Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Various Artists

Back to Mine : Röyksopp

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Disco disco disco… Dans le monde affolé des compilations mixées (ou pas), la série des « Back to Mine » tient une place à part grâce à la qualité des titres sélectionnés et des chouettes découvertes qu’elle occasionne. Le duo de Bergen se fend d’une sélection mixée qui télescope les Talking Heads (au sommet de leur période world-funk) à l’italo disco (Kasso, Mr Flagio et l’hilarant Pino D’Angio) en passant par le P-funk de Funkadelic, la soul (le jazzman Idris Muhammad, The New Birth), l’électro disco, le disco funk (Jesse), la house et même Mike Oldfield… Le fil conducteur de cette sélection réussie reflète un amour immodéré pour les expérimentations électroniques les plus diverses appliquées aux pistes de danse, surtout au début des années 80. A vos gels fixateurs !



Tess Wiley

Super Fast Rock n Roll Played Slow

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Quoi de neuf dans le diagnostic des tumeurs du testicule ? `Le premier diagnostic est posé par le spécialiste lors d'une simple palpation des bourses. L'identification d'une masse testiculaire, d'une tuméfaction irrégulière du testicule est un premier indicateur. Un gonflement des seins (gynécomastie), la recherche de ganglions anormaux par palpation abdominale et entre la clavicule et le cou (creux sus-claviaire) sont autant d'indices permettant de suspecter une tumeur testiculaire'. Ce qui est certain, c'est que le deuxième (?) album de Tess Wiley, dont le titre demeure introuvable sur la pochette comme dans le livret (NDLR : « Super Fast Rock'n'Roll Played Slow »), commençait déjà à me gonfler dès les premières minutes. Ce folk terriblement doucereux, voire gnangnan, évolue au ras des pâquerettes dans un champ de clichés. Alors, la bourse ou la vie ? Ce qui est sûr, c'est que chez Tapete Records, mademoiselle Wiley m'a sérieusement cassé les burnes.

Neil Young

Live at Massey hall 1971

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En 1971, Neil Young termine une tournée mondiale. Son album « After the gold rush » remonte déjà à 1970, et il vient de terminer la composition de toute une série de nouvelles chansons. Il se produit alors à Toronto, au ‘Massy hall’ ; et alors que tout le monde s’attend à un set électrique, Neil choisit une formule acoustique, pour y rôder la plupart des nouvelles plages de son prochain album : « Harvest ». Plusieurs bootlegs avaient déjà immortalisé cet événement, mais aucun n’était, à ce jour, parvenu à atteindre un niveau sonore aussi éloquent. 35 ans plus tard, Reprise a donc décidé de remettre les pendules à l’heure. S’il faut reconnaître que la version audio n’apporte pas grand-chose de neuf à la discographie de Young, le Dvd est d’un tout autre intérêt. On reprochera peut-être la qualité de l’image un peu passée ; et puis la longueur un peu excessive de l’œuvre encombrée parfois de séquences superflues (on y trouve notamment une galerie de photos, des interviews radiophoniques, des coupures de journaux consacrées à la review du concert, un documentaire tourné dans le ranch ‘Broken Arrow’ de l’artiste, un passage filmé lors du ‘Johnny Cash on Campus TV show de 1971’, etc.) ; mais c’est la prestation accordée dans la capitale de la province d’Ontario qui mérite une attention toute particulière. Il y a avait notamment interprété des classiques tels que « Heart of gold », « The needle and the damage done », « Old man », « A man needs a maid », « Journey through the past », « Cowgirl in the sand », « Down by the river », « Ohio » et puis deux raretés : « Dance dance dance » et « Bad fog of loneliness ». En s’accompagnant simplement de sa sèche ou d’un piano. Malgré toutes ces remarques, aucun fan de Neil Young ne peut passer à côté de ce témoignage…



Mark Hummel

Ain't easy no more

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Mark incarne sans aucun doute un des harmonicistes les plus doués de sa génération ; et même s’il est moins populaire que Charlie Musselwhite, Kim Wilson ou Rod Piazza, il affiche un sacré pedigree. Originaire de New Haven, dans le Connecticut, il a grandi à Los Angeles avant de se fixer à San Francisco où il vit depuis 35 ans. Malgré ce parcours, c’est bien dans le vivier du Chicago blues qu’il a puisé l’essentiel de son inspiration. A l’instar de nombreux musiciens de blues, il voue une grande admiration aux Grands : Little Walter, Sonny Boy Williamson, Junior Wells ou encore James Cotton. "Playing in your town", son premier elpee, est paru en 1985. Depuis, il a fait son chemin et écumé toutes les scènes des States et d’Europe. Il a également concocté toute une série d’albums sur les labels Flying Fish et Tone Cool. En 2002, il a signé chez Electro-Fi, écurie pour laquelle il a enregistré "Golden State Blues" et le live "Blowin’ my horn", en 2004.

