L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Passe me voir, je suis debout sur le zinc…

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« Passe-me voir », c’est le titre du nouveau single de Debout sur le Zinc, une formation dont la musique emprunte ses mélodies aux rythmes rock, tziganes, yiddish ou orientaux mais pour en réaliser une musique originale grâce à ses textes et à ses arrangements. Ce titre est issu de « L’importance de l’hiver », un album qui paraîtra en septembre 2021.

« Passe me voir » a été traduit en clip, et il est disponible ici

 

La renommée de Margot…

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Après avoir gravé un 7’’, début de cette année, Margot propose son nouveau single " Fame ". Le groupe londonien y dissèque les façons dont les personnes vulnérables sont la proie de ceux de la télévision et des médias.

Son mélange entre dream-pop et néo-psychédélisme rappelle Real Estate et The War on Drugs, alors que de couleur pastel, les harmonies vocales se mettent à planer…

Pour découvrir le clip de "Fame", c’est ici

Et si vous souhaitez en connaître davantage sur la musique de cette formation, la vidéo, parue précédemment de "Falling In Between Days", est disponible là.

Et encore de « Walk with me » ici

 

Máni Orrason veut atteindre la terre promise, pour changer le monde…

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Né en Islande et installé à Berlin, Máni Orrason est un artiste énigmatique capable de transcender les genres en explorant dans sa musique le monde de l'amour, de la perte et du désespoir. Il a récolté son premier succès dans son pays natal à l'âge de 16 ans, en gravant un tube local baptisé « Fed All My Days ». « Change the world », c’est le second single issu de son future elpee, « Terre promise ». Et son clip est disponible .

A moitié sérieux, le morceau se base sur une interview accordée par The Black Keys…

Ida Mae apprend à mieux aimer…

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Originaire de Norfolk, au Royaume-Uni, Ida Mae est un duo réunissant Chris Turpin et Stephanie Jean. Le couple est responsable d’une musique folk romantique et atmosphérique qui puise ses influences dans l’americana et le deep blues-rock sudiste. Intitulé « Chasing Lights », le premier elpee est paru en 2019. Avant de s’impliquer dans ce nouveau projet, Turpin avait gravé trois opus, en compagnie de Kill It Kid. Basée à Bath, dans le Somerset, le combo pratiquait une forme de rock alternatif à coloration grunge. Après avoir cumulé suffisamment d’enregistrements qui leur correspondaient, les deux compositeurs ont sorti leur premier single « Reaching », au début de 2019. La chanson a permis au duo de se plonger plus profondément dans le son des pionniers du blues/country tels que Son House et Robert Johnson. La chanson figure sur leur premier album, « Chasing Lights », paru en juin de cette année.

La vidéo officielle de "Learn To Love You Better", morceau issu de son prochain album « Click Click Domin », est disponible

 

La vision ad hoc de Jaromil Sabor en montagne…

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Figure discrète mais incontournable de l'underground français, Jaromil Sabor creuse depuis près de dix ans le sillon d'une pop artisanale en constante évolution. Dès 2012, son premier album, « Marmalade Sculpture », synthèse entre folk délicat et pop poétique, révélait une obsession pour la finesse des arrangements associés à une production lo-fi.

En juillet 2021, Jaromil Sabor signe son retour avec « Mount Vision », un album ambitieux dont la gestation aura duré près de trois ans. À nouveau écrit, enregistré et produit par ses propres soins, ce nouvel album fait la synthèse d'un univers esquissé au fil des ans, et assoie sa faculté à proposer des chansons pop lumineuses, à l'écriture exigeante et aux arrangements soyeux.

Mount Vision paraîtra le 9 juillet dans une version vinyle illustrée par Inaniel Swims, et accompagnée d'un tarot divinatoire spécialement conçu pour l'occasion.

Issu de cet elpee, le clip de « On my mind » est disponible

 

Southern Avenue poussé dans dos, maintenant…

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Southern Avenue est un quintet de soul/blues originaire de Memphis, dans le Tennessee. Fondé en 2014, ce groupe américain a emprunté pour patronyme, le nom d'une rue de Memphis allant de la partie la plus à l'est des limites de la ville à "Soulsville", qui était la maison d'origine de Stax Records. Southern Avenue a atteint la finale de l'International Blues Challenge en 2016.

