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Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Triggerfinger

What Grabs Ya ?

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Le deuxième opus du trio anversois Triggerfinger est un véritable plaisir pour les oreilles. Pas de prise de tête, mais 8 compos qui vous donnent envie de taper du pied (NDR : à moins que vous ne préfériez secouer la tête) et dont les mélodies sont terriblement contagieuses. Exceptions qui confirment la règle : la reprise du « No teasin’ around » de Billy ‘The Kid’ Emerson. Un morceau que Ruben interprète seul. En finale. Il la chante en s’accompagnant à la guitare. Et puis les 7’40 de « Lines » Un slow blues comme on n’en entend plus guère aujourd’hui. Leur « Since I’ve been loving you », si vous préférez. Parce que l’influence du Led Zeppelin est bien présente sur plusieurs morceaux. « Scream » (ce bottleneck, ces soli de guitare et ce final apocalyptique !) et l’échevelé morceau maître notamment. Et puis, celle du ZZ Top, également. Comme sur le boogie « Is it ». Plus curieux, le refrain de « Short terms memory love », me rappelle quelque part « Ebony eyes » de Bob Welch (NDR : un ex Fleetwood Mac »), et sur l’une ou l’autre plage on y relève également des traces de Screaming Trees voire de Tea Party, même si le groupe s’en défend. D’ailleurs, si vous souhaitez en savoir davantage sur Triggerfinger, je vous invite à lire l’interview que Monsieur Paul et Ruben Block ont accordée à Musiczine, il y a une quinzaine de jours.

En concert :

Le 18 avril à Ath, dans le cadre du Ath Rock 2009.


 

Various Artists

Claude François, autrement dit

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Après quelques écoutes, une question me taraude toujours l’esprit : mais à qui peut donc plaire un tel album ? Aux fans de Cloclo ? M’étonnerait qu’ils apprécient réellement qu’on touche à l’idole, surtout vu l’audace manifestée par certains, ici… Aux amateurs de la ‘nouvelle scène française’ alors? Non plus... Déjà parce que ce n’est pas vraiment la nouvelle scène, ensuite parce qu’il faut encore les entendre chanter Claude François : rien à voir avec les hommages à Brassens ou Brel. Mais alors, à qui ?

Cloclo : 30 ans déjà… Adrienne Pauly, Elodie Frégé et Dominique Fidanza (Star Ac’), Axelle Renoir, Brisa Roché, Aldebert, AS Dragon… Tous sont là pour rendre un hommage, plus ou moins réussi, au chanteur populaire (NDLR : de variétés, précisons-le) disparu le 11 mars 1978.

Jeanne Cherhal s’approprie très bien « Une petite larme m’a trahi », Adanowsky est crédible à « 17 ans » et « Le jouet extraordinaire » replonge La Grande Sophie en enfance. C’est étrange. Pas désagréable, non. Il y a même quelques bonnes découvertes telles que Seb Martel reprenant « Sale bonhomme » ou Vincent Baguian et sa version de « Chanson populaire », légère et jazzy.

Côté anciens, on retrouve Elli Medeiros chuchotant « Comme d’habitude » et Alain Chamfort (évidemment présent pour un clin d’œil à celui qui a lancé sa carrière à l’époque), toujours frêle et élégant sur « Les choses de la maison ».

Finalement, « Claude François, autrement dit », pour qui ? Les curieux et les bizarres, sans doute…

 

Regardez la vidéo de l’enregistrement de « Claude François, autrement dit » avec tous les artistes présents sur l’album

http://www.dailymotion.com/relevance/search/claude%2Bfran%25C3%25A7ois%2Bautrement/video/x4jmto_claude-francois-autrement-dit_music

http://www.wat.tv/video/claude-francois-autrement-dit-iwcj_iedf_.html

Regardez la vidéo d’Elodie Frégé / Miss Félicity Gray

http://www.wat.tv/video/elodie-frege-miss-felicity-gray-ise6_iedf_.html

http://www.dailymotion.com/relevance/search/elodie%2Bfr%25C3%25A9g%25C3%25A9%2Bautrement/video/x4jlav_elodie-frege-miss-felicity-gray_music

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftROn.html

Regardez la vidéo Adrienne Pauly / Même si tu revenais

http://www.youtube.com/watch?v=UuD9SeEHVhE

http://www.dailymotion.com/video/x4f0rm_adrienne-pauly-meme-si-tu-revenais_music

http://www.wat.tv/video/adrienne-pauly-meme-si-tu-idu2_e5le_.html

Regardez la vidéo Jeanne Cherhal / Une petite larme m’a trahi

http://www.youtube.com/watch?v=JkZrwNJDjFk

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x4f4r2_jeanne-cherhal-une-petite-larme-ma_music

http://www.wat.tv/video/jeanne-cherhal-petite-larme-ie82_e5le_.html

Regardez la vidéo AS Dragon / Mais quand le matin

http://www.youtube.com/watch?v=FScaVo8sy4I

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x4f0vx_as-dragon-mais-quand-le-matin_music

http://www.wat.tv/video/as-dragon-mais-quand-matin-iduu_e5le_.html

Regardez la vidéo La Grande Sophie / Le Jouet extraordinaire

http://www.youtube.com/watch?v=e9P4R-ZmW6I

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x4f52r_la-grande-sophie-le-jouet-extraordi_music

http://www.wat.tv/video/grande-sophie-jouet-extraordinaire-ieai_e5le_.html

Regardez la vidéo Aldebert / Je te demande pardon

http://www.youtube.com/watch?v=P_ygMJhNtvc

http://www.dailymotion.com/jeansanteuil/video/x4g9qw_aldebert-je-te-demande-pardon_music

 

 

 

Velvetone

Yip Yip!