Pour réaliser cet “Ain’t easy no more”, Mr Hummel a reçu le concours de ses Blues Survivors ; c'est-à-dire les fidèles compagnons qui le suivent depuis quelques années. En l’occurrence : le guitariste Charles Wheal, le bassiste Steve Wolf et le drummer Marty Dodson. Le talent de Mark est essentiellement concentré dans les deux reprises qui ouvrent l’opus. Tout d’abord le percutant "Get on the right track" de Ray Charles. La voix est puissante et délicatement éraillée. Le piano de Bob Welsh, les cuivres ainsi que la solide section rythmique servent de rampe de lancement à l'harmonica dévastateur et aux riffs classiques du Chicago Southside. Le "She's got it" de Muddy Waters en est une autre illustration. Mark souffle divinement. Tout en manifestement une sensibilité intérieure qui force l'admiration. Sa puissance est naturelle. Son "I didn't need another heartache" se fond naturellement dans ce décor de blues urbain classique. Un shuffle sans faille qui libère de l'espace pour les cordes de Wheal et les percussions de Marty. Le titre maître constitue un cri du cœur de l'artiste pour l'une de ses villes fétiche : New Orleans. Mark est l’auteur de cet "Ain't easy no more", une compo qu’il a écrite après les effets dévastateurs provoqués par l'ouragan Katrina dans la célèbre cité louisianaise. L’ambiance est de circonstance. Animée par les accords d’un piano sautillant, elle est entretenue par un cocktail de cuivres et de percussions. Le swing et le jump constituent une autre clé de l’expression sonore embrassée par Hummel. L’adaptation du "Jump with you baby" de BB King en est une parfaite illustration. Le chanteur souffleur est dans son élément naturel. Charles Wheal se fait BB et prouve son talent injustement méconnu. Ce style jump hante également sa version du "Stop now baby" de Sonny Boy Williamson. Instrumental, "Harpoventilating" respire la classe. Une leçon donnée par le maître qui, pour la circonstance, s’est trouvé une deuxième paire de poumons, histoire de pouvoir reprendre sa respiration. Impressionnant ! "So glad" swingue à ravir ! Charles est inspiré sur ses cordes tandis que Bob Welsh parcourt frivolement ses 88 touches d'ivoire. Mark sort de sa poche son encombrant instrument chromatique. Et si vous pensez que le meilleur est désormais passé, vous vous flanquez le doigt dans l’œil ; et jusqu’au coude, car notre Californien reprend deux plages écrites par le pianiste Eddie Boyd. Tout d’abord un sublime "Blues is here to stay". Ensuite "You got to reap" que Mark chante délicatement. Welsh y reproduit le jeu du regretté dieu de Chicago. Par son jeu déchiré, proche de Charlie Musselwhite, notre souffleur arrache larmes et sanglots sur "Creeper returns", une plage inspirée du Chicago Westside. Impérial ! Un album de grande classe!

Various Artists

Back To The Bus: Funeral for a Friend

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“Back to the Bus” n’est pas la nouvelle livraison du combo post hard core Funeral for a Friend, mais révèle un concept de compilation d’un genre nouveau. L’initiative permet de mieux cerner les goûts musicaux de groupes qui acceptent de jouer le jeu. L’idée est séduisante ! Le concept « Back to the Bus » pourrait se traduire par ‘La playlist des artistes dans le tourbus’. Les p’tits gars de Funeral for a Friend nous étonnent pas leurs choix. On aurait pu s’attendre, à priori, à un album promotionnel pour la scène néo métal ou emo core. Que Neni ! Ce « Back to the Bus » pourrait constituer une programmation idéale pour une émission dominicale de Classic 21.

Queen ouvre le bal par le sautillant « Don’t stop me now », suivi de Dub War et du classique « Enemy Maker ». Le « Midlife Crisis » de Faith No More, tout comme le « Take a picture » de Filter, nous rappellent que ce ne sont ni Korn ni les Deftones qui ont inventé le US néo métal. Deux grands classiques du hard rock suivent. Deux monuments incontestables ! « More than a Feeling » de Boston, et « Ain’t talkin about Love », titre phare du premier opus de Van Halen. Des hits intemporels, du bonheur tout simplement. Le trash métal fait également partie de la culture des musicos de Funeral for a Friend. Pantera, The Haunted et surtout Megadeth pour l’énorme « Holy War » n’ont aucune pitié pour nos tympans. Pour conclure un autre classique des classiques : le titre éponyme de Black Sabbath. Et surprise ultime, le king de la country destroy, Johnny Cash et son incontournable « Folsom Prison Blues ». Bref, rien de neuf à l’horizon, mais une compile sympa à écouter en voiture ou à prêter à une copine qu’on voudrait initier au métal sous ses formes les plus diverses.   