Sa nouvelle vidéo consacrée au titre "Push Now" est disponible ici ; et elle ne manque pas de groove…

 

           

Delwood, aussi dur que Dubois…

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Delwood, c’est une formation drivée par les frangins Dubois, deux ex-Frank Shinobi et Taïfun. Le line up est complété par Alexandre Brüll et Vincent Oury. Un projet dont la spécificité est de reposer sur deux basses, sans guitare.

L'album vient d'être enregistré par Laurent Eyen (aka Roo que l'on retrouve en cover du 3e It It Anita) et Boris Gronemberger (VO, River into Lake), et propose 10 morceaux de rock indépendant à l'écriture léchée, dans des univers oniriques proches d'Archive, Tortoise, Do make Say Think ou encore Dead Man Ray. Clément Dechambre (The Brums) et Damien Chierici (Dan San) interviennent sur l'album avec cuivres et cordes. Eponyme, cet LP sortira à la rentrée, en vinyle et numérique. Le groupe a lancé une campagne de crowdsurfing pour le cofinancer…

https://delwoodmusic.bandcamp.com/releases

https://www.facebook.com/delwoodband/ 

La métamorphose de Tessa Rose Jackson…

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Someone, c’est le patronyme du projet de Tessa Rose Jackson, une musicienne, productrice et artiste visuelle britannico-néerlandaise, pourvoyeuse de visuels de scène abstraits et de musique pop psychédélique, avec une âme et une voix aussi légère que l’Air, aussi fragile que Feist, aussi profonde que Nick Drake sur une musique aussi future-psych que celle de Tame Impala (d’après bio !).

Son nouvel elpee, "Shapeshifter", sortira le 10 septembre. Il a été enregistré et produit par Tessa dans son studio à Amsterdam.

https://www.facebook.com/TessaRoseJackson

Slaney Bay parle de vous…

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Avant d’opter pour le patronyme Slaney Bay, ce quatuor originaire du sud-ouest de Londres répondait au nom de Flux. Caitlin Whitley en est la lead singer et la guitariste rythmique, William Nicola-Thompson, le guitariste solo, Joel Martin le bassiste et Beth Stacey le drummer.

Caractérisé par ses envolées de guitares et son climat romantique nappé d’harmonies vocales atmosphériques, sa musique évoque, à premier abord, celle de Cocteau Twins. Jugez vous-mêmes en écoutant et regardant le single "Talking About You", paru ce 16 juin 2021, ici

 

La jeunesse d’Ellie Meriz

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Elodie Pereira, aka Ellie Meriz, est une auteur-compositeur-interprète au style oscillant entre folk et dream pop.

Ellie Meriz a passé plusieurs années en Angleterre où elle a composé de nombreuses chansons à l’aide de sa sèche. Quand elle est revenue en France, c’est pour les partager. Elle a commencé par publier quelques titres en autoproduction, avant de faire la rencontre en août 2020 de 4 autres musiciens.

Elle reconnaît pour influences majeures la poésie musicale de Leonard Cohen et Joni Mitchell, mais également les textures et mélodies atmosphériques de la bande son de Twin Peaks ou de formations comme Beach House, Mazzy Star et Slowdive. C'est à la croisée de ces chemins qu’elle souhaite faire évoluer son expression sonore.

« You’re young » paraît en single, sous une nouvelle version ; et il est en écoute ici

 

Peter Von Poehl

Memories from Saint-Forget

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« Memories from Saint-Forget » constitue le 5ème elpee de ce Suédois. Saint-Forget, c’est un village français sis dans la vallée de Chevreuse, où il a passé le premier confinement avec sa femme (l’écrivaine Marie Modiano, qui chante avec lui sur d’autres disques), ses enfants et sa belle-famille. ‘Forget’ se traduit également par ‘Oublier’ ; mais c’est une période qu’il n’est pas prêt d’effacer de sa mémoire. 

