New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Undervoid au crépuscule…

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Depuis sa formation en 2016, Undervoid progresse à un rythme aussi effréné que sa musique : pas moins de 4 Eps et plus de 200 dates aux quatre coins de la France et de l'Europe, en 1ère partie de groupes tels No One Is Innocent, Les Sheriff ou encore The Temperance Movement, plus récemment.

Le quatuor strasbourgeois puise son énergie dans un rock puissant (trempé dans le rock’n’roll, le blues ou le heavy metal) aux textes écrits en français qu'arme une rage revendicatrice. Des riffs addictifs, des mélodies imparables, une voix redoutable et des paroles engagées dénonçant une société tournée vers l'individualisme et le consumérisme : c'est la signature d'Undervoid !

Pour ce 1er LP, "Le Noir Se Fait", le groupe a voulu se rapprocher au plus près de ce qui constitue son ADN : le live.

Il est donc aller s'enfermer dans le célèbre studio White Bat Recorders, sous la houlette de Rémi Gettliffe (Last Train, The Wooden Wolf, Dirty Deep...) à la réalisation.

Résultat : une galette enregistrée en à peine 10 jours et dans la plus pure tradition des 60's !

Découvrez le clip du 1er single "Un Regard A Suffi" ici 

Ce titre évoque principalement le rapport complexe et ambigu de l'humain au désir et aux relations sentimentales.

Le choix a été fait pour le clip de prendre le sujet du texte à contre-pied et de mettre en avant une problématique relationnelle peut-être encore plus profonde et essentielle : celle de la réconciliation avec soi-même.

Il est ainsi construit comme une grande mise en abîme mettant en scène l'humain, se sentant seul et perdu où qu’il aille et qui finit par trouver la réponse à ses tourments en se retrouvant face à lui-même, et lui seul.

Naâman, le rebelle…

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Le nouveau clip de Naâman pour le titre « Time is to Rebel » est maintenant disponible.

Naâman est un des poids lourds du reggae européen. Un disque d’or dans ses bagages, plus de 500 000 followers cumulés sur les plateformes de streaming et plus de 100 millions de vues sur ses différents clips, il vit désormais entre l’Inde et la France.

Cet habitué des grosses scènes de festival revient avec un single lumineux et émancipateur accompagné d’un clip efficace et ensoleillé. Et il est à découvrir ici 

The Loved Drones en pleine conspiration !

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Qu’on soit musicien ou simple être humain, le timing est toujours une science. Dans le cas de Loved Drones, on serait tenté de dire qu’il est involontairement parfait. Alors même que la planète se couvrait la figure dans une ambiance post-apocalyptique digne des meilleurs films de John Carpenter, le groupe masqué avant même l’apparition du coronavirus finissait l’enregistrement d’un quatrième album au nom équivoque : “Conspiracy Dance”.

Loin d’être un simple écho à l’actualité, aux fake news comme à la tentation d’une partie du public de douter de tout, même du plus évident, “Conspiracy Dance” n’est pas un énième ‘disque de confinement’ comme nous en avons trop entendu. C’est, à l’inverse, une nouvelle rampe de lancement pour le projet initié par Benjamin Schoos en 2010 avec, pour objectif, l’espace, l’évasion et un gros paquet de rock psychédélique planqué dans les moteurs.

Après “Good Luck Universe!” (2016), la bande a pris son temps, débuté l’enregistrement de nouveaux morceaux aux quatre coins de la Belgique. Et puis la vérité s’est imposée d’elle-même : il fallait placer un cosmonaute au micro. C’est l’un des changements majeurs sur “Conspiracy Dance” : un chanteur a pris place au volant ! Et son nom, pour les fins connaisseurs de la soucoupe Freaksville, n’est pas inconnu. Il s’agit de Brian Carney, un Anglais expatrié déjà repéré sous le blaze Android 80 et qui, pour la première fois, emmène The Loved Drones vers un pays imaginaire situé quelque part entre l’Angleterre dansante de Primal Scream et l’Allemagne poom-tchak de Neu !

A vrai dire, ce disque aurait tout aussi bien pu sortir en 1987 à Bristol ou Manchester, et c’est d’ailleurs dans certaines de ses notes de l’époque que Carney a récupéré quelques idées fondatrices de cet album sensible à plus d’un titre, puisqu’on y entend également les derniers accords de guitare de Marc Morgan, tristement disparu en janvier 2020. Parfois hélas, le timing sait aussi être inexact. 

