand même très présente tout au long de cet opus. Et si les drums se révèlent puissants et précis, la guitare se montre beaucoup plus aventureuse, fluctuant en fonction des morceaux. Mais la quintessence de leur musique procède de la conjugaison des voix, sorte de rencontre hypothétique entre Jonathan Richman et Frank Black, mais en plus énergique. Comme quoi les apparences peuvent être trompeuses.

Spinnerette

Spinnerette

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Celle que certains critiques comparaient à Courtney Love s’émancipe. Il est loin, le temps des Distillers. Aujourd’hui, Brody Dalle et Tony Belivacqua, les derniers survivants de la courte aventure, reprennent leurs armes sous le nom de Spinnerette. A cette occasion Dalle a recruté Alain Johannes (Queens Of the Stone Age) et le batteur Jack Irons. Décidée à faire parler d’elle pour sa musique plutôt que sa vie privée, Madame Josh Homme publie une première épreuve bien plus rangée que celles de sa carrière antérieure. Les étincelles de folie des Distillers se sont éteintes.

Ne reste plus qu’une série de compositions très sages et formatées. « Spinnerette » suit tranquillement son cours, sans le moindre sursaut d’imagination. Et lorsque la formation tente d’esquiver les sentiers battus, ils pondent un morceau tout juste bon à inviter au ‘fast forward’ (le sous-Kills « Sex Bomb », « Baptized By the Fire » et son synthé sorti de nulle part). Rien ne parvient à sauver Spinnerette de la noyade, hormis les très bons « Ghetto Love » et « Impaler ». La pochette, peut-être…

 

Various Artists

New Moon (OST)

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‘Le chapitre suivant commence’. On ne le sait que trop bien. A moins d’avoir été projeté dans une autre dimension au cours de ces 12 derniers mois, impossible de passer à côté du phénomène « Twilight ». Robeeeeeeert Pattinson, Kristen Stewart, Taylor Lautner, Peter Facinelli et les autres protagonistes de la saga vampirique créée par Stephenie Meyer se partagent à nouveau l’affiche du succès annoncé. Motivé par le succès de la première bande son, Chris Weitz, le réalisateur, a décidé de frapper un grand coup et de viser plus haut. Si la soundtrack de « Fascination » était essentiellement destinée aux ados (Linkin Park, Paramore, Collective Soul, Robeeeeeert Pattinson himself, etc…), celle de « New Moon » change la donne. Weitz et Livia Tortella, productrice exécutive du projet, ont réussi à rassembler du beau monde. Et c’est peu dire.

Exit le fatigant « Leave Out All the Rest » de Linkin Park. Death Cab For Cutie donne le ton à l’aide d’un entêtant « Meet me On The Equinox », premier single extrait de la bande son. Le tube des Washingtoniens est suivi à la trace d’une belle série d’inédits signés Thom Yorke, Lykke Li, Black Rebel Motorcycle Club, Ok Go, Grizzly Bear accompagnés de Victoria Legrand (Beach House), Editors ou encore Sea Wolf, le nouvel espoir indie dont on entendra certainement parler en 2010. Mention spéciale à « Rosyln », l’énooooooooorme duo entre Bon Iver et St. Vincent. Les 4 minutes 50 de cette envoûtante ballade envoient, à elles seules, la compilation au rang d’incontournable. Seules ombres au tableau, les « Friends » de Band Of Skulls et « Monsters » de Hurricane Bells. Deux morceaux qui dénotent un peu dans l’ambiance particulière de la BO.

Une version destinée au marché francophone s’embarrasse d’un inédit sans intérêt des BB Brunes. Dispensable. L’édition internationale se suffit à elle-même. D’autant plus qu’elle se clôture joliment sur « New Moon (The Meadow) », un agréable thème instrumental du compositeur français spécialisé en musique de films, Alexandre Desplat.

