La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Eddy de Pretto

A tous les bâtards

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De Pretto s’est rapidement fait connaître grâce à des mots judicieusement choisis dans des textes poignants sur fond de mélodies accrocheuses.

Sa « Fête de Trop » évoquait muqueuses, amants de passage, mecs chopés ou encore rails de coke enfilés ; ce qui lui avait d’ailleurs permis de décrocher une nomination largement méritée aux Victoires de la musique, en 2018.      

Dès son plus jeune âge, il baigne dans la chanson française, sa mère l’encourageant à écouter Brel, Brassens ou encore Barbara.

Il nous propose donc son second elpee, un disque qu’il a baptisé, « A tous les bâtards », et qui fait suite à « Cure » (NDR : rien à voir avec la bande à Robert Smith !). On y retrouve une verve toute aussi saignante que cinglante, mais parsemée de sursauts ténébreux.

Eddy (re)fait du de pretto. Pas vraiment de surprise. Il s’adresse de nouveau à une frange de la population aussi large que possible. A cette seule différence près, c’est qu’ici, il parle surtout de lui-même de manière grave et primaire.

Nettement plus autobiographique donc, ce disque jette un œil dans le rétroviseur pour relater certains grands moments de son existence. A l’instar de « Bateaux-Mouches » où il se remémore ses débuts d’apprenti chanteur ou encore « Val de larmes » dans lequel il dénonce les violences policières tout en remerciant ce visage pâle qui l’aurait sauvé d’une délinquance certaine.

A contrario de « Cure », l’expression sonore ce cet LP est davantage hybride. Elle passe de la pop au rap sur « Créteil Soleil », quand elle ne se convertit pas à la variété pure et dure (« A quoi bon ») ou encore opère un petit détour vers l’électronique (« La Fronde »).

Plutôt bien ficelées dans l’ensemble, les chansons s’imprègnent de son vécu tout en dénonçant, sans aucune prétention, les injustices de (sa) la vie comme ce « Freaks » qui s’adresse principalement aux exclus.

Fidèle à lui-même, ce jeune artiste offre là encore une belle palette de ses capacités lyriques et musicales. Trempée dans le vitriol, sa plume demeure encore sa plus belle arme…

On reprochera cependant à l’artiste de ne pas être parvenu à fondamentalement à se renouveler préférant se complaire dans une certaine zone de confort.

On aurait aimé pourtant le voir explorer de nouveaux horizons. Faire preuve aussi d’un peu plus d’autodérision et mettre de côté cet ego qui semble le ronger...

Les moineaux et les petites choses de Big Thief…

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Big Thief vient de publier deux nouveaux titres, "Little Things" et "Sparrow". "Little Things" a été enregistré sous la houlette de Shawn Everett aux Five Star Studios, à Topanga, et "Sparrow", sous celle de Sam Evian à Flying Cloud Recordings dans les Catskills. Les deux chansons ont été produites par James Krivchenia, le batteur de Big Thief. Il s'agit des premières nouvelles compos du groupe depuis l'album "Two Hands", paru en 2019.

"Little Things" (en écoute ici) est une plage à la fois propulsive et frémissante, alors que "Sparrow" (en écoute ) aborde la face la plus contemplative poétique et métaphorique de son expression sonore.

 

Dan Adriano au-dessus du niveau de la mer

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Dan Adriano est surtout connu pour son rôle de bassiste et de co-vocaliste au sein du groupe punk rock chicagoan, Alkaline Trio, instrument dont il joue aussi pour le supergroupe rock, The Damned Things, depuis 2019. Il a également gravé deux albums solos sous le patronyme de Dan Andriano In The Emergency Room. Il vient de monter un nouveau projet qu’il a baptisé Andriano & The Bygones et qui implique deux musicos de Get Married, Dylan et Randy Moore. Le trio vient de publier un nouveau single, "Sea Level", dont le clip vidéo est disponible

Cet auteur-compositeur-interprète aux multiples facettes, puise ses références majeures au sein du punk mélodique à de l'americana…

Brigid Mae Power sort la tête de l’eau, mais ne perd pas espoir…

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Après avoir publié "Head Above The Water", l’an dernier, Brigid Mae Power sortira un Ep de six titres le 24 septembre. Intitulé "Burning Your Light", Il recèlera uniquement des reprises. Soit celles signées Songs : Ohia, Aretha Franklin, Bob Dylan, Patsy Cline, Townes Van Zandt ainsi qu’une ballade traditionnelle irlandaise.

Bien qu’elle respecte les versions originales, le talent de la chanteuse irlandaise à se réapproprier les chansons est incontestable… Jugez plutôt sur son Bandcamp

 

Pieta Brown et Howe Gelb invités par The Colorist Orchestra…

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Dirigé par Kobe Proesmans et Aarich Jespers, The Colorist Orchestra est un collectif belge responsable d’une musique de chambre contemporaine.

Lorsqu’il enregistre un album, ce collectif invite régulièrement des collaborateurs. Il a ainsi pu notamment bénéficier, dans le passé, du concours de Sumie Nagano, de Cibelle, d’Emiliana Torrini, de Lisa Hannigan, de Gabriel Rios et de Howe Gelb,. Un Gelb qu’on retrouve à nouveau comme guest sur le futur elpee de TCO, « Not On The Map », qui paraîtra ce 1er octobre 2021. Mais également Pieta Brown, vue aux côtés de Mark Knopfler, John Prine, Justin Vernon et Calexico.

Percussionnistes, Proesmans et Jespers s'inspirent des œuvres de Harry Partch, Moondog, Kronos Quartet, Talking Heads et Steve Reich, entre autres.

Aujourd'hui, The Colorist Orchestra partage son nouveau titre "Sweet Pretender".

The Colorist Orchestra a précédemment partagé un trio de vidéos live de leur prochain LP, "Not On The Map", qui sortira le 1er octobre.

Les vidéos de "Black Box" (issu d’un live set accordé à l’AB), "Counting On" et "More Exes" sont à voir ou à revoir.

