Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Cruise [CTRL] en pilotage (presque) automatique

Ambiances lynchéennes, séquences glaciales, arrangements subtilement bruitistes: c'est Cruise [Ctrl]. Depuis 2006, ce duo belge composé de John C. (compositeur / programmeur) et Gore (manipulateur sonore) construit des paysages sonores taillés sur mesure pour les films de D. Lynch. Le duo a sorti un tas de maxis et 2 albums sur Divine Comedy (Fr) et 2 autres sur Signifier (Usa). Il a travaillé avec de nombreux acteurs de la scène 'wave', comme Jean-Luc De Meyer, Richard 23 & Patrick Codenys (Front 242), Dirk Ivens (Absolute Body Control, Dive, The Klinik), HIV +, Lambwool, Sigma et bien d'autres.

Aujourd'hui, Cruise [Ctrl] est de retour avec un 5ème album, "It's happening again!". Paru sur le label parisien M-Tronic, ce nouvel album (7 titres) s'inscrit parfaitement dans la lignée des précédents, tout en ouvrant des portes vers une nouvelle direction. A nouveau, la musique est majoritairement atonale, ce qui signifie qu'elle est produite par des synthétiseurs qui ont pour fonction première de produire des bruits, sans “mélodie”. Ces 'drones' sont assemblés et combinés avec des séquences rythmiques répétitives pour susciter un effet cinématographique. Un peu comme la bande-son hypnotique d'un inédit de Lynch.

Cette fois, l'invité(e) extérieur(e) est une chanteuse bruxelloise, Alice Just, connue, entre autres, par son duo avec Flavien Gillié: “Des Cailloux Dans Les Poches” (2014). Alice prête ici ses cordes vocales au titre justement nommé “Juste”. Avec ses très belles paroles en français, il laisse entrevoir un nouveau potentiel pour le duo et, pourquoi pas, une percée dans l'univers electro plus 'branché'? D'autant plus que l'apparition de mélodies (“White Sands”) et d'harmonies (“Mother Is Coming!”) rend la musique accessible à un public plus large. Oui: Cruise [CTRL] est “inrockuptable”...

Pour écouter et commander l'album, c'est ici.

Ecoutez l'interview de Cruise [CTRL] dans l'émission radio WAVES (2016).

 

 

Craven Faults

Erratics & unconformities

Écrit par

Derrière ce patronyme énigmatique et déjà maladif, se cache un musicien anglais anticonformiste, visionnaire et sans doute génialement dérangé.

Et qui n’a pas peur de bousculer le mélomane, comme tend à l’indiquer la plage d’ouverture de son premier opus qui s’étire sur 17 minutes intrigantes, angoissantes et claustrophobes.

« Vacca Wall » (du nom d’un chemin bordé de pierres mystérieuses dans le Yorkshire) tisse d’emblée une toile épaisse dans laquelle l’oreille vient se coller pour ne plus se détacher de cet objet à la fois beau et intriguant.

Évidemment, vous l’aurez compris, l’album n’offre pas de transe destinée à se trémousser sur les plages d’Ibiza, à moins d’un fameux bad trip sous acide.

Zébré d’éclairs blafards comme les néons d’une autoroute fantôme, les compositions sont délayées dans une texture sombre et épaisse comme le goudron.

À certains moments, « Erratics & Unconformities » sonne comme la berceuse d’un délire d’Alejandro Jodorowsky dans un monde réduit au silence par les machines.

Ici les paysages d’une Angleterre industrielle s’étendent à perte de vue et le ciel plombé se reflète sur des flaques d’huile qui maculent chaque rue, chaque campagne, chaque espoir.

Et quand Craven Faults s’abandonne à la méditation, c’est pour dessiner en pointillés des parallèles qui jamais ne se rejoindront (« Hangingstones », « Signal Post »).

Certes, le propos peut paraître opaque, mais il est le reflet de sensations, de ressentis, d’ébauches d’images et de visions incertaines nourries par six titres magistraux traversés de sons analogiques, digitaux et même récoltés ci et là lors d’énigmatiques trajets entre ville endormie et activités industrielles.