 

Willard Grant Conspiracy

Paper covers stone

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“Papers covers stone” serait le huitième album studio de Willard Grand Conspiracy. Presqu’une compile, puisque l’elpee ne recèle que trois nouvelles compos. Presque, puisque les 10 autres plages ont été retravaillées sous un format lo-fi. Ou minimaliste, si vous préférez. Le plus intéressant procède, cependant, de la présence de musiciens qui ont accepté de revenir à leurs premières amours. Pas de Paul Austin, cependant, mais bien Sean O’Brien et David Michael Curry. Sans oublier le concours du pote de Robert Fisher, Steve Wynn. Robert a en quelque sorte voulu en revenir à une formule plus ‘de chambre’ (NDR : c’est ce qu’il déclare), à contrario de ses dernières œuvres qui tout en se révélant excellentes, embrassaient un concept de plus en plus épique (NDR : et « Pilgrim road » en est certainement la plus belle illustration). De cette nouvelle approche des compos, on relèvera bien sûr l’inévitable baryton profond de Fischer et puis surtout le violon alto de David. Qui se met à grincer lorsque Sean montre enfin des dents sur les morceaux les plus électriques. Et tout particulièrement en seconde partie de l’intense « Preparing for the fall » (NDR : c’est une des trois nouvelles compos). Le psychédélisme tempétueux, halluciné, distordu mais toujours feutré y prépare une rencontre apocalyptique avec le diable… Et le final « The ocean doesn’t want me » (NDR : une cover de Tom Waits) est calqué sur un moule aussi hanté et sinistre. Tirant à nouveau parti de cette rencontre tellement fiévreuse et perturbante entre les cordes du violon et de la six cordes…

Zevious

After The Air Raid

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Zevious est un trio instrumental composé de Mike Eber à la guitare, Johnny DeBase à la basse et Jeff Eber à la batterie. Johnny et Mike se rencontrent à l’université en 1999 et se trouvent immédiatement un tas d’affinités musicales. Ils jouent ensemble dans divers projets rock, jazz et funk. Jeff, lui, tourne intensivement aux Etats-Unis en compagnie de l’excellent groupe métal progressif instrumental Dysrhythmia. Zevious naît en 2005 de leur volonté commune de jouer une musique carrément jazz. Les influences du groupe sont ancrées dans les seventies. Les pattes du Mahavishnu Orchestra, de John McLaughlin et même d’Al Di Meola laissent une forte empreinte sur le mélange de rock et de jazz fusion qui compose l’essentiel d’« After the Air Raid », leur premier opus. Cependant, le trio ricain ne se contente pas de recuisiner les recettes que ses prestigieux pairs ont concoctées avant lui. Il y rajoute une touche moderne, bien rock. Comme toujours quand il s’agit de musiciens de jazz, la technique instrumentale est irréprochable. La section basse/batterie est souvent époustouflante et laisse une grande place aux improvisations à la six-cordes de Mike Eber.

Si les noms d’Allan Holdsworth, John McLaughlin ou Al Di Meola font partie de votre culture musicale, il y a de fortes chances que vous puissiez trouver un intérêt dans la musique de Zevious.

AqME

En l’Honneur de Jupiter

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Vu la qualité des productions proposées par l’Hexagone, au cours de cette année, nous aurions pu avoir peur que la France soit devenue le nouvel eldorado du rock et du métal européen. Heureusement, AqME vient de nous sortir un disque moyen qui ramène la qualité du rock ‘made in France’ à un niveau nettement plus acceptable.

« En l’honneur de Jupiter » constitue le cinquième album de ce groupe parisien formé en 1999. Il débute étrangement par « Tout le monde est malheureux », l’un des titres les plus faibles de l’album. Une introduction pénible de plus de deux minutes trente pour une chanson qui ne dure que trois minutes quarante six, c’est long. Fort d’un riff de guitare plombé et de vocaux accrocheurs, le titre suivant passe mieux la rampe. Intitulé « Guillotine », il aurait pu judicieusement ouvrir l’elpee. Les titis parisiens alternent les titres violents, oscillant entre hardcore grassouillet et néo métal sombre, le tout épicé de passages un peu plus rock’n’roll. Le chant est tantôt hurlé, tantôt clair, mais jamais très inspiré. La production est signée par Daniel Bergstrand mieux connu pour son travail accompli auprès de Meshuggah et In Flames. Car il ne suffit pas de bénéficier du concours d’un excellent producteur ni de soigner la qualité de son expression sonore pour créer une bonne chanson. A une certaine époque, des tas de groupes ou d’artistes parvenaient à concocter de véritables perles musicales, en disposant de moyens modestes. Et rarement d’un producteur réputé. Il est donc triste de constater qu’AqME n’est pas parvenu à profiter de sa chance en se contentant de nous délivrer un album insipide. Peut certainement mieux faire !

