Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Adrian Crowley

The watchful eye of the stars

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Pour enregistrer son neuvième elpee, Adrian Crowley a mis les petits plats dans les grands. D’abord, le Dublinois a reçu le concours de John Parish. A la production, bien sûr. Mais aussi à l’instrumentation. Puis Nadine Khouri et Katell Keineg aux chœurs. Ensuite Jim Barr (Portishead), à la contrebasse. Et cerise sur le gâteau, le Crash Ensemble, un orchestre irlandais de musique nouvelle (violoncelle, alto, trombone, clarinette, double basse, flûte, piano, claviers et percus) qui se mue, pour la circonstance, en orchestre de chambre baroque. Les sessions se sont déroulées en studio ou à domicile, selon, au cours desquelles Adrian s’est servi initialement d’un mellotron et d’une gratte aux cordes en nylon.

Remarquable parolier, Crowley possède une voix qui envoûte… ou vous glace le sang. Au choix ! Un peu dans le registre de Michael Gira. Et cet organe colle vraiment bien à sa musique tour à tour intimiste, complexe, mélancolique, lugubre (le minimaliste « I still see you among strangers », au cours duquel Adrian adopte un timbre falsetto). Il relate même une histoire touchante, sur « Crow Song ». Il avait ainsi recueilli un corbeau blessé, et après l’avoir soigné, il l’a relâché dans la nature ; mais le volatile n’est malheureusement pas parvenu à survivre à ses blessures… Tel un conteur, il témoigne de son émerveillement lors de ses voyages ; que ce soit par la mer ou la route…

Parmi les meilleures plages de cet opus, on épinglera surtout celles au cours desquelles le Crash Ensemble est de la partie. A l’instar de « Northbound stowaway », la ritournelle lumineuse « Ships on the water », qui s’enrichit d’instrumentation au fil du morceau, ainsi que les très subtils « Bread & wine » et « The coulours of the night ».

« The watchful eye of the stars » est en outre paru chez Chemikal Underground, le label qui a permis de découvrir Arab Strap et Mogwai.  

Birds of Maya

Valdez

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Enregistré en 2014, « Valdez » vient seulement de sortir. Faut dire que les membres du band, considérés comme les piliers de la communauté DIY de Philadelphie, développent, en parallèle, de multiples projets.  

Habituellement, les disques de Valdez immortalisent des prises ‘live’ exécutées dans d’obscurs sous-sols aménagés en salle de répétition. Mais « Birds of Maya » a bien été enregistré en studio, même si les sessions n’ont duré que 36 heures.

A l’instar d’Endless Boogie, ce trio puise son inspiration dans le blues, le psychédélisme, le métal, le punk et le krautrock. Parfois on a l’impression que les compos sont issues de jams interminables et dont les parties les plus intéressantes ont été récupérées pour en façonner une compo, tout en récupérant un maximum de fils mélodiques. Pédale wah wah et fuzz au plancher, la guitare est bien évidemment au centre du jeu. Sur « Recessinater » (10’ quand même !), Polizze reproduit l’attaque à 3 grattes de l’Allman Brothers Band. Et lorsque le martèlement hypnotique du drumming cadence le morceau final, « Please come in », on a l’impression qu’une tribu amérindienne vient de déterrer la hache de guerre. D’autant plus que lorsque Mike ne hurle pas comme un écorché vif, sa voix devient aussi laconique que celle de feu Mark E. Smith (The Fall). De mémoire, Pink Fairies, une formation insulaire qui s’est illustrée dans un style comparable, début des seventies, pourrait constituer une référence. Mais bon, quand on lit les analyses sur la toile, certains chroniqueurs parlent plutôt de Black Sabbath, Deep Purple, Blue Cheer, Groundhogs et même de MC5. En mélangeant bien alors, et sans filtrer…

Asaf Avidan

Si tu veux l’arc-en-ciel, tu dois supporter la pluie… (Dolly Parton)

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Site éphémère, l’Arena 5 est planté sur le Plateau du Heysel, juste devant le Palais 5. Bel espace en plein air (pas sous chapiteau, malheureusement), mais un peu vide quand votre serviteur débarque à 18h30 pour s’installer près de la table de mixage, sur une chaise numérotée. Pas de panique, l’endroit va se remplir progressivement, malgré la pluie qui retarde l’arrivée des spectateurs…

Etablie à Bruxelles, Valkø est une artiste aux multiples facettes. Tour à tour actrice, chanteuse, musicienne, violoncelliste, cette auteure/compositrice à la crinière rousse s’inscrit dans la lignée des grandes dames de la pop que sont Kate Bush, Beth Gibbons ou encore Alison Goldfrapp. C’est son deuxième Ep, « This Kind of Game », mixé à Londres par Max Prior, assistant de Craig Silvey (Arcade Fire, Portishead, Goldfrapp, The PeeChees, Anna Calvi, Florence & The Machine), qui va permettre à Valkø d’imprimer sa griffe, à travers un son ‘british’ bien particulier.

Sur les planches, elle est soutenue par un trio réunissant le (contre)bassiste Nicholas Yates, le guitariste Pieter Peirsman et le drummer Patrick Dorcéan. Comme il pleut à verse, les claviers placés devant la vocaliste sont protégés par une bâche de couleur noire.

Le set s’ouvre par « Silence in The Dark ». Non, ce n’est pas une cover de Curses, mais une compo originale. Le (contre)bassiste tire parfaitement son épingle du jeu. Séverine semble ravie d’être sur scène ; et pourtant, pour l’instant, il n’y a pas grand monde dans l’auditoire. 