The View

Hats Off To The Buskers'

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Les amateurs de rock anglais en font des gorges chaudes (d’ailleurs, la fellation au thé chaud, c’est pas mal), alléchés depuis perpète par des singles bien cintrés (« Wasted Little DJs », « Superstar Tradesman » et « Same Jeans »). Sur ces solides assises, The View peut ensuite dérouler comme à la parade l’une ou l’autre ballade enlevée entre ses coups de sang plus rock qui n’attendent que le stade pour le soutenir. Entre clin d’œil et hommage à ses idoles (mais entre Babyshambles et Dirty Pretty Things, qui choisir, semble se demander le groupe), le quatuor écossais trousse tout un chapelet de chansons clé en mains en trois minutes chrono (va donc, va donc chez Speedy). Arctic Monkeys, The Kooks, Kaiser Chiefs : les aficionados ne jurant que par le pop/rock anglais sont aux anges en ce moment. Il leur reste à réserver une petite place à The View dont le premier album fougueux, punky, ou légèrement ska, ne devrait pas les laisser de glace. Par contre, pour le côté original de la chose, on repassera.



Various Artists

Ex Drummer - Een film van Koen Mortier

On n’a ni vu le film de Koen Mortier ni lu le roman d’Herman Brusselmans (dont il est adapté), mais on n’achète pas non plus le Humo, et encore moins les disques d’Absynthe Minded. Heureusement le cinéaste flamand aime le vrai rock’n’roll, celui qui n’a pas -au demeurant- de couleur nationale, qui s’occupe avant tout de secouer l’échine, pas de nous emmerder avec des toquades grotesques à la Yves Leterme. Au rayon des groupes belges on retrouve donc sur cette B.O. aussi bien Millionaire (une cover racée du « Mongoloid » de Devo et un inédit) que Blutch (sludge/doom « bourré massacre »), Madensuyu que l’Experimental Tropic Blues Band, Arno (en ostendais) que Ghinzu (« Blow », bientôt sur Stubru ! (rires)). Mention spéciale à Flip Kowlier, le troubadour limbourgeois qui rappe (‘T Hof van Commerce) autant qu’il rocke (ici, à la Tim Vanhamel), même si le yodle qui lui sert d’accent nous laisse plutôt perplexe. Wablief ? Ce n’est pourtant pas une fiction : le rock’n’roll transcende bel et bien les frontières. Cerise sur le gâteau : Lightning Bolt (l’énorme « 2 Morro Morro Land »), Isis et Mogwai en invités vedettes. On n’a pas vu le film mais sa B.O. témoigne déjà d’une épatante prise de risque : à quand Ignatz et K Branding chez Joachim Lafosse ?

 



The Ponys

Turn The Lights Out

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« Turn The Lights Out » n’est pas le meilleur album des Ponys. Ceci est dit. N’empêche, l’animal est loin d’être calmé. Depuis « Laced With Romance », signé sur l’écurie In The Red, on connaît ces Ponys : bêtes dangereuses, boostées à la guitare fuzz, biberonnées aux hymnes de My Bloody Valentine, bien plus heureux au galop dans leur garage qu’au trot dans un studio. Les plus médisants argumenteront que cette nouvelle plaque est foutrement léchée. On les renverra sagement au dernier album de Kaiser Chiefs en se resservant une dose de « Turn The Lights Out », excellente fricassée de psychédélisme noisy. Inutile de tourner autour du pot : Jered Gummere et sa bande savent torcher des tubes incandescents. C’est bien simple, en moins d’un titre (on optera volontiers pour « Small Talk »), le son bourdonnant de la basse vous décolle les tympans. Sans peine, la formation nous transporte alors dans ses tourments (« Poser Psychotic »), prônant la dépendance (« Everyday Weapon ») jusqu’à en crever (« Harakiri »). Bouge ton cul, mange de l’avoine et lève le poing : il n’est pas trop tard pour découvrir cette excellente formation. Si ce nouvel album reste moins foudroyant que ces prédécesseurs, les Américains parviennent néanmoins à faucher la concurrence à grands coups de sabots magiques. C’est comme ça. Rien n’y fait : on les aime ces petits Ponys !

