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Mathias Bressan

L'imprévu

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Mathias Bressan a publié ce bel album de chansons françaises, fin 2017, mais il n’est pas trop tard pour y jeter une oreille attentive…

Mathias est belge, bruxellois très exactement et si sa musique est souvent comparée à celle de Bertrand Belin voire de Dominique A, après avoir écouté cet elpee, on ne peut s‘empêcher de penser à Mickey 3D (pour la voix surtout comme sur « L’imprévu » dont on discerne les jolies intonations lyriques en arrière-plan) ou à Florent Marchet.

Non seulement l’artiste compose la musique, écrit ses textes, mais il livre ses compos tout en assurant la batterie. En outre, quelques touches électroniques boostent judicieusement sa poésie mélancolique…

Produit par Gil Mortio, « L’imprévu » constitue son second long playing et il fait suite à « Entre Terre et Mer », paru en 2013.


 

Les sanglots secs d’Oberbaum

Écrit par

Oberbaum, c’est le projet piano-pop indé de Lucie Rezsöhazy. Une musicienne formée au classique et au jazz, et biberonnée au rock-pop des nineties. Lucie a participé aux aventures de Fabiola, Condore et Les Juliens avant de lancer son propre groupe. Elle est enfin sortie de sa chambre d’adolescente en gravant son premier single, « We Yearn », en novembre dernier et, aujourd’hui, Oberbaum nous propose « Sobbing Dry ».

Un premier album est prévu pour 2022. Il s’intitulera « The Absence Of Misery ». Ses influences éclectiques sont élégamment distillées dans les morceaux, qui évoquent la musique d’Andy Shauf, de Julia Jacklin, et surtout d’artistes nineties comme Sparklehorse, Nada Surf et les Cardigans.

Le deuxième single d’Oberbaum, « Sobbing Dry » est disponible depuis ce vendredi 14 janvier en streaming sur toutes les plateformes (Spotify, SoundCloud, etc.).

Le morceau a été enregistré et mixé par Aurélien Auchain, arrangé par Lucie Rezsöhazy, Aurélie Muller et Catherine De Biasio ; et masterisé par Remy Lebbos (Rare Sound Studio).

Le clip a été tourné en décembre 2020 par Estelle Beauvais et Jef Guillon (Kokoro Studio) en Bourgogne :

La vidéo illustre la chanson mystérieuse de manière métaphorique, dans une atmosphère presque lynchéenne. Parfait pour bercer votre douce hibernation loin de la brume et du froid !

Pour découvrir le clip, c’est

En concert :

Samedi 5 février - Bruxelles - Glaïeuls Paradise

Samedi 12 février - Namur - Piano Bar

Vendredi 18 février - Jodoigne - Centre culturel

Samedi 26 février - Liège - Hangar


 

Le parachute doré d’Amy Morrey…

Écrit par

Amy Morrey, brabançonne, n’est pas une inconnue. Celle-ci met un premier pied dans l'industrie musicale en 2015 en tant que compositrice, auteure et interprète sur « Sweet Afterglow » d'Alex Germys. Elle se fera ensuite un nom parmi les professionnels du milieu pour avoir co-écrit la majorité des titres de Loïc Nottet, dont le single « Million Eyes », mais aussi « Heartbreaker », « Mud Blood » et « Strangers ». Elle multiplie également les collaborations avec de nombreux artistes comme Alex Lucas, Kid Noize, Funkyfool ou encore Laura Tesoro.

Il aura fallu quelques années à Amy pour se convaincre de lancer son projet personnel avec « Parachute », un titre pop new wave, qui mêle un texte puissant et une production originale dans une ambiance nostalgique. Ce titre pose les bases d'un Ep plus pop qui comprendra notamment des featurings avec Alex Lucas et Ben'do.

Une chorégraphie élégante, un artwork soigné et un hit en puissance. A suivre de près.

Pour la vidéo, c’est par ici 

https://www.instagram.com/amy_morrey/?hl=fr

https://www.facebook.com/amymorreyofficial

 


 

Muse inépuisable…

Écrit par

Muse vient de partager un nouveau clip. Intitulé "Won't Stand Down", il a été tourné à Kiev. C’est le cinéaste Jared Hogan (girl in red, Joji) l’a réalisé. Dans la vidéo, on suit un personnage fragile et mystérieux qui absorbe l'énergie d'une armée noire pour se transformer en un être surnaturel. La vidéo est disponible

"Won't Stand Down" constitue un hymne au chaos contrôlé avec des guitares lourdes et des distorsions qui renforcent les paroles frappantes de Bellamy sur la nécessité de se défendre. Le titre a été produit par Muse et mixé par Dan Lancaster


 

A Place to Bury Strangers transparent…

Écrit par

A Place to Bury Strangers défie l'orthodoxie post-punk grâce à des compositions audacieuses et variées qui figureront sur leur sixième album, « See Through You ». Ce long playing paraîtra le 4 février 2022.