Un road trip exceptionnel alimenté par les photos y afférentes que vous trouverez sur le site de l’artiste ici

De toutes façons, si certains films n’existent que dans votre imagination, Craven Fault se chargera de les mettre en musique…

Destroyer

Have We Met

Écrit par

On ne présente plus le fantasque et talentueux Dan Bejar et son magnifique navire Destroyer. Le ‘dandy indie’ est actif depuis 1995 déjà et avait atteint des sommets sur le mal nommé « Kaputt », en 2011. Le natif de Vancouver est donc aujourd’hui de retour, pour publier « Have We Met » un LP élégamment illustré par Bejar en crooner débraillé…. Après le plus difficile d’accès « Ken », sorti en 2017, ce nouveau chapitre revient vers un son plus ample et des morceaux plus rythmés (« It Just Doesn’t Happen ») tout en conservant ce côté mystérieux qui lui sied à merveille. Les sonorités sont toujours bercées par les eighties, les claviers sont omniprésents et les textes –bien entendu– abstraits ! Bejar semble incarner à merveille une version désabusée et alternative des années 80’s, grâce à des morceaux élégants, pop mais légèrement expérimentaux, tout en recelant leur part de ‘darkness’… Un artiste aujourd’hui devenu majeur…

Giant Sand

Ramp (Réédition)

Écrit par

Paru en 1991, « Ramp » constitue le septième elpee de Giant Sand, un disque qui vient d’être réédité après remasterisation. Il a été, en outre, enrichi d’une session live, immortalisée le 30 janvier 1991, aux Mad Dog Studios. Aux treize plages sont donc venues s’ajouter 7 autres, pour un total de 20 morceaux !

Lors des sessions de « Ramp », Howe Gelb avait reçu le concours du jeune et fraîchement arrivé Joey Burns, futur Calexico, à la basse, son compère John Convertino (également futur Calexico) aux drums, Victoria Williams ainsi que Pappy Allen, vétéran de la country, alors âgé de 74 balais, aux vocaux. Sans oublier Howe également au micro et aux grattes.

L’expérience révèle que Howe avait décidé d’enregistrer les compos en studio sous sa forme la plus électrique et d’y insérer l’acoustique (banjo, dobro, pedal steel, harmonica), via la machine DAT. Et le résultat ne manque pas d’allure, même si les brisures de rythmes sont légion. Et puis il y a la voix flemmarde de Gelb, très proche de celle de Lou Reed…

L’opus s’ouvre par l’offensif « Warm Storm », une plage enrobée de chœurs féminins, et s’achève par le funk blues « Patsy’s blues », une piste au cours de laquelle on entend un enfant chanter… faux… Hymnique « Romance of falling » navigue quelque part entre les Pixies et Kurt Vile. Des Pixies qui hantent encore le remuant, déjanté et enlevé « Always horses coming ». Mais encore « Anti-shadow » en fin de parcours, même si les soubresauts en amont évoquent plutôt Pavement. Lorsque l’intensité électrique envahit l’allègre « Wonder », on ne peut s’empêcher de penser à Neil Young et son Crazy Horse. Imprimés sur des tempos bien carrés, « Neon filler », que Gelb déclame en s’accompagnant au piano, et « Z.Z. Quicker foot » auraient pu figurer au répertoire de Lou Reed. Si « Jazzer Snipe » dévoile un jazz bien allègre (Soul Coughing ?), « Resolver » s’ouvre en mode cabaret, une valse lente et saccadée qui vire ensuite au c&w galopant. Country & western qu’on retrouve sur « Nowhere » (?!?!?) avant le retour du rythme. Sans oublier la cover du classique « Welcome to my world » de Jim Reeves, au cours de laquelle Gelb se prend pour un crooner.

Place ensuite aux « Mad Dog Sessions ». Piano, drums et bass alimentent le jazzy et enfumé « Back to the Black & Grey ». Ballade bluesy mid tempo un peu détraquée, « Trickel down system » vire ensuite au skiffle. Entre blues et jazz « Bible black, book II » est entretenu par un piano et une contrebasse. Effilées, les grattes découpent littéralement « Can’t find love », un funk/rock spasmodique, dansant et alerte. Plus électrique encore, la mouture ‘live’ de « Romance of Falling » redessine l’axe Pavement/Pixies. Enfin si la sobriété de « Still to far » nous replonge dans la folk/country, « Shadow to you » nous ressert un rock carré à la Lou Reed. Il y manque trois titres qui figuraient sur les sessions originelles. Pourquoi ? Aucune idée !

