Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Papa Dee

Original Masters

Papa Dee, alias Daniel Wahlgren, est né en Suède. A Göteborg très exactement ; pas à Kingston, en Jamaïque, comme vous auriez pu le supposer. Ce qui inévitablement vous donne une petite idée du style pratiqué par ce Scandinave : le reggae. Au cours de sa jeunesse, il a succombé au charme de cette musique en écoutant les disques de Dub Vendor, Daddy Kool, Record Schack, U Roy, Prince Jazzbo, Sted Pulse, Aswad et Bob Marley. Pour enregistrer son troisième opus, il a bénéficié du concours de toute une série de producteurs et de mélangeurs du son. Entre autres, Jakob Hellner, Mike Rodgers et Denniz Pop. Ce qui l'a forcé à multiplier les allers-retours entre Stockholm et New York. Maintenant ne cherchez pas une once d'originalité sur de morceau de plastique. Même pas l'adaptation de "The first single is the deepest" de Cat Stevens, rebaptisée "The first cut is the deepest"... Parce que le reggae de Papa Dee s'est altéré au fil des multiples opérations technologiques...

 

Palace Music

Viva last blues

Réduction de patronyme, mais pas de changement fondamental de style pour ces ex-Palace Brothers. Basiquement country mais successivement filtré à travers le blues de Tom Waits et le psychédélisme atmosphérique de Cowboy Junkies. "Viva last blues" ne respire donc pas la joie de vivre. Mais la déprime, la mélancolie, la tristesse. Il règne pourtant une magie brumeuse, tout au long de cette œuvre, produite par Steve Albini. Une intensité ténébreuse, écorchée par la voix brisée d'Oldham, qui épanche son spleen à travers des lyrics autobiographiques, douloureux, alors que les cordes de guitares sinueuses, languissantes, et les accords de piano subtilement maladifs vagabondent au loin, dans les ombres poussiéreuses du destin...

 

Perverted

Poetic terrorism in an era of grief

Pourquoi cet ensemble limbourgeois n'est-il plus perverti par le désir ? Probablement depuis le départ de Bo Lemaître, bassiste et chanteur du groupe, remplacé par deux autres musiciens. Ce qui porte le line-up à quatre. Pour concocter "Poetic terrorism in an era of grief", Perverted, orphelin de son Desire, a de nouveau fait appel à l'ingénieur du son Kramer (Butthole Surfers, Galaxie 500). Et le combo s'est de nouveau rendu aux States, dans le New Jersey, pour le ciseler. Un disque plus difficile à aborder que son précédent et remarquable "Kuuvun Huuto".

L'entrée en matière est cependant indigeste. Punk, post Fugazi, elle fait même tâche d'huile dans l'ensemble. Car la suite de l'opus laisse progressivement transparaître ses richesses. Plusieurs écoutes sont néanmoins nécessaires avant de commencer à apprécier ce disque. Au fil du temps, l'expression devient fascinante, presque envoûtante, glissant du psychédélisme au funk blanc en passant par le reggae, la cold et la new wave. Genis U assure pratiquement toutes les parties vocales. Il galvanise chaque chanson de son timbre mi Rotten, mi Murphy, laissant cependant le soin à la vocaliste finnoise, Anne Kahelin, de tempérer ces accès de fièvre. La texture mélodique et contre mélodique permet au groupe d'alterner climats plus paisibles et flambées d'agressivité, que répercute une guitare beaucoup plus présente. Pour être complet, sachez que l'opus contient des samples de l'émission TV Flying Circus des Monthy Python et de "Plague Mass" de Diamnda Galàs. Et ne croyez surtout pas que nous essayons de vous pervertir!

 

Pere Ubu

Ray gun suitcase

Pour célébrer le 20ème anniversaire de l'existence du groupe, Pere Ubu vient de graver, non pas une compilation, mais un nouvel album. Produit par David Thomas, figure de proue de la formation de Cleveland, il confirme le changement de style opéré depuis "Cloudland" en 89. Ce qui n'empêche pas l'ensemble de continuer à développer un style surprenant et original. D'injecter des tas de sons recherchés, distordus, excentriques dans son expression. De projeter ses visions aiguës et psychotiques sur la condition humaine, visions oxydées par la voix unique de David, dont le timbre campe un hybride entre celui de Vincent Crane (Atomic Rooster) et Kevin Coyne. Mais il accorde depuis un soin tout particulier à la confection de ses mélodies. Enfin, suivant la méthode instituée par Pere Ubu. C'est à dire susceptible de plonger un accordéon dans un bain synthétique et surtout d'y sculpter un blues urbain à l'aide de cordes de guitares saccadées, dynamiques, subversives, pétillantes, crépitantes, afin d'atteindre une densité de son que vous ne connaissiez peut-être qu'à travers le défunt Pixies. Ecoutez plutôt!