A Cloud Mireya

Singular

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Dès les premières notes de cet album, une crainte nous envahit. La crainte de devoir ranger cette plaque dans le rayon electro-rock qui commence petit à petit à saturer. Cherchant à se faire une place au soleil, tous ces groupes noyautés par ce style sont devenus des victimes de leur ambition croissante. Oui mais, c’est compter sans la lucidité de A Cloud Miryea qui sait pertinemment bien où poser son vaisseau. Les voix de Claudia Deheza et Guillermo S. Herren déjouent les pièges de la routine synthétique en propulsant avec force, calme et circonspection toute leur tendresse. Les mélodies suaves débordent en 12 titres, sans ambition démesurée, sans saturation excessive. Formé depuis 2004, ce duo pose un son simple mais goupillé de main de maître. Choisissant une guitare pour partenaire, l’ascension des 58 minutes de l’elpee s’opère dans une facilité déconcertante. A la manière de Laetitia Sadier (Stereolab, Monade) l’écho du bien-être est largement dominant. La batterie redessine de temps à autre le rythme, partageant la vedette ; avec quelques effets electro de bon aloi. Le tout s’harmonise sans faute, sans se voler la vedette, car si vedette il y a, elle doit définitivement beaucoup aux voix envoûtantes, recouvrant la structure brute. Le mélange de ces éléments est savoureux. Un très bel album qui tient la route et mérite sa place dans notre classement vers le haut.



Voodoo Shock

Marie's sister's Garden

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Aussi lourd qu’une intégrale de Black Sabbath qu’on aurait lestée de plomb, ce troisième album des Allemands de Voodoo Shock ne séduira que les accros de Pentagram, Saint-Vitus ou Reverend Bizarre. Vocaux rocailleux et plaintifs, guitares grasses et torturées, tempos lents et mélodies dépressives…Le groupe navigue bien dans les eaux troubles et souillées du doom métal le plus sombre et le plus mélancolique. Si la musique se veut pénétrante et dérangeante, le chant emprunte la voie tracée par Robert Plant, mais surtout Ozzy Osbourne. Sabbath est indéniablement la source d’inspiration première de ces « joyeux lurons ».

Sur des titres tels que «Feeding Flames with letters » ou « « Miserable mercy », Voodoo Shock s’appréhende comme un long trip dans un tunnel sans issue. Les musicos n’ont peur de rien, et s’ils sont capables de poser calmement leurs accords pour densifier l’atmosphère, ils n’hésitent pas à braver le temps et à mettre les nerfs des auditeurs à l’épreuve en développant des titres frôlant les dix minutes. C’est dur, misérable, viscéral, mais hélas trop souvent lassant. A l’instar du très funèbre « You don’t need to fear death », titre pharaonique et pesant à déconseiller aux consommateurs de Prozac et de Valium. Pour ‘doomers endiablés’ et public averti uniquement !

 



BB Brunes

Blonde Comme Moi

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Ouaaaaiiiis, chouette un petit groupe rock-punk à première vue bien sympa. Une pochette un peu minimaliste, des titres aguicheurs : « J’écoute les Cramps », « Le Gang », « Mr Hyde », tout ressemble à un bon petit truc bien péchu, dépourvu de prise de tête. Mais c’est quand le concret commence que l’on se rend compte de la supercherie. BB Brunes ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Un groupe qui, semblerait-il, réunit une armada de fans ! Sont-ils sourds ? Complètement plat, tant dans les mélodies que les textes (‘C’est la belle qui nous rate, ces gars n’ont rien compris, c’qu’on veut c’est de l’audimat, des filles et du whisky’), la plaque de ce trio ne décolle jamais, faute de bagage, de sérieux et de qualité. Comment d’ailleurs  pourrait-on faire décoller la musique de cette bande d’énergumènes, profiteurs sans-gêne du mouvement vintage punk ?  A aucun moment un éclair de bon goût n’apparaît. Réécouter l’album dans d’autres dispositions ne sert à rien. C’est nul, archi nul et je reste sympa ! La vraie question reste : quelles sont leurs réelles influences ? Parce que si ces gars vous disent qu’ils écoutent les Cramps, ne les croyez surtout pas ; ou peut-être n’avons-nous pas écouté les mêmes albums… « Blonde Comme Moi » est disque à éviter absolument. D’ailleurs, vu son titre c’est presque une insulte.



ABC

La danse du scalp?

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20 heures tapantes, les Londoniens de Metroriots, pantalons cigarettes bien ajustés et chevelure aux airs de Ramones, attaquent les planches d'un Handelbeurs bien rempli au cours d'un set qui claque, un spectacle rehaussé par la présence d'un leader convaincant.

Quelques instants plus tard, les Licks apparaissent en file indienne, bientôt suivis de la squaw Juliette Lewis (mieux connue dans le monde du cinéma -notamment- grâce à Natural Born Killers notamment) afin de nous présenter leur nouvel opus : « Four on the Floor ». Quelques jeunes filles sises au premier rang hurlent. Elles portent, elles aussi, la plume immortalisée par la pochette de ce nouvel album. Le show de Juliette & Licks peut maintenant commencer? Car, en effet, si les compositions restent somme toutes assez primaires et pas toujours très inspirées, l'actrice-chanteuse sait très bien comment séduire son public et ne ménage pas ses efforts. Très tôt, elle a vite fait de se débarrasser de coiffe, chaussures et pied de micro pour se tortiller dans tous les sens, sauter, danser, voire même s'offrir une petite balade au sein d'un public survolté. Anciens et nouveaux morceaux se succèdent à un rythme effréné et la belle, en nage, de la tête aux pieds, ne cesse de se contorsionner. Solos appuyés. Juliette à genoux devant le guitariste. Solos appuyés. Danse de la pluie devant le batteur. Solos appuyés. A genoux devant le bassiste. Un peu de crowdsurfing à présent... Voilà qui semble avoir conquis le public venu chercher un peu de `Rock'n'Roll attitude'.