David Barrett & John Garcia

Serious fun

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David Barrett prend goût à l’harmonica dès l’âge de 14 ans. Et pourtant, il joue déjà de la trompette et du saxophone. Il accomplit ses premiers pas sur scène, à San Francisco. Auprès du souffleur Gary Smith. Il s'inscrit au Collège de musique et se forge rapidement une notoriété. A 20 ans, il écrit déjà son premier bouquin. Son titre ? "Building Harmonica Technique". Puis fonde ensuite un groupe répondant au patronyme d’Harmonica Masterclass Workshop. Il monte ensuite son propre atelier. Qui va attirer une multitude d’étudiants. Aussi bien issu des States (NDR : au moins 26 Etats !) que de huit autres pays. Depuis, il a publié une quarantaine de livres, cds et vidéos. Dans son fief, à San José, il a créé the School of the Blues, une école privée qui se consacre à l'étude du blues. Enfin, où on enseigne la guitare, l’orgue, l’harmonica, la basse, la batterie, le chant et l’improvisation. Il a côtoyé pratiquement tous les souffleurs notoires. John Garcia est prof de guitare au sein de cette School of the Blues. Faut dire qu’il est gratteur depuis plus de 35 ans. Il a notamment épaulé John Lee Hooker, Albert et BB King, Buddy Guy, Junior Wells, James Cotton, Hubert Sumlin, et des tas d’autres icônes du blues. Il a fondé son propre combo : le John Garcia Band. Garcia et David militent au sein du School of the Blues All-Star Band, un projet au sein duquel participent régulièrement d'autres bluesmen issus de la région. Et en particulier les bassistes Frank De Rose et Randy Bermudes, le pianiste Steve Lucky ainsi que le drummer Paul Revelli. La majorité de ce team a participé à la confection de cet elpee, paru en 2003.

L'opus s'ouvre par "Serious fun ", un titre instrumental rythmé. La densité sonore est conséquente. L'harmonica est au centre des débats. Tous les autres instruments se mettent au service du souffleur. Ce qui n’empêche pas les cordes de Garcia et l'orgue de Steve Czamecki (professeur instructeur à la Community Music School de Santa Cruz) de se réserver leur premier billet de sortie. Garcia se réserve les vocaux pour "I love you more everyday", un blues shuffle bien rythmé, au cours duquel Steve Lucky assure tant à l'orgue qu’au piano, alors que Barrett et Garcia démontrent, lors de leurs soli, que leur technique est très affûtée. Instrumental, "Lick train" est conduit par l'harmonica puissant de Barrett. Seul maître à bord, il s’inspire alors largement de Little Walter, empruntant une démarche fort proche d'un Rod Piazza des bons jours. Blues imprimé sur un tempo bien enlevé, le "Pretty girls everywhere" d'Eugene Church permet à Steve Lucky de tirer son épingle du jeu aux ivoires (NDR : Steve est également le leader d'un swing band californien, les Rhumba Bums, une formation au sein de laquelle milite la délicieuse Carmen Getit, au chant et à la guitare). Barrett accomplit un remarquable exercice de style en solitaire sur "Quiet world". A passage, il nous rappelle les meilleurs moments de Sonny Boy Williamson II. "Chicago style" est un autre instrumental au titre adéquat. Les sorties des principaux acteurs, David, Steve Czamecki et Garcia sont ici tout à fait remarquables. Garcia aborde  un "Minor attitude" sur un mode mineur qui sied si bien au blues. Toujours dans le registre ‘instru’, "Don't fight it" permet à l’excellent drummer Paul Revelli de sortir de sa réserve ; et il est soutenu par Steve Lucky sur le mode boogie woogie. Revelli a longtemps milité chez les Boss Talkers de Joe Louis Walker. Quant au bassiste, Randy Bermudes, il sévit aujourd’hui chez les Fabulous Thunderbirds. Particulièrement divertissant et de bonne facture, cet elpee s’achève par le tendre "Feelin' good"…

 

Black Bomb A

From Chaos

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« From Chaos », le dernier album des Frenchies de Black Bomb A, pourrait très bien renvoyer tous les hardcoreux new-yorkais ronger le trognon de leur grosse pomme. De toute évidence, ces petits gars du nord n’ont rien à envier à leurs alter-egos américains.

