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Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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La chorale de The Album Leaf

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« A Chorus Of Storytellers », le 5e opus de The Album Leaf, sera dans les bacs le 1er février via Sub Pop et distribué par Konkurrent. Pour ce nouveau disque Jimmy LaValle change la donne. Finies les expérimentations solo.
 
« A Chorus of Storytellers » a été enregistré en compagnie d’autres musiciens et contiendra, pour la première fois également, des textes chantés. Les curieux pourront découvrir le résultat en live le 16 mars au Trix d’Anvers.

These New Puritans se cachent

Écrit par
Le second ouvrage des nu-ravers Anglais de These New Puritans s’intitule “Hidden”. Le recueil sera dispo le 28 février via Domino. Il fait suite à “Beat Pyramid”, publié en 2008. “We Want War” en sera le premier single.

Tracklist:

Time Xone
We Want War
Three Thousand
Hologram
Attack Music
Fire–Power
Orion
Canticle
Drum Courts–Where Corals Lie
White Chords
5

Sukilove

De Londres à Bruxelles…

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C’est après avoir accompli une longue tournée à travers la Grande-Bretagne (Londres, Reading…) que les cinq Gantois de Sukilove sont venus déposer, un dimanche soir d’hiver bruxellois, leurs guitares sur l’estrade du Botanique. Environ cinquante visages clairsemaient timidement le parterre de la Rotonde pour découvrir le nouveau projet original du compositeur/guitariste/chanteur Pascal Deweze. Il est soutenu par quatre acolytes. En l’occurrence Stoffel Verlackt, préposé aux drums, Toon Offeciers, au piano, à l’orgue, au moog et aux samplings, Tim Vandenbergh, à la basse ainsi que Sjoerd Bruil, à la guitare. Qui se chargent également des backing vocaux. Projet créatif, rappelons-le, concocté en 14 jours à peine et directement suivi d’une tournée européenne (voir chronique Cd). Restait donc aux cinq ‘homo-érotico-rockeurs de nous présenter leur inclassable « Rusty Pop », sur scène.

Pour entamer le set, « New Begining », titre d’ouverture du premier elpee, pare le décor musical d’un pop-rock épique tambourinant. Les percussions se caressent de riffs doux et nous guident progressivement vers la découverte d’un bouquet électrique composé de 12 fleurs pop-rock dont 8 éclosent de l’album. Lors de ce trip musical, on assiste à un concert où les versants lugubres et nihilistes de « Static Moves » s’estompent graduellement et laissent place à un pop rock plus classique et moins expérimental que sur la galette. L’unique écho nous restituant l’atmosphère de l’album est répercuté à travers une superposition d’harmonies vocales en strates joliment architecturées. Les cinq voix parlent et s’épousent magistralement pour créer un univers singulier, particulier au groupe.

Un rock plus fragile et plus dénudé est effectivement dispensé en ‘live’ mais nous offre cependant un ensemble merveilleusement orchestré. Ce quintet est indéniablement constitué d’excellents instrumentistes qui font aisément la démonstration de leur expérience artistique. Malgré la météo glaciale pétrifiant la capitale, le combo le lance dans un final particulièrement agressif. Les guitares s’énervent en riffs plus durs et glissent, par intermittence, des instants psychédéliquement agités. On détecte, cependant, une certaine lassitude dans la voix de Pascal Deweze lors des intermèdes ; une fatigue certainement consécutive à une fastidieuse tournée anglaise.

Ecouter « Static Moves » avant de découvrir le groupe sur les planches, offre une perspective plus objective du potentiel de la formation gantoise.

De retour au pays, Sukilove se produira prochainement à travers la Belgique (Anvers, Gand et Laarne) et les Pays-Bas (Utrecht, Leeuwarden et Amsterdam) du 30/12/2009 au 17/04/2010. Informations disponibles sur le website Myspace du groupe : http://www.myspace.com/sukilove

Organisation : Botanique.

(Voir aussi notre section photos) 

The Notwist

Audacieux mais perfectible…

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Après avoir accordé un concert exceptionnel ce 13 avril 2009 dans le cadre du festival Domino, les inclassables Allemands de Notwist rouvraient les portes de l’Ancienne Belgique pour nous proposer un concert dénu(d)é d’électronique mais joliment habillé de cuivres et de cordes.