 

Didier Super

Vaut mieux en rire que s’en foutre II

Vaut mieux s’en foutre qu’écrire une critique de cet album (version pour les pigeons).

A Prog Sunday 2007

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Pour la deuxième fois, l'association Tournai Prog Event a préféré l'audace au confort. En effet, son affiche regroupait à nouveau trois groupes quasi sans notoriété. Comme l'année dernière, sous l'enseigne 'An Italian Prog Night', l'événement s’est déroulé au Foyer Culturel d 'Antoing. Un site qui a déjà hébergé plusieurs concerts de l'association, et dont l'équipe s'avère toujours enthousiaste et efficace. Un peu froide d'aspect, cette salle s'avère d'une excellente acoustique.

Je ne m'étendrai pas sur Sad Siberia qui ouvrait la soirée. Ce jeune groupe wallon pratique un metal-sympho gothique caractérisé par la présence d’une voix féminine. Et bien qu'on ne puisse lui adresser aucun reproche majeur, Sad Siberia n'apporte pas de plus-value à un genre désormais fort encombré.

AmAndA ensuite. Et a mis le feu. Son show repose essentiellement sur son deuxième CD, largement inconnu du public, puisqu'il paraîtra seulement le 2 mai. En quelques années, AmAndA a acquis une maturité impressionnante sur scène. Chanté en français, son rock progressif mêle habilement lyrisme, metal, audace, espièglerie et séduction délibérée. Il se pose maintenant comme l'un des plus prometteurs du Royaume. Le show est bien sûr dominé par le chanteur Thibaut de Halleux, véritable bête de scène, volontiers cabotin, qui ce soir s'est complètement lâché, offrant une prestation très physique et pleine d'emphase. Séquences d'humour, masques et accessoires inclus. Sans oublier sa très bonne voix, tour à tour chaude et claire ou haut-perchée. Mais à vrai dire, personne dans le groupe n'est en reste. Claude (basse) et Greg (batterie), les plus discrets, assurent une rythmique sereine et redoutable, tandis que Mik3 se démène sur ses claviers au point d'être difficile à photographier. Reste les deux guitaristes, Saaam et Xavier, aux jeux très complémentaires et à la complicité palpable. Malgré le son et l'éclairage perfectibles, ce groupe en pleine forme a accordé un concert ébouriffant et très convaincant.

After a eu la tâche difficile de passer tard un dimanche et après la tornade AmAndA. Dans un style très différent. Le groupe polonais nous a pourtant offert un concert fort agréable. Sa musique, servie par une excellente voix, est très atmosphérique et peut évoquer Pink Floyd aussi bien que le compatriote Quidam. Le set adopte un lent crescendo. Et quand les musicos s'agitent, on approche aussi l'incandescent Riverside. Les nouvelles compositions annoncent d'ailleurs un durcissement de ton. Certes la communication avec le public est assez limitée, vu la barrière de la langue. Et ni musiciens ni chanteur ne sont très extravertis sur scène. Malgré ces réserves, cette prestation s’est révélée séduisante, et méritait vraiment plus de peuple.

Dernier détail: ce genre de concert permet à chaque fois de dialoguer avec les musiciens autour d'une bière. Et c'est toujours un réel bonheur, qui se prolonge parfois tard dans la nuit…

Organisation : Tournai Prog Event / Foyer Culturel Antoing / Auberge de Jeunesse Tournai

 

Superbus

Superbus at home?

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Message personnel à Chantal Lauby : ‘Cher Chantal, vous m'avez fait rire pendant toute mon adolescence. Hier soir, votre fille et sa bande m'ont fait passer un bon moment de rock péchu comme je les aime. Soyez donc doublement remercié.’

Bon, ça c'est fait. Superbus à la Palestre au Cannet, donc... En première partie, Le Comte de Fourques. Sympathique bonhomme, il se produit au sein d’un line up classique. Un trio guitare/basse/batterie. Il se cherche encore un peu sur le plan musical : de bonnes chansons mais qui ne se différencient pas vraiment du paysage actuel. Les textes sont plutôt bien trouvés ; mais une chose est sûre, il affiche une présence scénique indéniable. A suivre donc.