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Quartet allemand, Velvetone est réputé pour son roots rock, une solution sonore née d’un cocktail de rockabilly, de soul, de R&B et de country. A leurs débuts, ils s’inspiraient de Robert Gordon, Link Wray et les Paladins. Leur premier album remonte à 1998. Intitulé "Vari-O-Sonic", il était paru chez « One Million Dollar Records ». Edité en 2001, "Dark blossom" marque leurs débuts sur Crosscut, un elpee suivi par "Switchback ride", en 2004. Le line up réunit Ray Devaryo au chant, Tammo Luërs aux guitares et à l’orgue Farfisa, Andy Merck à la basse et Steff Ulrich aux drums. Un invité : le pianiste Edwin Hettinger.

Le groupe opère son entrée en douceur par "Desperate heart". On imagine presque être en présence du Roxy Music de la bonne époque. Sans saxophone, ni synthés, mais Devaryo aurait bien revêtu son costume de Brian Ferry. Il est un rien plus paresseux, mais s’appuie parfaitement sur la riche panoplie de cordes de Mr Lüers. Tempéré, "The kooler " est caractérisé par une rythmique hypnotique appuyée par les cordes de Tammo. La musique baigne dans un climat captivant. On a envie de remuer, de danser. Tammo joue de la lap steel sur "Lil' bad thing". Il apporte des accents métalliques à ce pur rockabilly. "It ain't right" évolue dans le même créneau. "Hot rod killer" lorgne même vers les Stray Cats, tout en prenant soin de conserver cette spécificité qui n’appartient qu'à l'univers de Velvetone. De son orgue, Tammo inocule des sonorités surannées à "Mighty hand". Le rythme galope, alors que la voix de Ray reste imperturbable, se confinant dans son registre, tout en canalisant l'atmosphère Velvetone. Adoptant un tempo plus syncopé, "Smuggle" se rapproche du R&B. A moins que ce ne soit le bayou rock louisianais. A cause des courtes notes qui s’échappent des cordes. La formation réserve également un espace à la country. A travers quelques bien jolies ballades. A l’instar de "Guess things happen that way". On pourrait penser à Johnny Cash, si Ray possédait sa voix grave et uniforme. "Seven" ensuite. Un rien plus nerveuse. Une démarche assez comparable à celle que défendait Dan Stuart chez Green On Red. Balayées de guitares inquiétantes, cette plage est excellente. Véritable petit joyau, "Limbo" repose sur une rythmique travaillée. Un morceau guidé par les percussions de Steff. La tonalité de la guitare est légèrement réverbérée. Le tempo lancinant. Les chœurs envoûtants se détachent de ce climat dont un écho lugubre semble provenir de cette lune blafarde. Cette rythmique implacable nous invite à pénétrer dans le monde du rock'n'roll revu et corrigé par nos Teutons. Les cordes entretiennent un son sale, pourri tout au long de "Paycheck". Evoluant à une cadence hypnotique, "Hurt me no more" nous invite au déhanchement. Lüers nous entraîne au sein d’un monde lysergique à l’aide des sonorités libérées par les cordes déjantées, aventureuses, de sa guitare hyper amplifiée ; mais toujours en adoptant un même schéma : des plages assez courtes. La voix monocorde de Devaryo continue à se traîner tout au long "Go on home" ; mais cette impression d’indolence n’exclut pas l’un ou l’autre changement de rythme inattendu. L’opus s’achève par le titre maître : "Yip – Yip!", un exercice vocal accompli lors de ce rockabilly amusant et sautillant. La musique de Velvetone est très personnelle, c’est le moins que l’on puisse dire…

Al Basile

The tinge

Écrit par

A l’origine, Al Basile était écrivain et poète. C’est en rencontrant le célèbre guitariste Duke Robillard qu’il se rapproche de l’univers musical. En 1973, il devient ainsi le trompettiste du big band notoire de Rhode Island, le Roomful of Blues. Depuis une dizaine d’années Al a entrepris une carrière sous son propre patronyme, un parcours ponctué par la sortie d’excellents albums. "The tinge" constitue déjà son sixième. Mr Basile ne manque pas d’atouts. Sa voix est remarquable. C’est un excellent musicien et il jouit d’un don de compositeur inégalable. Et pour couronner le tout, dès qu’il entre en studio, il est rejoint par ses amis. Pour la plupart, des musiciens hors pair ! Duke Robillard se charge de la production et joue de la guitare, Marty Ballou se réserve la basse et Mark Teixeira, la batterie. Sans oublier Bruce Katz aux claviers ainsi que Rich Lataille et Doug James aux saxophones. Excusez du peu ! En présence de cette équipe d’élite, il n’est pas difficile d’imaginer le niveau au sein duquel la musique évolue. Et autant l’avouer tout de suite, vous ne serez pas déçus. Car ce nouvel opus est d’excellente facture. Il ne souffre d’aucune faille et dépasse même en qualité, le précédent elpee, "Groovin’ in the mood room" ; un disque paru en 2006. La production met en exergue les capacités vocales puissantes et tellement expressives de Basile. Une œuvre au cours de laquelle il use et abuse enfin de son cornet. Véritable plaisir pour les oreilles et festival musical permanent, elle est truffée de trouvailles et souligne les exploits individuels de l’ensemble. Particulièrement cool, la musique baigne au cœur d’une atmosphère délicieuse et sophistiquée. Essentiellement alimentée par un jazz libérant un maximum de swing, mais empreint de délicatesse. Un style que l’artiste estime relevant du soul jazz et du swing (NDR : pensez à Kansas City) tout en étant inspiré par le blues traditionnel. Voilà pour l’étiquette !