Et la dernière, "Sweet pretender" au cours de laquelle Howe et Pieta ont participé, est disponible

The Colorist Orchestra et Howe Gelb ont annoncé une tournée en Europe qui passera par

8 Nov | NTGent (40jaar Democrazy) | Gand

13 Nov | De Roma | Anvers

16 Nov | AB, Bruxelles

Ronquières Festival 2021 : dimanche 15 août

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L’affiche est un peu moins alléchante que celle du premier jour ; mais elle tient la route. Et puis des artistes intéressants ont été programmés, comme Coline Et Toitoine, Vidéoclub ou 47TER. Et si votre serviteur tient le coup, il ira revoir Woodkid, toujours impressionnant en ‘live’.

Scène Tribord : Coline et Toitoine (12h50-13h40)

C’est la cinquième fois que votre serviteur assiste à une prestation de Coline et Toitoine, et il débarque pile poil avant qu’elle ne commence.

Coline Debry et Antoine Jorissen ont choisi pour patronyme Coline et Toitoine. Fondée en 2018, la paire a participé à différents concours, avant d’enregistrer, sous cette appellation, le single « Write a song ». C’est le véritable départ de leur aventure. Malgré l’absence de concerts, due à la pandémie, les artistes ont bossé sur de nouvelles compos. Agés aujourd’hui de 20 printemps, ils ont un potentiel indéniable qui ne demande qu’à s’exprimer. Ce sera sur les planches du festival de Ronquières.

Ils ont enfilé des salopettes. De couleur rouge pour Coline et bleu clair pour Toitoine. Elle se réserve le chant, le ukulélé, la guitare et les ivoires. Et il se consacre aux synthés et aux machines dont celles responsables de loops et samples. La plaine est déjà bien remplie. Rayonnante et souriante, Coline déclare être contente d’enfin participer à un vrai festival et de voir du public. Omniprésente sur les planches, elle chante d’une voix claire mais paradoxalement portante, tantôt en anglais ou en français. Caractérisée par ses mélodies entêtantes, la musique oscille entre électro/pop et indie folk et suscite tout à tour, chez le mélomane, des sentiments de délassement, de mélancolie et même de défoulement, lors des titres les plus entraînants. Etonnant, mais des ‘round circles’ se déclenchent dans la foule, lorsque Claire sautille sur place à l’avant du podium. Et tout particulièrement sur « OAEOA ».   

La setlist balaye largement les plages du premier elpee, « Soma », publié en mai dernier, mais n’en oublie pas, pour autant, les premiers singles. Le set réserve, cependant, quelques moments de sérénité. Et tout particulièrement lorsque les artistes s’asseyent côte à côte, devant le clavier, pour une interprétation à 4 mains. Du hip hop s’invite même sur un morceau (NDR : un rappeur aurait été invité, mais apparemment, il a posé un lapin). Et c’est tout au long d’« Opéra » qu’on se rend compte des capacités vocales de Coline. Finalement, dans ce registre, elle pourrait rejoindre les artistes lyriques du Théâtre de la Monnaie, à Bruxelles. Coline semble montée sur ressorts tout au long d’« Alicia ». Et en même temps, elle communique une belle énergie à la foule. A l’affiche des Nuits Botaniques, bientôt.

Scène Bâbord : Aurel (13h50-14h30)

Aurélio Mattern a milité chez Lucy Lucy, Paon et Sonnfjord. Multi-instrumentiste, il a décidé de se lancer en solitaire, en empruntant, pour patronyme, Aurel. D’Aurel à Aurélien, en passant par Aurélio et l’empereur romain Marc Aurèle, les racines sont identiques. Aurélio a gravé un premier Ep. Baptisé « Ah Ouais », il est paru en juin dernier.

Il se plante sur une estrade, au milieu du podium, derrière son synthé, ses machines et sa boîte à rythmes. Il n’en bougera que pour tirer sa révérence. Même pour jouer de la guitare, il reste posté derrière ses instruments. A la croisée des chemins parcourus par Odezenne, Flavien Berger, Nicolas Michaux et Voyou, sa musique est mélancolique (NDR : Aurélio est un amoureux de la pop des années 80) et légère, mais un peu trop monocorde pour votre serviteur, qui décroche après trois chansons… Aurélien se produira dans le cadre des Nuits Botanique, en supporting act de Pomme…

Scène Tribord : Videoclub aka Adèle Castillon (14h50-15h40)

En mars dernier Adèle Castillon et Matthieu Reynaud annonçait que Videoclub se séparait, via un clip intitulé « SMS » (NDR : une méthode également utilisée par Daft Punk, mais en plus explosif !). Le parcours du couple nantais aura duré 3 ans. Un seul elpee à son actif, « Euphories », paru en janvier dernier.

Ce couple, alors à la vie comme à la scène, a eu beau ne pas avoir connu la décennie des années 80, il nous a bel et bien replongé dedans, au rythme de morceaux électro pop dansants et aux mélodies à la fois tendres et authentiques. Sous le regard bienveillant de Matthieu, Adèle a décidé de continuer l’aventure seule. Le duo s’est cependant séparé en bons termes…

Pantacourt blanc et soutien noir, Adèle grimpe sur l’estrade suivie d’un drummer et d’un claviériste/guitariste, également vêtus de blanc.

Du haut de ses 20 printemps, Adèle est une digne représentante de la génération Z. Parfaitement à l’aise dans son époque, elle livre ses questionnements et dispense ses conseils avec autant d’ironie que de spontanéité. Elle communique immédiatement son énergie aux premiers rangs. Elle s’agite comme une sauterelle impossible à capturer et sympathise rapidement avec un public assez jeune et en général (NDR : très souvent accompagné ses grands-parents), qui lui rend bien. Enthousiaste, majoritairement féminin et boutonneux, il met une ambiance de feu. Les artistes sont parfaitement à l’aise sur les planches. Les interventions à la gratte sont précises et lumineuses. Bien qu’efficace, l’électro/pop de Videoclub est toujours autant contaminé par les eighties. A tel point que l’ensemble de l’auditoire, tant les teenagers que moins jeunes, reprend les refrains en chœur. Toutes le pistes d’« Euphories » vont y passer… Enfin, « Amour plastique » et « En nuit » constituent les moments forts d’un concert au cours duquel le Videoclub ‘new look’ a convaincu. Les jeunes, les sceptiques et même le troisième âge…

Scène Bâbord : 47Ter (16h50-17h40)

Le set de 47TER permet aux parents et grands-parents de faire un break. Notamment pour se restaurer. La jeunesse, elle, se précipite pour assister au show de ce crew un peu fêlé. Issu de Bailly, dans les Yvelines, il a choisi pour patronyme le nom de la salle des fêtes locale, lieu de réunion régulier du groupe. Un quatrième larron est venu rejoindre Pierre-Paul, Blaise et Lopes. 47TER pratique une forme de hip hop aux textes très second degré. La set list va puiser généreusement au sein de « Légende », le dernier elpee, paru en avril dernier et retenir quelques morceaux du premier.