C’est accompagnés du Big Band ‘Andromeda Mega Express Orchestra’ de Berlin que les frères Archer foulent les planches de l’AB. Les claviers de Martin Gretschmann se dérobent alors et laissent place aux harmonies délicieusement jazz minimalistes et classiques du combo berlinois. Une multitude d’instruments se heurtent, se bousculent, s’enlacent et irradient soudainement l’univers indietronica du quatuor bavarois (trombone, basson, alto/tenor sax, bass clarinet, contrebasse, violoncelle, violons…)

20h45. Sous les feux des projecteurs, les elfes et les fées envahissent furtivement la salle et effleurent les oreilles du spectateur des douces et mélodieuses mélopées de Markus Archer. Set où les musiciens allemands revisitent plutôt l’avant-dernier album (« Neon Golden »). Source sonore qui s’accorde davantage au projet proposé sur scène.

Résolument plus classiques que les prestations précédentes, les morceaux se croisent et se vêtent de textures sonores où alternent les violons et les guitares électriques. « This Room » escalade progressivement le mur du son et, crescendo, se termine en envolée lyrique saturée de violons. Quant au final de « Gloomy Planets », il s’assourdit de lourdes guitares électriques qui tombent en frénésie et flirtent avec la musique noise.

Ce mélange de guitares, electronica et combo classique-jazz fonctionne globalement bien mais trahit parfois quelques faiblesses. Sans remettre en question les qualités intrinsèques et artistiques du combo classico-jazz du Mega Express Orchestra, certains des morceaux sombrent dans les abysses de l’ennui. Cette prestation semble moins inspirée que celle accomplie au mois d’avril. La magie opère moins aisément (plus difficilement) et souffre parfois d’une sorte d’inachèvement induit par une improvisation pas toujours maîtrisée. La setlist se farde de morceaux laissant libre cours à l’expression du Big Band berlinois et ombragent l’âme de la formation bavaroise. Instants sonores qui jurent avec l’ensemble et le désorganisent. Le premier rappel illustre cette impression où, Andromeda Mega Orchestra en avant, colore l’univers musical de Notwist de mélodies qui pourraient se glisser et se fondre dans l’univers musical de Goran Bregović. La symbiose combo jazz/indietronica band ne fonctionne malheureusement pas toujours et manque parfois de cohérence et de liant.

Ce concert nous a cependant permis de revisiter une jolie partie du répertoire du groupe sous un nouvel angle. Même en s’éloignant de leurs rivages initiaux, les quatre de Bavière continuent à expérimenter le son et à faire évoluer leur aventure musicale en manifestant un même talent.

Organisation : Ancienne Belgique

    

Le retour très pop de Gorillaz

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« Plastic Beach », le 3e volet des aventures de Gorillaz est en voie de finalisation et devrait paraître dans le courant de 2010. Damon Albarn le présente comme « le disque le plus pop [qu’il] a jamais réalisé ».

Ce troisième album a été enregistré avec le concours de l’Orchestre National de Syrie et contiendra de nombreuses collaborations dont celles de Lou Reed Snoop Dogg, De La Soul ou encore Mos Def.

Aucune date de sortie n’est encore prévue.

La logique selon Dan Le Sac vs. Scroobius Pip

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Le géniallisime duo Dan Le Sac vs Scroobius Pip publiera dans le courant du mois de mars son second ouvrage. Il s'intitulera "Logic Of Chance" et sera précédé un mois auparavant du single "Get Better"

Tracklisting::

'Sick Tonight'
'Five Minutes'
'Cauliflower'
'GB'
'Get Better'
'Inert Explosions'
'Stake A Claim'
'The Beat'
'Last Train Home'
'Snob'
'Cowboi'

Daft Punk et DFA ont un fils caché.

Écrit par

‘Si DFA avait fait l’amour avec Daft Punk, nous serions leur enfant caché, fou et magnifique’. Cette phrase a été prononcée par le duo parisien Acid Washed, nouvelle découverte électro signée chez Record Makers, le label d’Air. A l’instar de Gavin Russom (DFA), leurs influences techno puisées à Détroit et Chicago ainsi que les ondes planantes du kraut électro sont manifestes dans leur musique. Paru ce 23 novembre, leur maxi « General Motors, Detroit, America – Snake » en est une belle illustration. Un superbe hymne disco spatial que je vous invite à découvrir…

http://www.youtube.com/watch?v=zAhFzB2JDDA
http://www.vimeo.com/
http://www.dailymotion.com/video/xb7ozl_acid-washed-general-motors-detroit_music

 


 

Ed Palermo

Eddy Loves Frank

Écrit par

Véritablement obsédé par Frank Zappa, Ed Palermo et son big band publient leur troisième ouvrage dédié à l’œuvre de leur idole. Actif dans le milieu depuis plus de 30 ans, le chef d’orchestre a collaboré avec les plus grands : de Tito Puente à Aretha Franklin en passant par les Spinners. Même Debbie Gibson a eu droit à une tranche de Palermo.

