Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Joni Mitchell

Turbulent Indigo

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Bien que responsable de dix-sept albums à ce jour, Joni Mitchell, née Roberta Joan Anderson, s'est surtout distinguée sur la scène musicale entre 1967 et 1975. Une époque au cours de laquelle, elle apportera sa contribution à l'immortalisation du rêve hippie (Woodstock). Son meilleur elpee remonte d'ailleurs à 1971. "Blue". Un disque raffiné à la poésie austère. Par la suite, elle se tournera vers un style de composition plus complexe, plus sophistiqué, profilé sur le blues, la musique classique ou le jazz. Aujourd'hui, Joni a de nouveau des choses intéressantes à dire. Et elle nous les confesse tout au long de son dernier album. Jadis, elle croyait que ses chansons pouvaient changer le monde. Aujourd'hui, elle constate avoir prêché dans le désert. "Turbulent Indigo" reflète ce cri de désespoir. Un opus, puissant, coléreux et amer dont le titre maître retentit comme le credo de sa vie artistique, alors que le remarquable "Sex kills" diffuse un message lourd de signification...

 

Mistigri

Mistigri

Il est néerlandais et joue de la guitare. Elle est de souche brésilienne, chante et se réserve les percussions. Ils vivent en Belgique et appartenaient à la formation Sweeties, tout début des eighties. Pour compléter le line-up du groupe, ils ont engagé un drummer et un bassiste. Eponyme, ce disque constitue leur premier album. Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'apprécier le single "La chanson de la forêt". La plupart des titres de l'opus sont taillés dans la même structure mélodique. Des chansons pop contagieuses, vivifiantes, lacérées de cordes de guitare ‘larsenées’, croustillantes, crues, effilées, noisy même, mais à la manière de Dominic Sonic ; et parfumées par la voix claire, candide, sensuelle d'Ariane, dont le timbre semble s'immiscer entre les inflexions de Lio et de Vanessa Paradis. Des chansons exprimées dans la langue de Voltaire, mais aux lyrics assez simplistes. Ce qui n'empêche pas le morceau de plastique de s'avérer très agréable. Niagara rencontre Mary Goes Round!

 

The Mission

Neverland

Première constatation, Craig Adams a quitté le navire, laissant Wayne Hussey seul au gouvernail. Et puis Mission est revenu à un style plus sombre, plus cold, laissant même apparaître des traces très marquées de ‘curisme’, comme sur les excellents "Raising Cain" et "Heaven knows". Le reste nous donne l'impression d'une plus grande accessibilité, d'une plus grande finition dans la production. Et pourtant, c'est Wayne en personne qui s'en est chargé. Un disque d'excellente facture, mais qui ne génère plus grand chose de révolutionnaire... Ce groupe a-t-il, d'ailleurs, vraiment encore une mission dans le rock contemporain?

 

Misery Loves Co

Misery Loves Co

Clawfinger et Misery Loves Co appartiennent à la même scène underground suédoise. Hardcore pour être plus précis. Auto-titré, ce morceau de plastique constitue son premier album. Un disque âpre, impétueux mais dénué de la plus élémentaire subtilité. Plus Killing que Joke, sorte de Nerve batave qui se mue en Pantera paroxystique... Quel carnage!

 

The Mutton Birds

Nature

Curieux! Un ensemble néo-zélandais qui enregistre sur un label australien. Pourquoi pas chez Flying Nun? A l'instar des Verlaines, Chills, Bats, JPS Experience et autre Chug, par exemple... En tous cas ce Mutton Birds vient de commettre un chouette album. Un quatuor drivé par un certain McGlashan qui tire un peu toutes les ficelles. Il joue de la guitare, assure la plupart des compositions ainsi que le chant. Et quelle voix! Capable d'épouser tour à tour les inflexions de Michaël Sipe, de Michaël Been (The Call), de Denny Lane (Moody Blues) de Robert Wyatt ou d'Adam Duritz (Counting Crows). Apportant ainsi une palette d'émotions particulièrement ample et colorée à une pop terriblement contagieuse, indélébile, lubrifiée d'harmonies vocales tantôt byrdsiennes, tantôt moodybluesiennes. Hormis "Queen's English", titre beaucoup plus aride, soutenu par un tempo tribal, hypnotique, post Hunters & Collectors (NDR: encore des kangourous!), ce disque possède par "Nature" de nombreuses affinités avec les Moffs, Church ou Go Betweens, mythes australiens trop rapidement disparus. Et ça, c'est une référence!