La grande force de ce disque réside sans conteste dans la performance atypique des deux vocalistes bouillonnants que sont Djag et Poun. Cependant, la propension du groupe à composer des hymnes hardcore aussi immédiats que variés n’est probablement pas étrangère non plus à l’impression de bonheur ressentie en se l’envoyant dans les oreilles.

Djag et Poun réalisent ici un travail époustouflant. Passée la surprise provoquée par cet improbable duo, on ne peut qu’admirer sa prestation vocale. La violence pure du chant hardcore de Djag et les variations de ton caméléonesques de son compère frisent presque la perfection. Poun passe aisément d’un timbre hardcore nerveux et criard à une voix claire nasillarde réminiscente de Mike Patton, lorsqu’il sévissait au sein du Faith No More originel, et même parfois d’Axl Rose de chez qui vous savez.

Côté musique, le mélange hardcore old-school ultra violent/trash métal fait des merveilles. Pas un temps mort sur ce disque : une claque musicale de quarante-sept bonnes minutes. Autant dire que ça pique. Pourtant, Black Bomb A ne donne pas dans la violence pure et gratuite. Il est capable de ménager nos petites feuilles de chou en aérant sa violence de refrains hymniques presque pop qui ont une furieuse tendance à donner envie de pousser la chansonnette. Produit par Stéphane Buriez (Loudblast) qui, mine de rien, est en train de devenir une référence du genre, le son du disque est énorme.

Cerise sur le gâteau, Wattie, le chanteur du combo punk mythique Exploited, vient pousser une gueulante sur le titre « Burning road ». Culte.

Si vous ne l’avez pas encore compris, « From Chaos » est le disque à vous procurer absolument pour passer un bon moment. C’est violent, décoiffant tout en restant sympathique (à l’image du clip vidéo « Tales from The Old School » que je vous conseille de découvrir sur leur page MySpace. (http://www.myspace.com/blackbombasong). Un must !

BMX Bandits

The rise & fall of BMX Bandits

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BMX Bandits est une formation fondée par le chanteur/compositeur Duglas T. Stewart, en 1986. A l’époque, le projet avait été monté pour se produire lors d’une seule et unique prestation ‘live’. Mais, l’éphémère est devenu durable. Si bien que le combo a commencé à jouir d’une certaine popularité sur la scène locale. Leur longue aventure venait de naître. Longue aventure, puisque si leur histoire s’est provisoirement interrompue en 1996, elle a recommencé vers 2003. Du groupe initial, il ne reste cependant plus que Duglas, une quinzaine de musiciens ayant transité au sein du line up, dont Norman Blake (Teenage Fanclub), Sean Dickson (Soup Dragons) et Eugene Kelly (Vaselines).

“The rise & fall of BMX Bandits” compile l’ensemble de la carrière de la formation. Mais réunit surtout raretés, flips sides, versions alternatives et inédits (comme cette reprise du « I don’t wanna grow up » de Tom Waits, datant de 1997 ainsi que « Disco girl », « The day before tomorrow », « Intermission » et « Love’s sweet music », composés en 2008). Sans oublier « Tugboat », une cover de Galaxie 500 qui figurait sur « Snowstorm », un tribute consacré à Galaxie 500 et pour lequel les Bandits avaient reçu le concours d’Angel Corpus Christi.