Replongez-vous dans cet univers étoilé

Ça plane pour lui !

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Plastic Bertrand a vendu plus de 20 millions de disques dans le monde et ses chansons sont reprises, sur scène ou sur disques, par des artistes aussi prestigieux que Metallica, Sting, Sonic Youth, The Presidents of the United States, Leyla Kaye (Prince) ou les Red Hot Chili Peppers.

Ses tubes figurent sur la bande originale des films ‘Le Loup de Wall Street’ (Leonardo di Caprio, Martin Scorsese), ‘Three Kings’ (George Clooney), ‘Me, Myself and I’, ‘Jackass’ ‘The Movie’, ‘Rock’n’Roll’ (Guillaume Canet), ‘Microbe et Gasoil’ (Michel Gondry).

Son répertoire cumule près de 40 millions de streams rien que sur Spotify et est toujours écouté partout dans le monde : 400 000 auditeurs mensuels en France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Belgique, Suède, Espagne, Australie – Source Spotify For Artists

Au-delà de ses succès discographiques, Plastic Bertrand a fidélisé son public grâce à un talent de showman hors-pair qui lui vaut d’être devenu un des piliers de Stars 80 (4,5 millions de spectateurs).

Le 10 juillet 2021, il sera l’invité de John Waters (Hairspray) au BB11 Festival d’Oakland (Californie – USA) !

« L’expérience humaine » c’est le titre du 10ème album de Plastic Bertrand et il sortira ce 23 octobre 2020. Enregistré en français et en anglais au Synsound Studios de Bruxelles avec le mélodiste Alec Mansion et le légendaire Dan Lacksman (Telex) dans l’univers des pionniers de l’électro (Mini Moog, Super Jupiter, Moog modulaire…), « L’Expérience humaine » est un album résolument moderne : des compositions et arrangements electro-funk dont les textes sonnent comme un appel à plus d’humanité dans un monde désincarné.

Le premier extrait de l’album, « Don’t Stop ! », est interprété en duo avec Leee John (Imagination). A écouter ici 

Laval chante l’amour

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Derrière Great Men with No Fear, se cache un seul homme, Frédéric Laval, bordelais de 28 ans et auteur-compositeur désormais exilé à Bruxelles.

Notre capitale est pour lui le terreau parfait d’une introspection, d’une prise de distance nécessaire et salutaire par rapport à son quotidien chahuté et à une société qui sans cesse s’affole. De loin, il observe la situation et traduit ses émotions en sons, en métaphores, en petites histoires teintées de mélodies folk forcément un peu mélancoliques.  

De la pudeur dans la voix, de la sensibilité dans l’écriture et derrière une guitare brute, principalement acoustique et des couches d’arrangements électronica saupoudrées au-dessus.  

Le superbe clip du titre 'Poems from Beirut' est disponible ici 

Il a réuni ses compositions dans un album intitulé "Old Loved Ones", enregistré depuis son home studio à Bruxelles et paru début 2020, petite collection de neuf titres aussi désarmants de beauté que lumineux d’espoir, à l’image de son premier single « Poems from Beirut » qui conte l’histoire d’une séparation entre une mère et son fils et la correspondance qu’ils pourraient avoir pour garder l’espoir et du courage en l’avenir.

Une chanson sur les conditions des femmes écrite l’an dernier, mais qui prend encore plus de sens au vu du récent drame vécu par la ville libanaise récemment.

Des chansons aux thématiques intemporelles, mais qui font écho à cette drôle de période que nous traversons. « Old Loved Ones » est un cri d’amour qui s’adresse à ces personnes âgées que l’on ne prend pas le temps d’assez voir, tête dans le guidon et pris que nous sommes dans notre quotidien de productivité. Une prise de conscience d’un bordel ambiant et de la remise au centre des vraies priorités. Une leçon de vie par des chansons d’amour tendre à la Sufjan Stevens ou Angelo De Augustine. What else ?

"Idols", de l'électrique à l'acoustique.

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Après avoir révélé “Intimate Heart”, un inédit issu des sessions d’enregistrement de “Sisyphus” (sorti en janvier dernier), 7 Weeks propose une nouvelle approche d’“Idols”, un titre qui figure sur ce cinquième opus.