 

Peter Murphy

Cascade

Peter Murphy en est aujourd'hui à son cinquième album solo. Figure emblématique, parolier et chanteur du mythique et défunt Bauhaus, il cherche désespérément depuis plus de dix ans, la voie de la réhabilitation. Et pourtant, ses œuvres en solitaire ne manquent ni d'aplomb, ni de charme. Il possède toujours cette voix distinctive, légèrement gémissante, sépulcrale qu'il met au service d'une poésie pourpre à l'imagerie oblique. Et sa musique possède toujours le même phrasé, le même voile de mystère qui enveloppait les opus du célèbre groupe batcave. Ce même mysticisme gothique viscéralement attaché au post punk du début des eighties. Mais son succès reste toujours otage de son illustre passé. Pour enregistrer "Cascade", Peter a fait appel au guitariste Michael Brook, proche de Brian Eno et de John Hassell, à Paul Shatham pour coécrire la musique et puis à Pascal Gabriel (Inspiral Carpet, EMF) pour le produire. Un éventail (!) d'invités de marque qui lui permet de retrouver fraîcheur vitalité, et incisivité glaciale, au sein d'un essai empreint d'accents mélodiques particulièrement prononcés. Un morceau de plastique dont la pochette est, en outre, illustrée par une peinture de l'artiste turc Shamil Agun. Exotisme oblige!

 

Mudhoney

My brother the cow

Mudhoney vient de se proclamer le dernier groupe grunge encore en activité. Nous ignorons quelle signification le quartette de Seattle veut donner au terme grunge. Différente de Nirvana, Pearl Jam et consorts, nous le supposons. Déjà que le précédent opus "Five dollar Bob's mock cooter stew" exhalait de fortes effluves sixties. Mais ce "My brother the cow" transpire le punk garage à plein nez. Stoogien même. Une musique torturée, noueuse, métallique, agitée par des lyrics particulièrement vitriolés. Attaque personnelle contre la veuve de Kurt Cobain dans "Into your shtick", condamnation des crimes commis par les fondamentalistes religieux yankees sur "Fearless Doctor Killers". Mépris vis à vis des pollueurs du punk et autres diatribes sauvages, révolutionnaires et dédaigneuses. Et ce fiel est répercuté par des chansons aussi brèves qu'instantanées. Une seule exception, un morceau de 33 minutes en bonus track, qui en fait se résume aux trois quarts de l'album passé à l'envers...

 

The Mother Hips

Back to the Grotto

Ceci n'est pas un nouvel opus de Mother Hips, mais la réédition d'un elpee paru en 1992. Remastérisé et remixé par Rick Rubin. Ce combo nous vient du nord de la Californie. De Chico, très exactement. Une petite ville très étrange, originellement rurale, mais aujourd'hui infestée de mobil homes, de junkies et de maisons closes...  Un environnement qui semble avoir beaucoup influé sur la musique du quartet yankee. "Back to the Grotto" explore une foultitude de styles différents. Oscillant du hard rock au country en passant par le funk, le folk, le jazz, le rockabilly, le garage, le prog rock, sans oublier toutes les couleurs du blues (urbain, delta, grass, etc.). Un paysage rythmique assez déboussolant. Tantôt convulsif, tantôt pondéré, austère ou même furieux. Surtout lorsqu'il permet aux guitares duales de s'affronter dans un combat magistral. Mais ces épisodes sont beaucoup trop rares pour vraiment accrocher. Difficile dans ces conditions de trouver un véritable fil conducteur...

 

Morrissey

The World of Morrissey

N'imaginez surtout pas que Morrissey vient d'enregistrer un nouvel album. Moins d'un an après avoir accouché de "Vauxhall and I", ce serait un véritable exploit pour ce compositeur aussi doué que peu prolifique. En fait, cet opus collige une poignée de singles, leurs flip sides, des chutes de bandes du live "Beethoven was deaf" et trois inédits qui figurent sur le tout récent single autobiographique "Boxers". Une majorité de titres acoustiques, cependant. Qui valent leur pesant d'or, même si le CD est vendu à mid price! Mais toujours cette voix frêle, suavement emphatique de Moz. Quatorze fragments parmi lesquels le contagieux "Whatever happens, I love you", le post James "You're the one for me Fatty" et la nouvelle version de "The last of the famous international playboys" des Smiths méritent une mention toute particulière...