L’écriture des chansons s’est étalée entre l’automne 2018 et le printemps 2020. Certaines ont été entièrement revues et corrigées dans les Yvelines, d’autres y ont vu le jour, comme « Saint Forget », la ritournelle d’ouverture. On passe ici de l’orchestration luxuriante de « Behind the Eight Ball » au folk versatile de « Tell Me About Your Dream Last Night », des cuivres malicieux de « Auction by Candle » à l’organique brute soulignée de chœurs de « Sunday Punch ». Pas d’intention de départ chez Peter, qui se laisse d’abord porter par les mélodies et les mots, mais une œuvre confectionnée petit à petit, avec délicatesse, jalonnée de références visuelles, de John Baldessari à Charlotte von Poehl – la sœur de Peter qui l’accompagne en images depuis plus de quinze ans.

Il y a aussi ce retour à la guitare. Le premier instrument de cœur de Peter. Le piano du salon de Saint Forget ne sonnait pas comme prévu, mais il avait été emporté, tout comme l’ensemble des guitares de Peter. Y compris une lap steel qui ne demandait qu’à être utilisée. A l’instar de « Little Star » et « Silent Watch of your Night ». De quoi convoquer Gram Parsons, Ry Cooder, cette americana, où l’on imagine le son comme un espace, un espace où il rêve de se retrouver…

A Saint-Forget, le plus Parisien des musiciens suédois a cultivé son jardin, celui qu’on voit sur la pochette, dont la photographie est signée Estelle Hanania. Un jardin où il fait bon s’allonger, permette à son esprit de voguer ou regretter un nuage sombre avant de s’amuser de rien. Un jardin où la musique nous fait (re)vivre, par son insoutenable légèreté et sa foi en ce que nous sommes, malgré nos failles… (d’après bio)

Goose

Résonances magnétiques

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Cette année, pour danser, inutile de solliciter les charts anglais. L'attraction du moment sévit à Courtrai. Un nom à retenir ? Goose : quatre potes empoignant les meilleures recettes du big beat, de la house et de la techno pour en retirer une substance énergétique à couper le souffle. Signé sur le prestigieux label anglais Skint Records (mère patrie de Fatboy Slim), Goose réunit une collection de tubes remuants, attachants, à coincer précieusement entre les productions de Mr Oizo et des Dewaele Brothers. Au programme : un son saturé, des riffs à terrasser des fans d'AC/DC et une transe discoïde garantie. Bienvenue de l'autre côté de la frontière en compagnie du chanteur de la formation, Mickael Karkousse...

Pouvez-vous retracer le parcours de Goose, vos premiers pas en musique ? Avez-vous toujours opté pour les sonorités électroniques ?

Aujourd'hui, Goose existe depuis près de six ans. En 2002, nous avons eu la chance de remporter le concours 'Humo's Rock Rally'. Cette victoire a considérablement accéléré notre carrière. Mais plutôt que d'enregistrer un album au lendemain de ce concours, on s'est réorienté, en répétant, en composant de nouveaux morceaux. En 2003, un premier single, intitulé « Audience », est passé en radio, essentiellement sur les ondes de Studio Brussel. L'année suivante, le titre « Good Times » nous a propulsé sur le devant de la scène. Ces deux chansons ont été mixées par Teo Miller. Pour nous, c'était très important de travailler ensemble. Son expérience est saisissante : il a collaboré avec une palette éclectique d'artistes internationaux comme Placebo, James, Happy Mondays, Blur ou Das Pop. Cette coopération constituait notre première expérience en studio. A partir de là, Goose a complètement modifié sa façon de travailler. Auparavant, les répétitions constituaient notre principale matrice de création. Mais, après cette première expérience, nous nous sommes scindés pour composer de nouveaux morceaux. Cela présente de nombreux avantages. Le plus important réside certainement dans la polyvalence des musiciens. Aussi, notre batteur est-il également un très bon guitariste. En travaillant de la sorte, Goose a beaucoup évolué. De répétitions classiques d'un groupe de rock typique, nous avons glissé vers des sortes d'ateliers d'expérimentations sonores où chacun apportait sa propre touche créative. Dave, notre guitariste, a commencé à s'intéresser aux synthétiseurs, à chercher dans les sonorités électroniques afin d'y trouver des boucles dont l'impact serait aussi puissant qu'un bon riff de guitare. Nous voulions composer un album très populaire, proche des gens. Il n'y a rien de plus triste que des gens qui s'ennuient lors d'un concert.