Trois années ont été nécessaires à la troupe pour concocter cet « Eddy Loves Frank », un recueil aussi évident que son intitulé. Car depuis la sortie de « Take Your Clothes Off And Dance » en 2006, l’effet de surprise s’est largement tassé. Les reprises de Zappa, version Big Band, commencent malheureusement à se suivre et à se ressembler. « Eddy Loves Frank » inspire un profond ennui que seul le solo de trombone de « Regyptian Strut » parvient à faire oublier l’espace de quelques secondes. A réserver aux fans hardcore de Palermo, voire de Zappa. 

Zero 7

Yeah Ghost

Écrit par

Depuis la sortie de « Simple Things » en 2001, Zero 7 a plutôt bien étoffé son curriculum. La formation qui a dévoilé au monde les voix délicieuses de Sia Furler et Sophie Barker avant de brillamment collaborer avec José Gonzalez publie aujourd’hui son quatrième recueil. Trois ans après « The Garden », qui leur a décroché une petite nomination aux Grammy Awards, Henry Binns et Sam Hardaker, les deux hommes derrière le projet, tentent le tout pour le tout. « Yeah Ghost » est le disque du renouveau.

Plutôt que de ressasser la vieille rengaine ‘on prend les mêmes et on recommence…’, Zero 7 cède une nouvelle fois le micro à de relatifs inconnus (Eska, Martha Tilston, Jackie Daniels, Binki Shapiro…) Légèrement moins cohérent que ses précédents elpees, car plus aventureux, « Yeah Ghost » parcourt un large pan de la pop. Ainsi, le duo exploite le genre aussi bien dans sa forme la plus pure (« Everything Up (Zizou) »), que teintée d’electronica (« Ghost sYMboL », « Solastagia »), de soul (« Mr McGee », « Medecine Man ») voire de folk (« Swing ») ou encore de jazz (« Pop Art Blue »).

« Yeah Ghost » s’achève par « The Road » et « All Of Us », les uniques morceaux qui rappellent véritablement le Zero 7 des premiers jours. Malgré son nouvel habillage, la formation réussit une fois de plus à confectionner une petite galette agréable et sans prétention…


Various Artists

Golden Brass summit – Fiestamania ! (Dvd)

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Tourné à Guča en Serbie, lors du festival de fanfares traditionnelles balkaniques, le Dvd « Golden brass summit - Fiestamania! », est un trop plein d’images plus ou moins bonnes collées sur une bande musicale, dans une très approximative synchronisation. La jaquette vante la quantité de caméras (70), mais le résultat produit est incohérent. Le montage, en plus de prendre le spectateur pour un imbécile, est bourré d’effets inutiles (ralentis, zooms sur photos, coloration d’images en noir et blanc…) En bref, le Dvd traîne en longueur, pour nous montrer comme on s’amuse bien à Guča. Mais vu de l’extérieur, ce spectacle n’est guère passionnant et dissuaderait presque les amoureux de fanfares de se rendre au festival. Plutôt que ce Dvd, qu’ils s’offrent un concert de Kočani Orkestar, de la Fanfare Ciocărlia ou des Taraf de Haïdouks, merveilleux groupes qui passent fréquemment dans le coin. Au moins, ils ne seront pas déçus!

 

Devendra Banhart

What will we be

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Réalisé à Topanga Canyon, sur un flanc des montagnes de Santa Monica, face à l’océan Pacifique, le précédent opus de Banhart, « Smokey rolls down thunder canyon », m’avait quelque peu laissé sur ma faim. Faut croire que Devendra adore les endroits insolites, pour enregistrer, car « What will we be », son septième, a été commis à Bolinas, une ville ‘fantôme’ sise à une heure de route de San Francisco ; mais surtout un paradis pour les surfeurs. Et il y a entraîné toute son équipe, dont Noah Georgeson, guitariste, mais également responsable de la mise en forme des deux elpees précédents ainsi qu’Andy Cabic, le leader de Vetiver. Par contre, la production a été confiée, pour la circonstance, à Paul Butler (The Bees).