Après avoir publié l’Ep « Hologram », en juillet 2021, le nouveau groupe, réunissant du chanteur/guitariste Oliver Ackermann, la drummeuse/chanteuse Sandra Fedowitz et le bassiste John Fedowitz (tous deux issus de Ceremony East Coast), a concocté un musique speedée, fruit d’un cocktail entre punk électronique futuriste aux rythmes industriels percutants, guitares tourbillonnantes et annihilation auditive inclassable… 

En attendant, il nous propose son single, « Hold on tight », qui a également fait l’objet d’un clip. Et il est disponible ici

Et pour écouter l’album, c’est

 


 

Reuben’s Daughters puise l’eau de son bain…

Écrit par

Reuben's Daughters, c’est le projet de Reuben Myles Tyghe. Issu de Bath, ville du comté de Somerset, au sud-ouest de l'Angleterre, où la pop est comme une deuxième religion, Reuben publiera son premier opus, le 1er avril 2022. Intitulé « Mami Wata », il est annoncé comme ensoleillé, entraînant et même agréablement entêtant. En attendant, il nous en propose un single, qui figurera sur cet elpee, « The Well ». Eh bien, il est disponible

 


 

Mustii

Je peux vivre mes émotions de manière décuplée…

Écrit par

Acteur de formation, Thomas Mustin, décroche des rôles au théâtre, à la télévision ou encore au cinéma et remporte, en 2019, le ‘Magritte’ du Meilleur Espoir Masculin du Cinéma Belge

C’est en 2014, qu’il se lance comme chanteur, auteur et compositeur sous le pseudonyme Mustii. Son premier Ep sort en 2016 et le single « The Golden Age » lui permet de se produire dans de nombreux festivals. Son succès, couronné par le trophée de la Révélation de l’Année aux ‘D6bels Music Awards’, est suivi par la sortie de son premier album, « 21st Century Boy », en octobre 2018. Son second elpee, « It's Happening Now », est paru ce 21 janvier 2022. Une œuvre qui s’inspire d’un drame familial, en l’occurrence la schizophrénie de son oncle disparu tragiquement. De quoi entrer immédiatement dans le vif du sujet…

Se mettre à nu demande du courage et une bonne dose d’introspection. Est-ce une manière pudique de lui rendre hommage ou d’exorciser quelque chose de plus profond qui sommeille en toi ?

Je crois qu’il y a un peu des deux. Mais l’objectif premier était de lui rendre hommage et de me reconnecter avec lui. De me connecter, devrais-je dire. En effet, je n’ai pas eu l’occasion de le faire précédemment parce que sa maladie l’emprisonnait dans une carapace, d’une part, et je n’étais qu’un jeune adolescent, d’autre part.

J’étais moi-même un peu renfermé. On ne se rencontrait pas vraiment. Le désir de créer quelque chose qui puisse établir cette connexion était en moi depuis toujours. C’est ce qui m’a véritablement marqué. Je ne suis jamais parvenu à mettre des mots là-dessus. Je me suis donc demandé si j’allais écrire un court métrage, un texte ou me servir d’une autre formule… Et puis, au cours des dernières années, j’en ai conclu que la musique pouvait être le bon outil pour réaliser cet objectif. En prenant un peu de recul, afin de ne pas rester dans le littéral. Il ne s’agit pas de raconter l’histoire de mon oncle en détail, mais de le faire revivre à travers l’album. C’est thérapeutique aussi, quelque part. De quoi enlever le tabou qui existe toujours autour de la schizophrénie, maladie encore inconnue et ultra complexe. Chaque individu est différent et chaque schizophrénie est différente. Il n’y a aucune prétention de traiter la maladie d’un point de vue médical, mais de l’aborder sur le plan humain. Il faut pouvoir en causer ouvertement. C’est aussi une manière personnelle d’en parler en famille et d’ouvrir le dialogue.

Ne crains-tu pas de devenir, en quelque sorte, le porte-parole des malades mentaux ?

Ce n’est pas du tout mon intention. Je ne souhaite pas devenir le porte-parole des malades mentaux. Il faut le comprendre comme une marque de reconnaissance intime et personnelle. Si ma démarche peut libérer la parole ou si certaines personnes peuvent s’identifier et être touché d’une manière ou d’une autre, tant mieux. C’est un sujet que je voulais aborder, c’est tout. Je veux vraiment éviter d’être considéré comme un donneur de leçons.

En abordant des sujets aussi personnels, qui va finalement se retrouver sur les planches ? Mustii, l’artiste ou Thomas (Mustin), l’homme ?

Pour moi, c’est un peu les deux. J’aime reconnaitre qu’il s’agit de moi, exposant dix. Les émotions sont littéralement passées à la loupe. Il n’existe donc pas deux personnes distinctes. Que ce soit sur scène ou via le projet Mustii, je peux vivre mes émotions de manière décuplée. C’est l’endroit où je me sens le plus libre. Je peux exprimer mes opinions haut et fort et totalement les assumer. C’est vraiment lié à ma personnalité. Je ne joue donc pas deux personnages différents. Mais un seul, évolué, exposant dix. J’aime beaucoup cette métaphore.

De « 21st Century Boy » à « It's Happening Now », la musique est devenue plus électrique, mais en demeurant pop. Pourquoi ce changement de style ?

Je ne crois pas qu’il s’agisse d’un changement de style radical. Je parlerais plutôt d’évolution. C’est toujours un album pop. J’assume les références rock, new-wave et parfois j’adopte un son plus électrique. Il s’agit de sonorités dans lesquelles je baigne depuis que je suis tout petit. Il s’agit d’un retour aux sources, même si j’ai effectivement connu une phase électro pop au cours de laquelle j’en écoutais beaucoup. Ici, il y avait cette intention de revenir à ce que j’écoutais auparavant, grâce notamment aux vinyles un peu ‘rentre dedans’ et rageurs de mon père ; ce qui m’a fait du bien. Je ne veux surtout pas me cantonner à un seul créneau. Qui sait si le prochain album ne sera pas plus jazz ou hip hop ? Je considère la musique comme un outil. Je suis bricoleur et je teste.

Cet opus a-t-il été taillé spécifiquement pour le live ?