 

Morrissey

Southpaw grammar

Qu'est-ce qui a bien pu arriver à Morrissey? D'abord il soigne son image de marque. Multiplie les concerts, autorise la sortie d'un album ‘live’, puis d'un recueil de flip sides. Change de firme de disques. Et expérimente, sur son nouvel opus, deux chansons de plus de dix minutes. En intro, le dramatique, solennel, pathétique, "The teachers are afraid of the pupils". Et en final le noisy, presque psychédélique, progressivement envahi de percussions tribales, "Southpaw". Pensez aux prémisses de Telescopes! Pourtant, les six autres chansons de cette œuvre épousent un profil fondamentalement britpop. Mêlant habilement arrangements symphoniques somptueux (Radiohead? Suede?) et électricité scintillante, jacassante, crépitante (Oasis? Gene? Shed Seven?) Les guitaristes Alan Whyte et Boz Boorer s'en donnent même à cœur joie sur "The boy racer", "Do your best and don't worry", "Best friend on the payroll" voire "The operation", même si ce dernier s'ouvre sur un solo de batterie de près de trois minutes (NDR: qui a dit baba cool?) Reste quand même le ‘smithsien’ "Reader meat author" et le single "Dagenham Dave" étrangement inspiré par Terry Venables et les Stranglers. Produit par Steve Lillywhite, ce "Southpaw grammar" prélude peut-être un retour au prog rock. Pas celui de Vandergraaf Generator, mais une forme adaptée aux nineties...

 

The Morning Glories

Fully loaded

Apparemment, ce trio new-yorkais en est à son premier album. Et il faut reconnaître que pour un coup d'essai, il vient de réaliser un joli coup de maître. "Fully loaded" consomme du blues. Mais du blues urbain, énigmatique, torturé, rageur. A l'instar d'un autre groupe new-yorkais, Girls Against Boys. Tous deux dénoncent d'ailleurs, mais à leur manière, la perspective stressante, frustrante, de la vie dans leur métropole. Ecorchées par le timbre vocal paroxystique de Christian Gibb, certaines compositions laissent transparaître un climat doorsien, ténébreux. D'autre flirtent davantage avec le glamour de Smashing Pumpkins. Surtout côté harmonies vocales. Enfin, lorsque le tempo s'agite, s'électrise convulsivement, en tintinnabulant, les mélodies rencontrent alors la sensibilité d'un Weezer...

 

Meow

Goalie for the other team

Ce qui frappe d'abord chez ce trio new-yorkais, c'est le timbre vocal de David Driver, rappelant un certain Jackie Leven, chanteur de Doll by Doll, formation qui a sévi au début des eighties. Vous ne serez donc pas étonnés d'apprendre que les compositions de ce "Goalie for the other team" adoptent le plus souvent un profil new wave. Pardon pop wave. Un peu comme si Duran Duran ou Wet Wet Wet avaient troqué leurs artifices synthétiques par de véritables instruments. Paradoxalement, le climat qui règne tout au long de cet opus évoque davantage les formations de prog rock dénaturées de la fin des eighties, telles que Kayak ou même Styx. Le tout emballé dans un format plutôt commercial circa INXS. Bref, pas de quoi fouetter un chat. L'album se termine quand même par une note un peu moins conventionnelle, "My marine",  titre complètement fêlé (nous n'avons pas dit félin!), mais beaucoup plus intéressant. Mais à ce stade de l'album, c'est un peu tard pour commencer à capter l'attention...

 

Menswear

Nuisance

Après Suede et Verve, puis Oasis, Blur et Pulp, voici la nouvelle génération des hypes. A votre gauche Cast, à votre droite Menswear. Prêts à devoir vivre, par presse interposée, un duel de styles. Menswear n'en est pourtant qu'à son premier album. Un look BCBG. Des chansons trempées dans l'essence du pop. Douze très exactement sur ce "Nuisance". Capables de recycler une foultitude de styles musicaux. Le punk pop de Wire sur "Daydreamer". Des Undertones chez "Sleeping in" ainsi que "Stardust", hit single en puissance. La new wave de Human League, surtout côté vocal, dans "Hollywood girl". A la mod (!) du Who ou à la manière de Blur, pour le vitriolé "Little miss pint-point eyes". Celui de Take That même, mais adapté à la scène indie, avec "Being Brave". Un Oasis de néo romantisme (Visage, Ultravox)  filtré à travers une section de cordes somptueusement puissante sur "The one". C'est d'ailleurs Nick Ingham, proche collaborateur des frères Gallagher, qui s'est occupé des arrangements. Et puis la ballade sentimentale "Piece of me" dont le minimalisme semi-acoustique est incrusté de superbes interventions de violoncelle (Radiohead ?). Pour clôturer le tout, un morceau caché. "Bones and red meat", sorte de valse bowiesque assez surprenante. Bref un chouette elpee qui a gagné notre estime. Espérons simplement que le combo puisse rapidement dépasser son statut de hype...