Dana Gavanski

Yesterday is gone

Écrit par

Dana Gavanski est l’une des dernières signatures de l’excellent label londonien Full Time Hobby, une écurie au sein de laquelle militent, notamment, Timber Timbre, Micah P.Hinson, Tunng ou encore Jacco Gardner. D’origine serbo-canadienne, cette jeune songwritrice est née parmi une famille d’artistes. Et pour cause, son père est actif dans l’univers de l’industrie du cinéma et sa mère est peintre. Dana a longtemps hésité entre le cinéma et la musique, avant d’opter finalement pour ce dernier art. Elle a sorti un premier Ep en 2019 ; ce qui lui a permis de d’accomplir plusieurs tournées et d’assurer le supporting act, notamment de Damien Jurado.

A l’instar de son Ep, pour enregistrer son premier elpee, elle a reçu le concours de Mike Lindsay, une des têtes pensantes de Tunng. Dana cite des influences qui oscillent de King Crimson à Vashti Bunyan en passant par ses contemporaines Cate Le Bon et Aldous Harding.

Tout au long des dix morceaux qui figurent sur « Yesterday is Gone », elle parvient à communiquer ses émotions, grâce à une voix empreinte d’une grande sensibilité. Bien que basiquement acoustique, son expression sonore incorpore des sonorités électroniques et des instruments organiques. Et manifestement, la présence de Mike Lindsay y est pour quelque chose. Le psyché/folk de Dana Gavanski est donc riche ; et s’il mérite une attention particulière, il est nécessaire de s’y attarder voire d’y consacrer plusieurs écoutes afin de saisir la finesse des mélodies et la richesse de l’instrumentation.

Une petite découverte à suivre de près, dans le futur…. 

Thomas Howard Memorial

Bonaventura

Écrit par

Duc de Norfolk, Thomas Howard (1473 - 1554) est un homme politique et un courtisan du règne d'Henri VIII, mais c’est surtout le faux nom choisi par le célèbre hors-la-loi Jesse James, lorsqu’il s’est installé dans le Tennessee, comme fermier, pour tenter d’échapper à son passé. C’est ce patronyme, en y ajoutant ‘Memorial’, qu’a choisi ce quartet issu de Guingamp.

« Bonaventura » constitue son second elpee, un disque partagé entre plages instrumentales ou chantées par Yann Olivier, alors soutenu par les backing vocaux du claviériste Elouan Jegat, dans un style qu’on pourrait qualifier de liturgique voire contemplatif. Bien qu’essentiellement organique (guitare surf ou gémissante, basse bavarde, percus puissantes ou amples, clavier ou piano), la musique de cette formation bretonne a également recours à l’électronique. Mais de manière judicieuse. Mélancolique et atmosphérique, cette expression sonore semble puiser ses influences majeures chez Pink Floyd, Archive et Mercury Rev. Einstürzende Neubauten également. Surtout sur les compos les plus bruitistes. Encore qu’instrumentales et partagées au moins en trois parties, les 8’ du titre maître doivent autant à Ennio Morricone qu’à John Barry. Ecrite par la poétesse et slammeuse Clotilde de Brito, « Feel alright » recèle les rares paroles interprétées dans la langue de Molière. Caractérisé par ses interventions de gratte en picking (Vini Reilly ?), la ballade mid tempo « Let it glow » s’étoffe progressivement avant de virer au rock hypnotique. De nombreuses pistes adoptent d’ailleurs ce format de ballade mid tempo, même si des changements de rythme se produisent circonstanciellement. Une œuvre qui devrait faire mouche chez les aficionados de néo prog…

Kim Dies Laughing

Acid Rain

Écrit par

Kim Dies Laughing réunit un ex-bassiste de Treponem Pal, Kim S, et le chanteur/guitariste du défunt Curtain, Emma B, un duo parisien qui vient de graver son premier elpee, « Acid rain ».