Une version acoustique d’“Idols” qu’on retrouvera sur l’Ep “What’s Next ?” -The Sisyphus Sessions- à paraître le mois prochain. Et elle est disponible ici

“Idols” traite de nos “héros” musicaux partis. Ici, grâce à cette reprise acoustique, 7 Weeks a voulu enregistrer en une seule prise, sans retouche ou overdub pour montrer le groupe sans artifices.

Un retour aux sources de cette musique qui prend tout son sens lors de cette période où l’on ne sait toujours pas si les choses redeviendront ‘comme avant’ : on peut perdre beaucoup de choses mais pas la possibilité de jouer de la musique dans son plus simple appareil.

“Idols” a été enregistré sur la scène Des Lendemains qui Chantent à Tulle. La réalisation est signée Tom Marchand.

Bertrand Betsch nage en plein bonheur !

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« Le bonheur », c’est le titre du dernier clip de Bertrand Betsch, héro de la chanson française.  

À propos du clip, le réalisateur signale que : "Quand on s'engage dans la réalisation d'un clip, on a bien entendu tout intérêt à aimer la chanson. Ça ne présage pas d'une réussite mais ça permet d'envisager certaines étapes de fabrication de manière plus sereine. Là où c'est insidieux, c'est lorsqu'on adore un titre car on peut vite se retrouver très embarrassé à devoir l'accompagner d'images.

"Le bonheur" est le 5ème titre que me confie Bertrand Betsch pour que j'en fasse un clip. C'est l'une de ses chansons qui m'a le plus bouleversé. J'y voyais un écho intime qui m'a donné envie de mettre en scène mes deux enfants.

Il m'a donné envie d'épier une forme de bonheur simple et enfantin qu'on ne retrouvera jamais. Peut-être aussi, essayer d'agiter des souvenirs d'enfance, tout en essayant de laisser de la place au texte. Montrer également que l'ennui peut être une source créative qui peut procurer des moments de joie inédits. L'idée également d'un voyage immobile ("la locomotive de jambe") dans un aquarium douillet. Que pour atteindre "Le bonheur", il faut aussi passer par des bêtises ou des moments difficiles qui deviendront un jour des bons souvenirs...

En fait, je voulais peut-être simplement donner accès à cette intimité rare qui n'est plus accessible lorsqu'on est adulte.’

La vidéo est disponible ici

 

The Amber Day, la tête dans les nuages !

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The Amber Day est né de la rencontre entre 4 membres d'un précédent projet baptisé Starving Woodchucks et la chanteuse Rachel Baum, originaire de Louisiane.

Cette rencontre insuffle notamment une influence de folk américain, soutenu de mélodies pop, rock voir post rock.

Son nouveau single "Smoke Clouds" est maintenant disponible.

A découvrir ici 

Le rodéo d’Emilee…

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Pour accompagner son nouveau single, Emilee partage le clip de "Rodeo", un appel vers le monde extérieur.

« Rodeo » est une puissante ode à la vie, aussi riche d’encouragements que de sonorités. Son clip, vêtu de rose, continue le voyage entrepris quelques mois auparavant par « Mely Out Of Reach » et démontre une fois de plus, sa sensibilité musicale et son univers toujours plus mystérieux.

Le clip a été réalisé par Mika Schakowoski. Il est à découvrir ici

Le premier EP d'Emilee, ‘The Extra Ordinary’, paraîtra ce 6 novembre 2020

AC/DC sous tension…

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AC/DC sortira son dix-septième album POWER UP le 13 novembre 2020. Depuis 2014, le groupe n’avait plus sorti de nouveaux titres.

Pour préparer le terrain, le groupe vient de sortir un nouveau single baptisé « Shot In The Dark ».

Tension maximale pour le mythique groupe aussie !

« Shot in the dark » est en écoute ici

« Shot In The Dark » sert déjà de B.O. pour le court-métrage de Dodge intitulé "Family Motto", avec Gary Cole dans une reprise de son rôle de Reese Bobby dans le classique comique ‘Talladega Nights : The Ballad of Ricky Bobby’.

Pour l'album, le groupe a retrouvé le producteur Brendan O'Brien qui a dirigé « Black Ice « en 2008 et « Rock Or Bust » en 2014.  L’elpee recèlera douze nouveaux titres.