Mais venons-en à la musique, qui a été à l’origine taxée d’‘anorak’ voire de postcard. Comme celle des Pastels. Ce qui vous donne une petite idée du style pratiqué par BMX Bandits. Il ne faut pas oublier, que le band a transité par quelques labels mythiques. Depuis 53rd and 3rd Years, l’écurie de Stephen Pastel (NDR : tiens, tiens !), en passant par Creation et Vinyl Japan. Et qu’il sévit aujourd’hui chez Elefant. A l’écoute des 4 titres récents, on remarque la présence d’une chanteuse féminine, Rachel Allison. Elle partage les vocaux avec Duglas. Et puis on y décèle des références subrepticement soul (NDR : du philly sound ?). Elles sont cependant subtilement inoculées dans la mélodie. Quant à savoir si c’est la nouvelle direction que BMX Bandit prendra, on verra lors de la réception de leur futur long playing…

 

JC Brooks

The Beat Of Our Own Drum

Écrit par

Bien qu’édité chez Vampisoul, « The Beat Of Our Own Drum » n’est pas une réédition, mais l’album d’un groupe bien contemporain répondant au patronyme JC Brooks & The Uptown Sound. Bien sûr, ‘Sixties are back’ et ça sent bon la soul music chez cet ensemble chicagolais. Pas la soul yankee pourrie, illustrée par ses groupes ringards ou ces nénettes fabriquées le temps d’un tube, que nous passent en boucle MTV et autres chaînes à vocation purement commerciale. Mais du r&b directement hérité d’Otis Redding voire de Ray Charles ; même si l’attitude relève davantage du punk !

« The Beat Of Our Own Drum » constitue le premier elpee de JC Brooks et ses Uptown Sound. JC Brooks est un personnage furieusement charismatique. Il possède une voix prodigieuse, déroutante. Soul, bien sûr. Il est aussi à l’aise sur disque qu’en live (NDR : je vous invite à aller jeter un coup d’œil sur YouTube !) Son band est solide. Et les compos proposées accrochent instantanément. Caractérisé par sa rythmique blues/rock, « The Beat (of Our Own Drum) » déroule. Punk juste comme il faut (« Baltimore Is the New Brooklyn »), JC Brooks & The Uptown Sound se réserve quelques envolées funk (« Alright ») et d’inévitables ballades –cool baby, cool– (« Here Comes the Fall »), au cours desquelles le piano swingue avec le son magique d’un orgue Rhodes. Franchement, ça cogne, ça sonne grave et la voix irrésistible de JC remet, c’est une certitude, les pendules à l’heure. Et il était grand temps !

 

Githead

Landing

Écrit par

Pour mémoire, Githead est le projet monté par le chanteur/ guitariste Colin Newman (Wire) et son épouse Malka Spiegel (ex-Minimal Compact), en compagnie de l’électronicien Robin Rimbaut (Scanner), reconverti pour la circonstance à la deuxième gratte et du drummer Max Franken (également ex-Minimal Compact). « Landing » constitue leur troisième long playing. La charpente constituée par la section rythmique (drums solides, mécaniques, susceptibles d’apporter de la profondeur, de la texture et des ombres aux compos et ligne de basse propulsive, sensuelle) sert à merveille les deux six-cordistes qui s’en donnent à cœur joie pour superposer, couche après couche, leurs impulsions électriques. Parfois on pense à « Doppleganger » de Curve voire au krautrock de Neu ; mais c’est surtout en direction du Wire de « 154 » auquel on se réfère. Seule différence, le timbre vocal limpide, impassionnel de Malka qui se conjugue (NDR : voire même parfois domine) au (le) falsetto de Colin (NDR : encore que circonstanciellement, ce dernier emprunte des intonations déclamatoires, voire gutturales). Une musique qui atteint un niveau de raffinement et de sophistication particulièrement élevé. Bref, il faut admettre que leur avant-pop est ici parfaitement sous contrôle. Et tout en se servant d’une instrumentation organique, leur art à maîtriser la technologie moderne n’y est pas étranger. Ce qui n’empêche pas les mélodies contagieuses, hypnotiques, de faire lentement, mais sûrement leur effet. A un tel point, que parfois on a l’impression de subir une forme d’envoûtement.

 

Io Monade Stanca

The Impossible Story of Bubu

Écrit par

Trio originaire d’Italie, Io Monade Stanca a choisi de s’aventurer dans les obscurs méandres du jazz expérimental et absurde. « The Impossible Story of Bubu » tient, soit du pur calvaire, soit du bonheur intense, selon que l’on soit réfractaire ou non aux expérimentations musicales loufoques et déjantées.