C’est un processus totalement inconscient. Je suis tellement attaché au ‘live’ et à la manière dont les chansons peuvent y prendre une autre dimension qu’il se déroule de manière naturelle lorsque je suis en studio. Effectivement, il a une dimension épique et un peu théâtrale qui se prête bien au terreau de la scène. Je ne réfléchis pas trop. Je crois que c’est tellement dans mon ADN. C’est ce que j’aime faire et pour moi, c’est une fin en soi. Un album est destiné à être transposé sur scène et partagé avec les gens.

« Give me a hand » lance un appel à l’aide, alors que la chanson, imprimée sur un tempo entraînant, est plutôt fédératrice…

C’était en effet le challenge que je me suis imposé dès le départ. L’idée était que je puisse revivre, à travers cet album, la vie de mon oncle et sa maladie. Sa vie était en dents de scie. Il a traversé tour à tour des moments d’euphorie, d’autres plus délicats mais également dangereux. Le disque devait suivre cette courbe et donc surtout ne pas ressembler à un encéphalogramme plat. Il fallait que je puisse rester dans le mouvement en permanence. Les chansons épousent ainsi tantôt un aspect rock et adolescent, tantôt une forme plus directe ou encore une veine plus club. Il recèle aussi des compos plus fragiles ou plus sensibles. Bref, des chansons à l’image de sa vie et de ses émotions. L’inspiration émane à la fois de mon imaginaire et des conversations que j’ai eues avec mon père. 

Tu as choisi la langue De Shakespeare pour interpréter tes chansons. Cette option est-elle liée à une quelconque stratégie d’exportation ou s’inscrit-elle simplement dans une culture musicale bien ancrée ?

Il s’agit purement d’un choix lié à ma culture musicale. Mais je ne suis pas fermé. Je pourrais tout aussi bien essayer de chanter en mandarin ou en allemand. Mais, vu la musique que je compose et la direction que j’ai prise, c’est ce qui me vient instinctivement. J’ai toujours baigné dans l’anglais. Mon meilleur ami est américain et reçu le concours d’une Londonienne talentueuse pur l’écriture. Elle s’appelle Ariana. Ce choix n’est donc pas lié à l’exportation.

Parfois les sonorités d’une langue sont liées aux compositions, au type de production. A vrai dire, c’est ce qui matchait le mieux avec le travail que j’ai produit ces derniers mois.

Tu continues à multiplier les casquettes artistiques. La musique est arrivée sur le tard. Quelle importance revêt-elle parmi l’ensemble de tes projets ?

Je fonctionne projet par projet. Je ne fixe aucune hiérarchie. Je vais retourner sous peu au théâtre et il me passionne tout autant. Ce sont des allers-retours en quelque sorte. Je me nourris de toutes les disciplines. J’aime l’idée que l’on puisse utiliser les outils et s’exprimer de plein de manières différentes.

Existe-t-il d’autres champs d’exploration dans lesquels tu aimerais t’essayer ? Comme la danse, l’écriture, la peinture, etc. ?

Je rêve de réaliser un court-métrage. C’est un projet auquel j’aspire depuis pas mal de temps déjà. Mais, il faut savoir que porter un projet et une équipe sur ses épaules demande un investissement de 3 à 5 ans. Ce n’est pas rien ! Mais clairement, j’en ai très envie.

Tes concerts sont toujours extrêmement théâtralisés, stylisés et millimétrés. Jouer un personnage à outrance, ne risque-t-il pas de dénaturer le naturel et la spontanéité du show ?

Justement, j’essaie au maximum d’éviter de m’installer dans la chorégraphie. Garder une place pour la spontanéité me paraît essentiel. Il faut qu’il y ait du risque et de la vie ; que chaque soir soit différent. Si j’aime effectivement donner une ossature au show, j’ai aussi besoin d’espaces de liberté pour pouvoir vivre et laisser la place à l’intuition. J’admire le travail opéré par Florence Welch (Florence and the Machine). Si effectivement chez elle, on peut distinguer le récit du show, elle demeure une prêtresse libre de ses actes et de ses mouvements. Lorsqu’on la regarde, on imagine que tout est possible. L’instinct et la spontanéité restent des sentiments auxquels j’essaie humblement d’accéder. Il s’agit d’un fil ténu entre l’aspect chorégraphique et l’aspect totalement libre. C’est d’autant plus vrai dans le style de musique vers lequel je m’oriente. Sinon, je ne vois plus l’intérêt.

Chacun de tes shows suscite beaucoup d’engouement. Lorsque tu te produis lors d’un festival, le public n’est pas nécessairement venu pour te voir et d’entendre. Il est parfois difficile de s’y faire une place lorsque l’artiste n’est pas la tête d’affiche. A titre personnel, je me souviens d’une prestation de Patrick Juvet au festival de Dour, recevant tellement d’insultes et de projectiles qu’il est resté une poignée de secondes sur scène avant de repartir. As-tu déjà ressenti une certaine hostilité ou des réactions virulentes à ton égard ?

Personnellement non. C’est aussi le travail du booker de te dénicher des dates là où tu as tout à fait ta place. Il doit pouvoir prendre la mesure des risques. J’ai eu de la chance jusqu’à présent car je n’ai pas vécu de retour négatif, même s’il peut arriver qu’un concert se déroule moins bien parce que je suis moins en forme ou carrément à côté de mes pompes.

Au tout début de ma carrière de chanteur, je me suis produit dans le cadre d’un festival à Mons où il y avait à peine trois personnes sur une grande plaine. C’était un peu particulier. Sinon, je ne me souviens pas d’avoir été victime d’animosité manifeste.

Je me rappelle également ce concert. Je figurais parmi ces trois spectateurs.  C’était en 2016… (rires)

C’était absurde. Ce festival était axé sur l’électro !