Arrivée ensuite de l'attraction principale. Jennifer. Enfin. Précédée de sa bande. Placé dans la fosse entre la scène et le public, je me retrouve alors instantanément au milieu d’un public d'ados déchaînés. En particulier les filles, fringuées dans le style de la demoiselle. Le groupe lui-même maîtrisant assez précisément son look, on se croirait dans un film, et ce n'est pas désagréable à vivre. Sur scène, ses musiciens déjà sur les rails, Jennifer s'empare du micro, manifestant l'intension manifeste d'en user énergiquement.

Le concert démarre en trombe, et se déroulera pratiquement sans aucun temps mort. Jennifer est évidemment bien plus qu'une jolie poupée ‘bubblegum’ ; elle tient la scène avec panache, et est capable de mettre le public dans sa poche. Un exemple ? Lors des rituelles salutations de bienvenue, elle nous explique qu'ils ont un plaisir particulier à être à Cannes (on n’est pas vraiment à Cannes ; mais bon, ne chipotons pas), Michel (l'un des guitaristes) et elle-même étant du coin. Il est donc rassurant de voir que cette ville peut engendrer autre chose que des mémères en manteau de fourrure.

Coté spectacle, les garçons qui l'accompagnent ne sont pas en reste. Même si Superbus n'est sur le devant de la scène que depuis peu, c'est leur 3eme album et ils ont un sacré métier. Mouiller la chemise n'est pas qu'une image dans leur cas, à voir l'état de Patrice, l'un des deux guitaristes, et du batteur.

On peut regretter une trop grande homogénéité des chansons. Difficile souvent de les différencier. Il semble hélas que la scène ne les ait pas beaucoup inspirés du point de vue des réarrangements. Néanmoins le temps passe assez vite, et le groupe s'éclipse un court moment avant de revenir pour un long rappel, qui se termine en feu d'artifice sonore.

J’émettrai une réserve vis-à-vis des jeux de lumières. Elles restent purement fonctionnelles pendant une bonne partie du concert. Ce n'est qu'au bout de quelques chansons qu'elles s'étofferont un peu ; en particulier à cause des trois lettres blanches 'W O W' qui servent de fond au décor. Elles sont judicieusement exploitées, changeant de couleur au gré des ambiances de chaque chanson.

Bref, au final, un très bon concert. Allez les voir si vous en avez l'occasion.

 

Reset Festival : vendredi 30 mars

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RESET, c’est revenir sur ses pas. Signer un nouveau départ. Voilà trois ans qu’à l’exception de quelque Sonic Youth et autres, la programmation des Halles de Schaerbeek laisse perplexe. Récemment passée dans les mains de Marc Jacobs (Recyclart), la renaissance est espérée pour ce printemps 2007. Pas étonnant de trouver ainsi à l’affiche du RESET Festival, une programmation percutante, à l’image de la métamorphose tant attendue.

La salle s’emplit rapidement, malgré les débuts hésitants et chaotiques de The Eternals, dont la molle performance disco-punk fait regretter la fraîcheur et l’efficacité du disque ; regards sceptiques et déçus sont échangés, avec plus ou moins de discrétion chez ceux qui huent sans réserve une prestation ne décollant guère.

Encore à froid, l’entrée gargantuesque de Detroit Grand Pubahs tombe comme un cheveu dans la soupe. L’allure bûcheronne de « Paris The Black Fu » et l’imprévisible bouillonnement de funk, techno, cabaret et dark dancefloor fait sourire. Musique hybride déversée sans complexe par quatre énergumènes en perruque ou masqués. Les réserves tombent, on rit sous cape. L’effort de mise en scène est apprécié ; mais, l’effet de surprise dépassé, l’assemblage difforme n’augure rien de bien convainquant. Las, on aspire à un son plus entier, engagé dans des formes obtuses et entêtées plutôt qu’éclectiques et essayistes.

Le Dieu rockeur a entendu nos prières ; l’entrée de Dj Rob Hall canalise d’emblée les énergies dispersées, et quelques beats simples et efficaces suffisent à l’engouement. C’est puissant, inattendu de la part d’un nom discret et feutré, souvent aperçu en tournée à l’ombre d’Autechre –en compagnie duquel il a par ailleurs fondé le label ‘Skam’. Rob Hall, en DJ old-school et acid, fait évoluer sans heurts un set volontaire et charismatique. Impossible de résister à ces beats bruts et dansants ; et la moitié de Skam démontre qu’il peut aussi exceller dans la promotion d’une électronique basique exempte de tortueuses bizarreries.