Hormis quatre complaintes vaporeuses, pastorales, pour ne pas dire quelconques, presque toutes rejetées en fin de tracklisting, les 10 autres plages de l’opus valent le détour. Depuis « Can’t help but smiling », chanson folk ensoleillée déguisée en bossa nova au reggae tropical « Foolin », en passant par la ballade « Angelika » qui se mue à mi-parcours en samba, le r&b groovy « Baby » et ses chœurs ‘velvetiens’ (NDR : même la voix de Devendra emprunte les inflexions de Lou Reed), « First song for B », qu’il interprète seul, en s’accompagnant au piano, la pseudo-comédie musicale « Chin chin & muck muck », déchirée entre jazz nightclubbien (y compris cuivre, ivoires et drums) et folk exotique (percus et marimba à la clef), le glam « 16th & Valencia, Roxy Music » (NDR : et son clin d’œil adressé à Bryan Ferry), le très électrique « Rats », dont les très fortes réminiscences ‘ledzeppelinesques’ se retrouvent même dans les breaks de drums et enfin l’exquis et gracile « Brindo », compo hispanisante écrite dans l’esprit de son maître, Caetano Veloso. Devendra chante tantôt en anglais, en espagnol et parfois en portugais, du même timbre vibrant (NDR : les mauvais langues diront chevrotant) qui me rappelle toujours autant Ray Dorset, le vocaliste de Mungo Jerry. Dommage cette fin de disque un peu trop cool, sans quoi, il aurait, sans doute figuré dans mon ‘Top 2009’…

Apse

Climb Up

Écrit par

En cette fin d’année, les décorations et guirlandes commencent tout doucement à illuminer les villes. Et puis, les sapins pointent le bout de leurs épines dans les foyers. Mais le mois de décembre coïncide également, pour tout mélomane, avec la parution dans la plupart des magazines et webzines spécialisés, des différents tops consacrés aux albums, artistes, concerts, et tutti quanti. Or, « Climb Up », le dernier opus du gang yankee (NDR : fondé à Newtown, dans le Connecticut, il s’est depuis établi à Cad Cod, dans le Massachusetts, après avoir vécu une multitude de changements de line up) risque de perturber mon top 10 que je cogite depuis quelque temps déjà.

Pourtant, le combo drivé par le tandem Michael Gundlache/Robert ‘Bobby’ Toher n’a pas fondamentalement changé son style. Sa musique baigne toujours dans un univers hypnotique, sombre, ténébreux même. L’instrumentation est très dense : rythmiques obsessionnelles, guitares incisives ainsi que ligne de basse et synthés fédérateurs. Et l’excellent elpee « Spirit », paru en 2006, en est certainement la plus belle référence. Néanmoins, sur ce nouvel opus, on a l’impression qu’une lueur existentielle pointe au bout de l’horizon. Une éclaircie aussi bienvenue qu’inattendue. Car le format des chansons est devenu plus pop. Et « The Rook » ainsi que « 3.1 » en sont les plus belles illustrations. Les plages ne sont plus interminables, comme dans le passé. Puis les tempos sont bien plus variables. Parfois même exotiques. Et si on retrouve l’une ou l’autre passage instrumental atmosphérique, les vocaux (NDR : souvent trafiqués) sont bien plus présents. Enfin, la guitare acoustique fait également son apparition. A l’instar de l’excellent « In Gold ».

En bref, Apse vient de commettre un excellent album. Tout en évitant un remake de son premier. Une évolution naturelle qui laisse entrevoir une belle marge de manœuvre à leur progression. En ce qui me concerne, ce « Climb Up » figurera dans mon top de l’année 2009.  C’est une certitude !

 

Edward Sharpe

Up From Below

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Après I’m From Barcelona, Architecture in Helsinki et Tilly And The Wall, Edward Shape & The Magnetic Zeros est donc venu s’ajouter à la longue liste des formations néo hippies contemporaines. Première réflexion, ce mouvement revivaliste ne risque-t-il pas l’embouteillage. Et bien non, pas encore ; car il ne reviendra pas à cette bande de joyeux allumés californiens de sonner le glas de cette musique euphorisante qui fait du bien au moral. Et pour cause, malgré l’une ou l’autre longueur, « Up From Below » recèle d’excellents morceaux.