La fosse est pleine à craquer. Particulièrement interactifs, les artistes lui demandent de se séparer en deux parties et sollicitent la formation de round circles. Les tubes défilent : « Vivre », « J’essaie », Avec toi », « Comme Avant », « Ella » et « Sommeil Noir ». C’est le souk, dans la foule. Mais il est tellement plaisant à observer… Pas de prise de tête, ni de gangsta rap en vue, mais des pistes qui mènent du rire aux larmes, de la nostalgie à l’espoir… Et en plus, ils sont super sympas !

A voir ou à revoir au Palais 12 le 26 décembre prochain.

Woodkid ce sera pour une autre fois…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Ronquières Festival)

Bon Entendeur + Woodkid + Deluxe + Aaron + La Femme + L’Impératrice + 47 Ter + Vidéo (Adèle Castillon) + Aurel + Coline & Toitoine + Alex Lucas + Lumoon & Robin

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Ronquières Festival 2021 : samedi 14 août

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Suite à la pandémie, la dernière édition du Ronquières a été annulée. Enfin, 2021 permet un festival normal et propose une affiche, finalement alléchante, en programmant notamment Charles, Icons, Dyonisos, Pomme, Roméo Elvis, Video Club, Woodkid et surtout Maleskin, le dernier vainqueur inattendu du concours Eurovision. L’organisation est parfaite. Et une accessibilité exclusive sur présentation d'un Covid Safe Ticket est prévue. Soit la preuve d'une vaccination complète depuis plus de 15 jours avant la date de l'évènement ou la preuve d'un test Covid négatif de moins de 48 heures. Plus de masque, ni de distanciation sociale, les spectateurs peuvent se toucher et faire des câlins, rire, sauter et surtout bouger sans crainte... 

Deux podiums ont été prévus : le ‘Bâbord’ et le ‘Tribord’. Samedi 22 000 festivaliers sont attendus ; c’est donc sold out. Et 17 000 pour le dimanche. Une reprise en force !

Scène Bâbord : Calumny (10h30-11h30)

Fondé en 2018, Calumny est un duo de Djs/producteur belges, wallons très exactement, qui s’inscrit dans la vague de jeunes bidouilleurs électro-pop qui souhaite apporter un regard neuf, original et une certaine fraîcheur sur la musique électronique. Le rendu en ‘live’ est impeccable. Une ouverture plutôt sympa, quand on sait qu’il n’est jamais facile d’entamer un festival, alors que le site commence seulement à se remplir. En outre, non seulement la paire est fusionnelle, mais elle parvient à chauffer l’ambiance. Pour votre info, sachez que Bastien et Quentin ont également leurs projets personnes (BAB’s pour le premier et Smako pour Quentin) et sont vivement soutenus dans le monde de la nuit… alors qu’il se produisent, aujourd’hui, en fin de matinée…

Scène Bâbord :  David Numwami (12h00-12h40)

Non seulement, David Numwami est la tête pensante du band Le Motel, mais il apporte régulièrement sa collaboration à Charlotte Gainsbourg et au groupe François and the Atlas Mountain, comme multi-instrumentiste. Il a aussi bossé pour Moodoïd et Nicolas Godin (Air). Il est ainsi devenu une figure incontournable de l’underground bruxellois et parisien. Sans oublier qu’il slamme avec Flavien Berger.

Il reflète ses voyages à travers le monde, dans sa musique. Une musique atmosphérique, intemporelle et fascinante. Il chante d’une voix douce, des textes dans la langue de Molière… Jusqu’au moment où votre serviteur se rend compte qu’il a paumé les clefs de son véhicule. Le temps de retourner auprès de sa voiture, de les retrouver, de revenir sur place, et le set est terminé. Tant pis !

Scène Tribord : Charles (12h50-13h40)

Charles, aka Charlotte Forest, est une étoile montante. Elle a remporté la saison 8 de The Voice Belgique. Depuis, son coach est devenu son manager. En l’occurrence Matthew Irons, le chanteur de Puggy. Elle vient de sortir un Ep 6 titres intitulé « Falling While Rising »

Sur les planches, elle est accompagnée par un drummer, un guitariste et un claviériste. Charlotte se charge des ivoires, et puis, bien sûr des vocaux. Et sa musique oscille entre l’alt pop et l’indie rock, même si parfois, elle emprunte un ton plus gothique.  

Bien rock, « Riddle » traduit toute la rage qu’elle souhaite libérer à travers des riffs de gratte graisseux. Elle nous réserve une superbe reprise du « No Time To Die » de Billie Eilish. Elle met toute sa passion et sa conviction dans la voix, qui peut se révéler tour à tour douce ou puissante…

Instrumental piano/voix, « He Knows » est empreint d’une grande sérénité.  

Et elle attaque son hit « Wasted Time », pour clôturer son set. Un récit, quelque part, autobiographique. Elle met en scène la vie nocturne de la génération Z qui préfère s’ennuyer et feindre l’amusement plutôt que de se lâcher et profiter du moment présent. L’intégralité de l’Ep a été interprété dans le désordre. Elle accordera néanmoins, un rappel de deux titres.