Tout au long de « Monster », une nouvelle compo, la voix est bien mise en exergue. Une voix dont l’amplitude est impressionnante. Elle peut se faire douce ou lancinante, et même évoquer tantôt Björk voire Thom Yorke. On aurait bien aimé danser sur la cover du « Can’t Get you Out Of My Head » de Kylie Minogue, mais vu la pluie qui refroidit fatalement les ardeurs et les mesures sanitaires en vigueur, c’est mission impossible…

Enfin, dommage qu’elle n’ait pas prévu « Strange Weather » (NDR : un titre qu’elle interprète sur disque, en compagnie de Nicola Testa) dans sa setlist, mais aussi qu’elle n’ait pas sorti son violoncelle. Elle craignait peut-être qu’il prenne l’eau…

Sans quoi, Valkø a surtout privilégié son nouveau répertoire, compos qui figureront plus que probablement sur son futur elpee. Elle se produira, en outre, le 23 octobre dans le cadre des Nuits Botanique, à Bruxelles. 

 

Setlist : « Silence in The Dark », « Heaven’s Door », « Monsters », « Get Lost », « Back Through The Maze », « The Mirror », « This Kind Of Game », « Can’t Get you Out Of My Head » (cover Kylie Minogue), « All I Ever Dreamed Of »

A l’approche de la quarantaine et après 10 ans de tournées non-stop, Asaf Avidan a décidé de prendre une pause pour réfléchir à son avenir. Cette prise de recul lui a été totalement bénéfique. Il en a d’ailleurs profité pour jeter les bases et écrire les chansons de son septième LP studio, « Anagnorisis », paru en janvier 2020, un opus enregistré entre Tel Aviv et l’Italie, et tout particulièrement dans une vieille ferme transformée en studio d’enregistrement. Pour vivre et écrire autrement, il a donc choisi la solitude. S’il puise toujours son inspiration majeure chez des artistes comme Léonard Cohen, Bob Dylan, Neil Young, Tom Waits et David Bowie, pour ce nouvel essai, il s’est frotté –et d’une manière inattendue– au hip hop des années 90, la pop moderne et le gospel…

Vêtu, comme d’habitude, d’un costume couleur moutarde, il monte sur le podium, suivi de son nouveau band. Un quatuor impliquant la claviériste/choriste Shelly Levy (NDR : une jolie claviériste aux cheveux blonds platine, qui s’installe sur une estrade), le drummer Yoav Arbel et le bassiste Adam Sheflan, également préposé aux synthés.

Le set s’ouvre par le groovy « Lost Horse », au cours duquel Avidan se sert d’‘une gratte électrique. Il opte ensuite pour une semi-acoustique tout au long de « 9000 Days ». Puis ôte sa veste, salue la foule et la remercie. Il semble heureux d’être sur les planches et le fait savoir. Le concert s’enfonce ensuite tantôt dans le blues ou le r&b. Ou alors le néo folk ou encore le gospel, lors des ballades véritablement déchirantes. Même que parfois, le spectre de feu Janis Joplin se met à planer. Six titres du nouvel elpee seront interprétés, le reste est majoritairement issu de l’album « Gold Shadow ».

Simple, attachant et sensible, Asaf fascine par son charisme, mais surtout pour sa voix. Il possède un grain totalement androgyne, capable de passer du falsetto particulièrement aigu au baryton le plus profond. Mais il est également capable d’emprunter un timbre enfantin ou alors carrément écorché. Une voix qui évoque même parfois celle d’Aretha Franklin, de BJ Scott ou de Tina Turner. Et puis, Avidan peut aussi compter sur la claviériste pour l’épauler. Elle excelle aux backing vocaux, un peu dans un registre gospel.

Tout au long d’« Anagnorisis », les claviers se chargent d’intensité… pourtant, et c’est étonnant, en fin de parcours, on entend des samples d’accordéon. Pourquoi pas… 

Circonstanciellement, des roadies apportent un piano sur le podium, trimballé sur une estrade à roulettes. Il est destiné à Asaf. Il arrive également au natif de Jérusalem de passer aux percus électroniques. Et il s’y révèle brillant.

Asaf revient seul lors du rappel, armé de sa gratte semi-acoustique, pour nous réserver « God Shadow ». Avant que sa formation revienne pour les deux derniers morceaux. Saignants et bien plus rock. « Earth Odyssey » rappelle que l’artiste voue un grand respect à son maître, David Bowie, même si ce morceau est bien moins morbide que le déprimant « Lazarus » … Et le concert de s’achever sur « I see her, don’t be afraid », suivi d’un long silence…

Bref, un chouette concert, mais face à un public pas assez réactif au goût de votre serviteur ; maintenant il faut reconnaître que ce temps pluvieux et venteux n’était pas de nature à déchaîner les passions…

Asaf Avidan reviendra en concert en Belgique, le 17 mars 2022 à l’AB.

Setlist : « Lost Horse », « 900 Days », « Different Pulses », « Green & Blues », « The Study On Falling », « Over My Head », « The Jail That Sets You Free », « My Tunnels Are Long And Dark These Days », « Bang Bang », « Anagnorisis », « The Labyrinth Song », « Reckoning Song », « Love It Or Leave It ».

Rappel : « Gold Shadow », « Earth Odyssey », « I See Her, Don't Be Afraid ». 

(Organisation : Greenhouse Talent)

Girls In Hawaii

Il n’y manquait plus que Sitting Bull…

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Les ‘Summer Nights’ tirent doucement à leur fin. Après Axel Red, Hooverphonic ou encore Jasper Steverlinck, c’est au tour de deux groupes phares de la scène belge de se produire : BRNS (prononcez Brains) et Girls in Hawaii. Ils laisseront ensuite la place à Suarez le lendemain qui aura la lourde tâche de clôturer cette superbe édition.

Les concerts se déroulent une nouvelle fois au cœur d’un joyeux amphithéâtre bucolique, sis en pleine nature, au centre de la ville de Lessines, bourgade connue essentiellement pour avoir vu naître le célèbre peintre surréaliste, René Magritte, à la fin du XIXème siècle.

Ici aussi, il est question de surréalisme puisqu’en guise de tables, de vieux panneaux d’entrée d’agglomération ou de sens interdits ont été installés. Présentes aussi, de vieilles chaises dispersées ci et là ayant certainement eu la lourde tâche de supporter les popotins de calotins, jadis. Sans oublier quelques bancs conçus en palettes. Un confort rudimentaire, mais très à propos.