Tu travailles en compagnie de Tom Eerebout, un styliste anversois et grand ami de Lady Gaga. Comment s’est déroulée cette rencontre et pourquoi ce choix ?

Il s’agit d’une nouvelle collaboration. Pour réaliser ce nouvel album, je ressentais le besoin de m’entourer de nouveaux visages. C’est une manière de prendre des risques, d’éviter de se reposer sur ses lauriers. J’avais très envie de voir ce qui se passait de l’autre côté de la frontière linguistique dans l’univers de la vidéo et des visuels. J’estime qu’on ne crée pas assez de ponts avec la Flandre. J’ai découvert son univers sur Instagram. Non seulement il apprécie bosser sur des projets internationaux, mais aussi en compagnie d’artistes en développement. Le courant est immédiatement passé. Il aime les challenges. Nous allons travailler une silhouette aussi bien pour la tournée que les concerts.

L’artistique en général est un domaine dans lequel il est difficile de pouvoir se projeter sur le long terme car, il est très aléatoire. Cette crise sanitaire a entraîné des conséquences dramatiques et impactent encore aujourd’hui le monde culturel. Certains artistes ont besoin d’adrénaline pour avancer et finalement, quand on évolue dans l’incertitude la plus complète, la situation ne devient-elle pas plus excitante ?

L’incertitude et l’insécurité sont irrémédiablement liées aux métiers artistiques. En acceptant cette vie, je savais que j’y serai confronté. C’est ainsi que je vis et me sens le mieux. Je ne peux pas tout prévoir et tout tracer. Ce qui peut causer déceptions et frustrations. Mais, en même temps, c’est un moteur énorme en ce qui me concerne. Cette crise sanitaire reste anxiogène. Les artistes craignent en effet que les gens boudent les spectacles vivants, s’isolent ou ne partagent plus les choses ensemble. Ce serait évidemment catastrophique et j’espère vivement que les politiques pourront s’en rendre compte.

Tu as la chance de pouvoir exercer ton métier aussi bien en France qu’en Belgique. Sur le plan artistique, quels sont les points de convergences et de différences entre ces deux cultures ?

Je travaille en France pour le cinéma. Il s’agit d’une question à laquelle il est difficile de répondre. Je dirais que tout dépend des équipes. Je ne suis pas convaincu qu’il faille y voir des différences fondamentales. Cependant, il existe un vrai phantasme sur l’image du Belge et la belgitude. Du point de vue musical, je viens seulement de signer chez AEG, un gros booker. J’ai décroché une première date parisienne en avril qui devrait me servir de tremplin pour me produire en festival. C’est une chouette nouvelle. Les Parisiens sont un peu plus angoissés et stressés. Mais évitons de tomber dans les clichés faciles…

S’il y a un artiste belge qui est parvenu à s’exporter, c’est bien Stromae. La carrière d’un artiste passe inévitablement par la communication pour exister.  Il y a quelques jours, il a créé un véritable buzz médiatique en passant un dimanche soir au journal de TF1. Si les uns pointent le talent ce jeune Belge parti de rien, les autres stigmatisent cette prestation dénonçant une certaine connivence entre le monde artistique et journalistique et la perte ou à tout le moins, le manque d’indépendance qui en découle. As-tu vu cette interview ? Quel est ton avis sur le sujet en tant que non seulement jeune chanteur belge, mais aussi citoyen lambda ?

Ah, je n’étais pas au courant (rires). Personnellement, je trouve dommage qu’un tel ramdam se soit produit autour de cette prestation. Finalement, cette polémique cache la chanson, la thématique et l’interprétation.

J’ai vraiment été très impressionné, je dois le dire. Je préfère m’attacher au fond. Je ne suis pas un grand fan du journal télévisé de TF1. Il me parait plus opportun de consacrer dix minutes à un artiste que de voir certains reportages qui, à mon sens, ne sont pas toujours des plus réussis. Objectivement, cette prestation n’a cependant rien de dommageable par rapport à l’information. Cette affaire me dérange parce qu’on perd en substance le fruit de cette chanson. Je peux comprendre que certains s’offusquent parce que tout y était évidemment préparé. Et alors ? Après tout, plein d’autres artistes, comme les acteurs, franchissent les pas des journaux télévisés pour y faire leur promo. Il y a toujours un moment dédié à la culture. Stromae a parlé de son album et il a chanté. Où est le problème ? Au plus, il y a de la culture, au mieux c’est !

Nous allons bientôt te retrouver au cinéma, aux côtés de Pierre Deladonchamps et Camélia Jordana, dans ‘Vous n’aurez pas ma haine’. Une histoire relatant les attentats au Bataclan. Tu as aussi interprété, il y a quelque temps, le rôle de Patrick Dils qui raconte l’histoire et le fiasco judiciaire d’un homme injustement condamné pour le meurtre d’un enfant, puis relaxé. Ce sont des sujets graves, complexes et très délicats. On raconte que pour jouer ce genre de rôle, il faut véritablement s’imprégner de ces histoires. Comment parviens-tu à faire la part des choses et sortir indemne de ces rôles ?

Il faut prendre de la distance. C’est un travail. Tu rentres dans le personnage durant les séquences tournées, mais il faut pouvoir en sortir. A vrai dire, j’ai un peu de mal avec le mythe de l’acteur qui incarne son rôle en dehors du tournage. Justement, le propre de l’acteur est de jouer à l’instantané, juste au moment où on lui demande. C’est la performance qui prime plus que tout. L’interprétation peut effectivement laisser des souvenirs, des émotions. Il y a des rencontres qui sont marquantes. En revanche, le rôle en lui-même n’existe que le temps du tournage dans la journée. Il ne doit pas te hanter. C’est beaucoup plus sain sinon tu deviens fou. Je ne pense pas que l’acteur a pour vocation de devenir fou. Il faut pouvoir se protéger. C’est un métier au cours duquel la fragilité et la sensibilité sont exposées. Et il faut être capable de conserver cette forme de distance.