Enfin, Charlotte nous signale que l’on doit être beau pour figurer sur la vidéo tournée pour un des clips, pendant son concert…

Setlist : « Motives », « The Fall », « Gear God », « Far Gones », « He Knows », « Lover Please Stay », « Riddle », « No Time To Die » (cover Billie Eilish), « Without You », « Wasted Time ».

Rappel : « Riddle », « Far Gone ».

Scène Bâbord : Sharko (13h50-14h40)

Ayant assisté à tellement de concerts de Sharko ou de David Bartholomé en solo, votre serviteur préfère en profiter pour se restaurer et se désaltérer. Faut dire que pour une fois, la température est estivale…

Scène Tribord : Dionysos (14h50-15h40)

Votre serviteur n’a plus assisté à un show de la bande à Mathias Malzieu depuis bien longtemps (NDR : la dernière fois c’était à l’Ancienne Belgique, il y a quelques années). Dionysos est un groupe de rock français, originaire de Valence, dans la Drôme. Formé en 1993, le groupe doit notamment son succès à ses prestations scéniques particulièrement théâtrales et à l'univers surréaliste dans lequel il évolue. Les compos sont interprétées autant en anglais qu’en français.

Hormis la claviériste/violoniste, vêtue d’une robe blanche à dentelles, tous les autres musicos sont tirés à quatre épingles, soit en costard/gilet/cravate. Mathias n’a guère changé. Une véritable bête de scène. Casquette brune enfoncée sur le crâne, il se sert cependant d’un téléphone rouge en guise de micro.

Le show s’ouvre par « I love you », morceau au cours duquel le bassiste frotte ses cordes à l’aide d’un archet, comme sur un violoncelle. Mathias a déjà la bougeotte, et il bondit régulièrement sur l’estrade. La troupe va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « Time Machine Experience », paru fin juillet dernier. Un disque, au cours duquel elle réinterprète certains anciens titres dans l’esprit du blues du Mississippi ou du jazz de la Nouvelle-Orléans. Comme si elle avait décidé de remonter le temps. Pour s’arrêter aux années 40. En coupant même carrément l’électricité. Mais en ‘live’, question machine, elle est bien huilée. On assiste ainsi à un concert très rock à la limite du métal. Et puis il y a Mathias, un spectacle à lui seul. Il empoigne de temps à autre une gratte sèche ou électrique. Toujours aussi fêlé, il bondit sur les planches comme un kangourou, lorsqu’il ne surfe pas sur la foule. Bref, question ambiance de rock’n’roll, Dionysos connait son taf…

Setlist : « I Love You », « Mc Enroe's Poetry », « Coccinelle », « Giant Jack », « Miss Acacia », « Song For Jedi », « La métamorphose de Mister Chat », « Une sirène à Paris », « Flower Burger », « Paris Brûle-t-Il ? », « Neige ».

Scène Bâbord : Ico (5h50-16h40)

Ico est devenu progressivement une valeur sûre de la scène hip hop. Ce soir, il est soutenu par un second MC, qui se mue parfois en guitariste, d’un préposé aux machines et d’un drummer. Si le crew met une sacrée ambiance, le hip hop pratiqué est une peu trop classique au goût de votre serviteur. Ico sépare la fosse en deux parties, y descend et la traverse pour serrer des mains. Drainant un public jeune, le set provoque de fréquents pogos et round circles. Pour les textes, qui volent souvent, en-dessous de la ceinture, faudra quand même repasser…

Scène Tribord : Pomme (16h50-17h40)

Pomme, c’est le nom de scène que la jeune chanteuse a choisi, parce que sur les bancs du collège, c’est le pseudo qu’on lui avait réservé. On évacuera donc les jeux de mots douteux ou les métaphores hasardeuses, car son véritable nom, c’est Claire Pommet. Suivant la bible, quand Eve, la première femme, croqua ledit fruit, ce fut le début des ennuis ! La légende de Pomme reste à écrire, mais il est déjà évident que ses chansons acidulées les dissolvent, les ennuis. Elle a été consacrée ‘Artiste Féminine de l’Année’ aux dernières Victoires de la Musique. Ce soir, elle va nous livrer un set intimiste et quasi-exclusivement acoustique. Seules une drummeuse et une claviériste grimpent de temps à autre sur le podium, pour apporter leur maigre concours. Pomme s’accompagne tantôt à la sèche ou aux ivoires. La Lyonnaise déclame sa poésie faites de mots simples, mais qui ne sonnent jamais creux. Elle transforme sa fragilité en force tranquille et se démarque en imposant une version moderne de la chanson folk. Pomme chante l'amour, parce que les chansons sont faites avant tout pour cela. Sa poésie est délicate, les mots sont doux. Elle est fragile et timide ; mais, à travers ses chansons, elle nous démontre qu’elle sait ce qu’elle veut, un peu à la manière d’Agnès Obel. Au cours de son concert, elle entraîne l’auditoire, dans son univers feutré, lentement, progressivement. La foule écoute et savoure, religieusement. Claire n’oublie pas d’interpréter « Je Sais Pas Danser », « Les Cours d'Eau » et « Ceux Qui Rêvent » et puis attaque « Désenchantée » à deux reprises, un titre qui parviendra à faire bouger quelque peu le public, et surtout le faire chanter…  

Scène Bâbord : Black Box Revelation (17h50-18h40)

Ce soir, le chanteur/guitariste Jan Paternoster et le drummer/percussionniste Dries Van Dijk sont soutenus par un multi-instrumentiste ? Un certain Jasper Morel qui se charge des synthés, des cymbalettes et parfois de la gratte. Black Box Revelation, c’est un peu le White Stripes néerlandophones. Encore que leurs influences oscillent du blues américain à la British Invasion en passant par le psychédélisme (NDR : surtout celui pratiqué en son temps par Jimi Hendrix !). Dries s’est fendu de son inévitable, mais excellent, solo de batterie, pendant « War horse », alors que ceux arrachés par Jan à la six cordes continuent de décaper les portugaises. Et on n’en oubliera pas le groove passionnant de « Gravity Blues » …

Setlist : « Gloria », « Play Video », « Gravity Blues », « Built To Last », « War Horse », « Tattooed Smiles », « Do I Know You «, « High On A Wire »

Scène Tribord : Måneskin (18h50-19h50)

L’ambiance est en train de monter à ‘Tribord’. Il est temps d’aller se placer dans la fosse, car la capacité du site est full. Et puis, c’est l’occasion d’assister au sound check de la nouvelle tornade transalpine, Måneskin.