 

The Pebbles

The Story of the Pebles 1964-1994

Écrit par

Premier groupe pop professionnel en Belgique, The Pebbles avait été, dès 1969, approché par le célèbre label des Beatles, ‘Apple’ ; mais il n'avait pu y souscrire pour raisons contractuelles. "Get around", "Seven horses in the sky", "24 hours at the border", "To the rising", "Beggar beggar", etc., rien que des hits sur cette compile qui donnera, sans aucun doute, un pincement au cœur à tous ceux et toutes celles qui étaient aficionados d'une certaine formule ‘J’...

 

Paw

Death to traitors

C'est dans le cadre de la dernière édition du Pukkelpop de Hasselt que nous avons pu découvrir Paw. Sa prestation avait d'ailleurs séduit une grosse partie du public, alors présent. Nous nous demandions pourtant, comment la formation allait parvenir à canaliser une telle énergie sur disque. "Death to traitors" en est la réponse la plus cinglante. Quinze fragments qui secrètent une intensité métallique tumultueuse, féroce, vulnérable, contaminée par la quintessence du rock yankee, tout en échappant au syndrome du grunge. Depuis Pearl Jam à Hüsker Dü, en passant par Alice In Chains, Stone Temple Pilots, Nirvana et Afghan Whigs. Quinze titres à la fascination mélancolique, déchirés entre brutalité et tendresse, mystère et violence, qui suintent d'humour, d'esprit et d'intensité. Mark  Kozelek, leader de Red House Painters a d'ailleurs déclaré tout récemment, que Paw était aujourd'hui ce qui était arrivé de mieux à l'Amérique depuis American Music Club... Fameuse éloge pour cette formation établie depuis quelques années déjà à Kansas City, et qui en est déjà à son deuxième album. Paw! En plein dans le mille...

 

The Pastels

Mobile Safari

Du line-up initial, fondé en 1982, il ne reste plus que Marc Robbie, mieux connu sous son pseudonyme Stephen Pastel. Prophètes effacés de la vague noisy, les Pastels ont influencé une pléiade de formations. Entre autres, Jesus and Mary Chain, Wedding Present, Primal Scream, Vaselines, Pooh Sticks et les Boy Hairdressers. On leur prête d'ailleurs volontiers la paternité du mouvement ‘anorak’ écossais. Encore qu'Orange Juice lui a toujours contesté ce statut. Bref, le trio version nineties nous revient avec un nouvel opus. Et s'il a conservé cette négligence légère qui lui tient lieu de style, il faut admettre que les douze fragments de ce "Mobile Safari" secrètent des sonorités beaucoup plus claires, moins filandreuses. Moins velvetiennes si vous préférez. Ce qui n'empêche pas l'œuvre de se révéler aussi rafraîchissante qu'agréable. Une collection de ballades imprégnées de mélancolie et d'amertume. Des mélodies égratignées par les cordes de guitare fragiles, vibrantes, chatoyantes, caressées de drums feutrés, hydratées de claviers confidentiellement blêmes. Des chansons délicieusement indistinctes qui communiquent un sens profond et ambigu du spleen et du désir...

 

The Offspring

The Offspring

Pour Offspring, le rock'n’roll est né sous l'étoile des Ramones et s'est éteint le jour de la disparition de Kurt Cobain. Ajoutant d'ailleurs qu'il est inutile d'ouvrir la bouche, si on est incapable de s'exprimer avec trois cordes en moins de trois minutes. Un avis très tranché qui en dit long sur la mentalité du quartet californien (County Orange) dont le speedy trash, le grunge embryonnaire ou le punk puritain déménage, soulève de la poussière (NDR: souvenir du dernier Torhout/Werchter ?) et laisse éclater ses frustrations refoulées. Cet opus éponyme n'est malheureusement pas un nouvel album d'Offspring, mais un elpee paru voici déjà six ans qui bénéficie d'une nouvelle campagne de promo. D'un point de vue purement technique, hormis les effets de cymbales mis en avant et les vocaux outranciers de Dexter Holland, les compositions de cet opus nous ont laissé sur notre faim. Vinylographiquement, la progéniture nous semble quand même davantage conséquente...

