Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Thomas Frank Hopper

Un disciple de Ben Harper…

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Ce sera le dernier concert limité à 50 spectateurs au Zik-Zak, à Ittre. Bientôt, il ne faudra plus rester assis par bulles, présenter un CST pour accéder à la salle et porter un masque lorsqu’on se déplace.

C’est la sixième fois que votre serviteur assiste à un concert de Thomas Frank Hopper. Né à Bruges, Thomas Verbruggen, aka Thomas Frank Hopper, est également le chanteur le Cheeky Jack, une formation responsable d’un seul elpee à ce jour, « Black Sheep », paru en 2014. En solo, Thomas a gravé deux Eps, « No Man’s Land », en mars 2015, « Till The Day I Die », en 2019, ainsi qu’un premier elpee, en 2021, « Bloodstone ». Ce soir, Thomas Frank Hopper est soutenu par le guitariste Diego Higueras, le bassiste Jacob Miller, le drummer Nicolas Scalliet et, c’est une nouveauté, un préposé aux claviers.

Le set d’ouvre par le titre maître de son album, dont il va nous en réserver de nombreux morceaux. Mais également quelques compos qu’il n’a jamais interprétées en ‘live’. Il raconte qu’il a vieilli (comme tout le monde) et signale qu’il faut profiter du moment présent, parce qu’il est unique. Et qu’il ne faut pas oublier de prendre du bon temps.

Dans sa musique on ressent, parmi ses influences, celles du Led Zeppelin (et pas seulement à cause de sa voix qui rappelle celle de… Robert Plant) de John Butler et de Jack White. Faut dire que sa musique est fondamentalement blues/rock.

Thomas Frank Hopper prend de plus en plus d’assurance sur les planches. Il passe avec une facilité déconcertante de la gratte électrique à la steel guitar qu’il joue assis, à la manière de Ben Harper. Son bootleneck y glisse naturellement, que ce soit à la lap steel ou en slide. Quand il s’arme d’une sèche, c’est en solitaire ; le public est alors particulièrement attentif et on n’entendrait pas une mouche voler.

Sa musique est particulièrement ancrée dans les 70’s, et l’utilisation d’amplis vintage ainsi que de synthés qui reproduisent els sonorités d’un orgue Hammond ?) accentuent cette impression. Le lightshow devient aveuglant lorsque les guitares se chargent d’intensité maximale.

On épinglera quand même « Come Closer », un morceau qui, à la fois, remue vos tripes et caresse vos tympans. A vous flanquer des frissons partout !  

Un excellent concert qu’il aurait été agréable de savourer dans la salle, pleine à craquer, dans l’esprit du blues/rock… A conseiller vivement, si vous êtes fans de Ben Harper.

Thomas se produira en supporting act d’Eiffel au Botanique, le 13 avril 2022. Si vous adorez Ben Harper, ne le manquez surtout pas ! D’autant plus que sur les planches, le groupe déménage littéralement. Votre serviteur, en tout cas, est convaincu de son talent…

Setlist : « Bloodstone », « Tales From The Rail », « Into The Water », « Crazy Mojo », « Cold Meat », « Change », « Mad Vagabond », « Dirtylicious », « Come Closer », « The Sinner », « Mississippi », « Bad Busines », « Savages », « Thousand Suns », « Whipping Boy », « SBMSB », « Till The Day I Die ».

Organisation : (Rock Nation et Zik-Zak)

(photos Philippe Ruelle ici)

 

L’existentialisme de The Rapports…

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Plutôt usine, vestiaires et blouses de travail ? Ou amplis, projecteurs et guitares ?

The Rapports répondent ‘les deux mon capitaine !’, et dans son nouveau clip « Wanna be » le groupe originaire de Brighton nous confesse son rêve de gloire style rock star au milieu de chariots élévateurs, tapis roulants et cartons, toujours sur fond de pur indie rock made in UK !

Le clip de « Wanna be » est à découvrir ici

 

Le Quintana Dead Blues eXperience à fond la caisse…

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Comme d’habitude, seul sur scène, une guitare poussée à fond et sa vieille GrooveBox Roland MC 909, Piero Quintana revient avec un nouveau single.