La scène enjambe curieusement le cours d’eau qui dort paisiblement dans son lit. Un contraste saisissant avec les pluies torrentielles qui se sont abattues encore il y a quelques jours sur le pays.

Point négatif de cette soirée, la fraîcheur automnale qui a plombé ce mois d’août. Pourtant quelques extraterrestres se promènent en t-shirts et pantacourts.

BRNS assure le supporting act. La naissance du band est plutôt cocasse. C’est à la suite d’un nouvel-an arrosé qu’Antoine Meersseman (basse/chœurs) et Tim Philippe (batterie/chant) décident de créer un projet commun. Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste) les rejoignent peu de temps après.

Depuis, Laloux s’est lancé dans une nouvelle aventure (Mortalcombat) en compagnie de Sarah Riguelle (Italian Boyfriend).

Quant à Antoine, il s’est lui aussi échappé du groupe, en incarnant le corps et l’esprit de Paradoxant, le temps d’une parenthèse.

Caractérisé par le drumming tentaculaire de Meersseman (qui frappe de la main gauche sa Charley ; ce qui trahit très vraisemblablement son absence de formation académique), ce nouvel espoir de la nouvelle génération noir-jaune-rouge avait marqué les conduits auditifs au fer rouge, lors de la sortie de l’excellent « Mexico », en 2012.

La musique de cette jeune formation est difficile à cataloguer ; hybride à souhait, parfois pop ou rock, elle est alimentée par des rythmiques complexes et non conventionnelles, mais est également épicée d’une dose judicieuse d’électro.

Certaines sonorités effleurent le psychédélisme, pourtant pas vraiment représentatif de l’esprit du groupe. Il faudra alors attendre des compos comme « My Head Is Into You » (« Patine 2014 »), « Money ou Suffer » (dont le clip est à découvrir ici) pour retrouver les fondamentaux du combo.

« Get something », servi en guise de teaser, annonce un nouvel opus qui devrait voir le jour en octobre.

Les puristes regretteront l’absence de « Clairvoyant » (NDR : issu de « Wounded », un Ep sept titres paru en 2013) au cours duquel riffs de guitares et beats syncopés tourbillonnaient, sans jamais s’y perdre, autour de la voix particulière de Tim.

Trente minutes, c’est trop peu. Un laps de temps qui ne permet pas d’évaluer le potentiel artistique du groupe.

On a toutefois compris que la détermination de BRNS résulte d’une volonté de s’éloigner de la banalité, l’expression sonore se révélant moins pop que chez les Girls. C’est ce qui rend de toute évidence l’écoute moins abordable pour le public lambda.

Au tour des Girls in Hawaii de monter sur les planches. Ils (oui, ce sont des hommes) se sont produits ici en 2002 en première partie de Dead Man Ray.

Ce concert amorce une grande tournée. Une mise en condition en quelque sorte. Et pour s’y préparer, le combo s’est vu proposer de passer cinq jours en résidence dans l’enceinte de l’ancien hôpital. Avec pour seul objectif de balayer ces longs mois de douleurs et de sacrifices au profit d’une musique à l’énergie rayonnante.

Il est 21 heures lorsque les premières notes d’« Organeum » retentissent. Un titre issu de l’album « From Here To There » qui marque le début d’un show aux allures de ‘best of’. La setlist naviguera de tubes en tubes, l’ensemble de la carrière du quintet étant passée en revue pour le plus grand bonheur d’une foule qui s’est pressée ce soir malgré les incertitudes de la météo.

Antoine, au chant lead, la voix légèrement éraillée, possède une identité vocale très singulière, mise en exergue sur « No dead ». Sa rythmique syncopée et ses chœurs viennent lécher encore un peu plus ce tableau arc-en-ciel. Aucun doute, le groupe n’a rien perdu de sa logorrhée musicale.

Si Lionel jongle entre chant, piano et guitare, Antoine, multi-instrumentiste, alterne guitare et clavier selon les titres avec une facilité déconcertante, comme sur ce « Walk », ersatz de marche militaire lunaire, tout droit venu du petit dernier « Nocturne », né en 2017.

Davantage électronique, cet opus recèle quelques pépites dont « This Light » qui, malheureusement, ne figurera pas dans la setlist. Qu’importe, « Indifference » et ses loops synthétiques martelés en guise de refrain font rapidement oublier cette déception personnelle.

A contrario, « Time To Forgive The Winter » constitue la bonne surprise. Un titre qui n’a plus été interprété depuis longtemps. La précision du jeu des uns et des autres prouve une fois encore que ces quelques mois d’inactivité ont été mises à profit pour partager un spectacle qui restera gravé dans les mémoires des Hennuyers.

L’atmosphère s’échauffe inexorablement. C’est alors que le batteur s’enivre avec charley, ride, caisse claire et grosse caisse sur l’entraînant « This Farm Will End Up In Fire ». Une chanson où la tessiture vocale du singer ressemble par moment à cette de David Bartholomé (Sharko), un autre artiste belge.

Ses comparses profitent de cette ambiance survoltée pour laisser libre cours à une folie passagère ou têtes et membres inférieurs communient ensemble, laissant apparaître un spectacle étrange entre mouvements saccadés et danse de sioux, prêts à déterrer la hache de guerre…

C’est à ce moment qu’une horde de fans sauvages s’abandonne sur le devant de la scène, passant du mode statique au comportement hystérique, bravant honteusement les interdits encore de mise dans le cadre de cette crise sanitaire.

Les uns entraînant les autres, c’est une bonne centaine de badauds, qui, animés par cette envie de danser, campent en front stage. Un effet de masse qu’on ne peut plus maintenant maîtriser. Bref, au sein de cette tribu, il n’y manquait plus que Sitting Bull…

« Bees and butterflies » réfrène quelque peu cette folie collective. Un morceau d’une douceur âcre et mielleuse où la chacun des membres conjugue le refrain.