 

Oasis

(What´s the story) morning glory

Suivant sa (NDR : biffez la mention inutile) bonne/mauvaise habitude, la presse insulaire vient de brûler ce qu'elle a encensé –et le mot est faible– depuis plusieurs mois. Une réaction que nous ne parvenons toujours pas comprendre, nonobstant certains impératifs qui alimentent ce stratagème... M'enfin, faut parfois prendre du recul vis à vis de ce qui est relaté dans les canards de l'Albion. Car ce "(What's the story) morning glory" est un bon album. Pas aussi exceptionnel que "Definitely maybe". Mais excellent quand même. Ce qui permettra cependant à Blur, dont l'album est sorti quelques jours avant celui de son ennemi intime, de dépasser très légèrement la côte de popularité du quintet mancunien. Une œuvre découpée en douze fragments. Enfin plutôt dix. Puisque deux interludes ne dépassent pas les quarante-cinq secondes. Et ne portent d'ailleurs pas de titre. Dix chansons qui flairent les sixties à plein nez. Vous pensez aux Beatles? Et vous avez tout à fait raison! L'ombre de George Harrison plane ainsi sur le tout nouveau single aux guitares bringuebalantes "Roll with it", et puis sur "Wonderwall" hanté par ce gémissement de violoncelle circa "Blue Jay Way". Celle de John Lennon également. A cause des inflexions vocales, cockney de Liam. Particulièrement accentuées sur "Don't look back in anger". Et pour ne rendre (presque) personne jaloux (pauvre Ringo!), Paul McCartney dans "She's electric". Titre très guilleret qui s'achève dans des chœurs empruntés à "With a little help from my friends" de Sergent Peppers! Les Fab Four, mais également le glamour. De Gary Glitter chez "Hello". Pensez à "Hello, hello I'm back again"! Et de Marc Bolan sur "Some might say". Une chanson qui flirte actuellement avec le faîte des charts, et pourrait devenir le single de l'année. Futur hit également, le "REMesque", presque byrdsien titre maître. Et en final "Champagne supernova", superbe composition qui s'ébroue nonchalamment, à l'instar des Stones Roses ou même des Charlatans, avant de s'élever dans un épilogue à l'intensité ‘philspectorienne’. Une œuvre coproduite par Noël Gallagher et Owen Morris, personnage qui avait déjà participé à la mise en forme du premier elpee. Pourquoi changer une équipe qui gagne? En tous cas les aficionados d'Oasis ne seront pas déçus!

 

Tom Ovans

Tales from the underground

Dans le style, nous pensions que Dylan avait déjà tout donné. Fondamentalement country/folk bien sûr. Avec des incursions dans le rhythm’n’blues, le tex mex, le blues et le jazz. Une vue filmique sur des lyrics à la palette riche, sombre, engagée qui aborde, avec poésie, les tragédies humaines et les problèmes sociaux du monde contemporain. Des chansons à la beauté austère, désolée, intense qu'il interprète d'une voix nasillarde, en s'accompagnant d'une guitare et d'un harmonica. Un minimum d'overdubs. Un chapeau de paille... "Tales from the underground" n'est pourtant pas un album du Zim, mais bien de Tom Ovans. Son premier. D'excellente facture, il faut le reconnaître. Mais dans le domaine, Bob a déjà donné...

 

The Orb

Orbus Terrarum

Constitué d'un duo jusqu'il y a peu, The Orb appartient aujourd'hui au seul et unique Alex Paterson. Coïncidence, mais depuis le départ de Trash, l'ambient semble avoir pris définitivement le pas sur la house ; ou si vous préférez, la house s'est totalement fondue dans l'ambient... "Orbus Terrarum" nous entraîne ainsi dans une odyssée cosmique, un voyage intergalactique où les astéroïdes se fracassent dans l'infini céleste sur une voie lactée de muzak interactive, tentaculaire. Fréquences triturées et palpitations electro ethniques conduisent au dérangement systématique des sens et invitent l'auditeur à fuir les dogmes et les angoisses de la vie contemporaine. The Orb serait-il occupé de devenir le Floyd des nineties? Une chose est sûre, les supports visuels utilisés lors des spectacles le laissent croire...

 

Orange Juice

The Heathers on fire

Non, vous ne rêvez pas, mais le célèbre label Postcard a repris du service. En fait, son come-back date déjà de deux bonnes années. Mais sa distribution n'est assurée en Belgique que depuis quelques semaines. Pour ceux qui s'en souviennent encore, cette écurie écossaise nous avait permis de découvrir, au tout début des eighties, des formations comme Joseph K, Aztec Camera, et Orange Juice. Un Orange Juice qui fait aujourd'hui l'objet d'une compile consacrée à ses premiers pas. Soit les quatre premiers singles flanqués de leur flip side. Et quatre autres compositions enregistrées à la BBC. Douze titres en tout qui devraient vous permettre de vous faire une petite idée des vertus pop stimulantes, adolescentes, affichées par ce jus d'orange injustement vidé par le désenchantement post punk...

