Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Le jeu de l’amour et du hasard de The Brooks…

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The Brooks, secret le mieux gardé du funk canadien, est de retour le 23 octobre 2020 avec son nouvel album intitulé « Any Day Now ». On retrouve chez le collectif la minutie et la rigueur d’un James Brown, la volupté d’un D'Angelo, le charisme d’un Fela Kuti, l’ouverture intergénérationnelle d’un Herbie Hancock et l'innovation d’un J Dilla.

Après le succès d’Otis Stacks et sa fabuleuse trilogie (plus de 50 millions de vues cumulées), le label Underdog a choisi de nouveau la vidéo d'animation pour présenter The Brooks et son titre « Gameplay ». Une histoire d'amour, dans laquelle, un homme miniature habite chez une femme dont il est amoureux, mais cette dernière ne le voit pas.

« Gameplay », c'est l'histoire d'un amour impossible qui prend enfin vie, porté par la musique pleine de groove, de soul et de funk de ce fabuleux groupe canadien qu'est The Brooks.

Pour regarder et écouter le clip de « Gameplay », c’est

Pour AaRON, le succès coule de source…

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A ce jour AaRON multiplié les récompenses. Il a été lauréat à Copenhague d’un European Border Breaker Awards. Choisi pour habiller le parfum ‘L’Homme’ par YSL, depuis 2017, son clip (« Blouson Noir » feat John Malkovitch) a été nommé au Berlin Video Music Award.

A ce jour, il a gravé 3 albums majeurs et en a vendu la bagatelle d’un demi-million d’exemplaires. Il a accordé plus de 300 concerts à travers le monde.

Son dernier Ep "Odyssee", et tout particulièrement le single « The Flame », paru en décembre 2019, constituent un virage artistique déroutant et réussi.

Son dernier clip "Ultrarêve", mettant en scène Jean-Claude Van Damme, a enregistré plus de 900K de vues en une semaine.

Paru le 18 septembre 2020, "Anatomy Of Light", son nouvel elpee démontre qu’AaRON s’est une fois de plus réinventé.

Issu de ce long playing, le clip de « Les rivières » est à découvrir ici 

La douceur de vivre d’Yvan Marc…

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D’une voix veloutée et constamment réconfortante, Yvan Marc chante « Ta douceur », une chanson qui dresse un portrait positif du chanteur, jouissant de la nature et d'une tranquillité retrouvée.

L’artiste semble détaché de la pesanteur du présent. Il poursuit son idéal en musique, dans les bois. Il longe les ruisseaux et contemple un environnement que l’on méprise de plus en plus.

Ce clip sonne comme un retour aux sources, une dose de tranquillité dans un monde à plusieurs vitesses.

Le clip d’Yvan Marc pour le titre « Ta Douceur », extrait de l’album « L’ancien Soleil » est disponible ici et celui consacré à "Le Jardin" est

The Pilgrim entre terre au ciel… ou ciel et terre…

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Le nouvel album de The Pilgrim, le projet folk emmené par Gabriele Fiori (frontman de Black Rainbows et fondateur de Heavy Psych Sounds) est un 14 titres généreux qui se pare d'atmosphères americana et southern folk 60's/70's qui rappellera avec bonheur Captain Beyond, Allman Brothers, Faces ou encore Crosby Stills & Nash.

De quoi permettre au mélomane de se délecter d’un trip nostalgique dans les grands espaces de l'Ouest sauvage ; une virée sonore emplie de rêves, d'espoir et de mélancolie...

Véritable figure de l'underground heavy européen, Gabriele Fiori a de quoi occuper ses journées. Pourtant, l'idée d'un projet solo du nom de The Pilgrim germe, pour changer des productions stoner rock tonitruantes grâce auxquelles l'homme a forgé sa réputation. Pour mener à bien ce projet inédit, Gabriele Fiori est accompagné de son ami et batteur de Black Rainbows, Filippo Ragazzoni.

Sur son premier LP, "Walking Into The Forest", est paru au printemps 2019. The Pilgrim nous y proposait un son folk rétro, auquel Gabriele a ajouté une touche d'effets et claviers afin de lui conférer une saveur space rock subtile. Grâce à des compositions riches et mélodiques, ce premier opus réservait des instants à la fois émouvants et spirituels, et une performance vocale profonde et poétique. Cet album avait reçu un excellent accueil de la part de la presse spécialisée.