 

The Melvins

Stoner Witch

Pour enregistrer son 8ème album, ce trio californien avait fait appel, l'an dernier, à G. Gorth Richardson (Red Hot, Rage Against The Machine, L7) à la production. Ce qui ne semble pas avoir changé grand chose, l'essentiel de ce "Stoner Witch" triturant un métal, tour à tour trashé, grungé ou hardcoré. Le climat qui règne tout au long de ce disque est si lourd, qu'on ne peut s'empêcher de penser à Black Sabbath ou à Grand Funk Railroad. Toute cette puissance rageuse provoque d'ailleurs une véritable onde de choc (mesurée au degré 8 sur l'échelle de Melvin). Heureusement deux compositions parviennent à sortir indemnes du cataclysme. D'abord, le syncopé "Goose freight train" dont le climat est sinistrement hitchcockien et puis le douloureux et impressionnant "At the stake", digne du meilleur Pearl Jam. Pour le reste, cet opus n'a pas plus de saveur qu'une piquette.

 

Mellowmen

La voix du mellow

Vous avez pleuré la disparition de Benny B., séchez vos larmes, Mellowman possède toutes les dispositions pour vous consoler. C'est vrai, ils ne sont pas belges, mais parigots. Et puis, leurs textes sont nettement plus crédibles, voire engagés. Mais pour le reste la tentative de fusion de soul, de r&b, de jazz et de hip hop opérée sur "La voix du mellow" conduit au même résultat, varié dans son insipidité...

 

The Meices

Tastes like chicken

Les Meices en sont déjà à leur troisième album. Mais ce "Tastes like chicken" bénéficie, pour la première fois, d'une distribution officielle sur le Vieux Continent. Jusqu'alors, la discographie du groupe n'était disponible qu'en import. Et il faut croire que la demande était conséquente en Grande-Bretagne, puisque sa tournée accomplie outre-Manche, en décembre dernier a été une totale réussite. Aux States, la formation s'est surtout fait connaître en assurant les premières parties de Green Day et d'Offspring. Deux références de choix pour cet ensemble contaminé par le popcore des Buffalo Tom, Pixies, Cold Water Flat et surtout Dinausor Jr. Le chanteur arrosant même la solution hardcore juvénile de vocaux abrasifs, écorchés, comparables à John Mascis. Sur les seize titres de "Tastes like chicken", deux fragments s'extirpent cependant du contexte général. "Alex put something in his pocket" au charme glam punk et le spectral, énigmatique "Pissin' in the sink"...

 

Medecine

Her highness

Bien qu’issu de Los Angeles, Medecine s'est toujours illustré par la confection d'une musique très anglophile. Noisy. A la manière de celle dispensée par My Bloody Valentine, Slowdive ou Chapterhouse. Pour "Her highness", la formation n'a pas changé de fusil d'épaule. Simplement, son expression est devenue plus raffinée, plus sophistiquée. Ce qui peut paraître surprenant, lorsqu'on connaît la qualité technologique des disques précédents. Mais en plus, l'aspect mélodique a été davantage mis en évidence. A cause de l'écriture plus confessionnelle, plus visionnaire. Davantage concentrée sur les vocaux que se partagent Bill Thompson et Brad Laner sur un tapis de guitares ‘fuzzy’, écorchées, illuminé par le feedback grinçant, gémissant... Une pureté d'expression qui frôle la perfection de l'esthétisme glacé...