Depuis toujours grand amoureux des boîtes à rythmes vintage, il a voulu davantage de son organique pour ce titre afin d’accentuer son infatigable côté sauvage. Le résultat est plus rock et incisif ; ça frappe fort et surtout en pleine face.

Un nouveau single pour une nouvelle dimension, un ensemble qui accélère au fil des projets sans jamais changer de trajectoire.

Sublimé par le clip réalisé par Jessy Nottola, "Go Ahead !" libère une puissance surprenante et il est disponible

 

 

Whispering sons

L’ombre du Covid planait peut-être encore sur l’AB…

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Enfin un concert sans masque ni distanciation sociale. Le CST est encore de rigueur, mais il ne devrait bientôt plus être réclamé à l’entrée. Ce soir, l’AB accueille Whispering Sons, et la salle est bourrée comme un œuf.

Whispering Sons (trad : les fils chuchotants) sont issus de la Province du Limbourg. Les lauréats enfumés de l’édition 2016 du Humo’s Rock Rally ont publié, l’an dernier, un second album. Excellent par ailleurs. Un opus qui nous replonge dans les cryptes musicales sombres des eighties. Son cocktail de cold wave, post punk et shoegaze est pimenté par le baryton ténébreux de Fenne Kuppens. Au fil du temps, la formation s’est forgé une belle notoriété sur la scène indie ; ce qui lui a permis de se produire à Paris, et notamment au défilé de Raf Simons. Naomi Campbell est même venue féliciter les musiciens. Nominé en 2018, pour trois MIA, le combo s’est produit dans le cadre de l’édition 2019 du Rock Werchter, et il est de nouveau à l’affiche, cette année…

Le supporting act est assuré par Teen Creeps, un power trio gantois responsable de deux Eps et de deux albums, à ce jour, dont le dernier « Forever », est paru l’an dernier.

Le set est particulièrement énergique. Manifestement, sa musique est influencée par la scène alternative américaine ; depuis, Dinosaur Jr à Sonic Youth, en passant par Nirvana (donc Foo Fighters) et Metz, même si ce dernier band est canadien. Mais il le bon goût de traiter l’ensemble, sous une forme contemporaine. L’efficacité du drumming, le bourdonnement enivrant de la basse et les envolées de la guitare se fondent en une expression sonore à la fois intense et percutante. Dommage que le public soir resté aussi statique…

A revoir dans le cadre d’un festival, et pourquoi pas aux Lokerse Feesten… (voir notre section photos ici)

Les cinq musicos de Whispering Sons grimpent sur l’estrade. Outre Fenne Kuppens, la chanteuse, il implique un guitariste, un bassiste, un drummer et un claviériste. Fenne est vêtue d’une chemise bleu ciel, à longs pans, ainsi que d’un pantalon et d’une veste de couleur bleu pétrole, adornés de motifs ésotériques.

On remarque la présence du logo du dernier elpee, projeté sur un écran, à l’arrière-plan, alors que constitué de leds, le light show va passer régulièrement du rouge au bleu, et inversement.

Ce qui frappe d’abord, c’est ce baryton sombre, caverneux et envoûtant de Fenne, qui semble parfois sortir des rives du Styx.

A deux reprises, le guitariste s’installe derrière les ivoires pour soutenir sa voix, lors de chansons plus paisibles, mais déchirantes. Des claviers qui semblent d’ailleurs bien plus présents dans la musique de Whispering Sons.

Dès le début du set, la musique baigne au sein d’un climat gothique.

« (I Leave You) Wounded » fascine et intrigue à la fois. Sauvages, les riffs de gratte électrisent « Heat » et « Visions ». Fenne hurle sa « Vision » tourmentée de l’existence. « (I Leave You) Wounded » adopte un profil davantage électro, alors que « Screens » s’enfonce dans l’indus.

L’ambiance devient carrément sépulcrale tout au long de « Satantango », alors que plutôt brefs, « Surface » et « Aftermath » sont relativement dépouillés.

Dernier titre de la prestation, « Surgery » monte progressivement en intensité et entre alors dans une sorte de frénésie

En rappel, le band attaque « Tift », le dernier single sorti il y a quelques jours. Une compo dont le climat oscille de Joy Division à Portishead en passant par Placebo, Idles, Fontaines D.C. et Shame, démontrant que sa musique a évolué depuis 2013, année de sa formation.