Généreuse à souhait, la clique a souhaité faire profiter d’un tout nouveau morceau en forme de teaser dans la lignée parfaite de son univers musical. Et si cette exclusivité cachait la sortie prochaine d’un nouvel album ?

Le grandiloquent « Misses » rappelle, quant à lui, oh combien l’ombre de Denis Wielemans qui militait derrière les fûts et décédé tragiquement d’un accident de la route en 2010, plane encore dans l’esprit de son frère Antoine. Le deuil durera deux longues années. Une longue période au terme de laquelle naîtra le gargantuesque « Everest » et son légendaire « Switzerland » où l’électro et le piano s’allient parfaitement au service de la chanson.

Des sommets, il y sera encore ; et notamment cet hommage rendu à l’alpiniste George Herbert Leigh Mallory (« Mallory’s Heights ») aperçu pour la dernière fois le 8 juin 1924, sur la crête nord de… l'Everest…

Un set tout en beauté qui se clôture par « Rorschach » sous un flot de guitares salvatrices.

« Found in the ground », « 9.00 AM », et « Flavor » (réclamé par le peuple) et son intro répétitive à la basse marquent un retour en guise de rappel bien trop court.

Une fin de set où Antoine reste prostré, genoux au sol et la tête entre les mains, complètement absorbé par les sons incantatoires de ses comparses.

GIH a prouvé ce soir qu’il reste l’un des groupe phares et incontestable de la scène indé-pop musicale belge grâce à un show très inspiré et une véritable ode à la liberté. Un retour à la vie après une longue période de doutes et d’incertitude.


 

Tars

Juste le temps d’accrocher, et c’était terminé…

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Au Zik-Zak, c’est le denier concert de la saison soumis aux règles sanitaires qui exigent distanciation sociale, jauge réduite à 200 spectateurs et masque lors des déplacements. Le tout prochain libèrera le public de ces contraintes. En espérant que la page soit définitivement tournée.

Ce soir, Tars est à l’affiche. La formation wallonne a publié son premier elpee, « 90% of Honesty », en 2019. Il s’agit du projet satellite du multiinstrumentiste, producteur et ingénieur du son, Damien Polfliet. Le band pratique une forme de métal instrumental et ténébreux qui ne concède guère de parties vocales ou alors à partir d’une machine. Du stoner qui frôle parfois l’univers de la prog…

Peu de lumières pour éclairer les musicos. Un drummer (Geoffrey ‘Cho’ Jamar qui remplace Cyril Wilfart). Trois guitaristes (Damien, Roland Orban, Christophe Davenne) et un bassiste (Amaury Chavepeyer). Un claviériste devrait enrichir le line up, dans un futur plus ou moins proche.

Les trois gratteurs entrent constamment en duel. Ils possèdent, cependant, une excellente technique. Et en parfaite synchro, la section rythmique fédère, en quelque sorte les compos. Parfois l’expression sonore semble hantée par Metallica ou alors un combo viking. Néanmoins, elle n’est pas de nature à glacer le sang. Elle libère même une certaine fièvre, notamment lorsque l’électricité s’aventure dans le psychédélisme réminiscent des 70’s. Mais tout en conservant un fil mélodique. Le combo est bien en place, mais peut-être un peu trop…

Comme prévu, pas de chant, mais une voix ‘off’ lors de l’intro et sur « Endurance », le morceau qui ouvre réellement le set. Le volume sonore a littéralement soufflé les premiers rangs, mais près de la table de mIxage, là où votre serviteur à l’habitude de se planter, il était excellent. Enfin, on regrettera la brièveté du concert. 45 minutes ! Juste le temps d’accrocher, et c’était terminé…

Dans le cadre du Concours Circuit, Tars se produira au Botanique le samedi 4 décembre 2021.

Setlist : « Intro », « Endurance », « Murphy », « Gargantua », « Cooper », « Panger1- I’M Not Afraid », « Miller’S Planet », « Ranger 2- Hello Case », De Mann », « Tessecact », « Outro » 


 

Nicola Testa en quête d’amour…

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« Cœur KO », c’est le nouveau single de Nicola Testa, qui précède la sortie d'un Ep. Enregistré entre Bruxelles et Paris, il a bénéficié du concours de Remy Lebbos (Atome, RIVE, David Nuwmami) à la co-écriture et à la réalisation, ainsi que Clément Roussel (L’Impératrice, Voyou) au mixage.

Caractérisé par sa mélodie pop et épurée « Cœur KO » signe son grand retour. Il évoque la quête d’un amour nouveau. Pour accompagner ce titre, Nicola Testa a coréalisé un clip en compagnie de Martin Landmeters. Il y est question de noyer ses idéaux, de corps à corps, de perte de repères et aussi d’une lueur qui surgit à travers l’orage. Filmé en pellicule, le clip offre une esthétique naturelle et brute, à l'image du stylisme de Giuseppe Virgone.

Pour la première fois, Nicola interprète un titre en français. « Cœur Chaos » exprime la recherche de soi et de l’autre. Perdu et sans repère, au milieu du chaos, on avance dans la pénombre en espérant entrevoir une lueur, rencontrer l’amour…

Nicola Testa se produira en concert aux Nuits Botanique le 15 septembre 2021. Il y proposera ces nouvelles compos pour une première en ‘live’. 