 

Orang

Herd of instinct

Membres fondateurs du défunt Talk Talk, Lee Harris et Paul Webb ont donc décidé de poursuivre leur collaboration à travers le projet expérimental Orang. "Herd of Instinct" constitue leur premier opus. Un disque qui reflète le goût commun de ces deux musiciens pour les rythmes, le dub, les percussions et la musique ethnique. Une œuvre assez étrange, exotique, colorée, instinctive, luxuriante, aux flux et reflux mélodiques, qui embrassent cycliquement, un peu à la manière de Can, Faust et Fela Kuti, des climats fascinants, presque envoûtants. World muzak!

 

Optimum Wound Profile

Asphyxia

Troisième opus d'OWP. Et apparemment, il est toujours atteint par le même syndrome paranoïaque qui ronge Jim Foetus Thirwell et Napalm Death. Tout au long de ses compositions, il explore un monde malade, corrompu, mais qui fondamentalement n'est que son propre reflet. Nihiliste, Optimum Wound Profile pratique un métal cataclysmique, pénible mais obsessionnellement consciencieux. Un style qui ne propose aucune autre alternative que l'"Asphyxia". Claustrophobes s'abstenir!

 

Nemo

Popmusics

Du très bon et du moins bon sur le nouveau mini elpee de Nemo. Mais une chose est sûre, ce n'est pas avec ce "Popmusics" que le trio limbourgeois (Houthalen) parviendra à se débarrasser de l'étiquette pixiesque qui lui colle aux basques depuis ses débuts. Or, à l'exception du bonus track, dont le garage électrique atteint une magnitude crazyhorsienne sur l'échelle de Neil Young, seuls les fragments popcore parviennent à nous émoustiller. Et les délires jazz-punk, l'intimisme pasteurisé ou l'interlude instrumental constituent autant d'expérimentations avortées...

 

Ned's Atomic Dustbin

Brainblood Volume

Wonderstuff ayant déposé les armes, le quintet de Stourbridge devrait logiquement doubler son potentiel d'aficionados.  D'autant plus que dans le style, la concurrence se fait plutôt rare.  Et comme son nouvel album est tout à fait remarquable, le calcul nous semble même sous-évalué.  Habillé d'une pochette sobre, artistique, illustrée par l'emblème clouté du groupe, "Brainblood Volume" manifeste une palette d'émotions beaucoup plus large. Eveillant des sentiments de colère, de frustration, d'anxiété, d'amertume, de dégoût ou d'angoisse juvénile à travers des compositions plus riches, plus nuancées mais toujours aussi contagieuses. Onze fragments qui allient fraîcheur, puissance et énergie. Depuis l'intro corrosif, échevelé (Therapy ?), "All I ask of myself is that I hold together" jusqu'au hip hop raffiné, vaporeux "Floote", en passant par l'introspectif "Talk me down" et le presque noisy, découpé dans les cordes de guitare chatoyantes, gémissantes, "... to be right" (House of Love ?). Sans oublier les standards grebo, les incursions fugitives dans l'éther psychédélique et le clin d'œil à la pop néo romantique (Duran Duran ?) ; Jon empruntant alors les inflexions vocales de Simon Le Bon. Et pour être complet, sachez que Tim Palmer (James) s'est acquitté à la perfection de sa tâche de producteur...

 

Ned's Atomic Dustbin

0.522 (Ep)

"0.522" n'est pas un nouvel album du quintet de Birmingham, mais un fourre-tout où confluent des versions ‘unplugged’, inédits, raretés et remixes. Des remixes peu inspirés, la plupart du temps gorgés de samplings. Celui de "Kill your television" constituant l'exception qui confirme la règle. Les meilleurs fragments débordent pourtant de dynamisme et de vitalité. Leur ‘groove’ impressionnant, né de la conjugaison de basses funkysantes et des jaillissements de riffs de guitares ‘lacérants’, exsudant les vertus du ‘grebo’ le plus pur. Mais ils ne sont pas légion... M'enfin, pour le prix d'un maxi CD, c'est donné!