Un excellent concert auquel le public s’est montré un peu trop mou, au goût de votre serviteur. Bon, maintenant, il est vrai si Fenne a de la présence sur scène, elle manque encore de pétulance. Et puis, le style musical, ne s’y prête probablement pas. C’est un choix ! Mais quand même, certains morceaux auraient mérité de voir se déclencher des pogos ou même du crowdsurfing. L’ombre du Covid planait peut-être encore sur l’AB… (voir notre section photos )

Setlist : « Dead End », « Heat », « Got A Light », « White Noise », « (I Leave You) Wounted », « Performance », « Vision », « Seasons », « Flood », « Surface », Hallow », « Aftermath », « Santantango », « Surgery ».

Rappel : « Tift », « Alone », « Waste »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Le parasol d’Alexandre Delano

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 Après avoir publié six albums au sein du groupe The Delano Orchestra, dont il est le leader et le chanteur, accompagné l’aventure ‘Babel’ de Jean-Louis Murat, Alexandre Delano se livre à l’écriture d’un second album en français.

Alexandre Rochon est compositeur, musicien et vidéaste. Après des études de droit du patrimoine historique et culturel, il fonde en 2006 le label Kütu Folk Records (rebaptisé Kütu Records début 2015), dont il devient le directeur artistique. 

De 2006 à 2013, il publie cinq albums avec son groupe The Delano Orchestra, formation folk/rock clermontoise et raffinée, aux compositions d’une telle élégance qu’elles seront aisément rapprochées des maîtres du genre comme Elliott Smith, Sparklehorse, Sigur Rós ou encore Flotation Toy Warning.

En janvier 2012, un article du Monde place Alexandre Rochon parmi les ‘50 faiseurs de culture en France’ et lui dédie un portrait. Parallèlement à son activité musicale, il développe un goût prononcé pour la vidéo et réalise des projets d’envergure. Il tourne et monte une vingtaine de clips, remarqués en sélections de festivals de films.

Après une première expérience individuelle dans la langue de Molière sur l’elpee “Eau” (2015) qui a reçu une excellente critique dans la presse, un nouveau chapitre s’ouvre aujourd’hui grâce à “Ven ven ven”, toujours en français dans le texte. Un disque intimiste, souvent chanté à deux voix, délicatement arrangé par les musiciens du Delano Orchestra. Dans ce recueil de chansons, les ambiances et les paysages s’ancrent et captivent, tandis que les ondes et rythmiques électroniques s’invitent au creux de cet univers traditionnel, champêtre et folk. On retrouve avec plaisir quelques éléments de la palette Delano (notamment les parties de cuivres et de cordes, toujours captivantes), mais en y découvrant de nouvelles couleurs, plus intimes et spontanées, qui confèrent à ces chansons une fraîcheur inédite.

Avant de reprendre le sentier des plages, une occasion de raviver le souvenir des premiers émois sur le sable chaud. Sous son « Parasol », extrait aussi sensuel qu'ensoleillé, Alexandre Delano nous berce d'une vague de douce nostalgie en super 8.

A découvrir ici

 

(Thisis) Redeye seul, au milieu du désert…

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"Desert Eyes", chanson-titre du dernier LP de "(Thisis) Redeye", a été ré-imaginée à la fois musicalement (jouée live, en groupe, sans retouches, énergique et psychédélique) mais aussi visuellement, les bobines super 8 du clip original tourné dans le désert de l’Ouest américain ayant été confiées à Simon Guiochet pour une relecture poétique et onirique du film.

Reprenant l’histoire de ce personnage qui va se perdre au sein du désert dans une quête intérieure, à la manière du Edward Abbey de "Désert Solitaire", Simon a recréé des images traduisant ce voyage intérieur, assemblant comme un puzzle son ‘remix’ du film, en suivant la montée hallucinatoire du morceau.

En appliquant de la peinture directement sur de la pellicule et en manipulant en direct plusieurs projecteurs, il a effectué des surimpressions, ajouté des objets devant les objectifs, ralenti certaines images, etc. pour communiquer une vision irréelle et sensible à la version ‘vivante’ du morceau.