Parfaite dépense d’énergie pour accueillir, temporairement exténués, l’électronica déconstruite d’Autechre (Warp). La salle est à fleur de peau, les yeux brillants et toute en sueur ; il en faut peu pour tomber dans la jouissance lorsque s’élève une première nappe délicieusement psychédélique. Beaucoup sont venus avant tout pour plonger dans cette étrange expérience musicale toujours en quête du décalage, de l'accident, du choc sonore saisi au creux d’un savant calcul mathématique. Plus conciliant que d’habitude, c’est, à l’exception de quelques reliefs ingrats, un set accessible même pour les néophytes ; presque fluide, et en tout cas dansant. Inattendu de la part d’un groupe pour qui les prestations live ne sont pas toujours l’idéale mise en valeur d’un son déconstruit. Si Autechre est passé maître dans l’art de s’échapper à mille lieues de l’album pour un live imprévisible -parfois difficile à pénétrer-, la formation a néanmoins réussi la gageure de captiver sans jamais s’enraciner. Ultra expérimentale, cette électro en mode free-jazz nous offre un moment hors du temps, nichée au creux de ces aléatoires sonores, tantôt indigestes tantôt transcendés de crescendos jouissifs. Jamais indemnes, les fans tombent, en transe, dans une nouvelle addiction.

Après telle émotion, l’ambiance ne peut en aucun cas retomber, et, aussi instantanément que s’évanouit l’univers tortueux et fascinant d’Autechre, on perçoit les premiers beats du brillant James Holden. Véritable génie, inclassable, avant-gardiste, le jeune Anglais n’hésite pas à rapprocher acid house, techno, trance et électro. Reconnu pour ses nombreuses collaborations, en signant notamment sur son propre label (Border Community) les Nathan Fake, Petter, The MFA et Lazy fat people, il se pose en figure incontournable pour un festival électro qui se veut varié, prometteur et explosif. James Holden étonne par ses beats inattendus, mais toujours sophistiqués et livrés avec franchise. On savoure tant les morceaux glissant directement vers le dance-floor, que les plus introspectifs dans la lignée de Boards of Canada. Oui, l’électro expérimentale fait encore danser.

Le set s’achève sur une poussée d’adrénaline, et, sans avoir le temps de figer son enthousiasme, Dj Darko –renommé pour ses Statik Dancing au Recyclart– lance un set rapidement sur les rails, malgré un public qui s’effiloche. Pas de regrets, et l’envie d’appuyer à nouveau sur la touche RESET. Rendez-vous à la seconde édition, prévue fin avril.

Organisation : Vaartkapoen Bruxelles en collaboration avec les Halles de Schaarbeek

 

 

Festival des Enfants du Rock : jeudi 29 mars 2007. Eiffel + Solid State.

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Le groupe Eiffel a livré une performance très électrique lors du Festival des Enfants du Rock à Nice, ce jeudi. Dans une salle malheureusement trop petite, et pourtant peu remplie faute de presse, toutes les personnes présentes ont pris en pleine figure un rock basique, et d'une énergie impossible à éluder. Difficile de ne pas faire le rapprochement (pas déshonorant pour eux) avec Noir Désir. Faut dire que la ressemblance entre le chanteur Romain Humeau et Bertrand Cantat accentue cette impression. Voir l'intensité avec laquelle il se livre ne peut laisser indifférent tout amateur de rock qui se respecte, et la salle y a clairement répondu. Si leur nouvel album, "Tandoori", reste dans la lignée des précédents, sur scène le groupe mérite définitivement le coup d'œil et d'oreille.

Auparavant, le groupe Solid State, nouveau venu sur la scène niçoise, a assuré une première partie sans faille. Ces hard-rockeurs venaient la semaine dernière de prouver leur aisance instrumentale et leur cohésion lors d'un set acoustique tout aussi efficace que leurs prestations électriques. L'équilibre entre leur technique, un bon sens de la mélodie, et une présence scénique qui s'affirme sans les clowneries auxquelles se livrent trop souvent ce genre de groupe, leur permet d'assurer bien au-delà du cadre hard-FM dans lequel on pourrait les croire inscrits. Petit bonus en prime, une nouvelle chanson ("Solid"), qui ne dépareillera pas du premier album.

 

No Polyester

Demo

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Où auriez-vous déjà entendu ce morceau? Dans Dawson ou autre série pour teenagers du genre? Non, mais il est vrai que la musique de No Polyester (un quintet batave) serait parfaite pour ce style télévisuel : une pop rythmée, propre, sympathique et efficace mais sans originalité particulière. Malgré ce bémol, le format plutôt commercial des titres réunis sur ce disque pourrait facilement alimenter… la bande FM.



Ezio

Ten thousand bars

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Trois ans après la sortie de « The Making Of Mr Spoons », Ezio repart en tournée, une cinquième galette sous le bras. Originaire d'Angleterre -de Cambridge pour être précis- le line up implique deux `lead guitarists' de talents : Ezio Lunedei (il se réserve également le micro) et Mark `Booga' Fowell. Leur credo : un folk sincère aux accents countrysants, sans loops ni samples, partageant ses racines entre Van Morrison et Jeff Buckley.