Les vainqueurs de la dernière édition du Concours Eurovision devaient se produire dans le cadre des Lokerse Feesten, mais ils ont dû décliner l’invitation, le drummer souffrant d’une tendinite au poignet. Au sein de l’auditoire, on remarque la présence d’un nombre impressionnant de néerlandophones. La présence de BBR n’y est pas étrangère, mais bien sûr, aussi, de Måneskin. C’est également la tête d’affiche.

Le quatuor implique le chanteur Damiano David, la bassiste (NDR : très jolie et sexy, par ailleurs !) Victoria De Angelis, le guitariste Thomas Raggi et le drummer Ethan Torchio. Iggy Pop a prêté sa voix pour sa reprise du « I Wanna Be You Slave », morceau de glam rock percutant qui figure sur le second elpee du band, « Teatro d’ira : Vol. I », paru en mars 2021. Et l’Iguane ne tarit pas d’éloges sur le combo ! Mot emprunté au danois, Måneskin signifie « Clair de lune » …

Ils ont tous opté pour le cuir de couleur noire. Short surmonté d’une ceinture à trois boucles pour Damiano, mais blouse transparente à dentelles pour le haut du corps, il est chaussé de godasses à semelles compensées et les oreilles sont percées de pendentifs à l’effigie d’un crucifix. Pantalon à pattes d’eph’ pour Thomas et moulant pour Vitoria, bottes ainsi que top très court au-dessus desquels dépassent ses seins dont les tétons ont été dissimulés par une croix en scotch de couleur noire.

Très rock’n’roll, le show est à la fois dynamique et sulfureux. La foule est rapidement conquise. Faut dire que les musicos sont particulièrement remuants et vont régulièrement au contact. Et puis, il y a le charisme de Damiano qui va surfer à plusieurs reprises, sur la foule. Une foule au sein de laquelle de nombreux circle pits se déclenchent. La setlist réserve trois morceaux dans leur langue natale (« Zitti e Bruoni, », « In Nome Del Padre » et « Lividi Sui Gomidi »), et puis de nombreuses covers dont, bien évidemment, celle d’Iggy Pop, « I wanna be your slave », au cours de laquelle Damiano lèche le sol. Une reprise que le band va reconduire lors du rappel. Sans oublier une version plutôt étonnante des « 4 saisons de Vivaldi ». Une setlist finalement bien équilibrée ; mais hormis les trois morceaux susvisés, le reste est interprété dans la langue de Shakespeare. 

Après avoir séduit l’Europe, Måneskin est prêt à conquérir le monde…

Setlist : « In Nome Del Padre », « Zitti E Buoni », « Bury A Friend » (cover Billie Eilish), « Chosen », « Take Me Out » (cover Franz Ferdinand) », « Beggin » (cover Fourth Season), « I Wanna Be Your Slave », « Somebody Told Me » (cover The Killer), « For Your Love », « Kiwi » (cover Harry Styles), « Coraline », « Close To The Top », « Lividi Sui Gomiti ».

Rappel : « I Wanna Be Your Slave »

Votre serviteur est fatigué, il fait l’impasse sur L’Or Du Commun et Roméo Elvis. Il revient demain et a intérêt à être en forme… et puis la journée est une réussite…

Voir aussi notre section photos ici

(Organisation : Ronquières Festival)

The Magician + Romeo Elvis + L’Or Du Commun + Måneskin + Black Box Revelation + Pomme + Ico + Dionysos + Sharko + Charles + David Numwami + Calumny 

Kloot Per W.

En français dans le texte…

Entamée à la fin des 60’s, la carrière de Claude Perwez, aka Kloot Per W., est particulièrement riche. Il a ainsi notamment milité chez The Misters, Polyphonic Size, The Employees, De Lama's, De Kreuners, et assuré de nombreuses collaborations ; mais également bossé comme producteur. Aujourd’hui il se focalise sur son groupe Cromwell et son projet solo Kloot Per W., entamé –quand même– depuis 1978. Multi-instrumentiste, il est également investi dans diverses disciplines artistiques, dont la peinture…

L’interview se déroule en tête à tête, chez l’artiste. Un exercice bien plus agréable à réaliser que par e-mail. Une opportunité assez rare en ces temps de Covid, pour ne pas être soulignée. En outre, l’entretien va se dérouler dans son atelier. Pour l’instant, Claude est contraint de se déplacer en fauteuil roulant, suite à un problème au pied. Le sujet principal de la conversation va se concentrer sur la musique. Faut dire que Claude est une véritable encyclopédie vivante…

Les 3 chansons qui figurent sur ton Ep, « Nuits Blanches », me rappellent, à la fois, J.J. Cale et Serge Gainsbourg. A cause de l’atmosphère, des arrangements, et puis des paroles… Te rallies-tu à cette impression ? 

Oui ! D’abord, les textes traitent du rôle d’Internet qui est devenu une passerelle vers le porno. Le porno est toujours été un sujet tabou. Et puis de nombreux hommes de mon âge sont malheureux, car ils ne parviennent pas à trouver l’âme sœur. Je ne souffre cependant pas de ce problème. J’ai suffisamment de charme pour communiquer ou passer du temps avec le sexe féminin. Mais je pense souvent aux célibataires, issus de ma région, qui souffrent de solitude. Qui pensent, peut-être, à se dégoter une compagne dans un pays exotique… « Nuits Blanches » raconte l'histoire d'un homme toujours sexy, mais incapable de draguer une femme. Il est pourtant disponible et disposé, mais aucune ne s’intéresse à lui. Quand il s’allonge dans son lit, il ne peut dormir, car il pense à toutes celles qu'il croise. Il traverse alors le quartier rouge, mais n'ose pas pénétrer dans un carré, car il a trop peur des femmes. C'est essentiellement ce thème qui est exploré dans ce morceau. J’essaie de l’illustrer à travers les paroles, puis Dominique Buxin m'aide à peaufiner le texte, en utilisant des mots et des idiotismes que les Francophones comprennent afin qu’il soit le plus pertinent possible…