Dès les premières mesures de "Go back home to the blues", nous pénétrons dans cet univers où se côtoient jazz, blues et swing. Al possède une très bonne voix ; chaude, assez proche de celle de son ami Duke Robillard. Son premier solo au cornet nous situe l'étendue de ses compétences d’instrumentiste. Le schéma est très classique. Il est ainsi suivi par Duke qui libère ses notes en picking, comme un Albert Collins converti au jazz! "Just wait and see", est une ballade bien agréable, irradiée par l'orgue Hammond de Katz. Cuivrée, également. Et en particulier à cause du solo de cornet qu’il module à l’aide d’un obturateur. Slow blues très langoureux, "Airlift my heart" est d’une pure beauté. Basile accorde une merveilleuse partie sur son cornet, dont il étouffe les tonalités à l’aide d’une ventouse (NDR : une idée refilée par Cootie Williams). La présence d’un piano aux accords délicats et raffinés accentue le climat de mélancolie. Saturé de swing, "Not the wrong woman" trempe dans le jazz pur. Marty et Mark soutiennent l'ensemble en libérant beaucoup de groove. Tous les souffleurs (Al, Doug et Rich) se réservent un billet de sortie. "Give me the rainbow" relève également du jazz pur. Al se prend pour un crooner devant le piano acoustique de Katz. L’orgue nous réchauffe le cœur tout au long de "Can I trust you with a kiss?", une ballade, ma foi, fort agréable. "Too slow" reflète ce que Basile fait de mieux. Cette plage indolente, complètement imbibée de jazz et de blues, est ici hantée par l’esprit d’Eddy Cleanhead Vinson. Rich se charge de l'intro à l’aide de son sax alto. Duke se fait plus T-Bone que nature, pendant qu’Al nous enchante de son cornet. Al a de nouveau recours à son obturateur pour "Daddy got a problem" ; une ballade allègre proche du R&B dansant, caractérisée par sa rythmique syncopée. La plaque recèle encore deux ballades sublimes. Mr Basile les aborde à la manière d’Eric Clapton. Tout d’abord "She's in love with losing". Katz joue de l'orgue Wurlitzer en reproduisant les sonorités très 70’s de feu Ray Charles, tout au long de cette plage empreinte de tendresse et d'émotion. Le charme féminin submerge la mélodie de "Losing my cool". Et c’est toujours tendrement qu’Al clôt son opus le plus accompli à ce jour, par "Strawberries and cream". 

Rodolphe Burger

No Sport

Écrit par

Monsieur Burger est de retour. Baissez les yeux, soyez dignes ! Fils spirituel de Serge Gainsbourg et d’Hubert Felix Thiefaine (à l’époque de « Soleil Cherche Futur»), ce personnage mérite respect et silence quand pointe le reflet d’une nouvelle galette. L’homme revient de son grenier créateur, l’album « No Sport » sous le bras. Pour info c’est aussi dans ce grenier qu’il à concocté le dernier opus de Jacques Higelin, « Amor Doloroso ». Rodolphe est un trifouilleur. Gourmand. Insatiable. Constamment à la quête du nouveau son à manipuler et à redistribuer. Baroudeur dans l’âme, il a commencé son périple au sein de Kat Onoma,  dans les années 80. Déjà il y décortiquait toutes les bases même de sa création, afin d’en extraire la pulpe. Car c’est comme ainsi qu’il fonctionne : détacher l’ensemble construit, mettre de côté le superflu qui servira pour autre chose, et remonter ce qu’il reste, à l’aide de colle magique, produite un soir de pleine lune. Comme tout artisanat de qualité, l’opération prend du temps. Elle nous laisse parfois quelques années sans la moindre nouvelle. Le premier travail solo, « Cheval mouvement », date de 1993, « Meteor Show » album adulé et primé dans tous les sens remonte lui à 1998. « Schweyk », à 2005. Malgré ces longues périodes de quasi-silence entre les albums, Rodolphe Burger s’essaye à tout : musique, cinéma, animations. Il est de tous les tableaux, rien ne l’arrête, tout le motive. « No Sport » ne déroge pas à la règle de ce Midas de la chanson française, il est tout simplement fabuleux ! Course poursuite entre les mots, les effets acoustiques préparent le terrain aux basses et effets electros qui battent tel un rythme cardiaque rassurant. Des morceaux incroyables, inclassables tels que « Elle est pas Belle ma Chérie ? », « Rattlesnake », « Je Tourne »,…ont vite fait d’hypnotiser l’auditeur. Il faut encore souligner deux featurings assez réussi. Le premier opéré en compagnie de Rachid Taha où l’on prend un cours d’arabe (« Arabécedaire »). Le deuxième, de James Blood Ulmer (rien que ça) pour le morceau « Marie ». « No Sport » c’est 14 plages, dont aucune à jeter, où le morceau qui suit est toujours meilleur que le précédent ; et ce même si on l’écoute en boucle. Baissez les yeux je vous dis, soyez respectueux !!

The Cave Singers

Invitation Songs

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“Invitation Songs” constitue le premier album de The Cave Singers. Premier opus donc d'une bande de trois artistes issus de Seattle et qui sont tout sauf des jeunes premiers ! En effet, Pete Quirk (voix, guitare, harmonica, mélodica) a été membre du groupe post-punk Hint Hint avant de devenir le chanteur de The Cave Singers. Derek Fudesco (guitare et basse) a été le bassiste de Girls Make Graves et aussi de Murder City Devils, ce qui n'est franchement pas mal nous en conviendrons... Quant à Marty Lund (drums et guitare), il n'est pas en reste puisqu'il a milité chez les Cobra High. Autant dire que nos trois amis connaissent leurs gammes.