Le gang américain nous vient de Los Angeles. Or, a contrario de San Francisco, la cité des anges n’est pas spécialement réputée pour une quelconque idéologie communautaire et non-conformiste. La formation à géométrie variable (NDR : ils sont parfois 12 sur les planches !) est, comme son nom l’indique, drivée par le leader charismatique Edward Shape. De son véritable nom Alex Erbert, ce gourou n’est pas tout à fait un inconnu, puisqu’il est également le leader d’Ima Robot, depuis la fin des 90’s.

Le freak/folk de cet ensemble californien semble receler des vertus thérapeutiques. A cause de la voix d’Edward Sharpe, tout d’abord. Le plus bel atout du groupe. Il serait même susceptible de rendre un peu d’enthousiasme à Thierry Henry, en ces temps difficiles. Particulièrement ample, parfois réminiscente de David Bowie, elle semble unique en son genre, s’adaptant parfaitement aussi bien aux morceaux les plus envolés qu’aux ballades. Et à l’instar d’un Devendra Banhart, il arrive aussi à Sharpe de chanter dans la langue de Cervantès (« Kisses Over Babylon ») ! Outre la multitude d’instruments utilisés, la solution sonore est enrichie de sifflements, de claquements de main, de chœurs gospel et tutti quanti. Un objectif : communiquer la bonne humeur ! La recette n’est peut-être pas neuve ; et elle a très probablement été imaginée à la fin des sixties ; mais une chose est sûre, elle est idéale pour vous remettre en forme. Les lyrics parlent notamment de l’amour (NDR : ah le fameux spirit du ‘summer of love’…) Edward a même écrit une chanson (NDR : d’amour of course !) pour son épouse, « Jade ». Elle est également claviériste, percussionniste et chanteuse au sein du combo. Bien sûr, on s’en fout un peu de leur amour ; mais on aimerait être à leur place. « 40 Day Dream » est un tube en puissance. C’est la plage qui ouvre le disque et elle mérite à elle-seule l’écoute de l’elpee. Quant au titre maître, il aurait pu figurer au répertoire d’Arcade Fire. Un reproche, la longueur de l’opus (NDR : près d’une heure dix !) Et sur les quinze fragments d’« Up From Below », quelques uns sont manifestement dispensables. Pas non plus la peine de faire la fine bouche, car finalement on en a pour son argent… Ce retour à l’époque du ‘flower-power’ et ces accès de juvénilité sont d’excellents antidépresseurs. Naturels, pour ne rien gâcher. Que demander de plus ? Ne gâchons pas notre plaisir et profitons des choses simples proposées par cette bande de doux illuminés. Barbus, je suis prêt à le parier. A quand une nouvelle édition du festival de Woodstock ?

Sukilove

Static Moves

Écrit par

Nouvelle alerte musicale sur la scène anversoise : Sukilove ! Usant de sa vaste expérience artistique, Pascal Deweze (Metal Moly, Mitsoobishy Jacson, Mauro Pawlowski...) nous offre un bouquet épineux d’une inclassable virtuosité. Douze fleurs du mal qui s’agitent sur les champs musicaux de notre plat pays et s’annoncent comme l’une des curiosités musicales de cette année 2009. D’une naturelle inventivité, le très expérimental « Static Moves » construit sa propre cathédrale de son. Pas d’étiquette pour le ‘ homo-érotico-rock sans prestige’ des cinq Anversois. Un ‘rusty Pop’ au nihilisme sombre et abstrait qui s’assied flegmatiquement sur tous les genres convenus. Autre particularité surprenante : les 12 pistes de ce quatrième elpee seront construites en à peine 14 jours. Exploit suffisamment rare pour être souligné. Quelques accords et quelques mots fraîchement cueillis chaque matin par Pascal Deweze et expéditivement enregistrés par le groupe le soir même. Seuls la voix et le piano viendront ultérieurement se greffer aux compos. La créativité se forgerait-elle dans l’instant et la spontanéité ?