Considérez-vous votre victoire au 'Humo's Rock Rally' comme un déclencheur ?

D'une certaine façon, ce succès nous a aidés. Mais cela nous a surtout permis d'évoluer, de réfléchir sur la direction à prendre. Cette victoire au 'Humo's Rock Rally' constituait, en réalité, le signe de notre imperfection. Dans cette optique, on peut considérer que le concours a simplement mis en avant nos qualités. Nous en avons pris conscience. Mais nous souhaitions avancer, travailler et proposer un véritable projet au public.

Vous êtes aujourd'hui signés sur le label anglais 'Skint Records', fort connu pour avoir signé Fatboy Slim à l'époque. Comment êtes-vous arrivés sur ce label ? C'est étrange pour un groupe belge...

Dès le début, nous avons réalisé que notre musique pouvait être écoutée au-delà des frontières du pays. Nous voulions donc trouver un label international. On se disait : 'Qui n'essaie rien, n'a rien !' Pourtant, dans un premier temps, nous avons envoyé des démos aux grandes maisons de disques installées en Belgique. Et, bien souvent, les réactions n'étaient pas spécialement encourageantes... Bref, Dave, notre guitariste, est parti plusieurs mois en tournée avec Soulwax. Au Japon, il a croisé un des représentants du label 'Skint Records'. Quelques semaines plus tard, il le rencontrait à nouveau lors d'un concert en Angleterre. Cette fois, il n'a pas laissé passer sa chance : il lui a donné notre démo. Une semaine plus tard, le label 'Skint Records' venait nous rendre visite à Courtrai !

De nombreux observateurs vous rapprochent de Soulwax Nite Versions et, plus généralement, des frères Dewaele. Comment vivez-vous cette assimilation ?

C'est une bonne chose. A nos yeux, Soulwax est un groupe de grande qualité. Si les gens décident de nous rapprocher de Soulwax, il n'y a pas de problème : implicitement, cela implique simplement que nous jouons de la musique de qualité ! Blague à part, on se sent également proche de Soulwax au niveau de la motivation musicale et des intentions à l'égard du public. Et enfin, ce sont nos meilleurs conseillers. Pour nous, les tournées mondiales, c'est un peu l'inconnu. Dès que nous sommes inquiets, que nous éprouvons des doutes, nous pouvons toujours nous tourner vers Soulwax. Ils sont toujours là pour nous rassurer...

Depuis les festivals d'été, tout s'accélère. Vous jouez dans de grandes salles, votre musique s'exporte. Les Japonais, par exemple, raffolent de votre musique. Ne craignez-vous pas d'être surexposés ?

Pour l'instant, nous gérons cette situation. Nous essayons de ne pas trop jouer en Belgique de façon, justement, à ne pas se trouver surexposé. Là, nous allons commencer une tournée en Angleterre. Nous passerons également par la France, les Pays-Bas, l'Allemagne et le Japon.

A l'écoute de votre album, un constat s'impose : vous alliez aisément les beats électroniques aux riffs des guitares... Comment définiriez-vous le son de Goose ?

Nous ne sommes pas obnubilés par les musiques anglo-saxonnes... En fait, le son de Goose est typiquement belge, fondamentalement européen. Géographiquement, la Belgique constitue indéniablement un carrefour des cultures. Aussi, nous adorons les projets français comme Daft Punk, Air, Phoenix ou Para One. On apprécie aussi des artistes comme Digitalism et Boys Noize. D'une certaine façon, on peut dire que notre son nous ressemble : il est très contemporain ! Notre musique demeure le fruit d'une maturation personnelle. Nous avons bien essayé de collaborer avec d'autres personnes, extérieures au groupe. Mais cela s'est révélé infructueux. On s'est vite rendu compte qu'elles transposaient leur propre vision de notre musique sur le groupe. Malheureusement, il ne s'agissait pas du tout de notre vision des choses... La production et le mixage de l'album ont donc été réalisés par nos soins.