Cet “Invitations Songs” parvient cependant à surprendre. Pete, Derek et Marty avaient tous roulé leur bosse dans des genres musicaux pour les moins musclés, le rock dans des sous-genres plutôt punk et métal. Ils ont désormais réunis pour nous servir une musique calme, claire et limpide, tout au long d’un disque sculpté dans le folk rock ! Et le pari est réussi au point que je me suis demandé s'ils n'avaient pas refoulé leur véritable instinct jusqu'à ce jour. Les caractéristiques majeures des dix morceaux servis sur un petit disque miroitant de mille feux sous le néon de ma cuisinière sont la sobriété, la guitare sèche maîtrisée et la voix nasillarde à souhait de Quirk. Le rendu est très bon. On se prend à rêver à cette 'autre' Amérique : celle des éternels colons, celle des forêts de pins des Appalaches, celle des bateaux à roue à aubes, des Canyons, de la Nationale 66, de... d'accord, j'avoue, je n'ai jamais mis les pieds aux Etats-Unis. Mais qu'importe ! L'essentiel c'est que le décor soit planté et que l'on s'y plaise.

J’attribuerai une mention particulière à “Helen”, une chanson d'amour au texte fort, accompagné d'une mélodie spectrale. Rarement mélancolie n’a été aussi douce à entendre. Peut-être que le chant de Quirk n'est pas étranger à cette agréable impression. D'ailleurs il y a des choses à dire sur cette voix aiguë et nasillarde qui doit imiter le vol du moustique sans pareil (écoutez donc “New Monuments”, vous verrez tout de suite ce que je veux dire). Malgré ces particularités, elle colle à merveille à l'atmosphère de l'album et se laisse entendre avec plaisir. Dans l'ensemble, vous l'aurez compris, la première œuvre de The Cave Singers est une agréable découverte. Et si je puis terminer ce papier en donnant un conseil à ceux qui rêvent d'Amérique : une bonne Budweiser bien fraîche dans une main, un Atlas dans l'autre et “Invitation Songs” dans les oreilles, et vous voilà au pays de l'Oncle Sam ! Alors, que demande le peuple ?

Dead Meadow

Old Growth

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Fondée en 1998, cette formation issue de Washington DC pratiquait, à l’origine, une musique semi-psychédélique, semi-métallique, née d’une rencontre hypothétique entre le Jefferson Airplane et Black Sabbath. Progressivement, leur solution sonore a évolué. Le line up a même compté un quatrième membre, Cory Shane, reparti presqu’aussi vite qu’il est arrivé (NDR : il n’a participé qu’à la confection d’un seul de leurs six albums, « Feathers »). Bref, si le groove est toujours aussi impressionnant (NDR : parfois digne de Blue Cheer voire du Band of Gypsies), le son est beaucoup moins lourd et épais, l’électricité plus fluide et éthérée, quoique encore tentaculaire. L’instrumentation acoustique enrichit même régulièrement la texture. Partagé en 12 plages, « Old Growth » alterne cependant l’excellent et le dispensable. Un tiers de l’opus ne mérite d’ailleurs pas sa place sur cette plaque. On en retiendra donc la quintessence, surtout lorsque les compos sont chargées de groove et les soli de guitare amples et stridents (« Till kingdom come »). En empruntant tantôt aux Warlocks, à Stone Roses et même au Spiritualized de sa période lysergique. Même la voix de Jason Simon est aussi traînante et nasale que celle de Jason Pierce. On a même droit sur « Seven seers », à un morceau d’acid folk. Tapissé de sonorités orientales produites par un tabla et un sitar, son charme reptilien nous replonge fin des sixties/début des seventies, lorsque les Beatles et puis le Led Zeppelin se sont intéressés à la musique indienne et du Moyen-Orient. Et on a ici droit à un mix des deux tendances. On relèvera également dans leur musique, quelques vagues réminiscences du blues. Un peu comme pour nous rappeler que le psychédélisme était, à l’origine, influencé par ce type musical (NDR : tout comme le folk, d’ailleurs, auquel Dead Meadow a également largement recours ici).

Eels

Meet the Eels – Essential Eels – Vol 1 – 1996 - 2006

Écrit par

Cette compile est consacrée aux dix premières années d’existence d’Eels. Enfin, la quintessence de son œuvre réalisée entre 1996 et 2006. C'est-à-dire sélectionnée parmi ses six albums. Tous les hits sont bien présents, mais aussi les compos les plus incontournables. Vingt-quatre en tout. « Novocaine for the soul », « Last stop : This town », « Mr. E’s beautiful blues”, “Flyswatter”, le bouleversant « I like birds », “It’s a morher#|!@r”, etc. Le tout enrichi par la cover du “Ger ur freak on” de Missy Elliot” et le remix de “Climbing to the moon”, opéré par Jon Brion.

L’opus recèle également un Dvd réunissant dix clips on ne peut plus classiques, dont le « Cancer for the cure », non inclus sur la partie audio, et un enregistrement live de « Dirty girl » opéré au Town Hall de New York, en compagnie d’un quatuor à cordes.

Bref, un recueil qu’on conseillera surtout à toutes celles et tous ceux qui souhaitent découvrir le talent de l’auteur/compositeur/interprète et multi-instrumentiste Mark Olivier Everett alias « E ». Un deuxième volume intitulé « Eels Useless Trinkets : Bsides, soundtracks, rarities and Unreleased 1996-2006 » devrait suivre. Il épinglera inévitablement des raretés et des flips side et puis un Dvd partagé en six clips immortalisés lors du festival Lollapalooza, en 2006. A suivre donc. Il serait peut-être aussi judicieux, qu’un jour, un label se penche sur la période pré-Eels d’Everett. En l’occurrence ses deux elpees parus en 1992 et 1993, « A man called (E) » et « Broken toy shop ». Histoire de mieux comprendre le parcours de ce talentueux artiste, qui n’a pas été épargné par les épreuves de la vie ; épreuves dont il s’est cependant servi comme inspiration…

General Mindy

Delusions of Grandeur

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« Delusions of Grandeur » constitue le premier album d'un groupe anversois composé de Johan Verckist (voix et guitare), Philipp Weies (guitare), Hans De Prins  (synthé), Luk Michiels (basse) et Steven Cassiers (drums et percussion). Formé en 2004, le groupe n'est plus inconnu en Flandre où il a déjà remporté quelques prix, notamment lors du concours organisé par le Poppunt Magazine, pour sa chanson « Travel in Style ». En 2006, General Mindy atteint la demi-finale de l'Humo's Rock Rally et, l'année suivante, nos amis anversois attireront même l'attention du label anglais Jesus Factory qui sélectionnera leur chanson « Frequently Obscene » pour alimenter leur compilation annuelle de nouveaux jeunes talents.