Le résultat se fond dans une collection atypique de chansons brutes et intenses aux mélodies granuleuses. Un pop-rock-garage aux étranges dissonances multicolores. Le single « Choose Your Goods » exprime merveilleusement bien cette tendance où le son des guitares discordantes et la mélodie sont en désaccord. Sukilove s’amuse à jongler sans cesse avec les sonorités les plus diverses (pop, rock, garage, prog-rock, électro, soul, gospel, etc.) tout en manifestant une habileté saisissante pour effacer les lignes de clivage entre les influences musicales. La collision des sons se feutre et s’interrompt, la substance sonore se distille savamment. Sensation palpable à travers les esquisses sonores de « Fear » qui ébauchent des paysages tourmentés et angoissants, furieux et somptueusement hypnotiques.

Autre visage du quintette anversois : sa pop torturée rôde visiblement non loin des champs musicaux de Radiohead (« Leave Me Alone »). Lieu où les arrangements et la voix de Pascal Deweze réinventent les versants créatifs et expérimentaux de Thom Yorke (« 4AM » et « Contemplaying »). 

L’art abstrait délibérément hermétique de Sukilove nous offre un pop-rock alternatif et expérimental qui se révèle peu accessible à la première lecture. « Static Moves » se veut exigeant et requiert de l’auditeur un effort culturel d’adaptation avant de pénétrer pleinement dans l’univers singulier du groupe. Un incontournable pour tout amoureux de musique ‘autre’. 

En concert ce 13 décembre au Botanique de Bruxelles.

 

Axel and The Farmers

Dream # 7

Écrit par

Axel Concato est Normand. Un multi-instrumentiste qui s’est exilé en Angleterre. En 2001. Il a vécu à Camden, puis à Londres, militant notamment au sein des White Russians. Puis, deux ans plus tard, en compagnie de son pote Barth, pour lequel il a participé à la confection de deux de ses albums, ainsi que de quelques musiciens locaux, il décide de fonder Axel & The Farmers. Apparemment, pas trop satisfait du résultat (NDR : c’est un perfectionniste !), il rentre à Paris dès 2005. Et remonte le combo. Barth, est toujours de la partie, mais les autres musicos sont français. Mais lors de son périple aux Iles Britanniques, il a sympathisé avec le leader du défunt Ride, Mark Gardener. Auquel il a demandé de mixer et de produire son futur album. Un disque qui devrait paraître début 2010. En attendant, l’ensemble hexagonal nous propose cet Ep 4 titres qui tire un peu dans toutes les directions.

Uptempo, le morceau d’ouverture, campe une mélodie contagieuse réminiscente de Lloyd Cole et de ses Commotions, malgré l’omniprésence de nappes de claviers. La basse pulsante qui canalise « Red nose » nous replonge dans l’univers mancunien de la house. Pensez aux Stone Roses et à Happy Mondays. Mais le plus étonnant sur cette plage procède du baryton profond d’Axel, alors très proche de Guy Chadwick (House of Love). « Lamp post lighter » est une reprise acoustique signée Mark Gardener. Et elle est superbe ! Enfin, remix electro pop naviguant quelque part entre Depeche Mode et John Foxx, « Caress of blonde » propage des effluves 80’s particulièrement prononcées. Suivant la formule consacrée, on devrait en savoir plus lors de la sortie de l’elpee ; mais au vu du contenu de ce disque, on pourrait connaître une excellente surprise…

Cowboy Prostitutes

Let Me Have Your Heart

Écrit par

On se souvient que, vers la fin des années quatre-vingt, l’album “Appetite For Destruction” des Guns’n’Roses avait ouvert la voie à toute une série de combos se réclament à la fois du hard, du glam, du sleaze et du punk. De Junkyard à Faster Pussycat en passant par Love/Hate et LA Guns, l’Amérique s’était mise à vibrer au son du rock burné. Vingt ans plus tard, c’est du côté des pays scandinaves qu’il faut se tourner pour retrouver des combos offrant ce genre de sensations. Hardcore Superstar, Crashdiet, Babylon Bombs et Backyard Babies ont déjà porté bien haut l’étendard du sleaze. C’est maintenant au tour des Suédois de Cowboys Prostitutes de prendre la relève. « Let Me Have Your Heart », leur tout nouvel opus, aurait probablement fait fureur s’il était sorti à Los Angeles entre 1987 et 1989. Rock’n’roll gonflé à la testostérone, guitare slide donnant un petit côté sudiste, vocaux râpeux comme du papier de verre et textes aussi poétiques qu’un film de Rocco Siffredi, rien ne manque à la panoplie du parfait groupe de ‘bad boys’.