Si la voix est particulièrement vindicative, la musique puise essentiellement ses sources dans les eighties. Depuis l’EBM au post punk, en passant par l’indus la cold wave, la dance et le synthrock. S’il n’y avait le vocal, le titre maître qui ouvre l’opus, les boucles entêtantes et la sonorité de claviers nous rappelleraient « Sleeper in Metropolis » d’Anne Clark. « Grounded cherche un compromis entre Joy Division et New Order. « No future » nous renvoie à l‘Ep de Wire, « Mannequin, 12XU/ Feeding Called Love » alors que le spectre de Depeche Mode circa « Construction time again » plane tout au long d’« Inner circle ». Hormis le plus cosmique « Somewhere », les compos sont régulièrement découpées par des riffs de gratte en fusion et parsemées de bruits stridents, indus si vous préférez. Des références ? Executive Slacks, Alex Sex Fiend et Front 242. Il y en a d’autres, mais les nostalgiques des eighties devraient les déceler aisément. Le meilleur morceau de cet LP ? « Razor blade ». Plus riche, il autorise des belles envolées de gratte carillonnantes, une incursion de claviers vaporeux et une ligne de basse caoutchouteuse tout en ne négligeant pas les accès de cordes grinçants…

Aziz Sahmaoui

Poetic Trance

Écrit par

Aziz Sahmaoui & University of Gnawa

Aziz Sahmaoui est loin d’un inconnu, puisque ce Marocain a fondé l’Orchestre National de Barbès, début des nineties, quand il a débarqué à Paris. Puis il a intégré le backing group du pianiste Joe Zawinul, fondateur de Weather Report et ex-collaborateur de Miles Davis. En compagnie de son University of Gnawa, tout au long de ce « Poetic trance », il cherche à établir des ponts entre l’Afrique et l’Europe. Pour y parvenir, il mêle les musiques traditionnelles du Maghreb à la pop, l’électro, le disco et le reggae. Mais le ton reste essentiellement world. D’ailleurs, même si les musiciens ont recours à l’instrumentation organique, mandole, kora, n’goni, guembri et karkabous la colorent généreusement, alors qu’interprétées en tamazight, wolof ou mina, les chansons parlent du profond attachement d’Aziz à la culture africaine, de la fraternité, de la résilience des victimes de guerre et puis de la peur qui nous ronge perpétuellement. Peur de l’amour, de sortir, de l’autre, de l’inconnu. Vu la situation sanitaire actuelle, cette réflexion n’est pas dénuée d’intérêt. Enfin l’opus a bénéficié du concours de Martin Meissonnier (Fela Kuti, Manu Dibango, Papa Wemba, etc.) à la mise en forme.

Remo Drive

A portrait of an ugly man

Écrit par

Fondée en 2013, Remo Drive est une formation drivée par les frères Erik et Stephen Paulson. Le premier se charge de la guitare et du chant, le second de la basse. Sam Becht assure depuis peu les drums.

Etablie à Bloomington, dans le Minnesota, elle pratique de l’émo, une empathie qu’elle puise manifestement chez Weezer (« Pinkerton » ?) et Morrissey. Erik adopte même les inflexions de Moz, mais sans en avoir le timbre. « A portrait of an ugly man » constitue le troisième elpee du band. Les guitares sont chargées, déchiquetées, arides, lisses ou tourbillonnantes et parfois élégantes, mais rarement percutantes. L’expression sonore agrège indie pop, power pop, un zeste de post punk et de dance, mais au fil de l’écoute l’ensemble commence à souffrir d’une pénible monotonie. Seul « A flower and a weed », un single hanté par Arctic Monkeys et Maxïmo Park (NDR : la voix d’Erik évoque alors celle de Paul Smith), est parvenu à sortir votre serviteur de son profond ennui. Et c’est l’avant-dernier titre sur les 10 que compte ce long playing !

Red Hot Chili Peppers

Décès de l’ex-guitariste de Red Hot Chili Peppers, Jack Sherman.

Écrit par

‘Nous, la famille des RHCP, souhaitons à Jack Sherman un bon voyage dans l’au-delà, qu’il a rejoint. C’était un type unique et nous le remercions pour tous les bons et mauvais moments passés ensemble’ ont annoncé les membres du Red Hot Chili Peppers sur Instagram, ce samedi 22 août.

Pour la petite histoire, en 1983, Hillel Slovak, gratteur originel avait quitté le navire pour rejoindre What is This ? Son remplaçant, Jack Sherman avait activement collaboré à l’enregistrement de l’album éponyme, paru en 1984, ainsi que coécrit « Freaky Styley », gravé un an plus tard. Mais lorsque WiT ? a splitté, Slovak (NDR : victime d’une surdose d’héroïne il décèdera néanmoins en 1988 et John Frusciante le suppléera) réintègre le line up au détriment de Sherman. Jack avait cependant participé à la première tournée du band. Et puis, va encore prendre part aux sessions de l’Ep « The Abbey Road EP » (1988) et de l’elpee « Mother’s Milk » (1989).