Le titre inédit “Lay Me Down” a été composé comme une dérive sensorielle, une rêverie musicale, qui laisse le groupe s’exprimer et explorer de nouveaux territoires, tant dans la mélodie voix guitare du début du morceau que dans son crescendo inexorable de fin. Ce morceau donne son titre à l’Ep. Et la prise ‘live’ de ce titre est à découvrir

 

Olivier Rocabois vise haut…

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Auteur-compositeur-interprète, chanteur et multi-instrumentiste autodidacte, Olivier Rocabois est né du côté de la Bretagne, terre musicale s’il en est ! Élève plutôt doué mais turbulent, il abandonne ses études de droit et d’histoire pour se consacrer à sa passion : la pop anglo-saxonne des Beatles et de leur descendance.

Il monte une myriade de groupes à Rennes puis à Paris, dont le projet ALL IF, en 2008.

Nourris au songwriting protéiné d’albums cultes ("Ram" de Paul McCartney, "Giant Steps" des Boo Radleys, "The Soft Bulletin" des Flaming Lips, "The Love Below" d’Outkast, etc.), ces sorciers du puzzle mégalo-pop, fans absolus du David Bowie transformiste des 70’s, délivrent alors leur set d’un classicisme insolent. Un orchestre de poche au service de compositions baroques sous influence Beatles / Beach Boys / Divine Comedy. Jamais avare de mélodies raffinées et d’arrangements luxuriants, le groupe offre également sur scène des prestations assez jouissives, mêlant grand élan populaire (on pense à Dexy’s Midnight Runners) et élégance. Le combo publie l’album "Absolute Poetry", en 2017.

Finis les pseudonymes et les prête-noms, Olivier Rocabois enregistre sous son propre nom, en 2019, un 45trs ("Ship Of Women / Somewhere In A Nightmare") de toute beauté, prélude à son premier LP solo, "Olivier Rocabois Goes Too Far"

Cet opus raconte l'histoire d'une vie en neuf chansons dont les thèmes se développent autour de la classique triangulaire amour-sexe-mort. D’autres sujets moins attendus (la sorcellerie, l’ennui provincial vécu comme une bénédiction, la coquetterie en médecine légale) sont aussi abordés. Volontiers autobiographiques, ces chansons, parfois sans refrain, regorgent de mythes et légendes suburbains (affabulations optionnelles). Les orchestrations sont fastueuses, les timbres polychromes. Il s'agit ici de restaurer le pouvoir suprême de la mélodie. La promesse d’un grand concept pop sera-t-il tenue ?

Pour vous faire une petite idée, le clip de « High is high » est disponible

 

Du 9 pour Julien Ribot…

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Le vidéoclip de « Do you feel 9 ? » a été entièrement filmé, dessiné, monté par Julien Ribot et sa compagne Annabelle Jouot.

Des centaines de dessins et 2 mois de travail d'animation ont été nécessaires à sa conception.

La chanson est une variation délirante autour du chiffre 9 qui symbolise la naissance de Neon Juju, personnage imaginaire, inventeur de son propre langage et qui finit son existence, dispersé en milliers de particules dans l'univers.

A noter la présence du guitariste anglais Fred Frith (Brian Eno, Robert Wyatt, ...) qui a posé ses guitares excentriques sur ce titre.

A découvrir

 

Les hymnes d’Annie Meredith Higgins…

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Hymning, c’est le titre du premier opus d’Annie Meredith Higgins. Elle y dissimule une réelle tentative d’écrire des hymnes modernes et pop qui se dévoilent à l’auditeur par petites touches, libérant des bulles d’émotion au fur et à mesure. 8 titres comme 8 moments de réflexion méditative tantôt légers et animés, tantôt profonds et mélancoliques, plongent l’auditeur dans un sentiment inexplicable teinté d’espoir lumineux.

L’album est le reflet d’une artiste dont la vie a radicalement changé lorsqu’elle a quitté sa vie ultra urbaine de Chicago aux Etats-Unis pour vivre à Najac dans l’Aveyron, une bastide du sud-ouest de la France située sur un promontoire isolé au milieu d’une nature sauvage.

Au travers de ces promenades (« Peaks & Plains »), l’artiste s’est laissée traverser par la puissance naturelle des éléments. Les forêts et les collines environnantes ont commencé à murmurer à son oreille le mystère des saisons (« Ode »), la disposition divine pour la création (« Anchors ») ou la tristesse qui survient parfois même, lorsque l’on est entouré d’une beauté éclatante (« All The Stars Are Out »). Ses paroles empruntent des thèmes chers aux poètes mystiques comme le moine français Thomas Merton ou encore l’Américaine Mary Oliver qui explorent les mystères de nos paysages intérieurs.