"From the Earth to the Sky and Back" réunit toutes les qualités pour satisfaire les attentes des fans. La production est davantage soignée. La première partie du disque baigne au sein d’atmosphères proches de l'americana, tandis que la deuxième invite des sonorités susceptibles de rappeler Santana, The Eagles, Crosby Stills Nash & Young, Faces, Spirit ou Captain Beyond. L'album a été mixé et masterisé par Shane Trimble (High Reeper), et la pochette réalisée par Maarten Donders.

Envie de découvrir ? Alors, cliquez ici 

Les Nuits Botanique 2020 : dimanche 4 octobre

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Suite à la pandémie du corona, l’édition 2020 des Nuits Botanique a été postposée au mois d’octobre. Ce soir, pour accueillir River Into Lake soutenu par un quatuor à cordes ainsi qu’Offo Vrae, la salle de l’Orangerie est en configuration assise et peut accepter 150 personnes. C’est une formule qui plaît à votre serviteur, même si le port du masque obligatoire finira par devenir pénible au fil de la soirée.

Offo Vrae, c’est le nouveau projet de Jawhar Basti. Une nouvelle création qu’il a décidé de chanter dans la langue de Molière et non plus en arabe, et pour laquelle il a reçu le concours du producteur et arrangeur Lennart Hendels.  

Jawhar monte sur le podium vêtu d’une jupe-culotte marron et d’un pull brun foncé. Il porte un collier rouge autour du cou et sa tête est surmontée d’un turban de couleur bordeaux.

Jawhar raconte des histoires chargées de spleen qui parlent de devenir étranger à toutes les rives quittées pour un refuge ultime. Du rêve d’une pergola. D'un balcon qui donne sur la mer. D’une maison que frôle un sable doré. D’un corps qui ne ferait qu’un avec une forêt. Une véritable incitation au voyage. Un set léger et parfaitement maîtrisé au cours duquel, pour deux compos, il reçoit le concours de Yannick Dupont au synthé, qui leur instille quelques petites et délicates touches électro.

Setlist : « Si Ivre », « Souvenir de demain », « En chemin », « L’arabe de vos guerres », « Ces Ombres », « Oh », « Sein Masculin », « Blow », « Pergola »

Boris Gronemberger est loin d’être un inconnu. Non seulement il a apporté sa collaboration à Girls in Hawaii, Françoiz Breut, Castus et le duo Blondie Brownie, mais a surtout drivé V.O. pendant une quinzaine d’années, band bruxellois qu’il a finalement rebaptisé River Into Lake. Et dont le premier elpee, « Let the beast out », est sorti en septembre 2019. Un opus de pop orchestrale combinant malicieusement mélodies pop acérées, harmonies complexes et sonorités héritées des 70’s.

Boris se charge des claviers et des guitares. Il est soutenu par une section rythmique montée sur une estrade constituée de Franck Baya (Cloe du Trèfle, Sarah Carlier, Fugu Mango) à la batterie et de Frédéric Renaux (Coffee Or Not) à la basse et aux claviers. Mais aussi d’une préposée au glockenspiel et au saxophone (Aurélie Muller), d’un claviériste/trompettiste, d’un guitariste et d’une section à cordes (trois violonistes et un violoncelliste).

Et ce sont ces cordes qui vont donner une remarquable dimension au concert.

Paradoxal, mais le drumming de Franck est à la fois sauvage et particulièrement technique. A l’avoir vu en ‘live’, à plusieurs reprises, au sein de différents projets, il est manifeste que ce musicien est un prodige des baguettes.

Elaborées sous la forme de montagnes russes, les mélodies sont raffinées. Les duels entre les différents instruments sont permanents. Le spectre de Grizzly Bear plane. Celui de Beirut également, lorsque les cuivres s’enflamment et supplantent momentanément les cordes généreuses. Mais aussi du Pink Floyd, lors des longues envolées instrumentales. La musique pénètre alors dans une sorte de prog/rock souligné par des harmonies vocales parfois délirantes, dans l’esprit de Dave Penny (Archive). Mais une expression sonore qui tout en évoluant entre seventies et eighties, est très susceptible de virer au shoegaze, au jazz, à la pop classique et à la musique de chambre, tout en conservant une forme contemporaine.