 

The Milk And Honey Band

Round the sun

Apparemment, cet ensemble nous viendrait de Grande Bretagne. C'est ce que nous laisse supposer les notes mentionnées sur la pochette de ce disque. Un album qui réunit des enregistrements réalisés entre 92 et 94, et sur lequel, Terry Bikers (ex-House of Love et aujourd'hui leader le Levitation) est venu, probablement, donner un petit coup de guitare. Sur deux titres. "Another perfect day" et "Light". Le son de sa râpe est tellement caractéristique. Et puis, Robert White, leader et compositeur du groupe, remercie la famille de Levitation... Deux titres, entre parenthèses remarquables, noisy dans le bon sens du terme, comme à la plus belle époque de "Christine"... Imprégné de minimalisme atmosphérique, le reste du CD baigne dans un certain climat cotonneux, velouté. Harmonies vocales cristallines, duveteuses comme chez Crosby Stills and Nash. Claviers obsessionnels à l'instar de Stereolab. Synthétisme glacé définition New Musik. Ether blême aux vertus Pale Saints voire Slowdive. Et même cordes de guitares acoustiques prog rock, comme à la plus belle époque du "Foxtrot" de Genesis. Une œuvre tout en lait et en miel.

 

Metal Molly

Surgery for Zebra

Issu de Tremelo, pas très loin de la frontière belge, ce trio batave vient d'enregistrer son premier album. Un disque d'excellente facture, mais atteint par le même syndrome de pop baroque que dEUS. Normal, lorsqu'on sait que Staf Verbeek, proche collaborateur du combo anversois, produit cet opus. Baroque, surtout côté vocal. Des harmonies complexes, ondoyantes, sinueuses. Musicalement, ce "Surgery for Zebra" ruisselle d'électricité jaillissante, percutante (Helmet?), circonstanciellement fustigée par des accès de funk punk (Helmet !) et ultimement, pour un "Zebra" de plus de sept minutes, injecté d'intensité crazyhorsienne...

 

Mercury Rev

See you on the other side

Exit David Baker, vocaliste au timbre incroyablement versatile, remercié poliment pour incompatibilité d'humeur avec les autres musiciens du groupe. Et pourtant, bien que réduit depuis peu à un quatuor, Mercury Rev nous revient déjà avec un troisième opus. Si les paysages sonores, nés de l'imagination créatrice de cet ensemble yankee sont toujours aussi complexes et surréalistes, ils semblent surtout, sur "See you on the other side", beaucoup plus fluides et intuitifs. Le voyage dans l'underground est beaucoup plus confortable. L'absence de règles passe totalement inaperçue. Pourtant, les perturbations spasmodiques et les tourbillons d'inquiétude sont toujours bien actifs. Simplement, ils font vibrer ce fil mélodique plutôt que de le maltraiter. Un fil mélodique dont l'élasticité fluctue au gré des chœurs angéliques, du piano staccato, du saxophone ‘coltranesque’ ou sinusoïdal, des orchestrations cartoonesques, de la flûte pastorale, du feedback âpre mais sensuel, de la basse flottante et du vocal blême de Jonathan Donahue. "See you on the other side?" Dans un Mercury Rev alors...

 

Malfunkshun

Return to Olympus

Fondé au tout début des eighties, Malfunkshun appartient au patrimoine rock de la scène de Seattle. Pourtant, sa discographie était réduite, à ce jour, à deux participations aux compilations "Deep six" et "Another pyrrhic victory" ; le trio yankee n'ayant jamais eu le temps, l'argent ou pris l'initiative d'enregistrer un véritable album. Andrew Wood, compositeur, bassiste, chanteur et surtout leader du groupe ira d'ailleurs rapidement rejoindre Stone Gossard et Jeff Ament, futurs Pearl Jam ainsi que Bruce Fairweather pour former Mother Love Bone. C'est d'ailleurs en 1989, à l'issue du décès d'Andrew, que le projet Pearl Jam prendra forme. Sony a donc voulu, à travers ce "Return to Olympus", rendre hommage à cet ensemble dont l'image était aussi extravagante que celle de Kiss ou des New York Dolls. L'image, mais également la musique, infectée de glam, de punk et de métal. Pas pour rien qu'on retrouve sur cet opus une cover de Ted Nugent, "Wang dang poontang". Une véritable réhabilitation pour ce Malfunkshun qui mérite assurément le statut de mythe à l'instar de Devo, Plasmatics, UK Subs ou DOA. Et en même temps un baume jeté sur le cœur de Regan Hagar, qui sévit aujourd'hui chez Satchel, ainsi que Kevin Wood, frangin d'Andrew, impliqué chez Devilhead, probablement très surpris de ce regain d'intérêt manifesté pour une histoire, qu'ils avaient presque oubliée...