La chaleur de sa voix est une invitation au repos, elle nous conte des mystères sauvages ancrés dans la nature. L’orgue, le piano, la batterie et les sonorités électroniques cristallines alimentent sa musique.

L’album « Hymning » capture parfaitement la transition des premières années de ralentissement et d’adaptation à la vie rurale après une vie urbaine trépidante.

Issu de ce long playing, « Peaks & Plains » est disponible sous la forme d’un clip ici

 

Aux jardins d’Yvard…

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L’alchimie de deux très grands amis d’armes passionnés par l’art musical permet en 2016 la création du groupe bordelais Yvard.

Auteur, compositeur et interprète, David M. Thurisaz revendique la chanson réaliste. Ce fervent patriote de la langue française et du rock pur ‘made in’ France décide de collaborer avec Kris Yera plutôt branché sur les sonorités électro dark.

L’encre coule si fort que Yera, touché et inspiré par le phrasé authentique et les riffs enivrants de Thurisaz, décide de contribuer à l'émergence du groupe.

En 2016, un premier Ep, baptisé « Vue d'ici » naît dans les studios de Kris Yera.

Bercé d'influences rock, le groupe fait ses premières armes en écumant les scènes locales de la région. Il marque clairement les contours de son identité musicale. ‘On fera du rock qui respirera la langue de Molière !!!’

En 2020, Yvard affûte son univers électrisant et réussit le défi d’un mélange subtil alliant l’analogique et le numérique. Le duo casse ses codes et met en place une nouvelle structure musicale. L’évolution vers un rock ‘nouvelle génération’ et surtout dans l’air du temps. Une orchestration assumée et combinée à un rock puisé dans les tréfonds des noirceurs désiriennes des années 90. Un rythme soutenu, des riffs ravageurs, une voix puissante… Du punch ! Un rock qui permet une réelle mise en avant des textes profonds et réalistes de Thurisaz. Certains parleront même d'un rock parolier.

Le combo se recentre sur le travail de composition et élabore, à l'abri des regards son second Ep. Une fois encore, le style se peaufine. Riffs acérés, mélodies sobres, les ambiances sont efficaces et contrastées.  C'est une vision à la fois engagée et désabusée de notre époque que dépeint Thurisaz.

Le second Ep, « Enraciné », sort finalement en 2021. Il est le fruit d'un long travail de maturation et reflet d'une belle amitié musicale.

Au fil des ans, la subtilité des textes et les arrangements se sont précisés, et peu à peu, Yvard s’est installé naturellement dans l'univers du rock français.

Pour découvrir la musique d’Yvard, c’est ici

 

Mike Watt parmi le Billions of Comrades…

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Et si c'était le retour du groupe le plus sympa de toute la Fédération Wallonie-Bruxelles ???

Le quatuor brabançon Billions of Comrades a mis du temps avant de sortir un avec un nouveau titre, mais il en valait la peine !

Il est aujourd'hui de retour avec "Our Ours", chanson qui colle à notre époque où règne le manque d'unité, les injustices sociales et l'oppression que les citoyens doivent endurer outre la pandémie mondiale.

Une situation qui pousse la santé mentale et physique collective de la planète au point de rupture.

La vidéo de « Our Ours », réalisée par l'excellent Haris Pilton, est à découvrir ici

Un clip chaotique, on peut même pousser jusqu'à post-apocalyptique, qui dépeint à merveille les extrêmes, les dérives, les fantasmes malsains.

Un titre sur lequel se trouve aussi le flow de Mike Watt, figure mythique de la scène punk américaine et membre chaotique des non moins chaotiques Stooges.

La première rencontre avec Mike Watt s’est produite un soir ou celui-ci se produisait en trio dans une petite salle à Roubaix. Un échange de vinyle et une longue discussion à la table du merch plus tard, le contact est pris et Mister Watt passe régulièrement l’album sur sa ‘Watt from pedro show Radio’. Une amitié vient de naître.