Maintenant, je comprends mieux l’image reproduite sur le booklet affichant des femmes à moitié nues… 

Exact ! J’ai craqué pour cette photo qui correspondait à mes aspirations. Je bosse également avec Sandie Trash depuis quelques années, un duo français issu de Bordeaux. Nous échangeons les fichiers par mail, car je ne les ai rencontrés qu’à deux reprises, en chair et en os, au cours des deux dernières années. Leur musique est à la fois fortement gothique et psychologique. Sandie souffre de quelques problèmes psy et elle les exprime à travers des paroles douloureuses. Ce n'est pas un simulacre et c’est pourquoi je cherche à l’aider. Sans quoi, j’apporte ma collaboration en jouant de guitares aux sonorités des années 60 et 70 ; et ce contraste communique à l’ensemble une certaine forme d’originalité.

Pour tes autres projets, comptes-tu également te mettre à la langue française ?

Je viens de terminer un enregistrement, également en français, et il est assez sombre. Les textes s’intéressent aux personnes qui vivent sur internet ; mais également à la mort. C’est un sujet qui me préoccupe, car ici, sur terre, pour moi, l’échéance se rapproche de plus en plus….

Et ce sera pour quel groupe ?

Celui à qui ces sessions étaient destinées s’est effondré à cause de la corona.  Le batteur est toujours au poste. C’est celui qui participe à Cromwell (un projet qui implique la bassiste de The Scene, Emily Blom). Il s'agit d'Achiel, qui milite également chez Spiral of Silence, d'ailleurs. Il pourrait être mon fils, même s’il est très différent de moi. Mais on est sur la même longueur d’ondes. On a le même moteur. Et pour le live, Blom sera également de la partie. Elle n’a pas collaboré aux sessions à cause des difficultés liées à la COVID et à la quarantaine. Je la comprends, car elle peut difficilement abandonner son travail pour venir vivre ici pendant des semaines. J'ai ensuite réuni des musiciens de studio pour réaliser les enregistrements. Pascal Deweze (producteur) est devenu nerveux. Il ne pensait jamais que toutes ces individualités finiraient par sonner comme un groupe ; mais c’est justement à cause de ces énormes différences entre les affinités de chaque musicien, que quelque chose de beau est né. Pascal me l'a avoué, par la suite…

Quand tu enregistres un album, est-ce pour toi-même ou pour le public ?

Un peu des deux. Je le fais parce que je dois le faire et que je veux le faire, mais il existe toujours des images de personnes qui défilent devant mes yeux quand j'écris. Ce n’est jamais à 100% pour moi, mais toujours avec un public pour moi. Je n’ai pas le charisme de Roland ou d’Arno. Je suis un mec ordinaire qui n’aime pas trop être exposé et quand je marche dans la rue, je me confonds aisément dans la foule. Mauro Palowski aurait le même comportement, mais coiffé d’un chapeau. On en a un jour discuté, et il m’avait avoué, que malgré une invitation, il refusait de faire face aux caméras de la télévision. Je lui ai répondu qu’il devait accepter quand on lui demande et puis parce que c’est une forme de reconnaissance. Et que perso, pour y parvenir, c’est moi qui doit faire ces démarches. Et il a compris. Alors, il y est allé… C’est dans cet esprit que nous avons commencé à bosser sur un album ensemble. Je lui ai signalé que devoir respecter des principes n’était pas très agréable ; aussi, il était préférable de prendre comme référence l'album blanc des Beatles, pour sa richesse, car je m’intéresse à des tas de styles différents. Avant que le nouveau disque ne soit prêt, j'ai dit à Dewez que je souhaitais jouer du rock anglais mais chanté en français. Avec tout le fromage dedans. Bien sûr je ne suis pas français, je suis flamand. Mais je pense que le pari est réussi.

Tu n'es pas d'origine française finalement ?

Oui, un peu, mais en remontant loin dans mon arbre généalogique. Mon nom est d’origine française. J'ai été élevé à une époque où les enfants issus de la classe ouvrière devaient parler français correctement afin qu’ils ne soient pas considérés comme des idiots. Parce que la langue française, c'était chic. C’était classe. Il fallait montrer que les ouvriers aussi pouvaient avoir de la classe.

Spiral of Silence a gravé un nouveau single, l'année dernière. Le projet est toujours d’actualité ?

Oui, nous répétons. A deux cents mètres d'ici. Je voulais concrétiser un projet avec Achiel, car tout ce qui était prévu était tombé à l’eau, à cause de la COVID. Nous avons gravé un single et quatre nouvelles chansons sont terminées. Quelques concerts sont confirmés, comme celui prévu au W-fest et nous espérons également nous produire lors de festivals gothiques allemands. La musique de Spiral of Silence est un peu post-punk et gothique, mais sans l’imago. Et puis, je m’autorise des solos à la David Gilmour. Un bon violoniste devrait enrichir les prestations ‘live’. Et puis j’ai proposé à Achiel de nous lancer dans un autre projet. De dream pop ou de new wave plus légère. Cromwell correspondait à cette alternative. Enfin, j’ai enregistré aussi un autre disque avec Rudy Trouvé et Marcel Vantilt. Un truc arty sur des textes de Marcel et de la musique abstraite. En y intégrant de la contrebasse. Le concept est particulièrement orignal, mais vu le concours de Vantilt, ça devrait marcher. Pour l'instant, nous n'avons pas déniché de label qui accepte de ne le sortir qu’à 200 à 300 exemplaires. Mais suite au Brexit, Rudy ne peut pas se permettre un tel écart, car l'usine de pressage en sollicite presque le double en Angleterre. Un split single sortira donc d’abord. Afin de faire la promo, nous allons accorder un set pour les étudiants, au Singel, à Anvers. Ce qui pourrait intéresser les médias. Ce sont trois projets attendent le feu vert. Et pour l’instant, je publie toutes mes démos et outtakes sur Bandcamp ; un moyen de rentabiliser un peu mes investissements. Il ne reste plus qu'à attendre que tout redémarre…

Tom Morello, Bruce Springsteen et Eddie Vedder reprennent « Highway to hell » d’AC/DC !