 

The Nectarine N° 9

Saint Jack

Une excellente nouvelle, le label Postcard ne se contente plus de puiser dans son back catalogue. Il semble même décidé à miser sur des formations en devenir... Quoique d'excellente facture, le dernier opus de Paul Quinn & The Independants exsudait encore de fortes effluves passéistes. "Saint Jack", deuxième véritable elpee de cet ensemble écossais, est tout à fait dans le coup. Il faut d'ailleurs attendre "Clipped wings & flower strings", avant-dernier morceau du disque, pour retrouver quelque traces d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Pour le reste "Saint Jack" serpente spirituellement, voluptueusement, dans le panthéon du rock'n’roll. Entre Marc Bolan, Adam & the Ants, le Floyd, le Velvet Underground, Television, Can, Brian Eno et quelques autres... Le timbre vocal félin, coincé quelque part entre celui de Tom Verlaine et de Peter Perrett (Only Ones) se chargeant de sculpter la beauté floue et veloutée de chaque mélodie. Le disque épingle, en outre, un poème de Jock Scott, "Couldn't phone potatoes", conte malveillant tordu, mais terriblement réaliste que ne désavouerait pas un Charles Bukowski ou encore Tom Waits...

 

Nyack

11 Track Player

Elargi depuis peu à un quintet, Nyack affiche un line-up plutôt original, puisqu'il implique deux musiciens yankees et trois insulaires. Bien que né à New York et drivé par le très Ricain Craig Stevens, le groupe a décidé de s'établir à Londres. Ce qui peut sembler tout à fait normal en vertu du style pratiqué par l'ensemble. Noisy-pop! Dans la lignée des House of Love, Ride, Sweverdriver, Pale Saints et du Boo Radleys originel. Les quelques traces d'américanisme relevant de Posies, d'Ivy et des Ecossais Teenage Fan Club (!). Notamment au niveau des harmonies vocales sucrées, presque byrdsiennes. Un disque qui débute cependant sur un mode mineur, mais qui au fil du sillon amplifie son intensité pour atteindre le sommet de son art sur des compositions telles que "Summer sleeper" et "I remember red". Amertume, doute existentiel, angoisse et autres émotions négatives filtrent ainsi à travers des mélodies aux oscillations électriques à la fois grinçantes, torturées et savoureuses. Un chouette album!

Nitzer Ebb

Big Hit

Longtemps considéré comme un des derniers bastions de la musique electro body industrielle, Nitzer Ebb vient d'opérer un virage à nonante degrés. Pas que la formation se soit totalement détournée de son passé synthétique, mais aujourd'hui elle ne néglige plus l'instrumentation rock conventionnelle. Douglas Mc Carthy assure ainsi les parties de guitare alors que Bon Harris s'est tourné vers la basse. Et puis le duo de base a engagé un véritable batteur en la personne de Jason Payne. Produit par Flood, "Big Hit" offre inévitablement une palette de sonorités beaucoup plus large et surtout plus mélodique. A des lieues de celles affichées par le single "Kick it", d'ailleurs. Mais hybride, évoquant tour à tour Fad Gadget ("Border Talk", "Our own world"), Killing Joke ("Hammer say") ou Depeche Mode circa "Time & Construction" ("In decline"). Une excellente surprise, même si tout n'est pas encore parfait!

 

The New York Dolls

Rock’n’roll

Apôtres de l'outrage et de la décadence, les Dolls ont dispensé, entre 71 et 75, un rock frustre, mais débordant d'énergie, dans un déferlement d'attitude et de pose, où la vulgarité se mêlait à l'aspect parodique de leur mise en scène. Victimes de leurs propres excès, les poupées de New York paieront un lourd tribut au rock'n'roll. Pas toujours dans l'immédiat. Mais un peu comme s'ils avaient été poursuivis par une malédiction. Billy Murcia décède d'une overdose en 1971. Son successeur, Jerry Nolan, d'une méningite en 1992. Et Johnny Thunders dans des conditions plus que suspectes en 91... Reste deux albums concoctés de leur vivant (!) ("NYD" et "Too much too soon") ainsi qu'un elpee posthume ("Red Patent Leather") dont la qualité sonore est exécrable. A l’instar de Blue Oyster Cult, les New York Dolls constituent aujourd'hui encore un véritable symbole du glam punk et du trash métal. A des époques différentes, ils ont même exercé une influence sur Bowie, Lou Reed et Morrissey. Ce testament se penche essentiellement sur les deux premiers opus du combo. Dix-sept titres enrichis de trois inédits. Un instrumental ("Courageous cat theme"), une démo ("Lone Star Queen") et une cover d'Otis Redding, "Don't mess with cupid". Un concentré de "rock'n'roll crade, rude, pervers, flamboyant et instinctif!