Celui-ci avait également donné un sacré coup de pouce à Billions of Comrades pour boucler un tour de 8 dates en Californie accompli en 2020. Le Covid en a finalement décidé autrement.

Lors de la composition des nouveaux morceaux, l’idée d’un featuring fait surface. Mike accepte immédiatement la proposition et envoie ses parties vocales imaginée en spoken word par le groupe… vous connaissez maintenant la genèse de « Our ours » …

Vanessa Philippe volatile…

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Après avoir publié les singles « Suivre le soleil » et « Les maux », Vanessa Philippe nous en propose un troisième extrait, toujours issu du nouvel album qui est sorti ce 21 janvier 2021. Il s’agit tout simplement du titre maître, « Soudain les oiseaux ».  

Toujours à mi-chemin entre rêve et réalité, la musicienne Vanessa Philippe évolue dans une drôle de galaxie, s’interrogeant sur ce qu’est devenue sa grande sœur disparue soudainement.

Ce dernier volet de la trilogie consacrée à ce poisson rouge qu'elle a réalisée elle-même nous emmène dans un monde parallèle. Une fenêtre ouverte vers une eau volcanique à l'atmosphère étrange où gravitent un carassin doré et autres curiosités. En mouvement dans cet espace totalement surréaliste proche du quotidien, entre la cuisine, le salon et la salle de bain, Vanessa Philippe semble s’accrocher à une bulle intergalactique pour apercevoir soudain, les oiseaux.

Entre poésie et mélancolie, Vanessa Philippe impose, sur « Soudain Les Oiseaux », sa voix originale et son orfèvrerie pop dans le paysage de la nouvelle scène française.

Pour découvrir le clip de « Soudain Les Oiseaux », c’est

 

Spout Big Space sur orbite…

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Spout Big Space est une formation issue de Bruxelles qui, à l’origine, répondait au patronyme de Sputnik Space, nom choisi en l’honneur du défunt satellite russe. Cette modification est intervenue suite à une interférence durant leur premier contact avec la Terre.

Si vous n’avez pas encore assisté à l’une de ses apparitions, préparez-vous à une rencontre du troisième type.

Préparez-vous aussi à être hypnotisé par ces créatures humanoïdes venues d’une planète à anneau dont le nom restera pour l’instant secret.

Sa recette pour infiltrer vos esprits ? Du rock, quelques météorites, une pincée d’alcool, un zeste de romance, une cuillerée de perversité et une bonne dose d’énergie !

Une obsession ? Que vous dansiez jusqu’à vous liquéfier en une flaque de sueur !

Ses influences terrestres ? Violent Femmes, The Cramps, Fidlar, Bob Log 3, The Stooges, Bonaparte, Allah Las, The Hives.

Spout Big Space serait à l’origine du Big Bang. Il ne vous reste donc plus qu’à rejoindre son univers,

 

Coral Pink annonce des jours meilleurs…

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Coral Pink est né en 2018, de la rencontre entre Maxime et Victor. Nantais d’origine, ils se sont établis tout récemment à Paris, composent et enregistrent dans leurs chambres.

Après avoir publié deux premiers titres de bedroom pop sur la toile (“Daydream” et “Another year”) la paire décide de monter une formation pour le ‘live’.

Coral Pink aligne alors les singles. En 2019, “Once in a while” et “School boy”. En 2021, “People I’ve known” et aujourd’hui “As new days begin”.

Le line up est entretemps passé à un quintet…

Entre atmosphères feutrées et effusions pop, les morceaux de Coral Pink offrent une large palette d’ambiances et d’émotions, une chute latente dans une réalité qui s’étiole à la mesure de leurs mélodies.

« As new days begin » aborde l’ambivalence entre la perte des émotions, souvenirs et ressentis vécus et ce qu’il en subsiste en soi jour après jour. Une introspection d’une douce mélancolie. Des synthétiseurs ronds et scintillants et une rythmique enveloppante.

Enregistré en studio sur du matériel analogique et mixé par Raphaël d’Hervez (Futur), le nouveau single de Coral Pink mêle musique psychédélique, dream et synth pop, s’éloignant un peu de ses premières influences pour créer un son qui lui est propre.

« As new days begin » est en écoute

 

Gasoline pour mon briquet !