Les neuf petites perles présentées ce soir constituent autant d’hymnes à l’amour, à la vie et à la beauté de l’univers dont la plupart d’entre nous s’écartent un peu plus chaque jour.

Un excellent concert à voir et à revoir…

Setlist River Into Lake

“The book on your chest”, “Far from knowing”, “Misunderstanding”, “Let the beast out”, “Downstairs”, “Between”, “Fiberglass”, “Dig your own way”, « Devil's hand »

River Into Lake (String Quartet) + Offo Vrae

(Organisation : Botanique)

Sinéad O'Connor s’associe au mouvement ‘Black live matter’.

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Sinéad O'Connor a enregistré une version étonnante de « Trouble Of The World », une chanson traditionnelle rendue célèbre par la chanteuse de gospel Mahalia Jackson.

Face au racisme qui s’amplifie aux quatre coins du monde et tout particulièrement depuis la mort de George Floyd, les lyrics de « Trouble Of The World » sont plus pertinents que jamais.

Cette compo fait également l’objet d’une vidéo à laquelle Don Letts s’est associée. Les scènes de rue ont été tournées à Peckham Rye, au sud de Londres, et constituent la toile de fond unique de la chapelle.

« Trouble Of The World » couplé à une version a capella est disponible là auprès du Heavenly Bandcamp depuis ce vendredi 2 octobre.

https://heavenlyrecordings.bandcamp.com/album/trouble-of-the-world-2

. Les bénéfices seront reversés aux associations caritatives ‘Black Lives Matter’. Sinéad a également alloué tous ses bénéfices sous forme de don à ces organisations qui non seulement soutiennent différentes causes mais mettent en exergue les incohérences de la société.

Pour découvrir ce clip, c’est ici

 

The New Madness ne compte pas ses heures supplémentaires…

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The New Madness est une formation danoise basée à Berlin. Son style ?  Du rock énergique dont les références oscillent de White Stripes à Arctic Monkeys, en passant par The Black Keys et The Hives. A ses débuts, le combo avait choisi le patronyme de Dead-On, mais il s’est rendu compte qu’il existait déjà un homonyme à Chicago ; aussi, il l’a changé en The New Madness, après avoir sorti un single… du même nom.

En 2017, le band avait gravé un superbe single intitulé « Lovesick » (disponible ici).

Réalisée par Peder Pedersen, il mettait en scène des enfants mimant parfaitement les membres de la formation. Une mise en scène tellement parfaite que certains médias ont cru qu’il s’agissait de mômes doués pour leur âge…

Son premier elpee, « After hours », sortira ce 27 novembre 2020. En attendant, la vidéo de « Love me like a bad girl » est disponible .

 

Sing Leaf plus vraiment sur terre…

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Sing Leaf, c’est le projet du musicien torontois David Como et sa musique navigue à la croisée des chemins du folk/rock, de la psyché/pop et de l’électro avant-gardiste. Pour enregistrer l’album « Not earth », l’auteur-compositeur a fait un peu tout lui-même, à la maison, en plein confinement, depuis l’instrumentation à l’enregistrement, en passant par le mixing. Avant d’envoyer le tout à Sandro Perri, qui s’est chargé de parachever la mise en forme. Les clips ont été réalisés par Jordan Borg, qui pour la circonstance s’est inspiré du monde de science-fiction en BD…

Pour découvrir le clip de « Easy on you », issu de cet opus, c’est ici et de « Forever green »,

 

Et de deux pour Twin Souls !

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Twin Souls réunit les jumeaux Martin et Guilhem Marcos. Ces ex-The Strings ont publié leur deuxième Ep ce 2 octobre, disque tout simplement baptisé « The twin souls II ». Tout en combinant numérique et analogique, et Ep a été enregistré en Gironde, au Studio Berduquet, studio qui avait déjà été expérimenté sur le 1er Ep. Multi-instrumentistes, cherchant à trouver le parfait équilibre entre blues, soul et rock, les frangins reconnaissent pour influences majeures, Led Zeppelin et Jimi Hendrix, et dans un registre plus contemporain, Rival Sons, les Black Keys ainsi que Jack White (White Stripes, Raconteurs).