La vidéo  de « Cœur Ko » est

https://www.facebook.com/nicolatestamusic

https://www.instagram.com/nicolatesta/

The Buff Medways

1914

Sur la pochette de ce disque, trois types au milieu d’un champ se réchauffent en fumant des cibiches. L’un porte un képi. Le deuxième un casque pointu. Le troisième une moustache de Poilu. On dirait qu’ils s’apprêtent à charger l’ennemi. Le disque, d’ailleurs, s’intitule « 1914 ». La Première Guerre Mondiale. Les tranchées, la survie, le bruit des explosions. Et de fait, ce disque fait beaucoup de boucan : on y entend des guitares qui flambent, une batterie qui pétarade, une basse qui tronçonne. Et un type qui gueule comme s’il venait de sauter sur une mine. Ce type s’appelle Billy Childish, un vétéran de la cause rock’n’roll. Depuis plus de 20 ans, il sort des disques de « vintage garage » dans l’indifférence la plus totale, sous son nom ou divers pseudonymes. Il a joué dans des dizaines de groupes, dont les Thee Headcoat (une formation qui implique Holly Golightly, la bonne copine de Jack White). Jack White, justement, est un grand fan. Mais Billy n’en a pas grand chose à foutre : il fait du rock depuis tellement longtemps… Un peu comme Mick Collins des Dirtbombs (cfr The Gories et Blacktop), dont les Buff Medways sont assez proches : même énergie, même entrain, mêmes ululements d’amour (« Sonya Fagg », « Just 15 »). C’est crade, c’est bruyant, c’est violent. De Dick Dale (« Mons Quiff ») aux Sex Pistols (« Barbara Wire », punk), le rock a souvent côtoyé l’hystérie. Avec Billy Childish et ses Buff Medways, il continue sur sa lancée. Voilà ses plus beaux enfants bâtards… Et ils n’ont pas fini de brailler.

Smiling

Devour

Écrit par

Avant d’opter pour le patronyme Smiling, ce groupe répondait au nom d’Annie Girl and the Flight. Il avait gravé un elpee éponyme en 2012, et un Ep trois ans plus tard. C’est donc dès 2016 que la nouvelle aventure a commencé. Pourtant, Il ne s’agit que du premier opus de Smiling. Faut dire qu’Annie multiplie les projets parallèles : Book of Eyes, un combo acoustique pour lequel elle écrit un bouquin destiné à accompagner sa musique, Premium Destiny, afin d’y dispenser de la dream pop et des musiques de films, et enfin le concept électronique Thirst.

« Devour », a été enregistré sur un 16 pistes analogique, en partie aux défunts Dock studios, là où Thee Oh Sees et Ty Segall, ont concocté bon nombre de leurs productions. Les autres sessions se sont déroulées au Hyde Street de San Francisco (NDR : il est devenu notoire pour avoir hébergé le Creedence Clearwater Revival) et au Coyote Hearing à Oakland ; c’est là que Sivan Lionclub (Everyone is Dirty) est venu enrichir astucieusement l’expression sonore de ses interventions colorées, mais jamais dramatiques, au violon.

Si Annie se réserve le leadership du band, elle a aussi pu s’appuyer sur son guitariste Josh Pollock, mais surtout sur John Baccigaluppi (Sea of Bees, 7 Seconds, Calexico, …) à la coproduction.

A l’écoute de cet opus, on ne peut s’empêcher de penser à la musique pratiquée au sein du mouvement Riot Grrrl qui a sévi au début des 90’s, et incarné alors par des groupes comme Blake Babies, Veruca Salt, voire Throwing Muses ou les Breeders (NDR : bien qu’ici, il n’y ait que la seule Annie comme membre féminin du band), mais qui auraient injecté du psychédélisme, du space rock et du shoegaze (My Bloody Valentine ?) dans son expression sonore, tout en n’hésitant pas à changer de tempo ou de le booster (« Devour », le titre maître), mais Smiling à le bon goût de préserver un sens mélodique particulièrement accrocheur. Enfin, on épinglera l’excellent « Take your time », au cours duquel un soin tout particulier a été apporté aux arrangements de cordes…

Pas mal du tout !

Modest Mouse

The golden casket

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Avant d’entamer les sessions d’enregistrement, Isaac Brock, le leader de Modest Mouse, avait déclaré qu’il sacrifierait ses parties de guitare pour enregistrer cet album, afin d’élargir l’espace de créativité. Mais au fil de ces sessions, elles sont revenues en force. Invité de marque, Johnny Marr est même venu donner un bon coup de gratte à « We are between », une piste enrobée de chœurs hymniques et dont la ligne de basse aurait pu être tracée par Simon Gallup. Outre l’instrumentation organique, le combo s’est également servi d’instruments moins conventionnels (banjo, marimba, mélodica), électroniques (synthés, boîte à rythmes) mais surtout insolites dont des percus cognées sur tout ce qui leur tombait sous la main...

Première constatation, caractérisé par ses arrangements luxuriants, l’elpee est parfaitement produit ; à tel point que parfois on se demande si ce n’est pas Brian Eno qui s’est chargé de la mise en forme.

A la limite du rap, la voix de Brock est souvent déclamatoire. Ce qui ne l’empêche pas de se muer en falsetto un peu à la manière des frères Mael chez Sparks ; comme sur le post punk « Walking and running ». Du post punk qu’on retrouve tout au long du vigoureux « Japanese trees ». Et dans le même esprit, « Fuck your acid trip » évolue sur un tempo mid new wave.

De cet LP on épinglera encore « We’re lucky », dont l’intensité monte en crescendo et se gonfle d’une section de cuivres. Puis « Wooden soldiers », un morceau qui s’ouvre dans une ambiance à la Tom Waits, puis vire à l’allègre (ces sifflotements) et invite même une pedal steel. Et enfin « Transmitting receiving », un manifeste anti-technologie caractérisé par sa mélodie et sa contre-mélodie ; une plage qui synthétise le thème de cet album qui met en garde contre les dangers d’Internet…

La Jungle

Fall Off the Apex

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La musique de La Jungle libère une énergie phénoménale. Que ce soit sur disque ou en ‘live’. Et ce depuis ses débuts… le tout avec des moyens qui pourraient être qualifiés de ‘limités’ : une guitare bien distordue, un casio et un kit de batterie. Ce qui n’empêche pas le duo montois, mais alors le moins du monde, d’explorer de multiples univers et de se faire plaisir... En effet, les cerveaux en ébullition de Mathieu Flasse et Rémy Venant ne se refusent rien : entre noise bien crasse, techno primitive, math-rock ou réminiscence krautrock…

Les idées se bousculent au portillon tout au long de ce 4ème elpee enregistré à Honfleur, en Normandie. « Fall Off the Apex » propage des incantations amérindiennes sur l‘hypnotique « Marimba », des rythmes technos mutants sur « Du Sang Du Singe », de la noise psyché sur « Le Jour du Cobra » ou déflagrent nos tympans sur les 14 minutes bien barrées du bien nommé et final « The End The Score » …

Un album bien jouissif !