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Réunissant Théo Gosselin à la batterie et Thomas Baignères à la guitare et au chant, Gasoline est un duo parisien dont la musique oscille entre rock/folk et garage sixties, une musique qui carbure à l'essence à zippo et puise ses racines autant sur les routes américaines qu’au sein des rues de Londres. La voix de Thomas danse avec les riffs de guitare cinglants. Les interventions de drums sont lourdes.

Théo Gosselin s’est forgé une notoriété comme photographe, alors qu’avant de rejoindre Gasoline, Thomas Baignères a roulé sa bosse dans de nombreuses formations rock'n'roll (Le Spark, Flare Voyant, Darling) …

« The Orange Album » concentre une énergie rock'n'roll brute et primitive. Le tandem ne fait pas dans la dentelle, mais a le sens de la mélodie catchy, celle qui vous entête jusque dans vos rêves ou cauchemars les plus fiévreux.

Découvrez le clip de "Hey Boy" ici

Gami ne sait pas…

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Gami vous invite dans son univers onirique pour un voyage initiatique entre l’âme et le cœur d’une hypersensible. Glissez votre âme dans cette dimension pop-rock origamique se dépliant à chaque piste et laissez-vous bercer dans le monde de Capucine Trotobas, entre douleur et douceur, colère et rédemption.

Compositrice et multi-instrumentiste, Capucine est diplômée du conservatoire et dirige également des chœurs dans ses side-projets.

Elle milite notamment au sein du Bless it Quartet et collabore avec Martin Mey dans le Minimum Ensemble…

On retrouve à la guitare Remi Bernard, habitué des formations rock indie (Avee Mana, Kriegelstein...) et derrière les fûts, Judi Massonat, aka ‘Mister Ananas’, qui multiplie également les projets et les casquettes.

Funambule experte de ses contrées, la voix de Capucine Trotobas voltige dans son univers tissé de main de maître avec ses deux acolytes, à l’aide d’instruments organiques et synthétiques.

Un doux chaos qui touche l’âme et dont vous ne reviendrez peut-être pas indemne.

Découvrez le clip de « Dont know », réalisé en animation

JaCOB prend des vacances au soleil…

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JaCOB, c’est l’acronyme de Jaypee & the Cannibal Orgasmic Band, le projet full band de Jaypee-Jaypar.

Évoluant initialement comme un songwriter solitaire, le projet solo s’est transformé en ‘vrai’ groupe. JaCOB n'est ni 100% blues, ni complètement rock, ni totalement folk, mais plutôt un peu de tout ça à la fois ! JaCOB c’est une voix ténébreuse qui règne en maître sur un univers à la fois limpide et marécageux.

Le nouvel album de JaCOB, intitulé Metamorphosis, est sorti le 21 Janvier 2022. Le premier single issu de cet opus, “Another Summer Day In France”, est en écoute ici

Les 10 titres de « Metamorphosis » ont été enregistrés au studio et masterisés au Texas, afin d’enfocer le clou dans un équilibre alliant folk mélancolique et rock punitif. JaCOB est peut-être la chose ‘non-metal’ la plus ‘metal’ que vous pourriez écouter !

Il est difficile pour JaCOB de rentrer dans une case. Jaypee and the Cannibal Orgasmic Band se ballade tantôt dans des profondeurs telluriques d'un folk à la Léonard Cohen et tantôt dans les pics d'énergie d'un Tom Waits sous amphétamines, le tout est nuancé de rock musclé et de blues feutré. Toujours sur le fil du rasoir, ce grand écart est constant et à fleur de peau tannée tel le cuir d'un pachyderme. Devenir quintet est une manière d'enfoncer le pieu dans les oreilles et de délivrer une musique à pleine puissance. Là ou Jaypee envoie du bois, JaCOB dynamite, disperse et ventile…

Le regard éternel de Roseland…

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 Premier extrait de l’album "Unsaid Words", le single "Eternal Eyes" s’offre un clip assez loufoque, coloré et décalé, qui vient prendre le contre-pied des paroles de la chanson dont le ton se veut, à l’inverse, relativement grave.

Evoquant le regret d’une vie humaine perdue sur notre chère planète Terre face à l’angoisse d’une vie devenue éternelle au fin fond de l’Espace, le titre suit Emeline Marceau (Roseland) confrontée à la solitude de son éternité́ dans différentes situations, tuant le temps comme elle peut dans l’immensité́ et le vide de l’univers.