Envie de vous faire une petite idée de leur musique ? Cliquez sur leur Bandcamp ici

 

Tapeworms, un ténia lillois…

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Fondé en 2018 par Margot (voix/basse), Théo (voix/guitare) et Eliott (batterie), Tapeworms est un trio lillois qui après avoir publié deux Eps vient de graver son premier album. Intitulé « Funtastic », c’est un condensé hétéroclite où les pop songs saturées deviennent électroniques, les hymnes noise se transforment en terrain d’expérimentation et les comptines s'imposent comme des instants de respiration.

Extrait de cet elpee et doublé d’un clip, « Safety crash » est disponible ici.

 

 

Magik Markers mort-né…

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Six longues années déjà que The Magik Markers n’avait plus sorti d’album. Et pourtant avant cette année-là, la formation originaire de Hartford, dans le Connecticut, en avait déjà gravé 18 studio, alors que son aventure n’a commencé qu’en 2001 !

Magik Markers a sorti un troisième single (« CDROM », le premier est en écoute ici et « That dream (Shitty dream) », le second, là) extrait de ce futur album qui s’intitulera « 2020 ». Baptisé « Born Dead », ce dernier constitue peut-être une histoire d'amour, mais c'est doux-amer, triste, rêveur, lugubre et nostalgique. Et il est en écoute ici

 

The Spyrals un groupe qui crée du neuf avec du vieux…

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Formé à San Francisco, The Spyrals a publié son premier opus en 2012. Un éponyme suivi rapidement par « Out Of Sight » en 2013, puis par « The Curse » en 2019. Le combo puise ses influences chez les Stooges, les Stones, Creedence Clearwater Revival, le Velvet Underground, 13th Floor Elevators, Neil Young et son Crazy Horse, Bob Dylan ainsi que Muddy Waters. De belles références pour une formation dont la musique mêle rock, blues, garage, psychédélisme et alt country. Le groupe a déclaré vouloir créer du neuf, mais en conservant une vieille âme…

« Same old line », c’est le titre du futur elpee de The Spyrals qui sortira ce 30 octobre 2020, mais aussi du single qui vient de paraître ; et son clip hypnotique est disponible ici

 

 

L’ouverture en oblique de Juana Molina…

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Juana Molina publiera un album live ce 23 octobre 2020. Intitulé « Anrmal », il a été immortalisé à Mexico. L’elpee recèlera des versions réarrangées de ses précédents albums ("Halo", "Wed 21" et "Un día", ainsi que le EP "Forfun"). Responsable d’un pop/rock mystérieux et expérimental, elle nous en propose un avant-goût à travers la vidéo de « Eras », et c’est à découvrir ici

Au printemps 2021, elle reviendra en Europe - dont la Belgique - pour accorder des concerts (reportés et nouveaux).

Le fils canadien de Maxïmo Park…

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Après 4 longues années de silence, Maxïmo Park est de retour avec un nouveau titre. Intitulé « Child of The Flatlands » il fait l’objet d’un clip réalisé par le designer expérimental et vidéaste (NDR : et récent collaborateur de Daniel Avery), Greg Hodgson. « Child Of The Flatlands » évoque le va-et-vient entre notre environnement urbain et l’emprise persistante de la nature. Le clip est disponible ici

 

Tim Burgess s’intéresse à la politique…

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Tim Burgess, le chanteur des Charlatans a gravé son cinquième elpee solo, « I love the new sky », en mai dernier. Insatiable, il sort un nouvel Ep, « Ascent Of The Ascended », le 27 novembre 2020. En attendant, « Yours. To Be », extrait de cet Ep est en écoute ici.

 

Sophia

Holding on / Letting go

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Huitième opus studio pour Sophia, le projet de Robin Proper-Sheppard. Depuis 2016, le line up de son groupe semble stable, impliquant son fidèle drummer Jeff Townsin, ainsi que trois musiciens belges ; en l’occurrence le bassiste Sander Verstraete, le guitariste Jesse Maes et le claviériste Bert Vliegen.