Le groupe fraîchement émoulu n'a donc pas à rougir du parcours déjà entamé même si, jusqu'à ce jour, il est passé relativement inaperçu dans le sud du pays. Il ne devrait pas non plus rougir de son premier album, un condensé de tout le potentiel emmagasiné par ces cinq artistes. Dès les premiers instants d'écoute, on sent les influences de Johan et ses amis qui sont aussi nombreuses que variées. Cette impression ne me quittera pas tout au long des treize plages de l'album. Le groupe les assume en affichant une palette de morceaux très diversifiée. La voix de Johan Verckist dans « Max Harris », la première chanson de l'elpee, recèle des intonations qui évoquent furieusement Murray Lightborn, le chanteur charismatique du groupe The Dears. La musique des artistes anversois, une pop pêchue, entraînante et équilibrée, sait se montrer musclée. Les jeux de guitare échangés entre Johan Verckist et Philipp Weies sont d'ailleurs très bons. Le groupe manifeste une réelle cohésion et chacun a le loisir d'exprimer ses talents. Cela fait plaisir à entendre ! La mélodie est également susceptible de se fondre dans la douceur. Bref, nos amis ne se refusent rien, pas même des accents folks dans le morceau « Prozac Candy » des plus réussis. Oserais-je dire que le petit air que nous fredonne Hans De Prins, à l’aide de son synthé, dans « Features » m'a rappelé les sempiternelles mélopées de notre André Brasseur national ?

Chaque compo de « Delusions of Grandeur » mérite un commentaire. Tantôt pour l'image qu'ils évoquent, le dialogue des instruments ou encore le clin d'œil adressé à tel ou tel artiste du goût des Anversois. General Mindy démarre du bon pied, c'est certain. Cependant, tout l'album n'est pas du même niveau. Le contraire aurait été étonnant pour un premier opus. La musique est parfois perfectible, un peu brouillonne. Et puis les petits effets électroniques parsèment parfois inutilement la mélodie, la parasitant du même coup. Rien de bien méchant en somme. Si General Mindy poursuit sur sa lancée, son avenir est assuré !

Monade

Monster Cosmic

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Est-il nécessaire de présenter Laetitia Sadier ? Les personnes qui ne la connaîtraient pas encore, ont loupé quelques excellents albums produits entre autres pour Stereolab (« Cobra and Phases Group Play Voltage in the Milky Night », « Sound-Dust», « Margerine Eclipse », …). Evoluant dorénavant au sein de Monade (« Socialisme Ou Barbarie », « A Few Steps Mor e »), elle continue de nous envelopper de sa douceur. Laetitia Sadier, c’est cette voix presque écorchée à la limite du ‘faux’ qui vient allumer des textes graves dans un univers onirique. Telle une peinture à la gouache, la voix superpose couche par couche son timbre sur les compositions primaires, elles-mêmes influencées de saveur 60-70’s. « Monstre Cosmic » parle de la vie, de la mort, de l’amour ou du drame. De l’espoir aussi. Cet espoir fondé sur des cendres d’où naîtrait un oiseau. Une telle douceur envahit l’intégralité de l’œuvre, que l’on se pose sur ses ailes pour accomplir le voyage des 10 plages avec une légèreté apaisante. Les textes prononcés, tantôt en anglais, tantôt en français, rejoignent tous le même impact et sont retranscrits au sein du booklet dans les deux langues. Sympa l’idée. Ecouter ce disque, équivaut à poser ses propres valises pour prendre possession d’autres, chargées celles là d’encore plus de tendresse et d’un incroyable cachet glamour. « Monstre Cosmic » ne déçoit donc pas, et laisse le même effet que les albums précédents. Ce qui en fait une valeur sûre ! Sadier et ses comparses vivent vraiment au cœur d’un univers fabuleux qui, personnellement, ne me lasse jamais. C’est signé chez Too Pure (Scout Niblett, Future of The Left Curses, Electrelane, …) ; encore un signe de qualité !

Rogue Wave

Asleep at heaven’s gate

Écrit par

Pour enregistrer leur troisième opus, Rogue Wave a reçu le concours d’une bonne trentaine de collaborateurs, dont le producteur Roger Moutenot (Yo La Tengo, Sleater Kinney, Elvis Costello), le chanteur/guitariste/compositeur Matthew Caws ainsi que John Vanderslice. Ces deux derniers ont ainsi beaucoup participé à la confection des harmonies vocales, parfois dignes de Crosby, Stills, Nash & Young, voire de Simon & Gardfunkel, même si le timbre et les inflexions de Zach, le leader, évoquent régulièrement ceux de Robert Pollard (Guided By Voices). Une constatation que partage Gram LeBron, guitariste et claviériste du combo, à l’issue d’une interview, qu’il nous a accordée tout récemment (NDR : voir rubrique ad hoc).