Par la suite, il va militer chez Tonio K’s Note en coopérant à l’enregistrement de l’album « Notes from the Lost Civilization » et ensuite devenir musicien de studio, contribuant alors à la confection de nombreux albums, parmi lesquels on épinglera ceux de John Hiatt, George Clinton, Feargal Sharkey, mais surtout « Knocked Out Loaded » de Bob Dylan.   

Lorsque le Red Hot a été intronisé au Rock and Roll Hall of Fame, en 2012, il a été purement est simplement ignoré. Ce que Sherman à l’instar de Dave Navarro, n’a jamais digéré. Il avait déclaré au ‘Billboard’, à l’époque, se sentir déshonoré…

Pour l’instant, la cause du décès n’a pas encore été révélée…

RIP

Marka

Un concert saucissonné en deux parties et vingt tranches…

Écrit par

Ce soir se déroule le onzième concert du Pango Tour organisé par l’équipe du Zik Zak. A l’affiche : Marka. De son vrai nom Serge Van Laeken, ce taulier de la scène belge compte plus de 40 ans de carrière. Avant d’entamer celle en solo, il a milité chez Allez Allez, groupe qui a rencontré un franc succès au cours de la première moitié des eighties, se produisant même au festival de Torhout/Werchter. Reformé en 2017, le combo a même rempli Forest National, à l’instar de ses enfants, Romeo Elvis et Angèle. Pourquoi a-t-il choisi comme pseudo Marka ? Tout simplement parce que dans sa jeunesse, vécue en pleine période punk, il portait régulièrement un tee-shirt publicitaire à l’effigie d’une tête de sanglier ; en l’occurrence celle d'un saucisson d'Ardenne…

Bien équilibrée, la set list va nous réserver tubes et nouvelles compos. Le concert est divisé en deux parties. Les 15 minutes d’interruption servant à passer le chapeau au sein de l’auditoire, pour rétribuer l’artiste.

Décontracté, Marka débarque en bras de chemises, armé de sa gratte semi-acoustique et s’installe sur un siège haut. Il est soutenu par un backing group impliquant son fidèle claviériste/guitariste Olivier Delescaille (NDR : il jouit également d’une solide réputation comme ingé-son), un bassiste et un drummer planté sur une estrade. 

Marka interagit régulièrement avec son public. Ses vannes imparables témoignent de son humour décalé. Et le mot est faible !

Il introduit sa première chanson, « Avant d’être moi », par un petit discours signalant qu’il était présent aux obsèques de Marc Morgan, lors de la réception où l’on mange un sandwiche mou. Puis une dame dans la foule l’interpelle. Mais la conversation devient surréaliste voire incompréhensible. Serge avoue qu’il est beaucoup de choses avant d’être lui ; ce qui déclenche un fou rire général. Il ajoute que cette situation pourrait être le titre d’une chanson. Allo la terre ! Et s’il y avait du sauciflard aux herbes sur le sandwiche mou ?

Les trois morceaux suivants sont également nouveaux. Marka réserve ses hits surtout lors du second acte.

Le 27 mai 2021, Marka fêtera son soixantième anniversaire dans la grande salle de l'AB par un concert en mode 'Family style'. Il sera entouré de ses proches et d’invités. Rendez-vous est pris !

Setlist 

Partie 1 : « Avant d’être moi », « Sois beau et tais-toi », « Amour Boxe », « Pour un flirt avec moi », « Le Daron », « Avant Après », « Eden Hazard », « Des Hauts, des bas », « Ne me le dites pas ».

Partie 2 : « Je parle », « Je prête à confusion », « Comment Te le dire », « La poupée barbu », « Caroline » (cover Claude Mc Solar), « Les mondains », « Accouplés », « L’hospice », « Si demain », « Tu es formidable », « Poulette »

(Organisation : Zik Zak et Rock Nation)

Yvan Marc sous le soleil …

Écrit par

Deux ans après « Nos Dimanches », Yvan Marc nous offre 11 nouvelles chansons, enregistrées depuis sa Haute-Loire natale, loin du tumulte de la ville. L’écologie, le sort des migrants, mais aussi l’amour sont chantés dans ce huitième album, d’une voix veloutée et réconfortante.