Rum Tum Tiddles

It is a story

Écrit par

« We Could Be Pirates », premier elpee de Rum Tum Tiddles, était paru en 2011. Dix années plus tard, la formation franco-britannique refait surface et nous propose son second opus.

Si les compos de « It is a story » sont fondamentalement folk/pop, elles ont bénéficié d’une multitude d’arrangements qu’une vingtaine de collaborateurs ont apportés, via l’échange de fichiers, mesures sanitaires oblige. Des interventions d’instruments à vent ou à cordes, des percussions, de l’harmonica et même des chœurs ont ainsi été intégrés dans l’ensemble, sous la houlette d’un véritable chef-d’orchestre ; en l’occurrence le producteur/mixeur/arrangeur/multi-instrumentiste Matt Bauer (Alela Diane, Mariee Sioux, Jollie Holland) qui a également apporté sa pierre à l’édifice, en assurant les parties de glockenspiel, de flûte et d’orgue Würlitzer… Mais toutes ces contributions ne dérapent jamais dans la démesure, se limitant à enrichir la palette sonore, par petites touches, comme l’appliquerait un peintre impressionniste.

Et puis il y a la voix délicate, angélique, candide et enchanteresse, mais très british, de Madeline Mosse, qui vient rafraîchir l’ensemble, paradoxalement, en traitant de thèmes plutôt sombres…

Possum

Lunar Gardens

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Formation torontoise, Possum puise allègrement dans les sixties et les seventies pour élaborer sa musique qu’on pourrait qualifier de néo-prog. Psychédélisme, jazz/rock, garage, krautrock, pop, folk et même funk alimentent une solution sonore qui réveille en notre fors intérieur les souvenirs de Frank Zappa, Can, Amon Düül II, Captain Beefheart, les Doors, Caravan, Santana et même Robert Wyatt. Mais en y associant un élan de mysticisme. Le quintet compte deux guitaristes, dont le chanteur, dans son line up, et l’un d’entre eux appuie régulièrement sur sa pédale wah wah, déclenchant parfois des envolées d’impro, comme à l’époque du Grateful Dead.  

La voix de Brandon Bak emprunte le timbre clair de Pye Hastings (Caravan) tout au long de « Guest of the moon » et épouse le baryton de Jim Morrison sur « Gala at the universe city », alors qu’un piano électrique ‘manzarekien’ alimente « Heywood Floyd », un morceau dont le tempo semble calqué sur le « Black magic woman » de Santana. Et le Mexicain hante encore « Leyline Riders », une plage dynamisée par un rythme de samba tropicale, tout en libérant un groove funkysant.

L’opus s’achève par le titre maître, une compo atmosphérique, sorte de méditation sur les vibrations du raga que n’auraient pas renié Robert Wyatt…

Joshua Radin

The ghost and the wall

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Pour enregistrer son neuvième opus, Joshua Radin a travaillé avec le producteur Jonathan Wilson (Conor Oberst, Bonnie 'Prince' Billy, Father John Misty, …) qui s’est également chargé de toute l’instrumentation ; Joshua se consacrant exclusivement au chant et bien sûr à l’écriture. Mais vu la pandémie, les deux intervenants ont dû échanger des fichiers via e-mails.

Le mélomane lambda connaît surtout Radin pour son tube « I’d rather be blind ». Et on reconnaît facilement sa voix douce, presque confidentielle, si caractéristique, mais bien mise en exergue par la mise en forme. Une voix qui semble même très proche de celle de Cat Stevens sur l’allègre « You’re my home », alors que banjo et orgue rogné apportent une coloration particulière à la compo. Soignées et overdubbées, les harmonies vocales se conjuguent en harmonie tout au long de « Not today », un peu à la manière de Simon & Garfunkel. Hormis le mid tempo « Hey you », le reste de l’opus privilégie les ballades vulnérables, tramées sur des accords de piano ou de sèche, « Fever ghost » s’abandonnant même à la valse. Enfin, si des orchestrations de cordes enrichissent « I’ll be your friend », en général, l’instrumentation se révèle, plutôt lo fi.

Un elpee agréable à écouter, mais qui manque quand même singulièrement de punch…

My Glorious Future

Dirty when you want me to (Ep)

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My Glorious Future, c’est le nouveau projet de Stijn Germeijs, un musicien qui –d’après la bio– milite au sein de différents groupes de rock. « Dirty when you want me to » constitue son premier Ep, un essai pour lequel il a reçu le concours du drummer Kenny Janssen ; Stijn se consacrant au piano, vibraphone, Fender Rhodes et chant. Une voix dont les inflexions emphatiques évoquent Robert Grey, le chanteur de Modern English. D’ailleurs la musique de My Glorious Future nous replonge dans les eighties, en pleine période new wave, la ligne de basse profonde mais ténébreuse se chargeant d’accentuer la mélancolie des mélodies. My Glorious Future, c’était il y a bien 40 ans… ce qui ne nous rajeunit pas…

Marka

Terminé, Bonsoir

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L’année 2021 marque le grand retour de Marka, père d’Angèle et de Roméo Elvis. Il y a plus de 40 ans que ce dernier roule sa bosse. Sa carrière n’a pas la fulgurance de ses rejetons. Il a toujours gardé son humour dévastateur et sa sincérité première. L’artiste est passionné et talentueux. Il nous propose son nouvel opus qu’il a baptisé « Terminé, Bonsoir ». Plus Bruxellois que lui, tu meurs. Ces racines sont bien ancrées et cela se ressent dans sa musique.