Comment travaillez-vous au niveau de la composition ? Quelle importance accordez-vous aux paroles de vos chansons ?

Au niveau de la composition, c'est très variable. Dans certains cas, nous partons sur des bases instrumentales, tout en essayant de dégager des mélodies vocales. A d'autres moments, nous percevons la globalité d'un morceau. Les paroles de nos chansons n'évoquent rien de sérieux. Il s'agit davantage d'une mélodie agréable à chanter. L'essentiel n'est donc pas à chercher du côté des paroles. Nous cherchons davantage à imaginer des slogans à travers de petites histoires conçues comme des bandes-annonces.

Pour illustrer la pochette de votre album, vous avez travaillé sur un concept de transparence pour le moins original. Où avez-vous déniché cette idée ?

Notre pochette n'est pas inspirée par un autre album. Pour ce premier disque, nous voulions vraiment marquer les esprits. Derrière ce livret qui se dévoile en transparence, notre volonté est d'inviter les gens à se pencher sur le côté personnel de notre musique, de notre univers. Du début à la fin, « Bring It On » devait être irréprochable. Et, en ce sens, il nous a été très difficile de déléguer les tâches liées, de près ou de loin, à la présentation de l'album. Si bien que, pour les 5.000 premiers exemplaires de « Bring It On », nous avons apposé les autocollants nous-mêmes ! Cette démarche méticuleuse nous a demandé une semaine complète... Nous voulions une illustration simple mais efficace. Cela explique aussi le choix des couleurs : il s'agit du code informatique RGB (Red, Green, Blue). En informatique, le rouge, le vert et le bleu permettent de déterminer toutes les fonctions paramétrables. Et puis, sur le dancefloor, ce sont également les couleurs prédominantes. Enfin, ces colorations possèdent aussi une connotation très rétro. Ce visuel constitue donc un ensemble pensé de façon méthodique.

Visiblement, toutes les étapes de votre démarche artistique sont très soignées. Cela vous prend donc énormément de temps... Faudra-t-il attendre aussi longtemps pour écouter votre prochain album ?

Là, il est évident que le processus créatif s'accélérera. Pour l'instant, l'album vient juste de sortir. La question ne se pose donc pas encore. Mais dans les prochains mois, nous devrons nous résoudre à arrêter la tournée pour entrer en studio.

Tents

Limbo

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Trio à l’origine, cette formation viennoise a été réduite à un duo depuis le départ du bassiste. Et il implique aujourd’hui Clemens Posh ainsi que Paul Stöttinger. « Limbo » constitue le second elpee du band et manifestement, la paire puise ses influences dans la musique du début des 80’s ; et tout particulièrement le post punk et la new wave. Mais également l’art pop et le glam rock. A première écoute, on pense immédiatement à Japan. Mais Tents puise généreusement dans l’électronique, à l’aide de synthés (notamment un DX7 et un Jupiter 8). Cependant, le plus remarquable, procède de cet art à faire sonner organique, l’instrumentation synthétique. 

Dès le premier titre, « Floating terror », la voix profonde de Posch évoque celle de David Sylvian. Timbre et inflexions y compris. Au lieu d’être découplée et autonome, elle est souvent lovée au sein d’un corset rythmique. Mais au fil de l’elpee, le champ de références s’élargit et le spectre de Talk Talk commence à hanter, également, l’expression sonore. En fin de long playing, des sonorités de gratte réminiscentes de Durutti Column agrémentent l’atmosphérique « Jitter intro » ; alors que « Jitter », plage qui clôt cet opus, lorgne plutôt vers l’univers synthético-symphonique de Brian Eno.

Les mélodies sont mélancoliques, mais accrocheuses et les rythmes sophistiqués. Parfois, on a l’impression d’être pris dans une forme de boucle. Et puis, il y a les lyrics. Inspirés aussi bien d’internet, de films, de livres et particulièrement de romans ; des textes poétiques, proposés sous forme de collages, qui se lisent comme des poèmes surréalistes.