Une chose est sûre, les 12 compos de cet opus ne manquent pas de charme. Sculptées dans la pop contagieuse, elles peuvent même lorgner vers les Fab Four (cette patin de drums et la tonalité de guitare sur « Lullaby » ainsi que « Cheaper than therapy » !) et même Big Country (l’hymnique « Fantasies » caractérisé par une guitare-cornemuse !). Plus étrange, « Phonytown » emprunte le rythme syncopé du Clash avant de s’élever dans les strates du Floyd circa « Dark side of the moon ». Les claviers sont légion, mais n’étouffent jamais l’espace sonore. Un dosage parfait qui leur permet même de flirter circonstanciellement avec l’électronique. Et en particulier sur « Like I needed », hanté par Todd Rundgren, à moins que ce ne soit par New Muzik. Bref, un chouette album dont les lyrics traitent aussi bien du suicide que d’écologie ; mais surtout des sentiments profonds éprouvés par la formation : leurs espoirs, leurs craintes, leurs succès, leurs tragédies, leurs moments de tristesse et de joie…

Sleepingdog

Polar life

Écrit par

Sleeping Dog, c’est le projet solo de Chantal Acda, une chanteuse/compositrice/multi-instrumentiste néerlandaise, établie en Belgique. « Polar life » constitue le deuxième opus de Sleeping Dog, un disque qui fait suite à « Naked in a Clean Bed », paru en 2006. Pour la circonstance, elle a de nouveau travaillé en compagnie d’Adam Wiltzie (Stars of the Lid), un personnage qui a aussi et surtout forgé sa carte de visite en bossant pour Mercury Rev et les Flaming Lips. Il s’est chargé des arrangements et des orchestrations de cordes ainsi que joué des claviers, dont le mellotron. Daniel Johnston, le chanteur/compositeur de Centro-Matic, est également de la partie, même si sa collaboration n’est pas créditée sur la pochette.

Chantal possède une superbe voix, pure, cristalline, rappelant parfois le timbre de Liz Fraser (Cocteau Twins), sans jamais en épouser les inflexions. Elle joue du piano (surtout), mais aussi de la guitare sèche, un mini vibraphone, du glockenspiel, des percussions, du banjo, du melodica et bien sûr divers claviers. Au sein de l’univers visionnaire de Sleeping Dog, Chantal parle de chiens (of course !), de chats, de chevaux, de sa maternité récente (son interprétation a cappella de « Letter one »). Elle dépeint également des paysages énigmatiques, brumeux, automnaux (« Ardennes ») mais aussi chargés de contrastes comme sur « The sun sinks in the sea », une chanson inspirée du poète islandais, Sigurbjörn Einarsson. Sa musique est minimaliste, intimiste. On a parfois l’impression qu’au sein de son cocon, tout tourne au ralenti. Mais son univers sonore ne manque pas de charme et s’achève même par une version très réussie du « If only » de Sophia…

Editors

Plutôt trois fois qu’une

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Editors sont probablement l’une des success-story les plus fulgurantes de ces dernières années. En deux albums et une (grosse) poignée de singles, le quatuor a réussi à s’imposer et à imposer le respect, autant de la part du public que des critiques. Dans le cadre de la tournée promo de leur petit dernier, « An End Has A Start », les Britons se produisaient non pas un mais trois soirs de suite dans nos contrées. A guichets fermés. Après leurs prestations à Gand et Anvers, c’était au tour de Bruxelles de succomber au charme des vocalises Curtis-iennes de Tim Smith.

Arrivés vers 20h à l’AB, on constate que l’on vient à peine de manquer Red Light Company, qui se produisait en ouverture de la soirée. Pas grave, on se rattrape cinq minutes plus tard en compagnie de la première partie, Mobius Band, trio originaire de Brooklyn, distillant d’agréables compos pop nappées d’une fine couche de synthé. La formation présentait son premier essai, un intéressant mariage entre Death Cab For Cutie et… Dntel ! A suivre de près.

Après cette mise en bouche sympathique, la scène dévoile un énorme écran à l’image de la pochette du dernier essai des Editors. Le public, serré comme des sardines, s’impatiente tandis que les roadies s’occupent du soundcheck. A 21h15, Tim et sa troupe apparaissent sur scène et, sans cérémonie, entament « Camera » suivi directement par « An End Has A Start ». Après un petit bonjour à l’assistance, la formation enflammera la grande salle de l’AB en enchaînant les tubes « Blood » et « Bullets ». Smith attire toute l’attention du public sur ses gestes et mimiques frénétiques, parcourant tous les recoins de la scène, grimpant au dessus de son piano ou tournoyant inlassablement autour de l’instrument. La prestance scénique du leader fait légèrement penser à un Chris Martin, un rien plus aliéné. Suivront quelques extraits tirés du dernier ouvrage, tels que « Escape The Nest » ou encore « When Anger Shows ». Editors poursuivront avec leur reprise imparfaite mais intéressante du « Lullaby » des Cure, enregistré spécialement pour une compilation de la station de radio britannique, Radio 1. Les fans en extase hurlent leur joie, qui ira crescendo tandis que la formation les abasourdit en balançant d’une traite les singles « Munich », « All Sparks » et « Put Your Head Towards The Air ». Le quatuor terminera son set sur un efficace « Fingers In The Factory » avant de se retirer quelques minutes et revenir en mettre plein les oreilles de l’assistance lors d’un « Racing Rats » surpuissant. Smith et ses Editors clôtureront leur excellent set par le single « Smokers Outside Hospital Doors ». On quitte la grande salle de l’AB le sourire aux lèvres, complètement charmé par cette formation qui, il faut le reconnaître, arrive sans le moindre effort à engendrer une série de tubes à partir d’un seul et même riff de guitare (à quelques notes près)…

Setlist :