Plus anecdotique, ton obsession pour les ‘Babybel’ est-elle toujours d’actualité ?

Parfaitement ! D’ailleurs, juste après notre conversation, je vais aller m’en ouvrir un (rires). C’est justement à cette heure que je les mange habituellement. Il s’agit peut-être de ma plus grande emprise…

Y a quand même pire comme vice finalement…

Oui, bien sûr (rires). C’est quand même un peu gras, je dois donc faire attention… (rires)

Nouvel album « It's Happening Now », paru ce 21 janvier 2022


 

Bryan’s Magic Tears

Vacuum sealed

Écrit par

« Vacuum sealed » constitue le troisième elpee de Bryan’s Magic Tears, un quintet parisien drivé par Benjamin Dupont, aka Dame Blanche. Et dès les premières notes, on est plongé dans un savoureux bain électrique dont les fragrances rappellent My Bloody Valentine (« Loveless »), The Jesus & Mary Chain » (« Psychocandy »), Primal Scream (« Screamadelica » et The Stone Roses (« The Stone Roses »).

Depuis l’audacieux et orageux « Greetings from spaceboy » aux 9’ de « Superlava » à la construction en crescendo et au motif imparable, en passant par « Excuses », un morceau qui bénéficie d’une jolie mélodie et que chante Lauriane (c’est également la préposée à la basse !), le dense « Sad toys », qui navigue quelque part entre J&MC et Blood Red Shoes, et dont les percus accentuent le climat mystérieux, le très ‘madchester’ « Tuesday (Bye Molly) », la dream pop langoureuse « Always » et un « Incipit » plus offensif, mais caractérisé par des cordes de guitare cristallines et pimenté d’un filet d’orgue vintage, sans oublier le vertigineux « Pictures of you », chanté en duo avec Guillaume Rottier (NDR : le batteur de Rendez-Vous), les morceaux s’enchaînent parfaitement et se dégustent d’une traite.

Savoureux !


 

José Gonzales

Local valley

Écrit par

Il aura fallu attendre plus de six ans avant que José Gonzalez ne se décide à donner un successeur à « Vestiges & Claws ». Six années durant lesquelles le Suédois a assis un peu plus sa notoriété aux quatre coins du globe en multipliant les prestations et les projets (notamment des bandes originales de film).

« Local Valley » constitue son quatrième elpee. Armé d’une sèche, le songwriter nous y livre une folk dépouillée, bucolique et introspective dont il a le secret. Rien de révolutionnaire dans sa musique mais beaucoup de savoir-faire et surtout de dextérité à la six-cordes. Il assure la qualité sur la continuité. Une singularité, quand même : Gonzalez chante en trois langues (espagnol, anglais, suédois) révélant ainsi plusieurs facettes de son identité. Sur plusieurs titres, on décèle quelques touches orientales, à l’instar de « Head on » ou « Valley Local », deux pistes qui ne sont pas sans rappeler des formations touaregs telles qu’Imarhan ou Tinariwen. Aussi pour nous récompenser de ce temps d’attente sans album, José Gonzalez a replongé dans sa discographie antérieure pour remettre au goût du jour « Line of Fire », un ancien morceau composé avec son comparse de Junip, Tobias Winterkorn. 

Si tout comme votre serviteur, vous tombez sous le charme de ce long playing, sachez que José Gonzalez se produira à l’Ancienne Belgique le 25 avril 2022.


 

Delwood

Delwood

Écrit par

Les frangins Julien et Grégory Dubois ont donc décidé de remonter un groupe ensemble, comme à l’époque de Coastline Truckers. Ce qui ne les empêche pas de poursuivre leurs aventures au sein de Taifun et Frank Shinobi.

Pour enregistrer cet elpee éponyme, outre Alexandre Brüll (Black Sun Act, Esope) aux drums et Vincent Oury aux synthés et samples, le tandem a reçu le concours du saxophoniste/clarinettiste Clément Dechambre (The Brums) et du violoniste Damien Chierici (Dan San). Enfin, la mise en forme a été confiée à Boris Gronemberger (Castus, Françoiz Breut, River Into Lake, V.O., Françoiz Breut, etc.).

Caractéristique principale de Delwood, la présence de deux basses que se réservent les deux frères. Mais ils s’en servent également comme des guitares, en alternant ou complétant leurs interventions ; assurant aussi bien la rythmique, les arpèges, les riffs que les effets. Ce qui donne une tonalité particulière à l’expression sonore, un peu comme chez Girls Against Boys, une référence confirmée par la voix rocailleuse du ‘lead singer’. Des références, on en rencontre de multiples ; dans le désordre : Modest Mouse, dEUS, Beak, Cabaret Voltaire, le Genesis de Peter Gabriel, le Mercury Rev originel et la liste est loin d’être exhaustive. Ainsi, l’emphase vocale au début de « A house in a corridor » semble calquée sur celle de Simon Huw Jones (And Also The Trees), alors que sur « The sound of victory », des slogans sont scandés, comme chez Warmduscher. On a même droit à des riffs bluesy en intro de « Estáticos », au sein d’un climat qu’on pourrait alors qualifier de fiévreux...

Car complexe et contrastée, la musique de Delwood se nourrit essentiellement d’indie et de math rock, de jazz, de prog et même d’électronique y compris de samples. Et pourtant, malgré cette complexité, une mélodie parvient toujours à remonter à la surface.