Une excellente surprise !

Attention quand même à ne pas confondre ce Tents avec un homonyme, un quatuor issu de Portland, aux States, qui pratique également de l’indie rock…

Ásgeir

Bury the Moon

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Ásgeir est considéré comme une véritable star dans son pays depuis que son second album a littéralement cartonné en Islande. Il se murmure même que pas moins de 10% de la population locale l’aurait acheté…

Ásgeir Trausti Einarson est donc de retour pour un 3ème opus. Intitulé « Bury the Moon », il creuse dans une veine profonde, autobiographique et bien entendu remplie d’émotions. Enregistrés dans une petite maison au milieu de nulle part, ses vignettes folk acoustiques (« Breatheé, « Eventide »), soutenues par les interventions d’un piano ou discrètement enrichies de cuivres (« Youth »), rappellent une version scandinave d’un James Blake folk (ce falsetto !). En second partie de l’elpee, les morceaux se transforment également, mais subtilement, en électro-folk…

Un redoutable et doux retour au premier plan de ce talentueux auteur-compositeur-interprète… 

Texas

Hi

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La formation écossaise a donc retrouvé des morceaux écrits pour « White on blonde », il y a un quart de siècle dernier, et a décidé d’en consacrer une partie à ce nouvel elpee. Et notamment « Mr. Haze », le morceau qui ouvre le long playing. Entraînant, caractérisé par la présence d’un sample du « Love’s unkind » de Donna Summer, sa mélodie évoque paradoxalement… Abba. Second single, « Hi » a bénéficié du concours de Wu-Tan Clan. Son style de rap rapide est ici imprimé sur des drums inspirés de la bossa nova. Sans le New-Yorkais, la deuxième version du morceau qui clôt cet opus passe mieux la rampe. Un hit potentiel ! Question de goût, entre les deux pistes, of course !

Texas a recours à un Güiro, un instrument utilisé traditionnellement dans la musique portoricaine pour « Moonstar », une plage de country/blues/rock traversée par un souffle d’harmonica et colorée par des cordes de guitare chatoyantes.

Entre 1979 et 1983, Johnny McElhone, le gratteur de Texas, et Clare Gogan, militaient au sein d’Altered Images. Cette dernière et Sharleen Spiteri partagent les vocaux sur « Look what you’ve done », et l’association contrastée entre voix glaciale et chaude est particulièrement réussie. Une compo qui nous replonge 4 décennies en arrière, les accords de gratte rappelant même… Indochine.

On épinglera encore, le presque ‘unplugged’ « Unbelievable », « You can call me », qui aurait pu figurer sur « The hush » (1997), l’enlevé et particulièrement accrocheur « Sound of my voice » et les sonorités de guitare tropicales dispensées sur le mid tempo « Dark star », dont le rythme est imprimé par des claquements de mains.

La plupart des compositions sont enrichies discrètement d’arrangements de cordes et de cuivres. Bref, un album qui aurait pu sortir au cours des 30 dernières années, sans qu’on puisse le dater exactement… car Texas a encore fait du Texas…

Tamar Aphek

All bets are off

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Tamar Aphek est une guitariste/chanteuse israélienne établie à Paris, depuis quelques années. Dans son pays natal, elle est surnommée la déesse de la guitare. Pour enregistrer cet elpee, elle a reçu toute une volée de musicos, dont le bassiste Yuval Garin et le batteur Uri Kutner. Ce dernier brille de mille feux, derrière ses fûts ; son drumming luxuriant, aride, impétueux ou tribal, communiquant très souvent une coloration jazzyfiante à l’expression sonore. Une musique qui creuse également parfois dans le noisy/punk, à la manière du Sonic Youth originel. Encore que « Beautiful confusion » concède des accents dream pop, « Too much information », surf ou cosmico/floydiens et « Drive », carrément psychédéliques. Et au sein de cet ensemble on croise épisodiquement un chouia de saxophone (« Show me your pretty side », plage cinématographique balisée par une ligne de basse énigmatique) ou de farfisa (« Russian winter »). Laconique, la voix de Tamar aurait pu naitre d’un croisement hypothétique entre celle de Laetitia Sadier et de feu Nico. Une voix responsable de textes qui parlent de jalousie, d’injustice, de colère et de vengeance.