Comme tout ce qui se veut expérimental, le travail d’IMS est dérangeant. Au niveau des vocaux principalement. Ceux-ci ressemblent plus à une suite de borborygmes dénués de sens et à d’inintéressantes onomatopées qu’à de véritables chansons. Du côté de la musique, comme chez les Américains de Primus, c’est la basse qui prédomine. Celle-ci semble être à la base des structures compliquées et bizarroïdes de cet étrange opus. La guitare elle, est plus rock que jazz, même si elle est un peu fragile et se perd dans des plans dissonants et relativement compliqués à suivre. Quant à la batterie, on est en droit de se demander par quel miracle elle arrive à trouver sa place au milieu du jeu de quilles.

Pour un disque expérimental, « The Impossible Story of Bubu » trahit tout de même un petit air de déjà entendu. Car, même pour une oreille aussi peu experte en jazz/rock que la mienne, il sonne étrangement comme un disque de Frank Zappa (NDR : auquel on aurait toutefois ôté un peu de la dextérité instrumentale).

En composant une musique aussi barrée, le trio italien a probablement fait le pari de réserver son art à une certaine élite et donc de ne pas vendre son album par palettes entières. Pari tenu !

 

King Cannibal

Let The Night Roar

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En affichant un tel pseudonyme, on a le droit d’avoir des sueurs froides. King Cannibal n’est pourtant pas un ogre de chair, mais de sons ! Alias Dylan Richards (NDR : c’est son vrai nom), ce Londonien est issu de la scène électro. Il est d’ailleurs signé chez Ninja Tune, un label en nette perte de vitesse. Et ce n’est pas ce « Let The Night Roar » qui va lui permettre de remonter la pente. Hésitant constamment entre drum n’bass et dubstep, on se demande constamment dans quelle direction Richards cherche à nous entraîner. De quoi rendre perplexe. On ne comprend d’ailleurs pas trop les desseins de King. On identifie bien des sonorités industrielles et ténébreuses, dont le personnage semble raffoler. Mais la confusion des styles empêche le charme d’opérer. Pire encore, l’apparition de beats aussi impurs que destructeurs plombent la moindre tentative de sortir de cette impasse. Et « Colder Still » en est la plus mauvaise illustration. Richards a même eu la mauvaise idée d’inviter quelques guests, pour orchestrer quelques duos. Dont les deux emcees parisiennes Face-A-Face, qui pompent ici un peu trop clairement leurs influences chez M.I.A., TTC ou encore Dizzee Rascal, pour vraiment convaincre. Suffit alors de constater les dégâts… ou de se cogner la tête contre le mur.

Dawn Landes

Sweetheart Rodeo

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Dawn Landes est née en 1980. Dans le Kentucky. Après le lycée, elle part à New York, pour se consacrer à ses études. Etudes qu’elle va très rapidement abandonner, pour embrasser une carrière musicale (NDR : bien joué!) Faut dire que non content de jouer de la guitare et de chanter, elle écrit ses propres compos.

Début des années 2000, on l’assimile à la scène anti-folk. Pas vraiment son truc. Sa musique est bien trop classique et enracinée dans la folk traditionnelle pour fréquenter une scène aussi énergique et un poil trop exubérante à son goût. Elle opte alors pour la communauté Fast Folk, qui correspond davantage à son identité artistique. Qui lui donne envie d’écrire davantage. A ce jour, elle compte trois elpees à son actif. Edité chez nous en 2005 (NDR : mais en 2001 aux States), son premier opus, « Dawn's Music », nous entraîne dans un univers folk doux, cotonneux et intimiste. Paru en 2007, « Fireproof », se tourne davantage vers le pop-rock (NDR : pour le plus grand plaisir de nos oreilles)

« Sweetheart Rodeo » constitue donc le troisième long playing de Dawn. On y retrouve de la guitare acoustique (NDR : of course !), des boîtes à rythmes, de l’orgue vintage ou déglingué, des synthés ‘cheap’. Rien de bien neuf à l’horizon, puisque dans le style, des tas d’autres artistes se réclamant de l’indie folk/rock ont recours à cette méthode depuis une vingtaine d’années. Pourtant, l’expression sonore lorgne davantage vers la country branchée que celle des bidouilleurs susvisés. Dawn estime même qu’elle pratique de la ‘country urbaine’. A force de coller des étiquettes, on ne va plus s’y retrouver… Mais cette dernière définition, semble, au bout du compte, probablement la plus adéquate. 