Début des eighties, il milite chez Allez Allez, comme bassiste ; un groupe belge qui va connaître une ascension aussi fulgurante qu’éphémère. Début des eighties, le combo va même figurer à l’affiche de Torhout/Werchter et se produire à Forest National. Malheureusement, l’aventure tourne court ; et après avoir sévi chez Les cactus, Serge Van Laeken se lance en solitaire. En 1995, quand son titre « Accouplés » commence à percer en France, l’attentat du métro parisien scelle prématurément son sort : jugé trop ‘arabo-andalou’ dans ses sonorités, le single est prié de rentrer se coucher à Bruxelles, dans la pochette de son CD. En juin 2002, il publie un single chez Inca Music… label qui déclare faillite deux mois plus tard, emportant son album visiter les limbes de la non-distribution. Et ainsi de suite… Depuis, comme il en rigole lui-même, il a préféré rester confiné en Belgique... Ce qui ne l’a pas empêché d’emmener sa guitare aux quatre coins du monde pour des concerts toujours très festifs ; mais, il faut avouer que Marka n’a pas eu en musique la baraka que sa descendance connaît aujourd’hui… Serge Van Laeken n’a rien à se reprocher ; sa carrière est bien remplie. L’an dernier votre serviteur avait pu assister au concert qu’il avait accordé au Zik-Zak, à Ittre. Et son humour est toujours aussi dévastateur.

Entre pop/folk (« Avant D’Etre Moi »), ballades (« Avant, Après » en duo avec Blankass) et funky/disco (« Poulette », « Tu es Formidable », un compliment adressé à sa muse, son épouse et la mère de ses enfants, Laurence, tout en réveillant un tempo réminiscent d’Allez Allez), Marka papillonne au gré de ses humeurs, mettant le cap vers les plages de Kingston sur « Si demain, je Reviens », auquel participe une Mamy Pilou plus rockeuse que jamais (NDR : c’est la maman de Serge). Et question rockers, « Le Daron » réveille l’âme punk qui sommeille encore en lui, un morceau qui évoque sa progéniture, celle qui s’est accaparée quasi toute la lumière de la famille ; une piste qui bifurque cependant vers la musique de film, dans l’esprit des B.O. de westerns signées Ennio Morricone, trompette mariachi et sifflotements compris en forme de clin d’œil adressé au long métrage ‘Le bon, la bête et le truand’…

Direction Cuba ensuite, pour « Havana Calling », en imaginant la présence d’Ibrahim Ferrer, de Compay Secundo et de la toujours pétillante Omara Portuando, son idole qui hante ses nuits en chansons.

Enfin, et ce n’est pas une surprise, tout au long de ce long playing, Marka joue avec les mots, un humour qu’il partage avec un de ses meilleurs potes, Claude M'Barali, alias MC Solaar…

Voilà, c’est terminé, bonsoir et à la prochaine, Serge !!!!!

The Rolling Stones

Décès de Charlie Watts, drummer des Rolling Stones…

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Le batteur des Rolling Stones, Charlie Watts, s’est éteint, ce mardi 24 août, à Londres. Il était âgé de 80 ans.

‘C'est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès de notre cher Charlie Watts’, a indiqué dans un communiqué son agent, précisant qu'il était décédé paisiblement dans un hôpital de Londres plus tôt dans la journée, entouré de sa famille.

Un porte-parole de l'artiste avait déjà communiqué début août qu'il ne participerait pas à la tournée américaine du groupe, prévue cet automne, pour des raisons de santé. ‘Charlie a subi une intervention couronnée de succès, mais ses médecins estiment qu'il a besoin de repos’, avait indiqué cet agent à l'époque, sans autre précision.

Charlie avait rejoint les Rolling Stones en 1963. A l’instar de Mick Jagger et Keith Richards, Il était un des membres les plus anciens de la formation, au sein de laquelle ont également milité, parmi les plus notoires et pour des périodes plus ou moins longues, feu Brian Jones, Mick Taylor ou encore Bill Wyman.

Atteint d’un cancer de la gorge, il avait été soigné en 2004, à l'hôpital Royal Marsden de Londres, un combat contre la maladie qui avait nécessité six semaines de radiothérapie intensive.

Au début du mois d’août, son porte-parole avait annoncé que Charlie Watts ne participerait pas à la prochaine tournée américaine des Rolling Stones, car il était encore en convalescence.

Charlie avait mené une vie bien moins perturbée que celle des autres membres du groupe. Pendant qu’ils se distinguaient par les divorces, les addictions, les arrestations et les altercations, Charlie Watts, le taciturne, passait une vie sereine aux côtés de Shirley Shepherd, sa femme depuis 50 ans, et leur fille, Seraphina, dans leur haras pour chevaux pur-sang, en Angleterre.

Il a cependant vécu également une période de dépendance à l'héroïne et à l'alcool, au cours des eighties. Désintoxiqué, il avait assuré avoir complètement décroché.

Né le 2 juin 1941 à Londres, Charlie Watts est passé par le jazz avant de plonger dans le rock. C'est son voisin Dave Green qui l'y a initié à 13 ans. 30 ans plus tard, ils ont même fondé le quartet The A, B, C & D of Boogie-Woogie.

Autodidacte en batterie, le musicien a appris à jouer à l'oreille, en observant les drummers se produire dans les clubs de jazz londoniens. Il avait d’ailleurs avoué : ‘Je n’ai jamais fréquenté une école pour apprendre à jouer du jazz. Ce n'est pas ce que j'aime. Ce que j'aime dans le jazz, c'est l'émotion…’

Tout au long de sa carrière, il a développé, en parallèle des Rolling Stones, des projets consacrés au jazz. Il a enregistré plusieurs disques au sein de Charlie Watts Quintet puis Charlie and the Tentet Watts, un collectif réunissant la bagatelle de dix musicos.