Camera

An End Has A Start

Blood

Bullets

Escape The Nest

Weight Of The World

Lights

When Anger Shows

Spiders

Lullaby

All Sparks

Munich

Push Your Head Towards The Air

Bones

Fingers In The Factories

Racing Rats

You Are Fading

Smokers Outside Hospital Doors

 
(Organisation : Live Nation)

Savalas

Ne pas se contenter du fromage…

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Savalas est un trio fondé par le bassiste Diederik Luyckx, le chanteur/guitariste Jan Roelkens et le claviériste David Poltrock. Ce dernier a longtemps milité chez Hooverphonic et rêvait un jour pouvoir exploiter ses propres compositions. Eponyme, leur premier opus paraît en 2006. Il recèle un single particulièrement efficace : ‘Today’. A l’époque, la presse parle de pop tourmentée et de mélodies touchantes dans la veine de Keane ou de Tom McRae. Ce disque va rencontrer un certain succès en Allemagne et en Hollande et leur permettra également de participer à quelques festivals d’envergure. Le combo ne compte pas en rester à ce stade et décide de travailler sur les compos d’un deuxième elpee. Et c’est dans ce cadre de la sortie de cet ‘Exercise and Karma drills’, que nous avons rencontré Jan Roelkens. C’est avec gentillesse qu’il répond à nos questions dans un français parfait. 

Mais revenons tout d’abord sur le patronyme de ce groupe flamand : Savalas. En fait, le band a choisi ce nom en hommage à Telly Savalas. Né le 21 janvier 1924 à Garden City (État de New York) et mort le 22 janvier 1994 à Universal City (Californie), Telly Savalas était un acteur américain d'origine grecque. Il est principalement connu pour avoir interprété le rôle principal dans la série Kojak, ainsi que celui d’Ernst Stavro Blofeld dans le film de James Bond, ‘Au service secret de Sa Majesté’. 

Savalas est une formation née aux hasards de rencontres de studio. David Poltrock, avait terminé les chansons d’un album et cherchait des musiciens. « Ma voix a plu tout de suite », nous confie Jan Roelkens, le chanteur et guitariste du groupe. La sauce prend directement et leur morceau ‘Today’ déroche un hit sur les ondes belges et étrangères. Ils commencent à écumer les concerts (NDR : notamment au Botanique à Bruxelles et au Handelsbeurs à Gand) ; mais également les festivals un peu partout en Europe. Dont plusieurs réputés en Flandre : Marktrock, Suikerrock, Maanrock. Jan garde d’ailleurs un souvenir particulier du Marktrock à Leuven : « On a eu une malchance incroyable. Il n’a pas arrêté de pleuvoir. On attendait normalement entre 2000 et 3000 personnes mais à cause des intempéries, on a du se contenter de jouer devant 300 courageux qui avaient bravé la pluie pour nous assister à notre prestation. »

Leurs chansons tapent dans l’oreille de la laiterie batave ‘Campina’, qui souhaite s’en servir pour lancer une campagne publicitaire vantant leur nouveau fromage. Jan sourit : « Cette opération nous a vraiment ouvert des portes aux Pays-Bas. C’était drôle et il ne fallait rien faire. Puis, c’était chouette de nous entendre à la télévision ». Sans oublier que cette campagne de pub leur a apporté un paquet de royalties, plus qu’appréciable. En outre, leur musique a bénéficié d’un coup de pouce inattendu, puisque cet opus a été diffusé à bord des vols réguliers de la Swiss Airlines ainsi que des lignes aériennes internationales sud-africaines. De quoi leur donner des ailes (NDR : rien à voir avec cette boisson énergisante bien connue). Malheureusement, l’album ne rencontrera que peu de succès en Belgique. 

Pour la réalisation de leur second essai, le groupe Savalas s’est enfermé dans un chalet en Ardennes et n’en est ressorti qu’une fois leur ‘Exercise and Karma drills’ bouclé. « Cet album est vraiment différent. Pour ‘Exercise and Karma drills’, on est parti de rien et on a réussi à réaliser quelque chose de plus pur », précise Jan, heureux mais un peu nerveux par cette sortie.

A l’instar de leur premier elpee, le drummer de Triggerfinger Mario Goossens (NDR : une interview consacrée au trio anversois, vient d’être publiée dans Musiczine, suite à la sortie de leur second opus, ‘What grabs ya’’) est venu leur filer un coup de main. Une fameuse aubaine, quand on sait que Mario est considéré comme le meilleur batteur en Belgique.

(Photo : Thomas Verfaille)

 

Un diamant taillé pour Supergrass…

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C’est le 25 mars que paraîtra le nouvel album de Supergrass. Son titre ? « Dimanond Hoo Ha ». Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Berlin. En 2007. Au sein des légendaires studios dans lequel David Bowie, entre autres, a enregistré quelques-uns de ses disques mythiques. En outre Supergrass a fait appel au producteur Nick Launey (Nick Cave, PiL, Gang Of Four), pour produire l’elpee.

Pour regarder le clip de « Diamond Hoo Ha »

http://fr.youtube.com/watch?v=6EPHk16mO20

http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftRSq.html

http://www.wat.tv/video/supergrass-diamond-hoo-ha-iraa_iedf_.html

Track Listing

1. Diamond Hoo Ha Man 

2. Bad Blood 

3. Rebel In You 

4. When I Needed You 

5. 345 

6. Return Of ... 

7. Rough Knuckles 

8. Ghost Of A Friend 

9. Whiskey And Green Tea 

10. Outside 

11. Butterfly 

 

Pour plus d’infos : http://www.supergrass.com

Danger Mouse et Cee-Lo, un couple étrange…

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Le deuxième opus du duo Gnarls Barkley devrait paraître ce 4 avril. Intitulé « The odd couple », il a déjà donné naissance à un single : « Run ». En voici le clip vidéo : http://nl.youtube.com/watch?v=_UPBPdwtwCY