Au fil du parcours, Yvan Marc a déjà placé son curseur à différentes échelles. Il a connu les élans gorgés de promesses d’un premier album « La cuisine » en 2003, marché dans les pas de son pote d’enfance Mickey 3D (dont de nombreuses premières parties), signé en major chez Virgin deux ans plus tard « Des chiens, des humains », goûté à l’effervescence d’un plateau de Taratata avant de reprendre sa balade d’indépendance.

Elle a belle allure, cette traversée prolifique qui alterne programmation classique et percées dans des lieux alternatifs comme des granges culturelles, cafés associatifs ou médiathèques.

Parce que participer au rayonnement de la culture en milieu rural, dynamiser les villages isolés, c’est sa vocation de chanteur.

Cette volonté d’aller là où le cœur le mène et d’assumer les singularités de son identité d’homme et d’auteur-compositeur, Yvan Marc l’a injectée à toutes les étapes de « L’ancien soleil ».

Fidèle invétéré du studio E d’Ecotay-l’Olme – il n’a jamais enregistré autre part que là-bas– et s’imprégnant de l’énergie irradiée par la nature alentour, il s’est entouré de solides équipiers capables d’exalter le meilleur de lui : Lauris Martin, batteur et complice de scène, le guitariste Rémy Perrache, la chanteuse Cécile Hercule qui apporte un contrepoint féminin sur deux chansons aux lueurs amoureuses (« Mon amour est si grand », « Rendez-vous »). Les retrouvailles avec l’ami Pascal Colomb, arrangeur et réalisateur, actées sur « Nos dimanches » jouent les prolongations et se déploient même cette fois-ci à travers d’échanges sous forme d’aller-retour.

Il y a deux ans le morceau d’ouverture « Sous les gants » a eu les honneurs de la playlist France Inter.

Découvrez l’univers de cet artiste en découvrant le très beau clip de « J’en ai rêvé » ici

 

Chastanet sur les traces de Ferrer !

Écrit par

Un compatriote de Harry Nilsson pourrait écrire ‘Hugo Chastanet is one of a kind’. Il n’y en a pas deux comme lui, qui semble sortir comme d’un chapeau ces chansons si particulières, chaleureuses et étranges.

Porté par des entrelacs de guitares réminiscentes du « Sud » de Nino Ferrer ou des groupes anglais à guitares des 80’s, « Solide et solitaire » frappe en plein cœur. Avec ce single annonciateur d’un nouvel album, dont la sortie est prévue pour octobre, Hugo Chastanet chante sa nature de solitaire, de ceux qui passé la quarantaine sont devenus orphelins, le cœur couronné et baigné de larmes salines.

« Solide et solitaire », chanson radieuse et mélancolique, nous emmène ailleurs quand nous ne pouvons aller nulle part.

Le clip est disponible ici

Black Honey sur le sable chaud…

Écrit par

Black Honey est une formation britannique qui pratique une forme d’indie pop/rock. Pour enregistrer son deuxième opus, dont la sortie est prévue pour janvier 2021, le band a décidé de moins s’appuyer sur la pop électrique des anciens singles et d’en revenir à un son indie rock d'origine.

En attendant, le clip de « Beaches », est disponible ici

 

The WRS, un groupe zébré de psyché/garage…

Écrit par

Originaire de Charleroi, The WRS pratique une forme de psyché/garage, mais version 2.0 ! A l’aide des ses accords de guitare tantôt lancinants tantôt excités, auxquels s’entremêlent saturations exotiques et échos oubliés, la formation provoque un vortex dans lequel on se laisse emporter, avant de s’engouffrer dans la déraison. Entre psychédélisme et garage, impossible d’en sortir l’esprit lucide…

Dans une tempête solaire qui inonde la vague psychédélique 2.0, chaque morceau est une noyade de pureté. Une présence inaltérable cristallise l’identité du groupe de la première à la dernière minute, à travers un arrangement qui écume le clair-obscur, l’authentique, l’animal.

Prometteur son premier elpee –un éponyme !– devrait permettre à The WRS de sortir de l’ombre.  

Profitez d’une session live (voir ici) afin de découvrir ce groupe

Belle et féline …

Écrit par

Après deux albums (« Adieu l’enfance », « Triomphe ») puis un livre (‘Dialectique de la pop’) largement acclamés, Agnès Gayraud aka La Féline a gravé « Vie future » (voir chronique ici)

un opus cosmique, marqué par le cycle de la vie qu’elle a expérimenté durant son écriture, entre deuil et maternité.