Thurston Moore

By the fire

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En septembre de l’an dernier, Thurston Moore avait publié « Spirit Counsel », un elpee expérimental et instrumental long de 2h30 partagé en trois titres seulement. Une sorte de symphonie avant-gardiste qu’il a reproduit partiellement en concert, et notamment dans le cadre du Sonic City, en novembre de la même année. Rappelant ainsi que les débuts de l’aventure Sonic Youth étaient bien moins accessibles que ce que le mélomane lambda pourrait croire. Née à la fin de la période no wave, c’est-à-dire au début des 80’s, elles étaient même chaotiques, atonales et furieusement abrasives. Ce n’est qu’au début des 90’s, que sa musique est devenue moins impénétrable, notamment après avoir signé sur le label major Geffen.

Pour « By the fire », Thurston n’a pas totalement abandonné ses desseins expérimentaux, mais il les a mieux équilibrés entre les différentes plages. Au sein du line up figurent toujours le guitariste James Sedwards et la bassiste de My Bloody Valentine, Debbie Googe, auxquels sont venus se joindre deux collaborateurs ; en l’occurrence Jon Leidecker aka ‘Wobbly’ (Negativland) et le drummer Jem Doulton. Sans oublier Steve Shelley, l’ex drummer de Sonic Youth, pour un morceau, et le poète londonien Radieux Radio qui s’est chargé de la plupart des lyrics ; des textes au message politique engagé ! Le long playing propose quand même 9 plages pour 83 minutes.

« Hashish » ouvre la plaque, Imprimé sur un tempo motorik, il se distingue par ses cordes de gratte chatoyantes, alors que désabusées, les inflexions vocales de Moore semblent empruntées à Ed Kuepper.

Libérant un fameux groove, « Cantaloupe » met en exergue la conjugaison grungy entre les cordes de Thurston et James, dans un esprit parfois réminiscent des 70’s. Pensez à Iron Butterfly…

D’une durée de 11’, le tentaculaire, « Breath » est découpé en plusieurs mouvements. Subtils, noisy ou bien rock, ils autorisent même un duo vocal entre Moore et Deb Googe ; un morceau qui s’achève dans la distorsion la plus sonicyouthienne…

« Siren » s’étend sur une minute de plus. Une forme de post rock –même s’il y a un peu de vocaux– à la mélodie mélancolique que n’aurait sans doute pas renié Explosions In The Sky ou 65daysofstatic. Encore que parfois, le spectre des ‘Frippertronics’ rôde…

La « Locomotive » et ses voitures ferroviaires parcourent plus de 17’. Ce train fantôme traverse différents paysages sonores dans un climat digne d’un thriller d’Alfred Hitchcock. Des ‘Frippertonics’ (NDR : on y revient !), des claviers floydiens, du rock mélodique chanté, des sonorités chatoyantes (Durutti Column ?) et on en passe défilent avant que le convoi ne vienne se fracasser dans un véritable chaos destructeur… Une référence au long métrage ‘Le pont de Cassandra’ ?

Vocaux éthérés et cordes de guitares semi-acoustiques chatoyantes alimentent l’intriguant « Dreamers work ».

Pas de drums pour « Calligraphy », mais uniquement guitare et basse enrichis par les bruitages électroniques de Leidecker.

Un Leidekcer qu’on retrouve tout au long de « They believe in love (when they look at you) ». Le tempo est obsessionnel. Le climat passe allégrement du crimsonien au thriller tourmenté et angoissant (le retour du train fantôme ?), même si à mi-parcours les inflexions vocales à la Ed Kueper refont momentanément surface…

Instrumental, « Venus » semble flotter seul dans l’espace. Déchiré entre angoisse et mysticisme, cette piste rappelle le respect que porte Moore à Glenn Branca…