Un album fort intéressant, même s’il n’est pas facile à assimiler. 


 

Curse of Lono

People in cars

Écrit par

Felix Bechtolsheimer, c’est le chanteur/guitariste et compositeur de Curse of Lono, une formation londonienne, dont le patronyme est emprunté au titre d’un bouquin de Hunter S. Thompson.

Felix a vécu une dernière année calamiteuse. Au beau milieu de la pandémie, son père, son oncle et sa petite amie sont décédés. Et fatalement, les compos du nouvel elpee expriment des sentiments de tristesse, de chagrin, de mélancolie et d’angoisse. Surtout ses textes. Des textes qu’il interprète d’un baryton ténébreux, lyrique, un peu à la manière de Matt Berninger (The National) ou alors de Chris Rea.

Pour enregistrer cet opus, Felix a un peu fait cavalier seul, même s’il a reçu le concours de quelques invités parmi lesquels figurent son fidèle collaborateur Oli Bayston (Spiritualized, Teleman et Boxed In, dont il est le leader) à la mise en forme ainsi que de l’ingénieur du son Iain Berryman (Florence + The Machine, Goldfrapp, Arcade Fire, Kings of Leon, Wolf Alice).

Enfin, le titre du long playing (« People in cars », édité en 2017) est également celui du livre de photos signés Mike Mandel, un album qui révèle des personnages shootés à travers les vitres de voitures, à un carrefour de Los Angeles, en 1970.

Si la musique de Curse of Lono puise ses sources dans l’alt country –et l’utilisation de la pedal steel y est certainement pour quelque chose– on y décèle également et régulièrement des traces de blues, et notamment à travers les riffs de gratte. Mais l’ensemble de cet LP baigne au sein d’un climat généralement atmosphérique, le final « Time slipping » (9’ quand même) se distinguant par ses couches de claviers qui naviguent vers l’infini à l’écoute de confidences oratoires. Et si le piano guide indolemment la plupart des ballades, l’expression sonore est épisodiquement et judicieusement traversée d’interventions de violoncelle et discrètement enrichie d’une voix féminine ; en l’occurrence celle de Tess Parks. Lascive, elle donne même la réplique à celle presque morbide, lugubre, de Felix, sur « So damned beautiful ».

Le disque recèle quand même l’une ou l’autre piste offensive, à l’instar de « Think I’m alright now » et surtout de « Buy the ticket, take the ride », une piste hantée par l’histoire de feu Gilles Bertin, le bassiste de Camera Sirens (à l’époque, il était taxé de Sid Vicious français). Coupable d’avoir braqué une banque et longtemps en cavale, il sera condamné par contumace.

Bref, un album de bonne facture, dont les compos semblent déchirées entre une vision sombre (les lyrics) et paradoxalement empreintes d’une mélancolie douce (la musique) …


 

Ilitch

White light

Écrit par

Après s’être investi dans plusieurs projets, dont celui partagé en compagnie de Pepe Wismeer pour « L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever », Thierry Müller a décidé de relancer Ilitch, une formule qu’il n’avait plus explorée depuis 2010.

Ce concept album pose une réflexion sur le temps qui passe et ses conséquences sur le vieillissement de l’être humain ; et notamment sur la maladie et la perte de mémoire. Plusieurs plages et notamment « La danse des neurones », « Stop fighting in my brain », au cours de laquelle les envolées au mellotron frôlent l’univers du King Crimson circa « Islands », « Se souvenir d’oublier » et la « La danse des neurones », que tourmente des cuivres angoissants, abordent probablement ces sujets. Mais c’est surtout « White light » (NDR : il n’y manquait plus que la chaleur d’une même couleur, et on aurait pu évoquer le Velvet Underground !) qui concentre ces différentes thématiques…

On épinglera encore « You smoothing voice », une plage qui baigne au sein d’un climat semi-électronique, semi-symphonique et puis le curieux « Serenity bug ». La guitare électrique y est jouée en picking alors qu’à plusieurs reprises c’est vers « The end » des Doors que l’expression sonore s’enfonce…

Thierry se réserve la guitare, la basse ainsi que les claviers (synthés, piano, mellotron), sans oublier les quelques parties vocales et tout ce qui touche à l’électronique. Il est épaulé par un trompettiste, un saxophoniste, une violoniste et une harpiste.

Dans sa musique, on retrouve ses influences majeures : depuis Phillip Glass à Terry Riley, en passant par Robert Fripp et Brian Eno. Le spectre de ce dernier rôde ainsi tout au long de la ballade « Se souvenir d’oublier » ainsi que la première partie de « Avant que mon cercueil ne se transforme en citrouille », mais lorsque les oscillations électroniques s’effacent, c’est pour laisser la place à un rock instrumental bien rythmé…


 

Julien Doré

Aimée encore

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Fort d’une popularité croissante depuis sa participation et sa victoire à l’édition de la Nouvelle Star en 2007, Julien Doré s’investit de temps à autre auprès d’œuvres caritatives.

Pour la circonstance, l’association des blouses roses (qui intervient auprès d’enfants, d’adultes hospitalisés ou encore de personnes âgées en EHPAD) profite de la starisation de l’artiste pour la vente d’une réédition de l’album « Aimée », le cinquième du nom, dont l’intégralité des bénéfices lui seront reversés.

Bien plus qu’un copié/collé, puisque cet opus sobrement (ré)intitulé pour l’occasion « Aimée encore », histoire de faire peau neuve, nous réserve quelques (belles) surprises, soit neuf titres supplémentaires dont quatre inédits et cinq versions acoustiques.