Le disque s’ouvre par « Young Girl ». Un morceau retro et vivifiant qui témoigne de l’enthousiasme de l’artiste. Et puis une plage qui donne le ton des onze titres de l’album. Agréable, tendre, son timbre vocal peut rappeler la ‘charmantissime’ Chan Marshall (Cat Power) ou encore celui de Beth Orton. Les titres sont léchés, élégants, subtilement texturés. Parfois teintés de psychédélisme ou de blues rock typiquement yankee, certains s’impriment sur un tempo susceptible de faire taper du pied un dépressif insomniaque. Les autres font la part belle aux ballades romantiques, bouleversantes. Si à premier abord les thèmes paraissent un tantinet bateau (infidélité, prostitution, société de consommation), les lyrics sont néanmoins fort bien écrits. Et le plus souvent très poétiques. 

Bref, un album de toute bonne facture, mais qui ne devrait intéresser que les amateurs du genre. Et pour cause, il ne sort pas suffisamment des sentiers battus. M’enfin, si vous avez apprécié les deux premiers essais de Dawn, impossible de passer à côté de ce « Sweetheart Rodeo »…

Orishas

A Lo Cubano. 10th Anniversary Tour

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« A Lo Cubano », le premier album d’Orishas est sorti en 1999. Il marque, à l’époque, les esprits des aficionados. C’est l’introduction d’un genre nouveau, le mariage déroutant entre hip hop et musique latino. Dix années se sont écoulées depuis. Entretemps, quatre autres albums ont suivi (dont une compilation), et le succès est toujours au rendez-vous. La formule passe quasi partout. Pour preuve, mardi soir, l’AB affichait complet, une fois de plus !

Pour marquer le coup, les trois phénomènes du projet, Roldàn au look un peu ‘street boy’, Ruzzo le beau latino, Yotuel le gentleman charmeur, ont voulu offrir à leur public un show où tout ce premier album serait interprété dans son intégralité… Un concert crescendo et scindé en deux parties. La première reprenant fidèlement chacun des 14 morceaux de l’album. Deux bonnes heures de show, en continu ! Et ce, sans compter le warm-up de DJ Sonar, qui rappelons-le, a accompagné Orishas en tournée, pendant 4 ans.

Accompagné sur scène par un Dj et un percussionniste, Orishas attaque d’emblée par « Represent », un des morceaux les plus connus du grand-public. Les fans d’origine latine se sont pressés en masse à l’avant de la salle ainsi qu’aux balcons proches de la scène. Un drapeau cubain flotte d’ailleurs au premier rang. L’ambiance plutôt calorifère donne la mesure. Les trois voix font monter la pression et enchaînent les succès les uns après les autres. « A lo Cubano » et « 537 Cuba » NDR : leur célèbre reprise de « Chan Chan » du Buena Vista Social Club) sont chantés par les centaines de personnes présentes. Et il fait chaud ! On manque même de place pour pouvoir se dandiner…

Après avoir célébré le premier opus comme il se doit, le combo continue sur sa lancée. Déjà 1h10 de concert et c’est à peine la moitié du spectacle ! La suite du tracklisting est constituée de compos issues des albums subséquents. Dont notamment, un magistral « El Kilo », « Machete » ou encore « Hay un Son ». La fin du set est clairement plus hip hop ; néanmoins, au moment du dernier morceau, le public est invité à les rejoindre danser sur scène. Une image finale qui résume bien l’esprit enthousiaste et énergétique du groupe.

Organisation Ubu

(Voir aussi notre section photos)

 

Even Cowgirl Compose Music !

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Dorothée était membre du défunt Hopper. Depuis elle a fondé Rodeo, un trio dont la musique devrait combler les amateurs de folk, de blues et de country & western. Cette disciple de Regina Spektor et Joanna Newsom semble avoir tapé dans l’oreille des ‘Inrocks’, qui ne tarit pas d’éloges son expression sonore ! De quoi titiller notre curiosité en attendant les sorties annoncées d’un premier Ep le 7 décembre puis d’un elpee le 23 février.