Considéré comme le douzième meilleur batteur de tous les temps par le magazine Rolling Stones, Charlie reconnaissait en toute honnêteté avoir eu plusieurs fois envie de tirer sa révérence.

Après chaque tournée, il déclarait qu’il rentrait définitivement chez lui. Puis au bout de deux semaines, il tournait en rond et sa femme lui conseillait de revenir sur sa décision, car il devenait invivable...

Suite à cette disparition, le futur des Rolling stones est devenu incertain. Mais dans le passé, malgré les épreuves, le tandem Jagger/Richards est toujours retombé sur ses pattes. Maintenant, il leur appartiendra de retrouver un drummer aussi sobre et efficace que Mr. Watts. Ce qui n’est pas gagné d’avance !

RIP

Le mysticisme de Carlos Santana…

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Le mysticisme de Carlos Santana…

Carlos Santana publiera son nouvel album, « Blessings and Miracles », le 15 octobre. 2021

Au sujet du titre de l’elpee, Carlos a déclaré : ‘Il vient de ma conviction que nous sommes nés avec des pouvoirs célestes qui nous permettent de créer des bénédictions et des miracles… le monde vous programme comme étant indigne de ces dons, mais nous devons utiliser la lumière, l'esprit et l'âme ; ils sont indestructibles et immuables. Ce sont les trois éléments principaux de cet album.’

Pour concocter cet opus, Carlo a reçu le concours de toute une série de collaborateurs, dont Chris Stapleton, G-Eazy, Diane Warren, Steve Winwood, Chick Corea, Rick Rubin, mais également son fils Salvador, et sa fille, Stella, aux backing vocals.

Sans oublier le chanteur de Matchbox 20, Rob Thomas, pour "Move", sorti en single et en écoute ici

 

Together Pangea cherche à nous mettre en couleur…

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Issu de Los Angeles, Togeher Pangea publiera son nouvel elpee, « Dye », ce 22 octobre. Responsable d’une forme de garage-punk, le combo californien a décidé de se frotter davantage au blues (« Money On It » et « Alison »), au surf (« Better Find Out », « Stare At The Sun » et « Peach Mirror ») ou encore au grunge, à l’instar du titre maître.

En attendant, le groupe nous propose un premier single. Intitulé « Nervous », il est en écoute

https://togetherpangea.bandcamp.com/

Ty et Dené Segall se sentent bien en harmonie…

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Il y a une quinzaine de jours, Ty Segall a sorti, par surprise, « Harmonizer », son premier nouvel album depuis 2019. Il paraîtra physiquement en octobre.

Il nous propose aujourd’hui le clip d’un de ses titres phares, « Feel Good ».

« Feel Good » est l'un des deux morceaux d'« Harmonizer » dont les paroles et le chant sont signés Denée Segall. Le clip, réalisé et produit par Joshua Erkman, filme les Segall qui conduisent tard dans la nuit (‘Don't be afraid / I can show you the way / I'll be your right hand’ –‘N'aie pas peur / Je peux te montrer le chemin / Je serai ta main droite’, entonne la voix froide de Denée sur les guitares brûlantes de Ty…)

Sur « Harmonizer », Ty a voulu créer une multitude de rythmes bien contrôlés, de textures de clavier épaisses, de guitares et d'harmonies infinies.

Le clip de « Feel good » est disponible

 

Matthew E. White ‘at home’…

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Matthew E. White publie aujourd'hui son nouveau single "Nested", qui figurera sur son nouvel elpee "K Bay". Cet LP paraîtra ce 10 septembre 2021. Il est accompagné d'une vidéo réalisée par Shawn Brackbill qui dévoile des images du processus d'enregistrement de "K Bay". Et le clip est disponible ici

 ‘"Nested' est l'une des chansons les plus personnelles que j'ai écrites, une chanson sur ce qui est l'opposé du passage à l'âge adulte’, a déclaré White. ‘Elle a été enregistrée en deux jours, après des répétitions intenses, et finalement elle a été validée en une seule prise…’

"Nested" fait suite à deux autres singles, "Genuine Hesitation" et "Electric".

"K Bay", le premier album solo de White en six ans constitue sa deuxième sortie en 2021, après une collaboration avec Lonnie Holley. Et le titre de ce long playing, c’est tout simplement le nom qu’il a donné à son nouveau studio, qu’il a construit ‘at home’…

Les questions existentielles de The Wombats…

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Le cinquième album studio des Wombats, « Fix Yourself, Not The World », devrait paraître ce 7 janvier 2022.

Le groupe a enregistré à distance l'année dernière depuis leurs maisons respectives. Ils ont transmis des fichiers individuels aux producteurs Jacknife Lee (U2, The Killers), Gabe Simon (Dua Lipa, Lana Del Rey), Paul Meaney (Twenty One Pilots, Nothing But Thieves), Mark Crew (Bastille, Rag'n'Bone Man) et Mike Crossey (The 1975, The War on Drugs, Yungblud) pour mettre le tout en forme. ‘C'était de la pure folie, pour être honnête’, explique Murph.

Le nouveau single de The Wombats « If You Ever Leave, I'm Coming With You » est une ode électro-pop contagieuse à la dévotion obsessionnelle. À propos de ce titre, Murph déclare : ‘J'ai remarqué que les années 2020 et 2021 mettaient à rude épreuve les relations interpersonnelles, j'avais l'impression que les gens autour de moi avaient vraiment du mal. Pour moi, « If You Ever Leave, I'm Coming With You » (Trad : Si jamais tu pars, je viens avec toi) fait appel à toute cette thématique et entraîne la question suivante : ‘Est-ce que ce sont les circonstances qui mettent les gens sous pression ? Ou alors les circonstances ont-elles mis en lumière l'incompatibilité des gens entre eux ?’’ 

Le clip d’animation (+ lyrics) est disponible

 

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