Death Bells

New signs of life

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Issu de Sydney, Death Bells a décidé de s’installer à Los Angeles. Où il a enregistré son second elpee, « New signs of life », un album qui fait suite à « Standing at the edge of the world », publié en 2017. Drivé par Will Canning et Remy Vessels, le sextuor propose une musique sophistiquée (NDR : la production est particulièrement raffinée), fruit d’un cocktail entre post punk, cold wave, indie pop et alt rock. Chatoyantes, carillonnantes, incisives ou pétillantes, les sonorités des guitares, surtout lorsqu’elles sont conjuguées rappellent The Church (NDR : ce qui peut s’expliquer, quand on sait que le combo est également originaire de Sydney). Déchiquetées, elles lorgnent alors vers Interpol. Cotonneuse, la ligne de basse semble sortir en ligne droite des 80’s. Tout comme le drumming bien syncopé. Emphatique, la voix évoque tour à tour Paul Banks (Interpol) ou Garce Allard (Sad Lovers and Lovers & Giants). Délicates, volatiles et atmosphériques, les petites touches de synthé rappellent également SL&G (« Sacred », « Two thousand and twenty »). Et certaines compos bénéficient d’interventions au saxophone, mais en bien moins omniprésent que chez Psychedelic Furs. Quant au sens mélodique, il est, en général, plutôt proche des Smiths. Maintenant, toutes ces références –particulièrement élogieuses– sont à nuancer suivant les morceaux. Bref, un chouette album, même si l’excellence de la mise en forme risque de cabrer les puristes de l’indie rock…

Delage

Twist & doubt

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Votre serviteur n’est pas un grand fan d’électro ou se synth/pop, hormis lorsque cette expression sonore est ou originale ou vraiment accrocheuse. Et Delage, projet de Till Hormann cumule ces deux critères. Un projet pour lequel cet Allemand établi à Amsterdam est épaulé par un préposé aux synthés et un bassiste ; le leader se consacrant également aux synthés et à la guitare, mais surtout au lead vocal. Ses chansons, il les interprète dans la langue de Goethe (souvent), de Shakespeare (parfois) et de Molière qu’il invite uniquement sur « Liebe is rot ». Malgré la basse cold wave, les compos ont un petit goût suranné (NDR : l’elpee recèle au moins trois valses !) qui parfume parfaitement cette musique… romantique. A cause de ces claviers minimalistes subtils et/ou vaporeux (New Musik ? Ultravox ?). De cette boîte à rythmes kitsch, mécanique. De cette voix de crooner désabusée, un peu cabaret, très susceptible de rappeler celle de John Maus. Et puis de ce sens mélodique très affûté. Il y a bien quelques accords de guitare, mais bien que régulièrement déchiquetés, ils se fondent plutôt bien dans l’ensemble. Tout comme les interventions du saxophone, qu’on remarque lors du final enlevé, imprimé sur un tempo new wave, « Heartshape ». « Twist & doubt » constitue le second opus de Delage et il fait suite à « Loverboy Beatface », paru en 2018. 

New Ghost

Future is dead (Ep)

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New Ghost est un collectif basé à Sheffield qui réunit des membres et ex-membres de Firesuite (Chris Anderson), Dystopian Future Movies et Church Of The Cosmic Skull (Caroline Cawley) 65Daysofstatic (Gareth Hughes), Awooga (Taran Ali), Fly on Byrd, fly on (Arian Malekpour) et Federal Charm (Nic Bowden). En 2019, le band avait gravé un premier LP intitulé « New Ghost orchestra ». Et il nous revient pour un Ep trois titres, baptisé « Future is dead ».

« Fountain » est certainement la compo la plus électronique et ses pulsations rythmiques rappellent quelque part « Vienna » d’Ultravox. Mais ce qui frappe surtout, c’est le falsetto diaphane de Caroline Cawley, sorte d’hybride entre Jón Þór ‘Jónsi’ Birgisson (Sigur Rós) et Jonas Bjerre (Mew) auquel vient parfois se fondre en harmonie, la voix de Chris Anderson. Néo-prog, les deux autres plages sont plus complexes et proposent diverses variations au sein du même morceau. D’abord, il y a le drumming puissant et luxuriant de Taran Ali qui dynamise « Yours reds » mais aussi « Every River », tout en libérant des sonorités plus arides sur ce dernier. Davantage atmosphérique voire spatial, il finit par adopter une forme plus noisy, la basse grondante accentuant cette impression.

Raise

Crepa !

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Raise est un duo vénitien qui réunit Luca Brunello ainsi que Fabio Silvestri et « Crepa ! » constitue son tour premier elpee. Un disque découpé en 6 titres pour 45 minutes. Donc les morceaux sont, en général, longs, dépassant même parfois les 10 minutes.