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/iamtherodeo

 

Mini-symphonies de chambre.

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The Voluntary Butler Scheme publiera son premier album, « At Breakfast, Dinner & Tea » le 24 Novembre prochain. Il s’agit du projet de Rob Jones, un artiste particulièrement doué qui est à peine âgé de 23 ans. Bidouilleur de talent, le jeune garçon compose de petits classiques foutraques (NDR : une espèce de Motown Lo-Fi) dans sa chambre de Stourbridge dans les Midlands. Seul sur scène, cette bête curieuse devrait débarquer dans nos contrées dans un avenir proche.

‘Irrésistible et charmant, le groupe dont Rob Jones est l'unique membre sonne comme un mélange de Badly Drawn Boy et de Brian Wilson avant l'acide.’ (Q).

‘Bubblegum, ping-pong vocal à la Motown, fabriqué dans les Midlands et aussi sucré qu'une friandise.’ (The Sunday Times)

http://www.myspace.com/thevoluntarybutlerscheme

Clips videos:
"Multiplayer" : http://www.youtube.com/watch?v=3rfjxjxJQy4
"Tabasco Sole" : http://www.youtube.com/watch?v=p9hn_oXyYYU
"Trading Things In" : http://www.youtube.com/watch?v=rirrnBKFT4A

 

Moby

Usine à tubes

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Deux mois à peine après sa prestation dans une AB comble (voir http://abconcerts.be/fr/abtv/p/detail/moby), Moby investissait les planches de l’autrement plus large Forest-National. Son troisième passage en Belgique en moins de six mois. Il venait y défendre son petit dernier, « Wait For Me », ‘mais pas que’. Un concert marathon de deux heures aux allures de grande rave, un peu ternie par l’impassibilité d’un large pan du public…

L’accompagnant sur toute sa tournée, Kelli Scarr se charge à nouveau de la première partie. Un peu intimidée par la foule, l’ex-Moonraker semble se terrer derrière son micro et passe une petite vingtaine de minutes à présenter sa Dream Pop clairement influencée par Moby, son mentor. Elle avouera à la fin de son set qu’il s’agissait de la première fois qu’elle jouait devant autant de monde, avant de laisser glisser une petite auto-promo. Tant qu’à faire…

Dès 20h50, les baffles laissent échapper « Division », l’intro de « Wait For Me ». Tandis que les musiciens se mettent en place, Moby harangue déjà la foule à l’aide de sa guitare, sur le devant de la scène. Dès les vingt premières minutes du spectacle, tout en sobriété, Moby donne le ton en mêlant habilement ses compositions les plus ‘ambient’ à ses tubes de ‘dancefloor’. Ainsi, « BodyRock » et « Go » font trembler la salle tandis que « Extreme Ways », « Mistake » ou encore « Why Does My Heart Feel So Bad ? » calment les ardeurs des quelques motivés aux premiers rangs, les seuls à profiter pleinement du concert.

Sans mauvais jeu de mots, Moby sait se faire petit. Plus particulièrement lorsque l’immense Joy Malcolm interprète deux des plus gros tubes du bonhomme, « Natural Blues » et « Porcelain ». Kelli Scarr, beaucoup moins timide lorsqu’elle est entourée, revient également sur scène afin d’y interpréter de jolies versions de « Wait For Me » et de l’ultra-mélancolique « Pale Horses ». Le set est essentiellement consacré à « Play » et « Wait For Me », mais le New-Yorkais honore aussi le reste de sa discographie à travers le retentissant « Disco Lies », le faussement punk « That’s When I reach For My Revolver » ainsi que les poppy « Lift Me Up » et « Raining Again », au cours duquel lequel le chanteur s’excite sur un long solo de percussions.

En guise de rappel, Moby et Joy s’élancent dans une version d’une quinzaine de minutes de « Honey ». Epique ! Le petit chauve et ses musiciens assènent le coup de grâce sur l’essentiel et très ‘rave’ « Feeling So Real », clôturant ainsi son enchaînement de hits imparables. Petit mais costaud.

Organisation : Live Nation.