L’elpee s’achève par « As time goes by », une adaptation ‘cabaret’ relativement dépouillée d’une chanson écrite en 1931 par Herman Hupfeld et interprétée en 1942 par Dooley Wilson dans le film ‘Casablanca’.

Aaron Frazer

Introducing

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Si la voix d’Aaron Frazer suscite un vague souvenir en votre for intérieur, c’est parce que vous l’avez peut-être déjà entendue au sein de la formation soul, Durand Jones and the Indications. Non seulement, il siège derrière les fûts, mais il se consacre également et régulièrement au micro, pour suppléer son leader. Et fluette, sa voix est reconnaissable entre mille.

« Introducing » constitue le premier elpee de ce musicien aujourd’hui établi à Brooklyn. Pour assurer l’enregistrement et les arrangements, il a pu bénéficier du concours de Dan Auerbach (moitié de Black Keys).

Sa soul s’inscrit dans la droite lignée des légendes du genre tels que Curtis Mayfield, Lee Field and the Expressions ou encore Charles Bradley. Pour alimenter la riche instrumentation typique de ce style, il a pu également compter sur des pointures telles que le guitariste Billy Sanford (Ray Charles, Roy Orbison), le bassiste Nick Movshon (Mark Ronson, Charles Bradley), sans oublier les cuivres, que se réservent les musiciens de la famille Daptone (Sharon Jones, Charles Bradley, …) Au-delà de la musique, Aaron Frazer connaît les codes de la soul sur le bout des ongles et n’hésite pas à chanter des paroles ‘fleur bleue’.

Aaron Frazer nous livre un magnifique album de soul au sein duquel il est difficile de mettre en exergue un morceau en particulier, tant l’ensemble est cohérent et de qualité…

Bénabar

Indocile heureux

Écrit par

De son véritable nom Bruno Nicolini, Benabar semble avoir fait table rase du passé, puisqu’il a engagé un nouveau manager, un nouveau directeur artistique et de nouveaux musiciens. Et depuis, il a décidé de graver un neuvième opus qu’il a baptisé « Indocile heureux ».

Entre tendresse, romantisme et nostalgie, cet album confère encore un peu plus au chanteur le statut populaire dont il s’amuse –et brillamment– depuis maintenant 25 ans, en publiant des titres ultra radiophoniques tels que « L’effet papillon » ou encore « Le diner ».  

« Indocile heureux » épouse un format drôle, sobre mais émouvant, laissant transparaître, en filigrane, des compositions relevées de sonorités cuivrées qui rappellent des orchestrations souvent rencontrées au cours des 70’s.  

Sur fond de piano, de violon et de cor, l’instrumentalisation organique rame à contre-courant des mouvements contemporains ; ce qui procure à l’ensemble un effet ‘catchy’.

Trois petites années après avoir gravé « Le début de la suite », le Parisien se livre à travers un triptyque multimodal entre rire et larmes, passant de l’amour à la mort et de la mélancolie au romantisme.

Même si les chansons restent gentillettes, l’œuvre s’avère néanmoins de très bonne facture.

Per Wiberg

All is well In the land of the living but for the rest of us… light out (Ep)

Écrit par

Heureusement qu’il n’y a que 4 morceaux sur ce disque, sans quoi le titre aurait pris quatre à cinq lignes. Car il est simplement constitué du tracklisting de cet Ep, mis bout à bout. Orignal, mais quand même…

Per Wiberg, c’est l’ancien claviériste d’Opeth. Il y a deux ans, ce Suédois avait gravé son premier opus solo, « Head without eyes ». Mais depuis qu’il a quitté la bande à Mikael Åkerfeldt, il n’a guère chômé, car a apporté sa collaboration à Death Organ, Spiritual Beggars et Candlemass.

Sur cet Ep, hormis les drums, assurés par Tor Sjödén (New Keepers of the Water Towers), il s’est chargé de toute l’instrumentation.