Instrumentale (NDR : quelques commentaires en italien sur « Commuovelalegge »), sombre et acide, la musique du tandem italien navigue sur des eaux tour à tour tumultueuses ou atmosphériques, au cœur d’un climat qui oscille entre post et math rock, hardcore, métal, noise et même parfois ambient. Les riffs de gratte sont abrasifs, écrasants, menaçants et par la grâce de l’overdubbing, des envolées de cordes tintinnabulantes traversent régulièrement l’ensemble. Ample et tonique, le drumming accentue davantage l’aspect sauvage de l’expression sonore. Bref, les compos sont solides, l’ensemble tient la route mais s’avère un peu trop monocorde au goût de votre serviteur…

Noiss

Deafening (Ep)

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Manifestement, ce trio a dû écouter les albums de Nirvana en boucle, pour pratiquer une musique pareille. Issu de Chambéry, il nous propose « Deafining », son second Ep, un disque dont les quatre premiers titres sont hantés par le « Nevermind » de Nirvana, alors que plus intéressant, le cinquième, « Enjoy this day », bien qu’instrumental et climatique, plutôt par « In Utero ». Si la formation reconnaît pour influences majeures le punk, le rock, le metal et le stoner, il faut reconnaître que son expression sonore trempe dans le grunge. Les mélodies sont, en général, bourrées de spleen, la basse est menaçante et les drums cognent. Sur le plus sauvage « Iteration 7 », une guitare grinçante vient, par la technique de l’overdubbing, écorcher le riff bien sale et très spécifique. Dommage cette (ou ces) voix qui dénotent par rapport à ce style musical. Sortez les chemises à carreaux et les baskets pourries, ça va patauger allègrement dans les marécages…

Somehow

Hidden Memories

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Somehow c’est le ‘side-project’ du multi-instrumentiste parisien Erwan Pépiot (également actif au sein de The Desert of Wasted). Et ce « Hidden Memories », son second elpee, constitue une excellente surprise ! Doté de capacités de mélodiste bien au-dessus de la moyenne, il s’aventure sur les terres de The Divine Comedy, même si sa voix dramatique et romantique rappelle plutôt celle du bon vieux Morrissey (oui sans exagérer… c’est d’ailleurs flagrant sur « Someday » et « A Man and a Diving Soul »). Bien ciselée (ces clavecins qui se promènent tout au long de « All the Ways Are Leading to You » …), l’indie pop de Somehow s’autorise aussi bien des accès post-punk (NDR : une ligne de basse bien en avant !) que des bouffées de folk boisé (« Escape »). Un projet qui mérite sans hésiter une exposition médiatique bien plus élevée !

Van Halen

Décès du guitariste légendaire Eddie Van Halen…

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Eddie Van Halen, guitariste et fondateur de Van Halen, illustre groupe de hard rock, est décédé ce mardi 6 octobre, à l’âge de 65 ans, après un long combat contre le cancer.

La famille Van Halen avait émigré en 1962 de Nimègue, aux Pays-Bas, à Pasadena, en Californie. Lui-même saxophoniste et clarinettiste, Jan Van Halen, avait encouragé très tôt la passion de ses fils pour la musique. Eddie et son frère aîné, Alex, ont reçu une éducation de piano classique pendant leur enfance. Eddie voulait devenir batteur et Alex avait suivi des cours de guitare flamenco. Mais lorsqu'Eddie a entendu son frère jouer des drums, il a abandonné l’idée et s’est concentré sur la gratte. Eric Clapton est le musicien qui a le plus influencé Eddie. Et Ginger Baker ainsi que John Bonham, les batteurs qui ont le plus inspiré Alex.  

Après avoir fondé divers groupes au collège, les frangins ont décidé de former Mammoth, en compagnie de Mark Stone à la basse (NDR : il sera relayé en 1974 par Michael Anthony). C’est en 1973, que les frères, qui se partageaient alors le micro, à tour de rôle, décident d’engager David Lee Roth au chant. Après avoir découvert qu’une autre formation portait le même nom, ce dernier leur a suggéré de choisir comme patronyme, le nom de famille des deux frangins.

Wolfgang ‘Wolf’ Van Halen, le fils d’Eddie, avait remplacé le bassiste original du groupe en 2007, lorsque David Lee Roth avait rejoint Van Halen pour une tournée, après une séparation de plus de vingt ans. Mais il faut reconnaître, qu’à partir de 1985, le combo n’est plus jamais parvenu à retrouver le lustre d’antan.