Depuis l’introductif « Palmiers sauvages » jusqu’aux presque mystiques « Où est passée ton âme » et « Visions de Dieu » en passant par le superbe « Effet de nuit », c’est la bande-son de notre présent menacé que dessine La Féline, entre cold wave et ballades astrales.

Le voyage s’annonce inquiétant mais palpitant.

Si le confinement a suspendu sa tournée, elle est quand même parvenue à enregistrer en groupe, début juin, au Bataclan, un live (l’occasion de découvrir la reprise de Pierre Vassiliu qui ouvrira un Ep attendu pour l'automne) qui a été diffusé sur France Inter ce vendredi 31 juillet.

« Ou est passée ton âme » est à voir ici

People in Houses fait la pluie ou le beau temps…

Écrit par

"Promise of Rain" constitue le deuxième single du trio folk gantois, People in Houses.

La vidéo de sa compo, "Stopmotion " (voir ), est le fruit d’une production artisanale.

Deux guitares, trois voix… qui vous emmènent dans un carrousel mélodique jusqu'à ce que vous ne sachiez plus dans quel sens vous êtes allé.

Quant à savoir s’il est préférable qu’il pleuve ou que le temps soit au beau fixe, c’est en fonction de l’endroit où on vit…

 

Suarez plus vivant que jamais !

Écrit par

« Vivant », il ne pourrait l’être plus ! Evocateur, c’est le titre du nouvel opus de Suarez.

Devenu un incontournable de la chanson française en Belgique depuis plus de dix ans, il ne cesse de se réinventer d’album en album.

Pour ce cinquième elpee, il a opéré des choix audacieux dans la direction musicale et artistique de celui-ci.

Il s’entoure de nouveaux paroliers et producteurs, afin de donner une autre couleur au projet.

Bien que l’on retrouve certains de ses complices des débuts (Barcella et Antoine Henaut), il collabore notamment avec Da Silva dans l’écriture, Andrew Wepper (Dua Lipa, Bieber, Rihanna…) et Marc Plati (David Bowie, Charlie Winston, Gaëtan Roussel, Les Rita Mitsouko, …) à la production.

Après quatre long playings et deux disques d’or, il nous emmène cette fois dans une machine à voyager dans le temps, dans nos vies, au soleil, dans nos rêves et dans sa propre réalité.

Les tubes « Dix ans », « Cavale » et « Bienvenue » se succèdent et tournent en boucle sur les ondes depuis un an.

Comme pour chacun de ses albums, Suarez ose une reprise étonnante, cette fois en italien, du tube mondial « Sarà perché ti amo » …

En attendant, le clip de « Cavale » est disponible ici

 

Degaine ‘pulvérise’ l’utilisation des pesticides…

Écrit par

Militant contre l’utilisation des pesticides, Degaine communique un message écologique dans sa chanson « Le vendeur de pesticides », message qui figure dans le top 5 des propositions les plus soutenues par la Convention citoyenne ; à savoir ‘Devenir un territoire zéro pesticide d'ici 2035’.

Pour mémoire, l'ancien clip réalisé en 2016, « Avant les nouvelles élections », était beaucoup plus crasseux et artisanal...

Ces deux chansons sont référencées sur le site La Toupie de Pierre Tourev (distingué par Libération en 2017).

La vidéo de « Le vendeur de pesticides » est disponible ici

 

Tagada Jones déchiré entre rires et larmes !

Écrit par

Tagada Jones a publié un second single issu de son future elpee, « Hors normes », dont la sortie est prévue pour ce 30 octobre 2020. Intitulé « De rires et des larmes », ce single fait l’objet d’un clip signé par Cédric Gleyal !

"De rires et de larmes" est à visionner

 

La douce folie de Comme John …

Écrit par

« Douce folie », c’est le titre de l’album de Comme John qui paraîtra ce 4 septembre 2020.

Les deux sœurs Salvat qui forment ce duo ont grandi à l’écoute de Françoise Hardy, Barbara et la pop anglo-saxonne. Le résultat révèle de la poésie, des mélodies entêtantes, des polyphonies vocales et une énergie communicative !

Deux clips vous permettront de mieux connaître ce combo : « Au Loin » (ici) et « Même si » ()