Parmi les nouveautés, on épinglera « Larme Fatale», en duo avec Eddy de Pretto, sa suite, « Larme Fatale II », « Pesto », mais surtout le sublime « Oe to oe rima ». Ecrit par Henri Hiro et composé par Bobby Holcomb, il est interprété en haïtien.

Doré nous accorde également des versions acoustiques de « La Fièvre », « Nous », son célèbre « Kiki », caractérisé par ses chœurs d’enfants, « WAF » et enfin « L'île au lendemain », qui bénéficie du concours de Clara Luciani. Des adaptations new-look qui ont de quoi surprendre, mais surtout apportent un second souffle à des chansons qui ont rencontré un succès d’estime.

De nombreuses collaborations, il en sera encore question puisqu’outre Caballero & JeanJass, Simone&Jean-Marc, une jeune artiste nommée Silda, découverte sur le Net pour sa reprise de « Nous » au cours de laquelle elle se sert pour seul instrument d’une kalimba (caisson de résonance en bois surmonté de lamelles de fer), s’offrira le luxe d’un duo exceptionnel. Probablement une des meilleures plages de ce format.

Si ce disque ne révolutionnera pas le genre, il reste malgré tout un plaisir d’écoute. Un patchwork de compositions aussi légères que dansantes. Et si Doré a fait de l’écologie son cheval de bataille, le propos dans ses chansons reste davantage idéologique.

En effet, l’idée de la transmission de génération en génération est littéralement la genèse de cet exercice stylé. Pas un hasard donc que le titre ait été choisi en hommage à sa grand-mère largement centenaire.

Si les esprits les plus critiques pointeront l’angulaire faussement philanthropique ou le prétexte fallacieux de l’initiative, JD est avant tout sincère avec lui-même et son public. Vingt titres bruts, sans artifices, généreux et condensés de son prisme artistique.

Il s’invente un sens à la vie et se réinvente en proposant quelques oscillations hautes en couleur sur ce grain de voix chaleureux, légèrement éraillé, très caractéristique de l’artiste.

Bref, un disque qui symbolise l’entraide, le partage et l’amour. Rien que ça, par les temps qui courent, mérite d’être applaudit des deux mains.


 

Beech

Artifact

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Beech, c’est le projet de Kristof Souvagie, un Alostois également actif chez la formation post punk The Mary Hart Attack. A ce jour, le groupe avait gravé un Ep. Baptisé « Gazer tapes », il était paru en 2018.

« Artifact » constitue donc le premier elpee de Beech, un disque au cours duquel, hormis la batterie pour « A big surprise », Souvagie se réserve tous les instruments. En live, il est quand même soutenu par un batteur, un bassiste et un guitariste.

Si les mélodies sont accrocheuses dans l’esprit de Nada Surf voire de Teenage Fanclub, musicalement, les références sont à aller chercher du côté de Built To Spill, Gandaddy et Pavement, même si « Scare a soul » libère une charge émotionnelle comparable à celle que dispense Robin Proper Sheppard chez Sophia.

Un album vraiment agréable à écouter.


 

Dummy

Mandatory enjoyment

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Issu de Los Angeles, Dummy a été fondé en 2018. Après avoir publié deux Eps, le quintet nous propose son premier elpee. Un disque qui doit autant au shoegaze, au psychédélisme, au krautrock, à la new age qu’à l’avant pop dans un style que la formation a baptisé drone pop.

A l’écoute des premiers morceaux cet LP, on pense d’abord à Stereolab. A cause de la voix d’Emma Maatman, aussi laconique que celle de Laetitia Sadier. Puis de Swervedriver. Surtout lors des passages les plus noisy. Faut dire que le line up implique deux gratteurs. Qui se déchaînent sur le final de « Daffodils », en s’enfonçant dans l’univers sonore de Yo La Tengo… lorsqu’il entre en expansion. Le psychédélisme est essentiellement entretenu par les claviers d’Emma, dont les sonorités nous replongent dans l’univers du Floyd, circa « The Piper at the Gates of Dawn ». Et le tout est saupoudré d’effets tantôt cosmiques ou électroniques, à l’instar de l’enlevé « Final weapon » au cours duquel des droïdes ont peut-être été invités. C’est une des trois pistes les plus enlevées de l’opus qui figurent en début de parcours.

Le long playing s’achève par « Atonal poem », une plage davantage ambient, rythmée par les interventions du xylophone et dont la fin de parcours est enrobée de chœurs vaporeux…


 

C’est chaud pour Warmduscher…

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Le quatrième elpee de Warmduscher paraîtra ce 1er avril 2022. Intitulé « At The Hot Spot », il a été produit par Joe Goddard et Al Doyle de Hot Chip. Un disque annoncé comme croustillant à l'extérieur et doux à l'intérieur qui récupère l'énergie rauque que Warmduscher a solidifiée sur leur album » Tainted Lunch » et l’a accommodée au funk des années 80, mais en plus lustré.  

Issu de cet opus, le single « Fatso » est en écoute ici

 


 

Un Smile pour Thom Yorke, Jonny Greenwood et Tom Skinner…

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 The Smile, c’est le nouveau supergroupe réunissant Thom Yorke et Jonny Greenwood de Radiohead ainsi que Tom Skinner de Sons Of Kemet. Il vient de publier un nouveau single, "You Will Never Work In Television Again", et il est en écoute

Le titre, accompagné d'une vidéo lyrique (réalisée par Duncan Loudon), a été entendu pour la première fois lors du show secret du groupe dans le cadre de l'événement Live At Worthy Farm de Glastonbury l'année dernière. Il s'agit de la première sortie officielle de The Smile, produite par Nigel Godrich.