Quand on parle de Van Halen, on pense inévitablement à « Jump », tube vendu à des millions d’exemplaires, à la version du « You really got me » des Kinks et à l’intervention devenue mythique d’Eddie sur le « Beat it » de Michael Jackson. Dans l’univers du métal, doué d’une technique au-dessus de la normale, Eddie était considéré comme un virtuose de la guitare…  

RIP

Les Nuits Botanique 2020 : mardi 6 octobre

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Suite à la pandémie du corona, l’édition 2020 des Nuits Botanique a été postposée au mois d’octobre. En outre, les concerts prévus sous le chapiteau ont été reprogrammés en plein air, sur un podium baptisé ‘Scène Parc’. Les spectateurs doivent prendre place sur des sièges laissant un espace vide entre chaque bulle. Sous cette configuration, toutes les places seront occupées ; et comme votre serviteur débarque assez tôt, il s’installe au premier rang. Dehors, il pleut et la température est plutôt froide. Heureusement, il y a de la musique pour réchauffer les cœurs. Et puis, on peut se lever et danser sur place tout en gardant son masque…

En juin 2017, les Parisiens Théo Cholbi (chant) et Florian Serrain (bassiste) fondent Süeür, une sorte de créature sonique explosive. Un an et demi plus tard, le batteur Léo Goizet rejoint le tandem. Eponyme, son premier elpee est paru en janvier dernier. Pourquoi 2 trémas sur les ‘u’ du patronyme ? Parce que lors d’une fête de la musique, il faisait encore 38 degrés, à 21h00…

La musique du trio mêle post-punk, drum & bass, noise, techno et hip-hop, un rap underground qui dresse constamment des passerelles entre la scène francophone (Vald, Fianso, Damso, Booba) et yankee (Ho99o9, XXXTENTACION, Death Grips, …) Death Grips surtout ! Issu de Sacramento, il agrège rap ténébreux et névrosé au punk.   

Avant de monter sur le podium, les baffles crachent de la musique signée Hollywood Undead. Et l’idée est judicieuse.

Constituée d’un drummer et d’un bassiste, la section rythmique est particulièrement dynamique. Le son est puissant et truffé d’électronique générée par un ordinateur et un MPD placé devant le drummer.   

Déchaîné, le chanteur se déplace constamment et pose ses textes incisifs avec une grande précision, des paroles qui s’inspirent de Rimbaud, Booba, Brel, de dialogues de cinéma et de la vie de tous les jours…

Pendant « MTM (Sur Ma Vie) », morceau paru en single avant la sortie de l’album, il déclame : ‘Manger des morts ou vomir des vivants. Ça veut pas dire grand-chose mais ça nourrit ma prose’. Ce qui se traduit pour Théo par ‘Viens partager ta peine avec moi’. Les textures sonores syncopées et profondes rappellent alors Massive Attack et Nine Inch Nails. Süeür, pour les rappeurs, c'est du rock. Et pour les rockeurs, c'est du rap…

Un set littéralement incendiaire !

Setlist : « Pleure », « Ride To Paris », « Petit Jack », « Malfamée », « QLL », « MTM (Sur Ma Vie) », « Peut Être », « En Equilibre », « Coupe Moi ».

Glauque réunit Louis Lemagne et Aaron Godefroid au chant, Baptiste Lo Manto aux claviers et à la batterie, Aadrieian Montens à la guitare et aux claviers et Lucas Lemage, également aux claviers. Encensé par la critique, le collectif namurois est également très apprécié en Wallonie. Faut dire que dans le style, c’est sans doute ce qui s’y fait de mieux. A son actif, deux Eps, parus pendant le confinement : « Glauque » et « Réécriture ».  Glauque c’est d’abord un style hybride, instinctif, qui évolue entre la rage du rock, le côté frontal du rap, les rythmes entêtants de l’électro, invitant parfois des sonorités très métalliques et industrielles ; mais aussi et surtout des textes singuliers, poétiques, parfois névrosés, mais résolument contemporains. Une musique chargée de nuances, subtile, qui reflète bien son époque.  

Il y a du matos sur les planches dont un piano à queue qui sert lors des deux premières chansons. Les interventions aux ivoires sont précises et délicates. Il faut se réveiller ! C’est le début de la compo interprétée en slam à la manière d’un Grand Corps Malade au sommet de son art. Après un départ lent et paisible, les événements se précipitent ensuite. Toujours slammé, « Vivre r2 » se révèle un peu plus électro. Une électronique qui va progressivement envahir l’expression sonore, tout en se mêlant au rap. On aura même droit à de la techno !