La production brute de chez brute est signée par le multi-instrumentiste Dan Swanö que l’on connaît mieux pour son travail chez des formations plus extrêmes (Diabolical Masquerade, Nasum, Opeth, Project Hate, Cronian, Theatre of Tragedy).

« Let Me Have Your Heart » est l’album qui conviendra tout à fait pour dégeler l’ambiance des prochaines longues soirées d’hiver. Rock’n’roll !

 

Dead By Sunrise

Out Of Ashes

Écrit par

Attention, nous sommes en présence de la grosse artillerie rock ‘à la yankee’. Dead By Sunrise est le side project de Chester Bennington, mieux connu pour être le vocaliste des Linkin Park, le groupe californien aux cinquante millions d’albums vendus. Il a eu l’idée de  former Dead By Sunrise en 2005, alors qu’il écrivait des titres pour l’album « Minutes to Midnight » de Linkin Park. Plutôt que de jeter ces compositions à la poubelle, il a préféré les réserver à un projet futur. Motif ? Il les jugeait trop sombres et inadaptées à son groupe. Ce projet, il va le concrétiser quelques années plus tard en compagnie de Ryan Schuck, l’ex-gratteur d’Orgy. Vous dire que le monde du rock n’aurait pas survécu si ces douze titres étaient passés à la trappe, serait peut-être un tantinet exagéré. Cependant, il faut avouer que l’écoute d’« Out of Ashes » se révèle plutôt agréable. Alternant les titres ‘néo-métallico-post-pop-grunge’, dont quelques jolies ballades (« Inside of Me », « Let Down », « Give Me Your Name », l’elpee a tout ce qu’il faut pour cartonner dans les charts américains. Probablement un peu trop gentil pour le fan de métal européen moyen, l’album plaira à coup sur aux fans de Linkin Park et à ceux de combos ‘rock’ américains pour ados comme Daughtry ou Creed.

La production, léchée et sans faille, est signée par Howard Benson, mieux connu, entre autres, pour son travail opéré chez Creed, Apocalyptica, Motörhead, Sepultura et Daughtry. L’achat du mois si vous aimez les grosses productions débarquant d’outre-Atlantique.

 

J Dilla aka Jay Dee aka James Dewitt Yancey

Dillanthology 3 : Dilla’s Productions

Écrit par

Pour l’histoire, James Dewitt Yancey aka J Dilla ou encore alias Jay Dee a été l’un des rappeurs les plus intéressants de ces 15 dernières années. Issu de la scène hip hop underground de Détroit, ce rappeur au style unique possédait surtout ce don de rendre ses productions et ses différentes collaborations uniques en leur genre. Souvent copié, jamais égalé, il constitue encore aujourd’hui une véritable référence auprès d’artistes contemporains. On lui doit, entre autres, les succès des excellents « Donuts » et « Rough Draft », tous deux signés sur le fameux label underground Stones Throw Records. Mais aussi différents ouvrages concoctés en compagnie d’artistes réputés tels que Busta Rhymes, The Roots, Common, Slum Village (NDR : au sein duquel il a milité jusqu’en 2000) ou encore A Tribe Called Quest. Victime d’une crise cardiaque, il est disparu prématurément en 2006. Néanmoins, les œuvres posthumes de J Dilla font apparemment recette, puisque comme son nom l’indique, ce « Dillanthology 3 : Dilla’s Productions » constitue le troisième volume d’une trilogie éditée après sa mort.

Ce chapitre devrait boucler logiquement cette série « Dillanthology » ! Pour rappel, le premier chapitre se consacrait aux différentes productions classiques de l’Américain, pour des artistes comme The Pharcyde ou encore Erykah Badu. Le second proposait des remixes de Mr. Dilla himself pour De La Soul ou même Spacek. Et, last but not least, le troisième nous invite à replonger dans la carrière solo de ce personnage mythique. Outre le tube « WorkinOnIt », figurent sur ce disque la pépite « Raw Sh*t » de Jaylib, énième pseudo utilisé par J Dilla au moment où il militait aux côtés de Madlib. Le très remuant « Reality Check » featuring Black Thought, emcee charismatique et surtout un des leaders du combo The Roots. Ou encore le très groovy « So Far To Go », auquel collaborent Common et D’Angelo. Un trio pour clore cette superbe trilogie commémorative. L’esprit (défunt) de ce génie du hip hop vient nous en mettre plein la vue ! Recommandable et à écouter à grosses doses !