Elle y croise notamment la mort, symbolisée par des squelettes qui se moquent d’elle en dansant tout au long du clip, comme pour mieux la narguer et lui rappeler la perte douloureuse de son humanité mortelle.

Dans un excès de folie et d’imagination, la musicienne s’invente alors un monde parallèle fantasmagorique au sein du cosmos, où elle rencontre quelques personnages imaginaires et côtoie tout ce qu’elle aimait sur Terre (sa biodiversité, ses cascades, ses arbres, ses animaux, ses oiseaux etc.) ; jusqu’à ce que cette illusion s’étiole et n’affecte son esprit tourmenté, la laissant, à la fin de la vidéo, flotter dans le néant pour toujours.

Des images à la symbolique écologique venant souligner l’idée selon laquelle la vie humaine est précieuse, d’autant plus sur Terre, planète dont on sait aujourd’hui que les signes vitaux s’épuisent de plus en plus face au dérèglement climatique accentué par l’activité humaine.

La vidéo d’« Eternal Eyes » est à découvrir

 

Trip for Léon demande réparation…

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Il est des notes que l’on n’entend plus, comme ce filet d’eau qui nous échappe. Seule, la résonance erre. Elle nous répare de toutes les folies. Elle nous libère vers de nouveaux tumultes.

Trip for Léon percute de ses « Perpetual waves » (son premier Ep), déroule le fil écarlate de nos failles et s'infiltre, partout.

Imaginez, Philip K. Dick et les sœurs Casady (CocoRosie) dînant à la même table que Joanna Newsom et Beth Gibbons.

Il y a de l'enchanteresse, et de ce binôme vers un ailleurs infuse une trip-hop électro qui caresse et dévisage.

En guise de découverte, « Château de sable », issu de l’Ep « Repair », se construit ici

 

Animal Collective

Time Skiffs

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 Si les prestations ‘live’ d’Animal Collective demeurent des sujets à controverse, il faut reconnaitre que ses enregistrements studio se distinguent par leur originalité et leur évolution. Et c’est une nouvelle fois le cas pour son 10ème elpee, « Time Skiffs », une œuvre qui brille par la richesse de ses harmonies vocales, ses textures séduisantes, ses mélodies flottantes et la complexité de ses rythmes. En outre, le groupe a multiplié, au cours des dernières années, des tas d’expérimentations et développé des projets audiovisuels. Si cet opus en revient à une forme plus pop, malgré le recours à une armée de synthés, il n’est pas pour autant dénué d’impulsions improvisatrices. On a même droit à de la lap steel sur « Dragon slayer ». Et même des tas d’instruments plus conventionnels comme des grattes (basse y compris), des drums, du xylophone (sur l’hommage à Scott Walker, « Walker », ainsi que « Passer-by ») et du saxophone sur « Royal and desire », un morceau de lounge exotique, sur lequel Deakin pose son baryton, pour la deuxième fois, depuis la naissance du band. Une forme d’exotisme, mais hawaïen, qu’on retrouve également sur l’ensoleillé « Strung with everything », une piste qu’illumine une pedal steel…

Cate Le Bon

Pompeii

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« Pompeii » constitue le sixième elpee de Cate Le Bon, une œuvre pour laquelle, outre le chant, elle se réserve la plupart des instruments (synthés, basse, piano, percus), concédant les drums à Stella Mozgawa et les cuivres à Euan Hinshelwood ainsi qu’à Stephen Black ; sans oublier Samur Khouja à la coproduction. La Galloise y explore des thèmes qui lui tiennent à cœur : la culpabilité religieuse, la famille et la mort, sur un ton poétique, mais également humoristique.

Stereolab, Talk Talk, The Blue Nile, Scritti Politti, la pop urbaine japonaise et même The Monochrome Set, pour la forme sinusoïdale des mélodies, traversent l’esprit du mélomane averti, à l’écoute de cet opus. Le tout est hanté par le falsetto de Cate Le Bon, infiltré par une ligne de basse rampante et circonstanciellement éclaboussé de remous de saxophone ou de clarinette.  

Un album exotique, parfois surréaliste, peut-être dadaïste, mais original, c’est une certitude.

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