Le light show est impressionnant. Le band n’oublie pas « Robot », le single qui l’a fait connaître. Le refrain de « Vivre » est scandé en chœur par la foule debout (‘On est tous voués à vivre’). Les deux chanteurs arpentent les planches de long en large. Les musicos dansent sur place. Parfois Glauque me fait penser au groupe bruxellois Glù…

Et le concert de s’achever en forme d’apothéose par « Deuil ».

Setlist : « Plane r2 », « Robot r2 », « Vivre r2 », « Ego », « Venaire », « Personally », « Will I Be », « Vivre », « Robot r1 », « ID8 r1 », « Plane r1 », « Deuil »

Glauque + Süeür

(Organisation Botanique)

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Un disque en hommage à James Ensor…

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James Ensor était un peintre notoire, mais saviez-vous qu’il était également compositeur ? Plusieurs artistes belges, dont Arno, Johannes Verschaeve (The Van Jets) et Isolde Lasoen ont ainsi uni leurs talents musicaux pour sortir un album en son honneur !

2020 est sans aucun doute l’année James Ensor à Ostende. Après la rénovation de la Maison James Ensor et l’ouverture du tout nouveau centre d’expérience mi-juillet, les amateurs d'art peuvent à présent s’offrir un incontournable musical : l’album James Ensor. Intitulé « Masqué - songs inspired by James Ensor », cet elpee est sorti le 23 septembre 2020.

James Ensor était plus qu’un peintre. Il était en effet poète, collectionneur, mais aussi compositeur. Il divertissait souvent ses invités en jouant de la flûte avec ses narines, mais pouvait également créer des morceaux impressionnants et terrifiants au piano. Il jouait toujours de mémoire, car il ne savait pas écrire la musique. Il a composé des valses, des musiques de ballet et des symphonies. L’harmonium sur lequel il jouait est exposé dans la Maison de James Ensor.

A travers « Masqué », plusieurs artistes belges connus rendent un véritable hommage musical au grand maître. Arno, Bent Van Looy, Isolde Lasoen, Johannes Verschaeve et SJ Hoffman, entre autres, ont chacun composé un single inspiré d’un tableau de l’œuvre de James Ensor. Arno, l’un des plus célèbres Ostendais, a même écrit une version française et ostendaise de sa chanson.

Ce projet unique s’inspire d’une initiative similaire lancée par le Paul Getty Museum de Los Angeles. Le musée a acquis l’œuvre « L’entrée du Christ à Bruxelles » (1888) et, cinquante ans après la mort d’Ensor, a publié le livre « The Superhuman Crew », dans lequel le tableau emblématique du peintre est associé à la chanson « Desolation Road » de Bob Dylan. Les sujets abordés par le chanteur dans le morceau, magnifiant et caricaturant le monde, correspondent parfaitement aux thèmes du tableau ; un concept qui se retrouve dans cet album unique.

Pour plus d’infos, c’est ici

 

Untitled With Drums étonné après avoir connu un petit creux…

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Bercé par des artistes aussi divers que Failure, Slint, Cave In, True Widow ou encore Shipping News, Untitled With Drums mêle à son rock alternatif des sonorités noise tout droit venues des 90’s à des ambiances plus modernes empruntées au post-rock voire au post-hardcore.

Un genre singulier traduit pour la première fois sur l’album « Hollow », sorti en mars dernier. Après avoir doté “Strangers” d'une vidéo live, aujourd’hui, c’est “Amazed”, quatrième piste de cet opus, qui se pare d’un clip.

Pour rappel, « Hollow » est paru ce 6 mars dernier.  

Les dix titres de ce premier opus ont d’abord été enregistrés ‘live’ sous la houlette de Serge Morattel (Rec Studio - Genève, Suisse - Year Of No Light, Knut, Ventura, etc.) afin de capter au mieux l’énergie injectée par le quintet dans sa musique. Les guitares et les synthétiseurs ont, par la suite, été réenregistrés afin de proposer ce résultat ‘écorché’ mais empreint de mélancolie. Un premier elpee salué par la chronique et par le public !

Le clip est à découvrir ici