Tracklisting

01. Blind Mary

02. She Knows

03. No Time Soon

04. Whatever

05. Whos Gonna Save My Soul

06. Run

07. Would Be Killer

08. Open Book

09. Going On

10. Charity Case

11. Surprise

12. A Little Better

13. Neighbours

 
Pour plus d’infos : http://www.gnarlsbarkley.com et http://www.myspace.com/gnarlsbarkley

Du cognac et du café pour les Dead Souls

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Le premier elpee des Dead Souls est dans les bacs. Il s’intitule "Cognac and Coffee". La musique de cette formation issue du Nord du pays, est décrite comme une rencontre entre le Shoegazing et l’aspect ténébreux du Velvet Underground, de Spacemen 3 et de Sonic Youth. La formation se produira en outre :

Le 30 septembre à l’AB Club (aftershow Killing Joke)
Le 18 octobre au Depot de Louvain (supporting act Motorpsycho)
Le 14 novembre au Trix à Anvers (+ Transit)

Tracklisting :

1) Cognac & coffee
2) There's a trying in crying
3) Stars
4) Boxoffice waiters
5) Zen for birds
6) Six feet under
7) Smash your guitar
8)
Peter chriss
9) Jesus

 
Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/dedeadsouls

 

Les petits moments de lucidité de Motorpsycho

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Motorpsycho nous revient avec un nouvel opus ce 30 mars. Il s’intitulera "Little Lucid Moments". Produit, comme d’ahbitude par leur collaborateur de longue date Helge Sten aka Deathprod, l’elpee ne contient que quatre titres ; mais on suppose qu’ils seront longs. C’est le premier disque enregistré en compagnie de leur nouveau drummer Kenneth Kapstad. Le trio norvégien se produira également ce 27 mai en salle Hof Ter Lo (org CC Luchtbal) à Anvers.

Track listing

1) Suite: Little Lucid Moments

2) Year Zero (A Damage Report)

3) She Left On The Sun Ship

4) The Alchemyst

 
Pour plus d’infos : http://motorpsycho.fix.no et http://www.myspace.com/motorpsychopage

Muse joue de la H.A.A.R.P

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Muse sortira son nouveau Cd/Dvd « H.A.A.R.P. » (High Frequency Active Auroral Research Program) ce 14 mars. Enregistré ‘live’ au stade de Wembley, il contiendra un Cd audio et un Dvd. On annonce également toute une série de bonus tracks ainsi qu’une version limitée de ce box.

Track Listings

Disc: 1 

1. Intro 

2. Knights Of Cydonia 

3. Hysteria 

4. Supermassive Black Hole 

5. Map Of The Problematique 

6. Butterflies And Hurricanes 

7. Invincible 

8. Starlight 

9. Time Is Running Out 

10. New Born 

11. Unintended 

12. Microcuts 

13. Stockholm Syndrome 

14. Take A Bow 

Disc: 2 

1. Intro 

2. Knights Of Cydonia 

3. Hysteria 

4. Supermassive Black Hole 

5. Map Of The Problematique 

6. Butterflies And Hurricanes 

7. Hoodoo 

8. Apocalypse Please 

9. Feeling Good 

10. Invincible 

11. Starlight 

12. Improv 

13. Time Is Running Out 

14. New Born 

15. Blackout 

16. Plug In Baby 

17. Stockholm Syndrome 

18. Take A Bow 

19. Backstage Footage 

20. Take A Bow

 
Pour plus d’infos : http://www.muse.mu/index.php

 

Madonna en sucre…

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Le prochain opus de Madonna s’intitulera « Hard Candy ». Il paraîtra le 28 avril. Lors des sessions d’enregistrement, elle a reçu le concours de Timbaland, Justin Timberlake, Pharrell Williams des Neptunes ainsi que de Nate ‘Danja’ Hills. Quant au premier single, "4 Minutes", il sera dans les bacs fin mars.

Tracklisting

1) Candy Shop

2) 4 Minutes

3) Give It 2 Me

4) Heartbeat

5) Miles Away

6) She’s Not Me

7) Incredible

8) Beat Goes On

9) Dance Tonight

10) Spanish Lessons

11) Devil Wouldn’t Recognize You

12) Voices

Pour voir la vidéo de "4 minutes" : http://vsyndication.wmg.com/tip.html?bcpid=824272798&bctid=1490258465

 

 

Pour plus d’infos : http://www.madonna.com

 

Uman

L’aventure c’est l’aventure

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Vétéran bruxellois de l’underground hip hop et ragga, Uman sort un premier album solo. Un disque qui couronne et résume bien les multiples activités du bonhomme. Collaborateur régulier chez les excellents De Puta Madre, animateur (radio et soirées) du soundsystem Bass Culture, Uman n’a pas chômé au cours de ces quinze dernières années.

« L’aventure c’est l’aventure » met fin à un silence de quelques années, car depuis le mini album « La Chaîne Alimentaire » en 2003, on avait plus trop de nouvelles discographiques de l’homme, mis à part quelques 45 tours et l’album mixtape « Umanizm ». Uman s’est éloigné des fureurs ragga qui étaient sa marque de fabrique pour accoucher de cet opus plus mélancolique et réfléchi. Réalisé en compagnie du jeune producteur Simon Lesaint, Bai Kamara et Peter Soldan, « L’aventure c’est l’aventure » reste tout de même dans les tons jamaïcains (excepté l’incursion congolaise et énergique de « Comme On A Dit »). Le reggae roots domine, embelli de belles touches acoustiques (mélodica, accordéon, guitare sèche) et d’un soin particulier accordé aux mélodies. Un disque sincère qui contient son lot de franches réussites (« En Avant Toute », « On A Le Temps », « Ma Gueule ») et, malgré une relative uniformité, s’écoute avec plaisir.