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Tom Morello, cofondateur de Rage Against The Machine, Audioslave et Prophets of Rage, sortira son prochain album le 15 octobre. Intitulé « The Atlas Underground Fire », il a bénéficié d’un casting de collaborateurs à couper le souffle, dont Bruce Sprinsteen, Eddie Vedder, Chris Stapleton, Mike Posner et Damian Marley. Issu de ce futur elpee, le single reprise de l'hymne rock classique d'AC/DC "Highway to Hell", est en écoute ici

Tom a déclaré : ‘La version de "Highway To Hell" rend hommage à AC/DC mais en compagnie de Bruce Springsteen et Eddie Vedder, elle fait entrer cette chanson légendaire dans le futur. L'une des plus grandes chansons de rock'n'roll de tous les temps, chantée par deux des plus grands chanteurs de rock'n'roll de tous les temps. Et puis je laisse tomber un solo de guitare déchirant. Merci et bonne nuit’

C’est la vie d’Unknown Mortal Orchestra…

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Entre les singles "Sex & Food" et "Weekend Run", Unknown Mortal Orchestra n'a pas chômé, puisqu’il a publié l’album "IC-01 Hanoi" et s’est investi dans des collaborations avec Aminé ("Buzzin"), Gorillaz ("Severed Head" ft. GoldLink), Free Nationals ("Beauty & Essex" ft. Daniel Caesar) et India Shawn ("Too Sweet"), ainsi qu’opéré des remixes pour "Drawbridge" de Westerman, "Circle the drain" de Soccer Mommy et "Too Good" d'Arlo Parks.

Et le collectif nous revient pour un nouveau single ! Intitulé "That Life", il bénéficie également d’un clip vidéo qui est disponible

Réalisé par Lydia Fine et Tony Blahd, elle met en scène une marionnette créée par Laura Manns, qui a travaillé pour les Muppets et Sesame Street.

De faux noms pour un vrai supergroupe !

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Fake Names est un supergroupe qui réunit Brian Baker (Minor Threat, Dag Nasty, Bad Religion), Michael Hampton (S.O.A., Embrace, One Last Wish), Dennis Lyxzén (Refused, International Noise Conspiracy, INVSN) et Johnny Temple (Girls Against Boys, Soulside). Ils ont invité le batteur invité Brendan Canty (Rites of Spring, Fugazi) à participer aux sessions d’enregistrement d’un Ep 3 titres. Eponyme, il recèle en "Running", un titre que le chanteur Dennis Lyxzén décrit comme la contradiction entre l'amour de la musique et le fait de vivre une vie en marge de la culture pop et de la faire sienne. Il est en écoute ici et puis également extrait de cet Ep, "It Will Take A Lifetime", et encore "Cuts you down", ici

 

Un dormer bien éveillé…

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Charlie Berger multiplie les projets. Après Slowly, With Hidden Noise, Tonemirror et Lacquer, place à dormer, dont la musique s’inscrit dans la lignée de Codeine, Duster, le Death Cab originel et Pedro the Lion. Eponyme le premier elpee paraîtra ce 27 août 2021. Et deux titres sont en écoute sur Bandcamp

 

Premier Artvertissement pour Darrin Bradbury

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Issu de Nashville, Darrin Bradbury publiera son nouvel album, « Artvertissement », ce 20 août 2021. En attendant, il nous propose le clip de son nouveau single, « Busted World ».

Réalisée par Joshua Shoemaker, la nouvelle vidéo filme Darrin occupé de chanter à travers un écran de télévision tandis que la circulation locale passe à toute vitesse. Et le clip est disponible ici

Sur le plan thématique, "Artvertisement" explore le point de rencontre entre l'art et le commerce et aborde de grandes questions, comme la raison d'être de notre existence et la manière dont nous pouvons vivre selon des principes au sein d’un paysage capitaliste infernal.

 

Réveillez-vous ! Bar II fait la chasse à l’anti-gaspi !

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Quelques semaines après voir sorti son premier single-EP, « Wake Up », en numérique sur les principales plateformes légales, le groupe belge de rock alternatif/stoner Bar II a publié un clip officiel illustrant la chanson « Wasted » disponible dès maintenant sur YouTube ; et elle est à découvrir ici

Pour rappel, « Wake Up » est également disponible en free streaming sur Bandcamp (voir )

Des riffs puissants, une basse groovy, un drumming solide et une voix singulière alimentent le rock énergique de Bar II, un rock qui libère toute la rage du stoner…

Une seule issue pour Melissa Etheridge…

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Le nouvel album de Melissa Etheridge sortira le 17 septembre. Intitulé "One Way Out", il recèlera une collection de chansons qu'elle a écrites à la fin des années 80 et au début des années 90 qui n'ont jamais été sorties auparavant.

Etheridge a retrouvé ces démos, il y a quelques années alors qu'elle cherchait des morceaux pour un coffret rétrospectif. En parcourant ces chansons, elle s'est souvenue du début de sa carrière et de ces compos qui n’étaient pas adaptées à cette époque pour figurer sur un album.

Pour découvrir le clip du titre maître, de cet opus, qui littéralement déchire, c’est

 

Mess Esque, un duo par correspondance…

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Mess Esque est un duo australien au sein duquel on retrouve un des musiciens de Dirty Three, Mick Turner. Il compose la musique et se réserve l’instrumentation. Il est accompagné par Helen Franzmann qui se charge des lyrics et des vocaux. 

Mais le plus paradoxal dans cette aventure, c’est que les musiciens ont enregistré leur premier elpee à distance. Eponyme, il paraîtra ce 22 octobre 2021.

Au sein de ces isolements, une véritable correspondance s’est établie. Helen a suivi la progression des morceaux de Mick, construites sur base de guitares, orgues, basse et batterie. Mais la voix d’Helen modifiait la donne ; ce qui a forcé Mick à revoir les morceaux, auxquels elle répondait à nouveau. Et ainsi l’album a pris forme.