The Smile accordera trois concerts consécutifs en l'espace de vingt-quatre heures, au Magazine London, les 29 et 30 janvier. Les trois spectacles, qui se dérouleront devant un public assis, seront également diffusés en temps réel par livestream.

Pour plus d’infos :

http://www.thesmiletheband.com


 

David Bowie avant « Space Oditty »…

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David Bowie souhaitait voulait remettre en lumière sa période pré « Space Oddity ». Il a donc dépoussiéré « Can't Help Thinking About Me » après trente ans. Au début de l'année 2000, Bowie et Mark Plati ont dressé une liste de chansons qu'ils voulaient réenregistrer de la période 1964-1971. Et ils sont rentrés en studio avec le reste du groupe pour enregistrer ce « TOY ».

Bowie avait l'intention de sortir l'enregistrement immédiatement, mais malheureusement le concept de l'album surprise en était encore qu’à ses débuts à l'époque, et il a donc fallu encore attendre vingt ans avant qu’il ne sorte. L’opus est disponible depuis ce 26 novembre 2021.


 

L’esprit largement ouvert de Blaudzun…

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Blaudzun, c’est le projet du chanteur-compositeur Johannes Sigmond. Ce natif d’Arnhem, au Pays-Bas, a sévi au sein de différents groupes avant d’embrasser une carrière solo, en 2006. Son nouvel opus, « Lonely City Exit Wounds », paraîtra ce 21 janvier 2022. En attendant, il nous en propose son nouveau single, « Wide open ». Johannes avait commencé à bosser sur cette chanson, il y a plus de 10 ans, mais il n’avait jamais pu la terminer correctement. En travaillant sur le nouvel album, il a décidé de la remettre sur son ouvrage et le résultat est en écoute

Blaudzun se produira en concert

17/03/2022 De Kreun, Courtrai

19/03/2022 Ancienne Belgique, Bruxelles

08/04/2022 Trix, Anvers


 

Francis Cabrel

Trobador Tour (Live)

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Françis Cabrel nous offre un bien bel album immortalisé lors de sa tournée ‘live’ baptisée ‘Trobador Tour’.

Sorti le 3 décembre 2021, il est disponible en double CD, accompagné d’un livret 36 pages ou en quadruple vinyle.

2h30 de tubes tels que « Sarbacane », « Je l’aime à mourir », « Te ressembler », « Leïla et les chasseurs », « Des hommes pareils », « Octobre », « Les murs de poussière », « Petite Marie », « Encore et encore », « La robe et l’échelle », « La Corrida », « Hors-saison », « La dame de Haute-Savoie », « Les chevaliers cathares » …

L’opus recèle 31 titres dont 3 bonus studio à découvrir : « Jusqu’aux pôles - version alternative » et 2 titres inédits, « Quoi dire ? » et « Pour me faire peur ».

On retrouve la fraîcheur de sa voix du sud et de sa musique folk.

Ses textes touchent toujours autant le cœur et l’esprit.

Pas de révolution ici mais ses interprétations sont renouvelées, affinées, et les arrangements ‘live’ permettent de redécouvrir ses titres avec une nouvelle oreille pour notre bonheur.

La pochette de ce nouvel elpee nous interpelle. La représentation d’un arbre illuminé sur une toile transparente bloque un chemin sur lequel sont déposés les instruments. Au-delà, un décor naturel, un coucher de soleil aux couleurs chaudes et apaisantes.

Y aurait-il un message pour la suite ou non de ses aventures ?

Méthode Chanson

 


 

Kyo

La Part des Lions

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Après plus de vingt années passées à parcourir « Le Chemin », Kyo se réinvente le temps de douze compos pour se tailler « La part des Lions ».

Phénomène pop/rock des années 2000, le groupe a rencontré le succès auprès des jeunes adolescents en publiant une flopée de tubes comme « Dernière Danse » ou encore « Contact ».

Disparu des ondes en 2007, il ne vaudra sa résurrection que sept ans plus tard grâce à un percutant « Le Graal ».

Ce 6ème album constitue un retour aux fondamentaux rock, quasi quatre ans jour pour jour après la sortie de « Dans la peau ». Avec, pour résultat, un son plus brut, sans fioriture et aux arrangements minimalistes dans le but de mettre en exergue le volet organique des instruments et donner davantage d’amplitude aux compos.

Et ce n’est pas le seul changement de direction puisque le batteur orignel, Fabien Dubos, a cédé sa place à Jocelyn Moze (Empyr), rejoignant ainsi Benoît Poher, Nicolas Chassagne et Florian Dubos.

« Margaux, Omar, Marlow », les trois personnages centraux à la destinée scellée, constituent le fil rouge d’une fresque moins autocentrée et plus joyeuse que ce que le combo nous a habitués jusqu’alors.

Un nouveau format qui fait la part belle à des chansons incisives et instinctives telles que « Mon Epoque » qui résonne étrangement dans un contexte d’énième crise sanitaire ou encore « Paris », qui relate les attentats du 13 novembre 2015. Mais pas que, puisque le combo prend la peine de proposer une parenthèse plus légère à travers « Mon immeuble » qui charrie son lot de commérages.

L’enregistrement ayant été réalisé à Bruxelles, Alice On The Roof s’est invitée pour poser son grain de voix singulier afin de conjurer sa « Comète ». Comme une évidence !

Kyo propose ici un disque à la signature reconnaissable, un renouveau dans la direction artistique ainsi que de la précision dans le travail d’écriture et de réalisation.

Le résultat final reste foncièrement pop et sans grandes surprises. Si la maturité semble acquise, il en faudra un peu plus pour aller au-delà de la « Kyosphère ». Dommage, vu l’énergie déployée ! 


 
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