« All is well » s’ouvre dans un climat sombre et sinistre. Relativement minimaliste (une sèche, un piano et quelque effets électro, outre sa voix), la plage évoque Archive, mais en plus tourmenté.

D’une durée de 7’, « In the land of the living », oscille entre rock gothique, indus et prog ; les spectres de The Mission, King Crimson circa Lizard et Nine Inch Nails, rôdant à tour de rôle.

Instrumental, « But for the rest of us » pourrait servir de B.O. à un film d’épouvante, les accords du piano accentuant cette impression de suspense…

Enfin, « Lights out » baigne au sein d’une atmosphère mélancolique rituellement entretenue chez Alice In Chains (surtout les harmonies vocales), alors que les envolées de guitare rappellent plutôt celles de Roger Waters sur « Dark side of the moon » …

Wytch

Exordium

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Avant d’opter pour le patronyme Wytch, cette formation suédoise répondait au nom d’Aska. « Exordium » constitue cependant son premier elpee. Elle pratique un stoner légèrement teinté de blues, de psychédélisme, de rock 70’ et de doom. Mais bonne nouvelle, le combo peut compter sur l’excellente chanteuse Johanna Lundberg. Tour à tour puissante, sulfureuse, sensuelle, lyrique, envoûtante, incantatoire ou fantomatique, sa voix apporte un plus à une musique qui pourtant bien balancée pour le style, ne brille pas par son originalité.

De cet opus, on épinglera quand même le single « Black hole », au groove impitoyable, le plus punk « Evil heart », un morceau aussi rapide que féroce entrecoupé d’interludes lents et atmosphériques. « Savior », au cours duquel on découvre un mouvement qui rappelle le « Don’t fear the reaper » de Blue Oyster Cult. Et enfin « You », un morceau particulièrement sombre, tramé sur un riff en boucle, qui nous replonge quelque part, dans l’univers sonore du premier elpee de Black Sabbath.

DIRK.

Cracks in common sense

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Fondé en 2014, DIRK. a décroché la médaille bronze lors de l'édition 2016 du Humo's Rock Rally. Deux années plus tard, son premier elpee, baptisé simplement « Album », a reçu un excellent accueil au Nord de la Belgique. Le combo y est d’ailleurs devenu particulièrement populaire, d’autant plus qu’il s’est forgé une solide réputation sur les planches.

« Cracks in common sense » constitue son second opus, un disque qui libère une belle énergie. Les compos sont davantage mélodieuses et les harmonies vocales soignées, même si le chanteur possède une voix versatile.

Au bout de plusieurs écoutes, des tas de références apparaissent et disparaissent aussi rapidement qu’elles ne sont apparues. Dans le désordre on pourrait citer Smashing Pumpkins, Muse, Nada Surf, Car Seat Headred et même Supergrass. Mais celles qui semblent les plus manifestes sont à chercher du côté de Weezer et des Pixies.

Plage qui ouvre cet LP, « Priceless » emprunte un riff grunge dans son intro, avant d’accélérer le tempo, sans pour autant dégrader la jolie mélodie. Baroque, « Golly » change régulièrement de rythme, et déjantées, les guitares se libèrent en fin de parcours. Des grattes qui peuvent aussi se révéler frénétiques ou chatoyantes. A l’instar de « Small life », déchiré entre cordes grondantes et tintinnabulantes, dans l’esprit de Rolling Blackouts Coastal Fever. Il arrive à Denturck de pousser ses cordes vocales dans le rouge, un peu à la manière de Frank Black, et notamment sur « Artline ».

A première écoute, « Cracks in common sense » semble tirer dans toute les directions. Ainsi sur « Pastime », il passe allègrement du rythme 4/4 au 7/4. Et une ballade minimaliste comme « Mother », qui clôt cet elpee, est totalement l’antithèse du reste de cet LP. Mais au fil des écoutes, on se rend compte que finalement, les morceaux forment un puzzle cohérent.

On n’en oubliera pas les textes habilement teintés d’humour et d’autodérision, qui traitent de solitude, de perte, de tourment et de doute…

Bref, un album qui tient la route et qui mériterait un accueil favorable du côté de la Wallifornie…