Lors des sessions, Terry Edwards (Nick Cave, PJ Harvey) est venu souffler (brillamment, par ailleurs) dans son saxophone sur « Alive », une compo dont la mélodie romantique (NDR : ce sens mélodique est toujours aussi soigné tout au long de ce disque) est très caractéristique chez Sophia. Romantique comme la tendre ballade « Avalon ». Autre ballade, mais mid tempo, « Wait » combine subtilement cordes semi-acoustiques et électriques (NDR : une technique qu’on retrouve régulièrement sur cet LP), ces dernières finissant par se mettre à grésiller et à crépiter sur cette plage enrichie de chœurs hymniques.

L’elpee s’ouvre par « Strange attractor ». Amorcé par des synthés à coloration 80’s, cette piste vire ensuite au pop/rock entraînant. Imprimée sur un tempo métronomique (Wire ?), elle est ensuite dynamisée par une guitare graveleuse. Le long playing ne manque, bien sûr, pas d’électricité. A l’instar du très intense « We see you (taking aim) », une protest song qui vilipende le capitalisme. La basse est menaçante et les grattes électriques s’en donnent à cœur joie, un peu comme chez le Broken Social Scene de son album éponyme. Puis de « Road song », un titre au tempo paradoxalement latino qui s’achève dans la noisy. L’elpee recèle deux titres pop/rock plus classiques, « Days » et « Undone again », compo au cours de laquelle les cordes de guitare chevauchent allègrement les harmonies. Et la plaque de s’achever par l’instrumental cosmique judicieusement intitulé « Prog rock Arp (I know) ».

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que l’artwork de la pochette a été réalisé par Gertrude Grunow, artiste allemande du Bauhaus, qui a énormément bossé sur la liaison entre les notes de musique, les couleurs et les mouvements…

Gab De La Vega

Beyond space and time

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Après avoir milité au sein de formations punk et hardcore, Gab de La Vega a décidé de se lancer dans une carrière solo, à partir de 2011. Et « Beyond space and time » constitue déjà son troisième elpee personnel. Mais c’est le premier pour lequel il a reçu le concours d’un groupe au complet.

A travers les compos de cet opus, l’artiste d’origine italienne aborde des thèmes aussi brûlants que la question migratoire et le fascisme, mais également le combat de l’être humain face aux épreuves de la vie, la nécessité de trouver sa place dans le monde, la routine de l’existence ou encore la confiance et la foi.

La plupart des morceaux mêlent judicieusement cordes de gratte acoustiques et électriques. Pas étonnant que Gab aime autant Oasis que Noel Gallagher’s Flying Birds. Pas que les compos s’en inspirent directement, mais plutôt qu’elles utilisent une méthode qu’on pourrait qualifier de comparable. Pour les références folk, on penserait plutôt à Billy Bragg et surtout à Frank Turner, et tout particulièrement sur « Words unspoken », une plage enrichie d’un harmonica, ainsi que le morceau final, « I still believe ». 

Sans quoi, si la voix de la Vega n’est pas inoubliable, ses compos tiennent la route. Et tout particulièrement l’épique « Phoenix from the flames », une piste illuminée de cordes limpides, « Perfect texture », qui bénéficie d’une jolie intervention du violoniste Niocola Manzan (Bologna Violenta), violon qui traverse encore un « Rosary of days » au refrain hymnique, puis l’explosif « Bomb inside my head », réminiscent des débuts des Kinks et enfin « As one », une valse qui se mue en rock au crescendo électrique…

The Pilgrim

From the earth to the sky and back

Écrit par

Gabriele Fiori multiplie les projets. Cet ex-Void Generator est le chanteur et guitariste de Black Rainbows et de Killer Boogie. Mais également de The Pilgrim, un duo italien qui implique le batteur actuel de Black Rainbows, Filippo Ragazzoni. Et pour ce tandem, il a décidé de privilégier la forme acoustique. C’était déjà le cas sur le premier essai, « Walking into the forest », même si sur le second, le drumming est plus présent.