Le long playing terminé, le duo a créé un groupe dans le processus, mais Mick et Helen ne se sont toujours pas rencontrés. Le premier single et la vidéo "Take it outside" est disponible

 

Trouble in Mind s’envoie en l’air…

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Après avoir publié deux Eps au format cassette en 2020, Trouble In Mind sortira son premier album, « Mandatory Enjoyement », ce 22 octobre 2021. La drone-pop de Trouble In Mind se distingue par ses guitares puissantes et son ambiance céleste. Les mélodies sixties et la noise pop britannique des années 90 se mêlent au jazz spirituel, au new age japonais et au minimalisme italien.

Issu de cet opus « Dummy », est à voir et à écouter ici

« Dummy » esquive les tropes sombres et dramatiques de la musique ‘arty’ contemporaine, punk ou expérimental et insiste plutôt sur des palettes sonores joyeuses et euphoriques.

Le côté lyrique de « Dummy » examine le fardeau de la vie moderne, le consumérisme, l’effondrement environnemental, l’aliénation et les angoisses nées de ce moment absurde de l’histoire, à travers des sujets aussi divers que le design intérieur, la pollution marine, la psychologie de l’architecture et les essais nucléaires. La créativité du groupe le pousse à aller de l’avant et à se remettre continuellement en question, à explorer des univers passionnants et exaltants évoqués dans le titre de l’album : « Mandatory Enjoyement ».

Les Descendents ont remonté la pente…

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« 9 th & Walnut », le nouvel album du légendaire groupe punk Descendents, est paru ce 23 juillet 2021.

Il s’agit du huitième album studio du groupe punk rock américain. Enregistré sur deux périodes (d'abord en 2002, puis en 2020), l'elpee contient dix-huit chansons écrites par le groupe entre 1977 et 1980 mais jamais sorties auparavant, ainsi que des réenregistrements de leurs anciennes chansons "Ride the Wild" et "It's a Hectic World". C'est aussi la première fois, depuis Everything Sucks, que la formation ‘classique’ composée de Milo Aukerman, Frank Navetta, Tony Lombardo et Bill Stevenson enregistre ensemble.

Trois titres sont disponibles à l’écoute « Baby Doncha Know » ici, « Nightage » et « Like The Way I Know » encore ici

 

Double single pour Dry Cleaning

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Après avoir publié son premier elpee, « New long leg », Dry Cleaning nous revient avec un single (deux plages, comme sur les anciens 45trs) en version numérique.

Enregistrés aux Rockfield Studios en juillet et août 2020 pendant la session de « New Long Leg », « Bug Eggs » et « Tony Speaks! » n'étaient auparavant disponibles que sous la forme de titres bonus.

Bug Eggs » est en écoute ici et « Tony Speaks! »,


 

Un album bien électrique pour The Sore Losers…

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Le cinquième elpee de The Sore losers paraîtra ce 22 octobre 2021. Intitulé « Ultra Elektric », il fera suite à « Gracias Señor », gravé en 2018.

A propose du choix de l’autoproduction Cedric Maes a déclaré : ‘Chaque fois que nous avons travaillé avec un producteur international de premier plan, il y avait toujours l'un d'entre nous qui faisait très attention à ce qui se passait, nous voulions savoir à quoi servait chaque bouton’. Finalement, la formation a tout fait elle-même, de l'écriture des chansons aux techniques d'enregistrement en passant par la production et le mixage. Le disque a même été partiellement enregistré dans le propre studio d'enregistrement du groupe : Ultra Elektric Studio. L'album porte d'ailleurs son nom. Jan Straetemans se confie : ‘Ce titre symbolise notre indépendance. Après 11 ans, nous savons mieux que quiconque à quoi The Sore Losers devrait ressembler et nous n'avons rien laissé nous empêcher de le capturer’. Et d’ajouter : ‘Il y a des disques qu'on met pour écouter les paroles, mais là, c'est juste un bon disque de rock solide, on s'en fout. C'est le plus lourd que nous ayons fait jusqu'à présent, tout passe dans le rouge : le tempo, l'énergie, le volume, et même la pochette’

Issu de cet elpee, « Tightrope » est disponible en vidéo ici

 

Elias Devoldere a de nombreuses cordes à son arc…

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Batteur et compositeur belge, Elias Devoldere, est surtout connu comme batteur dans le milieu du jazz. Il a également été régulièrement invité à créer des bandes sonores pour des spectacles de danse et de théâtre, ce qui, avec le recul, s'avère être le point de départ (et l'inspiration) de ses débuts en solo.

Dans Nordmann, Sumi et Hypochristmutreefuzz, Elias avait déjà une bonne part des crédits d'écriture et d'arrangements. Ce n'était donc qu'une question de temps avant qu'il ne décide de prendre son envol en solitaire. Alors qu'il travaillait sur un spectacle de danse en Finlande (2018), les premières esquisses du premier album d'Elias, « Kaiku », ont émergé : des chansons bien ficelées, chantées avec une voix mélancolique et nostalgique, entraînées par la batterie somptueuse d'Elias. Des progressions d'accords volatiles créent ce paysage sonore séduisant mais sinistre... comme si Wim Wenders réalisait un épisode de « The Bridge ».

Pour ce projet, baptisé Elias, Devoldere compose une musique intuitive, personnelle et très visuelle. L'approche d'Elias est cinématographique, il est toujours à l'affût d'images qui le touchent, mais au lieu de les capturer sur photo ou vidéo, il transforme ces images en musique. Tel un poète jouant avec les mots pour décrire l'inexplicable, il devient le réalisateur du film qu’il sculpte à travers la musique.

Il a écrit toute la musique et les paroles et a joué presque tous les instruments sur l'album. Produits par Devoldere et mixés par Jasper Maekelberg, les 5 morceaux de « Kaiku » ne sont pas une destination finale, mais le simple point de départ d'une nouvelle aventure pour l’artiste.

« Kaiku » sortira le 27 août.

Issu de cet LP, « South » est disponible

 

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