Les treize titres de ce « Ten Thousand Bars » sont effectivement portés par un songwriting talentueux (la très belle plage titulaire) et un sens aiguisé de la mélodie. Pourtant, la forme à un petit goût de réchauffé? Elle sonne comme du déjà entendu malgré la sincérité et le brio évident du duo. Comme ce « All I Really Want » au parfum dylanesque ou un « Thin Line » qui n aurait pas dépareillé dans le répertoire de Tom Petty. On y décèle pourtant de réelles pépites, comme l émouvant « Mandolin Song », un « All For You » enrichi d'un solo acoustique ou encore le « Ten Thousand Bars » déjà évoqué. Cette impression générale en demi-teinte est peut-être due à une production très -trop ?- léchée. Ezio semble avoir mieux à offrir sur scène, et les titres les plus électriques de l'album -Hotel Motel » ou le chaloupé « WooHooHoo »- possèdent clairement le potentiel nécessaire pour assurer un bon moment de live. Un talent qu'il serait injuste de ne pas suivre...

In The Country

Losing Stones, Collecting Bones

Membre fondateur des turbulents Jaga Jazzist, des Shining et du Magic Orchestra de la belle Susanna, Morten Qvenild n’est pas ce qu’on appelle un tâcheron : il imprime de son malicieux doigté bon nombre des meilleurs disques issus de la scène néo-jazz norvégienne, pour la plupart sortis sur les excellents Rune Grammofon et Smalltown Supersound. Pour le deuxième album de son trio In The Country, le pianiste ravive la flemme d’une musique environnementale, qui s’appuie davantage sur les atmosphères que sur des mélodies trop apprêtées. Comme colonne vertébrale il y a donc ce piano, qui donne le ‘la’ avant que ne suive le reste, à l’avenant (une batterie modeste, quelques riffs, signés Marc Ribot à deux reprises). Si les rares incursions vocales rappellent Bed, Archer Prewitt et The White Birch (le joli « Don’t Walk Another Mile » en clôture, fredonné par Qvenild himself), c’est à E.S.T. et F.S. Blumm qu’on pense - même quand nos pensées divaguent ailleurs, dans un autre espace-temps où ces harmonies n’ont finalement qu’un poids moyen, mais au diable la lourdeur. ‘Everyone live their life/Everyone’s going to die’, alors à quoi bon s’escrimer ? Voilà un bon disque de jazz qu’on pourrait dire ‘contemporain’, autrement dit qui marie les genres avec beaucoup de bonheur (le très pop « Kung Fu Boys »). De l’art de l’‘hybridation’ en somme ? On peut l’écrire, mais au final tout ça n’est que snobisme… Si quelqu’un cite Satie, je sors mon revolver.

Alex Gopher

Alex Gopher

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Son dernier album solo (You My Baby And I) datait de 1998. Autant dire un sacré bout de temps pour un artiste qui adore bosser et n’est pas vraiment réputé pour son laxisme artistique. Et comme Alex Gopher est encore moins réputé pour sa conventionalité, il a carrément décidé de fêter son retour en studio par un (nouveau) changement de style. L’idée : délaisser les platines pour céder à des sonorités beaucoup plus rock. Après avoir réalisé un album purement électronique sous le nom de Wuz, le gaillard s’est mis à réfléchir, puis à fléchir devant l’appel des guitares et des batteries, en profitant, au passage, des conseils de son ami Etienne de Crécy pour se lancer dans le chant. Le sampler étant devenu trop routinier dans sa vie, il s’est tout simplement mis en tête de revenir aux saveurs de base de la musique.

Du coup, forcément, on est légèrement perturbé. Ce virage brusque ne provoque certes pas de carambolage, mais il suggère une question : aurait-on été aussi tolérant s’il n’était pas signé Alex Gopher ? Optons pour une réponse claire : oui et non. La qualité est au rendez-vous à travers la plupart des titres, que ce soit dans le sautillant Brain Leech ou le tonitruant Carmilla, deux tubes programmés pour concilier les fans de la veille et les dancefloors d’aujourd’hui. Ajoutez-y l’ombre bienfaisante du groupe Air (Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin ont mis la main à la pâte) ou la brise apaisante nommée Helena Noguera, et vous obtenez la recette parfaite du retour en force et en forme. Mais il y a un hic : on s’ennuie. Ecouter l’album en une seule traite relève du défi, tant monsieur Gopher dénigre la cohérence et choisit trop souvent la formule ‘je vous remue les pieds, puis je vous invite à la sieste’. Ce premier album en tant que chanteur-auteur-compositeur mérite donc le coup d’oreille, à condition d’aimer les cocktails caféine-tisane.