Simplement, si elle se révèle fondamentalement country/folk, l’expression sonore intègre d’autres courants, dont une bonne dose de psychédélisme. Mais également du jazz (« Riding the horse », traversé par une pedal steel, le syncopé « Cuba »), de la bossa nova (« Fool around ») et même du rock latino (« Solitude » et son envolée de guitare électrique à la Carlos Santana).

Par la technique de l’overdubbing, Gabriele trame la plupart des compos dans les cordes, en picking et/ou grattées, les enrichissant parfois d’interventions plus électriques. Et franchement, sur son manche, il est doué !

Dommage cette voix un peu trop distante et linéaire, car les compos qui figurent sur « From the earth to the sky and back » rappellent souvent Crosby, Stills & Nash (sans les harmonies vocales, malheureusement) et parfois, notamment lors des morceaux les plus expérimentaux, The Dodos.   

Gabriella Cohen

Pink is the Colour of Unconditional Love

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L’Australienne Gabriella Cohen s’imagine californienne tout au long de « Pink is the Colour of Unconditional Love », son second album. Les sonorités ‘surf’ ne trompent d’ailleurs pas, ni celles plus folk du Laurel Canyon sur « Miserable Baby ». Sous la torpeur nonchalante du soleil de Los Angeles, elle tisse des morceaux langoureux et s’autorise de la reverb en toute décontraction. Douée, elle n’hésite pas à effleurer les couleurs brésiliennes sur « Morning Light » ou attaquer le ‘classic rock’ sur l’imparable « Music Machine ». C’est d’ailleurs tellement bien fait et référencé qu’il n’est pas étonnant que Gabriella Cohen ait tourné en compagnie de Foxygen. Pas loin de la coolitude absolue… en mode sépia, bien entendu…

Suarez

Vivant

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Suarez, dont le patronyme reste associé au charismatique Marc Pinilla, opère un virage à 180 degrés, en publiant ce nouvel opus intitulé « Vivant ».

Ce cinquième elpee correspond au dixième anniversaire du combo et propose une esthétique différente dans la direction artistique.

Abordant des univers davantage variés (« Nouveau Départ », « Céleste »), la formation assume une prise de risque évidente. Sans pour autant renier son passé, elle n’évite cependant pas quelques chansons passe-partout qui ont jusqu’ici forgé sa popularité (« Bienvenue »).

Les titres ‘grand-public’ s’enchaînent sans vraiment prendre leur envol et les thématiques gnangnans se ressemblent. Bref, cet elpee ne restera pas dans les annales. Au lieu d’un vent nouveau, le souffle se résume à une brise timorée…

Trois ans donc après avoir publié l’emblématique « Ni rancœur, ni colère », Suarez multiplie les efforts pour écrire un nouveau chapitre de sa carrière sans pour autant s’en donner complètement les moyens.

Malgré le changement de style, « Vivant » devrait ravir les aficionados de Suarez. Après l’étonnement, nul doute qu’ils y adhéreront...

Enfin, comme sur chaque LP, Pinilla et les N’Java ont adapté un tube retentissant de la variété. En l’occurrence « Sarà perché ti amo », un titre interprété à l’origine par le groupe de musique populaire italien Ricchi e Poveri, en 1981. Et si c’était la seule bonne nouvelle ?

Mumford & Sons

Delta

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Il faut avouer que votre serviteur n’a pas manifesté une motivation folle lorsqu’il s’est décidé à écouter « Delta », le nouvel album des machines de stade que sont devenues Mumford & Sons. Mis en forme par le ‘super-producteur’ Paul Epworth, il s’agit de sa quatrième livraison. La formation y prétend adapter son folk ancestral dominé par les banjos aux sonorités modernes. Mais le résultat est plutôt éclectique, oscillant entre ballade tire-larmes (« Beloved »), compo (sur)-orchestrée (le sirupeux « If I Say »), détour autotuné devenu aujourd’hui quasi-obligatoire (« Darkness Visible » … mais n’est pas Bon Iver qui veut), indie-folk à la Alt-J (« Woman ») et hymnes pop à reprendre en chœur (« Guiding Light » ou encore le moche « Slip Away »). Plus guère de trace des racines folk mais une succession de hits très produits lorgnant davantage vers Coldplay que Trampled By Turtles. Un produit finalement aseptisé qui ne risque pas de me rabibocher avec ce band britannique…