 

Metalforce

Metalforce

Écrit par

Metalforce. Le patronyme de ce groupe allemand ne ment pas sur la marchandise. Si vous aimez les clichés inhérents au métal, vous allez être servis, car Metalforce les envoie par paquets de douze. « Freedom Warriors », « Metal Crusaders », « Let The Battle Begin », « Son of the North », rien que des titres qui fleurent bon le « True Metal » si cher à Manowar. Nous serions bien les derniers à nous en plaindre, car, nous aussi nous aimons les hymnes guerriers, la fraternité métallique, la bière bue à la corne et les riffs de guitare puissants comme le marteau de Thor. D’accord, il n’y a pas une once d’originalité sur ce disque largement inspiré par la musique des ‘Kings Of Metal’. Mais qui s’en plaindra ? Pas Manowar en tout cas puisque c’est Joey DeMaio lui-même qui produit l’album de ses grosses mains calleuses et velues. Sans être aussi puissant qu’Eric Adams, Tarek ‘Ms’ Maghary possède un timbre de voix similaire à ce dernier, ce qui renforce encore l’impression de déjà entendu qui assaille les tympans dès l’écoute du titre d’ouverture (« Faster, Louder, Metalforce »).

Pour enfoncer le clou des comparaisons identifiées auprès des ‘inventeurs’ américains du True Métal, Ross The Boss, gratteur du célèbre combo yankee depuis sa formation en 1980 jusqu'en 1988, vient distiller solo de guitare sur le titre « When The Valkiries Fly ». En conclusion : si vous en avez assez d’attendre le prochain véritable opus de Manowar, et que vous aimez le son brut de l’œuvre originelle de ce groupe culte, « Metalforce » est fait pour vous.

Dead To Me

African Elephants

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Fat Wreck Chords, le label fondé par Fat Mike, le bassiste/chanteur de NOFX reprend sous son aile des formations aussi diverses que variées dont le seul point commun est d’appartenir de près ou de loin à la mouvance punk. De groupes un peu moyens comme American Steel ou Banner Pilot à d’autres bien meilleurs tels que Strung Out ou Teenage Bottlerocket, le label a pris l’habitude de proposer un large éventail du punk contemporain.

Intitulé « African Elephants », le nouvel elpee de Dead To Me semble vouloir suivre la ligne de son label en déclinant un album punk incroyablement diversifié. Du reggae punky de « X » qui ouvre le cd au punk musclé de « Nuthin Running Through My Brain » et « Fell right in », en passant par des titres rappelant le Clash de la bonne époque comme « A Day Without War » ou même le grunge de Nirvana (« Blue »), le combo de San Francisco excelle dans tous les styles plus ou moins affiliés au punk rock. Preuve s’il en est que diversifié ne signifie pas décousu, « African Elephants » conserve une parfaite homogénéité du début à la fin. Pêchu sans être violent, agréable sans être commercial, différent sans être repoussant, cet elpee est largement au dessus du lot et mérite bien qu’on lui prête une oreille attentive.

 

Infinite Horizon

Dominion

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Un petit grain de sable peut sérieusement perturber le fonctionnement d’une mécanique bien huilée. Et « Dominion », le quatrième album d’Infinite Horizon, en est une belle illustration. Pourtant, il a tout pour plaire aux aficionados de power métal mélodique. Fondé en 1997, ce combo teuton n’a pas grand-chose à envier aux pointures du genre. Des compos inventives et plutôt originales pour ce style cloisonné. De solides mélodies appuyées par un clavier, parcimonieux, mais du plus bel effet. Des riffs et des soli de guitare alliant le heavy classique au prog métal moderne, évoquant tour à tour Iced Earth, Savatage, Masterplan ou encore Grave Digger. Des lignes vocales fortes et mémorisables. Marc M. Lemler, le frontman est d’ailleurs le clone vocal de Zak Stevens (Savatage, Circle II Circle). Tout pourrait être parfait sur ce long playing. Mais il y a quelque chose qui coince. Un détail, un grain de sable, qui gâche grandement le plaisir d’écoute. Le son de la batterie est atroce. On a beau essayer de l’oublier et de se concentrer sur le reste des instruments, peine perdue, il est là, envahissant et disgracieux comme le son d’une boîte a rythme bon marché. Quel gâchis ! Ces compositions méritaient beaucoup mieux que la production maigrelette assignée à leur section rythmique. Dommage !